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May the fourth be with you and survive

Vous l’aurez compris, voici un petit article sur la saga Star Wars. Et de circonstances, puisqu’il s’agit de survivre !

En effet, pour ceux qui ne sont pas familiers de cet univers ou qui n’en sont pas des inconditionnels, le 4 mai est une journée consacrée à Star Wars – avec le jeu de mots « May the fourth » (le 4 mai) qui joue en anglais sur sa proximité avec « May the force be with you », l’encouragement bien connu adressé aux personnages des différents épisodes.

J’aurais pu publier cet article au mois de décembre ou au mois de janvier mais…

  1. j’avais presque oublié que le dernier volet (l’épisode IX) sortait au mois de décembre
  2. j’avais déjà prévu de publier mon palmarès 2019 en décembre et mon article sur ma première année de bullet journal en janvier

Je profite donc de ce 4 mai pour :

  • refaire un petit point sur quelques lectures intéressantes sur Star Wars
  • évoquer à nouveau la mini expo installée en décembre au CDI et la petite présentation cliquable qui lui était associée (casquette profdoc)
  • faire un compte-rendu de lecture d’une publication relativement récente
  • établir mon palmarès personnel des différents épisodes de la saga

Et comme je suis bien organisée, je vais reprendre dans le désordre ces différents points et commencer par le dernier !

Palmarès personnel des épisodes de Star Wars

Lorsque je suis allée voir le dernier épisode au mois de décembre, j’ai beaucoup échangé avec un certain nombre d’amis, de connaissances et de collègues sur ce que nous pensions respectivement de ce dernier volet.

J’ai essayé de faire un petit classement des épisodes, de celui que je considère comme le meilleur à celui que je préfère oublier. Si le coeur vous en dit, je vous laisse m’indiquer en commentaire votre propre classement.

Le trio de tête

  • 1 : L’empire contre-attaque (épisode V) 1980

Pour moi, c’est le meilleur. J’adore tout de cet épisode : la bataille sur la planète Hoth, l’entraînement de Luke avec Yoda, l’affrontement final avec Dark Vador.

  • 2 : Un nouvel espoir (épisode IV) 1977

J’aime beaucoup le tout premier épisode de la saga, déjà parce que cela nous permet de la découvrir (et sans forcément commencer par l’épisode I – cela soulève d’ailleurs la question « dans quel ordre faut-il voir les films ? »), ensuite parce que j’adore Alec Guinness dans le rôle d’Obi-Wan Kenobi, Obi-Wan étant l’un de mes personnages préférés.

  • 3 : Rogue One (2016)

Rogue One est le seul film dérivé de l’univers dont je parlerai dans ce palmarès. D’abord parce que les autres m’ont laissé peu de souvenir ou des souvenirs plus que mitigés (le Solo de 2018 en fait partie). Ensuite parce qu’il arrive à être fabuleusement efficace et bien mené en un peu plus de deux heures. Seule petite réserve : l’image numérique de Leia à la fin.

Les hésitations au milieu

Pour les films suivants, je n’ai pas d’avis particulièrement tranché : je vais les apprécier pour telle ou telle raison, mais je vais être beaucoup plus réservée sur d’autres points

  • 4 : Le Retour du Jedi (épisode VI) 1983

J’ai une tendresse particulière pour celui-ci parce que, de manière générale, j’aime les épisodes conclusifs, les moments où tout se résout. J’aime beaucoup aussi les péripéties pour libérer Han, et la rencontre avec les Ewoks sur Endor.

  • 5 : La Revanche des Sith (épisode III) 2005

Si j’apprécie cet épisode de la Prélogie, c’est principalement pour la transformation progressive d’Anakin Skywalker en Dark Vador, et la façon dont l’on passe de la république à l’empire. J’aime aussi beaucoup l’affrontement entre Anakin et Obi-Wan sur la planète Mustafar.

  • 6 : Le réveil de la force (épisode VII) 2015

Je me souviens des débats passionnés lorsque les nouveaux épisodes sont sortis au cinéma. Pour ma part, j’étais très heureuse de revoir les acteurs de la trilogie originelle, et cela a largement contrebalancé les faiblesses du scénario. Et puis j’aime bien BB8.

  • 7 : L’ascension de Skywalker (épisode IX) 2019

Je mets cet épisode juste après le précédent et à peu près pour les mêmes raisons. Oui il y a des incohérences et de la paresse dans l’écriture du scénario. Oui il y a des choses que j’ai eu du mal à accepter. Mais au moins Leia a une fin à peu près correcte, compte-tenu des circonstances.

Les (bons) derniers

  • 8 : L’attaque des clones (épisode II) 2002

Là ça commence à devenir compliqué. L’épisode II fait partie de mes épisodes « oui mais ».

Traduction : Anakin a l’air d’un ado tête à claques pendant tout le film ? Oui, mais il y a Christopher Lee. Les scènes sur Naboo sont niaises et insupportables ? Oui, mais il y a Christopher Lee.

  • 9 : La menace fantôme (épisode I) 1999

Un autre épisode « oui mais », encore plus compliqué que le précédent.

Traduction : C’est cool, y’a Liam Neeson ? Oui mais y’a Jar Jar Binks ! La course de modules est top ? Oui mais y’a Jar Jar Binks !

  • 10 : Les derniers Jedi (épisode VIII) 2017

Donc si vous vous demandez pourquoi j’avais oublié que l’épisode IX sortait en décembre 2019, voilà la raison. Ce n’est même pas un épisode « oui mais », c’est un épisode dont je ne veux vraiment pas me rappeler.

Et c’est presque avec soulagement que j’ai vu l’épisode IX après ça, et que cela m’a donné envie de faire, et ce palmarès, et le compte-rendu de lectures qui va suivre.

Les cinq livres à lire sur Star Wars

Voici d’abord cinq petits conseils de lecture, que vous soyez amateur ou spécialiste de la saga.

  • un abécédaire de l’univers Star Wars

Le premier de ces ouvrages est Star Wars : une saga, un mythe, de Laurent Aknin, publié aux éditions Vendémiaire en 2015.

J’en avais fait la critique au moment de sa sortie, qui coïncidait, à quelques semaines près, à la sortie au cinéma de l’épisode VII.

Sous forme d’abécédaire, le livre décode les racines des Jedis, de la Force, l’influence du mythe arthurien ou des cultures asiatiques sur la saga, et le fait que Star Wars fait désormais figure de mythe à part entière, avec produits dérivés et univers étendu.

L’ouvrage s’ouvre sur le processus d’ « agnition » (reconnaissance de deux personnes ou plus, avec notamment la célèbre phrase de Dark Vador (Darth Vader) à Luke Skywalker, « Je suis ton père »), et se ferme, comme il se doit, avec la figure de Yoda.

On y retrouve d’autres entrées, dédiées aux personnages, ainsi que l’explication de plusieurs points emblématiques de la saga : combats, couples, droïdes, élu, empire et dictature VS république et démocratie, fantasy et science-fiction, immortalité, initiation, ordre Jedi, padawan, religion, ou encore sabre.

  • Star Wars en infographies

L’un de mes ouvrages préférés sur Star Wars est le Star Wars graphics : l’univers décrypté en infographies, sorti lui aussi en 2015 aux éditions Hachette.

C’est un livre d’une incroyable efficacité, qui restitue à merveille l’univers de la saga, et qui, comme son sous-titre l’indique, le décrypte en infographies.

On y retrouve aussi bien le descriptif des différentes planètes, une classification des vaisseaux en fonction de leur vitesse, une étude de l’espérance de vie par espace, des membres coupés dans les différents épisodes de la saga, une chronologie réelle et fictives des événements, ou encore le taux de midichloriens par personnage.

Ce bijou visuel est à rapprocher du point de vue de l’humour, du petit ouvrage publié aux éditions 404, Comprendre Star Wars quand on a toujours pas compris qui est le père de Luke Skywalkeret du point de vue de la forme, de l’ouvrage dont je parlerai un peu plus bas…

  • Aux origines : George Lucas

Le troisième ouvrage est un peu plus récent : il s’agit de Star Wars, de Will Brooker, publié en 2017 chez Akileos.

Cet ouvrage revient principalement sur un personnage emblématique de la saga, à savoir son réalisateur, George Lucas, et étudie sa personnalité selon un angle bien défini, à savoir : l’homme qui voulait être Han Solo mais pour qui il est plus sécurisant, psychologiquement et émotionnellement, d’être Dark Vador, voire Palpatine.

Vous pouvez retrouver ici la critique que j’avais faite de l’ouvrage à sa sortie.

Pour compléter cette lecture, je vous laisse regarder le documentaire ci-dessous, consacré aux origines de Star Wars.

  • Le féministe

Pour cette avant-dernière lecture, on peut continuer à parler de George Lucas, mais avec le regard de Carrie Fisher, et en prenant le temps de lire le Journal d’une princesse, un ouvrage qui est sorti, dans sa traduction française, en octobre 2017.

Ce livre ne revient pas seulement sur les conditions du tournage du premier Star Wars en 1977.

J’avais fait la critique de ce livre en mars 2018, c’était un livre dont j’avais adoré le ton, la franchise, et l’humour. Je ne résiste pas à la tentation d’en replacer ici une citation :

Quand on se rapproche de mon double [au musée Madame Tussauds de Londres], on peut voir qu’elle a la peau un peu épaisse et qu’elle transpire, alors restez à distance. Il lui manque un grain de beauté sur les reins, mais je n’en aurais pas non plus si j’avais le choix. Peut-être mon moi en cire pourra prendre le relais quand mon moi de chair déposera les armes. Mais il devra le faire dans ce putain de Bikini.

Lorsqu’on lit ce livre, on y retrouve tout l’humour cinglant et sans coquetterie de Carrie Fisher, tel qu’on peut également l’appréhender dans cette vidéo :

Et je rajoute également celle-ci pour compléter :

  • Le scientifique

Enfin le dernier livre que je retiens sur Star Wars, c’est le livre, déjà plusieurs fois cité sur ce blog, de Roland Lehoucq : Faire des sciences avec Star Wars.

C’est un ouvrage qui décrypte d’un point de vue scientifique les différents éléments de la saga : sabres laser, étoile de la mort, vaisseaux spatiaux, droïdes et planètes.

Roland Lehoucq est astrophysicien au CEA, et quand il ne s’intéresse pas aux sciences chez Tolkien, il évoque dans ses livres la science au cinéma, le nombre de doigts d’un extra-terrestre ou les pouvoirs de Superman.

J’ai pu mettre en valeur à plusieurs reprises ses travaux au CDI, ici pour de la vulgarisation scientifique :

là, pour l’exposition Star Wars du mois de décembre :

avec le visuel qui allait avec :

Star Wars, manuel de survie

Dans mes lectures, j’avais croisé aussi un manuel du Jedi, mais ce qui a retenu mon attention pour cet article, en plus de la sortie au cinéma du dernier épisode et de cet événement du 4 mai, c’est un autre manuel, dont la couverture attire très efficacement le regard.

Il s’agit de Survivre dans la galaxie, de Christian Blauvelt, publié chez Hachette en octobre 2019.

L’ouvrage est superbement mis en forme. Il se rapproche bien de Star Wars graphics, que j’ai mentionné plus haut, mais avec plus de texte.

Sur des doubles-pages, il décrypte les subtilités de la politique ou des différentes cultures de la galaxie, et propose un guide pour hacker, piloter un vaisseau spatial, choisir les bonnes armes ou encore affronter des prédateurs.

C’est un excellent divertissement, malgré quelques coquilles dans la traduction et un petit souci de mise en page à un endroit.

Le parfait complément d’autres ouvrages du même type, comme le Guide de survie en territoire zombie de Max Brooks.

J’espère vous avoir donné quelques pistes de lectures pour savourer pleinement ce 4 mai.

May the force be with you et à bientôt sur Cinéphiledoc !

2019 : Palmarès de lecture

Contrairement à mes habitudes depuis quelques années, je publie début décembre ce palmarès de lecture.

En effet, je prévois début janvier un article qui ne sera ni tout à fait cinéphile, ni tout à fait profdoc, et cela me donnera également plus de temps pour vous préparer les comptes-rendus de lecture de février et mars prochains, sur des ouvrages que j’ai déjà pour projet de lire…

Cela me permettra aussi de vous donner quelques idées de cadeaux de Noël, si vous souhaitez glisser sous le sapin l’un ou l’autre des ouvrages sympathiques dont j’ai pu vous parler cette année.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Cette année je suis un peu donc encore plus ponctuelle que l’année passée puisque j’ai préparé ce palmarès à la mi-octobre et que je le publie début décembre.

J’ai l’impression d’être comme les magasins qui font leurs annonces de promos de rentrée au mois d’août ou sortent leurs catalogues de fêtes à la Toussaint…

Comme l’an dernier, voici d’abord un état chiffré des lectures 2019 :

  1. janvier. Deux lectures : Movieland, de David Honnorat et Games of Thrones : les cartes du royaume (deux ouvrages catégorie Beaux livres)
  2. février – mars. Deux lectures : Arrête de ramer, t’attaques la falaise ! de Philippe Lombard et Tout Truffaut, de Anne Gillain (catégorie Essais ?)
  3. avril : une lecture. Max, de Stéphane Olivié Bisson (roman poétique)
  4. juillet : deux lectures. Kaamelott, une livre d’histoire et Winter is coming (catégorie Essais)
  5. septembre : deux lectures. Matrix, de Joshua Clover (essais) et Louis de Funès, de Clémentine Déroudille (beau livre).

Alors oui, cela fait environ moitié moins de livres que l’an dernier, où j’ai lu 16 ouvrages qui ont pu faire l’objet d’un compte-rendu sur Cinéphiledoc. Mais vous verrez en janvier que, si j’ai moins lu sur le cinéma, j’ai tout de même beaucoup lu cette année…

Ces lectures ont l’air quelque peu disparate, mais on peut tout de même les organiser par thèmes.

Voici ce qu’on peut en retenir.

Palmarès 2019

Les figures tutélaires

Parmi les 9 ouvrages lus cette année, trois sont consacrés à un personnage emblématique du cinéma, et, sinon à l’univers cinéphile de chacun, du moins à mon imaginaire cinéphile personnel.

Il s’agit évidemment de François Truffaut, que j’ai retrouvé avec plaisir dans le Tout Truffaut de Anne Gillain, et qui m’a fourni le prétexte de quelques petites confessions ; de Max Linder, pris sur le vif dans le surprenant roman de Stéphane Olivié Bisson, et de Louis de Funès, dont l’évocation par Clémentine Déroudille m’a plongée dans une succession de répliques de films et m’a, une nouvelle fois, donné envie de revoir La Folie des grandeurs

Parmi ces trois ouvrages, je choisis le très succinct et néanmoins efficace tant dans l’écriture que dans l’émotion : Max, de Stéphane Olivié Bisson. Un texte troublant et poétique, et qui nous donne l’occasion de ranimer la mémoire sur un précurseur du cinéma comique, sur un poète maudit du cinéma muet, longtemps condamné à l’oubli. Une sorte de soldat inconnu du septième art dont la lecture de ce livre serait une des chances de ranimer la flamme.

Aux temps et lieux des séries

Il fallait bien pour la sortie tant attendue (mais je donnerai pas mon avis dessus) de la saison 8 de Game of Thrones, que je poursuive mes lectures sur le sujet.

J’ai donc eu une année 2018-2019 riche en découvertes : fin 2018 le Dictionnaire de la fantasy, publié chez Vendémiaire, et déjà évoqué dans le palmarès 2018 en janvier dernier. À la même période, l’excellent ouvrage de Cédric Delaunay, Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Début 2019, j’ai parcouru Game of Thrones : les cartes du royaume, mais il ne s’agit pas de la lecture la plus accaparante qui soit…

Petit pas de côté dans l’univers des séries médiévales, j’ai exploré les influences historiques de Kaamelott, avec Kaamelott : un livre d’histoire, de Florian Besson et Justine Breton.

Enfin, en juillet j’ai découvert l’ouvrage de Carolyne Larrington, Winter is coming, qui revient brillamment sur les références littéraires médiévales de Game of Thrones. C’est sur ce dernier que je m’arrête pour son incroyable érudition et pour la plongée qu’elle nous offre dans le Moyen Âge.

Visite guidée du cinéma : jouer sur les cartes, jouer sur les mots

Enfin, les trois livres qui me restent sont plus compliqués à classer.

J’ai apprécié l’escapade rêveuse dans Matrix proposée par Joshua Clover, même si, je l’avoue, l’ouvrage ne fait par partie de mes préférés de la collection BFI : Les classiques du cinéma de chez Akileos.

J’ai vu qu’en septembre 2019 étaient parus deux nouveaux volumes, l’un sur Toy story, l’autre sur Terminator, je vous reparlerai donc peut-être à l’occasion de ce dernier…

J’ai impatiemment attendu en fin d’année dernière le Movieland de David Honnorat, qui ne m’a absolument pas déçue, et qui propose un fabuleux voyage cinéphile par itinéraires et associations d’idées, qui ne pouvait que me séduire.

C’est à lui que j’accorde ma dernière mention, pour cette raison et aussi parce que je ne peut pas accorder tous les ans une mention à l’un de mes auteurs cinématographique fétiche : Philippe Lombard, qui a, cette année encore (et ce n’est pas fini), réussi à m’apprendre beaucoup de choses sur le cinéma tout en me distrayant, avec son désopilant Arrête de ramer, t’attaques la falaise !

Vous voulez offrir deux livres à des amateurs de cinéma pour Noël ? Offrez Movieland et offrez un livre de Philippe Lombard, quel qu’il soit, vous trouverez forcément de quoi faire plaisir !

Bilan

Évidemment, pas de mention spéciale cette année, puisque j’ai eu beaucoup moins de lectures cinéphiles que l’an passé, même si mon été a été très riche de deux univers littéraires et cinématographiques captivants : celui de Daphné du Maurier et celui d’Agatha Christie.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire la biographie de Du Maurier, Manderley for ever, à lire l’autobiographie et la biographie d’Agatha Christie, et à reprendre dans l’ordre de leurs parutions les Hercule Poirot (au moment où j’écris ces lignes, j’en suis à Cinq petits cochons, c’est donc mon 23e Hercule Poirot pour 2019).

Je ne sais pas trop ce que me réserve 2020 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2019, notamment à des publications parues normalement en octobre-novembre et que j’ai beaucoup attendues.

J’y parlerai d’un cinéaste que j’apprécie énormément, et de tournages mouvementés…

D’ici là, je vous souhaite à nouveau de très belles fêtes de fin d’année, et je vous mitonne pour très prochainement le dernier article #profdoc de 2019.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

Un Louis, deux Funès

Pour le titre de ce compte-rendu de lecture du mois de novembre, je pastiche un article que François Truffaut avait publié en 1983 « Un ami, deux Broca », consacré au merveilleux réalisateur du Bossu ou de Tendre poulet.

C’est sur Twitter que j’ai trouvé les références du livre qui m’intéresse ce mois-ci, sur un compte que je trouve irrésistible : @justdefunes

De Funès fait partie des personnes qui me font rire, au même titre que les personnages de Kaamelott et des planches de Gaston Lagaffe. C’est pourquoi j’ai dans mes favoris un générateur de citations de Kaamelott et dans mes abonnements Twitter le compte @justdefunes et @Franquin_Cie

C’est aussi pour Sandrine, copine #profdoc, que je publie cet article, avec laquelle j’ai régulièrement des fous-rires et des clin d’oeil lorsqu’à un mot ou une phrase nous associons immédiatement toutes les deux une réplique de De Funès :

« But alors you are French ? », « Elle ment… elle ment en allemand », « Je suis ministre, je ne sais rien faire », « Non sire, pour une fois, ce n’est pas moi, j’étais là, je priais », « Je suis zinzin, je suis zinzin », « Yes my Lord. Yes my Lord. Yes my Lord. But I beg your pardon my Lord. In my opinion, I am sure, mais alors I am tout à fait sure que c’est un coup de Fantomas. »

Aimer De Funès

Mon éducation cinéphile s’est faite à coup de clivages, qui se sont généralement réconciliés, mais pas toujours.

Il fallait choisir qui aimer : Scarlett O’Hara ou Melanie Hamilton, Buster Keaton ou Charlie Chaplin, Deneuve ou Dorléac, Dewaere ou Depardieu, Bourvil ou De Funès.

Tous ces clivages, je les ai balayés plus tard quand j’ai compris que ce que l’on prenait à l’écran ou dans la vie pour des rivalités n’était vraiment pas avéré.

Donc j’apprécie autant l’impertinence de Scarlett que la douceur de Melanie et j’aime autant l’humour lunaire de Bourvil (et sa gravité dans Le Cercle rouge) que la folie hargneuse de De Funès.

Il n’y a que Truffaut qui pour moi sera toujours d’une supériorité stratosphérique face à Godard.

J’ai dû voir un nombre incalculable de fois La Grande Vadrouille, peut-être un peu moins Le Corniaud, autant de fois La Folie des Grandeurs, la série des Gendarmes fait partie de mes « plaisirs coupables » (au même titre que Les anges gardiens, avec Clavier et Depardieu), j’adore Rabbi JacobLe Grand restaurant, Les Grandes vacances, La Zizanie et La Soupe aux choux.

Bref, après avoir tenté, plus d’une fois, de mettre à distance ce petit personnage tout en grimaces, hargneux et antipathique, j’ai fini par reconnaître qu’il m’était impossible de ne pas l’aimer.

Avant sur Cinéphiledoc

Cela ne date d’ailleurs pas d’aujourd’hui, puisqu’en septembre 2012 j’avais trouvé un superbe dictionnaire, Louis De Funès de A à Z, de Bertrand Dicale, aux éditions Tana, que je m’étais empressée d’ajouter à ma bibliothèque.

Voici l’article que j’avais rédigé un peu plus tard, en mars 2013 :

Dictionnaires thématiques

Je n’avais écrit que quelques lignes, puisque dans la même collection avait aussi été publié un dictionnaire Marilyn Monroe.

Il n’empêche que tout amoureux de De Funès devrait avoir ce dictionnaire, superbement illustré, dans sa bibliothèque.

En 2016, à l’occasion des 50 ans de la Grande Vadrouille, j’ai réitéré la chose, puisqu’un ouvrage sur les coulisses du tournage avait été réédité :

50 ans et pas une ride

Et je ne résiste pas à la tentation de poser ici une petite sélection :

De Funès, 2019 et 2020

Avec le livre déniché sur Twitter, et avec quelques informations supplémentaires, si vous aussi vous êtes amateurs de De Funès, voici plusieurs occasions de le retrouver en 2019 et en 2020.

Ce livre, Louis de Funès, de Clémentine Deroudille, est en fait un catalogue d’exposition. Il a été publié à l’occasion de l’inauguration du musée Louis de Funès à Saint-Raphaël, inauguré en juillet 2019, donc tout récemment.

J’ignorais totalement l’existence d’un tel musée, je suis donc ravie qu’avec Chaplin World, il y ait un autre lieu qui mette un génie du comique à l’honneur.

Le site internet du musée est d’ailleurs quelque peu compliqué à trouver :

http://museedefunes.fr/

Néanmoins, Sandrine, note sur tes tablettes, voici encore un lieu où nous devons aller !

En attendant, l’ouvrage de Clémentine Deroudille sera des plus agréables à découvrir : une organisation chronologique, avec pour chaque chapitre une petite introduction biographique de une à deux pages, énormément de photographies, d’affiches, la présentation illustrée des principaux films, le tout ponctué de répliques de films ou de réactions de Louis de Funès (extraits d’interviews, notes dans des carnets).

C’est un admirable condensé, en près de 200 pages, de Louis de Funès, et qui est préfacé, j’ai oublié de le signaler, par la petite fille du comédien.

Avant, pendant ou après une visite du musée, il peut se savourer durant les 1h30 de vol d’un Paris-Nice, ou pendant l’équivalent en train (mais à compléter avec des films) qui dure environ 7h, d’après mes informations.

Et si comme moi vous ne bougez pas très souvent de la région parisienne, vous pouvez patienter jusqu’en avril 2020, date à laquelle la Cinémathèque française consacre une grande exposition à Louis De Funès, exposition qui a quelque peu enflammé les débats cinéphiles, comme en témoigne cet article du Figaro :

https://www.lefigaro.fr/cinema/2019/03/19/03002-20190319ARTFIG00137-la-retrospective-louis-de-funes-a-la-cinematheque-ne-fait-pas-rire-tout-le-monde.php

Ce débat m’a toutefois permis de découvrir cette lettre de Truffaut à Gérard Oury, où le premier indique au second avoir beaucoup aimé Le Corniaud :

Et il m’a aussi rappelé cet avis, toujours de Truffaut, selon qui, en substance, il est beaucoup plus difficile d’être De Funès que Bourvil, puisqu’il est plus difficile de faire rire en étant antipathique qu’en étant sympathique.

Là encore, je n’essaye pas de faire un choix entre Bourvil et De Funès, mais je me souviens toujours de manière émue, de la façon dont De Funès explique, très simplement, que tourner Rabbi Jacob lui a permis de se « nettoyer l’âme », cette interview à l’occasion du Corniaud :

et, un peu plus hors-sujet (mais pas tellement parce que cela fait partie du personnage) de cette vidéo sur son parc biologique :

Il reste donc les films, et ces quelques vidéos d’archives, et le livre de Clémentine Déroudille, et le dictionnaire de Bertrand Dicale, pour patienter jusqu’à l’exposition de la Cinémathèque :

https://www.cinematheque.fr/

Sandrine, des disponibilités en avril 2020 ?

Bonnes lectures, bons fous-rires et à bientôt sur Cinéphiledoc !

Moyen Âge en séries

Pour ce premier compte-rendu de lecture de rentrée, j’ai décidé de vous parler de deux de mes lectures de vacances, ainsi que de quelques autres livres que j’avais déjà évoqués.

Histoire, Moyen-Âge, cinéma et idées de lecture

Les habitués de mes articles savent que j’apprécie depuis longtemps les films et séries historiques. Voici un petit retour sur quelques lectures :

  • L’histoire fait son cinéma en 100 films

L’histoire fait son cinéma en 100 films, de Guillaume Evin, est paru en avril 2013, aux éditions de la Martinière, et est préfacé par le réalisateur Costa-Gavras, auteur d’un certain nombre de films historiques, tels que Z, L’Aveu ou encore, plus récemment, Amen.

  • Napoléon : l’épopée en 1000 films

Hervé Dumont a consacré en 2015 à Napoléon Ier un splendide pavé, paru aux éditions Ides et Calendes, Napoléon : l’épopée en 1000 films, et préfacé par Jean Tulard.

Il est également l’auteur de la merveilleuse encyclopédie en ligne du film historique : c’est un trésor ! Si histoire et cinéma vous passionnent, ne tardez plus : allez y flâner !

Enfin il a publié en octobre, dans la même veine que l’ouvrage sur Napoléon, un ouvrage sur Les Chevaliers de la Table Ronde à l’écran, aux éditions Tredaniel, un ouvrage que j’ai eu toutes les peines du monde à résister à acheter.

  • Le Moyen âge au cinéma

Le très beau livre de François Amy de la Bretèque, Le Moyen-âge au cinéma,  revient notamment sur le film Les Vikings, avec Kirk Douglas, mais aussi sur l’un de mes films scandinaves préférés : Le Septième sceau de Bergman.

  • Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes

Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes, de Ioanis Deroide est paru en 2017 aux éditions Vendémiaire, une de mes maisons d’édition préférées, ce qui se confirme encore aujourd’hui avec cet article, puisqu’il est l’occasion d’aborder de nouveau une de leurs publications.

À présent, passons à ces deux lectures qui ont en commun séries télévisées et Moyen Âge.

Kaamelott, la qualité à la française

Lorsque je me désespère devant les fleurons des séries françaises et devant leur incroyable qualité scénaristique – mon ironie est-elle palpable ? – des choses aussi informes que Plus belle la vie et Un si grand soleil très récemment, je me raccroche à quelques contre-exemples : Un village français, Dix pour cent, Le Bureau des légendes

Et puis je me souviens que Kaamelott existe.

S’il y a bien un ovni télévisuel dont on peut s’enorgueillir, c’est Kaamelott.

Et encore, on a beau jeu de s’enorgueillir de quelque chose dont on n’est absolument pas responsable et dont cependant, on continue imperturbablement à guetter la suite…

Et pour comprendre l’importance de cette série, il suffit de lire cet article publié en juillet dans The Independent :

https://www.independent.co.uk/arts-entertainment/tv/features/kaamelott-french-tv-show-king-arthur-legend-spoof-monty-python-holy-grail-a8978456.html

Kaamelott est une série dont je ne me lasse absolument pas, que je peux revoir à tout moment, que je connais pratiquement par coeur, dont j’utilise au moins 2 gifs par jour.

Enfin, c’est avec fierté que je garde en favori sur mon ordinateur un générateur de citations de Kaamelott, à utiliser en toute circonstance :

https://kaamelott-soundboard.2ec0b4.fr

Kaamelott et les éditions Vendémiaire

En 2014 est paru aux éditions Vendémiaire un premier ouvrage « scientifique » se penchant sur Kaamelott : Kaamelott ou la quête du savoir, de Nicolas Truffinet.

Régulièrement cette maison d’édition surprend par des publications de qualité, dernièrement un Dictionnaire de fantasy, paru en octobre 2018 sous la direction d’Anne Besson.

En avril 2018, cette fois-ci, c’est Kaamelott : Un livre d’histoire, qui est paru, sous la direction de Florian Besson et Justine Breton.

Ce livre des plus réjouissants est issu d’un colloque organisé en mars 2017 à l’université Paris Sorbonne – en lisant ce livre, je me suis souvenue d’avoir effectivement vu passer dans ma veille l’annonce de ce colloque et j’avais bien regretté de ne pas pouvoir y assister…

Chaque chapitre est l’oeuvre d’un ou de plusieurs auteurs, chacun d’entre eux est présenté à la fin : on y retrouve naturellement des historiens mais aussi des chercheurs en littérature, en sociologie, en musique, en sciences de l’information et de la communication, ou encore en histoire de l’art.

Après une introduction et une première partie consacrée au langage (qui traite aussi bien de la construction narrative de Kaamelott, du burlesque, de la parole, de la figure héroïque, de la parodie, du vocabulaire des chercheurs, du bestiaire ou de la représentation du monde), on plonge directement dans la représentation de la société et des personnages arthuriens.

On y retrouve des analyses du pouvoir, de la justice, de la royauté, de la magie et des dragons.

Survient ensuite la troisième partie – la plus réussie selon moi : « Mélanges des temps ». On y retrouve une analyse en trois parties de la représentation de l’empire romain dans la série, des chapitres sur les vikings, sur les jeux, puis mes chapitres préférés :

  • « Festins à la cour du roi Arthur »
  • « Arts et artistes à la cour du roi Arthur »
  • « Quand les chevaliers se mettent à chanter »
  • et enfin, « Kaamelott et les mondes de la fantasy », un chapitre écrit par David Peyron, auteur il y a quelques années d’un superbe ouvrage consacré à la Culture Geek.

Bref, l’ouvrage est un indispensable pour tout fan de Kaamelott et qui aimerait bien « être considéré en tant que tel ».

Game of Thrones, de l’histoire universelle à l’histoire médiévale

L’an dernier, un auteur, Cédric Delaunay, professeur agrégé d’histoire à Tours, s’est attelé aux influences historiques de George R R Martin et a publié Game of Thrones : de l’Histoire à la série, en septembre 2018, chez Nouveau monde éditions.

J’ai eu l’occasion de revenir plusieurs fois sur la qualité de cet ouvrage, l’un des premiers à se pencher sur ce qui m’intéressait tout particulièrement dans cette série.

En 2019, Cédric Delaunay a d’ailleurs collaboré avec le YouTubeur Nota Bene et proposé une série de vidéos revenant sur les aspects historiques de Game of Thrones, au moment où la huitième saison de la série était diffusée.

Et c’est également à ce moment là qu’est paru la traduction d’un livre fabuleux qui allait approfondir à merveille l’ouvrage de Cédric Delaunay.

Ou pour ressortir ma casquette de prof doc voilà l’angle qui peut être pris : on pourrait classer le premier ouvrage, paru en septembre 2018 dans le rayon 907-909 de la bibliothèque (étude historique, histoire universelle).

L’ouvrage paru en mai 2019 dans sa traduction française et qui nous intéresse aujourd’hui sera lui rangé dans le rayon 909.1 (si l’on décide de le laisser dans la partie histoire universelle) ou bien 940.1 si l’on décide de se concentrer sur un angle de vue exclusivement européen. C’est vous qui voyez.

Game of Thrones et le Moyen Âge

Bref, ce livre, c’est celui de Carolyne Larrington, Winter is coming : les racines médiévales de Game of Thrones.

Dire que l’on pourrait le classer dans le rayon Histoire n’est pas tout à fait exact. Certes, le livre est fidèle à son sous-titre, et il vous embarque dans les racines médiévales de Game of Thrones dès les premières lignes et les premières pages, qui évoquent, comme on peut s’y attendre, la Guerre des deux roses.

Mais prolongez quelque peu la lecture, et relisez la courte biographie de l’auteur sur la quatrième de couverture : « spécialiste des contes et légendes, de la tradition arthurienne et des sagas nordiques ».

Vous déciderez alors peut-être de replacer le livre dans le rayon 800, en 830.1 éventuellement.

Lorsque l’on parcourt ce texte, ce ne sont pas les références historiques qui prédominent, même s’y côtoient les croisades, la Guerre de cent ans, Venise, ou encore la civilisation mongole et Gengis Khan.

Ce dont l’auteure aime le plus nous parler – et ce qu’on apprend le plus à apprécier au fil des pages, ce sont les valeurs et les représentations propres à la société occidentale médiévale, et bien entendu la littérature.

On y croise des mythes nordiques et germanique, Odin et Thor, Siegfried, une foule de figures arthuriennes, la Chanson de Roland, et la référence de prédilection de l’auteure : Geoffroy Chaucer et ses Contes de Canterbury.

Enfin, elle revient sur bon nombre d’aspects historiques et sociaux qui ont inspiré Game of Thrones : citons pêle-mêle la lèpre et la peste, les mercenaires et les eunuques, les religions, le mur d’Hadrien, les révoltes d’esclaves, ainsi qu’une formidable partie consacrée au jeu d’échecs.

Le livre de Cédric Delaunay se lisait comme un guide de voyage à travers les pays et les époques. Le livre de Carolyne Larrington se lit comme un roman dans le roman de George R R Martin.

Les deux sont indispensables à quiconque souhaite approfondir la connaissance de son Monde connu.

Hors-série 2 : Lady Agatha, du roman policier à la science-fiction

Pour ce second hors-série, j’ai décidé cet été de vous faire un très large (et non exhaustif) tour d’horizon consacré à Agatha Christie.

Pourquoi pas Christie ?

Pour parodier le titre français d’un de ses romans, Pourquoi pas Evans ?, voici quelques-unes des raisons qui m’ont poussée à écrire cet article, où il sera beaucoup questions de crimes (évidemment), de voyages, d’archéologie, de médecine, de maison, de héros, de films, de séries télévisées et… plus curieux, de science-fiction.

Mais n’allons pas trop vite ! Voici mes mobiles :

  1. cet article fait pendant à celui sur Daphné du Maurier, publié le mois dernier : je mets ainsi à l’honneur l’autre grande dame de la littérature anglaise du vingtième siècle – on pourrait objecter en me citant Virginia Woolf, mais je ne la connais pas aussi bien…
  2. vive la littérature anglaise, tout simplement
  3. comme l’indique mon teasing ci-dessus, cela me permet de vous faire découvrir ou redécouvrir tout un univers qui va des romans aux séries télévisées en passant par le cinéma, et j’en passe
  4. comme pour Daphné du Maurier, c’est l’occasion de visiter (virtuellement) quelques lieux, en attendant peut-être de les voir en vrai !

Commençons ce tour d’horizon par ce qu’on connaît le mieux d’Agatha Christie.

Les romans

J’ai encore le souvenir quand j’étais petite (enfin je devais être au collège) de mes premiers romans policiers d’Agatha Christie. Je revois d’abord un bon lot de livres, déniché dans une brocante, la plupart assez défraichis – ce qui est normal pour des livres d’occasion – et quasiment tous dans les éditions du Masque, vous savez ces couvertures jaunes si caractéristiques !

Ensuite, un peu plus tard, j’ai le souvenir d’une autre collection : Hachette avait sorti toute une sélection des oeuvres d’Agatha Christie, son nom s’étalant en gros tout en haut de la première de couverture, le titre en rouge, une illustration, et le tout sur fond noir. C’était le genre de collection qui sort dans les kiosques presse et qui vous entraine assez loin, lorsque vous décidez de la compléter…

De ce point de vue là, j’ai été relativement raisonnable (pour une fois) et je n’ai pris que les ouvrages soit qui étaient importants à mes yeux, soit que je souhaitais absolument découvrir.

Aussi bien compte-t-on dix petits nègres (ou dix petits indiens), aussi bien voici dix oeuvres d’Agatha Christie qui ont compté pour moi (et je vais faire un compte-à-rebours jusqu’à parvenir non pas à L’Heure zéro, mais au roman qui m’a laissé le souvenir le plus marquant) :

10. Le Miroir se brisa : avec Miss Marple et tout un univers cinématographique sur lequel je reviendrai ;

9. Le Vallon, avec Hercule Poirot. Je me souviens d’un bon nombre de fous-rires à sa lecture, notamment provoqués par le personnage de Gerda Christow ;

8. Un cadavre dans la bibliothèque, avec Miss Marple. Parce qu’une lectrice chevronnée et une future prof doc ne pouvait pas passer à côté d’un titre pareil.

7. Cinq petits cochons : avec Hercule Poirot. Je pense que c’est l’une des histoires les plus émouvantes parmi les romans policiers.

6. Le Meurtre de Roger Ackroyd : avec Hercule Poirot. L’un des premiers, et diablement bien ficelé.

5. Les Vacances d’Hercule Poirot. Parce qu’on finit par se dire que c’est tout de même incroyable qu’à chaque fois que ces détectives vont quelque part, ça tourne mal…

4. Mort sur le Nil. Et d’ailleurs, même en Égypte il se passe des trucs !

3. Le Noël d’Hercule Poirot. Et on ne peut même pas passer des fêtes de fin d’années tranquilles.

2. Dix petits nègres. Parce que c’est de la virtuosité pure et simple ! Un régal frissonnant du début à la fin, avec cette comptine qui tourne en boucle et que j’insère ici en version anglaise :

Ten little nigger boys went out to dine

One choked his little self, and then there were nine.

Nine little nigger boys sat up very late
One overslept himself, and then there were eight.

Eight little nigger boys traveling in Devon
One said he’d stay there, and then there were seven.

Seven little nigger boys chopping up sticks
One chopped himself in half, and then there were six.

Six little nigger boys playing with a hive
A bumble-bee stung one, and then there were five.

Five little nigger boys going in for law
One got in chancery, and then there were four.

Four little nigger boys going out to sea
A red herring swallowed one, and then there were three.

Three little nigger boys walking in the zoo
A big bear hugged one, and then there were two.

Two little nigger boys sitting in the sun
One got frizzled up, and then there was one.

One little nigger boys living all alone
He went and hanged himself and then there were none.

Et en premier, en tout premier, mon préféré, sans aucune surprise, celui que j’ai lu et relu : Le Crime de l’Orient-Express.

D’abord pour l’intrigue, après pour Poirot, ensuite pour ce dessin qui l’accompagnait et me fascinait :

et pour ses deux adaptations cinématographiques sur lesquelles je reviendrai.

Agatha Christie est surnommée « la reine du crime » et ce n’est vraiment pas un titre usurpé. J’ai apprécié ces intrigues et cette virtuosité qui n’est cependant pas restreinte à son domaine de prédilection, on va en reparler.

Agatha au cinéma et en séries TV

Parler des oeuvres d’Agatha Christie, c’est bien-sûr avoir en tête toute une galerie de personnages, à commencer par ses deux principaux : Hercule Poirot, ce petit belge moustachu et égocentrique, qui ne cesse de la ramener avec ses petites cellules grises, et Miss Marple, dont tout le monde se demande si elle ne pourrait pas se mêler de ses affaires.

Je pourrais presque dire que je connais mieux les adaptations que les romans originaux, même si je suis loin d’en avoir fait le tour.

Petite sélection chronologique :

Cinéma, saison 1

1945 : Dix petits Indiens (And Then There Were None), film américain réalisé par René Clair. Je n’ai vu ce film qu’une fois, il y a très longtemps, mais je trouvais l’idée de cette adaptation incroyable et il m’a marquée pour le seul souvenir d’avoir vu Judith Anderson (la Mrs Danvers de Rebecca, dont j’ai parlé le mois dernier) dans l’un des rôles.

1974 : Le Crime de l’Orient-Express de Sidney Lumet. De loin l’une de mes adaptations préférées avec un casting de rêve : Sean Connery, Lauren Bacall, Ingrid Bergman, Jean-Pierre Cassel, Anthony Perkins, John Gielgud et Albert Finney dans le rôle d’Hercule Poirot. On savoure Lauren Bacall en diva excentrique, Sean Connery en sanguin romantique et Ingrid Bergman en bigote insupportable. Albert Finney a un peu plus de mal à me convaincre mais c’est parce que j’ai trop l’habitude de David Suchet.

1978 et 1982 : Mort sur le Nil et Meurtre au soleil, les deux Poirot avec Peter Ustinov (même commentaire que pour Albert Finney). Même chose, casting soigné, mais pas forcément inoubliable.

1979 : Le Miroir se brisa : même chose, casting de rêve. Elizabeth Taylor, Kim Novak, Tony Curtis, et Angela Lansbury dans le rôle de Miss Marple. Ce qui m’avait amusée surtout, c’est justement Angela Lansbury, que je connaissais pour son rôle d’auteure de polars enquêtrice dans Arabesque (Murder, she wrote) : en gros une Agatha Christie qui résout des crimes !

Séries : intermède

1989-2013 !!! Le must du must : Hercule Poirot, avec David Suchet, qui a si bien incarné Hercule Poirot qu’il savait combien le détective belge prenait de sucres dans son thé. J’adore les personnages secondaires : Hastings, Japp, Miss Lemon, et je ne me lasse d’aucune rediffusion, même après l’avoir vu 50 fois.

2004-2013 : Miss Marple. J’ai un peu plus de mal, parce que j’accroche beaucoup moins avec ce personnage et j’ai une préférence pour sa deuxième « incarnation » (qui est en fait sa troisième, puisqu’avant la série sur Hercule Poirot, il y a eu une autre série, très prisée par les Britanniques, donnant vie à Miss Marple) : Julia McKenzie

2009-à maintenant : Les Petits meurtres d’Agatha Christie. Juste NON ! Jamais compris cette série, ni ce qu’elle pouvait apporter. J’esquive la moindre bande-annonce. Sans moi, merci, au revoir !

Cinéma, saison 2

2004 : Mon Petit doigt m’a dit, de Pascal Thomas. Formidable, avec Catherine Frot et André Dussolier qui incarnent Prudence et Bélisaire Beresford (Tommy et Tuppence chez Agatha). Quand j’ai découvert ce film, j’en ai profité pour lire le roman dont il était issu directement en anglais. Je connais le film par coeur, comme son petit frère d’ailleurs…

2008 : Le Crime est notre affaire. On prend les mêmes et on fait mieux. Très drôle, tout aussi fou, et aussi bien mémorisé (« Le léopard tacheté »). Par contre on oublie le dernier qui est complètement raté.

2007 : L’Heure zéro, de Pascal Thomas toujours. Je m’autorise ce petit écart chronologique pour ne pas séparer les deux films avec le duo Beresford. Petite tendresse pour ce film avec plein de bons acteurs et qui a été (pour quelques scènes) tourné au lycée Michelet de Vanves quand j’y faisais ma khâgne. J’y reconnais toujours la cour, les escaliers intérieurs, les couloirs et une salle de classe, avec le souvenir d’avoir croisé des jeunes filles en uniformes… mais pas longtemps, j’avais un devoir surveillé de 5h en français qui m’attendait (les joies de la prépa !)

2017 : Le Crime de l’Orient-Express de Kenneth Brannagh. L’heureuse surprise. Ayant adoré la version de 1974, je m’attendais à détester celle-ci. Finalement… ça passe.

Voilà pour ce tour d’horizon en images, mais je suis loin d’en avoir fini avec Agatha, poursuivons notre voyage.

Agatha par Agatha

Pour construire cet article, je me suis appuyée non seulement sur mes souvenirs de lecture des romans policiers de la reine du crime, mais aussi sur deux autres ouvrages.

Le premier est une évidence : qui mieux qu’Agatha Christie pour parler d’Agatha Christie ? Et pourtant la situation est plus complexe qu’il n’y paraît… même s’il s’agit d’une étape incontournable à tout amateur de cette auteure.

Une Autobiographie a été conçu et rédigé entre 1950 et 1965, publié pour la première fois en anglais en 1977, deux ans après le décès d’Agatha Christie, et elle n’a été publiée en France qu’en 2002, comme de juste aux éditions du Masque.

Sur la couverture de la réédition dans laquelle je l’ai lue – 1ère publication 2007, huitième réédition 2018 – on y voit la signature caractéristique (suivie du signe ®) et un portrait d’Agatha Christie datant, d’après la robe, des années 1920 ou 1930.

Sa lecture m’a fascinée, d’abord parce que, comme je le disais plus haut, son talent s’y révèle d’une manière incroyable. Cette autobiographie est une entreprise littéraire maîtrisée d’un bout à (presque) l’autre. La préface française prévient qu’elle est « prémédité[e] comme un meurtre ». Son parcours n’est pas exactement chronologique, elle n’y raconte que ce qu’elle choisit de raconter et prévient, d’emblée :

Je suis censée m’atteler à un roman policier, mais, succombant à la tentation naturelle de l’écrivain d’écrire tout sauf ce dont il est convenu, me voilà prise du désir inattendu de rédiger mon autobiographie.

On dévore ce texte de plus de 900 pages parce qu’on y découvre les personnalités multiples de la femme, les facettes innombrables de sa vie, et on y suit la construction d’un monument littéraire et textuel.

Le début a des accents proustiens dans cette construction kaléidoscopique, dans son amour des lieux passés et dans ses réflexions sur la mémoire :

Nous ne connaissons jamais le moi tout entier, mais nous avons parfois brièvement, par éclairs, une vision du vrai moi. Je crois pour ma part que nos souvenirs représentent ces moments qui, si insignifiants qu’ils puissent paraître, sont les plus révélateurs de notre personnalité profonde et de la réalité de ce que nous sommes.

Il nous restitue l’enfance heureuse à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle, d’une petite fille qui s’invente déjà des histoires, se crée des personnages, parle parfois toute seule (habitude qu’elle gardera en tant qu’écrivain) et met un certain temps à toucher du doigt sa vocation littéraire.

Le lecteur suit ensuite l’évolution en tant que femme, et la progression de l’écrivain, les deux étant indubitablement liés : le premier mariage avec celui qui lui donnera – et laissera – son nom de famille, la première guerre mondiale, pendant laquelle elle officie en tant qu’infirmière puis assistante-chimiste dans la pharmacie d’un hôpital, ce qui lui donnera une connaissance précieuse sur les drogues et les poisons.

Elle restitue ensuite l’écriture du premier roman, La Mystérieuse affaire de Styles, dans lequel apparaît un personnage bien connu :

…je me décidai pour un détective belge. […] Il serait très méticuleux, très ordonné […]. Il serait très intelligent. Il ferait travailler ses petites cellules grises : c’était là une bonne phrase à retenir. […] Quoi qu’il en soit, Hercule Poirot sonnait bien…

La suite est peut-être moins haletante, on y retrouve des considérations sur la vie, des réflexions sur certains sujets, le surf (elle est l’une des premières anglaises à le pratiquer), la gourmandise, le divorce avec Archibald Christie, l’écriture toujours – elle revient en particulier sur l’apparition de Miss Marple, les pièces de théâtre qu’elle adore écrire et la rédaction des Dix Petits nègres -, les voyages, la rencontre avec son deuxième époux, Max Mallowan, l’archéologie, les fouilles, l’amour des lieux et des maisons, la seconde guerre mondiale (durant laquelle elle est préparatrice en pharmacie dans un hôpital de Londres), la vieillesse enfin.

Une autobiographie est une oeuvre qui permet de bien connaître son auteur, mais est-ce la meilleure manière ? Ce n’est pas si évident, l’écriture est exigeante, sélective et capricieuse. Car il y a au moins un événement de la vie d’Agatha Christie sur lequel elle ne s’attarde pas, et c’est aussi cette raison qui a déterminé ma deuxième lecture.

Apparition… disparition

Le 3 décembre 1926 survient donc l’événement, pour lequel on aurait pu utiliser un peu précocement le titre d’Hitchcock : A lady vanishes (Une femme disparaît).

Suite au décès de sa mère et à l’annonce de son mari, qui lui fait part de son intention de divorcer, Agatha Christie disparaît.

Le lendemain, la police retrouve sa voiture, abandonnée près de l’étang de Silent Pool. La presse britannique s’empare alors de l’affaire : suicide d’une femme délaissée, meurtre commandité par son époux ou coup de pub d’une romancière voulant renforcer le succès de ses livres ?

Elle est retrouvée douze jours plus tard dans le Swan Hydropathic Hotel, hôtel de la station balnéaire d’Harrogate, où elle s’était inscrite sous le nom de la maîtresse de son mari. Elle prétendra avoir perdu la mémoire et ne s’expliquera jamais sur cette disparition.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, vous pouvez aller consulter les archives de presse présentes sur le site Retronews.

Pour ma part, c’est ce qui m’a incité à lire la biographie publiée très récemment par Marie-Hélène Baylac aux éditions Perrin.

La biographie d’Agatha

Cette biographie, qui a été publiée en avril 2019 aux éditions Perrin, ne se distingue pas tout à fait, dans ses premiers chapitres, de l’autobiographie.

Certes, l’une de ses originalités est de s’ouvrir avec l’annonce de la mort d’Hercule Poirot en 1975, un an avant celle d’Agatha Christie. En effet, autre détail amusant de la vie de la romancière, la mort de son personnage clef avait été annoncée dans les journaux :

Dans cette biographie, passées ces premières pages, on retrouve les premières décennies de la vie de la romancière, peut-être un peu mieux ordonnées que dans l’autobiographie – elle avait indiqué ne pas se fier à la chronologie – mais les deux ouvrages fonctionnent véritablement en échos.

Puis vient le chapitre de la disparition, et contrairement à Agatha qui l’élude en beauté, ne lui accordant pas un seul mot, Marie-Hélène Baylac lui consacre trois chapitres, le premier revenant sur la disparition en elle-même, le second sur la façon dont la romancière est réapparue, le troisième tentant, sinon d’expliquer, du moins de comprendre.

Les autres qualités de l’ouvrage sont de s’attarder aussi sur le « laboratoire » d’écriture d’Agatha Christie, dans un chapitre passionnant « La patronne cogite » mais aussi d’évoquer l’empire Agatha Christie et les dernières années de sa vie.

Pour revenir à cette histoire de disparition, il y a bien une explication logique, et tout à fait plausible…

Agatha en héroïne de Science-fiction

Dans le 7e épisode de la saison 4 de Doctor Who, le Docteur, incarné par David Tennant, et Donna Noble rencontrent Agatha Christie précisément le jour de sa disparition.

Ils mènent l’enquête avec elle sur une série de meurtres, dont l’auteur, univers de Doctor Who oblige, est de race extraterrestre.

Comme dans chaque épisode de Doctor Who, cette série télévisée qui fait date dans le paysage audiovisuel britannique, le spectateur se voit proposer un voyage spatio-temporel, et si l’intrigue est tout à fait délirante, les scénaristes s’amusent à convoquer les références à la période historique qu’ils évoquent, comme en témoigne cette liste trouvée sur l’article de Wikipédia consacré à l’épisode :

L’épisode est évidemment bourré de références aux romans d’Agatha Christie, et Russell T Davies et Gareth Roberts se sont amusés à insérer le plus possible de titres de ses romans dans les dialogues, mais ceux-ci ne sont évidemment visibles que si l’on connaît les titres originaux. On trouve donc les titres Why Didn’t They Ask Evans (Pourquoi pas Evans ?) ; Towards Zero (L’Heure Zéro) ; Un cadavre dans la bibliothèque ; The Secret Adversary (L’adversaire secret, renommé en français Mr Brown) ; N ou M ; Nemesis ; Le Chat et les Pigeons ; Dead Man’s Folly (« La folie du mort », renommé en français Poirot joue le jeu) ; Jeux de glaces ; Rendez-vous avec la mort ; Cartes sur table ; Sparkling Cyanide (Le Cyanure brillant, renommé en français Meurtre au champagne) ; La Nuit qui ne finit pas ; La Maison biscornue ; The Moving Finger (Le doigt tendu, renommé en français La Plume empoisonnée) ; Le Flux et le Reflux ; Death Comes as the End (La mort vient toujours à la fin renommé en français La mort n’est pas une fin) ; Le Crime de l’Orient-Express et The Murder at the Vicarage (Le Crime du Presbytère, renommé en français L’Affaire Protheroe).

Il y a de plus une scène coupée où le Docteur se fait appeler L’Homme au complet marron.

À cela il faut ajouter l’idée et le nom de Miss Marple suggérés par Donna, et l’utilisation par Agatha Christie de l’expression « utiliser ses petites cellules grises ».

À la fin de l’épisode, le Docteur montre à Donna un roman d’Agatha Christie Death in the Clouds (renommé en français La Mort dans les nuages) où on voit l’alien attaquer un avion sur la couverture.

Ce n’est pas mon épisode préféré de Doctor Who – je préfère évidemment Silence in the library, ainsi que tous les épisodes où apparaît le personnage de River Song (je vous laisse en apprendre davantage sur cette série si le coeur vous en dit) – mais je le revois tout de même toujours avec plaisir.

Et ce n’est pas la seule fois où Agatha Christie devient malgré elle une héroïne de science-fiction.

Dans l’un de mes livres de science-fiction préféré, Blitz, de Connie Willis, elle est présente à la fois comme référence et comme personnage.

Petit résumé de cette intrigue fabuleuse, et incroyablement bien écrite :

Oxford, 2060. L’Université retrouve son fourmillement d’antan et ses historiens sont sur le pied de guerre. Michael Davies se prépare pour étudier Pearl Harbor, Merope Ward quant à elle tente de survivre face à une horde d’enfants évacués tandis que Polly Churchill se prépare à entrer en plein cœur du Blitz. Car oui, désormais, être historien est un métier à haut risque. Être historien c’est aller observer l’histoire, littéralement… Tous trois projetés au début de la seconde guerre mondiale, l’un sur la côte, l’autre à Backbury et enfin la troisième au cœur de Londres, ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour observer l’histoire, ses héros, ses soldats, ses victimes aussi… Jusqu’à ce que le drame se produise : ils ne peuvent pas rentrer chez eux et restent bloqués en 1940…

Dans ce roman, on lit donc Agatha Christie – puisque c’est une période très prolifique de sa vie en tant qu’auteure – et on y croise Agatha Christie qui officie comme préparatrice de pharmacie au University College Hospital.

Cela me donnerait bien envie d’ailleurs de relire ce livre, ainsi que les autres romans de Connie Willis… mais nous arrivons presqu’au terme de notre voyage !

Jouer et se promener avec Agatha

Pour conclure ce qui va être l’un de mes plus longs articles depuis que ce blog existe, voici quelques références, quelques liens pour jouer, vous promener et vous amuser avec Agatha.

Pour commencer je ne résiste pas à l’envie de vous proposer ici le parcours Crime Scene que j’avais réalisé il y a deux ans avec Sandrine Duquenne, et où vous pouvez retrouver quelques infos sur Agatha Christie, Hercule Poirot, et autres références du roman policier :

J’ai parcouru le site officiel mentionné sur Wikipédia, c’est un site plutôt sympa où vagabonder…

https://www.agathachristie.com/

Enfin, pour se promener en vrai, on pourrait hésiter entre les différents lieux où ont vécu l’auteure et ses personnages (mais limitons-nous tout de même à l’Angleterre) : Londres, Torquay (bien que la maison d’enfance, Ashfield, a été détruite depuis longtemps), Greenway Estate et Wallingford.

By Rod Allday, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8397126

Un jour, c’est sûr, j’irai à Greenway. En attendant, je vous souhaite une belle fin d’été et vous dis à bientôt, sur Cinéphiledoc !

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