Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2026.
Pour la septième année consécutive, je consacre ce premier article de janvier à un sujet pas vraiment cinéphile et pas tout à fait profdoc (quoique).
Cependant, comme l’année dernière, je n’ai pas rédigé cet article longtemps à l’avance. J’ai encore une fois trainé un peu des pieds, gardant l’écriture de cet article pour un week-end un peu gris de décembre, où se profilaient les fêtes de fin d’année, qui laissent généralement peu de place à l’introspection et à l’analyse…
Pourtant, mon prochain carnet est déjà prêt, et je l’ai préparé tout aussi minutieusement que les précédents.
Cependant, comme les années passées, mon bullet journal 2025 est un témoin fidèle de ce qu’ont été les différents rythmes de mon année : rythme de travail, activités et rythme de lecture également, mais aussi loisirs et nouveaux outils de travail, comme j’aurai l’occasion d’y revenir dans un instant.
J’ai pris l’habitude de ce petit compte-rendu annuel, qui me permet de finir une année et d’en entamer une nouvelle, à la fois en abordant une thématique devenue une routine, et en me laissant plus de temps pour préparer les articles cinéphiles.
Je n’ai toujours pas repris sur ce site les « notes de lecture », elles me demandaient une charge de travail et de temps trop importante, en revanche j’ai en tête quelques idées de retours d’expérience, que j’ai déjà annoncés dans mes précédents articles profdoc et qui prennent le temps de mûrir, pour être publiés certainement à la fin de l’année scolaire.
Concernant les articles cinéphiles, j’avais précédemment l’habitude d’en avoir quelques-uns d’avance sous le coude… cependant je démarre 2026 avec un calendrier et des thématiques en tête mais quasiment aucun brouillon, à l’exclusion de quelques notes pour l’article du mois de mars.
À nouveau, comme les années passées, je précise qu’il s’agit ici d’un simple compte-rendu d’expérience, sur des méthodes de travail et d’organisation que j’ai adoptées, et que ce compte-rendu n’est absolument pas injonctif.
En 2020, dans le premier article, je revenais largement sur mes motivations et mes sources d’inspiration. En 2021, j’avais axé cet article sur les atouts du bullet journal pendant les périodes de télétravail.
En 2022 et 2023, j’ai approfondi son utilisation, retirant ou ajoutant des rubriques, et en réorganisant certaines pour mieux les adapter à mes habitudes.
En 2024 et 2025, j’ai fait à nouveau quelques ajustements, entre outils numériques et outils papiers, ce qui peut avoir un impact pas forcément sur le quotidien, mais davantage sur le bilan annuel de mes activités, que vous retrouverez en fin d’article.
Encore une fois, cet article sera très illustré et il sera organisé, comme l’an dernier, en quatre parties :
- la forme
- le fond
- allié du quotidien et nouvelles rubriques
- un petit bilan annuel
La forme
- Le carnet
En 2019, j’avais utilisé la référence suggérée par Solange te parle (voir article de janvier 2020) : un Leuchtturm 1917 à couverture verte avec index, pagination et une rubrique « Future log », la seule rubrique imposée de tout le carnet.
En dehors d’une petite entorse en 2020 avec un Quo Vadis, je reste fidèle à cette référence, qui m’oblige à passer commande sur un célèbre site de vente en ligne, puisque je n’ai jamais pu trouver de Leuchtturm en magasin, sauf une année dans le rayon papeterie de Foyles à Londres… j’aurais pu à cette occasion faire quelques réserves pour les années suivantes, mais je n’y ai pas pensé.
Cette année, j’ai enfin pu trouver le carnet de 2026 dans une papeterie de Reuil-Malmaison, et je constate régulièrement dans les papeteries des nouvelles tentations : carnets de lecture et autres propositions, auxquelles je ne cède généralement pas.
Je préfère en effet avoir ma propre trame et ma liberté avec des pages entièrement blanches, et je sais aussi que je n’aurais pas forcément la discipline nécessaire pour remplir scrupuleusement les pages déjà structurées de ces carnets.
Les entorses et les surprises sont désormais occasionnelles : je garde mes habitudes, et hormis un carnet de 200 pages commandé par erreur il y a deux ans, ainsi que des carnets offerts par des amis et auxquels j’essaye régulièrement de trouver un rôle, je garde rigoureusement le même modèle de 250 pages.
En 2025, une de mes amies m’a offert un très joli carnet qui me sert désormais à noter des citations issues de mes lectures :
S’il y a deux ans, du fait de ma petite tendance à l’hyperactivité, je me demandais si ces 250 pages seraient suffisantes, je n’avais plus ce même questionnement en abordant la fin d’année.
J’ai pris plaisir à remplir mes 250 pages en prenant toutes mes aises, et en y ajoutant les notes de réunions et de formations.
- L’écriture
Concernant l’écriture, j’avais acheté en 2019 des feutres Faber-Castell noirs tailles S, F et B. Globalement les B servent pour écrire les titres, les F pour tracer des lignes, et les S pour écrire au quotidien. Depuis 2022, je ne garde que les B et les F, les S étant trop fins à mon goût.
J’en ai régulièrement un ou deux d’avance, mais il arrive que je sois parfois prise de court. Cependant, ma trousse n’a pas bougé depuis l’an dernier : feutres, crayon à papier et gomme, correcteur, et une règle pour tracer les lignes.
Le fond
Gestion du temps
Pour la gestion du temps et l’organisation, j’ai conservé de l’année passée une rubrique « future log » sur laquelle j’ai mon calendrier annuel, et j’utilise toujours une double page par mois. Dès que j’arrive à la fin du mois en cours, je prépare le mois suivant.
- Future log
Concernant la rubrique « future log », j’ai réussi de manière satisfaisante à dissocier les activités professionnelles et les activités personnelles de manière plus lisible.
Cette année 2025, la partie professionnelle est restée relativement raisonnable par rapport à la partie personnelle (contrairement à début 2024) et j’entends bien maintenir ce bel équilibre.

J’ai commencé à y noter quelques dates de formations ayant lieu début 2026, et c’est toujours l’écueil de jongler entre une année civile et une année scolaire, de ne pas oublier en décembre de reporter les prochaines échéances de janvier et février.
- Mois et semaines
Sur la double-page consacrée aux mois, j’ai conservé l’habitude cette année de distinguer un peu mieux le professionnel du personnel, aussi bien en ce qui concerne l’aspect « agenda », que l’aspect « to-do-list », ce qui est pleinement satisfaisant.
L’organisation lisible de la page de droite continue pleinement à me satisfaire, avec une inversion les deux mois d’été, pour donner plus de places aux activités personnelles.
Je suis cependant un peu moins assidue en ce qui concerne la recension des activités quotidiennes sur la page de gauche, j’ai tendance à rapporter en un seul jour les activités des 3 ou 4 jours précédents.

Pour les semaines j’ai maintenu le même mode de fonctionnement que les années passées : une double page par semaine pendant les périodes travaillées, une double page par quinzaine pendant les vacances.

Dès que j’arrive à la fin de la double page en cours, même chose, je prépare la double page suivante (j’aime bien anticiper, donc généralement les tableaux à gauche et à droite de la double page sont prêts le vendredi ou le week-end de la semaine d’avant, et j’ajoute simplement après jour par jour les choses à faire au fur à mesure).
Organisation
Après six ans, j’ai encore affiné les rubriques dont j’avais le plus besoin, celles que je pouvais regrouper, et celles dont je pouvais me passer, et je me suis encore davantage appuyé sur ce carnet pour m’organiser au quotidien.
Certaines rubriques ont leur complément numérique, sans que ce dernier soit trop invasif, au contraire, il me permet un gain de temps et d’avoir davantage de place, dans ma tête et dans ce carnet, pour autre chose. Encore une fois, le choix de l’outil répond moins à un effet de mode qu’à une organisation optimisée.
- Sommaire
La partie Sommaire du bullet journal est celle dans laquelle on peut le plus se sentir à l’étroit, il faut donc faire des choix. Les deux premières années, je reportais systématiquement dans l’index chaque double-page.

Je me suis rendue compte que je l’avais cette année complètement délaissée ! Je ne l’ai reprise qu’au moment de l’écriture de cet article, pour retirer du bullet journal les quelques pages dont je pourrai à nouveau avoir besoin dans les prochaines années ou les prochains mois : lectures, découvertes culturelles, formations, to-do-list thématiques, organisation de séances.
- Mois et semaines
Sur le mois je fais un suivi de ce que j’ai fait en terme de tâches ménagères (ce qui est complété de manière très maniaque depuis l’an dernier par un planning de ménage), d’occupations, et, avec le suivi de ma consommation d’essence, un simulacre de budget. Comme indiqué plus haut, j’ai tendance à être un peu moins assidue depuis quelques temps dans ce suivi.
Je note aussi mon temps de sport quotidien sur cette page, ce qui est moins systématique ces derniers temps, puisque j’utilise désormais une application (une évolution à contre-courant des autres : j’avais ces dernières années tendance à retourner du numérique au papier, c’est l’un des contre-exemples), et aussi parce que j’ai eu tendance, pour des raisons de santé, à réduire les séances de sport.
Par semaine, j’ai aussi quelques tâches que je note dans une rubrique « À faire » : passer à la poste, appeler telle ou telle personne, réserver des transports, prendre des rendez-vous…
- Activités professionnelles
Pour les activités professionnelles, je suis arrivée à un certain équilibre : après plusieurs années très numériques et du coup une première réaction où le bullet journal constituait presque un refuge et une détox, entre 2019 et 2021, j’ai désormais une manière de m’organiser qui associe depuis deux ans relativement harmonieusement numérique et papier, j’y reviendrai un peu plus loin.
Cette année j’ai tout de même noté une propension supplémentaire à organiser mes idées sur le papier, notamment en ce qui concernait mes préparations de séances, mes cours en visio en Master 2, les notes prises durant les réunions et les formations suivies, et mes autres projets professionnels.
Organisation du travail
Pour cette année, j’ai repris et rassemblé les rubriques suivantes :
- une boîte à idées qui rassemble des idées d’actions au CDI, des idées d’ouvrages à commander, quelques points de réunions, d’autres pistes d’articles et de réflexions.
Cette année, contrairement à l’an passé, je l’ai délaissée pour créer systématiquement de nouvelles double-pages pour leur consacrer chaque « temps professionnel » séparément. On y retrouvait donc :
- les sélections thématiques et les animations proposées au CDI (ce qui permet d’anticiper sur le bilan d’activités, mais aussi d’avoir une vision de l’année par grandes périodes (octobre – décembre / janvier – mars / avril – juin).

Cette organisation est reprise dans le calendrier thématique que nous proposons avec Lénaïg par périodes scolaires depuis septembre.

- la préparation de mes formations EAFC sur la veille et la communication, mais aussi sur le jeu (en co-animation avec Anne-Cécile Pasquier) et enfin sur la prochaine formation sur l’intelligence artificielle (en co-animation avec Cécile Paoli)

- l’organisation de mes cours en master 2

- des prises de notes durant les réunions de bassin et les formations de formateurs et autres stages
- la préparation de projets et de séances pédagogiques au lycée
- l’organisation de la fin d’année et la préparation de la rentrée

Loisirs, culture et sport
Pour le sport, les loisirs et la culture, j’ai également repris un certain nombre de rubriques et j’en ai réorganisé d’autres :
- Culture 2025 avec les films, séries télévisées, expositions et musées, concerts et voyages
Depuis quatre ans, j’ai opté pour l’organisation suivante : à gauche les nouveautés et événements / à droite les relectures et revisionnages… une organisation bi-annuelle qui me satisfait pleinement.

J’ai conservé une rubrique « À voir, à écouter » que j’ai très peu utilisée.
- Blog 2025 avec les articles à publier sur Cinéphiledoc
J’ai gardé pour ce domaine une rubrique « Veille blog » pour faire un suivi des ouvrages sur le cinéma qui peuvent m’intéresser pour le blog, même si j’ai tendance à noter ce genre de choses un peu n’importe où, dans les boites à idées ou dans les listes « à lire »… j’avais donc opté pour une nouvelle organisation sur trois mois cette année, me permettant davantage de souplesse.
- Autres listes
J’ai gardé deux rubriques à l’identique : une rubrique plus superficielle « Liste d’envies », qui canalise mon shopping, et deux rubriques « Prêts » et « Emprunts ».

- Lectures
Enfin, j’ai conservé mes deux rubriques dédiées à la lecture :
- « À lire », que je coche au fur à mesure (et qui m’empêche de craquer sur tout et n’importe quoi en librairie… enfin en théorie ! l’année a été riche en craquages et j’ai également reçu beaucoup de livres en cadeaux, donc j’ai eu très peu l’occasion de cocher des éléments de cette liste)
- Et une rubrique « Lectures » où je reporte de la première rubrique ce que j’ai lu, où j’indique ce qui me sert pour le blog et ce que j’ai aimé.
Cependant, c’est pour ces deux rubriques que l’on peut noter une évolution avec l’ajout d’une petite pincée de numérique…
les bilans de lecture, NUMÉRIQUE, PAPIER ou les deux ?
Depuis quelques mois, en effet, j’étais insatisfaite de la manière dont je notais mes envies de lecture, au gré des différentes recommandations faites par les uns et les autres. Quand je ne les notais pas directement, il fallait remonter dans le fil des conversations sur Whatsapp, ou par SMS, dans les publications enregistrées sur Instagram…
C’est Lénaïg qui m’a permis de surmonter cette difficulté, en me conseillant l’application Gleeph, sur laquelle j’ajoute désormais tous les conseils de lecture qu’on me fait.

Si je garde tout de même la trace écrite des lectures, j’ai eu envie cette année d’y associer quelques bilans visuels, par mois grâce à l’outil Photo Collage,
ainsi qu’un support sur Genially déjà présenté dans le Palmarès de lecture 2025,

mais j’ai eu aussi envie de le synthétiser avec une présentation en une page sur Canva, disponible ci-dessous :

Le bullet journal comme allié du quotidien
Cette année m’a permis à nouveau d’explorer de nouvelles possibilités du bullet journal, cette fois sur un plan strictement professionnel.
- organisation par périodes / organisation thématique
Comme je l’avais indiqué plus haut, j’avais commencé en 2022 à essayer d’anticiper l’organisation de la fin de l’année et de la rentrée. J’ai poursuivi cela en 2025, en consacrant plusieurs double-pages à ces activités :
- une double-page avec à nouveau 6 colonnes avec sur trois mois les événements nationaux et internationaux et les animations / sélections proposées au CDI.
- une double-page avec 3 colonnes : fin d’année et préparation de rentrée. Gestion / communication ; pédagogie ; formations / autres.
- côté pro : numérique ou papier ?
Pour tout ce qui concerne la gestion du quotidien sous la forme de to-do-list, les premiers jets de déroulé de séances et les trames de cours, les idées notées au vol, et les choses à prendre rapidement en notes, le bullet journal reste comme les années passées mon compagnon indispensable, même si j’ai tendance à y ajouter désormais quelques éléments de planification.
En revanche, je reviens au numérique pour trois choses depuis l’année dernière : l’agenda en ligne du CDI sur un Google Agenda, le suivi de certaines séances (notamment les visites des classes de secondes), et la préparation des articles profdoc sur ce site, avec notamment le roulement des animations et des sélections thématiques, ainsi que les différentes publications du CDI sur les différents outils numériques (actualités, portail E-SIDOC, compte Instagram).
- marmites de cogitations
Enfin, j’ai beaucoup plus que d’habitude utilisé le bullet journal depuis deux ans pour réfléchir à mes scénarios pédagogiques et pour concevoir l’organisation de mes séances, avec cependant un petit ajout non négligeable sur lequel je reviendrai dans un prochain article, et qui infléchit à nouveau la balance du côté du numérique.
Chaque année j’observe avec amusement ces ajustements qui incline l’équilibre soit davantage vers le papier, soit davantage vers le numérique, et ce sont aussi ces petites choses qui me permettent d’éviter le ronronnement d’une certaine routine.
Petit bilan annuel
Voilà donc de nouveaux arguments, en faveur de ce mode de fonctionnement, et que j’ajoute au bilan de cette année.
Je ne peux à nouveau que recommander le bullet journal à tout ceux qui chercheraient un outil pour différentes raisons (organisation, aide-mémoire, gestion du temps, détox numérique, moyen de ne plus culpabiliser sur ce qu’on n’a pas le temps de faire).
J’ai inauguré fin novembre mon nouveau Bullet Journal pour l’année 2026. Je l’ai préparé pour ce début janvier, en y inscrivant les rubriques qui me sont devenues indispensables, en reportant les échéances et les lectures 2025 que je n’ai toujours pas faites, et en préparant la rentrée. Une fois n’est pas coutume, je l’ai décoré un peu :
J’ai hâte de voir si les quelques ajustements que j’y opère pour cette nouvelle année me satisferont, et si je tiendrai mes bonnes résolutions !
Voilà pour mes petits secrets de méthode de travail, qui je l’espère vous seront utiles, et qui convertiront encore de nouvelles personnes à ces pratiques.
Encore une belle année à tous et à très bientôt sur Cinéphiledoc !


























































































































































