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2020 : Palmarès de lecture

Comme pour l’année dernière, je publie ce palmarès au mois de décembre, afin de pouvoir, à nouveau, en janvier, faire un petit article sur le Bullet Journal.

Cela me permettra aussi de vous donner quelques idées de cadeaux de Noël, si vous souhaitez glisser sous le sapin l’un ou l’autre des ouvrages sympathiques dont j’ai pu vous parler cette année.

Je n’ose pas indiquer ici depuis combien de temps ce palmarès est prêt, mais si je vous dis – et j’aurai l’occasion de le redire au mois de janvier – que le confinement m’a permis d’avancer plus vite dans mes lectures et l’écriture de mes articles, et que le bullet journal a modifié et amélioré mon organisation, vous en aurez une petite idée.

Lectures cinéphiles et écriture d’articles

Je profite d’ailleurs de ce palmarès pour revenir sur la façon dont je procède lorsque je choisis un livre et lorsque je décide d’en faire un article sur ce blog.

J’ai déjà indiqué plusieurs fois comment je m’y prends pour choisir une lecture, à quels éditeurs je m’intéresse, comment je repère un roman sur le cinéma, et quel type d’ouvrage va titiller ma curiosité.

C’est plus le rythme de lecture et l’organisation que je vais présenter ici, un rythme et une organisation qui se sont peu à peu modifiés.

Si je considère les choses en année scolaire, comme j’ai professionnellement l’habitude de le faire, disons que :

  • de septembre à novembre de l’année en cours Y, je vais proposer des articles sur des livres parus de l’année précédente X
  • de janvier à juin de la nouvelle année Z, je vais proposer des lectures publiées là encore durant l’année X mais aussi commencer à faire des articles sur des livres de l’année Y
  • en juillet – août, je fais des hors-séries, et je ne me préoccupe pas des dates de parution des livres
  • de septembre à novembre de l’année Z, je propose cette fois-ci des livres sortis en année Y

Concrètement pour 2020-2021 voilà ce que ça donne si je démarre à février 2020 :

  • février – juin 2020 : il s’agissait de livres sortis en 2019
  • juillet – août 2020 : des lectures indispensables, donc sans que la date de parution importe
  • septembre – novembre 2020 : livres sortis en février et mars 2020
  • février – juin 2021 : je n’ai pas encore de visibilité, mais pour février et mars 2021, il s’agira de livres sortis là encore début 2020

Cette organisation, optimisée par le Bullet Journal, me permet, de temps à autre, de prendre un peu d’avance et de pouvoir préparer les articles bien en amont de leur publication.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Pour 2020, mes lectures ont commencé en décembre 2019 et se sont achevées avant les vacances d’été. J’ai lu considérablement cette année, je lis désormais beaucoup plus qu’il y a quelques années, mais ce ne sont pas exclusivement des lectures sur le cinéma.

Entre 2012 et 2018, j’ai eu un passage à vide, et je ne me consacrais pratiquement plus qu’à ces lectures cinéphiles. C’était le comble pour une profdoc – et une ancienne littéraire, avec un master en littérature française – je n’arrivais plus à lire.

Ce qui m’a redonné envie de lire, c’est ma marraine, lectrice chevronnée et curieuse de tout, ancienne prof de maths et bénévole en médiathèque, qui ne cessait de me parler de ses lectures, et avec qui j’ai commencé à échanger des livres par voie postale. Échanger avec elle est toujours assez captivant, mais pour le coup, c’est elle qui m’a remis le pied à l’étrier.

En 2019-2020, j’ai donc beaucoup lu, parfois jusqu’à quasiment une vingtaine de livres par mois, mais pas exclusivement sur le cinéma. Si je fais un retour sur les articles publiés entre février et novembre nous avons donc :

  • Ça tourne mal, de Philippe Lombard
  • l’ouvrage sur Terminator de Sean French publié chez Akileos
  • le petit focus sur Tolkien au mois d’avril, avec un petit palmarès de lecture consacré à Tolkien et des livres qui ne sont ni totalement cinéphiles, ni toujours de 2019, mais où je m’étais penchée plus précisément sur Tolkien et les sciences de Roland Lehoucq
  • Survivre dans la galaxie, le petit guide de Christian Blauvelt sur Star Wars, avec quelques autres lectures consacrées à Star Wars
  • le Barry Lyndon de Kubrick publié chez Taschen
  • La Vie que tu t’étais imaginée, de Nelly Alard
  • Sous la casquette de Michel Audiard, de Philippe Lombard (à nouveau : c’est donc désormais un fait établi, il y aura au moins chaque année un livre de Philippe Lombard dont je parlerai sur ce blog)
  • L’Amie américaine, de Serge Toubiana

Ce petit aperçu me permet de faire 4 catégories : les Lombard(s), les voyages dans un film, les occasions rétrospectives et les romans biographiques.

Palmarès 2020

Les Lombard(s)

Parmi les 8 ouvrages lus cette année, deux d’entre eux sont l’œuvre de Philippe Lombard – et encore, il aurait y en avoir un troisième, et même un quatrième, que je garde sous le coude pour début 2021.

Les quatre livres que j’évoque sont donc :

  • Ça tourne mal !, Éditions La Tengo, 2019 (ISBN 2354611722).
  • Sous la casquette de Michel Audiard – Les secrets de ses grandes répliques, Éditions Dunod, 2020 (ISBN 2100808451).
  • Louis de Funès à Paris, les aventures d’un acteur en vadrouille, Éditions Parigramme, 2020 (ISBN 2373951304).
  • Tarantino Reservoir Films , Éditions Omaké Books, 2020 (ISBN 237989017X).

J’ai reçu l’ouvrage consacré à De Funès un peu plus tard que les autres, et à suivre le compte Twitter de Philippe Lombard, j’ai tout de même l’impression qu’il en manque un ou deux – mais peut-être suis-je trop habituée à son hyperactivité…

Ceci étant dit, mon préféré à l’heure actuelle pour 2020 reste Ça tourne mal, et ça tombe bien (si j’ose dire), car un tome 2 est sorti très récemment, consacré aux tournages de films étrangers, tome 2 qui est encore sur ma pile de lecture, et que je garde précieusement pour les vacances de Noël !

L’écriture de ce palmarès m’a donné à nouveau l’occasion de me promener sur son site pour suivre les prochaines publications et pour découvrir ce court-métrage :

Je remets le lien du site ici. Et vous l’aurez compris, vous n’échapperez pas à un nouveau Lombard en 2021 (voire plusieurs)…

Voyage dans un film / occasions rétrospectives

Ces deux catégories peuvent se fondre en une seule. Elles s’appliquent à quatre de mes lectures :

  • l’ouvrage sur Terminator, qui m’a donné l’occasion d’évoquer les robots au cinéma,
  • Tolkien et les sciences, qui a permis un petit voyage dans les ouvrages sur l’univers Tolkien,
  • le petit guide Survivre dans la galaxie, avec un article publié le 4 mai, où j’ai pu faire un palmarès Star Wars, à la fois des films et des ouvrages consacrés à la saga
  • enfin le Barry Lyndon de chez Taschen, qui m’a permis un petit focus sur Kubrick

C’est à ce dernier que va ma préférence, tant au niveau du visuel, de la forme, que du sujet traité : un film magnifique, que j’ai pu redécouvrir, et qui m’a permis d’ailleurs, pendant le confinement, de voir en replay le documentaire diffusé sur Arte, Kubrick par Kubrick, prenant principalement appui sur les entretiens du cinéaste avec Michel Ciment.

Les romans biographiques

Enfin, pour cette dernière catégories, deux ouvrages : La Vie que tu t’étais imaginée de Nelly Alard, et L’Amie américaine de Serge Toubiana.

Le premier faisait se croiser l’auteure du livre, l’impératrice Elisabeth d’Autriche, et l’actrice hollywoodienne Elissa Landi, dans une atmosphère qui m’a quelque peu rappelé les séries Feud et Hollywood, toutes les deux créées par le génial Ryan Murphy.

Le deuxième mettait en lumière la figure fascinante d’Helen Scott, qui a accueilli François Truffaut aux États-Unis en 1960, a permis l’existence des entretiens Hitchcock/Truffaut et a accompagné le cinéaste tout au long de sa carrière et de sa vie.

C’est ce livre de Serge Toubiana qui clôt pour moi l’année 2020 et qui en demeure ma lecture préférée, par sa délicatesse, sa tendresse et son émotion.

Bilan

Voilà pour ce palmarès et ces lectures cinéphiles de 2020, qui ont tout de même été assez variées.

2020 a aussi été l’occasion pour moi de proposer, l’été dernier, deux palmarès de lectures indispensables sur le cinéma et les séries télévisées, mais aussi de finir une entreprise de lectures entamée en juillet 2019 : lire tous les Hercule Poirot dans leur ordre de parution, soit 40 ouvrages, lus entre juillet 2019 et mai 2020.

Ma prochaine « entreprise de lecture » (c’est ainsi que j’appelle les projets de lecture qui me prennent plusieurs mois et qui viennent s’intercaler entre d’autres livres lorsque j’ai un moment) sera de relire en entier Le Seigneur des anneaux, pour clôturer en beauté cette année Tolkien.

Indépendamment de cette entreprise, je ne sais pas trop ce que me réserve 2021 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2020 : un Philippe Lombard, comme je l’annonçais un peu plus haut, et deux livres sur les séries télévisées britanniques.

D’ici là, je vous souhaite à nouveau de très belles fêtes de fin d’année, et je vous mitonne pour très prochainement le dernier article #profdoc de 2020.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

Hors-série 2 : dix lectures sur les séries télévisées

Pour ce deuxième hors-série estival, j’ai choisi de vous suggérer quelques lectures sur les séries télévisées, à la manière de ce que j’ai fait pour le cinéma au mois de juillet.

Évidemment, j’ai dans ma bibliothèque beaucoup moins de livres sur les séries télévisées que sur le cinéma, je vais donc traiter la question de manière un peu différente.

L’angle que je vais prendre sera le suivant : quelles lectures peut avoir le fan de séries télévisées, soit pour s’immerger dans cet univers, soit pour en décortiquer l’un ou l’autre des aspects ?

Il n’y a donc pas de classements, de palmarès de lectures à proprement parler dans cet article, mais plutôt un guide du voyageur dans l’univers des séries télévisées.

Un guide du voyageur

Comment peut se repérer le spectateur de séries télévisées dans cet univers en quasi perpétuelle expansion ?

D’abord comme tout lecteur ou comme tout cinéphile : il fait son entrée grâce à une série en particulier. Pour certains qui n’auront pas fait cette rencontre, les données du problème sont simples : ils ne regardent pas de séries télévisées parce que ce n’est pas « leur truc ».

J’ai tendance à penser que, comme pour les livres et comme pour les films, ce n’est pas « leur truc » tant qu’ils n’ont pas trouvé la bonne série.

Une fois la première série terminée (s’il s’agit d’une série ayant déjà un point final), le spectateur va en choisir une autre qui va peut-être plus ou moins ressembler à la première, puis va tenter de sortir progressivement de sa zone de confort, j’ai en tête l’image de graphes littéraires, on pourrait imaginer la même chose avec les différentes séries télévisées.

10 lectures sur les séries télévisées

Pour rédiger cet article, j’ai donc observé ce que, moi, en tant que spectatrice de séries télévisées, j’avais dans ma bibliothèque et ce que j’attendais d’un livre qui se consacrerait soit aux séries télévisées en général, soit sur une thématique propre à un ensemble de séries, soit à une série en particulier.

1/ Faire un tour d’horizon

Afin d’avoir une vision d’ensemble, générale et accessible, des séries télévisées, le mieux selon moi est de disposer d’un dictionnaire.

Certes, comme tous les dictionnaires, il va être publié à une date donnée, et il va falloir le réactualiser régulièrement, mais le dictionnaire ou l’encyclopédie reste pour moi la porte d’entrée idéale dans un univers.

Dans ce domaine, la référence reste le Dictionnaire des séries télévisées de Nils C. Ahl et Benjamin Fau, publié en 2011 chez Philippe Rey et réédité en 2016.

C’est un ouvrage qui se veut le plus exhaustif possible, mais j’ai tout de même une petite réserve le concernant : l’absence totale d’illustration.

Je lui préfère le livre Séries : une addiction planétaire, de Charlotte Blum, publié la même année (en 2011) chez la Martinière.

Donc oui, la réédition du Dictionnaire est plus récente, mais pour un bel ouvrage sur l’univers des séries télévisées, on se tourne vers le livre de Charlotte Blum.

Si l’on s’intéresse à une version en ligne de ce type d’ouvrages, je renvoie vers le portail Séries télévisées de Wikipédia.

2/ Sortir de sa zone de confort

Lorsque, après avoir savouré sa première série, on cherche à en découvrir d’autres, on peut s’appuyer généralement aujourd’hui sur toutes les suggestions proposées par le bouche à oreilles, par des articles sur internet, par les plateformes de streaming auxquelles on est abonné.

Parce que je n’ai pas pu résister au plaisir de revoir Friends sur Netflix, Netflix persiste à vouloir me suggérer de regarder How I met your mother, série dont j’avais certes regardé le début, mais dont j’ai vite décroché.

Dans les suggestions, et au moment où j’écris cet article, l’application me propose la partie 4 de La Casa de Papel (que j’ai déjà vu sur un autre profil), me suggère de reprendre la lecture de The Good place, ou m’indique la série The English game, sans doute parce que j’adore The Crown.

Avant que ce type de suggestions soit disponible, Charlotte Blum, déjà mentionnée plus haut, avait écrit un superbe ouvrage : Vous aimez les séries, ce livre est fait pour vous, publié en 2015 chez La Martinière.

Ce livre adoptait le principe génial de présenter à chaque fois une série d’anthologie, et de présenter une à quatre autre séries que le spectateur pourrait apprécier s’il était fan de la première.

Je me suis amusée à feuilleter à nouveau ce livre pour écrire cet article, et je confirme : c’est un bijou !

3 à 5 / Décrypter l’univers

Une fois que l’on a vu sa première série, et que l’on s’est laissé suggérer trois ou quatre autres titres, puis que l’on a plongé tête baissée et sans plus jamais ressortir la tête, à chaque fois que l’on va reprendre sa respiration, on va s’interroger sur ce qui fait une bonne série télévisée, et comment s’exerce son pouvoir de fascination.

Je donne ici quelques titres dont j’ai fait des lectures un peu en mode « butinage » : je ne suis pas forcément allée jusqu’au bout du livre mais les éléments que j’en ai retirés ont enrichi mon regard sur les séries télévisées.

Le premier que j’ai eu entre les mains était L’Anatomie du scénario, de John Truby, un ouvrage publié en 2010 aux éditions Nouveau monde et qui analyse des centaines de films, de pièces de théâtre, de romans, et de séries télévisées, afin d’offrir au  scénariste en herbe une bible de l’écriture.

Le second est un ouvrage en plusieurs tomes (dont à ce jour je n’ai que le premier) : L’art des séries télé, de Vincent Colonna, publié en 2015 chez Payot dans la collection Petite bibliothèque.

Enfin, le dernier, et le plus récent, est Décoder les séries télévisées, un ouvrage universitaire dirigé par Sarah Sepulchre et publié en 2017 chez Deboeck Supérieur.

6 et 7 / Miroirs de la société

Ce qui est ensuite intéressant dans les séries qu’on regarde, c’est ce qu’elles nous révèlent de nous mêmes et de la société qui nous entoure.

Deux ouvrages m’ont particulièrement intéressée dans ce domaine, et j’ai pris beaucoup de plaisir à les lire et à les chroniquer sur ce site.

Le premier est Friends : Destins de la génération X, de Donna Andréolle et publié en 2015 aux éditions PUF.

Le second est Sex and the séries, d’Iris Brey, publié aux éditions de l’Olivier en 2018, et qui explore les différents aspects de la sexualité et ses représentations dans les séries, comme l’indique le résumé proposé sur le site de l’éditeur :

Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l’expérience des femmes.

En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le « regard masculin » est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ?

Érudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.

8, 9 et 10 / Les séries historiques

Enfin, on a tous un genre de série télévisée de prédilection. Le mien est la série historique, quelle que puisse être la période traitée : je vais apprécier tout autant Rome, The Crown, Chernobyl, Downton Abbey, ou encore Kaamelott.

Je vais regarder tout autant la série qui se veut la plus fidèle possible à ce qu’elle représente que la série parodique, voire les séries qui ont une inspiration historique plus ou moins lointaine et appartiennent à des genres plus éloignés, comme Game of Thrones, qui s’apparente au médiéval fantastique.

Les livres qui m’attirent vont donc tout naturellement traiter ces thématiques, et je terminerai donc cette liste par trois lectures :

  • Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes, un ouvrage de Ioanis Deroide, publié en 2017 chez Vendémiaire
  • Game of Thrones : de l’histoire à la série, un de mes coups de coeur, l’ouvrage de Cédric Delaunay publié en 2018 aux éditions Nouveau monde
  • Kaamelott : un livre d’histoire, de Justine Breton, publié lui aussi chez Vendémiaire en 2018

J’en aurai certainement une prochaine à ajouter, puisque Ioanis Deroide a publié en février dernier un ouvrage qui me semble des plus passionnants : L’Angleterre en séries, chez First éditions, et auquel je consacrerai très certainement un article un de ces jours…

Pour aller plus loin…

Afin de préparer cet article, j’ai cherché aussi quelques sites qui abordent l’univers des séries télévisées, et voilà où m’ont conduit mes recherches :

Voilà pour ce deuxième hors-série estival.

Je vous souhaite une belle fin d’été, et je vous donne rendez-vous très bientôt sur Cinephiledoc !

Hors-série 1 : dix lectures cinéma indispensables

Cet été j’ai décidé de vous proposer deux hors-série relativement simples, et qui n’exigent pas de moi, comme l’an dernier, une énorme pile de lectures.

L’an dernier je vous avais proposé un hors-série sur Daphné du Maurier et un hors-série sur Agatha Christie. À cette occasion, j’avais lu biographies et autobiographies, romans de ces deux auteures, et j’avais vu des films adaptés de leurs oeuvres et des documentaires qui leur étaient consacrés.

Cette année, j’ai profité du confinement pour réfléchir à ces deux hors-série, et j’ai donc commencé à les rédiger au mois d’avril – je me rends ainsi compte que je n’ai jamais été aussi en avance sur ce blog, car, exception faite des articles de profdoc, mes articles cinéphiles sont prêts parfois jusqu’à six mois à l’avance.

Deux hors-série palmarès

Donc pour cet été, deux hors-série qui vont être de tout repos, tant dans leur conception que dans le stock de livres qu’ils exigeront.

Pour ce premier article de juillet, je vous propose la liste de mes 10 indispensables en lectures sur le cinéma.

J’ai l’habitude de vous proposer à chaque fin d’année un palmarès de lectures de l’année passée, j’élargis aujourd’hui le concept et cède moi aussi aux « 10 livres [cinéma] à emporter sur une île déserte », déjà parce que j’aime les listes (sinon je ne serais pas abonnée à la chaîne Blow Up Arte et je ne ferais pas non plus un bullet journal) et ensuite parce que j’aime les palmarès, même si en fonction des époques ils peuvent être des plus changeants.

Voici donc le palmarès de mes lectures sur le cinéma, presque depuis que je suis cinéphile et presque aussi depuis que je tiens Cinephiledoc.

1/ Le classique

Pour moi le classique des classiques en terme de lecture sur le cinéma reste l’ouvrage Hitchcock/Truffaut, familièrement appelé le Hitchbook.

Publié pour la première fois en 1966 aux éditions Robert Laffont, il restitue l’entretien entre Alfred Hitchcock et François Truffaut, sur une idée originelle de ce dernier : décortiquer l’oeuvre d’Hitchcock en abordant pour chaque film sa naissance, l’écriture de son scénario, les circonstances du tournage et le regard qu’Hitchcock porte sur chaque film.

Pourquoi c’est un classique du livre de cinéma ? Parce qu’il confronte deux réalisateurs qui parlent de leur art, parce qu’il est abondamment illustré, et parce qu’il a lui-même suscité un certain nombre d’analyses, de livres et de films.

2/ L’autobiographie

S’il ne fallait retenir qu’une autobiographie de cinéma, étant donné le côté périlleux et narcissique de l’exercice, il faudrait délaisser les souvenirs de stars, les mémoires dont on ignore si la personne l’a rédigé elle-même ou s’est fait aider, et les textes inachevés retrouvés juste après un décès au fin fond d’un grenier.

L’autobiographie de cinéma par excellence, c’est celle de Charlie Chaplin : Histoire de ma vie.

Elle a été publiée pour la première fois en 1964, et elle revient donc de son vivant (Chaplin est né en 1889 et mort en 1977) sur la plus grande partie de la vie de Chaplin.

Pourquoi c’est un incontournable ? Parce qu’elle se lit comme un roman (au départ un roman de Dickens), depuis la naissance et l’enfance de Chaplin dans la misère londonienne, sa vie d’enfant artiste, sa découverte du cinéma, les studios hollywoodiens, ses voyages, jusqu’à sa gloire et son immense popularité qui ne se sont jamais démenties depuis.

M’étant attardée sur les deux premiers indispensables, je vais aller un peu plus rapidement pour les suivants.

3/ La biographie

Pour les mêmes raisons que l’autobiographie de Chaplin, je retiens comme biographie le François Truffaut de Serge Toubiana et Antoine de Baecque, une biographie de référence, publiée pour la première fois chez Gallimard en novembre 1996.

L’ouvrage a été revu en 2001, l’édition de poche est disponible chez Folio : c’est un livre de près de 900 pages qui a été rédigé à partir des multiples témoignages de ses proches et de ses amis et de ses archives personnelles, qui étaient foisonnantes, puisqu’elles regroupaient notamment ses textes critiques, ses scénarios et sa correspondance, entre autres.

Je lui adjoindrais Le Petit voisin de Jérôme Tonnerre, pour un regard extérieur et une touche romanesque.

4/ Le roman

Et puisque nous parlons de romanesque, venons-en au roman. J’ai beaucoup hésité avec Le Figurant de Didier Blonde, mais j’ai voulu m’écarter quelque peu de l’univers truffaldien. J’aurais aussi pu choisir le Livre des illusions de Paul Auster, dont j’ai déjà abondamment parlé sur ce site, et qui a été publié en 2003, mais je cherchais quelque chose de plus récent.

Je replace donc ici LE roman étourdissant et presque inégalé sur le cinéma : Londres après minuit, d’Augusto Cruz : c’est une enquête policière doublée d’un road movie captivant à la poursuite d’un film muet disparu. Un chef d’oeuvre !

5/ Le dictionnaire

Là encore, il y a foison, c’est un genre que les auteurs apprécient : il y a le Dictionnaire Truffaut, d’Arnaud Guigue et Antoine de Baecque, il y a le Dictionnaire Spielberg de Clément Safra paru chez Vendémiaire.

Et puis il y a le Dictionnaire Hitchcock de Laurent Bourdon, préfacé par Claude Chabrol (s’il vous plaît) publié chez Larousse en 2007.

Alors oui, ça parle encore d’Hitchcock (et je n’ai pas fini) mais ça parle d’Hitchcock avec une érudition étourdissante, et qui s’attarde sur le moindre détail, un peu à la Blow Up. Si l’on reprend le résumé :

TOUT sur Hitchcock, ses films (et téléfilms), ses acteurs et actrices, ses collaborateurs et collaboratrices, son père, sa mère, sa femme, sa fille, ses chiens, ses lubies, ses secrets, ses trucs de tournage…
Un dictionnaire exhaustif (4 millions de signes), comptant plus 1 500 entrées.

Plus de 1000 biographies consacrées aux hommes et femmes ayant travaillé avec le maître.

– De Ronald Adam (un aristocrate dans Les Amants du capricorne) à Peter von Zerneck (un pronazi dans Les Enchaînés), tous les comédiens et comédiennes dirigés par Hitchcock de son premier film (The Pleasure garden) à son dernier (Complot de famille).
– Les auteurs, adaptateurs, scénaristes ayant travaillé avec Hitchcock, ainsi que les directeurs de la photographie, les monteurs, les musiciens…
Chaque article est accompagné d’une présentation exhaustive de cette collaboration.

De nombreux thèmes sont traités (voyeurisme, culpabilité, homosexualité) et des personnages types (couples mariés, alcooliques, handicapés, logeuses…) des pays ou des monuments. Et également des objets « fétiches » (menottes, cabines téléphoniques, trains, etc…), des entrées variées

Chacun des 57 longs métrages d’Hitchcock est l’objet d’un développement in extenso, sur de nombreuses pages, par l’auteur.

6/ Un film

Pour un ouvrage consacré à un film précis, je remonte le temps et je prends l’un de mes tous premiers coups de coeur de lectrice cinéphile.

Il s’agit de 5e avenue, 5 heures du matin, un ouvrage consacré au tournage de Diamants sur canapé, écrit par Sam Wasson et publié chez Sonatine en 2012.

C’est une chronique du tournage, avec anecdotes, secrets et photos, et qui se laisse apprécier bien plus qu’Audrey Hepburn n’appréciait le croissant qu’elle devait manger dans la fameuse scène d’ouverture…

7/ Un réalisateur

Là encore, je vais essayer de sortir de mon panthéon habituel Truffaut – Hitchcock – Chaplin. Je sélectionne donc l’ouvrage déjà mentionné (et pas plus tard que le mois dernier) : Les archives Stanley Kubrick aux éditions Taschen.

Un ouvrage exhaustif et superbement illustré, qui met à la portée du cinéphile le plus modeste « une grande partie des images les plus mémorables extraites des films de Kubrick, des interviews éloquentes et de nombreux documents issus de ses archives personnelles tels que des éléments de conception de décor, des scénarios, des notes, des lettres et des plans de tournage ».

8/ L’archéologue

Là encore, pas de surprise, je cite à nouveau mon Simon Braund fétiche et son magnifique ouvrage : Les plus grands films que vous ne verrez jamais, publié en 2013 aux éditions Dunod

Simple, beau, efficace, et éclairant de manière émouvante les oeuvres qui n’ont pas pu voir le jour.

9/ Le culinaire

J’ai quelque peu hésité pour ces deux dernières rubriques : le culinaire et le vagabond.

Parce qu’à nouveau, j’aurais pu choisir de mettre à l’honneur Hitchcock avec l’ouvrage La Sauce était presque parfaite, ou Chaplin, avec À table avec Charlie Chaplin, qui m’a rappelé l’excellent site de Claire Dixhaut, Cinémiam.

Je choisis les ouvrages du Gastronogeek, que j’ai eu encore récemment l’occasion de feuilleter, et qui permettent de voyager, avec les papilles, dans un univers cinématographique des plus étendus, allant des dessins animés des années 80 aux banquets d’Astérix.

10/ Le vagabond

Je termine enfin ce palmarès par les livres qui nous font voyager au cinéma. Il y en a à foison : ceux qui se consacrent au cinéma étranger (cinéma japonais, cinéma italien, cinéma espagnol, cinéma américain), ceux qui s’attardent sur une ville (New York ou Paris) et qui me rappellent les virées cinéphiles du Fossoyeur…

Et puis il y a la série des ouvrages de Philippe Lombard publiés chez Parigramme, avec notamment Le Paris de François Truffaut (mais j’avais dit que je quittais mon panthéon) et Paris en 100 films de légende.

C’est donc avec ces promenades cinéphiles que je vous quitte, vous souhaitant un bel été et vous disant à bientôt sur Cinephiledoc !

2019 : Palmarès de lecture

Contrairement à mes habitudes depuis quelques années, je publie début décembre ce palmarès de lecture.

En effet, je prévois début janvier un article qui ne sera ni tout à fait cinéphile, ni tout à fait profdoc, et cela me donnera également plus de temps pour vous préparer les comptes-rendus de lecture de février et mars prochains, sur des ouvrages que j’ai déjà pour projet de lire…

Cela me permettra aussi de vous donner quelques idées de cadeaux de Noël, si vous souhaitez glisser sous le sapin l’un ou l’autre des ouvrages sympathiques dont j’ai pu vous parler cette année.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Cette année je suis un peu donc encore plus ponctuelle que l’année passée puisque j’ai préparé ce palmarès à la mi-octobre et que je le publie début décembre.

J’ai l’impression d’être comme les magasins qui font leurs annonces de promos de rentrée au mois d’août ou sortent leurs catalogues de fêtes à la Toussaint…

Comme l’an dernier, voici d’abord un état chiffré des lectures 2019 :

  1. janvier. Deux lectures : Movieland, de David Honnorat et Games of Thrones : les cartes du royaume (deux ouvrages catégorie Beaux livres)
  2. février – mars. Deux lectures : Arrête de ramer, t’attaques la falaise ! de Philippe Lombard et Tout Truffaut, de Anne Gillain (catégorie Essais ?)
  3. avril : une lecture. Max, de Stéphane Olivié Bisson (roman poétique)
  4. juillet : deux lectures. Kaamelott, une livre d’histoire et Winter is coming (catégorie Essais)
  5. septembre : deux lectures. Matrix, de Joshua Clover (essais) et Louis de Funès, de Clémentine Déroudille (beau livre).

Alors oui, cela fait environ moitié moins de livres que l’an dernier, où j’ai lu 16 ouvrages qui ont pu faire l’objet d’un compte-rendu sur Cinéphiledoc. Mais vous verrez en janvier que, si j’ai moins lu sur le cinéma, j’ai tout de même beaucoup lu cette année…

Ces lectures ont l’air quelque peu disparate, mais on peut tout de même les organiser par thèmes.

Voici ce qu’on peut en retenir.

Palmarès 2019

Les figures tutélaires

Parmi les 9 ouvrages lus cette année, trois sont consacrés à un personnage emblématique du cinéma, et, sinon à l’univers cinéphile de chacun, du moins à mon imaginaire cinéphile personnel.

Il s’agit évidemment de François Truffaut, que j’ai retrouvé avec plaisir dans le Tout Truffaut de Anne Gillain, et qui m’a fourni le prétexte de quelques petites confessions ; de Max Linder, pris sur le vif dans le surprenant roman de Stéphane Olivié Bisson, et de Louis de Funès, dont l’évocation par Clémentine Déroudille m’a plongée dans une succession de répliques de films et m’a, une nouvelle fois, donné envie de revoir La Folie des grandeurs

Parmi ces trois ouvrages, je choisis le très succinct et néanmoins efficace tant dans l’écriture que dans l’émotion : Max, de Stéphane Olivié Bisson. Un texte troublant et poétique, et qui nous donne l’occasion de ranimer la mémoire sur un précurseur du cinéma comique, sur un poète maudit du cinéma muet, longtemps condamné à l’oubli. Une sorte de soldat inconnu du septième art dont la lecture de ce livre serait une des chances de ranimer la flamme.

Aux temps et lieux des séries

Il fallait bien pour la sortie tant attendue (mais je donnerai pas mon avis dessus) de la saison 8 de Game of Thrones, que je poursuive mes lectures sur le sujet.

J’ai donc eu une année 2018-2019 riche en découvertes : fin 2018 le Dictionnaire de la fantasy, publié chez Vendémiaire, et déjà évoqué dans le palmarès 2018 en janvier dernier. À la même période, l’excellent ouvrage de Cédric Delaunay, Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Début 2019, j’ai parcouru Game of Thrones : les cartes du royaume, mais il ne s’agit pas de la lecture la plus accaparante qui soit…

Petit pas de côté dans l’univers des séries médiévales, j’ai exploré les influences historiques de Kaamelott, avec Kaamelott : un livre d’histoire, de Florian Besson et Justine Breton.

Enfin, en juillet j’ai découvert l’ouvrage de Carolyne Larrington, Winter is coming, qui revient brillamment sur les références littéraires médiévales de Game of Thrones. C’est sur ce dernier que je m’arrête pour son incroyable érudition et pour la plongée qu’elle nous offre dans le Moyen Âge.

Visite guidée du cinéma : jouer sur les cartes, jouer sur les mots

Enfin, les trois livres qui me restent sont plus compliqués à classer.

J’ai apprécié l’escapade rêveuse dans Matrix proposée par Joshua Clover, même si, je l’avoue, l’ouvrage ne fait par partie de mes préférés de la collection BFI : Les classiques du cinéma de chez Akileos.

J’ai vu qu’en septembre 2019 étaient parus deux nouveaux volumes, l’un sur Toy story, l’autre sur Terminator, je vous reparlerai donc peut-être à l’occasion de ce dernier…

J’ai impatiemment attendu en fin d’année dernière le Movieland de David Honnorat, qui ne m’a absolument pas déçue, et qui propose un fabuleux voyage cinéphile par itinéraires et associations d’idées, qui ne pouvait que me séduire.

C’est à lui que j’accorde ma dernière mention, pour cette raison et aussi parce que je ne peut pas accorder tous les ans une mention à l’un de mes auteurs cinématographique fétiche : Philippe Lombard, qui a, cette année encore (et ce n’est pas fini), réussi à m’apprendre beaucoup de choses sur le cinéma tout en me distrayant, avec son désopilant Arrête de ramer, t’attaques la falaise !

Vous voulez offrir deux livres à des amateurs de cinéma pour Noël ? Offrez Movieland et offrez un livre de Philippe Lombard, quel qu’il soit, vous trouverez forcément de quoi faire plaisir !

Bilan

Évidemment, pas de mention spéciale cette année, puisque j’ai eu beaucoup moins de lectures cinéphiles que l’an passé, même si mon été a été très riche de deux univers littéraires et cinématographiques captivants : celui de Daphné du Maurier et celui d’Agatha Christie.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire la biographie de Du Maurier, Manderley for ever, à lire l’autobiographie et la biographie d’Agatha Christie, et à reprendre dans l’ordre de leurs parutions les Hercule Poirot (au moment où j’écris ces lignes, j’en suis à Cinq petits cochons, c’est donc mon 23e Hercule Poirot pour 2019).

Je ne sais pas trop ce que me réserve 2020 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2019, notamment à des publications parues normalement en octobre-novembre et que j’ai beaucoup attendues.

J’y parlerai d’un cinéaste que j’apprécie énormément, et de tournages mouvementés…

D’ici là, je vous souhaite à nouveau de très belles fêtes de fin d’année, et je vous mitonne pour très prochainement le dernier article #profdoc de 2019.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

2018 : Palmarès de lecture

Je profite de ce désormais traditionnel palmarès de lecture pour vous souhaiter une excellente année 2019.

Pour cette année, je reprendrai exactement la même construction que pour le palmarès 2017 : une présentation, le palmarès en lui-même organisé de manière thématique, et un petit bilan rapide.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Cette année je suis un peu plus ponctuelle que l’année passée (il est prêt depuis la mi-décembre), je le publie donc dès le début du mois de janvier.

Voici d’abord un état chiffré des lectures 2018 :

  1. janvier. Deux lectures, Microfilm et Le Figurant, de Didier Blonde (deux romans)
  2. février – mars.  Trois lectures : 50 femmes de cinéma, Journal d’une princesse de Carrie Fisher et Hollywood : la cité des femmes, d’Antoine Sire.
  3. avril. Une lecture : Cinéma de minuit, de Patrick Brion (beau livre).
  4. mai. Une lecture : Hollywood Boulevard, de Melanie Benjamin (roman).
  5. juin. Une lecture : Ultime : Jean Rochefort, interviews et conversations.
  6. juillet. Une lecture : Le Paris de François Truffaut, de Philippe Lombard.
  7. septembre. Deux lectures : Le Sourire de Gary Cooper et Platine (deux romans).
  8. octobre. Une lecture. Romy Schneider intime, d’Alice Schwarzer.
  9. novembre. Deux  lectures. Chaplin’s world : le musée de sa vie et Paris : 100 films de légende.
  10. décembre. Deux lectures. Dictionnaire de la fantasy et Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Au total 16 lectures, avec cette année plusieurs grandes thématiques qui se sont répétées, ce qui m’a permis bien en avance d’organiser mentalement ce palmarès.

Mes lectures cette année étaient moins consacrées à un film ou à un genre en particulier, mais, comme je l’ai dit, organisées par thèmes et cela d’une manière, sinon involontaire, du moins non préméditée.

Voici ce qu’on peut en retenir.

Palmarès 2018

Le retour de la fiction

Je l’avais déploré l’an dernier : 2017 n’avait pas été un grand cru pour les romans (et encore, je triche un peu : mes lectures de 2017 n’avaient pas mis les romans à l’honneur).

Il faut croire que les auteurs de romans m’ont entendue : cette année, parmi mes 16 lectures cinéphiles, on retrouve cinq romans : Microfilm, Le Figurant, Hollywood Boulevard, Le Sourire de Gary Cooper et Platine. Quasiment à chaque fois des textes de qualité, avec des auteurs qui se sont bien arrangés pour me perdre dans leur univers cinématographique.

Bien que sa lecture soit lointaine, son souvenir reste des plus vivaces : c’est au Figurant de Didier Blonde que je donne ma préférence, pas seulement pour son évocation du film de Truffaut, Baisers volés, mais parce qu’il a réussi à me faire douter de la frontière entre fiction et réalité et parce que ce doit être le livre que, du coup, j’ai le plus offert autour de moi cette année.

Déambulations parisiennes

En prolongement de ce premier choix, mon année 2018 a été marquée par mes lectures parisiennes et la découverte de cette superbe petite maison d’édition, à savoir Parigramme.

J’ai donc beaucoup lu sur Paris, Paris au cinéma et Paris chez les écrivains et dans les romans, grâce à Parigramme. J’ai redécouvert Philippe Lombard, dont j’avais déjà lu, presque sans m’en souvenir, l’un des livres sortis en 2012 : Les Grandes gueules du cinéma français. Cela m’a permis de redécouvrir un auteur dont je me demande, avec sa moyenne actuelle de 3 à 4 livres par an, s’il dort la nuit !

Je ne voudrais pas donner dans le favoritisme truffaldien mais c’est encore une fois un livre consacré à Truffaut qui remporte mes suffrages, à savoir Le Paris de François Truffaut.

Mais rassurez-vous, pour mes dernières catégories, je vais varier un peu mes choix !

Les femmes à l’honneur

C’est la grande thématique de l’année : sur mes 16 lectures de 2018, sept sont consacrées aux femmes au cinéma (et je triche encore une fois, car parmi ces sept lectures, on retrouve trois de mes romans).

Sept livres donc : 50 femmes de cinéma, Journal d’une princesse, Hollywood : la cité des femmes, Hollywood Boulevard, Le Sourire de Gary Cooper, Platine et Romy Schneider intime.

Là encore je fais le choix d’une lecture qui, si elle remonte à mai 2018, m’a laissé un souvenir incroyable et m’a fait échanger longuement avec des amis sur les sujets qu’elle abordait : le cinéma muet, la grandeur et la décadence, et deux destins de femmes, l’un devant la caméra, l’autre en coulisses.

Il s’agit de Hollywood Boulevard, de Melanie Benjamin, dont je me suis promis de lire les autres livres un de ces jours.

Mentions spéciales et bilan

Je ne pouvais évidemment pas citer toutes mes lectures dans ce palmarès, et j’ai eu du mal à choisir pour chaque catégorie le livre à retenir.

Citons tout de même :

  1. le beau livre de l’année : Cinéma de minuit, de Patrick Brion, sorti fin 2017 et que je me suis fait un plaisir d’acheter pour le souvenir de cette émission formidable consacrée au cinéma (et parce que j’ai réussi à le faire rentrer dans ma bibliothèque)
  2. le livre de chevet de fin d’année : le Dictionnaire de la fantasy, dans lequel je continue à piocher des articles et des entrées, qui sont à chaque fois un régal à découvrir
  3. le livre consacré à une série télévisée. Comme l’an dernier, je n’ai pas trouvé beaucoup d’ouvrages sur les séries qui aient pu retenir mon attention. Il faut croire que la qualité prime sur la quantité en ce domaine, car je ne saurais passer à côté, dans cet article, de l’excellent ouvrage de Cédric Delaunay, Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Je ne sais pas trop ce que me réserve 2019 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2018.

J’y parlerai d’arrêts sur images et de courses-poursuites, de cinéma et d’une série télévisées.

D’ici là, je vous souhaite à nouveau une belle année, et je vous mitonne pour très prochainement le prochain article #profdoc.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

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