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Blog pour cinéphiles et profs docs

Auteur : juliettefiliol (Page 2 sur 78)

Le temps suspendu d’une leçon de cinéma

Pour ce dernier compte-rendu avant la pause estivale, j’ai hésité entre deux ouvrages publiés à quelques mois d’intervalles et étant portés tous deux par la même direction et la même voix.

Il s’agit de La Leçon de cinéma, publiée chez Denoël en octobre 2021 et de  Correspondance avec des écrivains : 1948-1984, publiée en mars 2022 chez Gallimard.

Les deux ouvrages sont dirigés par Bernard Bastide, et les deux font entendre la voix de François Truffaut.

Vous savez déjà rien qu’en lisant le titre sur lequel des deux mon choix s’est arrêté, mais je vais profiter de ces premières lignes pour évoquer rapidement cette correspondance.

2004-2022 : histoire d’une bibliothèque

J’ai déjà eu l’occasion d’y revenir régulièrement (j’ai même l’impression d’en parler et d’en reparler continuellement, comme si je cherchais à chaque fois à en redessiner les contours) : les étagères de ma bibliothèque s’enrichissent souvent d’ouvrages sur François Truffaut.

Si j’arrive généralement à me raisonner pour d’autres sujets (« non ce livre est magnifique mais il est trop imposant, non tu as déjà tel ouvrage sur la question »), si ma liseuse m’aide à contrôler l’achat de fictions, et si les nouveaux venus sont la plupart du temps des cadeaux de proches, je cède presqu’immanquablement à la tentation lorsqu’il s’agit de livres consacrés à mon cinéaste de prédilection.

Cette collectionnite a été amorcée en 2004, j’avais à peine découvert Truffaut – la découverte devait remonter à un ou deux ans tout au plus – et plusieurs livres avaient été publiés à l’occasion des vingt ans de sa disparition : le Dictionnaire Truffaut d’Arnaud Guigue et Antoine de Baecque, François Truffaut au travail, de Carole Le Berre, ou encore Truffaut par Truffaut, de Dominique Rabourdin.

Contrairement aux autres étagères de ma bibliothèque, je ne me suis cependant pas contentée des nouvelles publications, puisqu’assez rapidement, l’ouvrage sur lequel j’avais voulu absolument mettre la main était la Correspondance de Truffaut, qui était alors épuisée, puisque parue en 1988.

Je l’ai finalement trouvée après l’avoir commandée sur un site de livres d’occasion, un exemplaire toujours recouvert aujourd’hui d’une sorte de papier crépon destiné à le protéger, et que je n’ai jamais osé retirer…

Lorsque je suis arrivée dans le lycée où je suis actuellement en poste, j’ai eu la surprise de retrouver cette correspondance dans le rayon Cinéma, et si je parviens à retirer du fonds la plupart des ouvrages que les élèves ne consultent pas, je ne m’y résous pas pour celui-ci. Si je saute le pas à l’avenir, ce sera certainement pour récupérer un deuxième exemplaire de cette correspondance.

Au fil des années, les livres de / sur Truffaut sont venus garnir ma bibliothèque, jusqu’à cette Correspondance avec des écrivains : 1948-1984 parue il y a trois mois.

Du monologue au dialogue

La spécificité de la correspondance publiée en 1988, c’est qu’elle ne contient que les lettres de Truffaut, environ 500 – ce qui est déjà quelque chose.

Comme le rappelle Bernard Bastide dans la préface de la Correspondance avec des écrivains : 1948-1984 publiée en mars 2022, et ce dès les premières lignes, « Cent vint-deux boîtes d’archives, plus de vingt mètres linéaires, plusieurs milliers de lettres envoyées ou reçues », Truffaut était un épistolier frénétique.

Cette fois-ci, sur près de 500 pages, et malgré les aléas d’expéditeurs ou de destinataires manquants, les différentes voix se font entendre : ce sont celle de Truffaut, évidemment, auxquelles répondent celles de Cocteau, de Jean Genet, de Jacques Audiberti.

Le lecteur cinéphile suit ces échanges au fil de la filmographie de Truffaut : il sait que la correspondance avec Henri-Pierre Roché le mène à Jules et Jim, que celle avec Ray Bradbury conduira à l’adaptation de Fahrenheit 451, et que les lettres échangées avec Jean Hugo mèneront à L’Histoire d’Adèle H.

Petite parenthèse à propos d’Adèle Hugo – et de son père si encombrant – la mention « Ouvrage publié avec le soutien de la Fondation d’entreprise La Poste » m’a fait sourire, et, par le cheminement des associations d’idées, m’a rappelé ce petit coffret publié en 2001 :

J’ai pensé aussi à toutes ces lettres échangées et envoyées dans les films de Truffaut, en particulier les pneumatiques de Baisers volés, et cette lettre de la mère de Bertrand Morane dans L’Homme qui aimait les femmes :

Mon amour… Je ne comprends rien à tes silences… je n’ai reçu aucune lettre de toi depuis deux semaines et je me demande si mes lettres te parviennent… Décidément les mystères de la poste sont insondables…

La petite particularité de la correspondance entre Juliette Drouet et Victor Hugo était que le coffret contenant deux livres séparait distinctement les deux épistoliers, ce que j’ai toujours regretté.

Encore une fois, dans cette Correspondance avec des écrivains, les échanges qui ont pu être retrouvés ne sont séparés parfois que par une autre lettre qui s’intercale dans la chronologie des envois et du courrier reçu.

Discussions sur le cinéma

La dernière lettre figurant dans cette correspondance est datée de janvier 1984, et elle laisse le cinéphile sur une note songeuse teintée d’émotion.

Cette émotion, il la trouve inchangée dans sa lecture de La Leçon de cinéma, publiée en octobre 2021 chez Denoël, toujours sous la direction de Bernard Bastide.

Faisons un petit détour justement par la quatrième de couverture et par la préface de Bernard Bastide.

Pour la première :

En 1981, François Truffaut, l’ancien fougueux critique de cinéma, fait l’autocritique de ses propres films.
En s’appuyant sur des scènes et des anecdotes de tournage, Truffaut revisite, avec émotion et franchise, sa carrière, des Mistons (1959) à La Femme d’à côté (1981).

Lorsque l’on se plonge dans la préface de Bernard Bastide, on comprend la genèse de cette leçon de cinéma : une première proposition de Jean Collet, en 1977, de publier un livre d’entretiens sur le modèle de l’auguste parent publié pour la première fois en 1966, Hitchcock / Truffaut, et complété en 1980. Proposition déclinée.

Puis une deuxième proposition en 1980 : une série d’émissions télévisées, La Leçon de cinéma. L’émission réalisée avec François Truffaut en 1981 sera la seule à être diffusée, et ce seulement en mai 1983, soit seulement un an avant le décès de Truffaut.

Comme l’indique Bernard Bastide, cette émission n’a jamais été rediffusée ni même éditée sur support vidéo. Elle a cependant été métamorphosée une première fois en livre, dans une édition allemande, sous le titre Monsieur Truffaut, wie haben Sie das gemach ?, ce qui reprend le titre allemand du Hitchcock / Truffaut, Mr Hitchcock, wie haben Sie das gemach ?, à laquelle s’ajoute une édition de poche parue en 1993.

Quarante ans après le tournage de cette émission, le cinéphile a donc entre les mains la transcription d’une émission télévisée qu’il (re)verra peut-être un jour ?

À défaut de cette émission introuvable, s’il veut écouter et voir François Truffaut parler de cinéma, il lui faudra farfouiller sur les plateformes de vidéos en ligne, pour glaner des « rencontres » en 1972 dans les archives de Radio Canada, un entretien du réalisateur avec Christian Defaye dans les archives de la Radio Télévision Suisse (1975), ou encore la fameuse émission Apostrophes diffusée en avril 1984 :

Temps suspendu

Écouter ces émissions, c’est avoir en tête la voix de Truffaut, que l’on retrouve donc dans ce magnifique ouvrage qu’est La Leçon de cinéma.

Si l’on a continuellement en tête la comparaison avec le Hitchbook, ce n’est pas seulement par la forme du texte, sous forme d’entretiens – quoique les questions sont généralement plus concise que celles que posait parfois Truffaut à Hitchcock – c’est aussi par l’aspect chronologique.

Sans l’entendre, on sent cette voix, tantôt peut-être hésitante, tantôt précipitée.

Pour chacun des films, les auteurs de l’entretien (Jean Collet, Jérôme Prieur et José Maria Berzosa, qui réalise l’émission) ont choisi une ou deux scènes qu’ils font visionner à Truffaut… s’ensuivent questions et réactions fidèlement rapportées.

J’ai aimé cet extrait, suite au visionnage d’une scène de Tirez sur le pianiste ! 

Tout au long d’un tournage, les acteurs souffrent parce que toutes les scènes, les unes après les autres, vont leur offrir des difficultés auxquelles ils ne s’attendaient pas. Un acteur a répété sa scène, il la sent bien, il a les jambes écartées, bien plantées dans le sol et il est sûr de lui. Tout d’un coup, le metteur en scène va le faire jouer coincé derrière un bar, tout tassé, avec des types qui passent devant lui. Il y a toujours un élément qui fait que rien ne se passe comme prévu. C’est une souffrance que l’acteur doit sans cesse s’efforcer de surmonter.

Chaque scène suscite son lot de souvenirs et d’associations d’idées : pour Fahrenheit 451, on se remémore la scène de la vieille dame qui se sacrifie pour ses livres ; pour Baisers volés, cet échange de regards fabuleux entre Antoine Doinel et Fabienne Tabard…

« Vous aimez la musique, Antoine ? – Oui, monsieur. »

… une scène que j’ai toujours trouvée aussi irréaliste que touchante, avec ce lapsus que ne peuvent comprendre que les grands timides troublés par une apparition – ici incarnée par Delphine Seyrig.

Pour les quelques pages consacrées à La Nuit américaine, on retrouve Truffaut en voix off, dans une curieuse mise en abîme :

Un tournage de film, ça ressemble exactement au trajet d’une diligence au Far-West (…) Qu’est-ce qu’un metteur en scène ? Un metteur en scène, c’est quelqu’un à qui on pose sans arrêt des questions. Des questions à propos de tout. Quelquefois, il a les réponses, mais pas toujours.

Lorsque l’émission est enregistrée, François Truffaut vient de finir le tournage de La Femme d’à côté, qui constitue donc l’avant-dernier chapitre de l’ouvrage.

Le film y est abordé brièvement, puis suivent quelques questions plus générales sur le métier de cinéaste : quand avez-vous décidé de faire des films, comment travaillez-vous, l’écriture du scénario, le tournage en studio, les films en couleurs et les films en noir et blanc, la relation au public…

Évidemment, le cinéphile sait qu’il reste un film à tourner, Vivement dimanche !, et le temps se suspend à cette dernière phrase de l’entretien :

J’ai, en revanche, l’impression d’être aujourd’hui plus audacieux, de dévoiler des choses qu’il y a encore dix ans je n’aurais pas osé montrer…

Et pour « achever la figure » (expression que le fidèle associe immédiatement à La Chambre verte), le lecteur retournera immédiatement à l’essentiel, et se replongera, à nouveau, inlassablement, dans le cinéma de François Truffaut.

Mai 2022 : séances et animations du CDI

Après un mois d’avril raccourci par les vacances, voici un compte-rendu des activités du mois de mai, celui-ci ayant été lui aussi assez calme, du fait du passage des épreuves de spécialités au lycée et du pont de l’ascension.

Même involontairement, nous nous sentons au CDI tout doucement glisser jusqu’à l’été, ce qui ne nous pousse pas à l’hyperactivité, et lorsque la technique s’en mêle, ça n’aide pas non plus…

Voici pour commencer, un petit journal de bord de cette période :

Journal de bord du mois de mai

Lundi 9 mai : arrivée au CDI avec entrain et motivation, prête à en découdre avec cette dernière période de l’année, et avec en tête toutes les tâches à effectuer ! Il a fallu réussir aussi à comprendre l’organisation des deux journées de révision pour les terminales, et de la semaine en général… pas simple.

Évidemment, une reprise ne serait pas une reprise sans coupure internet pour tout le lycée, ce qui ampute d’une bonne partie des activités prévues. Le coup de grâce : à 15h30 un livreur arrive au CDI avec 7 cartons de spécimens…

Mardi 10 mai : pour secourir les profs docs qui avaient cette fois pensé à prendre leur ordi et à faire un partage de connexion, internet est rétabli à 10h45. Tête dans le guidon, on rattrape les activités prévues la veille.

Les élèves de premières spécialité arts plastiques viennent installer une exposition de leurs travaux au CDI.

Mercredi 11 et jeudi 12 mai : épreuves de spécialités pour les terminales. C’est très (trop) calme. Heureusement, le jeudi matin, était organisé une réunion entre les élèves des CVC (conseils de vie collégienne) alentours et du CVL. Des choupinous de troisième viennent ainsi s’enthousiasmer sur ce qu’ils trouvent au CDI, on croise les doigts pour les retrouver l’année prochaine !

Vendredi 13 mai : 3h de séances en EMC (voir plus bas). Je profite des allers-retours au CDI pour m’étonner de ne recevoir qu’en pointillés certains quotidiens dont le renouvellement d’abonnement a pourtant bien été fait (énigme encore non résolue à l’heure actuelle).

Lundi 16 mai : 4h de séances en HGGSP (voir plus bas). On profite de l’après-midi pour installer dans le hall une exposition des travaux réalisés par les élèves de 2nde1 sur les réfugiés avec ma collègue d’histoire-géo. Début de rédaction du bilan d’activités.

Mardi 17 mai : journée spéciale bilan d’activités. Des stats (beurk), des chiffres (gloups) et des noeuds au cerveau – décidément les équations de recherche, j’aime pas ça. Heureusement j’ai trouvé un chouette modèle genial.ly pour la version « sexy » du bilan.

Jeudi 19 mai : 2h de séances en HGGSP (voir plus bas) je me rends compte que j’ai zappé de préparer mon organisation de cette séance, parce que la première version menée le lundi juste avant ne me satisfaisait pas. En plus, l’exposition en EMC installée le lundi a dû être déplacée, parce que l’atelier théâtre a besoin du hall pour ses représentations… il faut trouver une solution pour garder une visibilité.

L’atelier théâtre squatte la réserve du CDI qui sert de vestiaire, deux représentations prévues, dont l’une le soir à 19h. La journée commencée à 9h termine à 21h30.

Vendredi 20 mai : 1h de séance en EMC (voir plus bas). Je suis sur le point d’installer les deux dernières heures d’HGGSP de la semaine quand je me rends compte que la collègue a pris ce jour-là sa demi-journée de correction du bac.

La semaine commence à être longue, d’autant que l’atelier théâtre fait sa dernière représentation et quitte le CDI à 17h30… bon j’en ai profité pour terminer la version sexy du bilan d’activités, et pour plancher sur une présentation consacrée aux collaborations interdisciplinaires.

Samedi 21 mai : je retourne exceptionnellement au lycée pour aider ma collègue d’EMC à installer en salle de conférence un jeu sérieux sur les réfugiés auxquels les élèves de 2nde1 participe le lundi suivant pendant 4h.

Lundi 23 mai : 4h de jeu sérieux avec les secondes, 2h d’enseignement scientifique (voir plus bas) et on finit la journée avec le conseil pédagogique.

Mardi 24 mai : journée calme, j’en profite pour publier cet article. Le lendemain, c’est sortie à Roland Garros avec une classe de seconde, et le pont de l’ascension va permettre de souffler un peu !

Séances et actions pédagogiques

Voici un petit point rapide sur les séances menées ce mois-ci, entre le 9 et le 23 mai.

  • De la SNT en EMC : comme je l’avais précédemment indiqué, nous abordons avec Roman l’axe thématique de SNT « Réseaux sociaux » en EMC avec deux classes (en plus de deux autres classes avec lesquelles nous faisons bien de la SNT en SNT).

Comme je l’indiquais le mois dernier, nous avons fait tirer au sort un réseau social pour que les élèves en fassent la carte d’identité. Les 3h de séances que nous avons co-animées avec ma collègue d’EMC étaient consacrée à la présentation par les élèves de ces réseaux sociaux. Mention spéciale aux élèves qui ont présenté Wechat.

  • séances en EMC en seconde : pour le projet autour des réfugiés avec une classe de seconde, nous avons poursuivi les séances avec une séance au mois de mai.

Il s’agit des séances de finalisation des travaux, ces derniers ayant été rassemblés pour être exposés dans le hall du lycée.

  • HGGSP première : axe « S’informer ». Pour cette séance de deux heures co-animée avec une collègue d’HGGSP, j’ai repris la trame de la séance proposée l’année dernière.

Cette séance introductive était construite de la manière suivante :

  • les élèves devaient choisir un atelier avec des activités à mener (7 ateliers leurs étaient proposés : l’agence France Presse, le fact-checking, l’emballement médiatique, 2 ateliers sur le traitement d’une information, les lanceurs d’alertes et les théories du complot)

Pour cette année, j’ai mixé les ateliers 1 et 2, qui sont complémentaires, et j’ai mis à jour les événements proposés pour les ateliers sur le traitement de l’information.

  • une fois les activités réalisées, un rapporteur est désigné pour chaque groupe pour présenter l’atelier aux autres groupes (mais l’ensemble du groupe peut également présenter le résultat de ses recherches à la classe)
  • les données collectées permettent un débat en fin de séance sur les avantages et les inconvénients de l’information à l’heure d’internet

Par manque de temps, le débat n’a pas pu être organisé cette année. 

Je vous partage ci-dessous le modèle de la collection pearltrees mis à disposition des élèves :

  • HGGSP terminale : cyberespace. À la demande de mes collègues, j’ai construit une séance qui leur permettait d’introduire le chapitre consacré au cyberespace en terminale.

Voilà ce que j’ai imaginé : traiter la question sous le prisme de l’actualité, et du conflit entre la Russie et l’Ukraine.

La séance de deux heures s’articule donc en trois temps : dans un premier temps, nous visionnons la vidéo du Dessous des cartes sur la géopolitique des réseaux sociaux.

Dans un second temps, je remets aux élèves un corpus de documents (version papier et numérique) qu’ils doivent se répartir et décortiquer, ce qui permet d’ouvrir ensuite sur un dernier temps de reprise, où l’on tente de répondre à la question suivante : « En quoi le conflit entre la Russie et l’Ukraine est-il révélateur des enjeux géopolitiques du cyberespace ? »

J’ai sélectionné pour cette séance 13 ressources. Pour la première séance, nous avions constitué des groupes de 4 élèves, chaque groupe avait à consulter les 13 documents… ce qui était des plus ambitieux.

Pour la deuxième séance, j’ai choisi de répartir les documents entre les groupes, ce qui permet aux élèves de traiter leur sélection de documents de manière plus approfondie.

Voici ce que peut donner la reprise :

Comme je l’ai indiqué plus haut, j’avais également deux séances en enseignement scientifique prévues durant cette période, je présenterai ces séances dans l’article du mois de juin.

Animation du CDI

Ce mois-ci, en lieu et place des habituelles sélections thématiques et valorisations du fonds, étaient à l’honneur différents travaux d’élèves, ce qui me permet également de présenter les travaux exposés dans le hall du lycée.

  • Affiches réalisées par les élèves germanistes de seconde et de première

Ces affiches nous ont été proposées par la collègue d’allemand, et ont remplacé la précédente exposition des travaux des élèves latinistes.

  • Hall du lycée : exposition des travaux des élèves de 2nde1 sur les réfugiés

Cette exposition, comme je l’ai indiqué plus haut, a connu quelques péripéties et déplacements.

  • « Du lisible au visible », l’exposition des élèves de première, spécialité arts plastiques

Pour cette exposition, nous avons mis à disposition des élèves les différentes tables de présentation du CDI, et ils ont choisi eux-mêmes la façon dont disposer leurs oeuvres.

Ces travaux ont beaucoup impressionné par leur originalité et leur force évocatrice, et je vous laisse les découvrir ci-dessous :

Ils ont été l’occasion pour moi de continuer à explorer les différents canaux de communication que j’avais à ma disposition au lycée, sur quoi je vais maintenant brièvement revenir.

Circuit d’une information au lycée

Cette petite digression reprend des éléments que j’évoque d’habitude dans la partie « Communication » de mes articles.

Les habituelles revues de presse et Zoom Actu à destination des élèves ayant été quelque peu mises en sommeil ce mois-ci (tout comme l’E-INSTANT CDI à destination des enseignants), c’est l’occasion pour moi de revenir sur la façon dont je jongle désormais entre deux outils (voire plus) : le blog du CDI et le site du lycée.

  • Arrêt des prêts / retour des documents

Comme chaque année, nous arrêtons les prêts environ 3 semaines avant la fin des cours, dates choisies en concertation avec la direction.

Cette année, la communication s’est faite via une notification de la proviseure sur Pronote, un billet sur le blog du CDI sur l’ENT, un article sur le site du lycée et par voie d’affichage.

Ce sont donc l’ensemble des canaux de communication du lycée qui ont été utilisés.

  • Exposition des élèves d’arts plastiques

À l’origine, j’avais publié un article sur le site du lycée le surlendemain de l’installation de l’exposition.

J’ai ensuite enrichi cet article d’autres photos, puis, après avoir échangé avec ma collègue d’arts plastiques, nous avons voulu communiquer aux élèves les réactions suscitées par leurs travaux.

J’ai donc publié un article sur le blog du CDI afin que les enseignants et les élèves ayant vu l’exposition fassent part de leur avis.

J’ai ensuite rajouté à l’article sur le site les réactions recueillies sur le blog. Pour valoriser au mieux les travaux, j’ai ajouté un diaporama à cet article.

Ce dernier est inséré dans une rubrique que j’ai proposée à ma direction « Nos élèves ont du talent », dans laquelle j’espère ajouter des exemples d’initiatives individuelles et collectives d’élèves à valoriser.

  • Exposition sur les réfugiés

Cette fois-ci, ce sont les pérégrinations de cette exposition qui m’ont incitée à user de mes droits sur le site pour publier un nouvel article, ce que je n’avais pas à l’origine prévu de faire.

  • Communication des professeurs documentalistes et du CDI

Comme je l’ai indiqué dans de précédents articles, si j’utilise principalement le blog du CDI pour communiquer sur nos actions, j’ai également quelques publications qui vont être relayées sur le site dans la rubrique CDI :

  1. les informations générales (présentation de l’équipe, du lieu, des actions menées)
  2. les informations régulières (celle proposée à la refonte du site : « Ce mois-ci au CDI », à retrouver plus bas pour le mois d’avril)
  3. les informations ponctuelles (événements, projets, informations importantes à un instant T de l’année : arrêt des prêts, bilan d’activités).

Par allers-retours, ces différentes publications se nourrissent les unes des autres et interagissent entre elles. La publication « Ce mois-ci au CDI » permet de recenser les actions dans le bilan d’activités, qui sera à son tour publié sur le site.

Voilà pour ces quelques réflexions sur la communication.

Autres activités (réunions, stages, déplacements, publications)

J’en termine avec les autres activités menées au lycée ou à l’extérieur durant cette période (du 9 au 23 mai) :

  • 12 mai : accueil des élèves CVC / CVL (voir journal de bord plus haut)
  • 18 mai : réunion à distance des référentes TraAM en documentation
  • 23 mai : un conseil pédagogique sur l’organisation de la fin de l’année

Je vous souhaite une très bonne fin du mois de mai, un très bon pont de l’ascension et vous dis à très bientôt pour un nouvel article sur Cinephiledoc !

Le cinéphile adore les rumeurs

Pour ce nouveau compte-rendu de lecture, j’aimerais emprunter des chemins aussi hasardeux et aussi aléatoires qu’une rumeur, et avant d’en arriver au fait, c’est-à-dire au livre qui m’a conduit à écrire cet article, j’aimerais faire étape ici et là en vous proposant des itinéraires cinématographiques et télévisuels inattendus.

Chuchoter à l’oreille

En guise de point de départ de cette excursion, je vais revenir pour la énième fois à l’une des vidéos les plus réussies, à mon sens, de la chaîne Blow Up d’Arte : « Have you heard ? », vidéo que j’ai découverte il y a quelques années par hasard, et dont j’ai pu me servir dans des séances sur la désinformation avec des élèves :

Mais au-delà de l’utilisation professionnelle que j’ai faite de cette vidéo, ce qui m’a amusée, c’est de voir combien ce mécanisme de la rumeur (que j’avais à l’époque tenté de retranscrire sous forme d’infographie) se retrouvait dans un certain nombre de scénarios de films.

Sans chercher l’exhaustivité, quatre exemples plus ou moins récents me sont venus à l’esprit.

  • Lettres anonymes et faits divers

On peut naturellement penser au Corbeau d’Henri-Georges Clouzot, sorti en 1943. L’intrigue est ainsi conçue :

Dans une petite ville de province, un certain nombre de citoyens reçoivent des lettres anonymes qui contiennent des informations diffamatoires, en particulier en ce qui concerne un des médecins de la ville, le docteur Germain, soupçonné par l’auteur des lettres — qui les signe d’un mystérieux « Le Corbeau » — de pratiquer des avortements clandestins.

Le fait que le film s’appuie sur un fait divers bien réel, remontant à l’époque à une vingtaine d’année, et que le scénario fasse son miel de la pratique des lettres anonymes dans le contexte de l’Occupation, donne un sel bien particulier à cette intrigue.

  • Sur une fausse piste ?

Le deuxième exemple, un peu plus récent, qui m’est venu, ne tient pas tant à l’intrigue du film qu’à son titre : Mon petit doigt m’a dit…, de Pascal Thomas, sorti en 2005.

Il s’agit d’une adaptation du roman homonyme d’Agatha Christie, qui met en scène un couple de détectives incarné par Catherine Frot et André Dussolier (dans le roman, Tommy et Tuppence Beresford, dans le film Bélisaire et Prudence).

Le point de départ de l’enquête est la rencontre de Prudence avec une vieille dame dans une maison de retraite qui lui parle d’une enfant emmurée dans une cheminée…

J’ai vu ce film un nombre incalculable de fois et en connaît par coeur la plupart des répliques.

  • Les dîners qui tournent mal

Rumeurs et non-dits se retrouvent souvent dans les réunions familiales et les dîners, au point qu’Hitchcock (encore lui) ait utilisé quasiment au sens propre l’expression du squelette dans le placard dans l’un de ses films : La Corde.

Dans ce huis-clos oppressant, deux amis étranglent un de leur camarades de classe, puis préparent un dîner auquel sont conviés le soir même, sur le lieu du crime, la famille de la victime. Le cadavre est placé dans un coffre sur lequel est servi le buffet.

Moins macabres, les intrigues du Prénom (sorti en 2012) et du Jeu (sorti en 2018) utilisent les ressorts de la fausse nouvelle et des non-dits pour faire sortir un certain nombre de squelettes du placard.

Regarder par le trou de la serrure

Non content d’adorer les rumeurs, le spectateur est un voyeur, qui prend plaisir à espionner et à regarder ce qui se passe chez les autres par le trou de la serrure.

L’exemple le plus évident qui met le spectateur dans cette position parfois inconfortablement assumée est à nouveau l’oeuvre de sir Alfred, Fenêtre sur cour, sorti en 1954.

Jeff est un photographe qui, à la suite d’un accident, se retrouve en fauteuil roulant et passe son temps à observer ses voisins, dont un qu’il commence à soupçonner de meurtre.

Non seulement nous sommes spectateurs de l’histoire de Jeff, mais par son intermédiaire, nous savourons son propre voyeurisme.

On pourrait énumérer longtemps les films et les épisodes de séries télévisées qui se sont inspirés de Fenêtre sur cour.

Il y en a cependant qui m’a procuré la même impression à la fois de plaisir et de malaise ces dernières années.

Il s’agit du film de François Ozon sorti en 2012, Dans la maison, avec Fabrice Luchini et Ernst Umhauer.

Claude, un élève brillant, doué et manipulateur du lycée Gustave Flaubert, à tendance pervers narcissique, provoque l’enthousiasme de son professeur de français à qui il fait part de ses écrits voyeuristes, qu’il rédige au détriment d’un camarade de classe.

Avec Dans la maison, François Ozon nous met dans la posture de Fabrice Luchini, nous sommes les victimes consentantes de ce manège orchestré par Claude, et nous nous repaissons de l’histoire qu’il tisse pour nous, et tant pis pour les conséquences, réelles ou inventées.

Si cet exemple issu du cinéma d’Ozon est le plus flagrant selon moi, je n’en oublie pas une autre de ses oeuvres, Swimming Pool, sorti en 2003, qui manie avec tout autant de virtuosité la confusion entre l’intrigue du film et ce qui ressort de l’imagination des personnages.

Trouver le coupable

Nouvelle étape de mon itinéraire, tout aussi jubilatoire pour le spectateur, mais aussi plus facilement assumée, celle qui suit la découverte du cadavre.

Côté séries télévisées (et même côté films), j’ai déjà eu l’occasion de revenir abondamment sur les adaptations d’Agatha Christie, ayant vu à peu près l’intégralité des épisodes d’Hercule Poirot, et de ses diverses incarnations sous les traits de David Suchet, d’Albert Finney, de Peter Ustinov et de Kenneth Branagh – même si ma préférence va toujours au premier.

Si je suis moins amatrice de Miss Marple (et de ses différentes incarnations – sauf peut-être Angela Lansbury dans Le Miroir se brisa), il y a une série que j’adorerais revoir, et je céderai certainement un jour à la tentation d’acheter les DVD. Cette série, c’est Arabesque (Murder, she wrote) avec la même Angela Lansbury.

Je la regardais petite à la télévision chez ma grand-mère, et j’étais fascinée par ce personnage d’auteure de romans policiers qui enquête.

J’ai repensé assez récemment à cette série, et je dois ce souvenir, ainsi qu’une autre conséquence, au YouTubeur Damien Duvot, alias MrMeeea, qui avouait dans l’une de ses vidéos adorer la série Columbo.

Il a fallu que ce dernier fasse quelques analyses des premiers épisodes pour que je plonge tête baissée dans le binge watching de toute la série, disponible sur une plateforme de streaming qui s’occupe aussi de livraisons…

En en discutant avec une amie, je me suis également rendue compte que j’appréciais des personnalités aussi différentes que Columbo et Hercule Poirot, l’un se vantant continuellement de ses petites cellules grises, l’autre étant méprisé par le meurtrier jusqu’à ce que…, mais qui parviennent tous deux au même résultat : faire perdre sa superbe à un coupable qui croyait pourtant s’en tirer.

Bien évidemment, le plaisir à savourer Hercule Poirot n’est pas le même que celui qu’on a devant Columbo, et l’on peut y voir à nouveau la distinction que fait Hitchcock entre le suspense et la surprise.

Avec Hercule Poirot, nous ne connaissons l’identité du coupable que lorsqu’il nous la révèle à la fin de l’épisode. Avec Columbo, nous savons dès le début qui est le meurtrier, la question étant de savoir comment Columbo va le démasquer.

Dans le premier cas, nous sommes placés dans la posture du capitaine Hastings, ou du docteur Watson si nous décidons de changer d’univers, nous sommes le fidèle partenaire.

Dans le second, nous sommes Columbo lui-même.

Suivre l’enquête / mener l’enquête

À partir de ces deux postures : Hercule Poirot ou Columbo, j’en arrive à ma dernière étape et – enfin – à ma lecture du mois de mai.

Et c’est là que l’ami Philippe Lombard pousse un soupir de soulagement : enfin on y vient.

Enfin presque…

Ce que j’aime aussi dans le cinéma, c’est ce qui regroupe tous ces fils : rumeurs, observation (voire plus), traque, et enquête, et si possible, me demander durant tout le film s’il raconte une histoire vraie ou s’il est complètement inventé.

Dans le second cas, l’un de mes films préférés est Garde à vue, de Claude Miller, où Lino Ventura « cuisine » Michel Serrault, qu’il soupçonne du meurtre de deux fillettes.

Dans le premier cas, ce sont tous les films inspirés de faits divers, qu’il s’agisse d’une recension complète des événements ou de quelques allusions habilement glissées ici ou là – petites annonces, enquêtes, filatures…

C’est à ces faits divers, généralement macabres, que Philippe Lombard donne la part belle dans l’un de ses derniers ouvrages : Ça s’est tourné près de chez vous ! Une histoire des faits divers du cinéma français, publié comme à l’accoutumée aux éditions La Tengo en novembre 2021.

La galerie de portraits qu’il nous propose fait quelque peu froid dans le dos… on a l’impression d’une visite chez Madame Tussauds ou dans une maison hantée : tueurs en série, scènes de crimes, auteurs de casses mémorables et ennemis publics numéros 1 chacun leur tour… il n’y a bien que dans le dernier chapitre que l’on côtoie des personnages un peu plus fréquentables, et encore, ce n’est pas si sûr que ça !

Chacune de ces figures, au-delà des histoires qu’elles portent – meurtres, braquages, affaires louches et règlements de comptes – renvoie à un univers cinématographique que le lecteur peut allègrement convoquer.

À titre personnel, il me suffit de voir une évocation des soeurs Papin pour avoir envie de me replonger dans la lecture des Bonnes de Jean Genet ou pour avoir envie d’éplucher toute la presse disponible sur le site Retronews de la BnF.

De la même manière, tel ou tel tueur en série va irrémédiablement appeler chez moi le souvenir de Lacenaire dans Les Enfants du Paradis, et cette réplique culte, où transparait l’orgueil du personnage :

Quand j’étais enfant, j’étais déjà plus lucide, plus intelligent que les autres… « Ils » ne me l’ont pas pardonné, ils voulaient que je sois comme eux, que je dise comme eux. Levez la tête Pierre-François… regardez-moi… baissez les yeux… Et ils m’ont meublé l’esprit de force, avec des livres… de vieux livres… Tant de poussière dans une tête d’enfant ? Belle jeunesse, vraiment ! Ma mère, ma digne mère, qui préférait mon imbécile de frère et mon directeur de conscience qui me répétait sans cesse : « Vous êtes trop fier, Pierre-François, il faut rentrer en vous-même ! » Alors je suis rentré en moi-même… je n’ai jamais pu en sortir ! Les imprudents ! Me laisser tout seul avec moi-même… et ils me défendaient les mauvaises fréquentations…

Quant au seul nom de Landru, il évoque pour moi Barbe bleue, mais surtout le film de Chaplin Monsieur Verdoux, que j’adore :

C’est sur cette dernière évocation que je vous invite, une nouvelle fois, à lire ou relire les différents ouvrages de Philippe Lombard, et en particulier ce cru 2021, qui a été particulièrement riche !

La preuve :

La couverture de Ça s’est tourné près de chez vous – qui rappelle les deux précédents ouvrages également sortis chez La Tengo (Ça tourne mal / Ça tourne mal à Hollywood) me donne d’ailleurs l’espoir qu’un Ça s’est tourné près de chez vous à Hollywood pourrait peut-être être concocté ?

Oui ? Non ? Bientôt ? En tout cas, je guette le prochain !

Bonne(s) lecture(s) à toutes et tous et à très bientôt sur Cinephiledoc !

Avril 2022 : séances et animations du CDI

Comme je l’avais indiqué dans l’article du mois de mars, par souci d’équilibre je présenterai dans cet article les actions menées entre le 25 mars et le 22 avril.

La période ayant été un peu plus calme en terme de séances pédagogiques – cela étant principalement dû au fait que j’ai été absente du lycée pendant une semaine –  j’aborderai ici davantage des questions de communication (notamment autour des journées portes ouvertes du lycée) et de réaménagement des espaces.

Séances et actions pédagogiques

Voici néanmoins un petit point rapide sur les séances menées ce mois-ci, entre le 25 mars et le 22 avril :

  • De la SNT en EMC : comme je l’avais précédemment indiqué, nous abordons avec Roman l’axe thématique de SNT « Réseaux sociaux » en EMC avec deux classes (en plus de deux autres classes avec lesquelles nous faisons bien de la SNT en SNT).

Après une première séance qui permet aux élèves d’analyser leurs pratiques et d’avoir un rappel sur le fonctionnement des réseaux sociaux, la deuxième séance était consacrée à l’escape game ZONE BLANCHE, que j’ai présenté dans l’article du mois de février.

Je suis très contente de cet escape game, je dois l’avouer : les élèves se prêtent complètement au jeu, et certains profitent d’avoir fini avant leurs camarades pour faire les activités bonus sur l’impact écologique du numérique.

Je n’ai pas pu participer à la troisième séance pour 3 demi-groupes, durant laquelle ma collègue d’EMC faisait tirer au sort un réseau social pour que les élèves en fassent la carte d’identité. Je dois normalement participer à la 3e séance du dernier demi-groupe.

  • séances en EMC en seconde : pour le projet autour des réfugiés avec une classe de seconde, nous avons poursuivi les séances durant le mois d’avril.

Les élèves ont poursuivi leur travail sur la situation des réfugiés ukrainiens, avec comme objectif la réalisation d’une exposition, qui devrait être installée dans le hall du lycée.

  • séances en EMC en première : les élèves d’une classe sont venus avec leur enseignante (avec laquelle j’ai déjà l’habitude de travailler) pour trouver des articles de presse sur la recomposition du lien social.

J’avais préparé une fiche pour guider les élèves dans leurs recherches – ils doivent trouver des articles sur les différentes thématiques en lien avec la recomposition du lien social – mais cette dernière n’a pas véritablement été exploitée.

Je la mets tout de même à disposition ci-dessous :

 

Ces séances étant quelque peu bouleversées par les sorties prévues, les absences, les vacances… il est difficile de savoir si les élèves pourront mener à bien leurs travaux.

  • escape game Gustave Eiffel en seconde.

J’en viens au « gros morceau » du mois. En début d’année scolaire, j’avais réalisé l’escape game sur Olympe de Gouges à la demande d’une collègue de français. Comme vous avez pu le constater, cet escape game a servi de support à un certain nombre de séances en première, et a eu, lui aussi, un petit succès.

À la demande d’une amie également collègue de français, j’ai donc réalisé un autre escape game historique / littéraire qui lui permettrait d’introduire une séquence sur la Tour Eiffel.

Ayant une formation littéraire et beaucoup d’appétence pour l’histoire, c’est en effet beaucoup plus facile pour moi de réaliser ce type d’escape game, qu’un escape game autour des sciences par exemple. Je me suis donc prêtée au jeu.

Le scénario que je propose est le suivant : les élèves doivent incarner un visiteur de l’exposition universelle de 1889, et tout en suivant les étapes de la construction de la Tour Eiffel, parvenir au sommet.

En s’aidant du site de la Tour Eiffel, en parcourant les différentes ressources mises à disposition (là encore je fais une sélection d’ouvrages pour l’une des questions), ils doivent résoudre les différentes énigmes. À la fin du scénario, j’ai également glissé un puzzle à réaliser en ligne pour les groupes les plus rapides.

Voilà ce que cela donne :

Les élèves se sont, là encore, bien prêtés au jeu et les deux demi-groupes accueillis ont été très investis et dynamiques.

Voilà pour ces quelques séances menées ce mois-ci. L’an prochain, a priori, j’aurai à présenter des séances en enseignement scientifique et en HGGSP.

Préparation des journées portes ouvertes

Les journées portes ouvertes ont connu au lycée quelques rebondissements assez compréhensibles étant donnée la situation : prévues au calendrier, puis annulées, puis réinscrites à l’agenda, elles ont finalement eu lieu le samedi 26 mars.

Mais revenons un peu en arrière : je l’avais indiqué, Roman et Stéphanie (collègue de français à l’origine de l’escape game Gustave Eiffel) ont travaillé sur des calligrammes avec des élèves de secondes et de premières. Ces derniers étaient destinés à être exposés dans le hall du lycée dans le cadre du printemps des poètes…

À la même période, aux environs du 11 mars, des sons d’abord incongrus, puis un peu plus mélodieux se sont faits entendre dans le hall. En effet, la direction avait décidé d’installer un piano à disposition des élèves.

Après avoir bien râlé – le CDI n’est pas très éloigné du hall – j’y ai vu plus d’avantages que de prétextes à la grogne, allant même jusqu’à réfléchir à des méthodes de piano à commander, pour diversifier le répertoire, qui reste très Lettre à Élise / Harry Potter / Yann Tiersen.

C’est dans ce contexte que nous avons préparé les journées portes ouvertes avec Roman, le CDI ayant déjà reçu les deux fatboys (argument de poids !). Ayant tiré la courte paille, c’est moi qui étais présente ce samedi-là durant 4 heures.

Pour l’occasion nous avions préparé :

  • un panneau d’affichage présentant visuellement les actions sous forme de carte mentale
  • une affiche et un marque-page renvoyant vers le portail E-SIDOC

Quitte à sacrifier un samedi, autant le passer en bonne compagnie : Stéphanie présentait également au CDI l’option LLCA avec deux élèves volontaires.

Nous avons donc passé une matinée très agréable, ponctuée par les visites organisées par des élèves ambassadeurs – j’en profite pour remercier Cassiopée et Tatiana, deux fidèles habituées, d’avoir fait la pub du CDI, si jamais elles passent par ici – et soutenue par le son (très mélodieux ce matin-là) du piano.

Cette initiative m’a amenée également à réfléchir à la façon dont on présente le CDI soit en début d’année, soit à l’occasion des journées portes ouvertes, et j’en tirerai peut-être une partie d’article d’ici juin.

Réaménagement du coin lecture

Durant cette période nous avons poursuivi un réaménagement d’une partie de l’espace du CDI.

J’ai évoqué le mois dernier le projet de COIN ZEN – DO IT YOURSELF que nous avions installé. Les élèves commencent à s’approprier ce petit coin, j’ai vu plusieurs fois des élèves tricoter ou réaliser des origamis.

L’étape suivante a donc été de repenser l’environnement immédiat de cet espace, et c’est ce que j’ai présenté en focus de mon E-INSTANT pour le mois d’avril, ce qui synthétise plus clairement notre travail :

En image, voilà ce que cela donne :

Parallèlement à ça, Roman en a profité pour repenser une partie de la signalétique.

Valorisation du fonds et animation du CDI

Ces différents chantiers (JPO et réaménagement) nous ayant bien accaparé, nous n’avons pas installé durant cette période d’expositions thématiques de conséquence. En revanche, voici les installations et les sélections que nous avons proposées :

  • Sélection sur l’Ukraine (R)

À la fin du mois de mars, Roman a proposé aux élèves une sélection d’ouvrages et de périodiques autour du conflit entre la Russie et l’Ukraine.

Voici l’affiche réalisée pour l’occasion :

Et voici la sélection mise à disposition des élèves :

  • Revue de presse physique (J)

Je l’ai indiqué un peu plus haut dans le cadre du réaménagement du coin lecture : depuis mars 2020 et l’utilisation de la carte sur la liberté de la presse par Reporters sans frontières, j’avais dans l’idée de proposer aux élèves une représentation un peu plus visuelle de l’actualité mondiale.

J’ai beaucoup cogité et j’ai finalement réussi à proposer quelque chose au début du mois d’avril. Il s’agit d’éléments réalisés sur Canva prenant appui sur l’actualité, que l’on affiche autour d’une des versions les plus récentes de la carte.

Deux QR-codes renvoient également à nos deux travaux sur l’actualité de cette année : la revue de presse de Roman et mon ZOOM Actu.

Voilà le rendu final :

  • Présentation des nouveautés

Durant cette période, nous avons mis à disposition des élèves différentes sélections de nouveautés, sans forcément leur adosser de présentations ou d’affiches. Ces sélections sont à retrouver ici :

La dernière semaine avant les vacances j’ai pu proposer une sélection de nouveautés autour de la santé et des sciences principalement…

Voilà la sélection mise à disposition :

  • Tournoi d’échecs : 2e session (R)

Durant les deux semaines précédant les vacances, Roman a organisé une deuxième session d’un tournoi d’échecs au CDI.

Communication : pour les élèves (et pour le lycée en général)

  • Articles publiés sur le blog du CDI

Durant cette période, voici les articles proposés aux élèves : une présentation du coin ZEN / DO IT YOURSELF du CDI, la sélection sur « Comprendre / S’informer sur le conflit en Ukraine », l’annonce du deuxième tournoi d’échecs au CDI, un ZOOM Actu « Vers le premier tour des élections présidentielles » :

et la revue de presse publiée le 7 avril.

  • Articles publiés sur le site du lycée

La petite nouveauté du mois, c’est que j’ai réussi à obtenir de la direction un compte pour publier directement sur le site du lycée – et un compte administrateur de surcroît !

De manière accompagnée (avant la création du compte), j’ai pu publier deux articles, l’un sur les activités de mars au CDI :

l’autre sur le nouvel aménagement de l’espace détente.

Puis, j’ai posté un premier article sur le tournoi d’échecs organisé par Roman. Enfin, j’ai eu le grand plaisir de poster l’article annonçant la publication du premier numéro du journal du lycée de cette année.

En effet, nous avons la chance avec Roman d’avoir cette année un groupe d’élèves très dynamiques qui ont décidé, de manière très autonome, de monter un atelier journal, et d’investir le CDI comme salle de rédaction.

Très investis et à l’écoute de nos conseils (en particulier les conseils précieux de Roman en matière de mise en forme), ils sont parvenus à sortir ce premier numéro début avril.

Journal version finale

Nous étions donc très heureux de donner à cette parution le plus large écho possible…

Communication : pour l’équipe éducative

  • E-INSTANT CDI : focus avril

Pour le mois d’avril, j’ai modifié la page d’accueil de l’E-INSTANT :

et j’ai proposé le focus mentionné plus haut sur le réaménagement du CDI.

Autres activités (réunions, stages, déplacements, publications)

Voici les autres activités menées au lycée ou à l’extérieur durant cette période (du 25 mars au 22 avril), une période un peu plus intense en stages et en réunions que les mois passés :

  • 28 mars: une formation de formateurs à Marly-Le-Roi
  • 31 mars : un conseil pédagogique
  • 4 avril : la première partie d’une formation à initiative locale sur Laïcité et valeurs de la République
  • 11-15 avril : participation en tant que jury aux épreuves orales du CAPES interne et du CAER en documentation
  • 19 avril : la troisième partie de la formation Laïcité
  • 20 avril : un cours à destination des étudiantes de M2 du Master MEEF Documentation

J’ai enfin réussi à finaliser un nouvel épisode de l’histoire numérique de la documentation consacré principalement aux listes et aux lettres de diffusion, et qui sort le même jour que cet article.

Je vous souhaite une très bonne fin du mois d’avril et vous dis à très bientôt pour un nouvel article sur Cinephiledoc !

En compagnie de Sir Ridley

Pour alterner les évocations cinéphiles entre cinéma muet et parlant, entre Hollywood et films français, j’ai choisi pour ce nouvel article de convoquer un réalisateur qui fait partie de mes cinéastes contemporains préférés.

Le titre étant sans ambiguïtés aucunes, je veux évidemment parler de Ridley Scott. J’ai loin d’avoir une connaissance exhaustive et approfondie du cinéma de Ridley Scott, qui me donne souvent l’impression d’exceller dans tous les genres, mais c’est l’un des réalisateurs pour lesquels, lorsque j’entends parler d’une sortie à venir, mes antennes de cinéphiles se dressent.

Gage Skidmore, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons

L’ouvrage qui est à l’origine de cet article, et que je vous présenterai un peu plus bas, m’a permis de faire le point sur la filmographie de Sir Ridley, de retrouver des éléments plus que familiers, et de me dire aussi que j’avais encore quelques confusions à éclaircir et quelques belles découvertes à faire.

Filmographie

Dans le livre consacré à une rétrospective de Ridley Scott, la filmographie apparaît tout à la fin, juste avant les remerciements de l’auteur et les sources. Mais c’est la rubrique que j’ai consultée en premier, histoire de faire un petit point sur l’état de mes connaissances, qui peuvent se résumer ainsi, avec des catégories relativement mouvantes :

  1. les vus, vus, vus et revus : Gladiator, Kingdom of heaven (à un détail près), Robin des Bois, Seul sur Mars
  2. les piliers : Alien, Blade Runner (et les 4 films de la catégories précédente)
  3. les vus une ou deux fois et qu’il faudrait revoir : Les Duellistes, Exodus, The Last Duel (c’est bien historique tout ça)
  4. je l’ai vu une fois et cela me suffit… 1492: Christophe Colomb
  5. ceux qui sont sur ma pile « à voir » : Thelma & Louise, Hannibal, American gangster, House of Gucci
  6. et puis tous les autres…

Mon affection pour le cinéma de Ridley Scott est fluctuante, et ne lui est pas toujours acquise, mais une chose est sûre : il ne m’a jamais laissée indifférente.

Je m’arrange toujours pour aller voir ses films au cinéma – même si certains de ses univers me sont plus familiers que d’autres – mais immanquablement, je vais avoir des trous dans la raquette. À raison de 4 films par décennie, peut-on parler d’un réalisateur prolixe ou méticuleux ? Ou les deux à la fois ?

Maximus, Maximus, Maximus

Le premier souvenir, ce n’est ni Blade Runner, ni Alien.

C’est Gladiator en cours de latin en classe de troisième. Je ne suis pas sûre que l’enseignante avait payé les droits (tiens là c’est la prof doc qui parle) mais c’était encore sur VHS, c’est une certitude.

Gladiator a enraciné en moi un goût très prononcé pour les films historiques et pour Russell Crowe, et a fait se manifester dans mon cerveau une presque vérité : les films de Ridley Scott étaient forcément avec Russell Crowe. Jusqu’en 2010 et le refroidissement de leurs relations, j’avais presque bon…

Mais c’est aussi pour cette raison que, dans ma tête, pendant un petit moment, Master & Commander de Peter Weir et Noé de Darren Aronofsky, avaient été réalisés par Ridley Scott.

Russell Crowe a longtemps fait partie des acteurs (hollywoodiens) pour lesquels j’avais le plus d’admiration, et si je mets hollywoodiens entre parenthèses, c’est parce que je lui adjoins Leonardo di Caprio et les britanniques Gary Oldman et Alan Rickman.

Des acteurs caméléons, capables de prendre 20 kilos pour un rôle et de les perdre juste derrière pour un autre, capables de se métamorphoser, devenant tour à tour gladiateur de l’empire romain, génie des maths schizophrène ou encore capitaine de vaisseau engagé dans les guerres napoléoniennes.

J’ai vu Gladiator un nombre incalculable de fois, je suis capable de scander la musique de la scène de bataille, de réciter un bon nombre de répliques de mémoire, et ma vision de l’histoire romaine est très certainement influencée par la reconstitution que nous en offre Ridley Scott.

Il est donc naturel que les films de Ridley Scott vers lesquels je me tourne le plus naturellement sont ses films historiques : le deuxième de ses films que j’ai visionné à haute dose est Kingdom of Heaven (même si je me suis rendue compte, grâce à mes lectures, que je n’en avais jamais vu la version Director’s cut).

Viennent ensuite :

  • Robin des bois (que j’aime malgré tout ce qu’on peut en dire, et en dépit de la scène de bataille finale*),
  • Les Duellistes et The Last Duel qui forment dans ma tête une symétrie parfaite,
  • Exodus, qui est bien lointain dans mon souvenir et que je croyais même ne pas avoir vu
  • et 1492 : Christophe Colomb, que je garde en tête même s’il ne fait pas du tout partie de mes préférés…

*de toute façon je ne peux pas m’empêcher de voir un film consacré à la figure de Robin des bois, et je n’arrive pas à décider, entre Errol Flynn, Kevin Costner, Russell Crowe ou le renard de Disney, lequel a ma préférence…

Une pincée de SF et d’espace…

Un autre versant du cinéma de Ridley Scott que j’ai découvert bien plus tardivement est celui de la science-fiction, avec Blade Runner et Alien, et avec beaucoup plus récemment Seul sur Mars.

Si j’arrive à reconnaître ce que les deux premiers ont de fondamental pour le cinéma de science-fiction, et si je les ai vus tous les deux plusieurs fois, ce n’est pas cette partie de l’univers Scott qui me fait aller au cinéma. J’ai vu les 3 premiers de la saga Alien, je n’ai vu ni Prometheus, ni Alien : Covenant.

Quant à Blade Runner : 2049 réalisé par Denis Villeneuve et produit par Ridley Scott, il m’a laissé beaucoup moins de souvenirs que son illustre parent.

Parmi ce pan de l’univers, le film que j’apprécie le plus c’est Seul sur Mars, qui rentre dans ma catégorie des « vus, vus, vus et revus », mais ce n’est pas tant pour sa thématique – quoique le thème de la survie en solitaire me parle bien – que pour l’humour dont fait preuve le scénario.

Ridley Scott : rétrospective

C’est avec toutes ces images en tête, celles obsédantes de Maximus, celles dépaysantes autour de Jérusalem, celles terrifiantes d’un vaisseau spatial bientôt dévasté ou celles désertiques de la planète rouge, que je me suis dans l’ouvrage qui m’intéresse aujourd’hui.

Il s’agit, en toute sobriété, d’un livre de Ian Nathan publié en octobre 2021 aux éditions Gründ – la sortie du livre était contemporaine de la sortie en France sur les écrans de The Last Duel et de House of GucciRidley Scott : rétrospective.

C’est un beau livre, qui offre un panorama tout à fait satisfaisant et agréable du cinéma de Ridley Scott, mais qui nous donne aussi un aperçu humain du cinéaste.

Ce qui fait que le livre est plus qu’un beau livre, ce qui le rend beaucoup moins impersonnel que le premier ouvrage venu sur tel ou tel réalisateur, c’est l’intervention régulière de l’auteur. Ian Nathan ne se contente pas de présenter et d’analyser la filmographie de Ridley Scott, il raconte Ridley Scott.

Il évoque non seulement sa biographie, son parcours – ce qui pousse encore un homme qui a maintenant 84 ans à continuer à faire des films tous plus étourdissants les uns que les autres – mais aussi les tournages et les interviews.

On y découvre un cinéaste méticuleux et obsessionnel à la Stanley Kubrick et un amoureux du cinéma qui aime tester les journalistes en entretien, en faisant mine de ne pas se souvenir de tel ou tel acteur ou de tel ou tel réalisateur.

C’est en le lisant, en lisant combien pouvait être épique rien que le tournage d’un film de Ridley Scott, que j’ai eu envie de voir les autres films : enfin découvrir Thelma & Louise, enfin essayer de revoir 1492 : Christophe Colomb (même si je ne parviens pas, certainement, à l’apprécier à sa juste valeur), enfin voir House of Gucci.

Lorsque l’on retourne le livre et que l’on s’attarde sur la quatrième de couverture, on voit les autres cinéastes qui ont arrêté le regard de Ian Nathan : Guillermo del Toro, Wes Anderson, Quentin Tarantino… tous ces noms, avec Ridley Scott, que l’on associe à une identité visuelle bien marquée et à une rare minutie, des cinéastes de l’obsession.

Dans les dernières pages du livre, Ian Nathan m’a rappelé cette promesse avortée de Kubrick et non tenue par Spielberg : ce Napoléon tellement fantasmé pour lequel Kubrick avait accumulé les notes, les idées de costumes et une documentation gigantesque.

Je guette ce Napoléon depuis des années, je l’aperçois de temps à autre dans tel ou tel ouvrage de cinéma, comme une mention, une petite note de bas de page, et cependant, pour une fois, le mirage semble prendre des contours un peu plus nets qu’à l’accoutumée : la fin du dernier chapitre du livre évoque un tournage début 2022 (en Angleterre et à Malte), l’article consacré à Ridley Scott sur Wikipédia annonce une sortie en 2023, certes directement sur Apple TV mais quand même…

Croisons les doigts !

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