cinephiledoc

Blog pour cinéphiles et profs docs

Mois : juin 2025

Juin 2025 : activités #profdoc au CDI

Pour ce dernier article de l’année scolaire, je reviens sur les activités menées au CDI entre le 26 mai et le 27 juin.

Comme l’an dernier, cette période de l’année est toujours un peu plus calme, d’autant que je n’étais pas convoquée pour les épreuves de grand oral. Par ailleurs, pour des raisons que je détaillerai plus bas, j’ai eu des activités à l’extérieur du lycée, ce qui m’a donné l’impression d’une dernière période en pointillés.

Il s’agissait également d’une fin d’année un peu particulière, puisque je change à nouveau de binôme l’an prochain. En effet, après quatre ans passés au lycée (deux ans en tant que TZR, deux ans en tant que titulaire), mon collègue Roman Clergeaud a obtenu un poste à profil dans l’académie de Nantes.

Depuis mon arrivée au lycée il y a maintenant huit ans (j’entamerai ma neuvième année en septembre), j’ai eu l’occasion de discuter avec des amis profs docs des avantages et inconvénients de travailler en équipe en documentation.

Sur mes huit années à Einstein, les cinq dernières années m’ont fait côtoyer des personnalités très différentes mais auprès desquelles j’ai beaucoup apprécié de travailler et avec lesquelles j’ai également beaucoup appris et grandi en tant que profdoc. Floriane, Lucile et Roman incarnent des profils de profs docs et reflètent bien la richesse et la diversité de notre métier, et cela a été un bonheur d’animer un CDI à leurs côtés.

C’est donc avec une certaine impatience que je vais accueillir mon nouveau binôme, Lénaïg Le Faou, que j’aurai sans doute l’occasion de vous présenter en septembre prochain, lorsque nous aurons pris nos marques et appris à mieux nous connaître.

D’ici là, voici un recensement des différentes tâches menées ce mois-ci, à la fois de façon thématique et chronologique.

Activités de gestion

  • Semaine du 26 mai

J’ai commencé à organiser la fin d’année et la rentrée prochaine en archivant les quotidiens du mois de mai et en préparant de nouveaux cahiers d’inscriptions pour les élèves.

  • Semaine du 9 juin

C’est durant cette semaine que j’ai fait le plus gros de ma partie du récolement, avec également un bon désherbage des fictions. Les rayons sur lesquels j’ai travaillé étaient : les romans, le théâtre, la poésie, les biographies et le rayon 800 (Littérature).

J’ai également interrompu pour l’été les abonnements des 4 quotidiens que nous recevons, ce que je fais habituellement pour avoir à traiter une montagne de courrier au retour des vacances.

  • Semaine du 16 juin

J’ai poursuivi la semaine du 16 juin ce récolement avec les fictions en version originale, le rayon 900 (Histoire-géo), le rayon 400 (Langues) et le rayon 600 (Techniques).

  • Semaine du 23 juin

Nous avons profité d’un moment de calme pour aller repérer de nouveaux jeux pour la ludothèque et pour passer une commande pour enrichir ce rayon. Nous avons également transmis une commande en nous appuyant sur les dernières suggestions des élèves et des collègues.

Préparation de séances pédagogiques, de formations et de cours

L’an dernier, à la même période, j’avais préparé toutes mes séances en SNT. Comme je l’ai indiqué dans mon article du mois de mai, l’enseignement de SNT est réorganisé l’an prochain, je ne sais donc pas encore dans quelle mesure je pourrai poursuivre mes séances avec les classes de seconde, ni avec quels enseignants. J’avais indiqué que je prévoyais d’envoyer un mail aux enseignants de SNT, et du coup faire ça à la rentrée.

De la même manière, comme nous aurons deux classes de seconde de plus à la rentrée prochaine, j’attends de voir comment se passe la rentrée pour organiser de la manière la plus fluide et la plus sereine possible les visites des secondes au CDI.

De ce fait, la préparation de mes supports pédagogiques de l’an prochain s’est concentrée la semaine du 9 juin sur :

  • la dernière formation de formateurs en documentation pour l’académie de Versailles le 10 juin

  • la mise à jour de mes cours de M2 pour le master MEEF documentation de l’université Paul Valéry entre le 11 et le 16 juin

  • la participation au groupe de travail « intelligence artificielle » afin de préparer une formation IA en documentation le 17 juin (je co-animerai cette formation l’an prochain avec Cécile Paoli) et du coup la préparation d’une partie de cette formation entre le 17 et le 27 juin.

Animations / valorisation du fonds

Encore une fois, il s’agit ici de préparation d’actions et de repérages en terme de calendrier.

La semaine du 19 mai, j’ai commencé un pointage des tâches à effectuer en fin d’année, et j’en ai profité pour repérer les actions à mener en septembre.

La semaine du 2 juin, j’ai préparé ces sélections(6 en tout qui s’échelonneront de début septembre à mi octobre) ainsi que des visuels de valorisation pour présenter le coin ZEN. Ces sélections seront, pour certaines à compléter par des articles publiés sur le portail E-SIDOC du CDI.

La semaine du 9 juin, j’ai profité que je mettais à jour un support de cours pour mes M2 pour faire une présentation actualisée des dernières nouveautés du rayon jeux.

J’ai également fait un premier repérage pour anticiper sur les sélections des mois d’octobre, novembre et décembre, pour poursuivre sur mon idée de proposer une sélection par semaine l’an prochain, ainsi qu’une préparation des actions menées en collaboration avec l’infirmière scolaire pour les mois de septembre à novembre.

Enfin le désherbage mené en parallèle du récolement a permis de mieux aérer certains rayons et ainsi de mieux les mettre en valeur.

Communication

J’en termine avec les actions de communication que j’ai pu mener durant cette période.

  • Semaines du 26 mai et du 2 juin : bilan d’activités

J’ai commencé à travailler avec Roman sur ce bilan d’activités le 23 mai, et je l’ai plusieurs fois corrigé et mis à jour.

Vous pouvez cliquer sur le visuel pour découvrir ce bilan dans sa totalité, mais j’en donne également des éléments dans le déroulé de cet article afin de l’illustrer.

  • Semaine du 2 juin : communication

Cette semaine, en particulier le 6 juin, j’ai échangé par téléphone et par mail avec mon futur binôme, avec le personnel de la médiathèque de Sainte-Geneviève-des-bois en vue d’actions de collaboration, et avec la gestionnaire du lycée en vue du renouvellement de certaines licences numériques.

Autres activités

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités de la période. Comme j’ai indiqué dans la partie « Préparation de séances, de formations et de cours » les formations de formateurs et les réunions de GT, j’ai en quelque sorte gardé le meilleur pour la fin.

Le 5 juin, j’ai assisté à la remise de Légion d’honneur de Véronique Gardair au lycée Jacques Ruffié de Limoux par Yael Braun-Pivet : il va sans dire que c’était un immense honneur d’assister à cette remise d’insigne, et que j’étais très fière et émue d’y avoir été conviée.

C’est sur les quelques images de ce moment que je termine cet article, en vous souhaitant un très bel été, de belles vacances et en vous disant à très bientôt sur Cinéphiledoc !

De la sueur et des muscles

Pour ce dernier article cinéphile de la période, avant la pause estivale et mon objectif annoncé d’aller enfin visiter l’exposition Wes Anderson à la Cinémathèque française, j’ai décidé de revenir sur un ouvrage publié en novembre 2024, et qui va me donner un certain nombre de prétextes aux digressions que j’affectionne.

Une fois n’est pas coutume, cependant, avant d’entamer les dites digressions, je présenterai cet ouvrage.

Millésime Lombard 2024, excellent cru

Il s’agit d’un des petits derniers de Philippe Lombard, Stars de l’action : Rois et reines de la castagne à l’écran, aux éditions Hugo Image.

Dans les productions Lombard, on peut distinguer types de réalisations :

  • la série Ça tourne / Ça s’est tourné / Ça retourne publiée chez La Tengo ;
  • les ouvrages consacrés aux acteurs et aux réalisateurs comme Le Paris de François Truffaut, Tarantino Reservoir Films ou Les Grandes gueules du cinéma français ;
  • les florilèges d’anecdotes et de citations comme 600 répliques de films ou Ciné Popcorn 1975-1995

Chacune de ces catégories est poreuse, comme en témoigne parfaitement l’ouvrage qui nous intéresse aujourd’hui.

Dans Stars de l’action, on retrouve aussi bien un panorama soigné depuis les origines du cinéma – de Douglas Fairbanks à Tom Cruise – tel qu’on l’avait dans les différents épisodes de la série Ça tourne, un défilé de trognes sympathiques comme on les côtoie dans les ouvrages dédiés au cinéma français (Les Grandes gueules, Lino Ventura, le livre coup de poing) et une mise en page bluffante et particulièrement addictive comme celle qui nous était proposé avec Tarantino Reservoir Films, l’un de mes préférés !

Mélangez tout ça et vous aurez quoi ? Bibbidi Bobbidi Boo : Stars de l’action, Rois et reines de la castagne à l’écran.

Autrement dit un voyage régressif et récréatif dans l’univers de la sueur et des muscles, mais aussi des épées, des flingues, des cascades et des coups de poings, où chaque étape va vous donner envie de boxer dans le vide ou de revoir tout aussi bien Ben-Hur en train de ramer dans sa galère (filet de bave inclus), Rocky à son entrainement, le déhanché de Robin des Bois en plein duel avec Guy de Gisbourne, John McClane « Yippee-ki-yay, pauvre con ! », ou encore Le Capitan escaladant le château de Val.

Mais revenons-en au sommaire…

Galerie de portraits et boîte à souvenirs

Stars de l’action s’articule en neuf chapitres, chacun faisant la part belle à une catégorie (et cette fois-ci le mot n’est pas usurpé) de combattants.

À chaque partie sa galerie de portraits et son arrêt sur images, avec quelques incontournables. À vous, à nous, à moi d’ajouter à ces incontournables ceux qui constituent notre panthéon personnel de trognes cinématographiques.

Les trois premiers chapitres posent le cadre, historique et hollywoodien, et bien testotéroné, du muscle au cinéma.

C’est parmi les « vétérans » que l’on retrouve, entre autres Douglas Fairbanks, Errol Flynn, John Wayne et Charlton Heston. Autrement dit les mythes fondateurs de l’aventure et du western au cinéma. Et en scènes mythiques, cinq duels à l’épée et la course de chars de Ben Hur.

Comme je l’ai dit plus haut, ce que je retiens de mon côté, c’est le Technicolor des Aventures de Robin des bois, et en particulier la scène de duel entre Robin des Bois et Guy de Gisbourne, et de la même façon que Douglas Fairbanks ouvre la voie à tous les interprètes suivants de Zorro, dès que j’ai en tête le sourire d’Errol Flynn incarnant Robin des Bois, le renard de Walt Disney, Kevin Costner et Russel Crowe ne sont jamais très loin…

Et comme indiqué également plus haut, si la course de chars de Ben Hur reste une scène culte, l’image que je garde en souvenir, c’est celle d’un Charlton Heston barbu et musclé, galérien parmi ses compagnons d’infortune, mais ayant bien meilleure allure qu’eux, et s’apprêtant à être aux premières loges d’une bataille navale.

Le deuxième chapitre (et d’ailleurs le reste de l’ouvrage) fait encore marcher la boîte à souvenirs.

Chocs de titans et palmarès en tout genre

Des vétérans nous passons aux héros, et avec du beau monde, où la frontière entre l’acteur et le personnage qu’il incarne se fait plus floue : James Bond avec Sean Connery et Roger Moore, cowboy sans nom ou flic débordant du cadre avec Clint Eastwood, ou encore Indiana Jones avec Harrison Ford.

C’est d’ailleurs l’occasion de relever l’une des spécificités de l’ouvrage, outre de nous offrir des Top comme celui déjà mentionné des duels à l’épée, et dans cette partie des films de commando, que de nous proposer des chocs de titans mémorables : Burt Lancaster VS Kirk Douglas, Sean Connery VS Roger Moore, ou plus loin Sylvester Stallone VS Arnold Schwarzenegger, et côté français Alain Delon VS Jean-Paul Belmondo.

Si j’ai un peu plus fréquenté les vétérans et les héros du cinéma d’action aux premiers temps de ma cinéphilie, les plus fortes carrures bodybuildées et testostéronées sont arrivées plus tardivement sur mon écran, en compagnie de Jedi et de seigneurs siths, de membres de la communauté de l’anneau et de Nazguls, d’élèves et de profs de Poudlard et autres super-héros Marvel et DC Comics. 

Et encore, cette fréquentation reste limitée à Terminator et à Rocky, même si je me suis délectée de ces découvertes.

Je n’en ai savouré que davantage les vidéos de la chaîne Blow Up Arte, déjà maintes fois mentionnées sur ce site, et qui offrent un panorama sportif assez exhaustif (même si les plus chevronnés trouveront toujours à redire) : évidemment Boxe et cinéma, le très récent Jeux olympiques et cinéma, Le golf au cinéma, Tennis et cinéma, Sports automobiles au cinéma, ou encore Foot au cinéma, la liste est longue. 

Elle permet de croiser à nouveau Sylvester Stallone, mais aussi Steve McQueen pour le sport automobile, ce qui tombe à pic, puisqu’on le retrouve dans une autre partie de notre Stars de l’action, la partie finale consacrée aux “Poids moyens”. 

Autre confrontation de l’ouvrage : les combattants du soleil levant (ma préférence va à Toshiro Mifune, acteur fétiche du réalisateur Akira Kurosawa, et je n’ai pas lu cette partie sans repenser à mes visionnages récents de Karaté Kid et de Cobra Kaï), et les combattants du soleil couchant (pour celle-là je sèche…).

Le terrain était plus familier avec les derniers chapitres : dans les “Durs à cuire”, j’ai retrouvé Bruce Willis dans Piège de cristal – revoir Piège de cristal !!! – et dans “Les Bagarreuses”, la perspective de suivre pour la énième les ballets aériens de Michelle Yeoh dans Tigre et dragons et les combats sanguinolents des films de Tarantino était des plus tentantes. 

De capes et de mots…

Mais c’est avec un lien plus subtil que Philippe Lombard a parachevé pour moi ce panorama virtuose, puisqu’au détour de son Top 10 des “Badass women movies”, j’ai le souvenir de Sophie Marceau en Héloïse d’Artagnan qui est venu titiller ma mémoire, et son voisinage immédiat de la partie consacrée aux “Coqs sportifs” m’a replongé dans une nouvelle délectation : celle des bons mots de La Fille de d’Artagnan, et de tous ces films où la plume virevolte aussi bien que l’épée et que les cascades. 

Jean Marais dans Le Masque de fer, et Jean-Paul Belmondo dans L’As des As.

J’ai encore en tête les répliques de l’un et de l’autre, j’ai dû voir Le Masque de fer autant de fois que la plupart de mes films cultes d’enfance enregistrés sur cassettes vidéos, je revois encore le titre écrit sur l’étiquette, et même si on se souvient peut-être davantage de Jean Marais dans Le Bossu ou Le Capitaine Fracasse, c’est à son D’Artagnan vieillissant (comme Philippe Noiret dans La Fille de D’Artagnan) que va toute ma tendresse… sans parler de sa tirade finale et testamentaire qui me rappelle aussi Cyrano de Bergerac :

Je me bats d’abord parce j’avais promis à ce monsieur de croiser le fer avec lui, je me bats parce que l’aurore est fraîche et que j’ai peur des rhumes, je me bats par habitude parce qu’un soldat est fait pour ça, je me bats parce que je n’ai jamais supporté la vie qu’en la risquant, je me bats contre n’importe quoi, pour la justice souvent, par caprice encore plus souvent, je me bats pour rester jeune, et mériter ainsi de vous plaire, je me bats pour le panache, et le panache ne gagnerait rien à ce que je fasse attendre davantage Mme de Chaumes en vous écrabouillant.

Quant à L’As des as, j’y vois l’un des meilleurs Belmondo mais c’est aussi parce qu’il est illuminé par la présence de brune ténébreuse de Marie-France Pisier, dont les échanges savoureux avec Bébel participent de la voltige du film :

Dans les trains, je lis des journaux écrits avec les pieds, je bavarde avec des inconnus, plus ou moins spirituels. Mais quand j’arrive à destination, je choisis avec un extrême discernement les hommes avec lesquels je mets à table. Et surtout au lit.

Et pour mieux retomber sur nos pattes, quoi de mieux, justement, que la figure avec laquelle on referme l’ouvrage, l’increvable Ethan Hunt de Mission impossible, dont le dernier opus est toujours en salle au moment où j’écris cet article. 

D’une cabriole à l’autre, d’une cavalcade à une course poursuite, du bourre-pif à “la fin de l’envoi je touche”, c’est tout un pan de nos soirées popcorn que nous programme cet ouvrage, puisque c’est au moment où nos héros ont le souffle court que nous prenons une bonne bouffée d’oxygène. 

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén