cinephiledoc

Blog pour cinéphiles et profs docs

Étiquette : lecture (Page 1 sur 27)

Mon nom est Tarantino

Pour ce troisième compte-rendu de lecture de 2021, je suis heureuse d’évoquer pour la première fois d’un réalisateur, dont, me semble-t-il, je n’avais jamais parlé sur Cinéphiledoc.

Et c’est encore une fois l’ami Philippe Lombard qui me donne cette opportunité : j’ai ajouté au palmarès de lectures 2020 une section spécifiquement lombardienne, mon premier article cinéphile de 2021 lui est consacré, et je n’attends pas qu’un tiers de 2021 soit passé pour vous proposer à nouveau un compte-rendu sur l’un de ses travaux…

Tarantino… un long apprivoisement

Commençons d’abord par une petite introduction sur le principal intéressé, non pas l’auteur du livre, mais le sujet de ce dernier.

Mes premiers contacts avec le cinéma de Tarantino ont été tardifs. Comme le bonhomme égale Kubrick en perfectionnisme – puisse-t-il par contre ne pas suivre son exemple en terme de longévité – il est assez facile pour le cinéphile de pouvoir connaître en un temps relativement court, l’ensemble de son œuvre. Ce n’est cependant pas mon cas.

Si l’on restreint le catalogue exclusivement aux films qu’il a réalisés, je n’ai jamais vu Reservoir dogs, Jackie Brown et Boulevard de la mort, et au moment où j’écris cet article, je viens tout juste de voir Once upon a time in Hollywood.

De Tarantino, comme premiers souvenirs, j’ai l’image d’un gars assez impressionnant en ouverture du festival de Cannes qui hurle de manière très convaincante « VIVE LE CINÉMA ! » et qui remet la palme d’or à Michael Moore pour Fahrenheit 9/11.

À peu près à la même période, je découvre enfin Pulp fiction, que je trouve complètement barré mais auquel j’accroche assez pour avoir envie de le revoir à intervalles réguliers, sans pour autant le connaître par cœur.

De ces premières impressions, à la fois de Tarantino et de son cinéma je garde deux choses que j’aurai à cœur de retrouver dans chacun de ses films, son enthousiasme contagieux et les musiques qui restent en tête : Chuck Berry et son You never can tell, Girl, You’ll be a woman soon dans Pulp Fiction, David Bowie et son Cat People dans Inglourious Basterds et ma préférée, I got a name dans Django Unchained.

Descendez la rue… Tarantino au travail

C’est Inglourious Basterds qui a été pour moi un déclic, bien-sûr pour sa manière de traiter l’histoire, pour sa pléiade d’acteurs absolument incroyable et la découverte de Christoph Waltz – un méchant qu’on adore détester ou qu’on déteste adorer, au choix, qu’il sera jubilatoire de le retrouver dans Django, et qui a été sous-employé de manière tellement décevante dans le 007 Spectre

Mais c’est aussi parce que j’étais impatiente de retrouver un décor que j’avais croisé au hasard, dans le quartier où j’habitais à l’époque.

Imaginez, vous rentrez chez vous après une journée à la Sorbonne et vous tombez nez à nez avec une reconstitution du Paris en pleine Seconde Guerre Mondiale.

La scène était tournée au Bistrot La Renaissance au croisement de la rue Championnet et la rue du Poteau à Paris dans le 18e arrondissement de Paris, mais la reconstitution débordait l’intégralité du carrefour, avec des colonnes Morris et des voitures d’époque…

Évidemment, le fan inconditionnel de l’époque devait déjà savoir que Tarantino tournait à Paris, moi je n’en savais strictement rien, j’étais juste fascinée par la transformation de cette rue que j’empruntais tous les jours en un morceau de passé.

(C’était la deuxième fois que j’apercevais un tournage de film, la première fois étant une journée de tournage de L’Heure zéro, de Pascal Thomas, au lycée Michelet de Vanves, où je faisais ma prépa)

Portrait de l’artiste en justicier uchronique

L’aspect de l’oeuvre de Tarantino que je préfère, c’est celui qui, à mon sens, transparaît le mieux dans trois de ses films : Inglourious Basterds, Django Unchained et Once upon a time in Hollywood.

Dans ces trois films, on a l’impression d’avoir aux commandes un gamin facétieux et cinéphile, qui décide qu’une bande de juifs vont aller tuer du nazi pendant la seconde guerre mondiale, qu’en 1858 un esclave du Texas va se lier d’amitié avec un chasseur de primes pour donner du fil à retordre aux propriétaires de plantation du sud et autres membres du KKK, ou que dans le Hollywood des années 60 un fait divers monstrueux ne va peut-être pas se passer comme ça.

Le gamin décide que l’histoire est mieux quand c’est lui qui la raconte, il la blinde de références cinématographiques, se défoule et en fait un cocktail explosif et jubilatoire.

À chaque fois, on s’y laisse prendre, car son film est un feu d’artifices : il installe une atmosphère et un décor, joue avec le montage et les personnages, nous donne l’occasion de les connaître et les apprécier, puis la tension monte, les fils se rassemblent jusqu’au bouquet final.

Et s’il décide à la fin de tuer Hitler dans un cinéma, de faire exploser une plantation, ou de « se faire » la famille Manson, qui pourra finalement le lui reprocher ? Parce que c’est ce que nous aussi, nous aurions aimer voir arriver.

Les Tarantinophobes et les Tarantinovores

C’est en découvrant Inglourious Basterds au cinéma que j’ai compris qu’avec Tarantino, j’avais affaire à un univers cinématographique unique en son genre, et ce n’est pas le fan inconditionnel mentionné précédemment qui me contredira.

J’ai essayé de rattraper mon retard (avec quelques trous dans sa filmographie, vous l’aurez compris), j’ai ainsi vu Kill Bill volume 1 et 2, et j’ai guetté les nouvelles réalisations. Mon préféré reste aujourd’hui Django, que je revois régulièrement.

Au fil de mes discussions avec d’autres cinéphiles, j’ai pu voir combien Tarantino suscitait le débat, les uns le rejetant complètement, les autres attendant fébrilement les sorties de ces films.

Si je fais davantage partie de la deuxième catégorie, mon éducation n’en est pas moins à poursuivre : il me reste quelques films à voir, et je suis loin de saisir toutes les références dont Tarantino parsème ses scénarios.

Une littérature encore timide

Heureusement, Philippe Lombard est venu à ma rescousse !

Comme en atteste la bibliographie à la fin de son ouvrage – ouvrage dont je parlerai enfin dans quelques instants – la littérature cinématographique sur Tarantino est encore assez mince.

Lorsque l’on parcourt la bibliographie proposée dans l’article qui lui est consacré sur Wikipédia, on note une quinzaine de publications, et dont la plus récente remonte à 2018, aux éditions Gremese, une maison d’édition que j’affectionne tout particulièrement, puisqu’elle avait publié les trois tomes de l’histoire du cinéma comique qu’avait proposé Enrico Giacovelli.

Jusqu’alors je n’avais donc rien dans ma bibliothèque sur le cinéma de Tarantino, contrairement à ma trentaine d’ouvrages de et sur Truffaut, mes livres nombreux sur Hitchcock et Chaplin, et trois publications sur Kubrick, pour citer les réalisateurs les plus présents chez moi.

J’étais impatiente de découvrir le travail de Philippe Lombard sur le sujet, et je n’ai pas été déçue.

Tarantino Reservoir films

Sur son compte Twitter et sur son site, Philippe Lombard évoquait régulièrement la sortie de son ouvrage, prévue initialement pour mars 2020.

En raison de la crise sanitaire du coronavirus, la sortie a été décalée en novembre 2020, mais l’ouvrage était disponible directement sur le site de l’éditeur, Omaké books, j’ai donc pu le recevoir assez rapidement.

N’allons pas par quatre chemins.

Non seulement il s’agit d’un excellent livre sur Tarantino, avec une première partie « The filmmaker », qui revient sur l’ensemble de la carrière du réalisateur, et deux autres parties qui, comme le sous-titre l’indique, reviennent sur ses sources d’inspiration, mais c’est aussi par ses petites trouvailles visuelles que l’ouvrage s’attache son lecteur.

Juste avant le sommaire, en page 6, deux « recettes » sont proposées pour s’approprier le livre, et plonger dans l’univers de Tarantino :

  • les QR-codes qui vont ponctuer d’extraits et de bandes-annonces chaque page de Reservoir films (avec un mode d’emploi indiquant comment les lire)
  • les légendes ou pictogrammes, qui vont indiquer au lecteur à quel film de Tarantino correspond chaque source d’inspiration

Un exemple ci-dessous :

Cette double-page est consacrée au film de Sergio Leone, Le Bon, la brute et le truand. On peut voir à droite du titre que ce film a servi d’inspiration à Tarantino dans Reservoir Dogs, Kill Bill, Pulp Fiction, Django Unchained, Les 8 salopards et Inglourious Basterds. Le QR-code renvoie à la bande-annonce du film. En bas de l’article, un autre système de renvois permet d’aller directement aux autres films en lien avec le film de Sergio Leone, qui fait l’objet d’un encart avec citation.

Trois sources d’inspiration sont détaillées dans Reservoir films :

  • les films, qui sont précédés par un petit lexique des principaux genres du cinéma qu’affectionne Tarantino : on peut citer principalement les films de Blaxploitation qui mettent en avant la culture et les acteurs noirs américains, le chambara (film de sabre japonais), le revenge movie ou le western spaghetti

Plusieurs pages font dialoguer les images d’acteurs dans ses films et dans ceux qui l’ont inspirés (Pam Grier, John Travolta, Don Johnson, David Carradine), quand d’autres reviennent sur l’influence de Jean-Pierre Melville sur son cinéma.

Une double-page est dédiée aux westerns et réalisateurs de westerns préférés de Tarantino, une autre aux films évoquées dans le Jackrabbit Slim’s, le restaurant où vont dîner Travolta et Uma Thurman dans Pulp Fiction.

  • les séries télévisées
  • la musique, avec notamment le Cat People de David Bowie, mais surtout les bandes originales de Ennio Morricone

Ce foisonnement de références, et l’aspect visuel de Tarantino Reservoir films rendent parfaitement compte de la personnalité du réalisateur : un amoureux forcené du cinéma, un enthousiaste pour qui ce cri, qui m’avait tant marquée au festival de Cannes 2004, était on ne peut plus sincère.

Chant du cygne ?

Contrairement aux Tarantinophobes, qui rejettent en bloc son univers, j’ai toujours eu l’impression en voyant les films de Tarantino, d’une extrême érudition doublée d’une passion presque enfantine pour le cinéma, et d’un perfectionnisme qui rendait chaque film suivant meilleur que le précédent.

Plusieurs bruits ont circulé selon lesquels Once upon a time in Hollywood serait le dernier film de Tarantino, et bien que cela ne m’étonnerait pas, je ne veux pour l’instant pas leur prêter voix.

L’ouvrage de Philippe Lombard m’a permis de découvrir tout (ou presque tout) ce que Tarantino a en tête quand il construit son film, il m’a également permis d’ajouter une nouvelle maison d’édition, Omaké Books, à la liste de celles que je surveille de temps à autre, en quête de nouvelles lectures.

Son Reservoir films s’adresse parfaitement aux inconditionnels, qui auront à cœur de décortiquer avec lui l’univers de leur réalisateur favori ; mais il s’adresse aussi aux personnes qui, comme moi, veulent à un moment en savoir un peu plus sur cet ovni du cinéma américain qui, je l’espère, nous donnera encore des choses à voir…

D’ici là, je vous souhaite de belles promenades cinématographiques et vous dis à très bientôt, sur Cinéphiledoc !

 

2021 de bonne humeur

Pour commencer cette nouvelle année cinéphile qui, espérons-le, sera plus sereine et plus heureuse que 2020 (quoique), je voulais vous proposer un article peut-être un peu plus court qu’un compte-rendu de lecture habituel.

En effet, si j’ai choisi une de mes lectures de l’année passée pour ce premier article cinéphile de 2021, c’est aussi pour avoir l’occasion de faire un retour en images sur l’une des expositions que j’attendais avec le plus d’impatience et que j’ai pu voir entre deux fermetures des lieux culturels…

Encore un article sur De Funès ?

L’idée de cet article vient d’une discussion que j’ai eue avec Sandrine, amie profdoc qui m’accompagne souvent dans des expositions parisiennes :

Moi (en fin d’année 2020) : J’ai préparé l’article de mars.

Sandrine : Tu es en avance. Tu vas parler du livre sur De Funès ?

Moi : J’ai déjà fait un article sur De Funès en novembre 2019, donc je pensais ajouter quelques mots sur le livre de cette année dans mon compte-rendu du mois d’octobre… ou alors je fais en même temps un compte-rendu du livre et de l’exposition à la cinémathèque, mais avec le calendrier que je me suis fixée, ça fera paraître mon article au mois d’avril…

Sandrine : Oui, ça fait tard.

Moi : Et en plus, ça me fait parler deux mois de suite d’un livre du même auteur. Je vais y réfléchir…

DEUX HEURES APRÈS

Moi : J’ai trouvé ! En fait c’est tout con ! L’exposition De Funès est programmée jusqu’en mai 2021. Donc même en l’ayant vu il y a peu, je peux poster sans problème l’article début 2021. J’ai juste à décaler mes articles déjà écrits et à publier celui-ci en février.

Sandrine (parodiant Catherine Frot dans Imogène McCarthery) : Mais oui !!! 💪👏👏👏  Bien joué maman !

Et voilà comment, en février 2021, je me retrouve à faire à nouveau sur ce blog un article sur Louis De Funès, avec certes le récit d’une exposition à la Cinémathèque, qui en plus d’être attendue, s’est faite attendre (coronavirus oblige), mais avec encore une fois, pour débuter une nouvelle année de lecture, un ouvrage de Philippe Lombard.

Louis de Funès à la Cinémathèque

Lorsque j’ai écrit mon article sur Louis De Funès en novembre 2019, c’était à l’occasion de la sortie d’un ouvrage, Louis de Funès, de Clémentine Deroudille, qui avait été publié à l’occasion de l’inauguration d’un musée De Funès à Saint-Raphaël.

La Cinémathèque française avait quant à elle annoncé une grande exposition consacrée au comédien, une annonce qui, si j’en crois l’article du Figaro ci-dessous, remontait à mars 2019, et avait provoqué de nombreux débats enflammés de cinéphiles pro et anti De Funès :

https://www.lefigaro.fr/cinema/2019/03/19/03002-20190319ARTFIG00137-la-retrospective-louis-de-funes-a-la-cinematheque-ne-fait-pas-rire-tout-le-monde.php

Là-dessus, évidemment, coronavirus, confinement, rediffusions multiples des films de De Funès avec La Grande Vadrouille, Le Corniaud, et j’en passe, programmés les après-midi, puis on a enchaîné avec la période estivale et les soirées, en alternant joyeusement entre Fantômas et les Gendarmes.

Enfin, les musées ont pu rouvrir, et l’exposition Louis De Funès a pu accueillir son public, depuis le 15 juillet et jusqu’à la fin octobre – et là bim ! fermeture à nouveau des musées – aux dernières nouvelles l’expo sera disponible jusqu’au 31 mai 2021 (il fallait bien au moins ça pour nous consoler de ne pas avoir pu la découvrir plus tôt) et peut-être d’ici là, les musées et autres lieux de culture auront pu rouvrir, même brièvement.

Globalement j’ai trouvé que cette exposition de la Cinémathèque était l’une des plus réussies dernièrement, avec un très bon équilibre entre les extraits sur grand écran et les ambiances sonores, les éléments de décor et de costumes, les documents d’archives et les affiches, le tout dans un espace assez aéré, fluide, et agréable.

Voici, ci-dessous un aperçu, et ce qui a retenu mon attention :

  • Découvrir Louis De Funès

L’entrée de l’exposition est, comme d’habitude à la Cinémathèque, relativement étroite, mais pensée de manière ludique : on est accueilli par la photo de De Funès grandeur nature – je dois le dépasser de 5 centimètres environ – et avec un générateur de gifs (photo 2) qui plaira aux petits comme aux grands : on choisit une humeur et un état résultant de cette humeur, et le visage de De Funès s’anime.

Les textes qui accompagnent tout le long le visiteur de l’exposition (photo 3) permettent un aperçu de sa carrière et organisent l’exposition en différentes salles colorées et thématiques ou chronologiques : Louis de Funès et le cinéma comique, le début de carrière, les films à succès qui ont chacun leur salle dédiée, les femmes de Louis de Funès au cinéma, mais aussi une petite section consacrée à « Louis Bio » témoignant de l’intérêt du comédien pour la nourriture et le jardinage.

  • Les documents d’archives

Un exemple parmi tant d’autres des documents d’archives proposés : les photos de tournage de La Traversée de Paris (photo 4).

Ce qui a retenu également mon attention : la très belle lettre (mentionnée plus haut) de François Truffaut à Gérard Oury (photo 5) à l’occasion de la sortie en salle du Corniaud, avec la réponse, tout aussi élégante, de Gérard Oury (photo 6).

Globalement, l’exposition est très riche en affiches, scénarios, lettres, extraits des carnets de Louis de Funès, et un certain nombre de documents sont numérisés et accessibles sur des écrans.

  • Costumes et décors (les pièces maîtresses)

Évidemment, ce qui retient l’attention, ce sont les scènes proposées sur les écrans géants, et la manière dont l’exposition met en scène différentes pièces cultes de la filmographie et de la vie de Louis de Funès. En voici une petite sélection :

Juste à l’entrée de l’exposition, le spectateur découvre à travers un jeu de miroirs les comiques muets qui ont inspiré De Funès (photo 7).

Les pièces les plus impressionnantes sont évidemment la DS de Fantômas (8), où l’on peut s’installer pour être pris en photo, et la fameuse 2CV du Corniaud (9), présentée avec les détonateurs qui permettaient à la voiture d’exploser littéralement dans cette scène culte.

En costumes on retrouve : la robe de la reine dans La Folie des grandeurs (10), accompagnée d’un montage vidéo très intéressant qui fait le parallèle entre le film et les tableaux de Velasquez, le costume de Rabbi Jacob (11), celui de l’extraterrestre dans La Soupe aux choux, et enfin Louis de Funès en adjudant chef Cruchot (13), avec un peu plus loin sa malle du Gendarme à New York.

Voilà pour cette très belle exposition proposée par la Cinémathèque, d’où je suis repartie avec, sous le bras, la série des Gendarmes (parce que pourquoi pas ?) et La Zizanie (parce que Girardot autant que De Funès), et que j’ai attendue très longtemps, mais franchement ça valait le coup !

Et ça m’a donné, au moins pour un moment, une petite bouffée d’oxygène avant de replonger dans un univers avec trois co- (covid, confinement et couvre-feu).

Paris façon Parigramme

C’est pendant la même période de confinement, télétravail, musées fermés et rediffusions intensives de films de De Funès, que j’ai reçu dans ma boîte aux lettres l’ouvrage de Philippe Lombard, Louis de Funès à Paris : les aventures d’un acteur en vadrouille, publié chez Parigramme en mars 2020. 

Quoi, Philippe Lombard, encore lui ? Eh bien oui, et croyez-moi, cette année, vous n’avez pas encore fini d’en entendre parler…

Ce n’est pas la première fois qu’il nous offre des déambulations parisiennes avec comme compagnons de programme, au choix, cent films de légende, Truffaut ou Michel Audiard. Vous n’êtes pas cinéphile et vous voulez quand même découvrir quelques lieux de Paris ?

Faites un petit tour sur le site des éditions Parigramme, il y en a pour tous les goûts : de la poésie, de la mode, de la chanson, le Paris populaire, le Paris criminel, le Paris souterrain… j’avoue qu’à chaque fois que je vais sur leur catalogue, je me retiens de ne pas le commander en entier ! J’ai d’ailleurs reçu à Noël le Paris de Claude Sautet, dans lequel je ne tarderai pas à me plonger !

http://www.parigramme.com/catalogue.htm

Et donc ce Louis de Funès à Paris ?

De Funès à Paris : approche chronologique

Une chose m’a frappée lorsque j’ai eu cet ouvrage entre les mains : j’avais l’habitude des autres livres de Philippe Lombard chez le même éditeur, et du coup celui-ci m’a paru singulièrement petit.

Ce qui m’a frappée également, au-delà du plaisir que j’ai eu à retrouver scènes et anecdotes, c’est l’approche chronologique choisie par l’auteur.

Pour ce sujet et cette maison d’édition, on s’attendrait davantage à une approche géographique, avec des cartes, par arrondissements, ou des circuits. Ou bien une seule carte qui donne un aperçu de tous les lieux mentionnés. C’est peut-être ma seule petite réserve à la mise en page de cet ouvrage.

Au fond, je suis partie avec une idée en tête qui n’était pas la bonne : je m’attendais à suivre les personnages incarnés par Louis De Funès à l’écran dans Paris.

Au lieu de ça, c’est bien le comédien lui-même que je vais côtoyer d’une page à l’autre, depuis les planches des théâtres jusqu’à la cérémonie des Césars, en passant par le 45 rue Poliveau, l’opéra de Paris, les bains turcs, l’aéroport d’Orly ou le palais de l’Élysée.

Ce que cet itinéraire chronologique fait découvrir, ce ne sont pas les lieux, c’est l’homme. On y retrouve un être humain des plus touchants, avec des anecdotes assez savoureuses, celle de la pièce de théâtre Ornifle avec Pierre Brasseur, rapportée par Patrick De Funès :

En sortant du théâtre, Pierre Brasseur avait la fâcheuse habitude de faire la tournée des bistrots. Mon père repoussait avec tact ses invitations de se joindre à lui. Un soir, froissé de ces refus successifs, le comédien se permit une réflexion : »Alors, Bobone t’attend à la maison ? » Mon père, qui n’a jamais supporté la moindre critique sur sa femme, jugea bon de lui donner un petit coup de semonce dès le lendemain, en lui provoquant trois fous rires sur scène, par des improvisations inédites.

évidemment la scène d’ouverture du Corniaud avec Bourvil, ou encore la scène de l’opéra dans La Grande Vadrouille, où l’acteur, après avoir travaillé pendant des mois, dirige les musiciens, et se fait applaudir par ces derniers à la fin de la scène.

Sur chaque page, une image et l’anecdote qui lui est associée : on commence la promenade au théâtre Pigalle en mars 1948 déjà aux côtés de Gérard Oury, et on termine à la salle Pleyel en février 1980, en compagnie de Kirk Douglas, de Jerry Lewis, et du cinéma français de l’époque assemblé. 32 ans de carrière.

Si l’on feuillette l’ouvrage de Philippe Lombard, Louis de Funès à Paris, c’est donc moins dans l’idée d’établir un itinéraire thématique – un circuit de telle durée, de telle rue à telle rue – que pour picorer ici et là quelques scènes d’anthologie, pour revoir Bourvil et De Funès aux bains turcs, et pour le refermer avec, pour parodier le générique du Kid de Chaplin, « avec un sourire, et peut-être une larme ».

Ou s’il faut paraître moins alarmiste, disons plutôt « avec de francs éclats de rire, et peut-être une petite larme d’émotion ».

Janvier 2021 : séances et animations du CDI

Je profite de ce nouvel article, qui revient sur les activités réalisées entre le 4 et le 22 janvier (ainsi que quelques activités non présentées du mois de décembre), pour vous renouveler mes meilleurs vœux pour 2021.

Durant cette période, un gros travail de cotation ayant été réalisé par Laïla, dont j’avais parlé dans l’article de novembre et l’article de décembre, notre réflexion s’est davantage tourné vers la signalétique et la valorisation des ressources, j’y reviendrai dans un instant.

Au menu également, plusieurs expositions thématiques en lien avec l’actualité culturelle et les premières séances de SNT.

Signalétique et valorisation du fonds

Afin de favoriser la consultation de deux espaces distincts du CDI, la presse et les romans, nous avons travaillé en décembre et en janvier sur la manière de rendre plus accessible l’organisation de ces deux espaces au CDI.

  • Périodiques

Pour les périodiques, nous avons réfléchi à des affiches présentant le titre de presse, associé à un pictogramme en indiquant le sujet et à une couleur en indiquant la périodicité. Voici un aperçu de l’affiche présentant la périodicité des abonnements reçus au CDI :

Je vous laisse aller découvrir par vous même en cliquant sur le lien les différentes affiches réalisées.

Et voilà le résultat sur le kiosque presse :

  • Romans

Cela faisait longtemps que je souhaitais rendre plus attrayant le rayon des romans. Lucile avait déjà eu l’idée d’utiliser les étagères de début de rayon pour présenter des sélections thématiques.

Ce que je voulais faire, c’était proposer aux élèves une sorte de cartographie du rayon, à partir de leurs demandes occasionnelles du type « mon prof de français m’a demandé de lire L’Ingénu« , « est-ce que vous avez La Princesse de Clèves ? » ou « je cherche un roman de Zola »

Voilà trois exemples de l’aboutissement de ces réflexions :

Il s’agit de donner pour les lettres prenant le plus de place dans le rayon les auteurs les plus représentés avec leurs romans phares. Je n’ai donc pas fait la démarche pour les lettres A, E, I, J, K, O, N, Q, T, U et Y.

Pour découvrir le reste, c’est par ici.

Concernant le format, pour que cela reste lisible mais sans trop envahir le rayon, j’ai pensé à quelque chose d’un peu plus petit que le A5, et d’un peu plus grand qu’une carte postale. Une fois plastifiées, les cartes sont placées sur les étagères.

Expositions thématiques

Pour cette rubrique, comme le mois dernier, je distingue deux aspects : d’un côté les valorisations en lien avec des événements ou des choix personnels (que j’aborde ici sous la dénomination « Expositions thématiques ») et d’un autre côté, les valorisations d’acquisitions récentes pour un rayon en particulier, sur lesquelles je reviendrai après.

  • Africa 2020 / 2021

Pour faire suite à l’exposition proposée depuis le mois de novembre sur les femmes en politique, j’ai installé sur le même espace une sélection autour de la découverte de l’Afrique, après avoir réalisé le visuel suivant :

Sont principalement valorisés des ouvrages d’histoire et de géographie, mais également des biographies et des romans.

  • Au service de sa majesté

Suite au décès de John Le Carré, j’ai imaginé une installation et une présentation autour des deux figures que sont Ian Fleming et John Le Carré, autrement dit, deux écrivains espions.

J’ai proposé la présentation suivante (imprimée et publiée sur le blog du CDI) :

Voilà ce que donne l’exposition une fois installée en tête du rayon histoire-géo.

  • Sur un air de jazz

Avec un peu de retard par rapport aux dates, j’ai remplacé l’exposition sur le cinéma d’animation par une sélection autour de Boris Vian, du jazz et de l’existentialisme.

Voici le visuel proposé :

Et voici les ressources valorisées :

Valorisation du fonds

Comme le mois précédent, j’indique ici par un code couleurs les actions menées par Lucile (en vert) et les actions que j’ai pu mener (en violet).

  • Focus sur les arts plastiques (L)

Les dernières acquisitions de 2020 ont permis de mettre en avant quelques nouveautés pour le rayon 700 en arts :

Elles étaient associées au visuel suivant :

  • Développement durable : zoom sur les villes durables (L)

Pour faire suite aux précédentes sélections sur le climat et l’alimentation, voici l’exposition proposée sur l’objectif « Les villes durables ».

Cette exposition est associée à une sélection de ressources, publiée dans un article de blog sur l’ENT.

  • Autour de L’Arabe du futur (L)

Suite à la sortie du tome 5 de L’Arabe du futur, Lucile a proposé une sélection thématique :

ainsi qu’une présentation ludique sur le blog du CDI :

  • Sélection « sports » : 2/3 (J)

De mon côté, j’ai travaillé sur le rajeunissement du rayon 700, principalement le cinéma et le sport. Vous avez pu voir dans l’article de décembre la première de ces sélections, autour des jeux olympiques.

La deuxième sélection concerne le foot avec un visuel et une sélection de documents en tête du rayon.

Je n’ai pas pensé à prendre l’installation en photo, et je l’ai remplacée à la fin du mois par la sélection suivante, que vous découvrirez dans l’article de février.

  • Journée mondiale de la protection des données (J)

La journée mondiale de protection des données ayant lieu le 28 janvier, c’était à nouveau l’occasion de mettre en avant un certain nombre de documents et de ressources, en introduction de séances en enseignement scientifique autour de l’intelligence artificielle et en prolongement de séances en SNT dont je parlerai plus bas.

Voici l’affiche réalisée :

ainsi que l’installation proposée :

  • Autres sélections thématiques proposées

D’autres sélections ont été installées dans les rayons, principalement par Lucile :

La sélection sur les classiques a été accompagnée d’un visuel sur le blog :

Séances et actions pédagogiques

Concernant les séances menées durant cette période, il s’agit pour la plupart de séances déjà engagées au mois de novembre et de décembre, sur lesquelles je ne rentrerai pas dans les détails.

Je ne reviendrai que sur les dernières : séances en SNT avec une classe de seconde, accueil des élèves latinistes pour des séances de recherche et EMC en terminale avec des ateliers sur la presse.

  1. EMC en classe de première. Les premières travaillent sur le lien social (2 classes), à l’aide du support déjà présenté en octobre. Cependant, du fait de l’organisation des emplois du temps en demi-groupe, il est très compliqué de suivre les travaux des élèves. Cependant, je devrais pouvoir assister à la présentation de leurs exposés.
  2. Participation aux ateliers de préparation de Science Po, l’objectif est l’organisation d’un débat entre les différents groupes d’élèves, à savoir « Faut-il interdire les pesticides ? ». Je n’ai pas assisté aux premières séances de préparation du débat, néanmoins j’ai mis à disposition des élèves une collection pearltrees (alimentée également par Lucile) présentant des ressources pour alimenter ce débat.
  3. EMC en classe de terminale. Après le travail autour du grand oral, notre collègue de SES a souhaité faire travailler les élèves sur la presse. Les premières séances ont eu lieu le 19 janvier avec le premier groupe et auront lieu le 26 janvier avec le second groupe.
  4. Séances avec les élèves de HLP et de 1STMG2 : avec les élèves nous avons poursuivi la préparation du concours « Et si on lisait à voix haute », même si nous avons toutes les peines du monde à récupérer leurs enregistrements de lecture.
  5. Accueil des élèves latinistes au CDI : le mardi soir, j’ai accueilli de manière un peu improvisée les élèves latinistes de secondes dans le cadre d’un projet de recherche autour des Panathénées.
  6. SNT 2nde : axe thématique « Le web ». Comme l’an dernier, l’une de mes collègues de SVT est venue au CDI pour faire travailler ses élèves sur l’axe thématique du web. Les élèves ont des exposés à préparer, cependant, contrairement à l’an dernier, la production finale n’est pas un site web – trop chronophage – mais une collection sur l’outil Pearltrees. J’ai présenté aux élèves le support suivant :

J’ai également accompagné leurs recherches et assisté à certains de leurs exposés.

Actions de lecture à voix haute

Pendant les vacances de Noël de manière un peu moins assidue, puis au retour des vacances, j’ai poursuivi mes lectures à voix haute. Après Raymond Maufrais et ses Aventures en Guyane, j’ai choisi Saint-Exupéry et son roman Terre des hommes.

Pour cette nouvelle lecture, une quatrième de couverture :

Et une collection sur Pearltrees.

Réunions, communications et autres activités

  • sur Pearltrees et sur le blog du CDI

Durant cette période, j’ai mis à jour mon Pearltrees avec la collection sur la lecture à voix haute à destination des élèves.

Ce mois-ci sur le blog du CDI, on retrouve à nouveaux 2 à 3 articles par semaines : le focus sur les arts plastiques, la sélection foot, la présentation autour de L’Arabe du futur, l’exposition sur l’espionnage, les ressources sur les villes durables, la sélection sur les classiques et l’exposition sur le jazz.

  • Réunions et formations

Ce mois-ci, j’ai participé à deux réunions pour la DNE et  une formation de formateurs afin de préparer les stages de cette année.

  • Retrouver son manuel éGARé

Depuis le mois de décembre, j’ai beaucoup échangé avec une collègue d’anglais qui me faisait remonter des difficultés pour accéder à certains manuels (et les mêmes difficultés étaient rencontrées ses élèves).

Après plusieurs vérifications (oui j’avais attribué les « mères de familles », décidément je ne me fais pas à cette dénomination, oui les manuels aussi étaient attribués), échanges avec copines référentes GAR comme moi (suggestions de changer de navigateur), mails à Matthieu Guérin qui s’occupe du GAR au niveau académique…

– s’ajoutait aussi le fait que, de mon côté, je n’avais aucun manuel attribué, donc je ne pouvait pas visualiser concrètement cette difficulté –

c’est finalement une collègue contractuelle d’anglais qui nous a mis sur la voie de la solution la plus simple et qui visiblement fonctionne :

pour trouver les manuels, il suffisait de les chercher. Mais attention, les chercher avec des termes relativement simples et concis. Quand on cherche « histoire-géographie terminale », on ne trouve rien, par contre quand on cherche juste « histoire », tous les manuels quel que soit le niveau apparaissent.

Du coup, j’ai réalisé ce visuel, qui m’a permis de ne pas céder à l’agacement, et qui a bien fait rire mes collègues :

  • Activités sur le site LudoDOC

Enfin j’en termine avec la préparation et la publication d’articles sur le site du collectif LudoDOC. Ce mois-ci, j’ai ajouté une nouvelle sous-rubrique à la rubrique consacrée à l’histoire numérique de la documentation : il s’agit des « Parcours profdoc ».

Ces parcours vont s’intercaler entre chaque épisode de l’histoire numérique de la doc, et vont permettre à des acteurs de la documentation, anciens profs docs ou toujours profs docs, de présenter leur itinéraire professionnel.

Pour ouvrir le bal, j’ai le bonheur de vous faire découvrir le parcours de Blandine Raoul-Réa, une prof doc hors du commun, qui a toujours su allier à son incroyable hyperactivité une formidable humanité :

Mon histoire d’une liaison intime entre documentation et numérique

À venir sur LudoDOC : un article de rentrée à plusieurs mains, les articles de Sophie, Bénédicte et Fabienne, et un nouvel épisode d’histoire de la documentation pour courant février.

Je vous laisse découvrir ces articles, qui, je l’espère, vous intéresseront, et d’ici là je vous dis bientôt sur Cinéphiledoc !

Décembre 2020 : séances et animations du CDI

Dernier article de l’année civile, avant une petite pause bien méritée (en tout cas c’est mon avis) ! Je vais revenir dans cet article de fin d’année sur les actions menées entre le 23 novembre et le 17 décembre.

Un petit aparté tout d’abord : ces quelques semaines ont été très denses, variées dans leurs activités, avec également beaucoup d’échanges, par mails, en réunions virtuelles et par téléphone, avec des collègues.

Par ailleurs, mon activité ne s’est pas cantonnée au lycée, même si cela ne sera peut-être pas visible dans l’immédiat, mais j’ai été accaparée par différentes petites choses (sélection de ressources, mise en forme de publications), que vous découvrirez ce mois-ci, ou en tout cas dans les mois qui viennent…

Expositions thématiques

Ce mois-ci, je reviens tout d’abord sur les dernières commandes reçues au CDI, et qui ont permis, encore une fois, de mettre en valeur certaines thématiques.

Je distingue cependant deux aspects : d’un côté les valorisations en lien avec des événements ou des choix personnels (que j’aborde ici sous la dénomination « Expositions thématiques ») et d’un autre côté, les valorisations d’acquisitions récentes pour un rayon en particulier, sur lesquelles je reviendrai après.

  • Voyages en imaginaire

Cela faisait un moment que je souhaitais à nouveau proposer un petit itinéraire immersif dans Genial.ly, et j’ai pour cela voulu évoquer les différentes formes d’imaginaires : le rêve, les illusions d’optique, la fantasy et la science-fiction, et le retour à l’enfance.

La chose peut paraître quelque peu artificielle ainsi présentée, mais en gros, comme pour ma présentation réalisée pendant le confinement sur « Et après, qu’est-ce qui se passe ? », je voulais faire s’évader celui qui découvrirait cette présentation, et lui donner envie de venir emprunter les ouvrages mis en avant.

Sur cette présentation on retrouve donc, pour les quatre « salles » : une sélection de ressources sur E-SIDOC, quelques liens internet, et un petit jeu.

Pour deux de ces thématiques, j’ai également réalisé un visuel sur Canva qui accompagne l’exposition de documents installée au CDI :

et qui a été enrichie par les affiches et cartes postales ramenées au lycée par Lucile :

  • 250e anniversaire de la naissance de Beethoven

Depuis le début de l’année, j’avais l’idée en tête d’organiser une exposition autour de l’anniversaire de la naissance de Beethoven. J’en avais déjà parlé à Floriane, et malgré la pauvreté du fonds du CDI en musique, j’étais décidée à proposer quelque chose.

Vous pourriez me dire : pourquoi Beethoven ? Pourquoi pas tel ou tel autre musicien les années passées ou à venir ?

D’abord parce que j’ai fait de la musique de mes 6 ans à mes 17 ans environ (du violon pour être exacte) même si ces onze ans de pratique n’ont jamais réussi à me faire intégrer correctement des notions de solfège… ils ont cependant réussi à me faire énormément apprécier quelques compositeurs (Vivaldi, Mozart, Verdi, Tchaikovsky, et Beethoven) et quelques interprètes (Yehudi Menuhin et Maria Callas, chacun dans leurs arts respectifs).

Au sommet de mes compositeurs préférés, dont j’ai dévoré les biographies et que j’adore écouter, je place Tchaikovsky et Beethoven.

J’ai depuis longtemps pour projet d’aller visiter Bonn et Vienne, et j’ai même mes interprétations favorites : pour le piano Wilhelm Kempff, pour le violon, Menuhin, pour les symphonies 5, 6 et 7 la philharmonie de Berlin dirigée par Karajan, par contre pour la neuvième, le Wiener Philharmoniker dirigé par Karl Böhm.

Si vous êtes restés jusqu’ici, je peux donc en venir à l’action – pas tout à fait dans les clous en terme de diffusion – mise en place au CDI le 15 décembre 2020 :

  • une exposition et une sélection de ressources
  • une diffusion en continu de Beethoven
  • la projection d’un biopic en mezzanine du CDI

  • Autour des échecs

Afin de mettre en valeur le rayon Jeux et suite au succès de la série « Le Jeu de la dame » sur Netflix, je voulais faire une petite installation au CDI.

Lucile a réalisé le panier sur E-SIDOC, sur lequel s’appuie la présentation ci-dessous :

ainsi que l’installation mise en place :

Valorisation du fonds

Comme le mois précédent, j’indique ici par un code couleurs les actions menées par Lucile (en vert) et les actions que j’ai pu mener (en violet).

  • Nouveautés documentaires (L)

Pour mettre en valeur les récentes acquisitions, Lucile a réalisé ce visuel publié sur le blog du CDI :

Les différents ouvrages sont présentés en tête des rayons sciences (300, 500 et 600).

  • Développement durable : zoom sur les inégalités sociales (L)

Pour faire suite aux précédentes sélections sur le climat et l’alimentation, voici l’exposition proposée sur l’objectif « Réduire les inégalités sociales ».

Cette exposition est associée au visuel ci-dessous, publié dans un article de blog sur l’ENT :

  • Autour du prix Manga : à la découverte du Japon (L)

Pour faire suite à l’action organisée le mois précédent autour du prix manga, Lucile a publié sur le blog du CDI une présentation cliquable :

et installé une exposition de documents sur la culture japonaise :

  • Sélection « sports » : 1/3 (J)

De mon côté, j’ai travaillé sur le rajeunissement du rayon 700, principalement le cinéma et le sport. Vous avez pu voir plus haut les récentes acquisitions sur le cinéma.

J’ai également désherbé une partie des documentaires sur le sport, et j’ai profité de mon reliquat de budget pour commander des ouvrages selon deux critères : soit il s’agissait d’approfondir l’histoire d’une discipline et ses règles (ou différents aspects sociologiques du sport), soit il s’agissait de proposer aux élèves des lectures sur des disciplines et des sportifs qui les intéressent.

J’ai décidé de présenter ces ressources de manière échelonnée, en commençant par un focus assez général (jeux olympiques, sport mondial) avec tout de même un petit point auto / vélo :

Suivront en janvier certainement un focus foot, puis un focus rugby et autres sports.

J’ai travaillé en collaboration avec Sandrine, copine prof d’EPS, qui a produit un superbe padlet de ressources sur l’histoire du sport. J’ai profité de la publication de son padlet sur le blog du CDI pour présenter la première sélection aux élèves.

Vous découvrirez donc les autres sélections après eux, quand elles auront à leur tour été installées au CDI !

  • Sélection autour de Romain Gary (J)

Comme cet auteur a disparu il y a quarante ans, et comme nous avons renouvelé une partie du fonds fiction, en particulier en rachetant des éditions récentes de ses œuvres, c’était l’occasion de le mettre à l’honneur :

Les ouvrages ont été présentés dans le coin lecture :

  • Sélections autour de l’OULIPO (L)

La lecture de L’Anomalie d’Hervé Le Tellier nous ayant toutes les deux emballées, et l’OULiPo fêtant ses 60 ans, Lucile a proposé la présentation suivante sur le blog du CDI :

  • Autres sélections thématiques (L)

Voici les sélections proposées par Lucile autour du sport et de l’OULIPO :

Séances et actions pédagogiques

Concernant les séances menées durant cette période, il s’agit pour la plupart de séances déjà engagées au mois de novembre, sur lesquelles je ne rentrerai pas dans les détails.

Je ne reviendrai que sur les dernières : séances auprès des élèves de première HLP (Humanités, littérature et philosophie) et 1STMG2. Si j’ai mené une également une première séance en SNT juste avant les vacances, j’y reviendrai seulement en janvier, car je n’ai vu qu’un demi-groupe de la classe.

  1. Visites des classes de secondes : 2 classes accueillies
  2. EMC en classe de première. Les premières travaillent sur le lien social (2 classes), à l’aide du support déjà présenté en octobre. Cependant, du fait de l’organisation des emplois du temps en demi-groupe, une classe a à peine commencé les recherches, quand la deuxième en est déjà à réaliser ses présentations.
  3. EMC en classe de terminale. Les terminales préparent le grand oral (1 classe). Les élèves commencent quelque peu à sortir des spécimens de leurs spécialités et à ébaucher leurs problématiques de sujet. Les séances me font l’effet d’une sorte de TPE individuel…
  4. Participation aux ateliers de préparation de Science Po, l’objectif est l’organisation d’un débat entre les différents groupes d’élèves, à savoir « Faut-il abandonner le nucléaire civil français ? ». Du fait de mes séances avec les BTS le mois dernier, j’ai loupé deux ateliers. J’ai participé au suivant le 3 décembre, les élèves avaient déjà été répartis en deux groupes POUR et deux groupes CONTRE, durant cette séance était déterminé qui affronteraient qui. Le 17 décembre, j’ai assisté au débat.
  5. Séances avec les élèves de HLP et de 1STMG2

Cette action fait suite à mes différentes actions mises en place autour de la lecture le mois dernier. En effet, depuis la fin du mois d’août, j’avais suggéré à Stéphanie, copine prof de français, de travailler avec ses classes.

Avant les vacances de la Toussaint, nous avions décidé d’inscrire deux de ses classes au concours de la Grande Librairie, « Et si on lisait à voix haute ». Nous avons choisi les premières HLP et la classe de 1STMG dont elle est professeure principale.

Le 30 novembre et le 8 décembre, je suis donc intervenue dans sa classe pour présenter avec elle le concours, en m’appuyant sur une sélection de lectures personnelles (des textes qui ont nourri mon goût de la lecture) et sur une collection Pearltrees présentant le concours aux élèves, avec également une fiche de conseils réalisées sur Canva à l’aide des ressources proposées dans le numéro d’InterCDI consacré à l’oralité :

J’en ai profité pour rappeler l’existence du blog du CDI et l’action de lecture à voix haute mise en place au mois de novembre.

Nous avons encouragé les élèves à s’entraîner et à venir lors d’une deuxième séance (le 14 décembre pour les HLP) avec un texte de leur choix. Je vous tiendrai informés de l’avancée de ce projet, que je vais peut-être décliner (mais sans participation au concours) avec une autre classe.

Réunions, communications et autres activités

  • entre Pearltrees, Twitter et Instagram + articles sur le blog du CDI

Durant cette période, j’ai mis à jour mon Pearltrees avec la collection sur la lecture à voix haute à destination des élèves.

Je communique aussi plus régulièrement sur mon compte Twitter les expositions installées et les visuels qui leur sont associés. Hormis le #VendrediLecture, je réserve mes lectures personnelles à mon compte Instagram.

Ce mois-ci sur le blog du CDI, on retrouve à nouveaux 2 à 3 articles par semaines : la mise en valeur du rayon philo, le zoom développement durable sur la consommation, la présentation cliquable sur le Japon, la mise en valeur du rayon langues, la première sélection sport, les nouveautés en documentaires, les voyages en imaginaire.

  • Réunions et formations

Ce mois-ci, j’ai participé à plusieurs réunions, notamment dans le cadre de mes activités à la DNE, avec entre autres une réunion TraAM le 9 décembre et un profdoc’café des IAN le 16 décembre.

J’ai également assisté à un webinaire en trois parties (j’ai loupé l’une d’entre elles) sur l’hybridation d’une formation.

Enfin, j’ai animé une réunion de bassin à distance sur la thématique « Jouer au CDI », avec le support de présentation suivant – support que j’ai pris beaucoup de plaisir à réaliser :

  • Activités sur le site LudoDOC

Enfin j’en termine avec ce qui a constitué, avec mes activités à la DNE, une grande partie de mon temps ce mois-ci : la préparation et la publication d’articles sur le site du collectif LudoDOC.

En effet, le site a connu un regain d’activités en novembre-décembre avec d’abord la publication d’un article sur le jeu « S’prit critique et s’team de soi » conçu par Perrine Chambaud, Marine Jacques et Isabelle Lapray. J’en profite pour les remercier à nouveau pour leur contribution !

Ensuite, j’ai décidé de prendre un petit abonnement WordPress afin d’éviter que le site soit envahi de publicités. Depuis début décembre, la lecture d’articles n’est plus interrompue toutes les dix lignes par la promotion d’un traitement miraculeux contre les cors aux pieds.

Enfin, deux choses m’ont décidée à publier une petite série d’articles. La première, c’est la crainte de voir éventuellement disparaître les archives du site Éduscol Documentation (que je co-anime depuis maintenant 6 ans). La seconde, c’est la journée nationale des professeurs-documentalistes qui avait lieu le 17 décembre, et qui m’a donné l’occasion de publier ces articles.

Il s’agit d’une série consacrée à « L’histoire (numérique) de la documentation », une histoire somme toute complètement subjective et qui n’a rien d’exhaustif (comme je le rappelle dans l’introduction générale).

https://ludodoc.wordpress.com/category/histoire-numerique-de-la-documentation/

J’ai posté l’introduction et le premier épisode le 17 décembre, et je compte poster la suite à intervalles réguliers, et ponctuer cette histoire d’interviews de profs docs ou d’anciens profs docs, le tout en alternance avec les autres articles postés sur LudoDOC par Sophie, Bénédicte, Fabienne et Béatrice.

Je vous laisse découvrir ces articles, qui, je l’espère, vous intéresseront, et d’ici là je vous souhaite les vacances les plus reposantes possibles et d’excellentes fêtes de fin d’année !

À bientôt en 2021 sur Cinéphiledoc !

Novembre 2020 : séances et animations du CDI

Pour ce nouvel article #profdoc, c’est à nouveau – à mon grand soulagement – le titre traditionnel qui revient ce mois-ci. Je ferai le point sur quelques actions mises en place avant les vacances de la Toussaint, et sur toutes les initiatives ayant eu lieu entre le 2 et le 21 novembre.

Actions pour le 2 novembre

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai essayé durant toutes les vacances de faire une coupure et d’échapper (en vain) à la réalité des événements du 16 octobre dernier. J’avoue au départ avoir vraiment appréhendé cette reprise, et ne pas avoir vraiment su quoi proposer aux élèves et aux collègues.

Comme souvent dans ce genre de circonstances, ce sont les actions d’autres collègues qui m’ont inspirée et servi d’exemples, notamment les articles et les ressources proposées par le site des professeurs documentalistes de l’académie de Lyon.

Sur la base de ces ressources, j’ai donc proposé à mes collègues une collection Pearltrees « Laïcité et liberté d’expression » et aux élèves un article de blog avec une sélection de ressources du portail E-SIDOC du CDI.

Le week-end précédant la rentrée, j’ai voulu compléter ces sélections de ressources par une valorisation et une exposition au CDI. J’ai donc réalisé le visuel suivant :

Voilà à quoi ressemblait l’exposition une fois installée :

Enfin, pour en revenir au temps d’hommage à Samuel Paty dans mon lycée, ma proviseure avait fait le choix de banaliser les deux premières heures du 2 novembre pour organiser un temps de concertation.

Comme les élèves allaient directement en cours juste après et qu’il y avait de fortes chances pour que nous n’ayons personne au CDI, j’ai choisi de passer l’heure avec Stéphanie, collègue de lettres classiques, et avec ses élèves latinistes.

Actions de promotion de la lecture

Ma première période de l’année se focalisait en toute logique sur l’accueil des élèves au CDI (protocole sanitaire, aménagement, affichage, visites des élèves de seconde…).

Cette seconde période, déjà amorcée la dernière semaine avant les vacances de la Toussaint, a principalement tourné autour de la thématique de la lecture, aussi bien dans mes activités personnelles que professionnelles.

  • Conseils de lecture (profs)

Lorsque j’ai fait ma présentation de pré-rentrée au mois de septembre, j’ai piqué l’idée à Paul Rouffia, profdoc dans l’académie de Montpellier, de présenter des lectures de vacances.

Finalement, plusieurs collègues étant venus emprunter des ouvrages que j’avais conseillés, j’ai décidé de proposer une présentation que je mettrai à jour régulièrement, avec mes lectures :

J’y indique également avec des systèmes de badges les ouvrages présents au CDI et des liens pour découvrir le début du livre.

  • Conseils de lecture (élèves)

Pour faire pendant à cette présentation côté élèves, j’ai propose un visuel réalisé sur Canva à destination des élèves juste avant les vacances de la Toussaint :

Voilà ce que donnait l’exposition installée :

  • Soutien à la librairie

Au retour des vacances, la situation de la librairie avec laquelle j’ai l’habitude de travailler m’inquiétait : il me restait deux commandes déjà transmises, ainsi qu’une dernière commande à passer avant la clôture du budget.

J’ai pu échanger avec mon libraire via sa page Facebook, puis j’ai voulu savoir de quelle manière il était possible de lui manifester notre soutien, d’autant que la librairie est située sur la commune de Brétigny-sur-Orge, où est installé un gigantesque siège d’Amazon – bref, c’est un peu David et Goliath en Essonne…

J’ai d’abord échangé avec lui, puis je suis allée voir ma proviseure, qui a donné son accord pour la collaboration suivante, tant que la librairie serait contrainte d’être fermée, et évidemment tant que le lycée serait ouvert :

L’initiative a remporté l’adhésion des collègues, qui, je l’espère, seront nombreux à passer leurs commandes de Noël au Livre d’Orge !

  • Lecture à voix haute

Une autre initiative que je souhaitais mettre en place depuis un certain temps m’a aussi été inspirée par Paul, qui proposait durant le confinement des lectures à voix haute sur Instagram, ainsi que par mes séances de lectures échangées avec Bénédicte Langlois entre avril et août 2020.

Au retour des vacances, je me suis lancée et j’ai communiqué via le blog du CDI sur l’action suivante :

Ce premier texte est évidemment un clin d’œil à Perrine Chambaud qui m’a accueillie en Guyane au mois de février.

Vous pouvez retrouver mes premiers balbutiements de lecture à voix haute dans la collection pearltrees dédiée, sur laquelle j’invite également mes collègues à déposer leurs propres lectures.

  • Premiers pas sur Insta…

Enfin, depuis les vacances de la Toussaint, je m’aventure désormais à publier mes expériences de lectures, et quelques photos de promenades sur Instagram.

Vous pouvez me suivre, c’est par ici.

Valorisation du fonds par rayons

Après le focus thématique sur le grand oral puis sur le rayon littérature, et grâce aux acquisitions récentes, j’ai poursuivi des actions de valorisation du fonds par rayons.

Ce mois-ci, j’ai donc ajouté deux rayons à ma collection :

  • Rayon Philo (100)

J’en profite pour évoquer un petit événement en lien direct avec la philosophie. Avant les vacances de la Toussaint, je suis sollicitée par ma proviseure qui m’évoque la situation de Laïla, contractuelle en philosophie rattachée au lycée, qui se retrouve sans poste, et à qui le rectorat demande un emploi du temps pour qu’elle soit payée.

Ma proviseure avait donc pensé à la faire venir au CDI. Après y avoir réfléchi avec Lucile et en avoir discuté avec des collègues profs docs, j’ai répondu qu’il serait judicieux que Laïla propose des initiatives directement en lien avec sa discipline et son parcours (elle a fait science po et est docteure en philosophie).

Dans ma réponse, j’ai suggéré les actions suivantes : l’accompagnement des élèves volontaires pour la préparation du grand oral sur des temps de pause méridienne ou en séances (HGGSP, SES), l’accompagnement des élèves préparant le concours de science po, un soutien aux élèves et des propositions d’ateliers philo qui pourraient se tenir au CDI, éventuellement à destination des élèves de terminale volontaires mais également des élèves de HLP (en concertation avec les collègues des disciplines concernées).

Dès le retour des vacances, nous avons donc accueilli Laïla et nous avons commencé à mettre en place ces actions (elle a également proposé des ateliers philo via un pad sur l’ENT). Pour enrichir le rayon jeux, nous avons acquis le jeu « Philodéfi », qui constitue un support supplémentaire pour ces différentes actions.

  • Rayon Langues (400)

Pour chaque rayon, une installation présente les ouvrages, et le visuel est publié sur le blog du CDI. Je réalise ces différents visuels généralement en simultané, puis ils sont publiés et installés de manière échelonnée, en fonction des actions proposées par Lucile sur les autres rayons ou sur le blog.

  • Affiche « sujets sensibles » au CDI + marques-pages

S’il y a une initiative que j’ai mis du temps à réaliser, alors que j’en avais l’idée (glanée dans ma veille) depuis un moment, c’est bien celle-ci : indiquer aux élèves où se trouvent des livres traitant d’un certain sujet, sans qu’ils aient à nous demander ou sans que leurs camarades soient au courant :

J’ai décliné également ces différents sujets sous forme de marques-pages thématiques :

L’ensemble a été mis à disposition des élèves la semaine du 9 novembre :

Actions et expositions thématiques

Comme le mois précédent, j’indique ici par un code couleurs les actions menées par Lucile (en vert) et les actions que j’ai pu mener (en violet).

  • BD documentaires (L)

Pour mettre en valeur les récentes acquisitions – principalement issues de la collection de la petite bédéthèque des savoirs, Lucile a réalisé ce visuel publié sur le blog du CDI :

Les différents ouvrages sont présentés en tête des rayons sciences (300, 500 et 600)

  • Développement durable : zoom sur la consommation (L)

Pour faire suite aux précédentes sélections sur le climat et l’alimentation, voici l’exposition proposée sur l’objectif « Consommation et production responsable ».

  • Prix Manga (L)

En fin d’année dernière nous avions commandé les mangas de la sélection du prix Manga Senseï, Lucile a choisi de les mettre en valeur en organisant un prix manga avec une rubrique dédiée sur le portail E-SIDOC du lycée :

Les récentes acquisitions sont présentées aux élèves :

  • Générateur d’idées de lecture (L)

Pour inciter les élèves à découvrir d’autres textes, Lucile a mis à disposition sur le blog du CDI un générateur d’idées de lecture, renvoyant vers des sélections sur le portail E-SIDOC du lycée :

Cette présentation a également permis d’installer des focus littéraires à l’intérieur des rayons fictions, dont voici quelques exemples :

  • Femmes et politique (J)

Pour faire suite à l’exposition thématique sur les élections américaines, j’ai d’abord cherché un sujet d’actualité ou un événement ayant lieu au mois de décembre. Je n’ai rien trouvé de satisfaisant, jusqu’à ce que je pense à la figure de Kamala Harris, j’ai donc décidé de proposer quelque chose sur les femmes au pouvoir, d’abord avec ces deux visuels :

puis avec cette présentation cliquable :

Voilà le résultat une fois installé :

  • Charles de Gaulle (J)

J’ai remplacé une sélection en tête du rayon histoire-géo présentant les nouveautés du rayon, par une sélection sur le général de Gaulle :

Cette mini-sélection était accompagnée du visuel suivant :

Séances et actions pédagogiques

Concernant les séances menées durant cette période, il s’agit pour la plupart de séances déjà engagées au mois d’octobre, sur lesquelles je ne rentrerai pas dans les détails. Je ne reviendrai que sur les dernières, les séances menées avec les STS1 (un projet déjà mené en 2019-2020 et pour lequel j’ai apporté quelques modifications).

  1. Visites des classes de secondes : 3 classes accueillies
  2. EMC en classe de première et terminale. Les premières travaillent sur le lien social (2 classes), à l’aide du support déjà présenté le mois dernier. Les terminales préparent le grand oral (1 classe).
  3. Accompagnement à la recherche dans la préparation du grand oral : nous avons été sollicitées par une collègue de HGGSP pour une présentation des ressources à disposition des élèves (E-SIDOC, ENT, GAR) accompagnée d’une sélection de documents du CDI
  4. Participation aux ateliers de préparation de Science Po. Chaque année des élèvent de terminale participent à des ateliers afin d’intégrer Science Po. Pour l’instant j’ai participé à deux ateliers, le premier afin de rappeler des éléments d’information sur la recherche et la citation des sources dans E-SIDOC, le second pour mettre à disposition une sélection d’ouvrages et de périodiques sur le sujet qui fera l’objet d’un débat entre les différents groupes d’élèves, à savoir « Faut-il abandonner le nucléaire civil français ? »
  5. Séances de recherche en STS1

Pour ces dernières séances, je fais un point un peu plus détaillé. En effet, il s’agit d’une séance menée l’an dernier auprès des élèves de STS1 sur la recherche et la citation des sources.

Cette année, la collègue de STS m’a à nouveau demandé d’intervenir en axant davantage le propos sur la recherche d’information.

J’ai repris la structure de la séance menée l’an dernier avec Floriane, en y ajoutant certains éléments notés ici en gras :

  • sondage de pratiques sur la recherche d’informations
  • présentation de différents moteurs de recherche
  • fiabilité / pertinence et outils de fact-checking
  • recherche en action : chaque équipe doit s’approprier un outil de recherche en temps limité et rendre compte de sa démarche
  • quelques trucs et astuces de recherche
  • jeu de rôles sur la citation des sources et boîte à outils

La séance fait alterner les mises en activités des étudiants (sondage, défi de recherche et jeu de rôles) et les temps plus descendants et de restitution. C’est une séance que j’ai énormément appréciée, avec des élèves réceptifs, curieux, et très agréables.

Réunions, communications et autres activités

  • entre Pearltrees, Twitter et Instagram + articles sur le blog du CDI

Durant cette période, j’ai mis à jour mon Pearltrees avec les deux collections consacrées à la liberté d’expression et à la lecture à voix haute. J’ai aussi réorganisé ma collection « Veille E-INSTANT CDI » pour y ajouter les sélections thématiques réalisées sur Canva.

Je communique aussi plus régulièrement sur mon compte Twitter les expositions installées et les visuels qui leur sont associés. Hormis le #VendrediLecture, je réserve mes lectures personnelles à mon compte Instagram.

Le blog du CDI lancé au mois de mars prend sa visite de croisière, à raison de deux à trois articles par semaine. Ce mois-ci : les nouveaux romans, les ressources sur la liberté d’expression et la laïcité (deux articles), les BD documentaires, le projet de lecture à voix haute, le prix manga, les femmes au pouvoir, le générateur d’idées de lecture, et l’article sur développement durable et consommation.

  • Réunions, formations, autres activités

Ce mois-ci j’ai assisté à deux conseils pédagogiques élargis organisés pour répondre aux questionnements sur la situation sanitaire et sur l’hommage à Samuel Paty.

J’ai assisté à distance à une réunion de bassin (la première de l’année), à un webinaire sur PIX, à une formation de formateurs (organisation des stages pour 2020-2021) ainsi qu’à plusieurs visioconférences avec des collègues.

À la fin de ce mois de novembre, j’ai également repris quelques activités pour LudoDOC : calendrier et organisation de l’année, préparation d’articles, échanges de mails. Je n’en dis pas plus pour l’instant, mais l’année va certainement être très riche sur ce site, je vous raconterai tout ça dans un prochain article !

D’ici là, bon courage à tous et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Page 1 sur 27

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén