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Blog pour cinéphiles et profs docs

Auteur : juliettefiliol (Page 1 sur 70)

Bullet journal : an deux

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2021.

Pour la deuxième année consécutive, j’ai décidé de consacrer ce premier article de janvier à un sujet pas vraiment cinéphile et pas tout à fait profdoc (quoique).

À nouveau, comme l’an dernier, je précise qu’il s’agit ici d’un simple compte-rendu d’expérience, sur des méthodes de travail et d’organisation que j’ai adoptées, et que ce compte-rendu n’est absolument pas injonctif.

Je ne reviendrai pas ici sur les raisons qui m’ont fait adopter le bullet journal, je les développe suffisamment dans l’article de janvier 2020.

Je ne vais pas non plus revenir sur mes sources d’inspiration, que j’ai pu évoquer dans le même article.

Cet article sera très illustré, parce que j’ai eu l’occasion à certaines périodes de l’année 2020, de prendre régulièrement en photo le bullet journal que j’utilisais, et il sera organisé, finalement, en quatre parties :

  • la forme
  • le fond
  • le bullet journal comme allié du confinement et du télétravail
  • un petit bilan annuel

La forme

  • Le carnet

En 2019, j’avais utilisé la référence suggérée par Solange te parle (voir article de janvier 2020) : un Leuchtturm 1917 à couverture verte avec index, pagination et une rubrique « Future log », la seule rubrique imposée de tout le carnet.

En 2020, j’ai utilisé un carnet Quo Vadis à couverture rouge, mais avec exactement les mêmes caractéristiques que le précédent, si ce n’est que j’ai fait le « Future log » moi-même, que j’ai indiqué les rubriques qui m’avaient été utiles dans le carnet de 2019, et que le Quo Vadis, au lieu des 240 pages du Leuchtturm, n’en propose que 215.

C’est la principale difficulté que j’ai rencontrée avec le Quo Vadis : un nombre de pages plus restreint, ce qui me contraignait vraiment dans son utilisation. Je me sentais très libre avec le Leuchtturm, j’ai laissé plusieurs double-pages vierges à la fin, et j’avais donc opté pour un carnet un peu plus mince en 2020, mais pour m’y sentir finalement très à l’étroit, me demandant dès le mois de juin si je pourrai finir l’année avec.

En 2021, je reprends donc la référence initiale, qui me satisfait pleinement, et avec laquelle je serai parfaitement à mon aise.

  • L’écriture

Concernant l’écriture, j’avais acheté en 2019 des feutres Faber-Castell noirs tailles S, F et B. Globalement les B servent pour écrire les titres, les F pour tracer des lignes, et les S pour écrire au quotidien.

J’écris quasiment tout en noir et j’ai conservé cette habitude, cependant j’ai un peu plus utilisé des surligneurs en 2020 pour pouvoir me repérer, j’aurai l’occasion d’y revenir un peu plus bas.

Le fond

Gestion du temps

Pour la gestion du temps et l’organisation, j’ai conservé de l’année passée une rubrique « future log » sur laquelle j’ai mon calendrier annuel, et j’utilise toujours une double page par mois. Dès que j’arrive à la fin du mois en cours, je prépare le mois suivant.

Pour les semaines j’ai maintenu le même mode de fonctionnement que l’an passé : une double page par semaine pendant les périodes travaillées, une double page par quinzaine pendant les vacances.

Dès que j’arrive à la fin de la double page en cours, même chose, je prépare la double page suivante (j’aime bien anticiper, donc généralement les tableaux à gauche et à droite de la double page sont prêts le vendredi de la semaine d’avant, et j’ajoute simplement après jour par jour les choses à faire au fur à mesure).

Organisation

Le recul d’une année m’a permis de voir de quelles rubriques j’avais le plus besoin, celles que je pouvais regrouper, et celles dont je pouvais me passer. Comme le Quo Vadis commence avec une page unique, je l’ai utilisé pour indiquer les rubriques de 2019 à y reporter au fur à mesure, et j’ai pu rassembler (au moins pour le début d’année) les rubriques qui concernent le travail, celles qui concernent la culture et les loisirs.

Sur l’index j’ai commencé à surligner les pages où je me rends le plus souvent pour mieux pouvoir les retrouver : il s’agit principalement des pages culture, lectures et des pages dédiées au blog.

Sur le mois je fais un suivi de ce que j’ai fait en terme de tâches ménagères, d’occupations, et, avec le suivi de ma consommation d’essence, un simulacre de budget.

Par semaine, j’ai aussi quelques tâches que je note dans une rubrique « À faire » : passer à la poste, retirer des réservations à la médiathèque, appeler telle ou telle personne, réserver des transports, prendre des rendez-vous…

Organisation du travail

Pour cette année, j’ai donc repris et rassemblé les rubriques suivantes :

  • un pense-bête sur les choses à faire au et pour le CDI (une boîte à idées un peu fourre-tout pour le blog, le CDI, etc.)
  • un suivi des séances avec les élèves (avec parfois des comptes-rendus de séances, des notes prises pendant les exposés…)
  • un calendrier de mes formations et de mes réunions (avec aussi parfois dans cette rubrique des comptes-rendus, des notes manuscrites quand je n’ai pas envie d’ouvrir un document sur ma tablette)
  • les choses à ne pas oublier pour le ministère
  • la programmation des tweets sur @eduscol_doc
  • la programmation des activités et des articles à publier sur LudoDOC
Loisirs, culture et sport

Pour le sport, les loisirs et la culture, j’ai également repris un certain nombre de rubriques et j’en ai réorganisé d’autres

  • Culture 2020 avec les films, séries télévisées, expositions et musées, concerts 

J’ai associé à cette rubrique une rubrique « (Re)vu, lu, écouté », ce qui me permet de distinguer ce que je découvre complètement, et ce vers quoi je vais retourner.

J’ai rassemblé les anciennes rubriques « J’ai appris » et « Vécu » pour économiser de la place. J’ai gardé deux rubriques déjà existantes : « À voir / à écouter » et « Sur YouTube », même si j’ai tendance à ne pas être très assidue pour les remplir…

  • Blog 2020 avec les articles à publier sur Cinéphiledoc

J’ai ajouté pour ce domaine une rubrique « Éditeurs de cinéma à surveiller et nouvelles publications » pour faire un suivi des ouvrages sur le cinéma qui peuvent m’intéresser pour le blog.

  • Autres listes

J’ai gardé deux rubriques à l’identique : une rubrique plus superficielle « Liste d’envies », qui canalise mon shopping, et deux rubriques « Prêts » et « Emprunts ».

  • Sport

Concernant le sport, je fonctionnais précédemment avec une rubrique mensuelle qui recensait mes différentes activités (vélo, marche, participation à des cours collectifs…). Avec le confinement et la fermeture de la salle de sport, j’ai supprimé cette rubrique et j’ajoute simplement mon temps de sport quotidien sur la page du mois en cours.

  • Lectures

Enfin, j’ai conservé mes deux rubriques dédiées à la lecture :

  1. « À lire », que je coche au fur à mesure (et qui m’empêche de craquer sur tout et n’importe quoi en librairie)
  2. Et une rubrique « Lectures » où je reporte de la première rubrique ce que j’ai lu, où j’indique ce qui me sert pour le blog et ce que j’ai aimé.

Le bullet journal comme allié du confinement et du télétravail

J’étais déjà très très accro à ce nouveau mode d’organisation, que j’ai adopté maintenant depuis janvier 2019. Mais ce qui a achevé de me convertir, c’est toute la période de mars à juillet 2020.

En effet, mon bullet journal m’a permis d’avoir un aperçu de ma période de confinement, de télétravail à temps plein, puis de reprise au lycée en temps partagés : 2 à 3 demi-journées par semaine sur place, et le reste du temps en télétravail.

Je l’ai utilisé dès le début du confinement :

et j’ai pu y ajouter durant toute cette période les appels, les mails, et les différentes publications, que ce soit sur le portail E-SIDOC du CDI, sur les différents blogs de l’ENT, sur les différents comptes Twitter, la veille et les autres activités.

J’ai indiqué progressivement quelles activités professionnelles (stages, formations, réunions) avaient dû être annulées à cause du confinement.

Globalement, on voit que les semaines sont bien remplies, sauf pour les périodes de vacances, même si j’ai gardé une petite activité professionnelle en avril :

Au fur à mesure, j’ai commencé aussi à surligner les différents temps, surtout lorsqu’il a fallu retourner au lycée pour certaines demi-journées : je pouvais distinguer les séances pédagogiques avec les élèves (à distance) et les temps prévues au lycée.

J’ai gardé ce même mode de fonctionnement jusqu’aux grandes vacances :

Pendant les grandes vacances, j’ai à nouveau repris un fonctionnement par quinzaines, jusqu’au 31 août.

Globalement, pendant la période de confinement et de télétravail, le bullet journal m’a vraiment aidée à m’organiser, à rationaliser mes activités sans culpabiliser, et plus que jamais, à dissocier mon temps de travail et mes temps de pause.

Petit bilan annuel

Voilà donc un nouvel argument, en faveur de ce mode de fonctionnement, et que j’ajoute au bilan, plus que positif, de cette année.

Je ne peux que recommander le bullet journal à tout ceux qui chercheraient un nouvel outil pour différentes raisons (organisation, aide-mémoire, gestion du temps, détox numérique).

J’ai inauguré à la mi décembre mon nouveau Bullet Journal pour l’année 2021, que j’ai choisi encore plus soigneusement que celui de cette année, pour les raisons évoquées plus haut. Je l’ai préparé pour ce début janvier, en y inscrivant les rubriques qui me sont devenues indispensables, en reportant les lectures 2020 que je n’ai pas faites, et en préparant la rentrée.

Voilà pour mes petits secrets de méthode de travail, qui je l’espère vous seront utiles.

Encore une belle année à tous et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Décembre 2020 : séances et animations du CDI

Dernier article de l’année civile, avant une petite pause bien méritée (en tout cas c’est mon avis) ! Je vais revenir dans cet article de fin d’année sur les actions menées entre le 23 novembre et le 17 décembre.

Un petit aparté tout d’abord : ces quelques semaines ont été très denses, variées dans leurs activités, avec également beaucoup d’échanges, par mails, en réunions virtuelles et par téléphone, avec des collègues.

Par ailleurs, mon activité ne s’est pas cantonnée au lycée, même si cela ne sera peut-être pas visible dans l’immédiat, mais j’ai été accaparée par différentes petites choses (sélection de ressources, mise en forme de publications), que vous découvrirez ce mois-ci, ou en tout cas dans les mois qui viennent…

Expositions thématiques

Ce mois-ci, je reviens tout d’abord sur les dernières commandes reçues au CDI, et qui ont permis, encore une fois, de mettre en valeur certaines thématiques.

Je distingue cependant deux aspects : d’un côté les valorisations en lien avec des événements ou des choix personnels (que j’aborde ici sous la dénomination « Expositions thématiques ») et d’un autre côté, les valorisations d’acquisitions récentes pour un rayon en particulier, sur lesquelles je reviendrai après.

  • Voyages en imaginaire

Cela faisait un moment que je souhaitais à nouveau proposer un petit itinéraire immersif dans Genial.ly, et j’ai pour cela voulu évoquer les différentes formes d’imaginaires : le rêve, les illusions d’optique, la fantasy et la science-fiction, et le retour à l’enfance.

La chose peut paraître quelque peu artificielle ainsi présentée, mais en gros, comme pour ma présentation réalisée pendant le confinement sur « Et après, qu’est-ce qui se passe ? », je voulais faire s’évader celui qui découvrirait cette présentation, et lui donner envie de venir emprunter les ouvrages mis en avant.

Sur cette présentation on retrouve donc, pour les quatre « salles » : une sélection de ressources sur E-SIDOC, quelques liens internet, et un petit jeu.

Pour deux de ces thématiques, j’ai également réalisé un visuel sur Canva qui accompagne l’exposition de documents installée au CDI :

et qui a été enrichie par les affiches et cartes postales ramenées au lycée par Lucile :

  • 250e anniversaire de la naissance de Beethoven

Depuis le début de l’année, j’avais l’idée en tête d’organiser une exposition autour de l’anniversaire de la naissance de Beethoven. J’en avais déjà parlé à Floriane, et malgré la pauvreté du fonds du CDI en musique, j’étais décidée à proposer quelque chose.

Vous pourriez me dire : pourquoi Beethoven ? Pourquoi pas tel ou tel autre musicien les années passées ou à venir ?

D’abord parce que j’ai fait de la musique de mes 6 ans à mes 17 ans environ (du violon pour être exacte) même si ces onze ans de pratique n’ont jamais réussi à me faire intégrer correctement des notions de solfège… ils ont cependant réussi à me faire énormément apprécier quelques compositeurs (Vivaldi, Mozart, Verdi, Tchaikovsky, et Beethoven) et quelques interprètes (Yehudi Menuhin et Maria Callas, chacun dans leurs arts respectifs).

Au sommet de mes compositeurs préférés, dont j’ai dévoré les biographies et que j’adore écouter, je place Tchaikovsky et Beethoven.

J’ai depuis longtemps pour projet d’aller visiter Bonn et Vienne, et j’ai même mes interprétations favorites : pour le piano Wilhelm Kempff, pour le violon, Menuhin, pour les symphonies 5, 6 et 7 la philharmonie de Berlin dirigée par Karajan, par contre pour la neuvième, le Wiener Philharmoniker dirigé par Karl Böhm.

Si vous êtes restés jusqu’ici, je peux donc en venir à l’action – pas tout à fait dans les clous en terme de diffusion – mise en place au CDI le 15 décembre 2020 :

  • une exposition et une sélection de ressources
  • une diffusion en continu de Beethoven
  • la projection d’un biopic en mezzanine du CDI

  • Autour des échecs

Afin de mettre en valeur le rayon Jeux et suite au succès de la série « Le Jeu de la dame » sur Netflix, je voulais faire une petite installation au CDI.

Lucile a réalisé le panier sur E-SIDOC, sur lequel s’appuie la présentation ci-dessous :

ainsi que l’installation mise en place :

Valorisation du fonds

Comme le mois précédent, j’indique ici par un code couleurs les actions menées par Lucile (en vert) et les actions que j’ai pu mener (en violet).

  • Nouveautés documentaires (L)

Pour mettre en valeur les récentes acquisitions, Lucile a réalisé ce visuel publié sur le blog du CDI :

Les différents ouvrages sont présentés en tête des rayons sciences (300, 500 et 600).

  • Développement durable : zoom sur les inégalités sociales (L)

Pour faire suite aux précédentes sélections sur le climat et l’alimentation, voici l’exposition proposée sur l’objectif « Réduire les inégalités sociales ».

Cette exposition est associée au visuel ci-dessous, publié dans un article de blog sur l’ENT :

  • Autour du prix Manga : à la découverte du Japon (L)

Pour faire suite à l’action organisée le mois précédent autour du prix manga, Lucile a publié sur le blog du CDI une présentation cliquable :

et installé une exposition de documents sur la culture japonaise :

  • Sélection « sports » : 1/3 (J)

De mon côté, j’ai travaillé sur le rajeunissement du rayon 700, principalement le cinéma et le sport. Vous avez pu voir plus haut les récentes acquisitions sur le cinéma.

J’ai également désherbé une partie des documentaires sur le sport, et j’ai profité de mon reliquat de budget pour commander des ouvrages selon deux critères : soit il s’agissait d’approfondir l’histoire d’une discipline et ses règles (ou différents aspects sociologiques du sport), soit il s’agissait de proposer aux élèves des lectures sur des disciplines et des sportifs qui les intéressent.

J’ai décidé de présenter ces ressources de manière échelonnée, en commençant par un focus assez général (jeux olympiques, sport mondial) avec tout de même un petit point auto / vélo :

Suivront en janvier certainement un focus foot, puis un focus rugby et autres sports.

J’ai travaillé en collaboration avec Sandrine, copine prof d’EPS, qui a produit un superbe padlet de ressources sur l’histoire du sport. J’ai profité de la publication de son padlet sur le blog du CDI pour présenter la première sélection aux élèves.

Vous découvrirez donc les autres sélections après eux, quand elles auront à leur tour été installées au CDI !

  • Sélection autour de Romain Gary (J)

Comme cet auteur a disparu il y a quarante ans, et comme nous avons renouvelé une partie du fonds fiction, en particulier en rachetant des éditions récentes de ses œuvres, c’était l’occasion de le mettre à l’honneur :

Les ouvrages ont été présentés dans le coin lecture :

  • Sélections autour de l’OULIPO (L)

La lecture de L’Anomalie d’Hervé Le Tellier nous ayant toutes les deux emballées, et l’OULiPo fêtant ses 60 ans, Lucile a proposé la présentation suivante sur le blog du CDI :

  • Autres sélections thématiques (L)

Voici les sélections proposées par Lucile autour du sport et de l’OULIPO :

Séances et actions pédagogiques

Concernant les séances menées durant cette période, il s’agit pour la plupart de séances déjà engagées au mois de novembre, sur lesquelles je ne rentrerai pas dans les détails.

Je ne reviendrai que sur les dernières : séances auprès des élèves de première HLP (Humanités, littérature et philosophie) et 1STMG2. Si j’ai mené une également une première séance en SNT juste avant les vacances, j’y reviendrai seulement en janvier, car je n’ai vu qu’un demi-groupe de la classe.

  1. Visites des classes de secondes : 2 classes accueillies
  2. EMC en classe de première. Les premières travaillent sur le lien social (2 classes), à l’aide du support déjà présenté en octobre. Cependant, du fait de l’organisation des emplois du temps en demi-groupe, une classe a à peine commencé les recherches, quand la deuxième en est déjà à réaliser ses présentations.
  3. EMC en classe de terminale. Les terminales préparent le grand oral (1 classe). Les élèves commencent quelque peu à sortir des spécimens de leurs spécialités et à ébaucher leurs problématiques de sujet. Les séances me font l’effet d’une sorte de TPE individuel…
  4. Participation aux ateliers de préparation de Science Po, l’objectif est l’organisation d’un débat entre les différents groupes d’élèves, à savoir « Faut-il abandonner le nucléaire civil français ? ». Du fait de mes séances avec les BTS le mois dernier, j’ai loupé deux ateliers. J’ai participé au suivant le 3 décembre, les élèves avaient déjà été répartis en deux groupes POUR et deux groupes CONTRE, durant cette séance était déterminé qui affronteraient qui. Le 17 décembre, j’ai assisté au débat.
  5. Séances avec les élèves de HLP et de 1STMG2

Cette action fait suite à mes différentes actions mises en place autour de la lecture le mois dernier. En effet, depuis la fin du mois d’août, j’avais suggéré à Stéphanie, copine prof de français, de travailler avec ses classes.

Avant les vacances de la Toussaint, nous avions décidé d’inscrire deux de ses classes au concours de la Grande Librairie, « Et si on lisait à voix haute ». Nous avons choisi les premières HLP et la classe de 1STMG dont elle est professeure principale.

Le 30 novembre et le 8 décembre, je suis donc intervenue dans sa classe pour présenter avec elle le concours, en m’appuyant sur une sélection de lectures personnelles (des textes qui ont nourri mon goût de la lecture) et sur une collection Pearltrees présentant le concours aux élèves, avec également une fiche de conseils réalisées sur Canva à l’aide des ressources proposées dans le numéro d’InterCDI consacré à l’oralité :

J’en ai profité pour rappeler l’existence du blog du CDI et l’action de lecture à voix haute mise en place au mois de novembre.

Nous avons encouragé les élèves à s’entraîner et à venir lors d’une deuxième séance (le 14 décembre pour les HLP) avec un texte de leur choix. Je vous tiendrai informés de l’avancée de ce projet, que je vais peut-être décliner (mais sans participation au concours) avec une autre classe.

Réunions, communications et autres activités

  • entre Pearltrees, Twitter et Instagram + articles sur le blog du CDI

Durant cette période, j’ai mis à jour mon Pearltrees avec la collection sur la lecture à voix haute à destination des élèves.

Je communique aussi plus régulièrement sur mon compte Twitter les expositions installées et les visuels qui leur sont associés. Hormis le #VendrediLecture, je réserve mes lectures personnelles à mon compte Instagram.

Ce mois-ci sur le blog du CDI, on retrouve à nouveaux 2 à 3 articles par semaines : la mise en valeur du rayon philo, le zoom développement durable sur la consommation, la présentation cliquable sur le Japon, la mise en valeur du rayon langues, la première sélection sport, les nouveautés en documentaires, les voyages en imaginaire.

  • Réunions et formations

Ce mois-ci, j’ai participé à plusieurs réunions, notamment dans le cadre de mes activités à la DNE, avec entre autres une réunion TraAM le 9 décembre et un profdoc’café des IAN le 16 décembre.

J’ai également assisté à un webinaire en trois parties (j’ai loupé l’une d’entre elles) sur l’hybridation d’une formation.

Enfin, j’ai animé une réunion de bassin à distance sur la thématique « Jouer au CDI », avec le support de présentation suivant – support que j’ai pris beaucoup de plaisir à réaliser :

  • Activités sur le site LudoDOC

Enfin j’en termine avec ce qui a constitué, avec mes activités à la DNE, une grande partie de mon temps ce mois-ci : la préparation et la publication d’articles sur le site du collectif LudoDOC.

En effet, le site a connu un regain d’activités en novembre-décembre avec d’abord la publication d’un article sur le jeu « S’prit critique et s’team de soi » conçu par Perrine Chambaud, Marine Jacques et Isabelle Lapray. J’en profite pour les remercier à nouveau pour leur contribution !

Ensuite, j’ai décidé de prendre un petit abonnement WordPress afin d’éviter que le site soit envahi de publicités. Depuis début décembre, la lecture d’articles n’est plus interrompue toutes les dix lignes par la promotion d’un traitement miraculeux contre les cors aux pieds.

Enfin, deux choses m’ont décidée à publier une petite série d’articles. La première, c’est la crainte de voir éventuellement disparaître les archives du site Éduscol Documentation (que je co-anime depuis maintenant 6 ans). La seconde, c’est la journée nationale des professeurs-documentalistes qui avait lieu le 17 décembre, et qui m’a donné l’occasion de publier ces articles.

Il s’agit d’une série consacrée à « L’histoire (numérique) de la documentation », une histoire somme toute complètement subjective et qui n’a rien d’exhaustif (comme je le rappelle dans l’introduction générale).

https://ludodoc.wordpress.com/category/histoire-numerique-de-la-documentation/

J’ai posté l’introduction et le premier épisode le 17 décembre, et je compte poster la suite à intervalles réguliers, et ponctuer cette histoire d’interviews de profs docs ou d’anciens profs docs, le tout en alternance avec les autres articles postés sur LudoDOC par Sophie, Bénédicte, Fabienne et Béatrice.

Je vous laisse découvrir ces articles, qui, je l’espère, vous intéresseront, et d’ici là je vous souhaite les vacances les plus reposantes possibles et d’excellentes fêtes de fin d’année !

À bientôt en 2021 sur Cinéphiledoc !

2020 : Palmarès de lecture

Comme pour l’année dernière, je publie ce palmarès au mois de décembre, afin de pouvoir, à nouveau, en janvier, faire un petit article sur le Bullet Journal.

Cela me permettra aussi de vous donner quelques idées de cadeaux de Noël, si vous souhaitez glisser sous le sapin l’un ou l’autre des ouvrages sympathiques dont j’ai pu vous parler cette année.

Je n’ose pas indiquer ici depuis combien de temps ce palmarès est prêt, mais si je vous dis – et j’aurai l’occasion de le redire au mois de janvier – que le confinement m’a permis d’avancer plus vite dans mes lectures et l’écriture de mes articles, et que le bullet journal a modifié et amélioré mon organisation, vous en aurez une petite idée.

Lectures cinéphiles et écriture d’articles

Je profite d’ailleurs de ce palmarès pour revenir sur la façon dont je procède lorsque je choisis un livre et lorsque je décide d’en faire un article sur ce blog.

J’ai déjà indiqué plusieurs fois comment je m’y prends pour choisir une lecture, à quels éditeurs je m’intéresse, comment je repère un roman sur le cinéma, et quel type d’ouvrage va titiller ma curiosité.

C’est plus le rythme de lecture et l’organisation que je vais présenter ici, un rythme et une organisation qui se sont peu à peu modifiés.

Si je considère les choses en année scolaire, comme j’ai professionnellement l’habitude de le faire, disons que :

  • de septembre à novembre de l’année en cours Y, je vais proposer des articles sur des livres parus de l’année précédente X
  • de janvier à juin de la nouvelle année Z, je vais proposer des lectures publiées là encore durant l’année X mais aussi commencer à faire des articles sur des livres de l’année Y
  • en juillet – août, je fais des hors-séries, et je ne me préoccupe pas des dates de parution des livres
  • de septembre à novembre de l’année Z, je propose cette fois-ci des livres sortis en année Y

Concrètement pour 2020-2021 voilà ce que ça donne si je démarre à février 2020 :

  • février – juin 2020 : il s’agissait de livres sortis en 2019
  • juillet – août 2020 : des lectures indispensables, donc sans que la date de parution importe
  • septembre – novembre 2020 : livres sortis en février et mars 2020
  • février – juin 2021 : je n’ai pas encore de visibilité, mais pour février et mars 2021, il s’agira de livres sortis là encore début 2020

Cette organisation, optimisée par le Bullet Journal, me permet, de temps à autre, de prendre un peu d’avance et de pouvoir préparer les articles bien en amont de leur publication.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Pour 2020, mes lectures ont commencé en décembre 2019 et se sont achevées avant les vacances d’été. J’ai lu considérablement cette année, je lis désormais beaucoup plus qu’il y a quelques années, mais ce ne sont pas exclusivement des lectures sur le cinéma.

Entre 2012 et 2018, j’ai eu un passage à vide, et je ne me consacrais pratiquement plus qu’à ces lectures cinéphiles. C’était le comble pour une profdoc – et une ancienne littéraire, avec un master en littérature française – je n’arrivais plus à lire.

Ce qui m’a redonné envie de lire, c’est ma marraine, lectrice chevronnée et curieuse de tout, ancienne prof de maths et bénévole en médiathèque, qui ne cessait de me parler de ses lectures, et avec qui j’ai commencé à échanger des livres par voie postale. Échanger avec elle est toujours assez captivant, mais pour le coup, c’est elle qui m’a remis le pied à l’étrier.

En 2019-2020, j’ai donc beaucoup lu, parfois jusqu’à quasiment une vingtaine de livres par mois, mais pas exclusivement sur le cinéma. Si je fais un retour sur les articles publiés entre février et novembre nous avons donc :

  • Ça tourne mal, de Philippe Lombard
  • l’ouvrage sur Terminator de Sean French publié chez Akileos
  • le petit focus sur Tolkien au mois d’avril, avec un petit palmarès de lecture consacré à Tolkien et des livres qui ne sont ni totalement cinéphiles, ni toujours de 2019, mais où je m’étais penchée plus précisément sur Tolkien et les sciences de Roland Lehoucq
  • Survivre dans la galaxie, le petit guide de Christian Blauvelt sur Star Wars, avec quelques autres lectures consacrées à Star Wars
  • le Barry Lyndon de Kubrick publié chez Taschen
  • La Vie que tu t’étais imaginée, de Nelly Alard
  • Sous la casquette de Michel Audiard, de Philippe Lombard (à nouveau : c’est donc désormais un fait établi, il y aura au moins chaque année un livre de Philippe Lombard dont je parlerai sur ce blog)
  • L’Amie américaine, de Serge Toubiana

Ce petit aperçu me permet de faire 4 catégories : les Lombard(s), les voyages dans un film, les occasions rétrospectives et les romans biographiques.

Palmarès 2020

Les Lombard(s)

Parmi les 8 ouvrages lus cette année, deux d’entre eux sont l’œuvre de Philippe Lombard – et encore, il aurait y en avoir un troisième, et même un quatrième, que je garde sous le coude pour début 2021.

Les quatre livres que j’évoque sont donc :

  • Ça tourne mal !, Éditions La Tengo, 2019 (ISBN 2354611722).
  • Sous la casquette de Michel Audiard – Les secrets de ses grandes répliques, Éditions Dunod, 2020 (ISBN 2100808451).
  • Louis de Funès à Paris, les aventures d’un acteur en vadrouille, Éditions Parigramme, 2020 (ISBN 2373951304).
  • Tarantino Reservoir Films , Éditions Omaké Books, 2020 (ISBN 237989017X).

J’ai reçu l’ouvrage consacré à De Funès un peu plus tard que les autres, et à suivre le compte Twitter de Philippe Lombard, j’ai tout de même l’impression qu’il en manque un ou deux – mais peut-être suis-je trop habituée à son hyperactivité…

Ceci étant dit, mon préféré à l’heure actuelle pour 2020 reste Ça tourne mal, et ça tombe bien (si j’ose dire), car un tome 2 est sorti très récemment, consacré aux tournages de films étrangers, tome 2 qui est encore sur ma pile de lecture, et que je garde précieusement pour les vacances de Noël !

L’écriture de ce palmarès m’a donné à nouveau l’occasion de me promener sur son site pour suivre les prochaines publications et pour découvrir ce court-métrage :

Je remets le lien du site ici. Et vous l’aurez compris, vous n’échapperez pas à un nouveau Lombard en 2021 (voire plusieurs)…

Voyage dans un film / occasions rétrospectives

Ces deux catégories peuvent se fondre en une seule. Elles s’appliquent à quatre de mes lectures :

  • l’ouvrage sur Terminator, qui m’a donné l’occasion d’évoquer les robots au cinéma,
  • Tolkien et les sciences, qui a permis un petit voyage dans les ouvrages sur l’univers Tolkien,
  • le petit guide Survivre dans la galaxie, avec un article publié le 4 mai, où j’ai pu faire un palmarès Star Wars, à la fois des films et des ouvrages consacrés à la saga
  • enfin le Barry Lyndon de chez Taschen, qui m’a permis un petit focus sur Kubrick

C’est à ce dernier que va ma préférence, tant au niveau du visuel, de la forme, que du sujet traité : un film magnifique, que j’ai pu redécouvrir, et qui m’a permis d’ailleurs, pendant le confinement, de voir en replay le documentaire diffusé sur Arte, Kubrick par Kubrick, prenant principalement appui sur les entretiens du cinéaste avec Michel Ciment.

Les romans biographiques

Enfin, pour cette dernière catégories, deux ouvrages : La Vie que tu t’étais imaginée de Nelly Alard, et L’Amie américaine de Serge Toubiana.

Le premier faisait se croiser l’auteure du livre, l’impératrice Elisabeth d’Autriche, et l’actrice hollywoodienne Elissa Landi, dans une atmosphère qui m’a quelque peu rappelé les séries Feud et Hollywood, toutes les deux créées par le génial Ryan Murphy.

Le deuxième mettait en lumière la figure fascinante d’Helen Scott, qui a accueilli François Truffaut aux États-Unis en 1960, a permis l’existence des entretiens Hitchcock/Truffaut et a accompagné le cinéaste tout au long de sa carrière et de sa vie.

C’est ce livre de Serge Toubiana qui clôt pour moi l’année 2020 et qui en demeure ma lecture préférée, par sa délicatesse, sa tendresse et son émotion.

Bilan

Voilà pour ce palmarès et ces lectures cinéphiles de 2020, qui ont tout de même été assez variées.

2020 a aussi été l’occasion pour moi de proposer, l’été dernier, deux palmarès de lectures indispensables sur le cinéma et les séries télévisées, mais aussi de finir une entreprise de lectures entamée en juillet 2019 : lire tous les Hercule Poirot dans leur ordre de parution, soit 40 ouvrages, lus entre juillet 2019 et mai 2020.

Ma prochaine « entreprise de lecture » (c’est ainsi que j’appelle les projets de lecture qui me prennent plusieurs mois et qui viennent s’intercaler entre d’autres livres lorsque j’ai un moment) sera de relire en entier Le Seigneur des anneaux, pour clôturer en beauté cette année Tolkien.

Indépendamment de cette entreprise, je ne sais pas trop ce que me réserve 2021 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2020 : un Philippe Lombard, comme je l’annonçais un peu plus haut, et deux livres sur les séries télévisées britanniques.

D’ici là, je vous souhaite à nouveau de très belles fêtes de fin d’année, et je vous mitonne pour très prochainement le dernier article #profdoc de 2020.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

Novembre 2020 : séances et animations du CDI

Pour ce nouvel article #profdoc, c’est à nouveau – à mon grand soulagement – le titre traditionnel qui revient ce mois-ci. Je ferai le point sur quelques actions mises en place avant les vacances de la Toussaint, et sur toutes les initiatives ayant eu lieu entre le 2 et le 21 novembre.

Actions pour le 2 novembre

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai essayé durant toutes les vacances de faire une coupure et d’échapper (en vain) à la réalité des événements du 16 octobre dernier. J’avoue au départ avoir vraiment appréhendé cette reprise, et ne pas avoir vraiment su quoi proposer aux élèves et aux collègues.

Comme souvent dans ce genre de circonstances, ce sont les actions d’autres collègues qui m’ont inspirée et servi d’exemples, notamment les articles et les ressources proposées par le site des professeurs documentalistes de l’académie de Lyon.

Sur la base de ces ressources, j’ai donc proposé à mes collègues une collection Pearltrees « Laïcité et liberté d’expression » et aux élèves un article de blog avec une sélection de ressources du portail E-SIDOC du CDI.

Le week-end précédant la rentrée, j’ai voulu compléter ces sélections de ressources par une valorisation et une exposition au CDI. J’ai donc réalisé le visuel suivant :

Voilà à quoi ressemblait l’exposition une fois installée :

Enfin, pour en revenir au temps d’hommage à Samuel Paty dans mon lycée, ma proviseure avait fait le choix de banaliser les deux premières heures du 2 novembre pour organiser un temps de concertation.

Comme les élèves allaient directement en cours juste après et qu’il y avait de fortes chances pour que nous n’ayons personne au CDI, j’ai choisi de passer l’heure avec Stéphanie, collègue de lettres classiques, et avec ses élèves latinistes.

Actions de promotion de la lecture

Ma première période de l’année se focalisait en toute logique sur l’accueil des élèves au CDI (protocole sanitaire, aménagement, affichage, visites des élèves de seconde…).

Cette seconde période, déjà amorcée la dernière semaine avant les vacances de la Toussaint, a principalement tourné autour de la thématique de la lecture, aussi bien dans mes activités personnelles que professionnelles.

  • Conseils de lecture (profs)

Lorsque j’ai fait ma présentation de pré-rentrée au mois de septembre, j’ai piqué l’idée à Paul Rouffia, profdoc dans l’académie de Montpellier, de présenter des lectures de vacances.

Finalement, plusieurs collègues étant venus emprunter des ouvrages que j’avais conseillés, j’ai décidé de proposer une présentation que je mettrai à jour régulièrement, avec mes lectures :

J’y indique également avec des systèmes de badges les ouvrages présents au CDI et des liens pour découvrir le début du livre.

  • Conseils de lecture (élèves)

Pour faire pendant à cette présentation côté élèves, j’ai propose un visuel réalisé sur Canva à destination des élèves juste avant les vacances de la Toussaint :

Voilà ce que donnait l’exposition installée :

  • Soutien à la librairie

Au retour des vacances, la situation de la librairie avec laquelle j’ai l’habitude de travailler m’inquiétait : il me restait deux commandes déjà transmises, ainsi qu’une dernière commande à passer avant la clôture du budget.

J’ai pu échanger avec mon libraire via sa page Facebook, puis j’ai voulu savoir de quelle manière il était possible de lui manifester notre soutien, d’autant que la librairie est située sur la commune de Brétigny-sur-Orge, où est installé un gigantesque siège d’Amazon – bref, c’est un peu David et Goliath en Essonne…

J’ai d’abord échangé avec lui, puis je suis allée voir ma proviseure, qui a donné son accord pour la collaboration suivante, tant que la librairie serait contrainte d’être fermée, et évidemment tant que le lycée serait ouvert :

L’initiative a remporté l’adhésion des collègues, qui, je l’espère, seront nombreux à passer leurs commandes de Noël au Livre d’Orge !

  • Lecture à voix haute

Une autre initiative que je souhaitais mettre en place depuis un certain temps m’a aussi été inspirée par Paul, qui proposait durant le confinement des lectures à voix haute sur Instagram, ainsi que par mes séances de lectures échangées avec Bénédicte Langlois entre avril et août 2020.

Au retour des vacances, je me suis lancée et j’ai communiqué via le blog du CDI sur l’action suivante :

Ce premier texte est évidemment un clin d’œil à Perrine Chambaud qui m’a accueillie en Guyane au mois de février.

Vous pouvez retrouver mes premiers balbutiements de lecture à voix haute dans la collection pearltrees dédiée, sur laquelle j’invite également mes collègues à déposer leurs propres lectures.

  • Premiers pas sur Insta…

Enfin, depuis les vacances de la Toussaint, je m’aventure désormais à publier mes expériences de lectures, et quelques photos de promenades sur Instagram.

Vous pouvez me suivre, c’est par ici.

Valorisation du fonds par rayons

Après le focus thématique sur le grand oral puis sur le rayon littérature, et grâce aux acquisitions récentes, j’ai poursuivi des actions de valorisation du fonds par rayons.

Ce mois-ci, j’ai donc ajouté deux rayons à ma collection :

  • Rayon Philo (100)

J’en profite pour évoquer un petit événement en lien direct avec la philosophie. Avant les vacances de la Toussaint, je suis sollicitée par ma proviseure qui m’évoque la situation de Laïla, contractuelle en philosophie rattachée au lycée, qui se retrouve sans poste, et à qui le rectorat demande un emploi du temps pour qu’elle soit payée.

Ma proviseure avait donc pensé à la faire venir au CDI. Après y avoir réfléchi avec Lucile et en avoir discuté avec des collègues profs docs, j’ai répondu qu’il serait judicieux que Laïla propose des initiatives directement en lien avec sa discipline et son parcours (elle a fait science po et est docteure en philosophie).

Dans ma réponse, j’ai suggéré les actions suivantes : l’accompagnement des élèves volontaires pour la préparation du grand oral sur des temps de pause méridienne ou en séances (HGGSP, SES), l’accompagnement des élèves préparant le concours de science po, un soutien aux élèves et des propositions d’ateliers philo qui pourraient se tenir au CDI, éventuellement à destination des élèves de terminale volontaires mais également des élèves de HLP (en concertation avec les collègues des disciplines concernées).

Dès le retour des vacances, nous avons donc accueilli Laïla et nous avons commencé à mettre en place ces actions (elle a également proposé des ateliers philo via un pad sur l’ENT). Pour enrichir le rayon jeux, nous avons acquis le jeu « Philodéfi », qui constitue un support supplémentaire pour ces différentes actions.

  • Rayon Langues (400)

Pour chaque rayon, une installation présente les ouvrages, et le visuel est publié sur le blog du CDI. Je réalise ces différents visuels généralement en simultané, puis ils sont publiés et installés de manière échelonnée, en fonction des actions proposées par Lucile sur les autres rayons ou sur le blog.

  • Affiche « sujets sensibles » au CDI + marques-pages

S’il y a une initiative que j’ai mis du temps à réaliser, alors que j’en avais l’idée (glanée dans ma veille) depuis un moment, c’est bien celle-ci : indiquer aux élèves où se trouvent des livres traitant d’un certain sujet, sans qu’ils aient à nous demander ou sans que leurs camarades soient au courant :

J’ai décliné également ces différents sujets sous forme de marques-pages thématiques :

L’ensemble a été mis à disposition des élèves la semaine du 9 novembre :

Actions et expositions thématiques

Comme le mois précédent, j’indique ici par un code couleurs les actions menées par Lucile (en vert) et les actions que j’ai pu mener (en violet).

  • BD documentaires (L)

Pour mettre en valeur les récentes acquisitions – principalement issues de la collection de la petite bédéthèque des savoirs, Lucile a réalisé ce visuel publié sur le blog du CDI :

Les différents ouvrages sont présentés en tête des rayons sciences (300, 500 et 600)

  • Développement durable : zoom sur la consommation (L)

Pour faire suite aux précédentes sélections sur le climat et l’alimentation, voici l’exposition proposée sur l’objectif « Consommation et production responsable ».

  • Prix Manga (L)

En fin d’année dernière nous avions commandé les mangas de la sélection du prix Manga Senseï, Lucile a choisi de les mettre en valeur en organisant un prix manga avec une rubrique dédiée sur le portail E-SIDOC du lycée :

Les récentes acquisitions sont présentées aux élèves :

  • Générateur d’idées de lecture (L)

Pour inciter les élèves à découvrir d’autres textes, Lucile a mis à disposition sur le blog du CDI un générateur d’idées de lecture, renvoyant vers des sélections sur le portail E-SIDOC du lycée :

Cette présentation a également permis d’installer des focus littéraires à l’intérieur des rayons fictions, dont voici quelques exemples :

  • Femmes et politique (J)

Pour faire suite à l’exposition thématique sur les élections américaines, j’ai d’abord cherché un sujet d’actualité ou un événement ayant lieu au mois de décembre. Je n’ai rien trouvé de satisfaisant, jusqu’à ce que je pense à la figure de Kamala Harris, j’ai donc décidé de proposer quelque chose sur les femmes au pouvoir, d’abord avec ces deux visuels :

puis avec cette présentation cliquable :

Voilà le résultat une fois installé :

  • Charles de Gaulle (J)

J’ai remplacé une sélection en tête du rayon histoire-géo présentant les nouveautés du rayon, par une sélection sur le général de Gaulle :

Cette mini-sélection était accompagnée du visuel suivant :

Séances et actions pédagogiques

Concernant les séances menées durant cette période, il s’agit pour la plupart de séances déjà engagées au mois d’octobre, sur lesquelles je ne rentrerai pas dans les détails. Je ne reviendrai que sur les dernières, les séances menées avec les STS1 (un projet déjà mené en 2019-2020 et pour lequel j’ai apporté quelques modifications).

  1. Visites des classes de secondes : 3 classes accueillies
  2. EMC en classe de première et terminale. Les premières travaillent sur le lien social (2 classes), à l’aide du support déjà présenté le mois dernier. Les terminales préparent le grand oral (1 classe).
  3. Accompagnement à la recherche dans la préparation du grand oral : nous avons été sollicitées par une collègue de HGGSP pour une présentation des ressources à disposition des élèves (E-SIDOC, ENT, GAR) accompagnée d’une sélection de documents du CDI
  4. Participation aux ateliers de préparation de Science Po. Chaque année des élèvent de terminale participent à des ateliers afin d’intégrer Science Po. Pour l’instant j’ai participé à deux ateliers, le premier afin de rappeler des éléments d’information sur la recherche et la citation des sources dans E-SIDOC, le second pour mettre à disposition une sélection d’ouvrages et de périodiques sur le sujet qui fera l’objet d’un débat entre les différents groupes d’élèves, à savoir « Faut-il abandonner le nucléaire civil français ? »
  5. Séances de recherche en STS1

Pour ces dernières séances, je fais un point un peu plus détaillé. En effet, il s’agit d’une séance menée l’an dernier auprès des élèves de STS1 sur la recherche et la citation des sources.

Cette année, la collègue de STS m’a à nouveau demandé d’intervenir en axant davantage le propos sur la recherche d’information.

J’ai repris la structure de la séance menée l’an dernier avec Floriane, en y ajoutant certains éléments notés ici en gras :

  • sondage de pratiques sur la recherche d’informations
  • présentation de différents moteurs de recherche
  • fiabilité / pertinence et outils de fact-checking
  • recherche en action : chaque équipe doit s’approprier un outil de recherche en temps limité et rendre compte de sa démarche
  • quelques trucs et astuces de recherche
  • jeu de rôles sur la citation des sources et boîte à outils

La séance fait alterner les mises en activités des étudiants (sondage, défi de recherche et jeu de rôles) et les temps plus descendants et de restitution. C’est une séance que j’ai énormément appréciée, avec des élèves réceptifs, curieux, et très agréables.

Réunions, communications et autres activités

  • entre Pearltrees, Twitter et Instagram + articles sur le blog du CDI

Durant cette période, j’ai mis à jour mon Pearltrees avec les deux collections consacrées à la liberté d’expression et à la lecture à voix haute. J’ai aussi réorganisé ma collection « Veille E-INSTANT CDI » pour y ajouter les sélections thématiques réalisées sur Canva.

Je communique aussi plus régulièrement sur mon compte Twitter les expositions installées et les visuels qui leur sont associés. Hormis le #VendrediLecture, je réserve mes lectures personnelles à mon compte Instagram.

Le blog du CDI lancé au mois de mars prend sa visite de croisière, à raison de deux à trois articles par semaine. Ce mois-ci : les nouveaux romans, les ressources sur la liberté d’expression et la laïcité (deux articles), les BD documentaires, le projet de lecture à voix haute, le prix manga, les femmes au pouvoir, le générateur d’idées de lecture, et l’article sur développement durable et consommation.

  • Réunions, formations, autres activités

Ce mois-ci j’ai assisté à deux conseils pédagogiques élargis organisés pour répondre aux questionnements sur la situation sanitaire et sur l’hommage à Samuel Paty.

J’ai assisté à distance à une réunion de bassin (la première de l’année), à un webinaire sur PIX, à une formation de formateurs (organisation des stages pour 2020-2021) ainsi qu’à plusieurs visioconférences avec des collègues.

À la fin de ce mois de novembre, j’ai également repris quelques activités pour LudoDOC : calendrier et organisation de l’année, préparation d’articles, échanges de mails. Je n’en dis pas plus pour l’instant, mais l’année va certainement être très riche sur ce site, je vous raconterai tout ça dans un prochain article !

D’ici là, bon courage à tous et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

À l’ombre du cinéma

Pour ce dernier compte-rendu de lecture de l’année 2020 – le prochain article étant consacré à mon traditionnel palmarès de lecture – je vais revenir sur l’un des livres les plus délicats et les plus émouvants que j’ai eus entre les mains cette année.

C’est l’un de ces livres dont on arrive à la fin en regrettant vraiment de l’avoir fini, et bien que l’histoire soit sans suspense aucun, on se prend à redouter les derniers chapitres, les dernières phrases, les derniers mots.

Lecture de confinement

Ce livre, que j’annonce cette fois sans retard et sans associations d’idées préalables – elles viendront après – c’est L’Amie américaine de Serge Toubiana, publié aux éditions Stock en mars 2020.

Lorsque j’ai eu connaissance de la publication de cet ouvrage, je savais déjà de qui et de quoi il parlait, avant même d’en avoir lu un résumé et de l’avoir eu entre les mains. Le titre et le bandeau étaient suffisamment évocateurs pour que j’aie immédiatement envie de lire ce livre.

Étant donnée sa date de publication, je me suis hâtée de le commander, pour le recevoir avant que le confinement et les aléas de la poste m’en empêchent. Heureusement, dès la mi mars, le livre était dans ma boîte aux lettres, et après les lectures des derniers Hercule Poirot, des trois premiers volumes de L’Amie prodigieuse et de La Servante écarlate (entre autres), j’ai eu le bonheur de me plonger dans l’ouvrage de Serge Toubiana.

Truffaut, Helen, Hitchcock

Je suis donc passée, avec beaucoup de plaisir pour mon esprit amateur d’associations d’idées et de jeux de mots, de L’Amie prodigieuse à L’Amie américaine.

Connaissant les goûts de Serge Toubiana pour le cinéma de Truffaut – car, vous l’avez compris, c’est encore de Truffaut qu’il s’agit ici – je suis persuadée que ce titre L’Amie américaine est trop proche de La Nuit américaine pour être totalement innocent…

En effet, Serge Toubiana est l’auteur d’une biographie de François Truffaut co-écrite avec Antoine de Baecque, qui fait référence en la matière et que j’ai classée cet été dans les 10 lectures indispensables sur le cinéma. Il y a quatre ans il avait publié des mémoires que j’ai déjà évoquées : Les Fantômes du souvenir. Il a par ailleurs été directeur de la Cinémathèque française entre 2003 et 2015.

Son Amie américaine est une biographie consacrée à Helen Scott.

Des femmes, François Truffaut en a compté beaucoup dans sa vie : épouse, filles, muses, collaboratrices, amies. Les femmes sont omniprésentes également dans son cinéma, depuis la mère des Quatre cents coups à la partenaire idéale incarnée par Fanny Ardant dans Vivement dimanche !

Et si l’on peut dire, la relation qu’il eut avec Helen Scott est un condensé de toutes ces relations. Helen Scott est principalement connue des cinéphiles pour avoir accueillie Truffaut aux États-Unis pour les débuts de sa carrière hollywoodienne en janvier 1960, et pour avoir traduit en simultané les entretiens entre Hitchcock et Truffaut en 1962, puis pour avoir travaillé sur l’édition anglaise du Hitchbook.

En témoigne cette photo :

En témoignent également les entretiens enregistrés au magnétophone :

Helen avant François

Ce que l’on connait moins, et ce que Serge Toubiana s’emploie à nous raconter, c’est la vie d’Helen Scott avant sa rencontre avec Truffaut, et la force de cette amitié une fois la rencontre survenue.

On y découvre son enfance entre New York et Paris, son militantisme communiste dans les années trente, ses relations avec la résistance et la France libre pendant la seconde guerre mondiale, son mariage très éphémère avec un monsieur Scott dont elle a gardé le nom toute sa vie.

Certains mystères qui restent irrésolus donnent à Helen la dimension d’un personnage de roman : a-t-elle assisté aux procès de Nuremberg ? était-elle une espionne soviétique ?

Toujours est-il que la femme qui côtoyait dans les années trente et quarante une certaine élite politique (défilent devant nous Geneviève Tabouis, Eleonor Roosevelt, Pierre Mendès-France), a traversé quelques années de galère, black-listée et victime du maccarthysme, avant d’être engagée par le French Film Office comme publiciste en 1959.

Ma chère Helen, mon cher François

Ce que nous raconte enfin Serge Toubiana dans L’Amie américaine, c’est, à partir de 1960, l’histoire d’un coup de foudre puis d’une amitié à la fois fantasmée, fusionnelle, mais aussi épistolaire.

Ici, petite digression personnelle : je me souviens après avoir découvert le cinéma de Truffaut (c’était il me semble au lycée entre 2002 et 2004) j’avais commencé à accumuler les livres qu’il avait écrits et ceux qui lui étaient consacrés.

J’avais ainsi mis la main sur une biographie d’Annette Insdorf parue aux éditions Gallimard dans la collection « Les découvertes », le Dictionnaire Truffaut, la biographie co-écrite par Antoine de Baecque et Serge Toubiana, et j’avais appris que sa correspondance avait été publiée.

Pour mettre la main dessus, quelle aventure, à une époque où certes mes parents disposaient déjà d’un ordinateur et d’une connexion Internet (avec le fameux modem) mais où le marché du livre d’occasion n’était pas aussi accessible qu’il peut l’être maintenant.

J’avais donc trouvé sur un site un exemplaire d’occasion, récupéré dans une librairie parisienne (était-ce passage Jouffroy ?) et qui figure depuis, encore aujourd’hui dans ma bibliothèque.

Dans cette Correspondance, une sélection des lettres de Truffaut. La première des lettres à Helen qui y figure date de mars 1960, la dernière date de février 1975.

La lecture de L’Amie américaine nous donne à voir cette correspondance comme beaucoup plus abondante, principalement du côté d’Helen, qui peut écrire 5 lettres quand Truffaut n’en répond qu’une…

Elle nous donne à découvrir quelques-unes de ces lettres, toujours lucides, toujours pleines d’affection et d’humour, entre « Scottie » et « ma Truffe », qui se livrent tantôt à des coups de gueule, tantôt à des confidences.

Elle nous donne enfin à connaître une personnalité des plus touchantes et des plus fascinantes, par son humour, sa simplicité et sa culture.

Helen Scott a côtoyé bon nombre de réalisateurs, acteurs et scénaristes, français et étrangers (de Rossellini à Bill Murray), a encouragé la carrière outre-Atlantique de plusieurs metteurs en scène, a réalisé les sous-titres de films français, a mis en contact untel et untel, puis, s’étant installée à Paris, a fréquenté cinémathèque et ciné-clubs, réalisateurs et producteurs.

Et pour Truffaut ? Elle participe évidemment à l’aventure du Hitchbook – la bible du cinéphile par excellence – elle assiste au tournage de Fahrenheit 451, elle relit des scénarios, est parmi les premiers spectateurs des films, conseille et encourage, et apparaît même dans Domicile conjugal, dans une scène aux côtés de Jean-Pierre Léaud :

Évidemment, j’oublie, je vais vite en besogne, je n’insiste pas sur des détails ô combien touchants de cette amitié, que Serge Toubiana prend, lui, le temps de nous raconter.

Les dernières pages, je l’ai dit, sont sans suspense (ni surprise). Elles me permettent cependant une nouvelle digression.

Promenade à Montmartre

Cette digression, je vais tâcher de ne pas la rendre trop macabre… et si jamais j’y échouais, je tâcherai de me rattraper dans la dernière partie de cet article.

Après avoir découvert le cinéma de Truffaut, je suis allée en prépa à Vanves, puis j’ai fait mes études à la Sorbonne. Jusqu’à ma deuxième année de master, j’ai principalement fréquenté le sud de Paris, le parc Montsouris, la porte d’Orléans et la station Corentin Celton.

Puis je me suis installée dans un petit studio rue Damrémont et pour aller à l’INSPÉ qui s’appelait encore l’IUFM, je descendais la rue Damrémont puis la rue Caulaincourt, qui surplombait le cimetière Montmartre, pour rejoindre le boulevard des Batignolles.

J’allais de temps en temps me promener dans le cimetière Montmartre, avec à l’entrée Lucien et Sacha Guitry, Michel Berger, Dalida et Fred Chichin, et je ne manquais pas de m’arrêter dans les allées de l’avenue Berlioz, où se trouve une grande tombe en marbre noir avec des lettres blanches, sur laquelle on trouve toujours des tickets de métro.

Mais à aucune de mes visites je n’avais imaginé qu’Helen, disparue trois ans après Truffaut, se trouvait à proximité, voisine discrète mais toujours fidèle.

Figures de l’ombre, passeurs de cinéma

Le livre de Serge Toubiana m’a fait souvenir de quelques-uns (et ici plutôt quelques-unes) de ces passeurs de cinéma, ces personnages que le spectateur ne soupçonne pas toujours, mais qui restent indispensables à une oeuvre et à sa transmission.

Je suis reconnaissante à l’auteur de L’Amie américaine d’avoir ainsi mis en lumière la silhouette d’Helen Scott, et je me suis alors imaginée combien il serait captivant que certains destins de ces figures de l’ombre se retrouvent éclairés.

Je me souviens de la scénariste Frances Marion, enfin sur le devant de la scène dans le Hollywood Boulevard de Melanie Benjamin.

Qui pourra écrire la biographie de Lotte H. Eisner, collaboratrice de Henri Langlois à la Cinémathèque française et spécialiste du cinéma de Murnau ou de Fritz Lang ?

Qui pourra écrire une biographie d’Edith Head, qui a réalisé notamment les costumes du Eve de Mankiewicz, de Vacances romaines, et, pour Hitchcock de Vertigo, Fenêtre sur cour ou La Main au collet, et a remporté pas moins de huit Oscars ? Qui, d’ailleurs, pour écrire un livre sur Alma Hitchcock ?

Qui, pour écrire un livre sur Suzanne Schiffman, l’assistante de Truffaut et l’une de ses plus proches collaboratrices ?

Qui, cette fois, pour écrire un livre sur Nina Companeez, réalisatrice des Dames de la côté et de L’Allée du roi ?

Il est vrai que certaines de ces personnalités, aussi discrètes qu’efficaces, préfèrent rester dans l’ombre… mais n’en sont pas moins de formidables passeurs de cinéma.

Je vous encourage à les découvrir, et vous dis à très bientôt, sur Cinephiledoc !

Quant à moi, je vais ranger L’Amie américaine en bonne place dans l’étagère de ma bibliothèque où se trouvent les livres de Truffaut ou ceux qui lui sont consacrés, livres qui commencent à constituer à eux-seuls un fonds à part entière (j’en ai dénombré 32 jusqu’ici) parmi tous mes ouvrages sur le cinéma…

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