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Mois : novembre 2018

Novembre 2018 : séances et animation du CDI

Cet article sera principalement consacré à un projet sur lequel je travaille avec ma collègue d’histoire-géographie depuis septembre 2018.

Nous avons bien entendu commencé à réfléchir à ce projet bien avant, et les pistes de réflexion ont été multiples, c’est pourquoi je vous propose un petit flashback sur les origines de ce travail.

Centenaire 1918 – Adopte un poilu

Vous l’aurez compris, et ce n’est pas très original, nous avons décidé de monter un projet autour des commémorations du centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

Aux origines : novembre 2017-février 2018

Le point de départ de ce projet, outre un intérêt que certains me connaissent depuis longtemps sur tout ce qui concerne l’histoire, et mon affection toute particulière pour les collègues d’histoire-géo, c’est une passion récente (quoique, déjà ado je fréquentais les mairies pour photocopier des actes de naissance familiaux) pour la généalogie.

J’ai d’ailleurs eu l’occasion de vous en parler en février 2018, dans l’article #profdoc mensuel :

Février 2018 : séances et animations du CDI

Je suis d’ailleurs très heureuse d’avoir pu enfin mettre la main, il y a quelques semaines, sur des documents familiaux et notamment une fiche matricule qui, jusque-là, n’avait pas été numérisée…

Avril – Mai 2018 : la fiche projet

Évidemment, j’en ai discuté autour de moi, et principalement avec ma copine d’histoire-géo, et nous avons donc commencé à élaborer une fiche projet, qui comprenait :

  • l’adoption d’un poilu de la ville par chacun des élèves d’une classe,
  • des acquisitions pour le CDI,
  • des expositions (convention avec la bibliothèque départementale de prêt, exposition réalisée par les élèves, exposition de ressources au CDI),
  • des visites à l’extérieur (visite de l’exposition organisée par la mairie, commémorations du 11 novembre, éventuellement musée de la Grande Guerre à Meaux, et pour finir, un petit voyage à Verdun)

Le détail de cette fiche projet est disponible ici :

Adopte-un-poilu

Mai 2018 : constitution des premiers regroupements de ressources

Suite à ces premières réflexions, j’ai travaillé sur des ressources en ligne autour de la première guerre mondiale, à mettre à disposition des élèves, j’ai donc proposé à ma collègue un parcours en ligne (sur le modèle de ceux réalisés sur la désinformation, sur les femmes, sur Info’Sphère, mais sans les petits jeux et les énigmes à décoder).

Ce parcours a été évidemment réalisé sur Genial.ly, et en voici le lien :

On accède aux différentes salles du parcours en cliquant sur l’affiche de mobilisation générale, puis tout est organisé de manière thématique :

  • les causes de la guerre et les forces en présence (ce qui amène, en cliquant sur la carte, à la partie consacrée à « La guerre en cartes » et aux principales batailles en France)
  • la galerie de portraits (militaires, politiques, écrivains et peintres…)
  • la guerre au cinéma
  • un panorama de Unes de presse durant le conflit
  • les documents proposés par le CDI (documentaires, fictions, lectures en ligne et jeux)
  • des ressources en ligne (expositions virtuelles et jeux sérieux)
  • enfin une partie sur la mémoire, avec des informations sur le centenaire, sur des recherches généalogiques, sur des mémoriaux…

L’élève (ou l’enseignant) peut circuler à sa guise dans ce parcours, en cliquant à chaque fois sur la petite silhouette de poilu présente sur chaque page pour revenir en arrière.

Juin 2018 : la surprise du carnet de Camille

En déplacement professionnel en juin 2018, je retrouve Perrine Chambaud, à qui j’avais parlé rapidement de mon projet sur la première guerre mondiale.

Elle me fait la surprise de m’apporter le carnet de Camille, l’un de ses aïeuls, un carnet rédigé sans doute durant une permission et retraçant son parcours de 1914 à octobre 1918 (date à laquelle Camille a été mortellement blessé sur le front belge).

Je me suis donc occupée, durant le petit temps où Perrine m’a confié le carnet, de le retranscrire et de le photographier entièrement, et d’en faire un site :

Le carnet de Camille

Le site est organisé en plusieurs rubriques :

  • dans la rubrique « Le carnet », j’ai découpé le texte par années et par grands ensembles thématiques, pour en faciliter la lecture. Je propose également une version tout en texte, année par année, et une autre tout en image.
  • dans la rubrique « Cartes », je reconstitue l’itinéraire de Camille en utilisant Google Maps
  • dans les « Documents complémentaires », j’ai placé les autres documents qui figuraient dans le carnet, la lettre de l’aumônier annonçant sa mort, sa médaille militaire, le parcours de son régiment, et les informations que j’ai pu retrouver (sa fiche matricule).
  • enfin dans les « Ressources généalogiques », je regroupe la présentation sur Genial.ly citée précédemment, les sites institutionnels, des vidéos et un article sur les mots des tranchées, permettant de comprendre certaines expressions utilisées par Camille.

Cela m’a fait une drôle d’impression de ressusciter ce soldat, et cela a continué de tenir en haleine mon intérêt pour ce projet et pour cette période historique.

Merci encore mille fois à Perrine de m’avoir donné l’occasion de faire la connaissance de Camille !

Août – septembre 2018 : fouilles familiales

Durant la fin de l’été et le début de l’année scolaire, j’ai enrichi mon fonds généalogiques de quelques autres documents dénichés ici ou là : livres retrouvés dans un grenier ou dans une bibliothèque, livret militaire, photographies, objets…

J’ai également commencé une veille plus poussée sur tout ce qui concernait le Centenaire, veille réalisée principalement sur Twitter.

Enfin, avec ma collègue d’histoire-géo, nous avons finalisé l’organisation du travail avec sa classe de Première ES1 qui travaillerait avec nous sur ce projet.

Septembre – octobre 2018 : les séances de recherche

Entre septembre et octobre, de la séance de présentation à la séance de « finalisation » du travail, nous avons, avec ma copine d’histoire-géo, co-animé 7 heures de séances, durant lesquelles les élèves, ayant adopté par binôme un poilu de Sainte-Geneviève des bois figurant sur le monument aux morts, avaient pour mission de trouver le maximum d’informations sur celui-ci.

Lors de la première séance, nous leur avons présenté le projet, avec comme supports : le parcours de ressources sur Genial.ly, et un diaporama ainsi qu’une fiche élève proposés par ma collègue, qui leur redonnaient les principales étapes du travail.

Il leur fallait ainsi :

  • retrouver sa fiche matricule et sa fiche de « Mort pour la France »
  • reconstituer son itinéraire en consultant les journaux de marche numérisés de son régiment
  • réaliser une affiche sur leur poilu
  • choisir deux photographies (ou plus) en lien avec la première guerre mondiale, en consultant les documents mis à leur disposition ou en trouvant des documents sur internet
  • venir me trouver pour m’indiquer des informations sur leur poilu, ceci me permettant de réaliser une version « numérique » de leur exposition, version réalisée sur Genial.ly et disponible ci-dessous

Parallèlement à ces travaux, nous étions en discussion, ma collègue et moi-même, avec les personnels de la mairie, en particulier l’adjointe au maire, Mme Bouchon, qui a relayé le projet dans le journal de la ville, nous a indiqué l’exposition à venir, nous a permis d’assister à une réunion de préparation des commémorations et au vernissage de l’exposition.

Semaine du 15 au 20 octobre : installation de l’exposition au CDI et mise à disposition de ressources

Avant les vacances de la Toussaint, j’ai installé l’exposition de ressources sur la première guerre mondiale au CDI :

J’ai également proposé deux affiches, l’une consacrée aux oeuvres issues du domaine public et consacrées à cette période :

L’autre renvoyant vers le parcours de ressources sur Genial.ly et vers la version numérique des travaux des élèves :

Enfin, j’ai proposé aux enseignants un E-INSTANT CDI hors-série consacré exclusivement à la première guerre mondiale (et j’en ai d’ailleurs profité pour créer une rubrique sur E-SIDOC avec uniquement les numéros hors-série de cette lettre d’information) :

Durant les vacances, ma collègue et moi-même avons poursuivi nos échanges et le 27 novembre, nous avons assisté au vernissage de l’exposition organisée par la mairie.

Suite à ma veille sur Twitter, j’avais repéré début octobre un ouvrage : La Grande Guerre des Français à travers les archives de la grande collecte. L’ouvrage n’était malheureusement pas disponible en Ile de France. Heureusement, à ma demande, une amie profdoc de l’académie de Reims, Sophie Bon, se l’est procuré et me l’a envoyé.

Merci donc encore une fois à Sophie, grâce à qui j’ai pu le recevoir le 31 octobre !

Semaine du 5 au 11 novembre : l’expo des élèves

Le lundi 5 novembre, nous avons installé l’exposition des élèves dans une salle réservée pour la semaine :

  • l’expo et les affiches des élèves
  • le « monument aux morts » : les élèves ont choisi deux images sur la Première Guerre Mondiale (choix à justifier)
  • presses et ressources sur la Première Guerre Mondiale
  • carte et version numérique de l’exposition

Le même jour, j’ai adressé un mail à l’ensemble de l’équipe éducative pour leur rappeler les différents temps forts du lycée en novembre – décembre en lien avec le centenaire :

Bonjour à tous,
À l’occasion du centenaire de la Première Guerre Mondiale, voici un petit rappel des projets proposés au lycée jusqu’à la fin décembre :
– à partir de mardi après-midi, les élèves de 1ES1 vous présentent leur exposition « Adopte un poilu » en salle 001 sur leurs créneaux d’heures d’histoire-géo et de vie de classe (créneaux à retrouver sur le doodle suivant : https://doodle.com/poll/et8pn7v343mgzd3w), un projet mené en collaboration par Mme Capaldi et Mme Filiol ;
– le vendredi 9 novembre cette exposition sera ouverte à tout le monde de 17h à 18h15.
– le dimanche 11 novembre, certains élèves assisteront à la cérémonie organisée par la mairie (10h45 au monuments aux morts).
– à la fin de cette semaine, les élèves de 1STMG de M. Chapouthier vous proposent une exposition sur les soldats du monde entier engagés dans le conflit dans les couloirs du 3e étage ;
– Mme Lebrun aborde la Première Guerre Mondiale vue du Royaume-Uni et d’Australie en cours avec ses élèves de seconde et de première ;
– Durant tout le mois de novembre une exposition est organisée au CDI avec une sélection de documentaires et de fictions consacrés à la Première Guerre Mondiale ;
– Du 3 au 21 décembre, vous pourrez retrouver dans le hall une exposition prêtée par la bibliothèque départementale de l’Essonne ;
– En page d’accueil d’E-SIDOC, retrouvez une sélection de ressources sur la Première Guerre Mondiale : http://0911346u.esidoc.fr/
Enfin je vous propose un numéro Hors-série de l’E-INSTANT, avec entre autres :
– quelques documents disponibles au CDI et un lien vers l’exposition organisée par la mairie de Sainte Geneviève des bois jusqu’au 11 novembre ;
– côté éducation : les ressources du réseau CANOPÉ, le site 14-18 de Europeana et un retour « numérique » sur les recherches menées par les 1ES1 sur les poilus de Sainte Geneviève ;
– côté culture : des vidéos, le site Retronews, des ressources et une exposition virtuelle ;
– côté numérique : des carnets de poilus et un jeu sérieux sur la première guerre mondiale.
À découvrir ici, avec d’autres infos :

Et à retrouver sur e-sidoc, dans l’onglet « équipe éducative » :

Le 6 novembre, de 15h à 15h30 et de 15h30 à 16h, les élèves de 1ES1 ont présenté leurs travaux et l’exposition à deux autres classes de première (1ES2 et 1S3), qui avaient un petit questionnaire à remplir réalisé par ma collègue d’histoire-géo (retrouvez le poilu le plus âgé, celui qui est mort le plus loin…). Ils ont reçu deux questionnaires chacun à corriger.

Ils ont réitéré l’exercice avec une classe de seconde le vendredi 9 novembre de 15h à 15h30, puis l’exposition a été ouverte aux parents et aux enseignants le même jour de 17h à 18h15.

8 novembre et 11 novembre

  • 8 novembre : visite de l’exposition de la ville par les élèves de première ES1

Le 8 novembre après-midi, les élèves de Première ES1 ont pu découvrir l’exposition « La chère victoire » organisée par la ville à la salle Gérard Philipe.

L’exposition était très belle, très bien scénographiée, avec beaucoup d’objets d’époque, comme en témoignent les photos que j’ai pu prendre à cette occasion.

Mais ce qui a frappé les élèves, ce sont surtout la reconstitution du monument aux morts et la reproduction des fiches « Morts pour la France », ce qui a fait demander à plusieurs d’entre eux « Et le nôtre, il est où ? »

Un journaliste du magazine local était présent, il a pu interroger nos élèves, en particulier Sonia, qui était accompagnée (et ce depuis le début du projet en septembre) par sa correspondante allemande Mira.

Il m’a d’ailleurs transformée en prof d’histoire pour l’occasion dans son article :

  • 11 novembre : commémorations

Le 11 novembre, nous avions donné rendez-vous aux élèves volontaires pour assister aux commémorations.

Nous en avons donc retrouvé quatre devant la mairie avant 10h, puis 3 autres au monument aux morts.

À 10h : cortège de la mairie au monument aux morts.

À 10h45 : début de la cérémonie, lever des drapeaux, chorale, discours (deux de nos élèves ont lu la lettre de l’OPAC), appel aux morts, dépôt de gerbes, remises de diplômes.

À 12h : verre de l’amitié à la salle Gérard Philipe, avec possibilité de visiter à nouveau l’exposition.

Après le 11 novembre : suite du projet

  • 15 novembre : Expositions croisées

Le 15 novembre, les élèves de 1ES1 ont présenté par demi-groupe leurs travaux aux élèves de 1STMG1.

Pendant ce temps les élèves de 1STMG1, qui ont travaillé avec leur enseignant d’histoire-géo sur le caractère mondiale de la guerre, et ont réalisé des affiches sur des soldats de différents pays, présentaient leurs travaux.

  • 3 décembre – 21 décembre : l’exposition de la BDE

Au mois de mai, j’ai demandé à la Bibliothèque départementale de l’Essonne le prêt d’une exposition « Première Guerre Mondiale : 1914-1918 » qui sera installée dans le hall du lycée du 3 au 21 décembre (photos dans l’article #profdoc de décembre).

  • mars ou avril 2019 (date encore à déterminer)

Durant cette période, nous accompagnerons, ma collègue d’histoire-géo et moi-même, les élèves de 1ES1 pour une sortie d’une journée à Verdun.

En attendant, j’ai réalisé un compte-rendu en ligne formalisé de ce projet :

Et d’ici cette visite, je vous donne rendez-vous début décembre pour l’article cinéphile et mi-décembre pour l’article #profdoc.

À bientôt !

Retour sur des terres cinéphiles, de Vevey à Paris

Cet article cinéphile du mois de novembre est l’occasion pour moi de retourner sur des lieux de cinéma que j’ai déjà pu explorer.

Pour ponctuer cette petite promenade, quelques images, quelques extraits de films, deux lectures et une exposition.

De retour à Vevey…

En mai 2016, j’ai raconté dans un article ma visite à Chaplin’s world, peu après son ouverture.

Chaplin’s world se situe à Corsier-sur-Vevey, sur les bords du lac Léman, côté suisse, plus précisément ici :

C’est dans cette petite ville que Chaplin s’est installé avec sa quatrième femme, Oona et leurs enfants, après la sortie des Feux de la rampe en Angleterre, et après s’être vu interdire de revenir sur le sol américain.

En 1953, il achète donc le manoir de Ban, où il est décédé le 25 décembre 1977. En avril 2016, le manoir de Ban est devenu ce qu’il était depuis longtemps aux yeux des cinéphiles et ce, à part entière, à savoir : Chaplin’s world.

Je ne reviendrai pas sur ma visite dans ce lieu, pour les curieux je vous invite à consulter mon article de 2016. Il suffit de préciser que pour moi, la découverte du manoir était comparable à la visite pour un fan de cinéma d’animation de Disney Land, cela donnera une idée de mon enthousiasme.

La seule chose qu’à l’époque j’avais déplorée, c’était l’absence d’un catalogue d’exposition.

Il se trouve que depuis juillet 2018, il en existe désormais un, et que j’ai pu trouver dans une grande enseigne culturelle en septembre.

Chaplin’s world : le musée de sa vie est une brochure de 82 pages, publiée aux éditions Beaux-arts, et qui propose un aperçu agréablement illustré de la vie de Chaplin, de son oeuvre et des différents lieux de Chaplin’s world :

  • une biographie en 12 dates ;
  • quelques aspects de sa carrière ;
  • la « galaxie » Chaplin, un aperçu de ses contemporains et de sa famille ;
  • une analyse de quelques « récurrences » présentes dans ses films ;
  • la partie « studio » de Corsier-sur-Vevey ;
  • quelques citations ;
  • et quelques images de Chaplin et de ses proches au manoir

Pour donner une idée de l’aspect si visuel de ce catalogue, ce qui est sa plus grande qualité, en voici quelques pages :

J’espère qu’elles vous donneront, sinon la possibilité d’aller vous-mêmes découvrir Chaplin’s world, du moins l’envie de voir ou de revoir un des films de Chaplin.

Si le sujet vous intéresse voici, hormis l’article sur Chaplin’s world, les autres articles évoquant des ouvrages consacrés à Chaplin :

De retour à Paris…

Après avoir évoqué cet été plusieurs ouvrages consacrés à Paris, en tant que source d’inspiration littéraire et cinématographique – et notamment le très beau Paris de François Truffaut de Philippe Lombard, j’ai eu le plaisir de constater que ce même auteur avait publié deux autres livres ayant pour sujet Paris au cinéma.

Le premier, sur lequel je passe rapidement, est le Paris de Michel Audiard.

Pourquoi passer rapidement ? Parce que malgré tout l’amour que je porte aux Tontons flingueurs (je voue un culte tout particulier à la réplique de Francis Blanche « et c’est pourquoi je voudrais intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoire qu’ils feraient mieux de fermer leur claque-merde« ), je n’ai qu’une connaissance très rudimentaire du cinéma de Michel Audiard. Ce ne serait donc pas assez rendre justice à Michel Audiard ni à Philippe Lombard que d’évoquer ce livre.

Je passe donc directement au second : Paris : 100 films de légendes, publié en septembre 2018, toujours aux merveilleuses éditions Parigramme.

Après une très courte introduction évoquant les liens étroits entre Paris et le cinéma – je précise que l’introduction ainsi que toutes les autres pages sont présentées en français avec une traduction en anglais – chacun des 100 films a droit à une page (ou une double page) avec une photo.

La légende indique le titre, le réalisateur, les acteurs qui y figurent, et le lieu de Paris qui y est représenté (en décor réel ou en studio).

Les films sont classés par ordre chronologique, de Fantômas (1913) à Holy Motors (2012), en passant par Les Enfants du Paradis, Les 400 coups, Le Corniaud, Diabolo Menthe, Tendre poulet, Amélie Poulain ou Inception.

Mise en page simple, belle, efficace, pari (sans S) et promenade réussi pour ce nouveau très bel ouvrage de Philippe Lombard, qui décidément sait nous dépayser et, pour ma part, me redonne envie de voir cette superbe scène d’Inception :

Sergio Leone à la Cinémathèque

Depuis le 10 octobre 2018 et jusqu’au 27 octobre 2019 se tient une exposition Sergio Leone à la Cinémathèque française.

J’avais boudé ces derniers temps les expositions de la cinémathèque, je ne suis pas allée voir les deux dernières il me semble, car j’avais été quelque peu déçue par leur exposition consacrée à l’enfance au cinéma, qui m’avait parue davantage une exposition « d’ambiance » où les objets et tout ce qui s’apparente au « non-film » (affiches, costumes, scénarios, photographies) étaient moins à l’honneur…

Cependant je dois dire que cette exposition Sergio Leone est des plus réussies ! Merci à Sandrine @spdocs d’être venue la découvrir avec moi !

L’entrée de la Cinémathèque, à deux pas des nouvelles sorties du métro Bercy, donne immédiatement le ton :

Les premières salles sont consacrées à l’enfance du cinéaste, à son père et à sa mère, tous deux stars du cinéma muet, lui comme réalisateur, elle comme comédienne.

Puis on accompagne Sergio Leone dans ses années de formation en tant qu’assistant aux côtés des plus grands réalisateurs italiens – dont Comencini et Vittorio de Sica.

Les premières affiches apparaissent, toujours accompagnées d’objets, de livres, d’extraits de scénarios. On y croise les influences de Sergio Leone, des vidéos d’interviews, des regards croisés sur la peinture et son cinéma, un hommage appuyé à Kurosawa…

Dans une salle, sa bibliothèque et son fauteuil.

Dans une autre, un aperçu des métamorphoses qu’il fait « subir » aux acteurs dans ses films, on y retrouve évidemment Clint Eastwood, Claudia Cardinale, Henry Fonda…

Une salle entière est consacrée à Il était une fois en Amérique, de l’écriture du film à sa restauration récente.

Le tout est inévitablement ponctué par des extraits de films et par la musique d’Ennio Morricone.

Un catalogue de l’exposition est disponible :

Vous pouvez trouver plus d’informations sur cet ouvrage sur le site de la Cinémathèque, à cette adresse :

http://www.cinematheque.fr/le-catalogue-de-l-exposition-sergio-leone.html

Pour les mêmes raisons que pour le Paris de Jacques Audiard, j’ai choisi de ne pas le prendre, mais je ne doute pas que ce livre soit de qualité…

Je suis une spectatrice récente de westerns, avant de voir cette exposition je ne connaissais de Sergio Leone que la trilogie du dollar et Il était une fois la révolution (que j’adore), mais j’ai vraiment apprécié cet après-midi à la cinémathèque, qui m’a permis d’en apprendre un peu plus sur ce cinéaste…

Je vous laisse donc en musique et avec lui, et le fidèle magazine Blow Up, et vous donne rendez-vous à la fin du mois (aux alentours du 20) pour l’article #profdoc de Cinéphiledoc.

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