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Hors-série 2 : Paris en livres

Pour ce second hors-série de l’été, j’adopterai la même structure que pour « Paris au cinéma » : affiche et présentation sur Genially, comptes-rendus de lecture et petite sitographie (si ce que je trouve me convient).

Pour finir j’évoquerai l’une de mes lectures coup de coeur de l’été, où là encore, le livre a la part belle.

Productions

Comme je l’ai indiqué dans l’article précédent, dans le cadre d’une valorisation du fonds littérature (documentaires et oeuvres classiques) au CDI, j’ai proposé un mois de « découverte littéraire » consacré à Paris.

Pour chacun de ces mois, et chacune de ces « découvertes », je propose une affiche mettant en valeur une citation :

et une affiche renvoyant vers des oeuvres disponibles à la lecture via l’utilisation de QR-codes :

Sur la version en ligne dont j’ajoute le lien ici, les portraits des écrivains sont cliquables et renvoient vers leur biographie.

Une fois encore, je propose désormais une image interactive réalisée sur Genially, derrière laquelle vous trouverez quelques-unes de mes citations favorites sur Paris.

Je reprends en image le même plan, dont évidemment je modifie très légèrement les informations, et sur lequel j’ajoute mes textes de prédilections…

Lectures : quelques égarements…

Pour ce hors-série, je recherchais évidemment des ouvrages évoquant certes des écrivains, mais surtout des oeuvres littéraires.

J’ai toujours pris plaisir à voir un personnage déambuler dans les rues d’une ville, et c’est souvent mes livres préférés qui me restituent à merveille l’atmosphère d’une ville : le Londres de Drood, de Dan Simmons, le Barcelone de L’Ombre du vent, qui m’a définitivement convertie à l’univers de Zafón, plus récemment le Saint-Malo de Toute la lumière que nous ne pouvons voir, d’Anthony Doerr.

Mes premiers tâtonnements pour trouver quelques promenades parisiennes n’ont pas été entièrement couronnés de succès. La faute n’en est cependant pas aux livres, mais vraiment à ce que j’en attendais.

Le petit guide de Parigramme

Ainsi le premier d’entre eux qui m’est tombée sous la main était : Paris des amateurs de littérature : 100 lieux pour lecteurs passionnés et auteurs en devenir, de Sophie Herber, publié en janvier 2018 aux éditions Parigramme.

C’est un petit guide très sympathique, pratique, accessible, et bien illustré, et dont voici le sommaire :

L’accent de ce petit livre est mis sur une pratique disons « active » de la littérature : rencontres d’auteurs, clubs de lecture, ateliers d’écriture, quelques musées, quelques librairies incontournables, avec un dernier chapitre plus spécifiquement consacré à des promenades littéraires, mais qui se concentrent sur des maisons d’écrivains.

Cela n’enlève rien aux qualités de cet ouvrage, mais ce n’est pas tout à fait ce que j’attendais… j’ai donc poursuivi mes recherches.

Paris vu d’ailleurs

Le deuxième livre sur lequel j’ai mis la main avait un titre prometteur, Paris : Escapades littéraires, publié chez Robert Laffont dans la collection Pavillons Poche en février 2018.

Cependant, lorsque je l’ai reçu, je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un recueil de textes d’écrivains étrangers – Henry James, Graham Greene, Dino Buzzati – évoquant Paris.

J’en ai donc remis la lecture, sans doute très agréable, à plus tard, l’ouvrage ne correspondant pas, une nouvelle fois, à mes attentes.

Le troisième est presque le bon

J’ai repris mes recherches, et je me suis tournée à nouveau du côté de Parigramme, qui est décidément une caverne d’Ali-Baba pour tout amoureux de Paris : il n’y a qu’à voir les références proposées dans le catalogue de cette maison d’édition !

Outre un Paris : 100 films de légende, qui m’avait échappé, on y trouve pêle-mêle des ouvrages historiques, des guides par arrondissements, des restaurants, des livres pour enfants, le Paris souterrain, les abris… C’est également chez Parigramme qu’est paru le Paris de François Truffaut dont j’ai fait le compte-rendu dans le premier hors-série.

Promenades littéraires dans Paris : 500 adresses habitées par les mots est l’oeuvre de Gilles Schlesser et a été publié en février 2017.

Les principales qualités de ce livre sont les suivantes :

  • compact, pratique, très complet,
  • découpant Paris en différents quartiers, avec pour chaque quartier un plan,
  • un nombre incroyable de demeures d’écrivains ou de lieux où ils ont leurs habitudes (cela va des cafés et des restaurants… aux cimetières parisiens),
  • quelques évocations de personnages (dont les auteurs ne sont jamais très loin)
  • une mise en page agréable, le livre étant illustré de photographies anciennes ou récentes, de portraits d’auteurs, et agrémenté de citations

Voici quelques pages en exemples :

Le seul petit bémol à mon goût (mais cela reste purement subjectif…) : beaucoup d’écrivains et trop peu de personnages, trop de Victor Hugo et pas assez de Gavroche, Javert, Marius ou Jean Valjean.

Néanmoins cela reste un ouvrage excellent et, ne serait-ce cette réserve, je me serais arrêtée là.

De l’égarement à la balade en passant par l’escapade et la promenade

Il se trouve qu’il ne faut jamais chercher très loin ce qu’on a sous les yeux. Le dernier livre, et celui qui correspondait parfaitement à mes recherches, était depuis de nombreuses années dans ma bibliothèque !

Il s’agit d’un ouvrage paru en 2004, co-édité par les éditions Nouveau monde et Terres d’écrivains : Balades littéraires dans Paris du 17e au 19e siècle.

Ce qui m’avait empêchée de m’y replonger à l’origine, c’était justement cette délimitation dans le temps : du 17e au 19e. Je savais que je n’y trouverai ni Proust, ni Aragon, ni Prévert…

Je l’ai donc négligemment laissé de côté. Jusqu’à ce que je constate que deux autres ouvrages complétaient cette collection :

Du 17e au 19e siècle

Le premier du lot est parfait : un traitement chronologique, une mise en perspective historique et littéraire, une biographie de chacun des auteurs présentés, de larges extraits littéraires, et des balades, mais de VRAIES  balades, avec une proposition de point de départ et d’arrivée, un temps de parcours, et des balades qui mêlent le parcours d’un auteur bien réel et les déambulations de ses personnages.

On y retrouve évidemment Hugo et Balzac, mais aussi Choderlos de Laclos, Rétif de la Bretonne, George Sand et Eugène Sue.

En fin d’ouvrage, les plans, qui constituent l’unique bémol de ce petit bijou. Déjà lorsque l’on m’a offert ce livre en 2004, je trouvais qu’ils manquaient de lisibilité, superposant les quartiers anciens aux nouvelles rues. Mon avis n’a pas changé là-dessus.

Mais pour ceux qui souhaitent un petit itinéraire dans Paris au côté de Victor Hugo et de Jean Valjean, ou de Balzac et de Rastignac, c’est l’ouvrage idéal.

De 1848 à l’affaire Dreyfus

Le 2e volume se concentre sur la période qui court de 1848 à 1906. On y retrouve quelques-uns des écrivains présents en fin du premier volume.

Cinq promenades nous sont proposées, à l’intérieur desquelles on retrouvera plusieurs itinéraires :

  • les barricades de 1848
  • les écrivains dans la tourmente de la Commune de Paris
  • un chapitre consacré davantage à la poésie, avec la figure prédominante de Verlaine
  • l’affaire Dreyfus
  • et la dernière, qui a ma préférence « Proust à Paris : promenades depuis une chambre »

J’ai commandé ce livre en guettant ce dernier chapitre proustien, qui m’a vraiment comblée, et qui a su estomper quelques petites déceptions : un Maupassant bien absent (mais plus normand que parisien, il faut dire), un Baudelaire vite esquissé, et des plans qui, bien que plus lisibles, sont toujours peu pratiques… Enfin ce deuxième volume fait moins la part belle que le premier aux extraits d’oeuvres.

1900-1945

Dans ce troisième et dernier volume, on voyage, moins à la poursuite des oeuvres qu’à celles des écrivains.

Quatre promenades, cette fois-ci, foisonnantes de biographies d’écrivains ayant un jour élu domicile à Paris :

  • Montmartre
  • un Paris « surréaliste de la lost Generation » (et où l’on retrouve davantage de Lost generation que de surréalistes)
  • Trois André (Breton, Gide et Malraux) et un congrès
  • Des écrivains très occupés

La partie la mieux réussie selon moi est celle consacrée à l’Occupation, d’autant qu’on y trouve trois itinéraires sur les « romans du Paris occupé ».

Comme pour les deux ouvrages précédents, c’est ce type d’informations que j’ai apprécié le plus, même en n’ayant pas lu certains des romans qui m’étaient présentés.

Ces trois petits livres, malgré leur date de parution (2004-2005) offrent un véritable tour d’horizon parisien, historique et littéraire, du 17e siècle à 1945, et viennent admirablement compléter les autres ouvrages de cet article.

Petite sitographie

La lecture coup de coeur de l’été

Comme promis, voici l’un de mes coups de coeur de cet été (je garde les autres pour les articles de la rentrée sur Cinéphiledoc).

En vadrouillant dans la sublime librairie Labbé de Blois, je suis tombée dans le rayon des arts sur une véritable merveille :

Il s’agit de L’Art de la lecture : Livres et lecteurs dans l’art de Pompéi à nos jours, de David Trigg, publié en juin 2018 aux éditions Phaidon.

L’ouvrage recense une très belle collection d’oeuvres d’art, toutes périodes confondues, et où le livre apparaît. Enfants ou écrivains au travail, bibliothèques, lecteurs et lectrices, peintures, sculptures, installations d’art contemporain : tout témoigne de la relation des hommes aux livres (ou au Livre), relation tentant épanouie, tantôt influencée par l’histoire.

La préface est érudite et construit la progression du livre, des saints et des scribes aux livres brûlés. Sur chaque double page, les rapprochements entre deux oeuvres sont savamment orchestrés, avec généralement seulement le titre et le nom de l’artiste. Quelques oeuvres font l’objet d’une description plus approfondie, demandant au lecteur davantage d’explications.

Le tout est un trésor, à mettre dans toutes les mains des amoureux des livres. Et c’est sur ce trésor que je vous laisse, vous souhaitant une belle fin d’été.

À bientôt, sur Cinéphiledoc !

Attention, lecteur méchant !

Cet article pourrait également s’intituler « le billet acariâtre du lecteur« , « le lecteur, ce sympathique asocial » ou encore « le lecteur, cet aimant à cons« . Pourquoi tant d’animosité alors que le soleil pointe enfin le bout de son nez, et que l’on va quitter les lieux ordinaires de lecture – sous la couette, ou emmitouflé sous un plaid sur le canapé, ou confortablement affalé dans un fauteuil – pour ceux plus exotique du sable, sous le parasol, de l’herbe fraiche et du transat ?

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C’est en raison d’un constat très simple, celui de la propension de nos semblables – non lecteurs – à vouloir envahir l’espace du lecteur dans les transports en commun. Vous l’avez peut-être déjà remarqué, ou sinon, essayez de vous imaginer dans cette situation : vous êtes installés, aussi confortablement et tranquillement qu’on peut l’être (et cela est déjà une valeur ô combien relative) dans le RER ou le métro ou le bus ou le tramway (rayez la mention inutile). Vous avez un livre entre les mains et profitez d’un des seuls avantages du transport en commun sur le transport individuel : ne pas tenir un volant, et donc, pouvoir lire. C’est à cet instant que s’approche un quidam qui va entrer en interaction volontaire ou involontaire avec vous. Et là, c’est le drame.

Les empêcheurs de lire en paix

Il y a plusieurs profils d’empêcheurs de lire en paix :

  • le speed-dater improvisé (autrement appelé le désespéré sentimental). Qu’il vous trouve séduisant ou non importe peu, la question n’est pas là. Il va juste vous empêcher de finir vos dernières pages du Ravissement de Lol V Stein pour vous affirmer, dans un français approximatif – et parfois dans un anglais tout aussi approximatif – qu’il vous trouve « très belle » / « beautiful » et « I love you », etc., tout cela entre Jules Joffrin et Gare Saint Lazare.
  • l’extra-terrestre qui recherche un contact. Il veut absolument engager la conversation et utilisera le moindre prétexte. Si vous avez un sac FNAC, il vous demandera par exemple si l’on peut apprendre la langue des signes dans ce magasin. Ou alors vous tomberez sur un allumé qui croira cerner vos goûts de lecture et voudra à toutes forces vous refiler sa feuille de chou millésimée.
  • le parasiteur d’espace. Au téléphone, en musique, seul ou en groupe, il se dit qu’il sera à l’aise avec un lecteur et qu’il pourra lui imposer son bruit de fond continuel. À rapprocher des personnes qui mangent des pop-corns au cinéma, laissent leur portable sonner, ou discutent pendant un film. Ne nécessite aucun diplôme en science du tapage diurne ou nocturne.
  • le soliloqueur effréné (ou l’alcoolique anonyme). C’est la gamme au-dessus du parasiteur d’espace. Celui qui parle tout seul, agressif ou non, bourré de tics, avec une chorégraphie très travaillée.
  • le décalé / le vieux. Deux versants d’un même individu : le redresseur de torts littéraires. Quoique vous lisiez, il trouvera toujours à redire. Le vieux s’étonnera de vos goûts littéraires – Terry Pratchett, George Martin, ou n’importe quel livre qui a moins de 50 ans – ce qui l’amènera à une généralité sur les goûts littéraires étranges des jeunes. Le décalé se glorifiera d’une quelconque culture littéraire et commencera à vous réciter son CV alors que vous essayez juste de finir Tous les hommes sont mortels.
  • l’aimable conseiller. C’est l’opposé des précédents et le seul spécimen sympathique de cette petite jungle. Touche-à-tout culturel, mutualiseur de connaissances, il brille par sa rareté, due généralement à une trop grande timidité (et à du savoir vivre : lui se garde bien de déranger les lecteur, vu qu’il en fait partie, il a juste soit fini son livre, soit l’a oublié chez lui). Bref : cette rencontre magique osera peut-être vous murmurer quelque chose du style « Ce livre est génial », « Bonne lecture », « Vous avez lu aussi tel livre du même auteur ? »

Voici donc quelques exemples de rencontres plus ou moins agaçantes lorsque l’on se plonge dans un livre dans un espace public.

Cinq règles d’or à propos du lecteur

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Dans Comme un roman, Daniel Pennac énonce les « droits imprescriptibles du lecteur » :

  1. Le droit de ne pas lire.
  2. Le droit de sauter des pages.
  3. Le droit de ne pas finir un livre.
  4. Le droit de relire.
  5. Le droit de lire n’importe quoi.
  6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
  7. Le droit de lire n’importe où.
  8. Le droit de grappiller.
  9. Le droit de lire à haute voix.
  10. Le droit de nous taire.

Mais il ne propose aucun remède, si je m’en souviens bien, face aux empêcheurs de lire en paix. À l’usage de ces non-lecteurs, quelques règles de base sur le lecteur :

  • Ne draguez pas le lecteur. Le lecteur ne recherche pas forcément quelqu’un. Le lecteur n’est pas forcément un romantique attardé, dévasté sentimentalement et amateur d’Harlequins. À moins d’avoir quelque chose de profond à dire, ne tentez pas une ouverture.
  • Ne vous faites pas d’illusions. Le lecteur n’a pas la connaissance universelle. Ce n’est pas parce qu’il a un livre entre les mains qu’il connaît par coeur le fond de la BNF ou de la FNAC Montparnasse.
  • N’écoeurez pas le lecteur. Laissez le vivre. Nul besoin de lui faire savoir ce que vous pensez de son livre, que ce dernier est bon à mettre aux cabinets. Nul besoin de chercher à l’épater (votre avis, vulgairement parlant, il s’en cogne, il veut juste finir son chapitre), encore moins de lui gâcher la fin en lui révélant le nom de l’assassin…
  • Ne prenez pas l’espace immédiat du lecteur pour un refuge sonore. Allez discuter / écouter votre musique / refaire le monde ailleurs.
  • Bref, pour faire court : laissez nous lire.

Pour mieux comprendre cet être étrange qu’est le lecteur, allez jeter un coup d’oeil à cet essai de Pennac, Comme un roman, ou à ce très beau texte de Proust, Sur la lecture (à recommander à tous ceux qui n’ont pas pu venir à bout de La Recherche).

 

Valentins et valentines au CDI

Après la semaine passée, ponctuée par InterTice, et l’intervention polémique de Marie-France Blanquet, après une journée de formation, ce lundi, au CRDP de Marly-le-Roi sur les outils de veille professionnelle (favoris, netvibes, symbaloo, pearltrees, scoop it…), j’ai décidé de continuer la semaine en douceur.

En attendant le prochain compte-rendu de lecture cinéphile (en deux parties), très prochainement, je surfe sur la vague commerciale de la Saint Valentin – je n’entrerai d’ailleurs pas dans le débat pour trancher, fête romantique ou commerciale.

J’ai monté au CDI l’inévitable exposition thématique, petits coeurs à l’appui, qui ravira les lecteurs, que j’imagine surtout lectrices : les plus belles histoires d’amour, les grands classiques (Tristan et Iseult, Paul et Virginie, Roméo et Juliette, etc.), fictions plus récentes, avec bien évidemment les palpitations de Bella pour son Edward, et petits documentaires type « c’est quoi l’amour ? » et « c’est vraiment trop dur d’être amoureux »…

Par contre, j’ai rajouté un petit concours, que je trouve sympathique, sur les couples célèbres, réels ou fictifs. Voilà ce que ça donne :

Jeu concours Saint Valentin

Je mêle personnages de dessins animés, héros de différentes mythologies (grecque, romaine, arthurienne) ou de la littérature et personnages historiques ou stars contemporaines. Comme je l’explique, les trois premiers à rendre la feuille complétée recevront un prix. En effet, grâce au foyer, je pense acheter trois ouvrages en lien avec ce moment plein de romantisme moite qu’est la Saint Valentin, dont je profite pour l’assaisonner d’une pincée de culture (pour parodier le titre de l’émission de Guillaume Gallienne sur France Inter, ça peut pas faire de mal…).

Voici les lots prévus :

Couples de légende

Un livre sur les couples de légende du cinéma, même si je pense que certains seront un peu éloignés d’eux, ils vont sans doute apprécier les Tarzan / Jane, Antoine / Cléopâtre, Jack Dawson / Rose…

La mythologie grecque

Un classique de Milan Jeunesse, que j’ai au CDI, qui ne parle pas que des couples de héros, et qui est vraiment superbe au niveau du visuel.

Chevaliers de la table ronde

Un album jeunesse (même éditeur) qui me paraît assez sympa, on verra ce que ça donne. Il ne me reste plus qu’à passer commande.

Et pour en finir avec la Saint Valentin, je n’ai plus qu’à suggérer quelques ouvrages et quelques moments d’émotion sur grand écran. Pour les romans, personnellement, je choisirais de relire Wuthering Heights, Rebecca ou la Confusion des sentiments. Pour les films, trois pépites :

  1. Le Port de l’angoisse (To have and have not), avec le couple mythique Humphrey Bogart / Lauren Bacall. Réalisé par Howard Hawks, ce qui ne gâche rien. Bogart en loup de mer qui rencontre une jeune américaine esseulée, dans un Fort-de-France en pleine occupation vichyste. Des dialogues formidables et une intrigue captivante autour de ce couple.
  2. La Femme d’à côté. Je n’ai jamais pu résister à ce film de Truffaut, qui replace le mythe de la passion amoureuse au coeur de la vie quotidienne. Un blond, Depardieu, et une brune, Fanny Ardant. L’absolu de l’amour et de l’auto-destruction, Ni avec toi, ni sans toi.
  3. Mon petit doigt m’a dit, Pascal Thomas. Le premier volet des aventures de Prudence et Bélisaire Beresford, librement adapté d’Agatha Christie, est décidément le meilleur. Les dialogues sont décapants, l’humeur tour à tour légère et angoissante, et la complicité des deux acteurs, Catherine Frot et André Dussolier, est omniprésente.

Un rallye librairie : pourquoi pas ?

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Depuis un petit moment, inspirée par ma blogueuse de Berlin, je prévois, j’annonce et je promets un article sur la lecture et sur les librairies. J’ai commencé à y réfléchir fin novembre, mais, une chose en amenant une autre, un projet succédant à un autre, j’ai repoussé lectures et librairies de semaines en semaines… jusqu’à aujourd’hui. Mais la fréquentation des librairies étant généralement antérieure à l’activité de lecture, je me concentre sur les premières et repousse à nouveau la seconde.

J’en profite : j’ai envoyé aujourd’hui par mail mon Buzz de Mermoz pour la semaine suivante, mon exposition pour la journée de l’amitié franco-allemande est prête et déjà consultée par les premiers élèves, et je ne peux pas mettre à jour mon portail E-SIDOC en raison d’une opération de maintenance. Je peux donc me consacrer à ce rallye librairies. Les principales librairies que j’ai fréquenté jusqu’à maintenant sont soit seine-et-marnaises, soit parisiennes.

On peut penser beaucoup de choses sur Melun : personnellement, je l’ai toujours trouvée sinistre comme ville. Si j’essaye de faire abstraction de cet a priori, je dirais juste que je la trouve beaucoup moins vivante, comme ville « de province », que Fontainebleau, alors que Melun est une préfecture. Cependant, s’il y a quelque chose qui me plait à Melun, ce sont deux de ses librairies : la librairie Pollen, et la librairie L’Escalier.

Pour L’Escalier, c’est à la fois la configuration des lieux, et l’accueil, agréable et de bon conseil, qui me plaisent. Elle est située dans le centre-ville, juste à côté de l’église Saint Aspais. Il faut monter quelques marches, et l’on se retrouve dans un petit univers sur deux étages. Je n’ai d’ailleurs jamais compris si le nom « L’Escalier », c’était à cause des quelques marches, ou à cause de l’escalier en colimaçon qui permet d’accéder au rayon des beaux livres, au premier.

Pour Pollen, c’est davantage une question de coup d’oeil et de curiosité. Je ne connais pas énormément de librairies qui se trouvent sur des péniches. Rien que pour ça, il faut aller y faire un tour.

Il aurait fallu aussi parler de la Bande des six nez, une librairie spécialisée en BD, également située à Melun, mais l’accueil n’y est pas très sympathique (on se demande si le gérant veut faire des affaires)… je préfère parler d’une autre librairie spécialisée BD, que j’ai déjà mentionnée, et qui, elle, se trouve à Paris :

Bulles en tête

Il s’agit de Bulles en tête, située rue des Dames, juste derrière le boulevard des Batignolles, métro Rome. Non seulement le fond est impressionnant, elle est incroyablement bien fournie, mais les vendeurs y sont super sympas et donnent d’excellents conseils. Il m’est déjà arrivé de ressortir avec quatre ou cinq bandes dessinées. Au sous-sol, il y a des expositions d’affiches et de dessins. Pour plus d’infos, voir sur la page Facebook de la librairie et leur site Internet.

L’une de mes découvertes récentes, c’est la librairie L’antre monde, rue du Chemin vert, métro Père Lachaise. Elle est spécialisée science fiction, fantasy et ésotérisme. Une vraie mine d’or pour les passionnés. Un temple dédié à George Martin, Philip K Dick, Asimov, Terry Pratchett, Bram Stoker et tant d’autres… Elle est gérée par une libraire très dynamique et qui adore papoter (ou en tout cas qui préfère papoter que prendre sa pause déjeuner). Plus d’infos là encore sur sa page Facebook, sur son site Internet et sur son blog.

Pour les cinéphiles comme moi, il y a aussi la librairie de la Cinémathèque française et l’inévitable librairie Ciné Reflet, rue Monsieur le Prince, à deux pas de la Sorbonne. Si jamais vous voulez dénicher une rareté cinématographique (les aventures d’Antoine Doinel, introuvable ailleurs), allez-y, laissez votre numéro. Dès que le libraire aura mis la main sur la perle rare qui vous fait défaut, il vous passera un coup de fil. Ne pas y aller si l’on veut faire des économies.

En librairie anglophone, il y a bien-sûr Shakespeare and Company, sur les quais juste en face de Notre Dame, que l’on aime pour son côté fouillis et pêle-mêle. Mais je lui ai toujours préféré WH Smith, rue de Rivoli, métro Concorde, où j’avais trouvé une superbe édition de Rebecca, de Daphné du Maurier, et l’autobiographie de Chaplin en VO.

Sinon, en généraliste, parmi les parisiennes, j’en retiens une seule : L’Humeur vagabonde, rue du Poteau dans le 18e. Une librairie qu’on aime surtout pour le nom, et ensuite pour l’accueil, s’il n’a pas changé depuis. Elle se trouve à deux pas de la pizzeria Rossini, rue Damrémont, restaurant tenu par un sosie de Roberto Benigni et sa famille, qui fait selon moi la meilleure cuisine italienne que j’ai pu trouver en France. Vous manquez de soleil en ce moment ? Allez vous acheter un livre à l’Humeur vagabonde et manger des pâtes chez Rossini.

On me demandera : et les librairies de l’Essonne alors ? Je suis en contact avec la librairie Atout Papier de Savigny sur Orge, pour mes commandes, et le gérant est très gentil et efficace. Par contre, je n’ai pas encore réussi à trouver le temps de m’y arrêter pour voir à quoi elle ressemblait.

Voilà, je l’ai fait mon article sur mes librairies fétiches. J’attends l’équivalent berlinois maintenant !

Les yeux plus gros que le ventre

Après les entrées – foie gras, saumon, fruits de mer en tout genre – les viandes en sauces, après les plateaux de fromage, les montagnes de macarons, et les parts de bûches glacées, après les libations d’alcools en tous genres, du champagne au rhum rapporté de la Réunion et servi en digestif… enfin, c’est le moment de faire une pause. Bonne année 2013, en attendant la galette !

Ayant passé près des trois quarts de ces deux dernières semaines autour d’une table, je ne m’étonne pas, du coup, que mon programme de lecture, lui aussi gargantuesque, ait subi un régime drastique. D’autant que, chose promise, chose due, parmi les cadeaux déposés par Papa Noël, j’ai reçu en majorité des livres. L’attrait de la nouveauté s’est révélé plus fort que la voix de la conscience. Et justement, la plupart de ces livres étant des nouveautés, je n’ai pas résisté au plaisir de les présenter.

Généralement, lorsque l’on veut m’offrir des livres, voilà de quelle manière on s’y prend : soit l’on se réfère à une liste que je fournis (c’est plus prudent, on ne risque pas de m’offrir ce que j’ai déjà), soit avec hardiesse, et presque de l’inconscience, on se lance dans l’inconnu, gardant quand même en tête trois ou quatre lignes de conduite. Pas de livres pour le travail (dans ce domaine là, je ne mélange pas travail et plaisir), mais : cinéma, littérature, bande dessinée. Les livres que l’on m’a offert cette année ont trait au cinéma et à la bande dessinée, et mes proches n’ont suivi aucune liste. Les surprises, c’est chouette aussi.

1°) Cinéma :

Tout feu tout flamme

D’abord un pavé magnifique, très bien illustré, qui s’adresse à la fois aux amateurs et aux connaisseurs : Tout feu tout flamme. C’est, comme l’indique son sous-titre, une « traversée du cinéma français avec Olivier Barrot », éditée aux Cahiers du cinéma. Généralement, les ouvrages des Cahiers du cinéma sont une référence pour les cinéphiles, et ils sont également très bien écrits et illustrés. Celui-ci présente toutes ces qualités. Sa traversée est subjective, non exhaustive, mais captivante, depuis l’invention du cinéma par les frères Lumières jusqu’au succès de The Artist. Une belle trouvaille.

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Tout aussi belle que ce livre plus léger mais tout aussi captivant, consacré à un mythe du cinéma américain : il s’agit de 5e avenue, 5 heures du matin, de Sam Wasson, publié aux éditions Sonatine. Cet ouvrage retrace toute l’histoire du film Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany’s). Pour l’instant, je l’ai juste parcouru, j’en ai lu quelques passages, mais je le conseille à tous les admirateurs de Truman Capote, d’Audrey Hepburn et du cinéma et de la société américaine des années 50-60. Sans doute un livre à emporter en voyage à New-York, pour les chanceux globe-trotters.

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Enfin, un livre hybride et qui servira de transition avec mes bandes dessinées. La personne qui me l’a offert a remarqué chez moi, ces derniers temps, un intérêt croissant pour les personnages de l’univers Marvel – encouragé par l’addiction progressive à la série The big bang theory et par les soirées passées devant X-Men. Il m’a donc offert L’Encyclopédie Marvel : l’encyclopédie complète des personnages de l’univers Marvel. Le livre est très bien fait, un vrai pavé lui aussi : tous les personnages de Marvel y sont référencés, sauf, et c’est la seule chose que je regrette, ceux de Batman et de Superman, qui font l’objet d’une encyclopédie à part (c’est une tentation de plus pour moi). Et cela tombe sous le sens, puisque, comme me l’a aimablement signalé un collègue, ces derniers sont des DC Comics et non des Marvel, ce que mon enthousiasme pour les super-héros avait zappé. Mais bon, on retrouve tous les Avengers, les personnages de Spiderman, et tous les X-Men. De quoi approfondir ses connaissances, avec une histoire complète du personnage, son CV, son parcours et sa carte d’identité.

2°) Bandes dessinées

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Un classique, du moins pour moi. Le tome 10 des aventures du Scorpion : Au nom du fils. J’adore les histoires de pirates, de bandits, etc. et tout ce qui se rapporte à un arrière-plan historique, avec aventures ou fantastique. Retrouver le Scorpion, son insolence et son petit côté sulfureux (quand je pense qu’une élève a traité un des livres du CDI de « pornographie » parce qu’il y avait le mot zizi dedans, et quelques allusions à la chose, je me dis qu’il n’en faut pas beaucoup pour les émouvoir), c’est comme retrouver L’Epervier, Barracuda, De Capes et de crocs ou Long John Silver : ça se dévore.

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Enfin, une petite découverte de la série des sept : Sept pistoleros. Cette BD est un hommage aux westerns : sept bandits retraités sont choisis comme appâts par des bureaucrates de l’est pour nettoyer l’ouest de toute sa faune indésirable. Scénario bien mené, références appuyées à Clint Eastwood et à d’autres, et une scène culte en hommage aux Tontons flingueurs. J’avais déjà beaucoup aimé dans la même série les Sept missionnaires. Celui-ci se dévore moins, il se savoure davantage.

Voilà, Papa Noël a été généreux en livres cette année (mais il l’est toujours). Comment, un sujet sur les librairies ? Ah oui c’est vrai, ça vient, ça vient…

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