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Novembre 2022 : séances et animations du CDI

Dans cet article, je recense les activités menées au lycée pendant les trois premières semaines de novembre, ainsi que quelques travaux amorcés au mois d’octobre.

La période me donne à la fois l’impression de passer très vite – nous n’avons que six semaines entre les vacances de la Toussaint et les vacances de Noël – et d’être, au moins pour ces trois premières semaines, relativement calme.

En tout cas, elle s’est avérée beaucoup plus calme en terme de séances pédagogiques que la période précédente, qui était très intense, avec toutes les visites de seconde et de premières STMG, ainsi que les autres projets.

Elle constitue le premier « ventre mou » de l’année, avant un nouveau sursaut : plusieurs séances sont programmées dans l’agenda pour les trois dernières semaines de la période.

Séances et actions pédagogiques

Je mentionne néanmoins ici les quelques séances ayant eu lieu entre le 7 et le 25 novembre.

Détail des séances menées
  • début des séances en SNT en classe de seconde pour nous deux : participation à l’axe thématique « Internet et web ». Pendant que nos collègues chargés de l’enseignement gardent un demi-groupe dans leur salle, nous accueillons l’autre demi-groupe au CDI. Je reviendrai sur le détail de ces séances dans mon article de décembre.
  • séances sur l’orientation sur quatre semaines avec des élèves de première dans le cadre de l’enseignement moral et civique : j’ai réutilisé un support réalisé sur genial.ly et déjà utilisé l’an dernier, présentant l’ensemble des ressources disponibles.
  • participation à des projets à l’année dans le cadre de l’enseignement moral et civique en terminale générale et technologique avec deux classes : mémoire de l’esclavage et de la colonisation à raison d’une heure par semaine (suivi des activités et accompagnement des élèves dans leurs recherches)
  • suivi des campagnes PIX pour les élèves de seconde, première, terminale et les étudiants de deuxième année de BTS
  • mon collègue a mené des séances sur la BD Astérix avec les élèves latinistes de première et de terminale avec notre collègue de lettres classiques

Sélections thématiques / valorisation du fonds

Pour cette période, il a fallu renouveler la plupart des expositions proposées, qui pour certaines étaient installées depuis la fin septembre.

Roman étant très accaparé par différents ateliers et la préparation de plusieurs projets pédagogiques en SNT et latin, mais aussi par le catalogage des dernières nouveautés, j’ai de mon côté pas mal accaparé l’espace, en profitant de certains événements.

  • 10 novembre : Journée de lutte contre le harcèlement

Pour cette journée, j’ai proposé la sélection ci-dessous :

J’ai profité de l’une des initiatives – nombreuses cette année – des élèves du lycée : ils ont souhaité créer une « safe zone » sur Instagram, où ils peuvent échanger de manière sereine, notamment sur des questions de mal-être et de harcèlement, ce que j’ai souhaité, avec leur accord, mettre en lumière :

  • 25 novembre : journée de lutte contre les violences faites aux femmes

Pour cette sélection, j’avais catalogué un certain nombre de nouveautés, et j’ai également repris quelques documents issus de la sélection proposée lors de l’attribution du prix Nobel de littérature à Annie Ernaux :

Le visuel réalisé sur Canva et publié sur le blog du CDI est cliquable et renvoie vers les notices des documents.

  • Sélection « Une lecture sous un plaid »

Pour cette sélection, j’ai voulu jouer avec les mots et avec les températures, et rappeler aux élèves le petit coin Do It Yourself avec les échantillons de laine mis à leur disposition.

J’ai donc réalisé l’affiche suivante :

Cette sélection remplace justement celle proposée sur littérature et féminisme durant le mois d’octobre.

  • Valorisation du fonds / dernières nouveautés

Voici, comme le mois dernier, une petite galerie des nouveautés reçues durant cette période, outre celles mises en avant dans les différentes sélections.

  • 11 octobre – 22 novembre : puzzle collaboratif

Le 22 novembre, le premier puzzle de l’année scolaire installé au CDI a été terminé :

Communication

Je reviens ici sur les publications proposées dans le blog du CDI à destination des élèves, des enseignants et du personnel, sur un nouveau blog lancé le mois dernier et sur le bulletin de veille à destination des enseignants.

Blog du CDI

Voici les articles publiés durant cette période :

  • 20 octobre : ZOOM ACTU (Le 49.3 c’est quoi ?)
  • 20 octobre : la TO DO LIST des vacances, une affiche que je compte systématiser avant chaque vacances pour faire quelques rappels aux élèves…

  • 8 novembre : présentation de la journée de lutte contre le harcèlement
  • 15 novembre : présentation de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes
  • 17 novembre : ZOOM ACTU (Ocean Viking et politique migratoire)
  • 21 novembre : un article sur le concours de logo organisé par la MDL
  • 22 novembre : l’article sur la sélection « Une lecture sous un plaid »
  • 25 novembre : ZOOM ACTU (COP 27)
ZOOM ACTU

Voici les différents ZOOM ACTU en format images :

Blog « Ressources numériques pédagogiques du lycée »

Depuis le mois dernier, je propose un blog sur l’ENT destiné aux enseignants et au personnel du lycée, afin de valoriser les ressources numériques disponibles sur l’ENT – mais pas seulement.

J’ai pris cette initiative, vu que je suis référente GAR, régulièrement destinataire de mails me demandant de relayer ces différentes ressources, et que j’ai voulu dépasser l’aspect jusque-là technique du GAR pour renforcer ses usages pédagogiques, souvent mal connus, par les enseignants.

J’ai proposé le premier point le 13 octobre, et depuis j’essaye de publier un article par semaine, soit en copiant-collant un mail reçu sur ma boite académique, soit en réalisant des visuels sur Canva pour inciter à consulter les ressources…

  • 13 octobre : octobre 2022, ressources à disposition (visuel réalisé sur Canva, j’envisage une mise à jour mensuelle)
  • 20 octobre : présentation de ressource. Suite à un appel téléphonique et l’envoi d’un mail, j’ai présenté sur le blog la ressource Startlab.
  • 8 novembre : Focus Ressources sur Educ’Arte. J’ai proposé cet article suite à la réception de flyers papier, d’affiches et de deux guides d’utilisation au CDI. J’ai gardé les guides d’utilisation et j’ai mis le reste en salle des profs…

  • 15 novembre : Utiliser Universalis en spécialités HGGSP, HLP et SVT. À nouveau destinataire d’un mail, j’ai préféré utiliser la forme de l’affiche (comme pour Educ’Arte) pour relayé l’information :

  • 17 novembre : Ressources en économie. Pour cet article, j’ai utilisé deux types de ressources : un article publié sur le site académique des SES en Nantes et consacré à l’utilisation d’Educ’Arte en SES, et des flyers que Christophe, mon collègue de maths, m’avait rapporté de la cité de l’économie.

  • 22 novembre : deux activités pour préparer le grand oral avec Universalis (mail reçu avec le lien de deux articles sur le blog Universalis et deux fiches d’activités en PDF).

Ce blog me permet de faire connaître les ressources, éventuellement d’impulser de nouveaux usages, de délester ma boite mails, et de ne pas surcharger le bulletin de veille que je propose en parallèle aux enseignants et au personnel.

Revue de presse « On en parle »

Ce mois-ci, j’ai enfin pris le temps de mettre à jour la revue de presse physique que je propose à côté du coin lecture.

Voici les différents éléments ajoutés en novembre :

Et voilà un aperçu du résultat :

E-INSTANT CDI

Concernant ce bulletin de veille que j’essaye d’envoyer à peu près régulièrement aux enseignants, je me suis rabattue cette année pour des mises à jour toutes les deux semaines, et aussi en fonction du temps dont je dispose.

Voici la page d’accueil du mois de novembre :

Faute de temps, le focus est resté le même sur octobre et novembre, avec la présentation du blog « Ressources numériques » :

J’essaierai prochainement de faire un nouveau focus, centré soit sur des publications nationales, soit sur les journées thématiques du mois de décembre.

Autres activités (réunions, stages, déplacements)

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période :

  • 27 octobre : le deuxième cours pour les étudiants de Master 2 de l’université de Montpellier, en collaboration avec mon ancienne proviseure, sur la méthodologie de travail – ce deuxième cours m’a conduite à une réflexion sur l’organisation des espaces du CDI et leur évolution, que je vous partage ci-dessous :

  • 8 novembre : le troisième cours consacré à l’analyse du rapport du jury concernant les attendus de l’épreuve disciplinaire appliquée et à la politique documentaire ;
  • 15 novembre : une formation de formateurs initialement prévue a été annulée ;
  • 16 novembre : appels téléphoniques avec les référentes TraAM documentation pour le suivi des travaux ;
  • 17 novembre : classe virtuelle des référents numériques de l’Essonne ;
  • 18 novembre : accueil au CDI de deux étudiants M1 en SVT ;
  • 24 novembre : participation à la première réunion de bassin des professeurs documentalistes

J’ai pris le temps de réveiller LudoDOC en contactant les copines profs docs qui y participent par mail, et je ne désespère pas de remettre le nez sur le site d’ici quelques semaines…

D’ici là je vous souhaite bon courage pour les trois semaines à venir, et je vous dis à très bientôt pour un prochain article sur Cinephiledoc !

Octobre 2022 : séances et animations du CDI

Comme je l’avais annoncé dans l’article du mois de septembre, je vais détailler ici un ensemble d’actions menées en septembre et en octobre, en essayant de maintenir un équilibre entre les différents articles.

Je risque donc, de la même manière que pour l’article du mois de septembre, d’opérer une sorte de lissage qui se reportera certainement sur l’article de novembre.

Séances et actions pédagogiques

Je vais énumérer ci-dessous les séances menées entre le 26 septembre et le 22 octobre, et revenir plus en détail sur un projet en particulier : ENTER-PRISE avec les élèves de Première STMG.

Détail des séances menées
  • comme indiqué dans l’article du mois de septembre, entre le 5 septembre et le 7 octobre, nous avons vu la totalité des classes de seconde en demi-groupe pour la découverte du CDI sous la forme d’un escape game
  • entre le 26 septembre et le 6 octobre, nous avons accueilli les 6 groupes de Première STMG pour le projet ENTER-PRISE que je vais présenter plus bas
  • participation à des projets à l’année dans le cadre de l’enseignement moral et civique en première : mémoire de l’esclavage et de la colonisation à raison d’une heure par semaine (suivi des activités et accompagnement des élèves dans leurs recherches)
  • présentation du portail E-SIDOC et des ressources du lycée aux élèves de terminale en enseignement moral et civique pour des recherches sur la démocratie, pour les projets sur la mémoire de l’esclavage et de la colonisation, et en enseignements de spécialité (mathématiques et HGGSP) pour la préparation du grand oral – pour ces séances, j’ai repris des supports utilisés l’an dernier
  • accompagnement à la recherche pour les élèves de spécialité HLP terminale (2h) sur l’axe thématique de la recherche de soi avec des thèmes de recherche tels que la psychanalyse, le romantisme, le surréalisme et le double
  • accueil d’une classe de terminale pour un travail sur l’orientation avec leur professeure principale
  • suivi des campagnes PIX pour les élèves de seconde, première, terminale et les étudiants de deuxième année de BTS
  • mon collègue a mené des séances sur la BD avec deux classes de seconde en collaboration avec une collègue de français
Projet ENTER-PRISE : Escape Game Première STMG

Parallèlement à la réalisation en juin de l’escape game « La quête du savoir » à destination des élèves de seconde, nous avons été approchés Roman et moi par l’enseignante coordonnatrice en éco-gestion, qui souhaitait faire un rappel aux élèves de Première STMG en début d’année scolaire sur les ressources du CDI, principalement autour de l’orientation.

Là encore, c’est la forme de l’escape game que nous avons privilégiée, afin d’impliquer au mieux les élèves dans l’activité.

Le scénario est le suivant :

Enter – prise est une start-up recrutant des profils très variés : vous avez décidé d’y postuler.
Pour cela, vous devez déjà retrouver le métier que vous exercez, puis passer l’entretien d’embauche, qui vous permettra d’accéder à votre profil.
Il vous faudra ensuite gravir les différents échelons pour parvenir, ensemble, à la tête de l’entreprise.
Bonne chance !

Pour démarrer la séance et constituer les équipes, nous avons repris l’idée de la collègue d’éco-gestion, qui utilise les cartes du jeu des 7 familles de l’informatique.

Une fois les équipes constituées, les élèves ont à leur disposition une brochure ONISEP et 6 CV fictifs, dont je reproduis un un modèle ici :

Une fois qu’à l’aide de la brochure, ils ont trouvé parmi les 6 CV celui qui correspond à leur équipe, une fiche équipe leur ai remis :

Contrairement à ce qui est indiqué sur la fiche, une fois cette dernière récupérée, ils passent directement à l’étape 3 (je reviendrai plus bas sur l’étape 2).

  1. pour cette étape 3, ils doivent reconstituer l’image du puzzle, qui est la couverture d’un livre, puis ensuite chercher ce livre sur E-SIDOC pour aller le récupérer dans le rayon ;
  2. dans le livre, ils récupèrent un code morse qu’ils doivent traduire, ce qui leur donne deux titres de presse associés à la filière éco-gestion, ils doivent ensuite aller chercher ces titres dans le kiosque, et récupérer les mots croisés de l’un des deux titres, qui combinés avec une autre équipe qu’ils doivent retrouver, leur donnent deux mots ;
  3. chaque équipe doit ensuite traduire la première lettre d’un de ces deux mots en chiffre grâce à une roue de César, ce qui leur donne le code final

L’ensemble de ces activités peut prendre jusqu’à une heure, mais les groupes étaient accueillis au CDI pendant deux heures, ce qui permettait de moduler les activités en fonction de leur rapidité.

À la fin de l’escape game, s’il restait du temps durant la première heure, était ainsi prévue l’activité de « l’entretien d’embauche » réalisée entièrement par Roman.

Pour celle-ci, il a utilisé le principe du jeu CODE NAME, en ne gardant que les cartes qui pouvaient être associées à l’univers de l’entreprise et à la filière éco-gestion. Nous avons ainsi imprimé et plastifié 3 jeux de 25 cartes, pour faire s’affronter les 6 équipes.

Durant la deuxième heure, en reprenant les CV fictifs proposés à chaque équipe et en utilisant les ressources du CDI sur l’orientation (classeurs du CIDJ, brochures ONISEP), les élèves font des recherches sur les métiers accessibles via la filière éco-gestion pour ensuite les présenter à l’oral.

Mis à part quelques réajustements et quelques petites améliorations, les séances ont été très appréciées à la fois par les élèves et par les collègues d’éco-gestion qui sont venus avec leurs groupes.

Sélections thématiques / valorisation du fonds

Comme indiqué dans l’article du mois de septembre, je reviens ici sur les sélections proposées entre début septembre et le 22 octobre, de manière chronologique.

J’avais pu aux mois de juin / juillet préparer certaines de ces sélections, mais comme les espaces de présentation étaient occupés par les travaux réalisés en arts plastiques, et comme j’ai parfois zappé certaines dates, je ne les ai pas toujours mis en valeur comme je l’avais initialement prévu.

J’indique comme à mon habitude par un code couleur les sélections proposées par Roman, les miennes, ou celles proposées à deux.

  • 13 septembre : journée des développeurs et des programmeurs (J)

Pour cette journée, j’ai recyclé une affiche déjà réalisée sur Canva, en mettant simplement à jour la liste des ressources proposées :

Je lui ai associé la sélection suivante en tête de rayon :

J’avais prévu initialement de proposer aussi des documents détournant les notions d’algorithmes, comme ces visuels :

Mais je n’y ai plus repensé ensuite, et ils sont restés sur mon chariot derrière le bureau…

  • 17-18 septembre : journées européennes du patrimoine (R)

À l’occasion des journées européennes du patrimoine, Roman a proposé la présentation suivante sur le blog du CDI :

à cette présentation était associée la sélection suivante :

  • Semaine européenne du développement durable (J)

Le 19 septembre, j’ai installé une sélection de ressources avec certaines affiches de Good Planet à l’occasion de la semaine européenne du développement durable :

Pour compléter cette sélection, j’ai publié sur le blog du CDI la présentation suivante, réalisée sur Canva :

  • 26 septembre : journée mondiale du rêve (J)

Pour cette petite sélection préparée en juin, je voulais associer aussi bien la figure de Martin Luther King que des ressources en cinéma ou en littérature…

Cette sélection a remplacé celle proposée par Roman dans le cadre des journées du patrimoine :

  • 6 octobre : sélection littérature et féminisme (J)

À l’occasion du Prix Nobel de littérature attribuée à Annie Ernaux, j’ai proposé une sélection d’ouvrages sur le féminisme, de textes écrits par des autrices, et évidemment des œuvres d’Ernaux.

Si je n’ai pas proposé un visuel qui lui était exclusivement consacré, j’en ai fait un numéro de mon ZOOM Actu que vous trouverez plus bas.

  • sélection Halloween (J)

Pour cette sélection, nous avons aussi proposé le premier puzzle collaboratif de l’année (nous attendons toujours d’en avoir terminé avec les visites de seconde pour l’installer) : cette année, nous ouvrons la saison des puzzles avec Harry Potter.

Voici les deux installations, avec quelques araignées qui se sont invitées :

 

  • sélection BD historiques

Roman étant un spécialiste incontesté de la bande-dessinée, je lui ai proposé de faire cette sélection à quatre mains, en donnant chacun 3 coups de cœur de bandes-dessinées historiques :

Nous avons installé cette sélection devant le rayon Histoire-géo :

  • nouveautés

Voici une petite galerie avec les nouveautés reçues durant cette période :

Communication

Je reviens ici sur les publications proposées dans le blog du CDI à destination des élèves, des enseignants et du personnel, sur la communication élève autour des campagnes PIX et sur le bulletin de veille à destination des enseignants.

Blog du CDI

Voici les articles publiés durant cette période :

  •  6 septembre : la présentation des horaires d’ouverture du CDI,
  • 8 septembre : la remise en route du ZOOM ACTU (vie publique et démocratie),
  • 9 septembre : « Elizabeth II : comprendre la couverture médiatique d’un événement »
  • 13 septembre – 26 septembre : les journées et semaines présentées plus haut
  • 29 septembre : ZOOM ACTU (développement durable)
  • 7 octobre : ZOOM ACTU (féminisme et littérature)
  • 11 octobre : Halloween
  • 13 octobre : BD historiques
  • 14 octobre : ZOOM ACTU (géopolitique des énergies)
ZOOM ACTU

Voici les différents ZOOM ACTU en format images :

Campagnes de rentrée sur PIX

Ayant lancé les campagnes de rentrée aux alentours du 13 septembre, j’ai décliné l’affiche proposée aux enseignants sur PIX ORGA pour une version élèves que j’intègre dans les différents mails qui leur sont envoyés :

Étant depuis cette année administratrice de l’ENT, j’en ai profité pour doubler les mails par des messages flash sur l’ENT pour tenter d’avoir plus d’impact.

E-INSTANT CDI

Concernant ce bulletin de veille que j’essaye d’envoyer à peu près régulièrement aux enseignants, je me suis rabattue cette année pour des mises à jour toutes les deux semaines, et aussi en fonction du temps dont je dispose.

J’ai ainsi refondu quelque peu la page d’accueil :

La principale nouveauté est la petite étoile qui indique à chaque fois que la sélection thématique proposée au CDI est doublée d’un article sur le blog, pouvant permettre d’accéder éventuellement à un contenu enrichi.

Le premier focus était consacré au dossier « Kit de survie numérique au lycée » déjà présenté dans l’article de septembre.

J’avais enfin choisi sur la page « Éducation » de mettre en avant les évolutions de la formation continue avec l’EAFC :

Concernant la communication à destination des enseignants, je propose désormais également un blog sur les ressources numériques, que je vous présenterai dans l’article du mois de novembre.

Autres activités (réunions, stages, déplacements)

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période :

  • 27 septembre : temps de travail pour le prochain cours de master 2
  • 4 octobre : formation de formateurs
  • 6 octobre : conseil pédagogique
  • 12 octobre : réunion nationale des référentes TraAM en documentation (à distance)
  • 17 octobre : conseil pédagogique

LudoDOC est du coup encore un peu en sommeil, mais je ne désespère pas de réveiller le site pendant la prochaine période…

D’ici là je vous souhaite bon courage, de bonnes vacances, et je vous dis à très bientôt pour un prochain article sur Cinephiledoc !

Sur les traces de Harry Potter

Pour cet article #lecture du mois d’octobre, je reviens sur quelques promenades littéraires et cinéphiles que j’ai faites durant cet été.

En effet, le livre dont je vais vous parler dans quelques instants a été le très heureux préambule d’une de mes escapades estivales, et je l’ai dévoré en une poignée d’heures.

Cela faisait un moment qu’on me le recommandait, et j’ai attendu la fin de l’année (scolaire) pour me décider à arrêter de passer devant dans les librairies sans l’acheter. Je ne l’ai absolument pas regretté.

Relations personnelles à une saga

J’avais 11 ans quand le premier tome de Harry Potter a été publié dans sa langue originelle.

Donc, si l’on se plonge directement dans l’histoire du sorcier le plus connu au monde, je pourrais affirmer de manière très péremptoire que Harry Potter et moi avons le même âge et avons grandi ensemble – évidemment comme l’ensemble d’une génération.

Nous n’avons pas grandi ensemble, nous avons (au début) grandi côte à côte. La Chambre des secrets a été publiée en 1998, Le Prisonnier d’Azkaban en 1999, et La Coupe de feu en 2000.

Quant aux traductions françaises, si l’on reprend du début, cela donne : 1998 pour le premier, 1999 pour le deuxième, 1999 pour le troisième et 2000 pour le quatrième. Le léger décalage a vite été rattrapé par la suite compte tenu du succès de la saga. Les trois derniers tomes sont sortis respectivement en 2003, 2005 et 2007.

Concernant les adaptations cinématographiques, j’énumère rapidement les 8 années concernées : 2001, 2002, 2004, 2005, 2007, 2009, 2010 et 2011.

Harry Potter et moi avons donc au début grandi côte à côte. Lorsque le premier tome est traduit en français, je n’y prête pas attention. Pas plus pour les trois suivants.

C’est en 2001 que je découvre Harry Potter, non pas avec l’adaptation au cinéma mais à la faveur d’un petit séjour à l’hôpital, durant lequel on m’offre le premier tome pour occuper mes journées. Évidemment, je réclame directement la suite. Et c’est ainsi que je plonge tête baissée dans l’univers de J.K. Rowling.

Nous ferons alors ensemble la suite du parcours : en 2003, je guette la traduction française du cinquième tome (qui restera mon préféré), puis en 2006 celle du sixième tome. En 2007, je ne peux pas supporter d’attendre 4 mois pour découvrir le septième tome dans sa traduction, je le lis directement en anglais.

Je guette les adaptations cinématographiques, je rajoute à ma bibliothèque les ouvrages qui accompagnent la saga… et j’ai un bon nombre de produits dérivés qui meublent mon quotidien (vous en trouverez quelques-uns ici), et qui vont du pins au porte-clefs en passant par la baguette d’Hermione.

Mon addiction, si elle ne s’embarrasse pas des polémiques qui ont depuis entouré J.K. Rowling et ses personnages, ne s’étend pas cependant à l’univers des Animaux fantastiques, dont je n’ai vu pour l’instant que les deux premiers volets, sans forcément ressentir le même attachement.

Bref, pour résumer, j’ai grandi finalement avec Harry Potter et j’aime son univers, qui demeure pour moi une sorte de « doudou » affectif.

Dans l’ombre de Harry Potter

J’en reviens donc à ce livre, devant lequel je suis passée et repassée plusieurs fois avant de me décider 1/ à l’acheter 2/ à le lire.

Il s’agit de Numéro deux, de David Foenkinos, publié chez Gallimard en février 2022. De Foenkinos, j’avais déjà lu Charlotte, La Tête de l’emploi et Le Mystère Henri Pick, dont j’avais adoré l’adaptation au cinéma avec Luchini et Camille Cottin.

Associant le nom de l’auteur et la quatrième de couverture, je me suis plongée dans ce roman, mêlant faits réels et éléments imaginés, avec beaucoup de curiosité.

C’est à cette quatrième de couverture que je laisse la parole ici :

« En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre.
Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi. »

Si l’on s’attarde sur le titre et la fin de ce petit résumé, cela revient à mettre en parallèle les deux destins : celui qui dans les romans (dans leur version originale) est appelé « the chosen one », ou l’élu, d’un côté, et de l’autre, cet ironiquement fameux « numéro deux » (the second one en anglais), « celui qui n’a pas été choisi ».

C’est ce parcours que David Foenkinos nous invite à suivre : celui du garçon qui a failli être Harry Potter, une histoire poignante, troublante, parfois pleine d’ironie et parfois glaçante.

À l’une des étapes du roman, il compare cette trajectoire à celle de Pete Best qui fut le premier batteur des Beatles avant d’être remplacé par Ringo Starr.

Pour ma part, le livre m’a surtout rappelé un film sorti en 2011 : Killing Bono :

À Dublin, Neil McCormick et son jeune frère Ivan montent le groupe de rock Shook Up, avec l’ambition de devenir le plus grand groupe de rock du monde. Au même moment, Paul Hewson, leur camarade de classe, chante dans son propre groupe qui vient lui aussi de se former. Neil, persuadé que le sien est bien meilleur, ne se doute pas encore que le groupe qui le concurrence va bientôt sortir de l’ombre sous le nom de U2, et que Paul Hewson deviendra une star planétaire sous celui de Bono.

Ce film évoquait, comme Numéro deux, toute la difficulté de se construire une identité quand on a constamment sous les yeux l’identité encombrante de ce qu’on aurait pu être.

La difficulté principale du héros, Martin Hill, elle tient aussi à la proportion démesurée que prend l’engouement des lecteurs et des spectateurs pour l’univers de Harry Potter : durant ces années où la sortie des livres et celle des films sont quasiment simultanées, le nom de Harry Potter est sur toutes les lèvres, et il est de plus en plus difficile d’y échapper, d’en être en quelque sorte déconnecté.

Ce phénomène se rapproche à mon sens de l’usage que l’on fait du numérique ou des réseaux sociaux : nous avons presque tous côtoyé dans notre entourage cette personne qui, se défendant d’avoir un smartphone, d’être inscrit sur tel ou tel réseau social, finit par sauter le pas sous l’influence d’autrui ou pour pouvoir effectuer des démarches de la vie courante.

Alors certes, on ne devient pas du jour au lendemain fan absolu de Harry Potter si (et ici j’opère un raccourci quelque peu facile) l’on n’est pas tombé dedans étant petit. Mais cet univers s’est frayé un tel chemin jusque dans nos vies quotidiennes que même une personne complètement étrangère sera amenée à l’avoir sous les yeux.

Harry Potter à Londres

C’est suite à cette lecture que je suis allée à Londres au mois d’août dernier.

Comme je connaissais déjà la ville, j’avais déjà pu voir certains lieux emblématiques de la saga :

  • évidemment la fameuse voie 9 ¾ à la gare de King’s Cross – désormais prise d’assaut et absolument inaccessible, avec le chariot de Harry Potter (juste à côté il y a la boutique officielle Harry Potter, où il faut jouer des coudes et se frayer un chemin pour savoir si oui ou non on se décidera à acheter un retourneur de temps, une écharpe Gryffondor ou un plateau d’échecs…)
  • le Millenium Bridge qui apparaît au début du 6e film, Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé, pour être détruit par les Mangemorts
  • Piccadilly Circus que l’on retrouve dans le 7e film, Les Reliques de la Mort (Partie 1), lorsque Harry, Ron et Hermione s’enfuient du mariage du frère de Ron suite à une attaque des Mangemorts. C’est à Piccadilly Circus que Hermione les fait réapparaître, plus précisément sur Shaftesbury Avenue et ses nombreux théâtres, où elle leur explique qu’elle allait souvent avec ses parents.

L’application Visit London (et sûrement énormément d’autres applications et sites internet) recense les activités et les lieux associés à Harry Potter lorsqu’on se rend à Londres. Voici celles que je garde éventuellement pour un prochain séjour :

  • les studios de la Warner Bros (auxquels il faut réserver une journée entière)
  • le zoo de Londres
  • des parcours thématiques organisés dans la ville
  • le spectacle « Harry Potter and the cursed child » au Palace Theatre (en deux parties de 2h30 chacune)…

Et voici celles que j’ai pu mener :

  • la visite du Leadenhall Market, ayant inspiré le chemin de Traverse, et dont vous avez un petit aperçu ci-dessous :

J’y suis allée un dimanche matin, l’endroit était désert, mais donnait malgré tout une idée de son charme et de son effervescence habituelle.

  • durant une de mes balades, je suis passée devant le Palace Theatre où se joue le spectacle mentionné plus haut

J’aurais pu réserver une place, mais j’avoue que la durée et le fait de devoir réserver forcément les deux parties le même jour (à 13h la première et à 18h la deuxième) m’a un peu freinée… je garde donc l’idée pour une prochaine fois.

Mais l’activité principale en lien avec l’univers de J.K. Rowling et à laquelle j’ai consacré du temps était :

  • The Harry Potter Photographic Exhibition au London Film Museum

Le London Film Museum est situé non loin de Leicester Square et de Covent Garden, c’est un musée qui organise des expositions temporaires (durant mon séjour sur Harry Potter, mais précédemment sur la saga James Bond).

On y accède en réservation un billet en ligne, et l’exposition est vraiment immersive, tout en se concentrant sur les tournages des films.

On y retrouve donc quelques éléments de décors, des photos de tournage, ainsi que des vidéos de témoignages (producteurs, acteurs, décorateurs…).

On peut se faire prendre en photo sur un balai devant un fond vert, voir la moto d’Hagrid, le registre de Gringotts, la robe de sorcier de Voldemort…

En fin de parcours, il y a évidemment un café où déguster de la biéraubeurre (mais je n’ai pas testé) et une boutique où l’on retrouvera les mêmes produits dérivés qu’à King’s Cross.

La visite dure environ 1h30 et vaut le détour pour les fans de la saga, et elle est une excellente invitation à revoir les films ou à relire les livres, preuve supplémentaire de l’impact de l’univers de Harry Potter dans notre imaginaire collectif.

C’est sur cet univers et sur cet imaginaire que je vous laisse, et vous dis à très bientôt pour un nouvel article – et un tout autre univers – sur Cinephiledoc !

Trente, quarante, soixante

Nous passons notre temps à nous souvenir et à commémorer.

Lorsque j’ai commencé à envisager ce nouvel article cinéphile et son compte-rendu de lecture habituel, c’était en plein été, et deux constats me sont venus en tête.

Le premier, c’est qu’une nouvelle fois, je parlerai de Romy Schneider en septembre, fidèle à la chanson d’Hélène : « Ce soir, nous sommes septembre », sur laquelle j’ai eu plusieurs fois l’occasion de revenir.

Le second, je l’ai énoncé dès la première phrase de cet article.

En effet, lorsque l’on regarde certaines émissions télévisées, lorsque l’on feuillette la presse, ou même lorsque l’on consulte la page d’accueil de Wikipédia, il ne se passe pas un jour sans que l’on soit confronté, forcément, à ce qui s’est passé le même jour il y a un an, dix ans, cent ans…

Cet été, à quelques jours d’intervalles, ce sont trois de ces anniversaires qui sont venus se rappeler à moi.

Trente, quarante, soixante

Commençons par les deux extrémités, et gardons le milieu pour la fin.

  • Trente

Le premier de ces anniversaires pourrait paraître surprenant sur un site consacré principalement au cinéma, puisqu’il s’agit de la disparition, le 2 août 1992, de Michel Berger.

Au coeur de l’été, le 2 août, nous avons donc eu eu droit au lot habituel de reportages, de passants qui ânonnent des chansons de manière plus ou moins juste, et d’émissions hommages à l’artiste fauché en pleine gloire.

Ayant été bercée par les musiques de cette génération Berger et ayant écouté plus qu’à mon tour Starmania, Berger, Gall, Balavoine et Sanson, je n’ai alors pas été épargnée par l’envie moi aussi de réécouter La Groupie du pianiste ou Ella, elle l’a.

Par ailleurs, j’ai toujours trouvé un côté très cinématographique aux chansons de Michel Berger, et du coup, si je l’ajoute à cet article « célébrations », il ne fera pas figure d’intrus.

Quelques jours après, c’est un autre anniversaire que nous avons célébré.

  • Soixante

Le 5 août 1962 disparaissait Marilyn Monroe.

Le 5 août 2022 a donc vu son lot d’hommages, de passants croisés dans la rue qui évoquent la soirée d’anniversaire de John Fitzgerald Kennedy « Happy birthday Mr President » en lui associant le Poupoupidou de Certains l’aiment chaud.

Nous avons revu la robe blanche au dessus de la bouche de métro, et les reportages sont revenus à l’envi sur la comédienne incarnation du glamour, avec ses portraits réalisés par Andy Warhol, l’une des femmes les plus photographiées, et sur sa mort toujours sujet aux théories les plus fantasmées, à 36 ans.

Parmi les personnalités interrogées durant ces reportages, l’une des plus intéressantes reste Isabelle Danel, qui avait publié en 2012 (pour les cinquante ans de la disparition de la star, donc) un dictionnaire thématique : Marilyn Monroe de A à Z, un ouvrage qui, selon moi, reste la référence sur Marilyn.

Dans ces reportages, Isabelle Danel rappelait que Marilyn, au-delà de l’image du sex-symbol quelque peu écervelé, était aussi une femme passionnée de lectures et d’écritures, et qu’avaient été publiés pour la première fois en 2010 les Fragments :

des textes de Marilyn accompagnés de leurs fac-similés.

Si l’on veut poursuivre l’évocation de Marilyn, on se replongera dans sa filmographie (pour ma part, je reverrais bien Certains l’aiment chaud, qui reste mon préféré…), on relira le superbe Blonde, de James Carol Oates :

dont il me tarde de découvrir l’adaptation sur Netflix, et dont la sortie est prévue le 23 septembre…

  • Quarante

Nous avons passé les trente et les soixante en revue, arrêtons-nous maintenant sur les quarante.

En effet, le 29 mai 1982, une autre icône du cinéma disparaissait : Romy Schneider.

À nouveau, depuis le début de l’année, hommages et publications – certaines racoleuses, d’autres plus sérieuses – se sont succédés.

Les néophytes ont pu découvrir certains des films de Romy sur Netflix, la plateforme ayant mis en ligne pas moins de 8 films où elle apparait (vérification faite à la mi-août) : entre autres trois Claude Sautet, Les Choses de la vie, Max et les ferrailleurs et César et Rosalie, mais aussi Christine et La Piscine pour ne citer qu’eux.

Mais le plus bel hommage, c’est évidemment celui proposé par la Cinémathèque française, une exposition et une rétrospective qui ont été organisées entre le 16 mars et le 30 juillet 2022.

Exposition Romy Schneider – Cinémathèque française

Cette exposition, que j’ai découverte à ses tout derniers jours le 28 juillet, était magnifiquement orchestrée.

Jusqu’ici, il n’y a qu’une seule exposition proposée par la Cinémathèque qui m’a un petit peu déçue, celle proposée sur l’enfance au cinéma en 2017, qui était davantage une exposition d’ambiances – mais ce n’est que mon avis personnel.

Depuis, chacune des expositions proposées à laquelle j’ai pu me rendre n’a suscité chez moi que l’émerveillement, et celle consacrée à Romy Schneider n’a pas fait exception !

Retour en images et en quelques étapes…

La première rencontre que nous faisons à l’entrée de l’exposition est celle-ci, le regard de Romy Schneider, magnétique et hypnotique dans Les Choses de la vie, de Claude Sautet :

L’évocation est ensuite à la fois chronologique et thématique, associant les photographies, les extraits de films et d’archives, les ambiances, les objets et les costumes.

Période autrichienne avec Sissi (mais pas seulement) et pour l’occasion, un dais projetant des extraits des films et dans lequel on retrouve la fameuse perruque de 5 kilos que l’actrice devait supporter, un tableau en pied d’Elisabeth de Wittelsbach, une photo où Romy pose devant ce même tableau :

Période parisienne et la rencontre notamment avec Alain Delon, Coco Chanel et Luchino Visconti – qui lui fera ré-endosser le costume de l’impératrice dans son Ludwig :

L’exposition nous replonge ensuite dans les diverses aventures cinématographiques de Romy Schneider : les comédies américaines, la rencontre avec Orson Welles, le tournage interrompu de L’Enfer, d’Henri-Georges Clouzot, avant de revenir sur les retrouvailles avec Alain Delon dans La Piscine.

Les occasions manquées aussi, dont témoigne cette lettre de Truffaut, évoquant un projet avec Romy :

Suit la période Claude Sautet, où l’on retrouve les plans de travail hyper méticuleux du réalisateur, et les photographies issues de ses films, accompagnés du costume de Rosalie :

Les dernières parties de l’exposition sont consacrées aux différents projets « mémoriels » de la comédienne, et retrace cette volonté de travailler sur des films évoquant la seconde guerre mondiale (Le Train, Le Vieux fusil, La Passante du Sans-souci)

mais aussi de faire confiance à de jeunes réalisateurs, comme Andrzej Żuławski avec L’important c’est d’aimer, ou Francis Girod qui tourne Le Trio infernal et qu’elle retrouve en 1980 dans La Banquière (mon préféré) :

Enfin on retrouve à la fin de l’exposition une sélection de photographies, nous rappelant qu’avec Marilyn, Romy Schneider reste la comédienne dont le visage et la silhouette ont le plus impressionné la pellicule, qu’elle soit fixe ou en mouvement.

L’exposition proposait d’ailleurs une sélection en partenariat avec l’INA :

Un autre livre sur Romy Schneider

Sortie de cette exposition, comme toujours à la cinémathèque, l’arrêt à la librairie est un passage incontournable.

J’aurais pu, pour changer, me plonger dans le très bel ouvrage de Luc Larriba sur le tournage du film La Piscine, publié en février 2022 :

J’aurais pu tenter l’une ou l’autre des nouvelles biographies publiées cette année, ou rééditées en grand format, comme celle de David Lelait.

Mais ce que je voulais surtout, c’était pouvoir retrouver le cheminement de l’exposition, avec ses extraits d’interviews, ses citations, ses photographies, ses affiches et ses costumes.

Or, à la librairie de la Cinémathèque, le catalogue de l’exposition était introuvable, je ne l’ai retrouvé que quelques jours plus tard en librairie.

Il s’agit cependant d’un ouvrage magnifique, publié par Clémentine Deroudille, et doublement édité par la cinémathèque et Flammarion :

L’ouvrage revient en toute sobriété et élégance sur l’ensemble de l’exposition, le texte étant principalement composé d’interviews de Romy Schneider, d’extraits de ses journaux intimes et de ses lettres, ou de témoignages de ceux qui l’ont directement côtoyée.

Encore une fois, il s’agit donc d’un pari magistralement gagné par la Cinémathèque française, dont je guette avec impatience la prochaine exposition : « Top secret : cinéma et espionnage » qui sera proposée à partir d’octobre prochain !

Et même si le catalogue de l’exposition n’était pas disponible dans la librairie du 51 rue de Bercy, je n’ai pas pu résister à la tentation de rapporter de cette énième visite un petit souvenir : il s’agit de deux jeux de cartes réservés exclusivement aux cinéphiles, l’un reprenant les films d’Hitchcock, l’autre ceux de Charlie Chaplin.

Je vous en glisse ici un petit aperçu :

Ce que j’ai trouvé vraiment chouette avec ces deux jeux de cartes, c’est que contrairement à certains jeux de cartes thématiques que j’avais quand j’étais enfant, les images ne figurent pas seulement sur les figures (rois, dames, valets), mais bien sur la totalité des cartes, sur lesquelles on retrouve acteurs, scènes et affiches des films de Chaplin et d’Hitchcock.

Et cela ajoute à la panoplie d’objets et d’images dont j’ai pu parler dans mes deux hors-série de cet été, pour le prolonger un peu…

Voilà pour l’évocation de ces icônes du cinéma, au premier plan desquelles figure, comme à l’accoutumée en septembre, mélancolique et automnale, Romy Schneider, qui clôt l’article comme elle l’a ouvert, avec cette citation que je garde en mémoire :

Je vous souhaite un bon mois de septembre, et vous dis à très bientôt pour un nouvel article sur Cinephiledoc !

Hors-série 1 : dix objets cinéphiles qui sont chez moi

Comme à mon habitude, je vous propose deux hors-série estivaux sur ce blog.

Cette année, j’étais d’humeur un peu plus légère et un peu moins studieuse que les années précédentes, et je n’ai pas vraiment anticipé l’écriture de ces hors-série.

En revanche, je sais à peu près par quelles lectures finir l’année 2022, ayant déjà constitué ma pile de lecture de l’été – mais laissons ça pour plus tard !

Pour ce premier hors-série, j’avais envie de vous partager une petite sélection en images (ce que je réitérerai pour le second) et de vous convier chez moi, en quelque sorte.

C’est pourquoi je vous invite à découvrir dix objets cinéphiles (l’appellation est large) qui occupent mes étagères.

Objet 1 : des jumelles pliantes

Avant toute chose je tiens à dire que j’ai une propension – héritage familial – à adorer mettre des objets sur des étagères, ce que d’autres appellent « bibelots » ou « nids à poussière ».

Même si j’ai essayé au fur à mesure d’épurer mon décor, et d’en avoir un petit peu moins, il m’arrive encore de craquer sur un machin complètement inutile (donc forcément indispensable) qui me fera râler parce qu’il faudra bien le dépoussiérer à intervalles réguliers.

Ce genre d’objets, comme je l’ai dit, faisait partie de mon environnement familial : mes parents adoraient les cuivres (gloups) et autres assiettes décoratives qui envahissaient la maison.

De mon côté, l’un des premiers objets sur lequel j’ai mis la main était cette paire de jumelles pliante que j’avais trouvée chez ma grand-mère :

Et je ne compte plus le nombre de fois où je me suis amusée à ouvrir et refermer le boitier.

Objet 2 : un appareil photo à soufflet

Concernant cet objet, je ne me souviens absolument plus comment il a fini par atterrir dans ma chambre d’ado, mais il a côtoyé ma cinéphilie naissante.

En effet, à la même période où je commençais à biberonner des films à haute dose, j’étais fascinée par l’histoire du cinéma et de la photographie. Mon ambition ultime était d’avoir un jour une caméra comme celle de Tintin dans Tintin au Congo… et j’adorais multiplier les visites de l’exposition permanente de la cinémathèque, avec ses lanternes magiques et le robot de Metropolis.

Objet 3 : un kaléidoscope

C’est à peu près à la même époque que j’ai commencé à lire À la recherche du temps perdu… quel rapport avec le cinéma ? Les dispositifs visuels y sont omniprésents, de la lanterne magique au kaléidoscope justement…

À Combray, tous les jours dès la fin de l’après-midi, longtemps avant le moment où il faudrait me mettre au lit et rester, sans dormir, loin de ma mère et de ma grand’mère, ma chambre à coucher redevenait le point fixe et douloureux de mes préoccupations. On avait bien inventé, pour me distraire les soirs où on me trouvait l’air trop malheureux, de me donner une lanterne magique, dont, en attendant l’heure du dîner, on coiffait ma lampe ; et, à l’instar des premiers architectes et maîtres verriers de l’âge gothique, elle substituait à l’opacité des murs d’impalpables irisations, de surnaturelles apparitions multicolores, où des légendes étaient dépeintes comme dans un vitrail vacillant et momentané.

Pour les lanternes magiques, il suffit d’aller à la cinémathèque et l’on peut en contempler différents spécimens.

Pour le kaléidoscope, les premiers que j’ai pu trouver étaient des jouets en plastique dans des musées de vulgarisation scientifique (comme la cité des sciences). Celui que j’ai finalement dégoté vient d’une petite boutique d’objets anciens de Venise.

Objet 4 : un stéréoscope

Là encore, voilà un curieux bidule qui a miraculeusement survécu dans le bazar familial.

Je me souviens l’avoir aussi amené dans mon ancien établissement pour le faire manipuler aux élèves qui étaient assez fascinés…

Il n’est pas franchement beau, mais c’est l’un des premiers instruments qui permet de donner l’illusion de la 3D.

Objet 5 : un praxinoscope

On reste dans les -scope avec cet objet qui fait partie de mes chouchous !

Il y a plusieurs années, pas très loin de l’historique café Procope, dans le passage Saint André à Paris, il y avait un magasin absolument merveilleux qui vendait des jouets anciens.

Et parmi ces jouets anciens, il y avait des praxinoscopes.

Imperturbablement, ma bande de papier préférée reste celle que vous apercevez ici : le tigre en pleine course.

Et avec ce petit dernier, j’en ai fini pour les objets qui s’amusent avec notre regard…

Objet 6 : un clap

Cet objet (enfin pas ce modèle-ci) a toujours fait partie de mon décor familial, puisque mon père en avait un aussi.

Lorsque j’ai eu mon propre chez-moi, il n’était pas question que j’emmène « son » clap, il m’a donc rapporté celui-ci d’une petite escapade aux studios Babelsberg en Allemagne – studios que je n’ai pas encore pris le temps de visiter depuis.

Bref, chacun son clap !

Objets 7 : des coffrets DVD

Il y a plusieurs années, la Warner Bros éditait – surtout au moment des fêtes de fin d’année – des coffrets en métal (steelbook) qui regroupaient des films de stars hollywoodiennes ou de genres cinématographiques.

On y retrouvait pêle-mêle Bette Davis, Humphrey Bogart, Cary Grant, les Marx Brothers ou encore des films d’aventures.

Objets 8 : la panoplie parfaite du fan d’Harry Potter

J’aurais pu faire un article avec 10 objets uniquement associés à l’univers d’Harry Potter : vous y auriez retrouvé la baguette d’Hermione, un lego Harry Potter, un trivial pursuit, un jeu de cartes, des mugs, des tote bags, des tee-shirts, un pins ou encore un porte-clefs.

Mais parmi mes préférés on retrouve cet attrape-poussières avec Hedwige dedans :

et un ticket donnant accès à la voie 9 3/4 glané dans l’une des boutiques Harry Potter – plus précisément celle de King cross à Londres :

Objets 9 : un peu de vaisselle ?

Pour un anniversaire il y a un temps certain, on m’avait offert des tasses Marilyn Monroe et Audrey Hepburn, auxquelles s’est ajoutée cette chope de bière évidemment rapportée de Belgique.

Si j’ai laissé la chope en évidence, je n’y ai pas resservi la bière qui va avec, une brune bien épaisse et digne de la Guinness, et qui ne fait pas partie de mes bières de prédilection.

Objets 10 : garder son âme d’enfant

C’est finalement tout le propos de cet article, sinon à quoi servirait une telle accumulation ? Mais je termine avec ceux qui ont fait partie des derniers arrivés sur mes étagères :

J’ai craqué sur BB8 peu après la sortie du septième épisode de Star Wars, et la peluche de Milou vient d’une édition du Tintin et le secret de la licorne de Spielberg (tiens, on en revient à Tintin…).

Cependant, malgré ce petit craquage, BB8 est désormais beaucoup plus souvent sur son étagère que roulant sur le sol.

Voilà pour ce premier petit hors-série estival, tout en images (et avec un peu de textes), je vous partagerai le deuxième dans un mois.

D’ici là, je vous souhaite de belles images, de belles escapades et une belle âme d’enfant, et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

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