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Blog pour cinéphiles et profs docs

Auteur : juliettefiliol (Page 1 sur 61)

2018 : Palmarès de lecture

Je profite de ce désormais traditionnel palmarès de lecture pour vous souhaiter une excellente année 2019.

Pour cette année, je reprendrai exactement la même construction que pour le palmarès 2017 : une présentation, le palmarès en lui-même organisé de manière thématique, et un petit bilan rapide.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Cette année je suis un peu plus ponctuelle que l’année passée (il est prêt depuis la mi-décembre), je le publie donc dès le début du mois de janvier.

Voici d’abord un état chiffré des lectures 2018 :

  1. janvier. Deux lectures, Microfilm et Le Figurant, de Didier Blonde (deux romans)
  2. février – mars.  Trois lectures : 50 femmes de cinéma, Journal d’une princesse de Carrie Fisher et Hollywood : la cité des femmes, d’Antoine Sire.
  3. avril. Une lecture : Cinéma de minuit, de Patrick Brion (beau livre).
  4. mai. Une lecture : Hollywood Boulevard, de Melanie Benjamin (roman).
  5. juin. Une lecture : Ultime : Jean Rochefort, interviews et conversations.
  6. juillet. Une lecture : Le Paris de François Truffaut, de Philippe Lombard.
  7. septembre. Deux lectures : Le Sourire de Gary Cooper et Platine (deux romans).
  8. octobre. Une lecture. Romy Schneider intime, d’Alice Schwarzer.
  9. novembre. Deux  lectures. Chaplin’s world : le musée de sa vie et Paris : 100 films de légende.
  10. décembre. Deux lectures. Dictionnaire de la fantasy et Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Au total 16 lectures, avec cette année plusieurs grandes thématiques qui se sont répétées, ce qui m’a permis bien en avance d’organiser mentalement ce palmarès.

Mes lectures cette année étaient moins consacrées à un film ou à un genre en particulier, mais, comme je l’ai dit, organisées par thèmes et cela d’une manière, sinon involontaire, du moins non préméditée.

Voici ce qu’on peut en retenir.

Palmarès 2018

Le retour de la fiction

Je l’avais déploré l’an dernier : 2017 n’avait pas été un grand cru pour les romans (et encore, je triche un peu : mes lectures de 2017 n’avaient pas mis les romans à l’honneur).

Il faut croire que les auteurs de romans m’ont entendue : cette année, parmi mes 16 lectures cinéphiles, on retrouve cinq romans : Microfilm, Le Figurant, Hollywood Boulevard, Le Sourire de Gary Cooper et Platine. Quasiment à chaque fois des textes de qualité, avec des auteurs qui se sont bien arrangés pour me perdre dans leur univers cinématographique.

Bien que sa lecture soit lointaine, son souvenir reste des plus vivaces : c’est au Figurant de Didier Blonde que je donne ma préférence, pas seulement pour son évocation du film de Truffaut, Baisers volés, mais parce qu’il a réussi à me faire douter de la frontière entre fiction et réalité et parce que ce doit être le livre que, du coup, j’ai le plus offert autour de moi cette année.

Déambulations parisiennes

En prolongement de ce premier choix, mon année 2018 a été marquée par mes lectures parisiennes et la découverte de cette superbe petite maison d’édition, à savoir Parigramme.

J’ai donc beaucoup lu sur Paris, Paris au cinéma et Paris chez les écrivains et dans les romans, grâce à Parigramme. J’ai redécouvert Philippe Lombard, dont j’avais déjà lu, presque sans m’en souvenir, l’un des livres sortis en 2012 : Les Grandes gueules du cinéma français. Cela m’a permis de redécouvrir un auteur dont je me demande, avec sa moyenne actuelle de 3 à 4 livres par an, s’il dort la nuit !

Je ne voudrais pas donner dans le favoritisme truffaldien mais c’est encore une fois un livre consacré à Truffaut qui remporte mes suffrages, à savoir Le Paris de François Truffaut.

Mais rassurez-vous, pour mes dernières catégories, je vais varier un peu mes choix !

Les femmes à l’honneur

C’est la grande thématique de l’année : sur mes 16 lectures de 2018, sept sont consacrées aux femmes au cinéma (et je triche encore une fois, car parmi ces sept lectures, on retrouve trois de mes romans).

Sept livres donc : 50 femmes de cinéma, Journal d’une princesse, Hollywood : la cité des femmes, Hollywood Boulevard, Le Sourire de Gary Cooper, Platine et Romy Schneider intime.

Là encore je fais le choix d’une lecture qui, si elle remonte à mai 2018, m’a laissé un souvenir incroyable et m’a fait échanger longuement avec des amis sur les sujets qu’elle abordait : le cinéma muet, la grandeur et la décadence, et deux destins de femmes, l’un devant la caméra, l’autre en coulisses.

Il s’agit de Hollywood Boulevard, de Melanie Benjamin, dont je me suis promis de lire les autres livres un de ces jours.

Mentions spéciales et bilan

Je ne pouvais évidemment pas citer toutes mes lectures dans ce palmarès, et j’ai eu du mal à choisir pour chaque catégorie le livre à retenir.

Citons tout de même :

  1. le beau livre de l’année : Cinéma de minuit, de Patrick Brion, sorti fin 2017 et que je me suis fait un plaisir d’acheter pour le souvenir de cette émission formidable consacrée au cinéma (et parce que j’ai réussi à le faire rentrer dans ma bibliothèque)
  2. le livre de chevet de fin d’année : le Dictionnaire de la fantasy, dans lequel je continue à piocher des articles et des entrées, qui sont à chaque fois un régal à découvrir
  3. le livre consacré à une série télévisée. Comme l’an dernier, je n’ai pas trouvé beaucoup d’ouvrages sur les séries qui aient pu retenir mon attention. Il faut croire que la qualité prime sur la quantité en ce domaine, car je ne saurais passer à côté, dans cet article, de l’excellent ouvrage de Cédric Delaunay, Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Je ne sais pas trop ce que me réserve 2019 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2018.

J’y parlerai d’arrêts sur images et de courses-poursuites, de cinéma et d’une série télévisées.

D’ici là, je vous souhaite à nouveau une belle année, et je vous mitonne pour très prochainement le prochain article #profdoc.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

Décembre 2018 : séances et animations du CDI

Dans ce dernier compte-rendu #profdoc de 2018, je ferai le point sur des séances et des projets qui se sont déroulés entre début novembre et les vacances de Noël.

Expositions

  • Première Guerre Mondiale

En lien avec le projet « Adopte un poilu » et les commémorations du 11 novembre 2018, et dont j’ai abondamment (et exclusivement) parlé dans l’article précédent, j’avais réservé une exposition au mois de mai dernier auprès de la bibliothèque départementale de l’Essonne.

Cette exposition a été installée dans le hall du lycée entre le 3 et le 21 décembre, et elle m’a permis de faire venir une classe de Première S et leur enseignant de français au CDI, pour travailler sur les écrivains et la Première Guerre Mondiale.

En effet, depuis fin octobre, l’exposition de documents sur 1914-1918 que j’ai proposée est restée installée. Cette exposition était suffisamment conséquente – et s’y sont ajoutés les documents prêtés par la BDE – pour que je n’installe pas d’autre exposition d’envergure.

  • Micro-expo Stan Lee

Afin de susciter la curiosité des élèves autour d’univers qui leur sont familiers, j’ai tout de même proposé une micro-expo autour de Stan Lee, l’un des créateurs de nombreux personnages Marvel, avec une affiche :

ainsi que les quelques livres dont je disposais dans mon fonds :

  • Réaménagement du rayon histoire-géo

J’ai poursuivi en cette fin d’année l’acquisition et l’indexation de nouveautés en histoire-géo – j’en profite pour préciser : le livre La Seconde Guerre Mondiale en infographies = gros succès auprès des lycéens ! – et j’ai pu les mettre en valeur au sein du rayon en y adjoignant une table de présentation supplémentaire :

C’est cette même table qui a accueilli pour la période de décembre les ouvrages prêtés par la BDE et qui accueillera prochainement d’autres sélections thématiques.

Mais au gré des acquisitions, je m’amuse à modifier constamment ce rayon histoire-géo, à aérer et mettre en valeur tel ou tel ouvrage, ce qui fait qu’il ne ressemble déjà plus à ce que vous voyez en photos !

  • Calendrier(s) de l’Avent

Enfin, mon « gros » travail d’animation du mois de décembre, c’est la réalisation et l’installation des calendriers de l’Avent du CDI.

Comme l’an dernier, je propose un calendrier « physique » : j’ai réalisé sur Canva des petites cartes avec des citations, des mots insolites et des acquisitions récentes du CDI. Je les glisse dans les enveloppes (les mêmes que l’an dernier) et j’installe le tout sur la paroi d’une des étagères du CDI.

Les enveloppes sont fixées avec de la patafix et chaque jour, on les retourne pour pouvoir accéder au côté ouvert de l’enveloppe.

Citations calendrier de l’avent

Un jour, un livre 2018

Mots insolites calendrier de l’avent

En parallèle à ce calendrier « physique », je propose un calendrier numérique réalisé, depuis plusieurs années, sur Adventmyfriend. J’avais déjà proposé un thème autour des dates anniversaires (1er décembre, 2 décembre, 3 décembre, etc.), l’an dernier j’ai proposé un thème autour des années finissant en -17 et en -67. Cette année j’ai choisi une thématique moins contraignante :

Vrai ou faux ? 24 infos insolites à vérifier.

J’ai proposé des marques-pages et des affiches pour rendre ce calendrier accessible, et je l’ai également intégré sur la page d’accueil du portail E-SIDOC.

Ceci était en lien avec l’initiative de Bénédicte Langlois, nouvelle recrue de notre équipe #LudoDOC, qui a eu l’idée de collecter les initiatives de calendriers sur un padlet et de faire elle-même un calendrier avec 24 idées pour animer le CDI.

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver son article sur le site de LudoDOC (je clos ici la parenthèse #LudoDOC, dont je parlerai davantage en janvier).

Et je clos également la partie « expositions » de l’article pour en venir aux séances.

Séances

Voici un récapitulatif des séances (autres que celles proposées dans le cadre du projet « Adopte un poilu ») menées entre début novembre et les vacances de Noël.

  • Arts visuels : le cycle sur La Nuit américaine, les métiers du cinéma, les coulisses de Psychose et Cinéma Paradiso

En collaboration avec ma collègue d’histoire-géo, nous poursuivons les séances avec les élèves de seconde ayant choisi l’enseignement d’exploration « Arts visuels ».

En plus de présenter aux élèves les métiers du cinéma, nous travaillons cette année sur la thématique du cinéma au cinéma.

Après leur avoir présenté dans le cadre des séances des films tels que Boulevard du crépuscule, The Artist ou Chantons sous la pluie, nous avons amorcé début novembre un cycle de séances sur La Nuit américaine de François Truffaut, et j’ai eu à réaliser l’ensemble des documents supports de ce cycle.

Nuit américaine 1

Nuit américaine 2

Nuit américaine 3

Nuit américaine 4

Nuit américaine 5

Nous avons organisé les projections à partir du 8 novembre jusqu’au 29 novembre.

Puis les élèves sont allés voir Psychose dans le cadre du dispositif Lycéens au cinéma, nous leur avons donc montré des extraits du documentaire 78/52 sur les coulisses de la scène de la douche le 6 décembre.

La semaine du 13 décembre, le lycée étant bloqué, nous avons projeté aux quelques élèves de la classe qui avaient réussi à entrer le début du film Cinema Paradiso.

Nous avons repris l’étude de La Nuit américaine le 20 décembre.

  • TPE et citation des sources

L’autre « temps fort » de la période en terme de séances a été pour moi l’élaboration de séances de TPE sur la citation des sources.

En effet, mes collègues de Français, Philosophie, SVT et Physique-Chimie avaient insisté pour consacrer une séance à la citation des sources. Pour moi, le défi était de rendre ça clair pour les élèves et faire en sorte que cela ait du sens pour eux.

Après avoir échangé avec quelques copines profs docs (merci Perrine, Sophie, Bénédicte, les deux Sandrine, Catherine et Isabelle, et j’en oublie certainement), j’ai décidé d’organiser la chose de la façon suivante :

  1. un jeu de rôles par équipes sur 4 figures clefs concernées par la nécessité de citer et d’être citées, avec un temps de réflexion et un temps de debriefing
  2. une présentation comprenant des rappels de la loi, des notions majeures liées à la propriété intellectuelle, au droit d’auteur, puis j’enchaîne sur les différentes façons de réaliser une bibliographie efficacement.
  3. enfin un petit jeu à nouveau par équipes : les élèves disposent de 4 ordinateurs, avec deux onglets ouverts, sur l’un le générateur de citations de sources d’E-SIDOC, sur l’autre, un site. En temps limité ils doivent repérer les différentes informations du site et faire une citation correcte.

Le tout, que j’estimais à l’origine à 30 minutes, de manière très ambitieuse, prend par demi-groupe de 16 élèves environ 45 à 50 minutes. Les élèves prennent des notes sur leurs carnets de bord.

Au début, je leur distribue leurs badges d’équipe :

Je leur donne les objectifs du jeu de rôles :

  1. l’écrivain souhaite écrire un livre, en première L, sur les influences historiques d’une série télévisée, en première S sur les effets spéciaux d’une série télévisée
  2. le journaliste doit écrire un article sur la mafia et doit protéger ses sources
  3. le YouTubeur doit réaliser des vidéos de qualité et gagner sa vie
  4. en première L, la marque développe un nouveau produit et doit le protéger, en première S, le scientifique publie ses dernières recherches et découvertes

Le temps de réflexion dure en moyenne 5 à 7 minutes. Suit le débriefing avec comme support la présentation ci-dessous :

Enfin le jeu en temps limité est arbitré avec Classroomscreen.

Aborder la question par jeu de rôles permet de rendre les choses concrètes et palpables pour les élèves, et de leur faire comprendre que rédiger une bibliographie pour leurs TPE n’est pas un caprice de leurs enseignants.

Cette séance peut être réutilisé dans un autre contexte que les TPE.

  • Autres séances

Du fait des blocages du lycée, les autres séances que j’ai pu mener au mois de décembre ont été assez compliquées, mais j’ai commencé mes séances de formation à la recherche auprès d’une classe de seconde et j’ai accueilli au CDI une classe de Première S avec leur enseignant de français, pour chercher des ouvrages de fiction sur la Première Guerre Mondiale.

Réunions et autres…

Durant ce mois de décembre, j’ai participé à quelques réunions :

  • 5 décembre : réunion sur la refonte du site Eduscol
  • 11 décembre : formation de formateurs
  • 12 décembre : réunion à distance des référents TraAM Documentation
  • 17 décembre : petite réunion au CANOPÉ 91 (Evry) avec Sidonie Richon et Laurence Benoit pour travailler sur la création de parcours d’exposition.

Enfin pour terminer la période dans la bonne humeur au CDI, j’ai organisé pour les enseignants (mais pas que) des sessions de jeux et d’escape games.

Ceci pour permettre aux élèves de s’approprier encore davantage l’espace jeux, de partager avec les enseignants un moment « hors cours » convivial, et de faire venir les collègues (anciens et nouveaux) au CDI.

Voilà pour cette dernière initiative détendue, avant les fêtes et avant le mois de janvier, qui s’annonce chargé pour moi ! Mais d’ici je vous souhaite une belle fin d’année et de belles vacances…

À l’année prochaine sur Cinéphiledoc !

D’humeur fantasy…

Avant de faire le compte-rendu des deux ouvrages que concernent cet article, voici un petit plan des articles à paraître jusqu’au mois de mars 2019 :

  • 10 décembre : cet article
  • 21 décembre : l’article #profdoc de décembre
  • début janvier : le traditionnel palmarès de lecture pour l’année 2018
  • fin janvier : article #profdoc
  • début février : un article qui parlera de plans au cinéma et de courses poursuites
  • 22 février : article #profdoc
  • début mars : les dernières publications 2018 et les premières publications 2019 que j’aurais pu lire…

Dans cet article, comme annoncé, vous retrouverez deux comptes-rendus de lecture ainsi qu’un petit aperçu d’exposition.

D’humeur fantasy, donc…

Comme l’indique mon titre, je suis dans une période où j’ai pu lire, voir et revoir pas mal de choses du domaine de la fantasy.

Si j’étends quelque peu ce domaine, j’ai lu depuis cet été trois livres excellents, dont seulement l’un d’eux appartenaient à la fantasy (Royaume de vents et de colère), les deux autres appartenant au genre steampunk (Feuillets de cuivre) et à l’uchronie (Frankenstein 1918). Ce sont d’ailleurs des livres que je vous recommande chaudement !

Incursion #profdoc : cela intervient également au moment où je réfléchis au renouvellement du fonds SF et fantasy au CDI…

Plus précisément, en fantasy, je suis plongée depuis quelques semaines dans un marathon Game of Thrones : tout revoir depuis la saison 1 (et au moment où j’écris cet article j’en suis à un peu plus de la moitié de la saison 3).

Tout cela a été encouragé, entretenu, par les lectures dont je vais vous parler maintenant.

Fantasy en général…

Le premier de ces ouvrages est une pépite – mais vous verrez dans la suite de cet article que pour le deuxième aussi, je ne serai pas avare de compliments !

J’ai été avertie de sa sortie par Emmanuel Chastellière, auteur, traducteur et webmaster DU site français de fantasy, Elbakin.

Quel était l’événement ? La sortie aux éditions Vendémiaire d’un Dictionnaire de la fantasy, en octobre 2018 sous la direction d’Anne Besson.

Petite précision : les éditions Vendémiaire comptent parmi mes « chouchoutes » en matière de maisons d’édition qui se consacrent (exclusivement ou presque ou en partie seulement) au cinéma : j’ai dû faire des comptes-rendus de lecture sur un peu moins d’une dizaine de leurs publications, qui sont toujours d’une qualité irréprochable.

On y retrouve notamment des ouvrages sur Star Wars, sur les séries historiques anglo-saxonnes, sur Kaamelott, sur les mythes et idéologies du cinéma américain, sur Spielberg et sur le cinéma fantastique et de science-fiction.

Autre précision : parmi les auteurs, outre l’équipe d’Elbakin et Emmanuel Chastellière (dont j’ai particulièrement aimé l’article sur Joseph Campbell), on retrouve Vincent Ferré, auteur d’un superbe Dictionnaire Tolkien, Jean-Philippe Jaworski et John Lang, et Fabien Clavel, auteur des Feuillets de cuivre dont j’ai parlé plus haut.

Du beau monde donc, et pas qu’un peu !

Fidèle à sa tradition, ce dictionnaire est tout en sobriété – à l’exception des quelques planches d’illustration centrales.

Fidèle également à sa tradition, c’est un bijou, et un indispensable, à déposer sous le sapin de n’importe quel amateur de fantasy.

Lorsque j’ai un dictionnaire entre les mains, je ne sais pas toujours comment m’y prendre et j’hésite entre une lecture de A à Z et une lecture en mode « butinage ».

La lecture de A à Z permet d’avoir une vue d’ensemble du livre, mais elle est souvent de longue haleine : il est difficile de maintenir son attention sur un propos aussi érudit que celui de spécialistes qui vont vous expliquer tour à tour l’un ou l’autre aspect de la question.

La lecture en mode « butinage » aka « oh un article sur Terry Pratchett ! oh des dragons ! oh des chevaux ! oh des elfes » est plus libre, moins concentrée, et ne garantit pas qu’on ne délaisse pas le livre en cours de route pour un autre.

J’ai donc opté pour les deux modes de lecture, simultanément et dans tous les sens. Si bien que j’ai, à ce jour, lu l’ensemble des entrées de A à E et différentes entrées des autres lettres, au gré de mes envies.

À ce jour également, ce qui m’a frappée dans ce dictionnaire, c’est la facilité avec laquelle il se lit, la façon dont les auteurs se mettent à la portée du lecteur, même néophyte. J’y ai apprécié tout autant l’article sur Terry Pratchett ou sur Tolkien, ou sur GRRM (George Raymond Richard Martin) ou sur Neil Gaiman, dont je connais les univers, les articles sur, comme je le disais, les chevaux, les dragons, les couleurs, le seigneur des ténèbres, que des articles où je me sentais moins « à l’aise » en terme de connaissances, comme les comics ou les jeux de rôles.

À certains articles s’ajoute une partie « Point de vue », dans lequel l’auteur de l’article s’exprime personnellement sur la question, soit via un prolongement de l’article en lui-même, soit via un texte littéraire de son cru.

Enfin, ce que j’ai beaucoup apprécié dans cet ouvrage, c’est la partie « Oeuvres conseillées » à la fin, très bien organisée, et qui donne un excellent aperçu de l’univers (étendu) de la fantasy : on y retrouve des oeuvres classiques (des incontournables du genre) et des textes répertoriés en sous-genres (contes et légendes, science-fiction, steampunk) ou en motifs (amour et sexualité, couleurs, ombres et lumières, loi et chaos…)

Voilà pour ce premier compte-rendu !

… Fantasy en particulier

Le deuxième ouvrage dont je vais parler aujourd’hui est un tour d’horizon que j’attendais depuis longtemps, et lorsque j’ai vu ce livre en librairie, je n’ai pas pu m’empêcher de l’acheter.

Ceux qui suivent Cinéphiledoc depuis un moment savent que j’ai une affection particulière pour les séries historiques ou pour les séries dont l’une des influences est l’histoire.

Lorsque le YouTubeur Nota Bene a fait quelques épisodes sur sa chaîne, « Motion VS History » consacrés au décryptage des influences historiques des films et des séries, j’étais ravie !

Concernant Game of Thrones (vous vous doutiez certainement que c’était de cette série dont j’allais parler), j’ai toujours regretté qu’il n’approfondisse pas la question avec l’étude des personnages féminins.

Et voilà qu’un auteur s’y attelle (bon, pas uniquement aux personnages féminins, mais aux influences historiques de Game of Thrones en général).

Il s’agit de Cédric Delaunay, professeur agrégé d’histoire à Tours, qui a publié Game of Thrones : de l’Histoire à la série, en septembre 2018, chez Nouveau monde éditions.

Ce qui attire l’oeil d’emblée, pour tout fan de Game of Trones, c’est la couverture : on y retrouve deux éléments fondamentaux, le trône et la carte.

Quatre parties composent l’ouvrage :

  • La carte et le territoire (une exploration du monde de GRRM et de ses influences historiques et géographiques)
  • Justes et réprouvés (une étude des différents peuples et castes de la saga)
  • Destins funestes et sorts cruels (où l’auteur se concentrent davantage sur certains événements : batailles, noces, morts)
  • Ceux que l’on aime ou… que l’on aime détester (un focus sur certains personnages : Brienne, Tyrion, Cersei, Asha Greyjoy et Daenerys Targaryen)

Le tout se lit comme un roman, et est très bien illustré. On y retrouve Venise, le phare d’Alexandrie, le mur d’Hadrien, la guerre des deux roses, l’assassinat de Jules César, la cour de Henri III, Caligula…

Restent mes figures féminines telles qu’on les a laissées à la fin de la saison 7 : Arya et Sansa, Brienne, Daenerys, Asha Greyjoy, et évidemment Cersei Lannister.

J’ai toujours davantage apprécié les influences de l’histoire anglaise sur Game of Thrones et vu dans ces figures féminines une relecture de la dynastie des Tudor : Robert Baratheon en Henri VIII, Cersei comme une sorte de Bloody Mary…

Mais l’histoire n’est pas finie, et Cédric Delaunay, comme beaucoup d’entre nous, attendent avec impatience la saison 8 qui sortira l’an prochain, et qui permettra éventuellement de donner un second tome à cet ouvrage ?

C’est du moins la promesse qu’il semble nous faire à la toute fin de ce livre captivant…

En attendant, voici d’autres petites choses que l’on peut glaner en cette fin d’année sur l’univers de Game of Thrones.

De l’exposition aux autres lectures…

Jusqu’à fin août 2018 se tenait Porte de Versailles une exposition consacrée à Game of Thrones.

Quasiment aux derniers jours, j’ai pu m’y rendre avec Sandrine (@spdocs) et j’ai pu prendre ces quelques photos, qui vous donneront un aperçu général :

Pour poursuivre dans cet univers, voici quelques ouvrages qui sont sortis plus ou moins récemment – le dernier en date, Feu et sang, est actuellement en tête de gondole dans les librairies :

Voilà pour ces quelques pistes, en attendant les fêtes et, avant cela, l’article #profdoc de décembre.

À bientôt sur Cinéphiledoc !

Novembre 2018 : séances et animation du CDI

Cet article sera principalement consacré à un projet sur lequel je travaille avec ma collègue d’histoire-géographie depuis septembre 2018.

Nous avons bien entendu commencé à réfléchir à ce projet bien avant, et les pistes de réflexion ont été multiples, c’est pourquoi je vous propose un petit flashback sur les origines de ce travail.

Centenaire 1918 – Adopte un poilu

Vous l’aurez compris, et ce n’est pas très original, nous avons décidé de monter un projet autour des commémorations du centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

Aux origines : novembre 2017-février 2018

Le point de départ de ce projet, outre un intérêt que certains me connaissent depuis longtemps sur tout ce qui concerne l’histoire, et mon affection toute particulière pour les collègues d’histoire-géo, c’est une passion récente (quoique, déjà ado je fréquentais les mairies pour photocopier des actes de naissance familiaux) pour la généalogie.

J’ai d’ailleurs eu l’occasion de vous en parler en février 2018, dans l’article #profdoc mensuel :

Février 2018 : séances et animations du CDI

Je suis d’ailleurs très heureuse d’avoir pu enfin mettre la main, il y a quelques semaines, sur des documents familiaux et notamment une fiche matricule qui, jusque-là, n’avait pas été numérisée…

Avril – Mai 2018 : la fiche projet

Évidemment, j’en ai discuté autour de moi, et principalement avec ma copine d’histoire-géo, et nous avons donc commencé à élaborer une fiche projet, qui comprenait :

  • l’adoption d’un poilu de la ville par chacun des élèves d’une classe,
  • des acquisitions pour le CDI,
  • des expositions (convention avec la bibliothèque départementale de prêt, exposition réalisée par les élèves, exposition de ressources au CDI),
  • des visites à l’extérieur (visite de l’exposition organisée par la mairie, commémorations du 11 novembre, éventuellement musée de la Grande Guerre à Meaux, et pour finir, un petit voyage à Verdun)

Le détail de cette fiche projet est disponible ici :

Adopte-un-poilu

Mai 2018 : constitution des premiers regroupements de ressources

Suite à ces premières réflexions, j’ai travaillé sur des ressources en ligne autour de la première guerre mondiale, à mettre à disposition des élèves, j’ai donc proposé à ma collègue un parcours en ligne (sur le modèle de ceux réalisés sur la désinformation, sur les femmes, sur Info’Sphère, mais sans les petits jeux et les énigmes à décoder).

Ce parcours a été évidemment réalisé sur Genial.ly, et en voici le lien :

On accède aux différentes salles du parcours en cliquant sur l’affiche de mobilisation générale, puis tout est organisé de manière thématique :

  • les causes de la guerre et les forces en présence (ce qui amène, en cliquant sur la carte, à la partie consacrée à « La guerre en cartes » et aux principales batailles en France)
  • la galerie de portraits (militaires, politiques, écrivains et peintres…)
  • la guerre au cinéma
  • un panorama de Unes de presse durant le conflit
  • les documents proposés par le CDI (documentaires, fictions, lectures en ligne et jeux)
  • des ressources en ligne (expositions virtuelles et jeux sérieux)
  • enfin une partie sur la mémoire, avec des informations sur le centenaire, sur des recherches généalogiques, sur des mémoriaux…

L’élève (ou l’enseignant) peut circuler à sa guise dans ce parcours, en cliquant à chaque fois sur la petite silhouette de poilu présente sur chaque page pour revenir en arrière.

Juin 2018 : la surprise du carnet de Camille

En déplacement professionnel en juin 2018, je retrouve Perrine Chambaud, à qui j’avais parlé rapidement de mon projet sur la première guerre mondiale.

Elle me fait la surprise de m’apporter le carnet de Camille, l’un de ses aïeuls, un carnet rédigé sans doute durant une permission et retraçant son parcours de 1914 à octobre 1918 (date à laquelle Camille a été mortellement blessé sur le front belge).

Je me suis donc occupée, durant le petit temps où Perrine m’a confié le carnet, de le retranscrire et de le photographier entièrement, et d’en faire un site :

Le carnet de Camille

Le site est organisé en plusieurs rubriques :

  • dans la rubrique « Le carnet », j’ai découpé le texte par années et par grands ensembles thématiques, pour en faciliter la lecture. Je propose également une version tout en texte, année par année, et une autre tout en image.
  • dans la rubrique « Cartes », je reconstitue l’itinéraire de Camille en utilisant Google Maps
  • dans les « Documents complémentaires », j’ai placé les autres documents qui figuraient dans le carnet, la lettre de l’aumônier annonçant sa mort, sa médaille militaire, le parcours de son régiment, et les informations que j’ai pu retrouver (sa fiche matricule).
  • enfin dans les « Ressources généalogiques », je regroupe la présentation sur Genial.ly citée précédemment, les sites institutionnels, des vidéos et un article sur les mots des tranchées, permettant de comprendre certaines expressions utilisées par Camille.

Cela m’a fait une drôle d’impression de ressusciter ce soldat, et cela a continué de tenir en haleine mon intérêt pour ce projet et pour cette période historique.

Merci encore mille fois à Perrine de m’avoir donné l’occasion de faire la connaissance de Camille !

Août – septembre 2018 : fouilles familiales

Durant la fin de l’été et le début de l’année scolaire, j’ai enrichi mon fonds généalogiques de quelques autres documents dénichés ici ou là : livres retrouvés dans un grenier ou dans une bibliothèque, livret militaire, photographies, objets…

J’ai également commencé une veille plus poussée sur tout ce qui concernait le Centenaire, veille réalisée principalement sur Twitter.

Enfin, avec ma collègue d’histoire-géo, nous avons finalisé l’organisation du travail avec sa classe de Première ES1 qui travaillerait avec nous sur ce projet.

Septembre – octobre 2018 : les séances de recherche

Entre septembre et octobre, de la séance de présentation à la séance de « finalisation » du travail, nous avons, avec ma copine d’histoire-géo, co-animé 7 heures de séances, durant lesquelles les élèves, ayant adopté par binôme un poilu de Sainte-Geneviève des bois figurant sur le monument aux morts, avaient pour mission de trouver le maximum d’informations sur celui-ci.

Lors de la première séance, nous leur avons présenté le projet, avec comme supports : le parcours de ressources sur Genial.ly, et un diaporama ainsi qu’une fiche élève proposés par ma collègue, qui leur redonnaient les principales étapes du travail.

Il leur fallait ainsi :

  • retrouver sa fiche matricule et sa fiche de « Mort pour la France »
  • reconstituer son itinéraire en consultant les journaux de marche numérisés de son régiment
  • réaliser une affiche sur leur poilu
  • choisir deux photographies (ou plus) en lien avec la première guerre mondiale, en consultant les documents mis à leur disposition ou en trouvant des documents sur internet
  • venir me trouver pour m’indiquer des informations sur leur poilu, ceci me permettant de réaliser une version « numérique » de leur exposition, version réalisée sur Genial.ly et disponible ci-dessous

Parallèlement à ces travaux, nous étions en discussion, ma collègue et moi-même, avec les personnels de la mairie, en particulier l’adjointe au maire, Mme Bouchon, qui a relayé le projet dans le journal de la ville, nous a indiqué l’exposition à venir, nous a permis d’assister à une réunion de préparation des commémorations et au vernissage de l’exposition.

Semaine du 15 au 20 octobre : installation de l’exposition au CDI et mise à disposition de ressources

Avant les vacances de la Toussaint, j’ai installé l’exposition de ressources sur la première guerre mondiale au CDI :

J’ai également proposé deux affiches, l’une consacrée aux oeuvres issues du domaine public et consacrées à cette période :

L’autre renvoyant vers le parcours de ressources sur Genial.ly et vers la version numérique des travaux des élèves :

Enfin, j’ai proposé aux enseignants un E-INSTANT CDI hors-série consacré exclusivement à la première guerre mondiale (et j’en ai d’ailleurs profité pour créer une rubrique sur E-SIDOC avec uniquement les numéros hors-série de cette lettre d’information) :

Durant les vacances, ma collègue et moi-même avons poursuivi nos échanges et le 27 novembre, nous avons assisté au vernissage de l’exposition organisée par la mairie.

Suite à ma veille sur Twitter, j’avais repéré début octobre un ouvrage : La Grande Guerre des Français à travers les archives de la grande collecte. L’ouvrage n’était malheureusement pas disponible en Ile de France. Heureusement, à ma demande, une amie profdoc de l’académie de Reims, Sophie Bon, se l’est procuré et me l’a envoyé.

Merci donc encore une fois à Sophie, grâce à qui j’ai pu le recevoir le 31 octobre !

Semaine du 5 au 11 novembre : l’expo des élèves

Le lundi 5 novembre, nous avons installé l’exposition des élèves dans une salle réservée pour la semaine :

  • l’expo et les affiches des élèves
  • le « monument aux morts » : les élèves ont choisi deux images sur la Première Guerre Mondiale (choix à justifier)
  • presses et ressources sur la Première Guerre Mondiale
  • carte et version numérique de l’exposition

Le même jour, j’ai adressé un mail à l’ensemble de l’équipe éducative pour leur rappeler les différents temps forts du lycée en novembre – décembre en lien avec le centenaire :

Bonjour à tous,
À l’occasion du centenaire de la Première Guerre Mondiale, voici un petit rappel des projets proposés au lycée jusqu’à la fin décembre :
– à partir de mardi après-midi, les élèves de 1ES1 vous présentent leur exposition « Adopte un poilu » en salle 001 sur leurs créneaux d’heures d’histoire-géo et de vie de classe (créneaux à retrouver sur le doodle suivant : https://doodle.com/poll/et8pn7v343mgzd3w), un projet mené en collaboration par Mme Capaldi et Mme Filiol ;
– le vendredi 9 novembre cette exposition sera ouverte à tout le monde de 17h à 18h15.
– le dimanche 11 novembre, certains élèves assisteront à la cérémonie organisée par la mairie (10h45 au monuments aux morts).
– à la fin de cette semaine, les élèves de 1STMG de M. Chapouthier vous proposent une exposition sur les soldats du monde entier engagés dans le conflit dans les couloirs du 3e étage ;
– Mme Lebrun aborde la Première Guerre Mondiale vue du Royaume-Uni et d’Australie en cours avec ses élèves de seconde et de première ;
– Durant tout le mois de novembre une exposition est organisée au CDI avec une sélection de documentaires et de fictions consacrés à la Première Guerre Mondiale ;
– Du 3 au 21 décembre, vous pourrez retrouver dans le hall une exposition prêtée par la bibliothèque départementale de l’Essonne ;
– En page d’accueil d’E-SIDOC, retrouvez une sélection de ressources sur la Première Guerre Mondiale : http://0911346u.esidoc.fr/
Enfin je vous propose un numéro Hors-série de l’E-INSTANT, avec entre autres :
– quelques documents disponibles au CDI et un lien vers l’exposition organisée par la mairie de Sainte Geneviève des bois jusqu’au 11 novembre ;
– côté éducation : les ressources du réseau CANOPÉ, le site 14-18 de Europeana et un retour « numérique » sur les recherches menées par les 1ES1 sur les poilus de Sainte Geneviève ;
– côté culture : des vidéos, le site Retronews, des ressources et une exposition virtuelle ;
– côté numérique : des carnets de poilus et un jeu sérieux sur la première guerre mondiale.
À découvrir ici, avec d’autres infos :

Et à retrouver sur e-sidoc, dans l’onglet « équipe éducative » :

Le 6 novembre, de 15h à 15h30 et de 15h30 à 16h, les élèves de 1ES1 ont présenté leurs travaux et l’exposition à deux autres classes de première (1ES2 et 1S3), qui avaient un petit questionnaire à remplir réalisé par ma collègue d’histoire-géo (retrouvez le poilu le plus âgé, celui qui est mort le plus loin…). Ils ont reçu deux questionnaires chacun à corriger.

Ils ont réitéré l’exercice avec une classe de seconde le vendredi 9 novembre de 15h à 15h30, puis l’exposition a été ouverte aux parents et aux enseignants le même jour de 17h à 18h15.

8 novembre et 11 novembre

  • 8 novembre : visite de l’exposition de la ville par les élèves de première ES1

Le 8 novembre après-midi, les élèves de Première ES1 ont pu découvrir l’exposition « La chère victoire » organisée par la ville à la salle Gérard Philipe.

L’exposition était très belle, très bien scénographiée, avec beaucoup d’objets d’époque, comme en témoignent les photos que j’ai pu prendre à cette occasion.

Mais ce qui a frappé les élèves, ce sont surtout la reconstitution du monument aux morts et la reproduction des fiches « Morts pour la France », ce qui a fait demander à plusieurs d’entre eux « Et le nôtre, il est où ? »

Un journaliste du magazine local était présent, il a pu interroger nos élèves, en particulier Sonia, qui était accompagnée (et ce depuis le début du projet en septembre) par sa correspondante allemande Mira.

Il m’a d’ailleurs transformée en prof d’histoire pour l’occasion dans son article :

  • 11 novembre : commémorations

Le 11 novembre, nous avions donné rendez-vous aux élèves volontaires pour assister aux commémorations.

Nous en avons donc retrouvé quatre devant la mairie avant 10h, puis 3 autres au monument aux morts.

À 10h : cortège de la mairie au monument aux morts.

À 10h45 : début de la cérémonie, lever des drapeaux, chorale, discours (deux de nos élèves ont lu la lettre de l’OPAC), appel aux morts, dépôt de gerbes, remises de diplômes.

À 12h : verre de l’amitié à la salle Gérard Philipe, avec possibilité de visiter à nouveau l’exposition.

Après le 11 novembre : suite du projet

  • 15 novembre : Expositions croisées

Le 15 novembre, les élèves de 1ES1 ont présenté par demi-groupe leurs travaux aux élèves de 1STMG1.

Pendant ce temps les élèves de 1STMG1, qui ont travaillé avec leur enseignant d’histoire-géo sur le caractère mondiale de la guerre, et ont réalisé des affiches sur des soldats de différents pays, présentaient leurs travaux.

  • 3 décembre – 21 décembre : l’exposition de la BDE

Au mois de mai, j’ai demandé à la Bibliothèque départementale de l’Essonne le prêt d’une exposition « Première Guerre Mondiale : 1914-1918 » qui sera installée dans le hall du lycée du 3 au 21 décembre (photos dans l’article #profdoc de décembre).

  • mars ou avril 2019 (date encore à déterminer)

Durant cette période, nous accompagnerons, ma collègue d’histoire-géo et moi-même, les élèves de 1ES1 pour une sortie d’une journée à Verdun.

En attendant, j’ai réalisé un compte-rendu en ligne formalisé de ce projet :

Et d’ici cette visite, je vous donne rendez-vous début décembre pour l’article cinéphile et mi-décembre pour l’article #profdoc.

À bientôt !

Retour sur des terres cinéphiles, de Vevey à Paris

Cet article cinéphile du mois de novembre est l’occasion pour moi de retourner sur des lieux de cinéma que j’ai déjà pu explorer.

Pour ponctuer cette petite promenade, quelques images, quelques extraits de films, deux lectures et une exposition.

De retour à Vevey…

En mai 2016, j’ai raconté dans un article ma visite à Chaplin’s world, peu après son ouverture.

Chaplin’s world se situe à Corsier-sur-Vevey, sur les bords du lac Léman, côté suisse, plus précisément ici :

C’est dans cette petite ville que Chaplin s’est installé avec sa quatrième femme, Oona et leurs enfants, après la sortie des Feux de la rampe en Angleterre, et après s’être vu interdire de revenir sur le sol américain.

En 1953, il achète donc le manoir de Ban, où il est décédé le 25 décembre 1977. En avril 2016, le manoir de Ban est devenu ce qu’il était depuis longtemps aux yeux des cinéphiles et ce, à part entière, à savoir : Chaplin’s world.

Je ne reviendrai pas sur ma visite dans ce lieu, pour les curieux je vous invite à consulter mon article de 2016. Il suffit de préciser que pour moi, la découverte du manoir était comparable à la visite pour un fan de cinéma d’animation de Disney Land, cela donnera une idée de mon enthousiasme.

La seule chose qu’à l’époque j’avais déplorée, c’était l’absence d’un catalogue d’exposition.

Il se trouve que depuis juillet 2018, il en existe désormais un, et que j’ai pu trouver dans une grande enseigne culturelle en septembre.

Chaplin’s world : le musée de sa vie est une brochure de 82 pages, publiée aux éditions Beaux-arts, et qui propose un aperçu agréablement illustré de la vie de Chaplin, de son oeuvre et des différents lieux de Chaplin’s world :

  • une biographie en 12 dates ;
  • quelques aspects de sa carrière ;
  • la « galaxie » Chaplin, un aperçu de ses contemporains et de sa famille ;
  • une analyse de quelques « récurrences » présentes dans ses films ;
  • la partie « studio » de Corsier-sur-Vevey ;
  • quelques citations ;
  • et quelques images de Chaplin et de ses proches au manoir

Pour donner une idée de l’aspect si visuel de ce catalogue, ce qui est sa plus grande qualité, en voici quelques pages :

J’espère qu’elles vous donneront, sinon la possibilité d’aller vous-mêmes découvrir Chaplin’s world, du moins l’envie de voir ou de revoir un des films de Chaplin.

Si le sujet vous intéresse voici, hormis l’article sur Chaplin’s world, les autres articles évoquant des ouvrages consacrés à Chaplin :

De retour à Paris…

Après avoir évoqué cet été plusieurs ouvrages consacrés à Paris, en tant que source d’inspiration littéraire et cinématographique – et notamment le très beau Paris de François Truffaut de Philippe Lombard, j’ai eu le plaisir de constater que ce même auteur avait publié deux autres livres ayant pour sujet Paris au cinéma.

Le premier, sur lequel je passe rapidement, est le Paris de Michel Audiard.

Pourquoi passer rapidement ? Parce que malgré tout l’amour que je porte aux Tontons flingueurs (je voue un culte tout particulier à la réplique de Francis Blanche « et c’est pourquoi je voudrais intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoire qu’ils feraient mieux de fermer leur claque-merde« ), je n’ai qu’une connaissance très rudimentaire du cinéma de Michel Audiard. Ce ne serait donc pas assez rendre justice à Michel Audiard ni à Philippe Lombard que d’évoquer ce livre.

Je passe donc directement au second : Paris : 100 films de légendes, publié en septembre 2018, toujours aux merveilleuses éditions Parigramme.

Après une très courte introduction évoquant les liens étroits entre Paris et le cinéma – je précise que l’introduction ainsi que toutes les autres pages sont présentées en français avec une traduction en anglais – chacun des 100 films a droit à une page (ou une double page) avec une photo.

La légende indique le titre, le réalisateur, les acteurs qui y figurent, et le lieu de Paris qui y est représenté (en décor réel ou en studio).

Les films sont classés par ordre chronologique, de Fantômas (1913) à Holy Motors (2012), en passant par Les Enfants du Paradis, Les 400 coups, Le Corniaud, Diabolo Menthe, Tendre poulet, Amélie Poulain ou Inception.

Mise en page simple, belle, efficace, pari (sans S) et promenade réussi pour ce nouveau très bel ouvrage de Philippe Lombard, qui décidément sait nous dépayser et, pour ma part, me redonne envie de voir cette superbe scène d’Inception :

Sergio Leone à la Cinémathèque

Depuis le 10 octobre 2018 et jusqu’au 27 octobre 2019 se tient une exposition Sergio Leone à la Cinémathèque française.

J’avais boudé ces derniers temps les expositions de la cinémathèque, je ne suis pas allée voir les deux dernières il me semble, car j’avais été quelque peu déçue par leur exposition consacrée à l’enfance au cinéma, qui m’avait parue davantage une exposition « d’ambiance » où les objets et tout ce qui s’apparente au « non-film » (affiches, costumes, scénarios, photographies) étaient moins à l’honneur…

Cependant je dois dire que cette exposition Sergio Leone est des plus réussies ! Merci à Sandrine @spdocs d’être venue la découvrir avec moi !

L’entrée de la Cinémathèque, à deux pas des nouvelles sorties du métro Bercy, donne immédiatement le ton :

Les premières salles sont consacrées à l’enfance du cinéaste, à son père et à sa mère, tous deux stars du cinéma muet, lui comme réalisateur, elle comme comédienne.

Puis on accompagne Sergio Leone dans ses années de formation en tant qu’assistant aux côtés des plus grands réalisateurs italiens – dont Comencini et Vittorio de Sica.

Les premières affiches apparaissent, toujours accompagnées d’objets, de livres, d’extraits de scénarios. On y croise les influences de Sergio Leone, des vidéos d’interviews, des regards croisés sur la peinture et son cinéma, un hommage appuyé à Kurosawa…

Dans une salle, sa bibliothèque et son fauteuil.

Dans une autre, un aperçu des métamorphoses qu’il fait « subir » aux acteurs dans ses films, on y retrouve évidemment Clint Eastwood, Claudia Cardinale, Henry Fonda…

Une salle entière est consacrée à Il était une fois en Amérique, de l’écriture du film à sa restauration récente.

Le tout est inévitablement ponctué par des extraits de films et par la musique d’Ennio Morricone.

Un catalogue de l’exposition est disponible :

Vous pouvez trouver plus d’informations sur cet ouvrage sur le site de la Cinémathèque, à cette adresse :

http://www.cinematheque.fr/le-catalogue-de-l-exposition-sergio-leone.html

Pour les mêmes raisons que pour le Paris de Jacques Audiard, j’ai choisi de ne pas le prendre, mais je ne doute pas que ce livre soit de qualité…

Je suis une spectatrice récente de westerns, avant de voir cette exposition je ne connaissais de Sergio Leone que la trilogie du dollar et Il était une fois la révolution (que j’adore), mais j’ai vraiment apprécié cet après-midi à la cinémathèque, qui m’a permis d’en apprendre un peu plus sur ce cinéaste…

Je vous laisse donc en musique et avec lui, et le fidèle magazine Blow Up, et vous donne rendez-vous à la fin du mois (aux alentours du 20) pour l’article #profdoc de Cinéphiledoc.

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