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Blog pour cinéphiles et profs docs

Auteur : juliettefiliol (Page 2 sur 63)

Courses-poursuites et arrêts sur image

Pour ce premier article cinéphile de 2019, je vous propose un petit retour sur deux publications de 2018, que j’ai souhaité associer.

Et si j’ai choisi ces deux publications, c’est parce qu’elles s’intéressent, selon moi, à deux aspects du cinéma, sinon contradictoires, du moins complémentaires, à savoir, les courses-poursuites, ces moments où tout s’accélère, et les arrêts sur image, ou du moins les plans cultes du cinéma, où l’oeil du cinéaste semble se figer pour nous désigner quelque chose à garder en mémoire.

Je vous propose donc de commencer par une bonne course, pour ensuite nous détendre et nous délecter de quelques plans d’anthologie.

Courses-poursuites au cinéma

L’ouvrage consacré à ces moments d’accélération et d’adrénaline qui m’intéressent aujourd’hui est un petit livre publié en mai 2018 chez Aedon productions / La Septième obsession, dans la collection Détails : il s’agit des Courses-poursuites au cinéma, de Nicolas Tellop.

J’ai eu beaucoup de plaisir à voir qu’un deuxième opus de cette collection était sorti. En effet, en juillet 2017, Aedon productions avait publié Les Mains au cinéma, de Sandrine Marques.

Ces petits ouvrages sympathiques, qui mettent en lumière l’une des obsessions du septième art (comme l’indique si justement l’autre nom de cette maison) et s’intéressent à des détails qui peuvent paraître triviaux au profane, sont pour moi la continuité des vidéos que propose la chaîne Blow Up sur YouTube, chaîne dont j’ai déjà abondamment parlé, et j’en profiterai pour ponctuer ce compte-rendu de quelques exemples…

J’avais déjà « encensé » et présenté en long, en large et en travers cette chaîne YouTube, à l’occasion justement de mon compte-rendu sur les Mains. Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, c’est par ici :

Jeux de mains, jeux de cinéma

Blow Up est l’une des pépites qui nous a été offertes par la chaîne Arte, et qui, à mon sens, devrait être toujours un peu plus connue, au même titre que l’émission Personne ne bouge (qui malheureusement a été arrêtée) ou encore Stumm, le magazine du cinéma muet.

Bref, régulièrement Arte – qui lorsque j’étais petite avait à mes yeux l’étiquette de chaîne intello – propose des petits bijoux de culture.

Et ça y est j’ai perdu le fil… j’en étais à vous parler de ce petit livre de Nicolas Tellop sur les courses-poursuites.

Le coup de génie de cet ouvrage, qui, comme le précédent sur les mains, propose une sélection de films en lien avec la thématique retenue, c’est de rappeler l’évidence : la course fait partie de la vie, et a fortiori du cinéma.

Je suis convaincue que chacun de nous, s’il ferme les yeux, peut voir une scène de marche ou de course au cinéma. Pour ma part, je vois la scène finale des Quatre-cents coups, avec Antoine Doinel qui court sur la plage, et les jambes des femmes de L’Homme qui aimait les femmes :

Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.

Mais mon univers n’est pas exclusivement truffaldien, et j’ai retrouvé, parmi les films que cite Nicolas Tellop, beaucoup de souvenirs.

La chronophotographie, et les travaux de Marey et de Muybridge, sont la première étape de son voyage.

Ce que j’ai apprécié dans ce livre qui propose une petite sélection subjective, c’est de citer des films de tous genres et de toutes époques, du Mécano de la Général à Baby Driver, et cela sans exclure les cartoons de la Warner et de Tex Avery.

On y retrouve quelques monuments d’anthologie, à savoir La Chevauchée fantastique, Duel ou Matrix, pour ne citer qu’eux, et si l’auteur choisit tel film plutôt que tel autre, il n’est pas avare non plus de références ou de clins d’oeil au détour d’une page.

Le tout se lit agréablement, en reprenant de temps en temps son souffle d’une scène à l’autre, et en se remémorant encore d’autres scènes de courses-poursuites, pour moi une des premières scènes du Cirque de Chaplin :

(j’en profite, nouvelle digression, pour rappeler que la chaîne YouTube Charlie Chaplin Official a réalisé en décembre 2017 un superbe abécédaire, en anglais et en français sur Chaplin)

ou encore les scènes de poursuite de La Mort aux trousses, et pas seulement celle avec l’avion, mais aussi celle au sommet du mont Rushmore :

Et ceci me permet de faire la transition avec ma deuxième lecture, parue elle en novembre 2018.

De la course à l’instant

Lorsque j’ai appris que François Theurel, alias Le Fossoyeur de films – sortait un livre, je l’ai immédiatement commandé.

Bien que je ne maîtrise pas toujours les sujets qu’il aborde dans ses vidéos, et que je n’ai pas toujours vu les films qu’il évoque, j’aime sa façon de parler du cinéma.

J’apprécie particulièrement ses anciens numéros où il abordait le film noir ou la mythologie au cinéma, j’ai adoré ses vidéos postées sur DailyMotion, Film wars.

J’aime beaucoup aussi ses apartés :

ou encore des épisodes du Fossoyeur consacrés à Zardoz, aux nanars, et mes deux préférés : Dracula et Le Nom de la rose.

Dans T’as vu le plan ? : 100 plans cultes (ou pas) et ce qu’ils nous apprennent sur le cinéma, publié en novembre 2018 aux éditions Tana, on retrouve dans sa manière d’écrire sur le cinéma, sa manière de nous parler du cinéma. Et déjà c’est un plus.

Ensuite, bien évidemment, on retrouve sa sélection subjective de plans au cinéma. Il y avait donc un certain nombre de films que je n’avais pas vus et sur lesquels je ne pouvais pas juger cet ouvrage. Mais ce sont autant de films que j’ai eus envie de découvrir.

Et je me suis raccrochée à ceux que je connaissais déjà.

Le livre est construit en 9 parties :

  1. Plans cultes
  2. Plans claques
  3. Prouesses
  4. Plans tableaux
  5. Détails géniaux
  6. Temps
  7. Quatrième dimension
  8. Dommage
  9. Fragments d’enfance

Chaque double page est consacrée à un plan culte : à sa façon, François Theurel nous présente le plan, et il en profite pour nous glisser quelques notions clefs du cinéma : travelling, champ-contrechamp, spoiler, grand angle, etc.

Parmi ces films, et à vous de retrouver dans quelles parties ils se trouvent, j’ai retrouvé Orange mécanique, Blade Runner, Psychose, La Communauté de l’anneau, Aliens, Steamboat Bill Jr, La Vie aquatique, Harry Potter et la coupe de feu, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, Le Septième sceau, Les aventuriers de l’arche perdue, ET l’extraterrestre, Star Wars épisode II, X-Men, Shutter Island, Le Nom de la rose, Monty Python : Sacré Graal ! et West Side Story.

C’est donner une idée déjà de la diversité des plans choisis par François Theurel. C’est dire aussi si le lecteur, même néophyte, peut s’y retrouver.

Le fossoyeur nous entraîne de Kubrick à Hitchcock en passant par Bergman ou Spielberg.

Le choix de Psychose m’a fait repenser à un formidable documentaire, là encore diffusé sur Arte : 78/52, disponible en DVD, avec pour synopsis ce qui suit :

En 78 plans et 52 coupes, la scène culte du meurtre sous la douche de Marion Crane par Norman Bates dans Psychose, chef-d’oeuvre de montage, est une scène légendaire qui a bouleversé à jamais les codes du cinéma mondial. Profanant avec délice le sanctuaire blanc de la salle de bains, le maître du suspense Alfred Hitchcock libérait dans cette scène une libido et une agressivité refoulées sous le carcan victorien. Sentant l’époque changer, à l’aube d’une décennie 1960 marquée par les violences raciales et les émeutes, il envoyait aussi un message à une Amérique jugée trop candide : même sous la douche, on n’est plus en sécurité !

Je recommande ce documentaire à tous les amateurs d’Hitchcock, et j’en reviens au livre du fossoyeur.

Chaque page est illustrée du plan en question, et à l’image de Boby Lapointe dans Tirez sur le pianiste, premier chanteur sous-titré, François Theurel est, sauf erreur de ma part, l’un des premiers à faire un livre souligné.

Si l’on entend aussi bien sa voix lorsqu’on le lit, c’est grâce à ces simples effets de police : texte souligné, majuscules, phrases mises en exergue et ponctuant le texte avec érudition, aparté, et humour (« Je répète, ce n ‘est pas un exercice : LA MORT SCIE UN ARBRE »).

J’ai adoré retrouver le regard caméra d’Alex dans Orange mécanique, et comme pour le premier livre sur les courses-poursuites, les détails et les plans choisis sont inattendus, m’ont rappelé des instants des films dont je ne me souvenais pas forcément (la mort qui scie un arbre dans Le Septième sceau, le moine sens dessus dessous dans Le Nom de la rose) et en ont immédiatement évoqués d’autres.

Pour moi évidemment, des films de Truffaut, d’Hitchcock, de Chaplin, mais aussi les plans hauts en couleurs de Wes Anderson, l’atmosphère de Barry Lyndon chez Kubrick, des dessins animés aussi bien de Disney, Miyazaki, encore une fois les cartoons de la Warner et de Tex Avery, le plan sur Bogart dans Casablanca, le plan sur Bacall dans Le Port de l’angoisse, les épisodes de la trilogie de Star Wars, et plus récemment tous les films de Christopher Nolan et La Forme de l’eau, pour ne citer qu’eux.

Pour tous ces instants de cinéma, pour ces courses-poursuites et ces moments suspendus, merci à Nicolas Tellop et à François Theurel.

J’espère avoir suscité chez vous un nombre infini de souvenirs cinéphiles et je vous laisse les savourer…

À bientôt sur Cinéphiledoc !

Janvier 2019 : séances et animations du CDI

Après un mois de décembre bien occupé par les calendriers de l’avent et la fin du projet sur la Première Guerre Mondiale, mon mois de janvier a été un peu plus calme en terme d’animation du CDI.

C’est sur cette période que se concentre le plus gros de mon année (stages, formations, réunions et séminaires), j’essaye donc de présenter aux élèves des choses moins ambitieuses, mais qui restent de qualité…

En terme de séances, en plus des habituels TPE et arts visuels, s’ajoutent depuis décembre la formation à la recherche des élèves de seconde ainsi que le début de mon deuxième « gros projet » de l’année, sur lequel je vais revenir régulièrement, sans doute jusqu’au mois d’avril ou de mai.

Animations : les mini-expos de janvier

Après avoir désinstallé les sélections de ressources sur la Première Guerre Mondiale à la mi décembre, j’ai commencé à mettre en place progressivement d’autres sélections.

  • Rayon Histoire : expo « Conquête de l’Ouest »

J’avais envie de mettre en valeur quelques nouveautés du rayon histoire-géo, autour d’une thématique dépaysante. De manière purement arbitraire, j’ai choisi les États-Unis, après avoir bien mis en valeur la Russie en mai 2018 et les pays hispaniques en octobre dernier.

Je pense pouvoir décliner cette exposition avec d’autres parties du monde ou d’autres cultures, mais l’idée est d’associer histoire / géographie / arts et fictions.

Je n’ai pas encore pris le temps d’y adjoindre des affiches ou des compléments numériques, mais cela pourra être fait une prochaine fois…

  • Rayon Arts : les 90 ans de Tintin

Pour faire suite à l’expo Stan Lee proposée au mois de novembre, j’ai recyclé quelques documents et j’ai proposé une expo « Tintin » à l’occasion des 90 ans du personnage.

C’est à cette occasion que je me suis rendue compte qu’il n’y avait aucun album de Tintin au CDI…

Et c’est ce qui m’a incitée, en plus du maigre fonds dont je disposais, à proposer les ouvrages déjà mis en avant pour Stan Lee.

J’en ai profité pour recycler aussi l’affiche réalisée en novembre, en modifiant simplement les illustrations et le contenu :

Voilà pour ces deux mini-expos de janvier.

Séances

Ce mois-ci, voici les séances qui ont eu lieu sur des projets déjà en cours ou existants :

  • Arts visuels avec les 2nde7 le jeudi après-midi
  • TPE avec les 1S1 et les 1L (pour les L, j’ai mis à jour mon document d’aide à la note de synthèse, à retrouver ci-dessous)

  • Formation à la recherche en seconde avec les 2nde6 les 11 et 18 janvier avec le groupe B, les 22 et 29 janvier avec le groupe A, sur la thématique du siècle des Lumières

Pour ces séances, je reprends la structure et les supports des années précédentes légèrement modifiés : en séance 1 la recherche sur internet, avec le conducteur suivant :

En séance 2, la présentation du portail E-SIDOC, durant laquelle les élèves renseignent un formulaire et participent à un padlet sur la thématique retenue.

J’en viens à mon deuxième gros projet de l’année, après « Adopte un poilu »

Parcours croisés

Mais comme je ne veux pas tout dévoiler de ce projet – que vous découvrirez, comme les élèves, au fur et à mesure, je vais m’en tenir à une présentation très courte, au document support de la première séance et aux productions réalisées par les élèves durant cette première séance.

Avant les vacances de février, je posterai dans le prochain article #profdoc le document descriptif complet de ce projet et les suites qu’il aura connu entre temps.

  • Donc, présentation :

C’est un projet mené en collaboration avec Perrine Chambaud, professeure documentaliste, et des enseignants d’histoire-géo, SES et EMC, qui implique une classe de première ES et qui a pour but de les faire échanger sur différents supports de communication avec les élèves de 1ES du lycée Gontran Damas de Rémire-Montjoly (académie de Guyane) en prenant appui sur divers éléments des programmes disciplinaires.

  • Séance 1 : prise de contact

Les élèves avaient pour but de prendre contact via les comptes Twitter de nos CDI respectifs, de se présenter, de présenter leur lycée et leur ville.

Voici les documents qui leur étaient respectivement fournis :

  • Production : tweets et moments Twitter

Le but était de faire comprendre aux élèves comment utiliser Twitter et comment poster un bon tweet.

L’ensemble des tweets a été rassemblé dans un moment et lui aussi publié.

Voilà pour ces premières séances, je n’en dis pas plus sur la suite du projet – il vous faudra patienter jusqu’en février pour en savoir plus – mais je tiens encore une fois à remercier Perrine d’avoir accepté de participer à cette aventure avec moi !

Communication en vue de la préparation de la SPME19

Les inscriptions à la Semaine de la presse et des médias à l’école ayant eu lieu le 8 janvier, j’ai commencé la communication à destination des enseignants pour pouvoir m’organiser et travailler avec eux.

Comme chaque année, j’ai proposé une présentation générale (avec quelques ressources sur la semaine de la presse), j’y ai ajouté un calendrier qui en rappelle l’organisation entre janvier et avril :

J’ai repris la brochure du CLEMI et j’ai voulu présenter les différentes possibilités de thématiques à traiter de manière visuelle :

J’ai ajouté un formulaire à renseigner pour faciliter l’accueil et la construction des projets.

Enfin j’ai envoyé le mail suivant aux enseignants :

Bonjour à tous,

Depuis mardi le lycée est inscrit à la 30e édition de la Semaine de la presse et des médias à l’école, qui se déroule cette année du 18 au 23 mars et qui a pour thématique « L’information sans frontières ? »

Cette inscription permet au CDI de recevoir une sélection de journaux et de magazines et d’accéder à des offres en ligne afin de faire découvrir à nos élèves la diversité de l’univers de la presse et des médias.

C’est également, comme chaque année, l’occasion de travailler avec les professeurs documentalistes et le CDI sur un certain nombre de thématiques.

La présentation ci-dessous vous donnera un aperçu de la façon dont les choses peuvent s’organiser ainsi que des ressources et des pistes de projets avec les élèves :

(lien du Genial.ly)

Si vous souhaitez participer, venir avec une classe, approfondir une thématique en particulier, n’hésitez pas à renseigner le questionnaire ci-dessous :

https://goo.gl/forms/z8Xt62eK2KtaMMFK2

Au plaisir d’échanger et de travailler avec vous,

Bonne fin de semaine,

J’ai pour l’instant quelques retours à l’oral et deux réponses au formulaire.

C’était avant de me rendre compte que le bac blanc tombait pile pendant la semaine de la presse…

Stage

Comme depuis maintenant 3 ans, je co-anime un stage avec Catherine alias @docalfred1, qui est profdoc au lycée Alfred Kastler de Cergy-Pontoise.

La petite particularité est que cette année, le stage a été basculé d’un public profdoc à un public interdisciplinaire, en plus d’être en partie à distance.

Nous avons donc modifié en conséquence la forme et le contenu du stage, en insistant davantage sur les projets interdisciplinaires et sur la veille.

Vous trouverez ci-dessous les différents supports correspondant aux temps du stage « Usages et pratiques innovantes avec le numérique ».

  • Temps asynchrone 1 : 14-20 janvier

  • Jour 1 : 21 janvier

  • Temps asynchrone 2 : 22-24 janvier

https://padlet.com/jfiliol_pro/stagenum2019

  • Jour 2 : 25 janvier

Réunions, formations et #LudoDOC

Pour finir avec les activités de janvier, voici les réunions ou formations auxquelles j’ai pu assister :

  • 9 janvier : réunion de préparation d’un PNF sur la lecture
  • 10 janvier : conseil pédagogique sur les spécialités qui seront proposées au lycée et sur le choix de nouveaux manuels (numériques ou papier)
  • 14 janvier : réunion au CANOPÉ 91 sur la construction d’expositions augmentées
  • 15 janvier : réunion de bassin, avec une super intervention de ??? sur la compréhension de l’écrit pour les élèves à besoins éducatifs particuliers
  • 22 janvier : temps de travail pour préparer une formation CPE / profdoc
  • 23 janvier : réunion TraAM documentation à distance

Pour la fin du mois de janvier, j’ai également à mon agenda :

  • 28 janvier : formation de formateurs
  • 31 janvier : conseil pédagogique

Je profite de cet article pour vous faire un petit point sur #LudoDOC, suite à l’article publié en décembre dernier sur Ludomag :

LudoDOC, le collectif de profs doc, reste sur sa dynamique !

Si vous souhaitez envoyer votre témoignage de profdoc sous la forme d’une interview, d’un texte, n’hésitez pas à nous envoyer un mail à l’adresse suivante :

collectif.ludodoc@gmail.com

Si vous voulez nous présenter un projet pour que nous puissions continuer à nourrir le site en articles valorisant des profs docs, vous pouvez compléter le formulaire directement sur la page d’accueil de #LudoDOC :

Accueil

Enfin, si vous souhaitez participer au prochain événement associé #LudoDOC en août 2019 à Ludovia, remplissez dès maintenant le formulaire ci-dessous :

https://goo.gl/forms/ViF5K67xtVx86cBl2

D’ici là, bon début d’année et à bientôt sur Cinéphiledoc et #LudoDOC !

2018 : Palmarès de lecture

Je profite de ce désormais traditionnel palmarès de lecture pour vous souhaiter une excellente année 2019.

Pour cette année, je reprendrai exactement la même construction que pour le palmarès 2017 : une présentation, le palmarès en lui-même organisé de manière thématique, et un petit bilan rapide.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Cette année je suis un peu plus ponctuelle que l’année passée (il est prêt depuis la mi-décembre), je le publie donc dès le début du mois de janvier.

Voici d’abord un état chiffré des lectures 2018 :

  1. janvier. Deux lectures, Microfilm et Le Figurant, de Didier Blonde (deux romans)
  2. février – mars.  Trois lectures : 50 femmes de cinéma, Journal d’une princesse de Carrie Fisher et Hollywood : la cité des femmes, d’Antoine Sire.
  3. avril. Une lecture : Cinéma de minuit, de Patrick Brion (beau livre).
  4. mai. Une lecture : Hollywood Boulevard, de Melanie Benjamin (roman).
  5. juin. Une lecture : Ultime : Jean Rochefort, interviews et conversations.
  6. juillet. Une lecture : Le Paris de François Truffaut, de Philippe Lombard.
  7. septembre. Deux lectures : Le Sourire de Gary Cooper et Platine (deux romans).
  8. octobre. Une lecture. Romy Schneider intime, d’Alice Schwarzer.
  9. novembre. Deux  lectures. Chaplin’s world : le musée de sa vie et Paris : 100 films de légende.
  10. décembre. Deux lectures. Dictionnaire de la fantasy et Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Au total 16 lectures, avec cette année plusieurs grandes thématiques qui se sont répétées, ce qui m’a permis bien en avance d’organiser mentalement ce palmarès.

Mes lectures cette année étaient moins consacrées à un film ou à un genre en particulier, mais, comme je l’ai dit, organisées par thèmes et cela d’une manière, sinon involontaire, du moins non préméditée.

Voici ce qu’on peut en retenir.

Palmarès 2018

Le retour de la fiction

Je l’avais déploré l’an dernier : 2017 n’avait pas été un grand cru pour les romans (et encore, je triche un peu : mes lectures de 2017 n’avaient pas mis les romans à l’honneur).

Il faut croire que les auteurs de romans m’ont entendue : cette année, parmi mes 16 lectures cinéphiles, on retrouve cinq romans : Microfilm, Le Figurant, Hollywood Boulevard, Le Sourire de Gary Cooper et Platine. Quasiment à chaque fois des textes de qualité, avec des auteurs qui se sont bien arrangés pour me perdre dans leur univers cinématographique.

Bien que sa lecture soit lointaine, son souvenir reste des plus vivaces : c’est au Figurant de Didier Blonde que je donne ma préférence, pas seulement pour son évocation du film de Truffaut, Baisers volés, mais parce qu’il a réussi à me faire douter de la frontière entre fiction et réalité et parce que ce doit être le livre que, du coup, j’ai le plus offert autour de moi cette année.

Déambulations parisiennes

En prolongement de ce premier choix, mon année 2018 a été marquée par mes lectures parisiennes et la découverte de cette superbe petite maison d’édition, à savoir Parigramme.

J’ai donc beaucoup lu sur Paris, Paris au cinéma et Paris chez les écrivains et dans les romans, grâce à Parigramme. J’ai redécouvert Philippe Lombard, dont j’avais déjà lu, presque sans m’en souvenir, l’un des livres sortis en 2012 : Les Grandes gueules du cinéma français. Cela m’a permis de redécouvrir un auteur dont je me demande, avec sa moyenne actuelle de 3 à 4 livres par an, s’il dort la nuit !

Je ne voudrais pas donner dans le favoritisme truffaldien mais c’est encore une fois un livre consacré à Truffaut qui remporte mes suffrages, à savoir Le Paris de François Truffaut.

Mais rassurez-vous, pour mes dernières catégories, je vais varier un peu mes choix !

Les femmes à l’honneur

C’est la grande thématique de l’année : sur mes 16 lectures de 2018, sept sont consacrées aux femmes au cinéma (et je triche encore une fois, car parmi ces sept lectures, on retrouve trois de mes romans).

Sept livres donc : 50 femmes de cinéma, Journal d’une princesse, Hollywood : la cité des femmes, Hollywood Boulevard, Le Sourire de Gary Cooper, Platine et Romy Schneider intime.

Là encore je fais le choix d’une lecture qui, si elle remonte à mai 2018, m’a laissé un souvenir incroyable et m’a fait échanger longuement avec des amis sur les sujets qu’elle abordait : le cinéma muet, la grandeur et la décadence, et deux destins de femmes, l’un devant la caméra, l’autre en coulisses.

Il s’agit de Hollywood Boulevard, de Melanie Benjamin, dont je me suis promis de lire les autres livres un de ces jours.

Mentions spéciales et bilan

Je ne pouvais évidemment pas citer toutes mes lectures dans ce palmarès, et j’ai eu du mal à choisir pour chaque catégorie le livre à retenir.

Citons tout de même :

  1. le beau livre de l’année : Cinéma de minuit, de Patrick Brion, sorti fin 2017 et que je me suis fait un plaisir d’acheter pour le souvenir de cette émission formidable consacrée au cinéma (et parce que j’ai réussi à le faire rentrer dans ma bibliothèque)
  2. le livre de chevet de fin d’année : le Dictionnaire de la fantasy, dans lequel je continue à piocher des articles et des entrées, qui sont à chaque fois un régal à découvrir
  3. le livre consacré à une série télévisée. Comme l’an dernier, je n’ai pas trouvé beaucoup d’ouvrages sur les séries qui aient pu retenir mon attention. Il faut croire que la qualité prime sur la quantité en ce domaine, car je ne saurais passer à côté, dans cet article, de l’excellent ouvrage de Cédric Delaunay, Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Je ne sais pas trop ce que me réserve 2019 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2018.

J’y parlerai d’arrêts sur images et de courses-poursuites, de cinéma et d’une série télévisées.

D’ici là, je vous souhaite à nouveau une belle année, et je vous mitonne pour très prochainement le prochain article #profdoc.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

Décembre 2018 : séances et animations du CDI

Dans ce dernier compte-rendu #profdoc de 2018, je ferai le point sur des séances et des projets qui se sont déroulés entre début novembre et les vacances de Noël.

Expositions

  • Première Guerre Mondiale

En lien avec le projet « Adopte un poilu » et les commémorations du 11 novembre 2018, et dont j’ai abondamment (et exclusivement) parlé dans l’article précédent, j’avais réservé une exposition au mois de mai dernier auprès de la bibliothèque départementale de l’Essonne.

Cette exposition a été installée dans le hall du lycée entre le 3 et le 21 décembre, et elle m’a permis de faire venir une classe de Première S et leur enseignant de français au CDI, pour travailler sur les écrivains et la Première Guerre Mondiale.

En effet, depuis fin octobre, l’exposition de documents sur 1914-1918 que j’ai proposée est restée installée. Cette exposition était suffisamment conséquente – et s’y sont ajoutés les documents prêtés par la BDE – pour que je n’installe pas d’autre exposition d’envergure.

  • Micro-expo Stan Lee

Afin de susciter la curiosité des élèves autour d’univers qui leur sont familiers, j’ai tout de même proposé une micro-expo autour de Stan Lee, l’un des créateurs de nombreux personnages Marvel, avec une affiche :

ainsi que les quelques livres dont je disposais dans mon fonds :

  • Réaménagement du rayon histoire-géo

J’ai poursuivi en cette fin d’année l’acquisition et l’indexation de nouveautés en histoire-géo – j’en profite pour préciser : le livre La Seconde Guerre Mondiale en infographies = gros succès auprès des lycéens ! – et j’ai pu les mettre en valeur au sein du rayon en y adjoignant une table de présentation supplémentaire :

C’est cette même table qui a accueilli pour la période de décembre les ouvrages prêtés par la BDE et qui accueillera prochainement d’autres sélections thématiques.

Mais au gré des acquisitions, je m’amuse à modifier constamment ce rayon histoire-géo, à aérer et mettre en valeur tel ou tel ouvrage, ce qui fait qu’il ne ressemble déjà plus à ce que vous voyez en photos !

  • Calendrier(s) de l’Avent

Enfin, mon « gros » travail d’animation du mois de décembre, c’est la réalisation et l’installation des calendriers de l’Avent du CDI.

Comme l’an dernier, je propose un calendrier « physique » : j’ai réalisé sur Canva des petites cartes avec des citations, des mots insolites et des acquisitions récentes du CDI. Je les glisse dans les enveloppes (les mêmes que l’an dernier) et j’installe le tout sur la paroi d’une des étagères du CDI.

Les enveloppes sont fixées avec de la patafix et chaque jour, on les retourne pour pouvoir accéder au côté ouvert de l’enveloppe.

Citations calendrier de l’avent

Un jour, un livre 2018

Mots insolites calendrier de l’avent

En parallèle à ce calendrier « physique », je propose un calendrier numérique réalisé, depuis plusieurs années, sur Adventmyfriend. J’avais déjà proposé un thème autour des dates anniversaires (1er décembre, 2 décembre, 3 décembre, etc.), l’an dernier j’ai proposé un thème autour des années finissant en -17 et en -67. Cette année j’ai choisi une thématique moins contraignante :

Vrai ou faux ? 24 infos insolites à vérifier.

J’ai proposé des marques-pages et des affiches pour rendre ce calendrier accessible, et je l’ai également intégré sur la page d’accueil du portail E-SIDOC.

Ceci était en lien avec l’initiative de Bénédicte Langlois, nouvelle recrue de notre équipe #LudoDOC, qui a eu l’idée de collecter les initiatives de calendriers sur un padlet et de faire elle-même un calendrier avec 24 idées pour animer le CDI.

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver son article sur le site de LudoDOC (je clos ici la parenthèse #LudoDOC, dont je parlerai davantage en janvier).

Et je clos également la partie « expositions » de l’article pour en venir aux séances.

Séances

Voici un récapitulatif des séances (autres que celles proposées dans le cadre du projet « Adopte un poilu ») menées entre début novembre et les vacances de Noël.

  • Arts visuels : le cycle sur La Nuit américaine, les métiers du cinéma, les coulisses de Psychose et Cinéma Paradiso

En collaboration avec ma collègue d’histoire-géo, nous poursuivons les séances avec les élèves de seconde ayant choisi l’enseignement d’exploration « Arts visuels ».

En plus de présenter aux élèves les métiers du cinéma, nous travaillons cette année sur la thématique du cinéma au cinéma.

Après leur avoir présenté dans le cadre des séances des films tels que Boulevard du crépuscule, The Artist ou Chantons sous la pluie, nous avons amorcé début novembre un cycle de séances sur La Nuit américaine de François Truffaut, et j’ai eu à réaliser l’ensemble des documents supports de ce cycle.

Nuit américaine 1

Nuit américaine 2

Nuit américaine 3

Nuit américaine 4

Nuit américaine 5

Nous avons organisé les projections à partir du 8 novembre jusqu’au 29 novembre.

Puis les élèves sont allés voir Psychose dans le cadre du dispositif Lycéens au cinéma, nous leur avons donc montré des extraits du documentaire 78/52 sur les coulisses de la scène de la douche le 6 décembre.

La semaine du 13 décembre, le lycée étant bloqué, nous avons projeté aux quelques élèves de la classe qui avaient réussi à entrer le début du film Cinema Paradiso.

Nous avons repris l’étude de La Nuit américaine le 20 décembre.

  • TPE et citation des sources

L’autre « temps fort » de la période en terme de séances a été pour moi l’élaboration de séances de TPE sur la citation des sources.

En effet, mes collègues de Français, Philosophie, SVT et Physique-Chimie avaient insisté pour consacrer une séance à la citation des sources. Pour moi, le défi était de rendre ça clair pour les élèves et faire en sorte que cela ait du sens pour eux.

Après avoir échangé avec quelques copines profs docs (merci Perrine, Sophie, Bénédicte, les deux Sandrine, Catherine et Isabelle, et j’en oublie certainement), j’ai décidé d’organiser la chose de la façon suivante :

  1. un jeu de rôles par équipes sur 4 figures clefs concernées par la nécessité de citer et d’être citées, avec un temps de réflexion et un temps de debriefing
  2. une présentation comprenant des rappels de la loi, des notions majeures liées à la propriété intellectuelle, au droit d’auteur, puis j’enchaîne sur les différentes façons de réaliser une bibliographie efficacement.
  3. enfin un petit jeu à nouveau par équipes : les élèves disposent de 4 ordinateurs, avec deux onglets ouverts, sur l’un le générateur de citations de sources d’E-SIDOC, sur l’autre, un site. En temps limité ils doivent repérer les différentes informations du site et faire une citation correcte.

Le tout, que j’estimais à l’origine à 30 minutes, de manière très ambitieuse, prend par demi-groupe de 16 élèves environ 45 à 50 minutes. Les élèves prennent des notes sur leurs carnets de bord.

Au début, je leur distribue leurs badges d’équipe :

Je leur donne les objectifs du jeu de rôles :

  1. l’écrivain souhaite écrire un livre, en première L, sur les influences historiques d’une série télévisée, en première S sur les effets spéciaux d’une série télévisée
  2. le journaliste doit écrire un article sur la mafia et doit protéger ses sources
  3. le YouTubeur doit réaliser des vidéos de qualité et gagner sa vie
  4. en première L, la marque développe un nouveau produit et doit le protéger, en première S, le scientifique publie ses dernières recherches et découvertes

Le temps de réflexion dure en moyenne 5 à 7 minutes. Suit le débriefing avec comme support la présentation ci-dessous :

Enfin le jeu en temps limité est arbitré avec Classroomscreen.

Aborder la question par jeu de rôles permet de rendre les choses concrètes et palpables pour les élèves, et de leur faire comprendre que rédiger une bibliographie pour leurs TPE n’est pas un caprice de leurs enseignants.

Cette séance peut être réutilisé dans un autre contexte que les TPE.

  • Autres séances

Du fait des blocages du lycée, les autres séances que j’ai pu mener au mois de décembre ont été assez compliquées, mais j’ai commencé mes séances de formation à la recherche auprès d’une classe de seconde et j’ai accueilli au CDI une classe de Première S avec leur enseignant de français, pour chercher des ouvrages de fiction sur la Première Guerre Mondiale.

Réunions et autres…

Durant ce mois de décembre, j’ai participé à quelques réunions :

  • 5 décembre : réunion sur la refonte du site Eduscol
  • 11 décembre : formation de formateurs
  • 12 décembre : réunion à distance des référents TraAM Documentation
  • 17 décembre : petite réunion au CANOPÉ 91 (Evry) avec Sidonie Richon et Laurence Benoit pour travailler sur la création de parcours d’exposition.

Enfin pour terminer la période dans la bonne humeur au CDI, j’ai organisé pour les enseignants (mais pas que) des sessions de jeux et d’escape games.

Ceci pour permettre aux élèves de s’approprier encore davantage l’espace jeux, de partager avec les enseignants un moment « hors cours » convivial, et de faire venir les collègues (anciens et nouveaux) au CDI.

Voilà pour cette dernière initiative détendue, avant les fêtes et avant le mois de janvier, qui s’annonce chargé pour moi ! Mais d’ici je vous souhaite une belle fin d’année et de belles vacances…

À l’année prochaine sur Cinéphiledoc !

D’humeur fantasy…

Avant de faire le compte-rendu des deux ouvrages que concernent cet article, voici un petit plan des articles à paraître jusqu’au mois de mars 2019 :

  • 10 décembre : cet article
  • 21 décembre : l’article #profdoc de décembre
  • début janvier : le traditionnel palmarès de lecture pour l’année 2018
  • fin janvier : article #profdoc
  • début février : un article qui parlera de plans au cinéma et de courses poursuites
  • 22 février : article #profdoc
  • début mars : les dernières publications 2018 et les premières publications 2019 que j’aurais pu lire…

Dans cet article, comme annoncé, vous retrouverez deux comptes-rendus de lecture ainsi qu’un petit aperçu d’exposition.

D’humeur fantasy, donc…

Comme l’indique mon titre, je suis dans une période où j’ai pu lire, voir et revoir pas mal de choses du domaine de la fantasy.

Si j’étends quelque peu ce domaine, j’ai lu depuis cet été trois livres excellents, dont seulement l’un d’eux appartenaient à la fantasy (Royaume de vents et de colère), les deux autres appartenant au genre steampunk (Feuillets de cuivre) et à l’uchronie (Frankenstein 1918). Ce sont d’ailleurs des livres que je vous recommande chaudement !

Incursion #profdoc : cela intervient également au moment où je réfléchis au renouvellement du fonds SF et fantasy au CDI…

Plus précisément, en fantasy, je suis plongée depuis quelques semaines dans un marathon Game of Thrones : tout revoir depuis la saison 1 (et au moment où j’écris cet article j’en suis à un peu plus de la moitié de la saison 3).

Tout cela a été encouragé, entretenu, par les lectures dont je vais vous parler maintenant.

Fantasy en général…

Le premier de ces ouvrages est une pépite – mais vous verrez dans la suite de cet article que pour le deuxième aussi, je ne serai pas avare de compliments !

J’ai été avertie de sa sortie par Emmanuel Chastellière, auteur, traducteur et webmaster DU site français de fantasy, Elbakin.

Quel était l’événement ? La sortie aux éditions Vendémiaire d’un Dictionnaire de la fantasy, en octobre 2018 sous la direction d’Anne Besson.

Petite précision : les éditions Vendémiaire comptent parmi mes « chouchoutes » en matière de maisons d’édition qui se consacrent (exclusivement ou presque ou en partie seulement) au cinéma : j’ai dû faire des comptes-rendus de lecture sur un peu moins d’une dizaine de leurs publications, qui sont toujours d’une qualité irréprochable.

On y retrouve notamment des ouvrages sur Star Wars, sur les séries historiques anglo-saxonnes, sur Kaamelott, sur les mythes et idéologies du cinéma américain, sur Spielberg et sur le cinéma fantastique et de science-fiction.

Autre précision : parmi les auteurs, outre l’équipe d’Elbakin et Emmanuel Chastellière (dont j’ai particulièrement aimé l’article sur Joseph Campbell), on retrouve Vincent Ferré, auteur d’un superbe Dictionnaire Tolkien, Jean-Philippe Jaworski et John Lang, et Fabien Clavel, auteur des Feuillets de cuivre dont j’ai parlé plus haut.

Du beau monde donc, et pas qu’un peu !

Fidèle à sa tradition, ce dictionnaire est tout en sobriété – à l’exception des quelques planches d’illustration centrales.

Fidèle également à sa tradition, c’est un bijou, et un indispensable, à déposer sous le sapin de n’importe quel amateur de fantasy.

Lorsque j’ai un dictionnaire entre les mains, je ne sais pas toujours comment m’y prendre et j’hésite entre une lecture de A à Z et une lecture en mode « butinage ».

La lecture de A à Z permet d’avoir une vue d’ensemble du livre, mais elle est souvent de longue haleine : il est difficile de maintenir son attention sur un propos aussi érudit que celui de spécialistes qui vont vous expliquer tour à tour l’un ou l’autre aspect de la question.

La lecture en mode « butinage » aka « oh un article sur Terry Pratchett ! oh des dragons ! oh des chevaux ! oh des elfes » est plus libre, moins concentrée, et ne garantit pas qu’on ne délaisse pas le livre en cours de route pour un autre.

J’ai donc opté pour les deux modes de lecture, simultanément et dans tous les sens. Si bien que j’ai, à ce jour, lu l’ensemble des entrées de A à E et différentes entrées des autres lettres, au gré de mes envies.

À ce jour également, ce qui m’a frappée dans ce dictionnaire, c’est la facilité avec laquelle il se lit, la façon dont les auteurs se mettent à la portée du lecteur, même néophyte. J’y ai apprécié tout autant l’article sur Terry Pratchett ou sur Tolkien, ou sur GRRM (George Raymond Richard Martin) ou sur Neil Gaiman, dont je connais les univers, les articles sur, comme je le disais, les chevaux, les dragons, les couleurs, le seigneur des ténèbres, que des articles où je me sentais moins « à l’aise » en terme de connaissances, comme les comics ou les jeux de rôles.

À certains articles s’ajoute une partie « Point de vue », dans lequel l’auteur de l’article s’exprime personnellement sur la question, soit via un prolongement de l’article en lui-même, soit via un texte littéraire de son cru.

Enfin, ce que j’ai beaucoup apprécié dans cet ouvrage, c’est la partie « Oeuvres conseillées » à la fin, très bien organisée, et qui donne un excellent aperçu de l’univers (étendu) de la fantasy : on y retrouve des oeuvres classiques (des incontournables du genre) et des textes répertoriés en sous-genres (contes et légendes, science-fiction, steampunk) ou en motifs (amour et sexualité, couleurs, ombres et lumières, loi et chaos…)

Voilà pour ce premier compte-rendu !

… Fantasy en particulier

Le deuxième ouvrage dont je vais parler aujourd’hui est un tour d’horizon que j’attendais depuis longtemps, et lorsque j’ai vu ce livre en librairie, je n’ai pas pu m’empêcher de l’acheter.

Ceux qui suivent Cinéphiledoc depuis un moment savent que j’ai une affection particulière pour les séries historiques ou pour les séries dont l’une des influences est l’histoire.

Lorsque le YouTubeur Nota Bene a fait quelques épisodes sur sa chaîne, « Motion VS History » consacrés au décryptage des influences historiques des films et des séries, j’étais ravie !

Concernant Game of Thrones (vous vous doutiez certainement que c’était de cette série dont j’allais parler), j’ai toujours regretté qu’il n’approfondisse pas la question avec l’étude des personnages féminins.

Et voilà qu’un auteur s’y attelle (bon, pas uniquement aux personnages féminins, mais aux influences historiques de Game of Thrones en général).

Il s’agit de Cédric Delaunay, professeur agrégé d’histoire à Tours, qui a publié Game of Thrones : de l’Histoire à la série, en septembre 2018, chez Nouveau monde éditions.

Ce qui attire l’oeil d’emblée, pour tout fan de Game of Trones, c’est la couverture : on y retrouve deux éléments fondamentaux, le trône et la carte.

Quatre parties composent l’ouvrage :

  • La carte et le territoire (une exploration du monde de GRRM et de ses influences historiques et géographiques)
  • Justes et réprouvés (une étude des différents peuples et castes de la saga)
  • Destins funestes et sorts cruels (où l’auteur se concentrent davantage sur certains événements : batailles, noces, morts)
  • Ceux que l’on aime ou… que l’on aime détester (un focus sur certains personnages : Brienne, Tyrion, Cersei, Asha Greyjoy et Daenerys Targaryen)

Le tout se lit comme un roman, et est très bien illustré. On y retrouve Venise, le phare d’Alexandrie, le mur d’Hadrien, la guerre des deux roses, l’assassinat de Jules César, la cour de Henri III, Caligula…

Restent mes figures féminines telles qu’on les a laissées à la fin de la saison 7 : Arya et Sansa, Brienne, Daenerys, Asha Greyjoy, et évidemment Cersei Lannister.

J’ai toujours davantage apprécié les influences de l’histoire anglaise sur Game of Thrones et vu dans ces figures féminines une relecture de la dynastie des Tudor : Robert Baratheon en Henri VIII, Cersei comme une sorte de Bloody Mary…

Mais l’histoire n’est pas finie, et Cédric Delaunay, comme beaucoup d’entre nous, attendent avec impatience la saison 8 qui sortira l’an prochain, et qui permettra éventuellement de donner un second tome à cet ouvrage ?

C’est du moins la promesse qu’il semble nous faire à la toute fin de ce livre captivant…

En attendant, voici d’autres petites choses que l’on peut glaner en cette fin d’année sur l’univers de Game of Thrones.

De l’exposition aux autres lectures…

Jusqu’à fin août 2018 se tenait Porte de Versailles une exposition consacrée à Game of Thrones.

Quasiment aux derniers jours, j’ai pu m’y rendre avec Sandrine (@spdocs) et j’ai pu prendre ces quelques photos, qui vous donneront un aperçu général :

Pour poursuivre dans cet univers, voici quelques ouvrages qui sont sortis plus ou moins récemment – le dernier en date, Feu et sang, est actuellement en tête de gondole dans les librairies :

Voilà pour ces quelques pistes, en attendant les fêtes et, avant cela, l’article #profdoc de décembre.

À bientôt sur Cinéphiledoc !

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