Etiquette d'archives: Akileos

2017 : Palmarès de lecture

Avec un peu de retard, je suis de retour sur le site pour vous souhaiter une excellente année 2018 et faire un petit point rapide sur mes lectures cinéphiles de 2017.

J’en profite également pour dire que j’ai déjà au moins trois livres bien sympathiques dont je pourrai vous parler dans les prochains articles cinéphiles sur #Cinephiledoc.

Un autre petit mot concernant le site : il reste encore quelques couacs, concernant l’intégration de ressources, des partages d’images, et aussi l’apparence de #Cinephiledoc, ils seront résolus d’ici le mois de mars, quand j’aurai un peu plus de temps à y consacrer.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

C’est la première année que je le publie aussi tard, car j’hésitais à l’associer aux premières lectures de 2018…

Voici d’abord un état chiffré des lectures 2017 :

  1. janvier-février. 6 lectures, les Comment des éditions 404, et les deux sorties de janvier de Akileos, Le Parrain et Les Sept samouraïs
  2. mars.  1 lecture : La Parole du muet (tome 1)
  3. avril. 2 lectures : le catalogue d’expo de la Cinémathèque, Enfance et cinéma et l’ouvrage Hommage aux studios Ghibli : les artisans du rêve.
  4. mai. 2 lectures : Disney graphics : l’univers décrypté en infographies et Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes.
  5. juin. 1 lecture : le dernier volume d’Enrico Giacovelli sur le cinéma comique américain.
  6. septembre. 2 lectures : Les Mains au cinéma et le nouveau Gastronogeek sur les séries.
  7. octobre : deux lectures. Les deux sorties Akileos du moment : Rio Bravo et Retour vers le futur.
  8. novembre : deux  lectures. Akileos, toujours : Le Voyage de Chihiro et Blade runner.
  9. décembre : deux lectures. Le dernier Akileos de 2017 sur Star Wars et Faire des sciences avec Star Wars de Roland Lehoucq.

Au total 20 lectures, avec beaucoup de choses que j’ai pu retrouver d’une lecture à l’autre (pas forcément des lectures qui se démarquent, se détachent sur l’ensemble).

J’ai accordé cette année beaucoup d’importance aux petites collections que je commence à vraiment apprécier, et on y retrouve souvent les mêmes genres cinématographiques. Cependant, pour les curieux, voici ce qu’on peut retenir.

Palmarès 2017

Les petites collections qui montent…

Cette année aura été placée sous le signe de la maison d’édition Akileos, dont j’ai lu chaque opus successif : 7 lectures, au total.

Il y a aussi les petits « Comprendre » des éditions 404, mais leur parution ne s’est pas étalée sur toute l’année, et un bref coup d’oeil sur leur site internet m’a permis de constater que je n’avais pas manqué une sortie absolument indispensable ces derniers temps.

Donc la petite collection qui se démarque cette année, c’est encore une fois Akileos, avec une mention particulière pour leur ouvrage sur Rio Bravo, qui était absolument parfait !

Il y a aussi la collection Détails des éditions Aedon – La Septième obsession, mais, comme pour les éditions 404, pas de nouvelles publications annoncées prochainement dans cette maison d’édition. On en reste donc au curieux et néanmoins très agréable Les Mains au cinéma, même si depuis novembre, est sorti un ouvrage visiblement assez prometteur sur Le thriller érotique

Univers d’enfance au cinéma

Voici un thème qui a parcouru au moins cinq de mes lectures cette année, avec une prédominance certaine de l’univers Ghibli.

Je laisse de côté le catalogue de la Cinémathèque, qui m’avait quelque peu déçue, tout comme le Disney Graphics.

J’ai suffisamment parlé d’Akileos pour ne pas avoir à revenir sur l’ouvrage consacré au Voyage de Chihiro, c’est donc à l’Hommage aux studios Ghibli : les artisans du rêve, que j’accorde ma préférence, tant pour la qualité de son analyse que pour sa mise en page soignée et qui rend tout à fait justice au foisonnement et à la beauté des studios.

Sur les quatre lectures, une seule donc à retenir à tout prix : celle co-éditée par Ynnis et Animeland.

Retrouvailles avec le cinéma comique

Je clos ce palmarès (même si je n’ai pas évoqué tous les livres et même si ceux laissés de côté sont loin de m’avoir déçue) par l’ouvrage d’Enrico Giacovelli, que j’ai longtemps attendu.

C’était mon petit bonheur de l’année de retrouver cet auteur, sa passion pour le cinéma comique, lui qui m’avait fait découvrir tout un univers que j’ignorais.

Et même si cette joie a été quelque peu assombrie par le projet de Giacovelli de réduire son panorama à ce dernier tome, j’ai été très heureuse de finir de partager cet univers avec lui.

Bilan

Voilà pour ce palmarès avec aussi trois constats :

  1. beaucoup moins d’ouvrages sur les séries télévisées cette année. Il est vrai qu’hormis l’excellent Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes, de Ioanis Deroide, et le Gastronogeek, je n’ai rien vu qui ait su retenir mon attention…
  2. presqu’aucune fiction, hormis la bande dessinée La Parole du muet. J’ai guetté toute l’année sans succès un écrivain qui puisse me parler de cinéma, et je n’ai pas réussi à trouver d’aussi bons livres que les années passées, en tout cas rien qui mérite de s’y arrêter…
  3. et cette année, j’ai fait dans le « léger », donc le petit livre, aussi agréable à lire que facile à transporter, en m’attardant moins sur ce qu’on appelle communément les « beaux livres »…

Pour 2018, donc, j’ouvrirai l’année des comptes-rendus avec :

  • un beau livre
  • un roman et une autobiographie
  • et éventuellement un livre consacré à des séries télévisées.

D’ici là, je vous souhaite à nouveau une belle année, et je vous mitonne pour très prochainement un site avec moins de couacs et le prochain article #profdoc.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

Laisser un commentaire

Classé dans Bibliothèque cinéphile

Humeur #StarWars côté lectures

Comme promis dans l’article précédent, j’évoquerai ce dernier compte-rendu de lectures de 2017, la date oblige, quasi exclusivement à des ouvrages consacrés à l’univers de Star Wars.

Message personnel

Je commencerai par une pensée solidaire et émue au Crime de l’Orient-Express, qui sort le même jour en France que l’épisode VIII de la saga…

J’ai essayé ces derniers temps d’imaginer avec mes amis ce que pourrait être la découverte pour le réalisateur, Kenneth Branagh, de la date de sortie, lors d’une conversation par exemple avec des producteurs (ou en tout cas les personnes qui gèrent le calendrier des sorties en salles) :

« Bon Kenneth, on a revu le calendrier. En France, ton film sortira le 13 décembre…

_ Ok, ce n’est pas loin des fêtes, les Français aiment bien les films avec plein de stars…

_ Le même jour que le dernier Star Wars

_ Noooooooooooonnnn ! (hurlement de désespoir) »

Bref, même si je déteste ce qu’il a fait à la moustache d’Hercule Poirot, j’irai voir (pas forcément le 13 décembre – et Star Wars non plus d’ailleurs) Le Crime de l’Orient-Express.

Qui sait, peut-être cette adaptation égalera-t-elle celle de Sidney Lumet, où figuraient notamment Lauren Bacall, Sean Connery, Jean-Pierre Cassel ou encore Anthony Perkins…

Mais revenons-en à Star Wars.

Le dixième et pas le moindre

Une fois encore, l’une des deux lectures que je vais évoquer ici est issue de la maison d’édition Akileos.

Après cette année Rio Bravo, Retour vers le futur, Le Voyage de Chihiro et Blade Runner, comme une apothéose, les éditions Akileos proposent pour finir l’année et comme dixième numéro de cette collection « BFI : Les Classiques du cinéma », un petit ouvrage consacré à Star Wars.

Évidemment, je ne dirai pas que ce dernier opus est le meilleur de toute la collection (mon plus beau souvenir restant la lecture du numéro 7, consacré à Rio Bravo). Mais ce numéro 10, qui revient principalement sur la genèse et la réalisation de ce qui deviendra l’épisode IV, est à la hauteur de l’ovni cinématographique que Star Wars continue de représenter.

L’homme qui voulait être Han Solo et qui devint Dark Vador

Le livre en question est l’oeuvre de Will Brooker, un universitaire anglais, qui a consacré plusieurs articles et ouvrages à la culture populaire, notamment Batman, Blade Runner, Alice au pays des merveilles, et bien-sûr Star Wars.

Il a été traduit et publié par Akileos en septembre 2017 (il était donc temps que j’en parle).

Après une introduction où l’auteur évoque le manque de travaux universitaires et d’essais sur Star Wars (et le manque de crédibilité que la saga suscite chez les critiques de films, mais aussi le mépris et la condescendance qu’elle provoque chez ce même public), il concentre son propos principalement sur son réalisateur, George Lucas.

Réalisateur certes, mais aussi producteur, et finalement créateur d’un univers qui égale en complexité ceux de Tolkien ou de George R.R. Martin…

Désormais, à chaque fois que l’on va me parler de George Lucas, je vais avoir en tête la vidéo où Carrie Fisher lui rend hommage, avec un humour irremplaçable :

Le propos est le même, ou presque, dans l’ouvrage de Will Brooker.

Ce dernier revient sur les années de formation de Lucas, sur son ambition d’inventer un autre cinéma, un cinéma expérimental, de nouvelles formes, et de se libérer du carcan commercial d’Hollywood.

Star Wars, c’est l’histoire d’un introverti agoraphobe et psychorigide (une sorte de « control freak ») qui voudrait être tout le contraire.

Star Wars, c’est l’histoire d’un réalisateur qui voudrait être le Godard américain (ouf, on l’a échappé belle !) et qui se retrouverait, imaginons, à réaliser La Grande Vadrouille. C’est l’histoire d’un homme qui voudrait incarner la rébellion et que son besoin de contrôle et son idéal d’ordre conduisent du côté obscur, du côté de l’Empire.

Bref, Star Wars, c’est l’histoire de quelqu’un qui voulait être Luke Skywalker, ou encore mieux, Han Solo, et qui se retrouve sous le casque de Dark Vador.

Voilà le portrait proposé par Will Brooker, étayé de souvenirs de tournage, d’archives et d’interviews.

On oscille en permanence, du coup, durant cette lecture, entre le rire et la compassion. Vous êtes un réalisateur formé, avec toute votre petite bande de copains, Coppola, Spielberg, au cinéma et bercé par la Nouvelle vague, vous rêvez de révolutionner le genre et la forme, et vous réalisez Star Wars.

La note d’espoir sur laquelle l’auteur clôt son livre, c’est qu’une fois la saga complète (mais le sera-t-elle jamais ?) George Lucas puisse enfin réaliser son rêve de cinéma expérimental.

En attendant, il faudra encore et toujours persuader les condescendants que George Lucas reste un artiste et un créateur d’univers, même si, à ceux-là, on ne peut plus envoyer Carrie Fisher, malheureusement…

Et si certains en doutent encore, qu’ils se penchent sur ma deuxième lecture. Si elle ne leur ouvrira peut-être pas les yeux, elle leur donnera du grain à moudre !

De l’histoire, de la mythologie, de la philosophie, et des sciences…

Lors de la sortie en salle de l’épisode VII, en décembre 2015, les ouvrages et les hors-séries de revues avaient abondé sur Star Wars, certains consacrés aux personnages, d’autres revenant sur le tournage, sur les influences de George Lucas, sur les questionnements philosophiques, sur les personnages…

Voici la photo d’une exposition Star Wars que j’avais faite au CDI à ce moment-là, et à l’occasion de laquelle j’avais rapporté de chez moi une sélection de livres et de magazines.

Évidemment, depuis, la liste des ouvrages consacrés à la saga s’est allongée, et tout n’est pas forcément intéressant ou à portée financièrement… Comme tout univers en développement, on ne cesse de proposer au lecteur le « guide final », l’ouvrage « ultime » qui l’accompagnera, au moins jusqu’au prochain volet.

Ce qui m’a intéressée dans l’ouvrage que j’ai choisi pour achever cette année de lectures 2017, c’est que je connaissais déjà certains travaux de l’auteur. Je savais aussi qu’il proposerait à la littéraire que je suis, un éclairage particulier sur Star Wars, intéressant et à ma portée.

Il s’agit de : Faire des sciences avec Star Wars, de Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA, et qui ne se contente pas de nous faire découvrir sous cet angle l’univers de Star Wars, mais qui est également connu pour ses conférences sur Interstellar, Seul sur Mars ou encore Tintin.

Dans ce petit livre de quelques 160 pages, il décrypte pour nous des éléments bien connus de l’univers Star Wars : la force, les sabres lasers, les blasters, l’étoile de la mort… pour ne citer que les premiers sur lesquels il s’attarde.

Pour chaque élément, il étudie les influences scientifiques et la faisabilité : peut-on fabriquer un sabre laser ? quelle est la taille de l’étoile de la mort ? comment peut-elle générer autant d’énergie pour détruire une planète ?

Certes, en bonne littéraire, je ne retiens pas forcément tout du propos de Roland Lehoucq, mais ce qui m’a amenée à le lire, c’est d’abord ma curiosité, et aussi ses talents de conteur et de vulgarisateur.

Cet ouvrage m’a permis d’apprendre et de comprendre des concepts scientifiques par le biais de Star Wars, mais c’est aussi un prétexte pour moi d’élargir mon propos.

Car s’il est agréable à lire, Roland Lehoucq est aussi captivant à écouter, et je vous recommande n’importe laquelle de ses conférences (au hasard je mets ci-dessous celle sur Interstellar).

En guise de prolongement et de conclusion…

Puisque nous sommes sur YouTube, restons-y (et cela me permettra d’évoquer tout autre chose que Star Wars et de vous souhaiter de bonnes fêtes en avance, par la même occasion) : ce mois de décembre, la chaîne The Chaplin Films propose un abécédaire Chaplin en anglais et en français.

Chaque jour vous pouvez retrouver deux mots dans une courte vidéo ainsi que des extraits des films de Chaplin illustrant ces mots.

C’est donc avec A comme Amour (si c’est pas mignon) que je vous laisse :

Je publierai le dernier article #profdoc de l’année le 22 décembre, et j’attendrai début janvier 2018 pour faire le palmarès des lectures de 2017.

D’ici là, bonnes lectures, bons films, belles vidéos, et à très bientôt sur Cinephiledoc.com !

Laisser un commentaire

Classé dans Bibliothèque cinéphile

Promenade cinéphile d’automne

Avant de parler sur ce site (il faut que je m’habitue, même si l’en-tête reste toujours « blog ») de calendrier de l’avent, de stage, de formation à la recherche et de désinformation, voici une petite promenade parmi mes lectures cinéphiles de cet automne.

Cet article ne sera pas forcément très long, en effet je compte publier un dernier compte-rendu de lecture début décembre, consacré comme il se doit à Star Wars (puisque nous verrons une dernière fois sur grand écran une Carrie Fisher épargnée d’un double numérique…).

Collection BFI / Akileos : la suite

Durant une bonne partie du mois de novembre, j’ai poursuivi mes lectures de la collection du British Film Institute, traduite et publiée chez Akileos.

Après Rio Bravo, que j’avais adoré, et Retour vers le futur, qui m’a quelque peu laissée sur ma faim, je me suis plongée dans les deux livraisons suivantes (je garde celle consacrée à Star Wars pour mon mini compte-rendu de décembre, vous l’aurez compris…).

Ces deux livraisons étaient, dans le désordre (puisqu’elles sont numérotées 6 et 9 dans la collection) : Le Voyage de Chihiro, de Andrew Osmond et Blade Runner, de Scott Bukatman.

Les deux lectures, chacune à leur manière, m’ont emballée et m’ont plongée dans l’univers cinématographique de ces deux films, aussi différents soient-ils, à la perfection !

  • Le Voyage de Chihiro

Comme avant pu le faire plus succinctement l’ouvrage consacré aux studios Ghibli dont j’ai parlé plus tôt dans l’année, le petit livre d’Andrew Osmond revient sur la genèse du film, en s’attardant davantage sur les influences de Miyazaki.

Évidemment, cela n’enlève rien à la qualité du premier ouvrage, car il analysait chacun des films du studio, quand celui publié chez Akileos se concentre sur Chihiro.

Osmond alterne l’étude de certaines scènes du film (la fameuse scène dans le train), les influences de Miyazaki (dont Alice au pays des merveilles, Le Roi et l’oiseau…) la genèse du film, la production, les méthodes de travail du réalisateur et l’ambiance des studios, la réception du film enfin, une sorte de rêve éveillé quelque peu décousu, mais auquel le rêveur adhère tout même à chaque instant, en pleine connaissance de cause.

En effet, Osmond revient sur certaines incohérences du scénario, qui ont déconcerté les critiques à la sortie du film. Il n’en demeure pas moins que Chihiro reste un bijou, un morceau de rêve dans lequel j’ai eu envie de me replonger dès ma lecture achevée.

Ce n’est pas mon Miyazaki de prédilection. Je lui ai longtemps préféré Le Château ambulant, dont la copie en DVD a fini par souffrir à force d’être regardée, et dont j’adore les personnages secondaires : Navet et Calcifer. Et j’ai un faible pour Porco Rosso, que j’ai découvert à la sortie du dernier Miyazaki, Le Vent se lève.

Mais revenons-en à ce petit livre. Ce qui intéresse surtout Osmond, c’est le personnage de Chihiro à proprement parler, son évolution, d’une adolescente grincheuse et renfermée en aventurière.

L’évocation suit Chihiro pas à pas, et c’est aussi ce qui donne envie de revoir le film et son univers foisonnant, ses bains et ses chaufferies, ses repas gargantuesques, le vieux Kamaji et ses noiraudes, son sans-visage, les employés grenouilles, Bô, les trois têtes bondissantes, Yubaba et Haku…

Voilà pour cette première lecture.

  • Blade Runner

L’autre ouvrage publié en octobre / novembre par Akileos est Blade Runner, de Scott Bukatman.

Même plaisir à la lecture, même envie – pas encore réalisée cependant – de revoir le film (même si depuis, j’ai vu et apprécié la suite, Blade Runner 2049, réalisée par Denis Villeneuve.

L’analyse de Scott Bukatman m’a fait penser à un livre que j’ai eu l’occasion de découvrir il y a plusieurs années, et je me suis demandée d’ailleurs si l’auteur n’y avait pas participé…

Il s’agissait de La Ville au cinéma, une encyclopédie publiée par Les Cahiers du cinéma, sous la direction de Thierry Jousse et Thierry Paquot.

Pourquoi ai-je pensé cela, alors que finalement, ce n’était pas le cas ? Parce que Scott Bukatman accorde une grande place dans son analyse à la façon dont la ville est filmée dans Blade Runner.

Autre film, autre voyage… et dont les évocations entrainent le lecteur, au-delà d’une ville toute en contrastes, brumes, obscurités et lumières, vers d’autres lieux et d’autres lectures.

On y suit le tournage évidemment, on y retrouve Fritz Lang et son Metropolis comme l’une des sources d’inspiration, mais on s’attache aussi aux pas des réplicants, entre vie et illusion, à nouveau rêve et réalité, cinéma et vérité.

Pour ce mois de novembre, voici donc deux belles lectures et deux escapades dans des mondes mi-rêvés mi-cauchemardés.

Et si on parlait de Clouzot ?

Enfin ma dernière lecture de novembre n’en est pas une. Je ne l’ai même pas commencée. Il s’agirait presque de ce qu’on pourrait appeler une erreur de casting.

Cette fin d’année a été l’occasion de rendre hommage au cinéaste Henri-Georges Clouzot, disparu en 1977. Cela a donné lieu à des rétrospectives et des publications.

En tant que cinéaste, mais également par sa personnalité, Clouzot m’a toujours fascinée.

J’ai adoré les quelques films que j’ai pu voir de lui : Quai des orfèvres, Le Corbeau et surtout Les Diaboliques.

Je garde en mémoire cette anecdote d’une spectatrice parlant à Hitchcock, à peu près en ces termes :

« Depuis que j’ai vu Les Diaboliques, je ne peux plus prendre de bain. Maintenant que j’ai vu Psychose, je ne peux plus prendre de douche. Que me suggérez-vous ? »

Réponse sans appel d’Hitchcock : « Le nettoyage à sec. »

J’ai donc cherché parmi les publications récentes quelque chose qui me raconte à la fois la vie de Clouzot, et qui me donne un aperçu, avec une iconographie relativement riche, de sa filmographie.

Le livre que j’ai trouvé est certainement un excellent livre, Le Mystère Clouzot, publié par la Cinémathèque française. Mais les auteurs axent leur analyse de Clouzot autour d’un film que je n’ai pas vu, Le Mystère Picasso.

Je ne peux donc ni parler correctement du film, ni, à plus forte raison, parler correctement du livre.

Il faudra que je vois ce film ou que je trouve autre chose, sur Clouzot, à me mettre sous la dent.

En attendant, je vous souhaite un bon mois de décembre, je vous parlerai très prochainement de deux petits ouvrages très intéressants sur Star Wars, avant mon compte-rendu #profdoc de mes activités entre le 27 novembre et le 22 décembre.

À bientôt sur Cinephiledoc.com !

Laisser un commentaire

Classé dans Bibliothèque cinéphile