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Octobre 2017 : séances et animations du CDI

Faute de temps pour poursuivre mes lectures cinéphiles (qui sont en cours et devraient déboucher sur un article d’ici la fin du mois), je publie directement après septembre l’article #profdoc du mois d’octobre.

Escape CDI 2017 – suite (et fin ?)

Jusqu’à début octobre, j’ai poursuivi les séances de découverte du CDI auprès des élèves de seconde.

Le bilan de ces séances est très positif et l’expérimentation a donné lieu à une série de publications, que j’aurais pu ajouter à l’article de septembre, mais je préfère finalement les lister ci-dessous :

article sur le site académique des professeurs documentalistes de l’académie de Versailles : http://www.documentation.ac-versailles.fr/spip.php?article377

article sur le site académique des professeurs documentalistes de l’académie de Dijon : http://cdi.ac-dijon.fr/spip.php?article608#608

référencement de l’escape game sur le site de Christelle Quesne, un site dédié aux escape games pédagogiques : https://www.cquesne-escapegame.com/escape-cdi

référencement de l’escape game sur le site S’cape, dédié lui aussi aux escape games pédagogiques, avec deux articles : http://scape.enepe.fr/escape-cdi.html et  http://scape.enepe.fr/escape-cdi-en-ligne.html

Avec Sophie, nous souhaitons pouvoir valoriser ce projet, notamment à la prochaine édition de Ludovia, et je le présenterai aussi durant les stages que je vais co-animer cette année.

Une déclinaison de ce projet plutôt surprenante et agréable a d’ores et déjà été menée : en effet, après les élèves de seconde, j’ai eu l’idée durant un déjeuner en salle des profs, de le proposer à mes collègues enseignants. J’ai eu près d’une quinzaine d’inscrits et cela a permis notamment à de nouveaux collègues de découvrir le CDI dans une ambiance décontractée et amusante :

Autres séances : TPE

Comme je l’ai expliqué le mois dernier, j’ai en charge sur mon emploi du temps trois groupes de TPE : une première ES (histoire-géo et SES) et deux premières S (SVT/Histoire-géo et SVT/Physique-Chimie).

Pour cette dernière classe, le collègue de physique chimie m’avait demandé d’intervenir auprès des élèves sur la démarche heuristique.

Son binôme de SVT n’était quant à elle pas convaincue par le questionnement heuristique, j’ai donc décidé d’élargir mon propos et de proposer aux élèves un document leur permettant à la fois de questionner leur sujet, d’élaborer une problématique (notamment grâce à un schéma heuristique) mais aussi de vérifier si cette dernière tient la route.

J’ai donc produit le document suivant :

En voici le lien sur Piktochart : https://create.piktochart.com/output/25104947-formuler-sa-problematique-en-tpe

Bien qu’en termes d’accompagnement des élèves dans le cadre des TPE, je sois un peu plus sûre de moi que l’an dernier (où après 4 ans en collège, j’avais parfois un peu l’impression d’être à côté de la plaque), je suis toujours assez déconcertée par certaines problématiques, en particulier en S.

Ce document, inspiré d’une présentation proposé par des professeurs documentalistes de l’académie de Nancy-Metz, m’a donc permis de consolider ma réflexion en même temps que d’apporter un document support aux élèves.

Durant ce court mois d’octobre, encore raccourci par des réunions, j’ai aussi participé aux séances d’arts visuels, mais je ne vais pas m’étendre dessus, puisque pour ces dernières, je m’appuie exclusivement sur les documents proposés par ma collègue d’histoire-géographie.

Fête de la science #FDS2017

Évidemment, la principale exposition que j’ai installée ce mois-ci était pour la Fête de la science, puisque j’avais prévu autour de cet événement un dispositif assez conséquent.

Pour communiquer sur ce dispositif, j’ai produit l’affiche suivante :

Une fois l’exposition installée, j’ai ensuite beaucoup communiqué sur Twitter, mais je vais revenir sur les principales ressources proposées.

  • Tableau périodique cliquable

Le gros du travail de préparation de la Fête de la science a consisté à élaborer, en collaboration avec Sandrine Duquenne, professeure documentaliste au lycée Émilie de Breteuil de Montigny-Le-Bretonneux, un tableau périodique cliquable.

Nous avons utilisé Genially comme « habillage » et support, et après avoir choisi en image de fonds un tableau périodique des éléments, nous avons rendu chacun des éléments cliquables, et nous avons modifié la légende afin de rendre le tout cohérent.

J’ai désormais du mal à me souvenir des types des éléments d’origine, mais nous avons du coup transformé les « métaux alcalino-terreux » en « infographies » (ou autres), et chaque couleur correspond désormais à un type de ressources : sites de référence, comptes Twitter, chaînes Youtube, films, biographies…

Le tout ayant été rempli en quatre jours, un rythme de travail relativement effréné, qui nous a épuisées même si nous étions ravies du résultats !

  • Sélection de ressources et mise à disposition d’un jeu d’échecs

C’était mon petit plus et mon terrain d’expérimentation à l’occasion de cette Fête de la science : mettre un jeu d’échecs à disposition des élèves (accompagnés de quelques ouvrages sur les maths et les jeux et du Joueur d’échecs de Stefan Zweig).

J’ai donc utilisé un « mange debout » (enfin une table haute) sur lequel j’ai scotché une indication demandant aux élèves de jouer dans le calme et de remettre les pions en place à la fin d’une partie. À proximité, j’avais également imprimé les règles.

Cette expérience me permettait d’observer de quelle manière se comportent les élèves lorsqu’un jeu est mis à leur disposition (avec une justification pédagogique) et ouvrait pour moi la voie, dans le cas d’un succès, à la construction d’un espace jeux au CDI.

L’expérience a été des plus concluantes : non seulement, les élèves respectent les règles mises en place, mais ils sont ravis de l’initiative. Je reviendrai donc ultérieurement sur la concrétisation et l’installation de cet espace au CDI.

  • Réalisation de marques-pages

Inspirées par les initiatives de @cdicorbu (dont le bouillonnement d’idées donne envie d’aller s’installer à Strasbourg), nous avons décidé avec Sandrine, de proposer également dans le cadre de la Fête de la science, des marques-pages (je reviendrai plus bas et plus en détails sur l’outil utilisé et les pistes que nous avons explorées).

Pour la Fête de la science, nous nous sommes concentrées sur des citations de scientifiques. Voilà ce que cela donne, avec deux modèles un petit peu différents :

Voilà pour cette Fête de la science qui reste la grande manifestation que j’ai privilégié au mois d’octobre, au détriment de la semaine du goût ou d’Halloween, mais j’avais aussi fait la semaine du goût l’an dernier, et je garde Halloween pour une autre année…

Et puis lorsque j’ai une idée précise de ce que je veux faire, je préfère me concentrer sur un événement, plutôt que de m’éparpiller sur plusieurs, ce qui rend pour les élèves l’action d’autant plus marquante.

Néanmoins, je n’ai pas pu m’empêcher, le 9 octobre dernier, de préparer en quelques minutes une affiche qui n’était hélas pas prévue…

Hommage à Jean Rochefort

C’est aussi dans ces moments-là que la cinéphile rejoint la prof doc. Je me souviendrai sûrement un petit moment de ce lundi matin où, allant sur Twitter, j’ai appris le décès de Jean Rochefort.

Pour certaines de ces personnalités auxquelles on est attaché, il nous apparaît indispensable de communiquer aux élèves, de partager. Certes, même si cela me touche, je ne vais pas forcément faire une expo ou une affiche à chaque fois qu’un acteur ou une personnalité disparaît.

Mais pour moi (et pour beaucoup) Jean Rochefort était un tel passeur de culture, au théâtre, au cinéma, et plus récemment avec la participation aux Boloss des Belles Lettres, qu’il était inimaginable de rester silencieux.

J’ai donc réalisé (un peu dans l’urgence) cette affiche :

Voici le lien vers l’affiche en ligne :

https://create.piktochart.com/output/25121432-jean-rochefort

J’ai affiché cette présentation à l’entrée du CDI, et l’ai également mise à disposition dans le coin lecture et en tête du rayon Arts :

Je précise juste que le nombre 113 de l’affiche n’est pas totalement exact. Enfin, il est à la fois exact et inexact : il s’agit du nombre de films dans lesquels a joué Jean Rochefort, sans compter les téléfilms et séries télévisées, ce qui monte le chiffre à 150.

Réunions et formations

Ce mois-ci j’ai participé à trois réunions :

  • le 6 octobre, la réunion nationale des référents TraAM Documentation, qui travaillent cette année sur la thématique « Repenser l’espace existant du CDI pour répondre aux besoins des usagers »
  • le 10 octobre, la formation de formateurs en documentation pour l’académie de Versailles
  • le 17 octobre, la réunion des professeurs documentalistes de mon bassin

Voilà pour les activités du mois d’octobre, je suis en ce moment en train de préparer des petites choses bien sympathiques pour le mois de novembre (formation à la recherche des secondes, projets avec des collègues, expositions, préparation de stages…) mais avant de nous quitter, deux petits ajouts supplémentaires à cet article.

Lecture : L’Innovation pédagogique, André Tricot

D’abord un petit compte-rendu de lecture rapide et sans prétention, d’une publication récente : L’Innovation pédagogique : mythes et réalités, d’André Tricot, publié en septembre 2017 aux éditions Retz.

Il s’agit d’ailleurs davantage d’une mise en bouche que d’un réel compte-rendu de lecture.

En quelques 150 pages (et 9 chapitres), André Tricot revient sur les principales idées reçues en terme d’innovations pédagogiques et démêle le vrai du faux.

Il aborde ainsi, entre autres, le travail en groupe, la pédagogie de projet, la classe inversée, le numérique ou l’approche par compétences.

Il replace chaque « idée reçue » et chaque « innovation » dans son contexte historique (mettant en lumière que bien souvent, l’innovation est loin d’être une nouveauté), étudie les travaux scientifiques publiés, donne des exemples concrets, et propose une conclusion ainsi que des pistes pour chacune des actions.

En conclusion, André Tricot revient sur les différentes actions qu’il a explorées de manière synthétique et efficace, en insistant sur le fait que chaque situation est spécifique, et doit être conçue, réfléchie et adaptée à un contexte d’apprentissage précis.

L’ouvrage se lit facilement, et est vraiment un bon angle d’attaque pour l’enseignant qui souhaite évoluer ou réfléchir sur ses pratiques.

L’outil numérique du mois

À nouveau, petite entorse à la mouture de ma nouvelle rubrique. Je n’ai absolument pas eu le temps ce mois-ci de me plonger dans les nouveaux outils recensés par Outil Tice.

Revue a certes retenu mon attention, car il correspondait à un besoin que j’avais ressenti il y a quelques années : celui de proposer une lettre de diffusion directement cliquable dans le corps du mail, ce qui m’avait conduit pendant un certain temps à joindre mon Buzz de Mermoz ou mon E-INSTANT CDI en format images. J’ai depuis renoncé et je transmets uniquement le lien aux enseignants.

Ce mois-ci, évidemment, toute à la production de marques-pages, j’ai beaucoup utilisé Canva, ce qui m’a permis de me familiariser avec cet outil. Je n’ai pas exploré les autres pistes d’utilisation, en dehors de la fabrication de marques-pages, mais je dois dire que pour l’usage que j’en ai fait, l’outil m’a vraiment satisfait.

Le seul petit bémol que je lui trouve est que, lorsqu’on importe une image, cette dernière se place de manière assez aléatoire parmi les autres images récemment importées, ce qui peut être problématique pour une situation sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir au mois d’octobre.

Pour le reste, l’outil est agréable, intuitif et les possibilités de partages et de téléchargement sont satisfaisantes.

Vous trouverez ci-dessous en format PDF quelques exemples de marques-pages réalisés soit seule, soit avec Sandrine Duquenne :

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Marques pages savants

Sur ce, un dernier mot : je serai le 15 novembre à Educatice, pour ceux qui seront dans les parages.

D’ici là, bonnes vacances, et soyez #LudoDOC 😉

Septembre 2017 : séances et animations du CDI

Ce premier mois de reprise a été placée pour moi sous le signe de la mutualisation : j’ai pu travailler durant la fin août et début septembre sur un certain nombre de projets avec des collègues et des amis, que je détaillerai plus ou moins ci-dessous.

Publication / Communication

Avant d’aborder la présentation de mes activités au CDI (séances pédagogiques, expositions, projets), je reviens sur une publication qui a été faite peu avant la rentrée, à la fin du mois d’août.

Il s’agit d’un entretien que j’ai eu avec Bérengère Stassin, maître de conférence à l’université de Lorraine, sur l’éducation aux médias et à l’information, et qu’elle a publié le 29 août. J’ai essayé d’être la plus exacte possible et de donner également un certain nombre de pistes concrètes, en renvoyant vers les travaux d’autres collègues :

https://eviolence.hypotheses.org/501

Encore une fois, merci à Bérengère pour cette publication !

Comptes Twitter en pagaille…

Depuis quelques temps, je m’occupe de quatre comptes Twitter, un dernier s’étant ajouté début septembre à ma liste. Ils se présentent comme suit :

  • un personnel / personnel, @JFiliol (Cinephiledoc), sur lequel je poste des tweets sur le cinéma, mes articles, mes projets et ce qui me tient le plus à cœur à titre personnel ;
  • un personnel / professionnel : @doc_ludo (LudoDOC), axé sur la valorisation de #profdoc et le partage de ressources numériques, en lien avec Ludovia et Ludomag ;
  • un professionnel / personnel : @cdieinstein91, le compte Twitter du lycée ;
  • un professionnel / professionnel  : @eduscol_DOC, dont je suis co-responsable.

Dans cet article je reviens rapidement sur deux d’entre eux : @doc_ludo et @cdieinstein91.

En ce qui concerne @doc_ludo et #LudoDOC, j’ai déjà présenté le projet dans un précédent article. @doc_ludo compte à ce jour un peu plus de 150 abonnés et prend doucement son rythme de croisière : je tente le plus possible de valoriser des profsdocs via des tweets natifs et de retweeter des ressources et des outils numériques.

Pour ce qui est du compte Twitter du lycée, je tente de faire des publications plus régulières, avec un produit d’appel : prévenir les élèves des fermetures du CDI, donner des informations culturelles et sur l’orientation, en programmant les tweets au fur et à mesure via Tweetdeck (ce qui allège le travail a posteriori). J’ai communiqué en début d’année via cette affiche :

J’espère dynamiser peu à peu ce compte, notamment en proposant directement son fil sur le portail E-sidoc du CDI.

En passant maintenant aux projets et aux séances pédagogiques de début d’année, je vais pouvoir parler d’une collaboration qui m’a particulièrement tenue à cœur.

Projets et séances pédagogiques

  • Escape CDI

Ce premier projet est un projet sur lequel j’ai commencé à travailler à la mi-juillet. Il s’agit d’un projet de découverte du CDI via un Escape Game, que j’ai co-construit avec une collègue de l’académie de Dijon, Sophie Gronfier, avec la participation de Sandrine Duquenne pour les aspects matériels, les tests et une learning app.

Comme ce projet fera l’objet de deux articles sur les sites académiques, l’un sur le site de Dijon, l’autre sur le site de Versailles, à la mi-octobre, je vais ici rentrer dans des détails plus spécifiques à mes séances et rajouter les liens vers les articles une fois qu’ils seront en ligne.

Je vais me contenter de lister les différentes étapes du projet et d’évoquer le déroulé de l’expérience :

  1. Fin juillet : de mon côté, début de réflexion via un Google Doc et veille sur les escape game pédagogiques. Amorce d’une trame d’énigmes à résoudre par équipes en utilisant des cotes Dewey (étape 1 à 4 de l’escape game).
  2. Fin août : avec Sophie, début de réalisation des énigmes sur Learning apps (étapes 5 et 6) + trame de la grille de scénario pédagogique (nous utilisons la grille de l’académie de Dijon).
  3. Réalisation à deux de l’escape game entièrement numérique sur Genially, inspiré par un escape game valorisé par le compte Twitter du CARDIE d’Orléans-Tours. Parallèlement, réalisation d’un Genially qui rassemble les énigmes de l’étape 5, pour que les élèves puissent les retrouver.
  4. Considérations matérielles avec Sandrine : boites ou trousses / cadenas avec des codes à trois chiffres / chokobons…
  5. Réalisation par Sophie d’une vidéo d’introduction (elle a également réalisé la vidéo en page d’accueil du Genially) qu’elle projettera en début de séance. Mon vidéoprojecteur étant éloigné de l’entrée du CDI, et ne disposant pas de tablettes, je décide pour mon Escape Game d’utiliser le matériel des élèves, de demander aux professeurs principaux de faire installer l’application Unitag sur les smartphones, et de réaliser des affiches avec la vidéo comme première étape.
  6. Le 14 septembre : tout est prêt pour l’accueil de la première classe.

Voici quelques photos de cette première séance :

Pour le déroulé des séances, voici un bref résumé :

  1. accueil des groupes à l’extérieur du CDI (présentation du lieu, rappel de quelques règles, horaires, équipes…) + annonce des consignes du jeu.
  2. entrée de la classe : installation + à nouveau quelques infos (prêt, organisation de l’espace).
  3. distribution des fiches par équipes, rappel des consignes + un point « utilisation des smartphones au CDI »
  4. les élèves lisent le premier QR-code sur la fiche (la vidéo permet alors de tester l’application et de résoudre les éventuels problèmes – connexions…) puis trouvent le premier code (une cote de livre).
  5. sur la quatrième de couverture du livre, ils trouvent le 2e code, et ainsi de suite jusqu’à l’étape 5 (on remplace la cote par un QR-code, renvoyant vers une énigme à résoudre). Une fois l’énigme résolue, les élèves doivent trouver un dernier code, caché dans le « rayon de leur équipe ». Ce code leur donne la combinaison de leur cadenas, qui libère les chokobons.
  6. fin de séance : pour ceux qui finissent en avance, accès à l’escape game entièrement numérique via un QR-code que j’ai distribué (à retrouver également sur E-sidoc).
  7. après-séance : vérifier que tous les livres ont été remis en place, préparer les trousses pour les prochaines séances.

Je reviendrai plus en détail sur ces séances dans l’article publié sur le site académique, et sur les différentes ressources, dont j’ajouterai les liens ci-dessous à la mi-octobre, une grande partie d’entre elles ayant déjà été tweetée.

  • TPE : 1ES2, 1S1 et 1S2

Je m’occupe cette année de trois classes de TPE. A la rentrée, j’ai adressé aux enseignants disciplinaires responsables de ces classes le mail suivant :

Bonjour chers collègues,
Un petit mail pour vous indiquer, qu’a priori, c’est sur mes horaires de présence que se dérouleront vos TPE. Afin de faciliter leur organisation, je vous propose de choisir tout à fait librement entre 3 types d’utilisation du CDI, et après concertation avec votre binôme, de me répondre ce que vous décidez.
1ère option : formule « indépendante »
« Tu es très gentille et le CDI est très beau, mais je pense qu’avec mon binôme et nos loulous, on va pouvoir se dépatouiller tout seuls dans une salle informatique. Par contre, si jamais tu avais un petit quelque chose pour leur rappeler comment faire une recherche et une bibliographie ce serait top, et si jamais je change d’avis ou si j’ai besoin exceptionnellement du CDI ou si le réseau du lycée tombe en rade et qu’il nous faut des livres et des articles, je t’envoie un petit mail pour te prévenir. »
2e option : formule « intermédiaire »
« Je ne vais pas avoir besoin du CDI tout le temps, mais ce serait chouette si en début de TPE, par exemple à partir de la semaine du 18 septembre, tu pouvais consacrer 4/5 séances à rappeler la base à nos loulous :
– utilisation du CDI dans le cadre des TPE
– démarche heuristique et problématique
– méthodes de travail et recherche
– citation des sources »
3e option : formule « accro au CDI »
« Nous on est des fous, on viendra toutes les semaines, soit l’un soit l’autre, sauf si tu n’es pas là, on veut bien des séances au début, comme dans la formule intermédiaire, et puis on adore les livres, les périodiques, le portail esidoc et si nous on aime, y’a pas de raison que nos loulous ils n’aiment pas aussi… bref, on se voit le … « 
Voilà, je vous laisse choisir entre les 3 formules, merci de me prévenir rapidement de ce que vous décidez pour que je puisse m’organiser !

Suite à ce mail, deux classes ont choisi la formule « accro au CDI » et une classe la formule « intermédiaire ».

Pour les trois classes, j’ai préparé depuis juin un Padlet « Boîte à outils des TPE » que je leur ai transmis :

https://padlet.com/jfiliol_pro/tpe

Dans ce Padlet, j’ai mis les textes officiels, un rappel des thèmes, un certain nombre de documents sur la problématique (merci à Sandrine Duquenne pour son Genially sur la problématique), et des idées de production.

Mais aussi mes deux présentations, que j’ai enrichies et complétées depuis l’an dernier. La première fait un rappel sur l’utilisation d’esidoc et la recherche ainsi que la citation de sources :

La seconde propose quelques outils pour s’organiser durant les TPE et travailler en groupes :

Pour les équipes « accro au CDI », j’avais même commencé à travailler sur des carnets de bord en ligne, mais ils ont préféré garder le traditionnel carnet de bord papier.

  • Arts visuels

Cette année je suis impliquée dans une collaboration à l’année avec la classe d’Arts visuels. J’ai notamment élaboré mon emploi du temps autour de cette collaboration, qui me fait intervenir auprès des élèves 1h30 par semaine.

J’ai pour l’instant assisté à trois séances :

  • métiers du cinéma
  • écriture scénaristique
  • règles typographiques du scénario

Si pour l’instant mon rôle est surtout d’épauler ma collègue d’histoire-géo dans l’organisation des séances, j’aurai en fin d’année un rôle plus actif et sur lequel évidemment je reviendrai.

Expositions

J’ai organisé durant ce mois de septembre deux expositions au CDI :

  • l’une, assez minimaliste, sur les journées du patrimoine
  • l’autre, plus conséquente, sur la journée européenne des langues, en m’appuyant sur le fait que c’est moi qui suis responsable du fonds 400 (langues) et du fonds en version originale et bilingue, dont vous trouverez l’affiche ci-dessous.

Voici en photos les deux expos, ainsi que l’espace « Nouveautés » :

Communications et lectures

  • le retour de l’E-INSTANT CDI

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, je propose chaque semaine à l’équipe éducative du lycée une lettre de diffusion, qui donne quelques nouveautés sur e-sidoc, fait un focus sur l’actualité du CDI, et propose une veille en éducation, culture et numérique.

https://magic.piktochart.com/output/15886286-e-instant-cdi

Petite nouveauté qui la rend un peu plus agréable cette année, j’ai viré les adresses URL et je ne donne que le titre des ressources ainsi qu’un petit message explicatif sur le contenu. Le tout est cliquable évidemment pour la version en ligne.

J’ai également ajouté cette lettre de diffusion dans l’onglet « Équipe éducative » d’E-sidoc.

  • la rubrique « CDI connecté » sur E-sidoc

Autre nouveauté cette année, j’ai ajouté (après une longue négociation) une rubrique « CDI connecté » sur le portail E-sidoc du CDI, qui recense un certain nombre de ressources dont j’ai parlé plus haut (compte Twitter, escape game, sites internet, chaînes YouTube, etc.), le but étant de proposer aux élèves des ressources organisées et validées par des professeurs documentalistes.

http://0911346u.esidoc.fr/rubrique/view/id/97

L’outil d’Outils Tice

Ce mois-ci, je renvoie à la lecture d’un article, non pas d’Outils Tice, mais du site Les Outils collaboratifs.

En effet, depuis la fin du mois de juin, j’ai commencé à me pencher davantage sur l’organisation de mon calendrier et de mes activités, et si j’ai toujours eu la manie de faire des listes dans un carnet papier, j’ai commencé à sauter vraiment le pas, avec un outil que pourtant, j’avais déjà été amenée à utiliser.

Comme le rappelle Fidel Navamuel dans son article (https://outilscollaboratifs.com/2017/09/trello-la-gestion-visuelle-de-tous-vos-projets/), Trello est un outil déjà ancien. Il y a deux ou trois ans, je l’avais utilisé pour l’organisation d’un travail en équipe.

Ce qui m’a motivé à l’utiliser à nouveau c’est surtout cet article des professeurs documentalistes de Toulouse, mais aussi l’idée d’avoir un calendrier ou une liste thématique de tâches qui fonctionnent pour moi comme des penses-bêtes :

J’y met ce qui est à faire, ce qui est en cours (jaune), ce qui est fait (rouge), j’ajoute des liens vers ma veille ou vers les textes qui me tiennent à coeur. Il me manque une rubrique ? Je n’ai qu’à rajouter une carte avec une liste. J’ai fait quelque chose qui ne me resservira pas ? Je n’ai qu’à cliquer sur archiver. Je veux garder une trace d’une année sur l’autre de ce que j’ai à faire ? Je mets des étiquettes de couleur pour indiquer « fait », « à faire », « en cours », etc.

J’ai ajouté cet outil dans les suggestions pour les élèves de TPE d’outils pour le travail en groupe. Il fait partie des outils que j’ai revu le plus souvent par la suite en passant dans chaque groupe, devant Padlet, Framapad, etc, et les élèves se l’approprient très bien.

Vous voulez bazarder votre « to do list » papier ? Trello est fait pour vous !

Cet article du mois de septembre commence à être un petit peu long : je garde sous le coude lectures, expositions et autres réjouissances pour vous en reparler au mois d’octobre !

D’ici là, un bel automne à tous, et à bientôt !

Jeux de mains, jeux de cinéma

Après un été à parler d’Europe au cinéma et de #docenvacances, voici à nouveau un compte-rendu de lecture cinéphile.

Le livre (ou plutôt les livres) dont je vais vous parler ce mois-ci, m’ont permis d’attendre patiemment le retour de Blow Up après sa pause estivale.

À nouveau encensons Blow Up

J’en ai déjà abondamment parlé, et ceux qui me suivent sur Twitter savent que tous les mardis soir, je guette les dernières vidéos de Blow Up. Chaque semaine j’attends avec impatience le Top 5 ou les Bio express.

Donc, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est quoi Blow Up ?

(et pour ceux qui connaissent, vous allez comprendre dans quelques paragraphes pourquoi j’en parle à nouveau)

Blow Up, ce sont 2 à 4 vidéos par semaine, de différents formats et dont très vite le cinéphile, amateur ou confirmé, ne pourra plus se passer.

  • d’abord, il y a le Top 5, de Luc Lagier, mon format préféré, et qui fétichise complètement le cinéma. Ce format, c’est l’équivalent « Où est Charlie ? » du cinéma. Quand vous aimez le cinéma et que vous en découvrez le thème chaque mardi soir, vous commencez par spéculer. Prenons un exemple, ça sera plus clair…

Lorsque la vidéo apparaît dans la liste des chaînes auxquelles je suis abonnée, évidemment je vois en premier l’image : Le Cercle des poètes disparus. Un professeur au cinéma, c’est évidemment le professeur Keating, Robin Williams, qui lit du Shakespeare, Ô capitaine mon capitaine, Carpe Diem et Robert Frost.

Cette image, c’est juste le point de départ. Une mise en bouche. À partir de là, Luc Lagier, avant même que je lance la vidéo, déclenche dans ma tête toute une foule d’associations d’idées. Je vois Petite feuille dans Les Quatre cent coups, je vois les enseignantes de Diabolo Menthe, Bernard Giraudeau en professeur d’allemand dans La Boum, et, même si ce n’est pas un professeur, Sean Connery dans À la rencontre de Forrester.

Du coup, quand je lance la vidéo, je confronte ma petite liste personnelle, à la liste souvent bien plus conséquente de Luc Lagier. Et je vois si sur le Top 5 nous nous rejoignons. Parfois oui, parfois non, mais c’est toujours une belle découverte. Par exemple, encore une fois, sur les professeurs au cinéma, j’aurais choisi pour le numéro 1 Jean-François Stévenin dans L’Argent de poche, et son discours final.

Passons aux autres formats (j’évoque ici ceux qui me plaisent particulièrement)…

  • après le Top 5, il y en a deux que je mets sur le même plan, avec toujours Luc Lagier en voix off. Si je les regroupe, c’est évidemment parce qu’ils se ressemblent. Ce sont les « C’est quoi ? » et les « Bio express ». Les deux s’intéressent à des personnalités du cinéma, et profitent de l’actualité cinématographique pour leur tailler le portrait. L’un des derniers en date, le portrait de Nicole Kidman pour le Festival de Cannes 2017 :

  • autre format : les « Redécouvertes » et le « Zapping », comment avoir envie de voir ou de revoir un film en quelques minutes.
  • il y a ensuite les vidéos de Thierry Jousse, consacrées plus spécifiquement aux bandes-originales de films. Je les regarde tout autant que les autres, mais je n’ai pas toujours suffisamment d’érudition et de culture musicale pour les apprécier à leur juste valeur.

Mes deux autres formats de prédilection, moins réguliers, sont :

  • « Face à l’histoire », qui revient sur la carrière d’un réalisateur ou d’un acteur et sur son rapport aux films historiques. Ils peuvent aussi s’appuyer sur un personnage historique ou des événements pour voir ce que le cinéma en a fait.

  • Enfin, le format qui me fait jubiler, c’est « Les Introuvables » de l’impayable Trufo, qui cherche des films introuvables et qui entraîne le spectateur dans des sphères cinématographiques inconnues ! Je l’ai découvert avec le « Vous connaissez Have you heard ? d’Alfred Hitchcock ? », que je ne désespère pas, en tant que profdoc, d’intégrer à une séance sur la désinformation (peut-être en EMC ou en Arts visuels) et que j’avais déjà proposé dans une séance sur la rumeur…

Avec ce format, on ne sait jamais où Trufo va nous emmener, c’est déjanté, loufoque, une pépite de cinéphilie chaque semaine, un régal pour les yeux et les oreilles !

Et donc le livre dont je vais vous parler maintenant m’a fait penser à Blow Up, tout comme Blow Up aujourd’hui revenu de sa pause estivale me fait penser à ce livre…

Le Corps au cinéma

Car Blow Up, en particulier dans le Top 5 de Luc Lagier, s’est intéressé et nous a fait nous passionner pour des objets, des couleurs, des métiers, des animaux, mais aussi des éléments du corps humain. Il fait de nous chaque semaine des fétichistes, comme Hitchcock dans Fenêtre sur cour faisait de nous des voyeurs (ce que nous étions déjà sans l’assumer pleinement, assis devant l’écran à scruter les histoires des autres).

Si je fais la liste des éléments mentionnés, voilà ce que ça donne : les chauves au cinéma, les larmes au cinéma, la bouche au cinéma, les yeux au cinéma, les pieds au cinéma, les cheveux au cinéma et… les mains au cinéma.

L’image qui donne l’aperçu de cette vidéo, c’est la même que sur la couverture de mon livre, qui porte exactement le même titre : Les Mains au cinéma, de Sandrine Marques, publié en juin 2017 aux éditions Aedon – La Septième obsession, dans la collection Détails (titre des plus prometteurs).

Cette image, c’est celle de Charles Laughton dans La Nuit du chasseur.

Disons-le tout de suite, j’ai beaucoup apprécié ce livre, qui a suscité chez moi beaucoup d’envies cinématographiques, en particulier pour des films que je n’avais jamais vu.

J’ai beaucoup aimé l’introduction, avec les influences sur le cinéma de la peinture et de la sculpture, et avec l’évocation de travaux manuels, et des 24 portraits d’Alain Cavalier.

Dans un chapitre dont j’emprunte le titre pour cet article, « Jeux de mains, jeux de vilains », j’ai retrouvé deux films d’Hitchcock, Psychose et Marnie.

J’ai adoré l’évocation de M le maudit et d’Edward aux mains d’argent. J’ai moins apprécié l’évocation de Spiderman et de la main qui jouit, mais parce que j’étais agacée de cette propension (ou de cette faiblesse) qu’ont certains auteurs de voir des allusions sexuelles partout, qu’elles y soient ou non. Et si j’avais été emballée par un ouvrage, dont j’ai fait la critique, qui évoquait le sexe dans le cinéma d’Hitchcock, je n’ai pas vraiment été convaincue par l’idée de l’auteur sur cette main de l’homme araignée qui éjacule du fil… mais ce n’est que mon avis.

Par contre deux chapitres m’ont particulièrement frappée, et m’ont vraiment donné envie de voir les films dont l’auteur me parlaient.

Le premier, c’est Les Mains d’Orlac, de Robert Wiene, qui raconte comment un pianiste amputé des deux mains, se fait greffer les mains d’un assassins et comment ces dernières le rendent progressivement fou. J’ai trouvé l’histoire géniale, et l’auteure a réussi à me captiver avec ce film muet de 1924 !

Le second film m’a intrigué, parce que j’étais persuadée d’avoir déjà entendu ça quelque part : L’Inconnu de Tod Browning. Un criminel recherché par la police se réfugie dans un cirque et tombe amoureuse d’une femme qui ne supporte pas que les hommes la prennent dans leur bras. Du coup il décide de se faire couper les deux bras.

Où avais-je déjà entendu ça ? Cette histoire tournait et tournait encore dans ma tête. Et d’un seul coup j’ai retrouvé la référence, chez un autre fétichiste !

C’est dans La Femme d’à côté que François Truffaut place cette histoire dans la bouche de Gérard Depardieu, qui la raconte à Madame Jouve :

Et du coup en refermant le livre, je me suis dit, un peu rapidement, que son grand absent, c’était bien François Truffaut.

Puis j’ai réfléchi, Truffaut, ce qu’il aime (et ce que ses personnages aiment), ce sont les jambes des femmes, et à la rigueur ce qu’on voit comme mains, ce sont celles des hommes qui les caressent…

Je me suis dit que, comme Blow Up, Sandrine Marques organisait ses associations d’idées et jouaient avec ses films fétiches. D’ailleurs, en revoyant la vidéo « Les mains au cinéma », j’ai vu des films qui n’étaient pas dans le livre. Tout comme dans le livre sont mentionnés des films qui échappent à la sélection de Blow Up.

C’est ce que j’ai gardé de la lecture et du visionnage : ce moment de plaisir et de partage où les auteurs font cette petite liste mentale sur laquelle on coche les présents et on rajoute, en bas, nos absents.

Enfin, ce que j’ai gardé, c’est le nom de cette collection, Détails, et je me suis dit que c’était à nouveau quelque chose à guetter, la sortie de nouveaux détails, aux éditions Aedon – La Septième obsession. J’espère que cette promesse sera tenue !

Voilà pour ce livre, que je vous recommande, si vous aimez le cinéma et les détails, si vous êtes obsessionnels et secrètement (ou non) fétichistes et si vous aimez faire des listes.

L’eau à la bouche

Un petit mot pour finir sur le second livre dont j’avais promis de parler, mais l’article commence à être long. Il s’agit du nouvel opus  du GastronoGeek : 37 recettes inspirées de séries cultes.

J’avais déjà mentionné son premier ouvrage, et j’ai été ravie de retrouver Thibaud Villanova pour ce nouveau livre de recettes entièrement consacré aux séries télévisées, de Twin Peaks à Stranger Things.

Je profite de ces quelques mots pour vous signaler la chaîne YouTube du Gastronogeek :

Et sur ces mises en bouche et bonnes recettes, je vous dis à bientôt sur Cinéphiledoc !

Bonne dégustation !

@doc_ludo et #LudoDOC

Une fois n’est pas coutume, voici un nouvel article juste après la rentrée, pour vous présenter un nouveau projet.

#LudoDOC, qu’est-ce que c’est ?

C’est l’histoire de 3 professeurs documentalistes, qui se retrouvent à Ludovia14, dont j’ai parlé dans l’article précédent.

La première profdoc trouve qu’il y a plus de professeurs documentalistes à Ludovia que les années précédentes. La deuxième profdoc n’est pas d’accord.

Du coup, la troisième profdoc dit aux deux autres qu’il faudrait un signe de reconnaissance, et un hashtag, pour se reconnaître à Ludovia comme professeurs documentalistes, et se réunir de manière conviviale.

Ça, c’est l’idée initiale.

 

Capture d'écran 2017-08-28 16.59.29

Après quelques cogitations, le hashtag est trouvé : #LudoDOC.

Viennent aussi les premiers doutes : on est pas un vrai collectif (et alors, on peut le devenir !), les autres collectifs, ce sont des disciplines avec des membres qui se connaissent d’avant (et alors, on est pas moins doué et motivé qu’eux).

Et puis, il y a une quatrième profdoc qui souffle l’idée : pourquoi ça ne durerait que le temps de Ludovia, votre histoire ?

Inversons Ludovia, soyons #LudoDOC toute l’année !

Du coup, la troisième profdoc revoit sa copie : elle propose que l’on crée un collectif de profs docs, autour du numérique et des apprentissages ludiques (ludovia, ludo, ludiques, vous suivez ?), de la créativité et de l’innovation.

Elle décide de prendre le pouls d’autres copains sur cette idée, on l’encourage. Elle décide de lancer un compte Twitter dédié (@doc_ludo) qui permettrait de valoriser Ludovia, de préparer l’édition de l’année suivante, de faire de la veille sur les sujets indiqués ci-dessus, et de partager des ressources.

Et aujourd’hui, elle vous présente le bébé.

Et vous, vous êtes #LudoDOC ou pas ?

#Ludovia14 : avant, pendant, après

Comme promis dans mes précédents articles, voici un article sur le vif de mon 3e Ludovia, avant de reprendre les publications régulières de Cinéphiledoc.

Dès demain je serai, comme l’année dernière, à l’université d’été Ludovia, à Ax-les-Thermes. La thématique de cette année est : « Partages, échanges et contributions avec le numérique ».

J’ai fait mon premier Ludovia il y a deux ans, j’avais publié à cette occasion un petit abécédaire qui faisait le compte-rendu de cette expérience. L’an dernier, pas d’abécédaire, mais un premier article en trois temps, comme l’indiquait le titre.

Dans « Avant », vous retrouverez mon petit programme personnel, les petits points de rendez-vous que je me suis fixée, les explorcamps et tables rondes auxquels je tenterai d’assister (et qui ne correspondent pas toujours à mon formulaire d’inscription, mais l’université étant assez détendue, je ne me fais pas trop de soucis…) mais aussi, pour cette année, l’explorcamp que j’animerai moi-même.

La rubrique me sert aussi d’aide-mémoire personnel, mais elle peut varier très vite, en fonction des derniers mails reçus ou au gré de mes caprices.

Si vous êtes dans les parages, je porterai chaque jour des t-shirts de geeks ou de lectrices… Pas besoin d’en dire plus, vous me reconnaîtrez certainement en les voyant.

Dans « Pendant », vous trouverez des mises à jour de cet article que j’essaierai de faire au fur et à mesure, même si je ne garantis rien.

Enfin, dans « Après », vous trouverez le vendredi ou le lundi suivant Ludovia, des productions, Storify, cogitations, ressentis, etc.

Avant

Mardi 22 août

  • J’arrive par la navette qui part de Toulouse Blagnac à 11h et quelques… Je pense démarrer Ludovia en douceur, en posant mes affaires et en « prenant le pouls » de cette nouvelle édition.
  • 16h-17h : j’irai certainement, cependant, assister aux communications scientifiques faites en salle de conférence :
  1. Florence Canet : Offrir sa veille en partage, Quelles pratiques pour le veilleur 2.0 ?
  2. Laure Carbonnel :  Manières de partager le savoir : le cas de la diffusion de données ethnologiques et ses limites.
  • Ayant été conquise par les présentations en Pecha-Kucha de l’an dernier, j’y retournerai cette année avec plaisir :

20h30 : Aspects pratiques de Ludovia par Aurélie Julien, chef de projet

21h00 : Soirée PechaKucha et autres surprises sur le thème de l’année Partages, échanges & contributions avec le numérique Avec comme intervenants : Thierry Karsenti, Margarida Roméro, Marcel Lebrun, Ange Ansour, Roberto Gauvin, Michel Guillou, JB Piacentino Qwant.

Mercredi 23 août

Le mercredi matin, j’ai prévu de me partager entre les explorcamps et une table-ronde de 11h30 à 12h30, j’attends toujours la thématique prévue pour cette table-ronde.

9h00-10h00 :

  • Explorcamp : Delphine Barbirati, formatrice, AC Grenoble et Michel Guillou citoyen numérique : Publier un commentaire : critiquer pour s’exprimer, voir le résumé.

11h00-12h30 : Table ronde culture numérique codes : « sujet » et problématique à venir.

11h30-12h30 :

  • Cyril Mistrorigo, professeur de lettres modernes, AC Limoges invité d’honneur Nouvelle Aquitaine : Le projet Science-Fiction, voir le résumé.

Pour l’après-midi, de 14h à 15h, je serai sur mon Explorcamp, et j’espère vous y voir nombreux !

14h-15h : Lire en affiches et QR-codes au CDI ou sur un tiers lieu, voir le résumé.

15h15-16h15 :

  • Marie Soulié professeur de lettres modernes, AC Bordeaux, invité d’honneur Nouvelle Aquitaine : Utiliser la réalité virtuelle en cours de français, voir le résumé.
  • Caroline Gerber professeur de lettres, AC Toulouse et Sandrine Geoffroy professeur documentaliste, AC Toulouse : Book-trailers et booktubes, devenir un lecteur-acteur !, voir le résumé.

17h30-19h : j’assisterai à la table-ronde Collectifs d’enseignants connectés qui se tient à l’espace forum du parc : Les collectifs d’enseignants connectés : entre soi ou nouveaux acteurs de la formation ?

Jeudi 24 août

Matin : j’assisterai principalement aux Explorcamps.

9h-10h : Bruno Vergnes professeur de français, AC Bordeaux invité d’honneur Nouvelle Aquitaine : La classe comme communauté de partage, voir le résumé.

10h15-11H15 : Eric Hitier, professeur des écoles, AC Orléans-Tours : Projet EcoL@b : espace-s, usage-s, circulation-s, voir le résumé.

J’essaierai de faire un tour sur le Kiosque à projets de la DNE (11h15-12h15) dans l’espace forum du parc.

Après-midi : à nouveau quelques Explorcamps.

14h00-14h30 : Audrey Démonière –Experte Doc DNE  : Partager son expérience de lecture dans un environnement numérique. 

14h30-15h00 : Brigitte Pierrat DGESCO-DNE : Identifier des ressources et valoriser les travaux en académie : la stratégie veille / diffusion des comptes disciplinaires Twitter d’éduscol et de la DNE. 

Puis la table-ronde « Pratiques pédagogiques » de 15h15 à 17h, ce qui sera la dernière manifestation à laquelle j’assisterai.

Je resterai sur place le soir, puisque je ne reprend la navette pour Toulouse que le vendredi matin. J’espère dans tous les cas avoir le plaisir de vous croiser, et comme l’an dernier, je mettrai cet article à jour au fur et à mesure de cette nouvelle édition de Ludovia !

Pendant

Mardi 22 août

(cette partie d’article sera illustrée et les liens seront ajoutés lorsque je bénéficierai d’une meilleure connexion)

Après-midi : Je suis arrivée vers 14h à Ax-les-Thermes via la navette de Toulouse, après 2h de trajet. Comme mon hébergement n’était pas disponible avant 16h, j’ai pu assister à une partie de la conférence de François Taddéi « Vers une société apprenante ».

J’ai ensuite assisté aux communications scientifiques, dont certaines ne figuraient pas comme annoncées dans le programme, mais j’ai pu voir celle que j’attendais, la communication de Florence Canet :  « Offrir sa veille en partage, Quelles pratiques pour le veilleur 2.0 ? »‬, en compagnie d’Anne Delannoy.

Elle y expliquait les processus de veille parfois inconsciente quotidiens des internautes et de partage, le tout s’appuyant sur des travaux de Louise Merzeau et sur des enquêtes de pratiques.

Je mets en lien un article qu’elle a fait suivre suite à cette intervention :

http://www.cairn.info/revue-i2d-information-donnees-et-documents-2017-2-p-70.htm

Pour clôturer cette riche et chaude après-midi, je me suis soumise au délicat exercice de l’interview, une première pour moi si l’on exclut celle réalisée il y a deux ans par une de mes élèves de 3eme. Celle-ci était animée par François Jourde, dont j’ai pu vraiment apprécier la gentillesse, et portait sur mon explorcamp du lendemain. J’en ajouterai le lien en fin d’article dès qu’il sera disponible.

Soirée

J’ai suivi sur Twitter une partie des Pecha-Kucha, puisque j’étais encore en train de dîner lorsqu’ils ont commencé. J’ai ensuite assisté à deux d’entre eux : celui de Margarida Romero sur les usages créatifs du numérique, et celui de Roberto Gauvin qui abordait entre autres les notions de traces, de réseaux sociaux, et le numérique à l’école.

La fatigue commençant à se faire sentir, j’ai abdiqué pour les dernières présentations, que j’essaierai de rattraper via Twitter, puisque des assidus de Périscope, comme Nicolas Le Luherne, me permettent d’y avoir accès en différé.

Mercredi 23 août

Matin :

  • 9h :

J’ai assisté à l’explorcamp de Michel Guillou et Delphine Barbirati : « Publier un commentaire : critiquer pour s’exprimer »

L’explorcamp abordait les notions de liberté d’expression et de commentaire, et donnait des pistes d’usages pédagogiques du commentaire.

Comment commenter / dialoguer sont une amorce d’éducation aux médias pour les élèves ?

Les intervenants donnaient en exemples différents types de commentaires en prenant en compte les profils des internautes : simples observateurs ou commentateurs, et en considérant 3 types de réactions : les Lurkers – gens extrêmement connectés (reluqueur) qui ne commentent pas, ne disent rien : (90%) – ceux qui s’expriment (9%)  et ceux qui s’impliquent (1%).

On devient commentateur par encouragement, accompagnement, simplicité technique, perspective de gratification. À partir de ce constat, les pistes pédagogiques suivantes étaient évoquées : commenter sur un blog, sur un wiki, sur un pad ou sur une plateforme de lecture, lancer un forum, aider à la lecture en commentant, devenir le correcteur d’un autre sur un pad, proposer une question et attendre plusieurs réponses.

  • 11h30 :

J’ai voulu aller assister au projet Science-fiction de Cyril Mistirigo, mais il était absent, à ma grande déconvenue.

Je suis donc allée à l’explorcamp consacré aux Défis Twitter en histoire-géo par Olivier Quinet et Guillaume Veyret. Ils présentaient l’utilisation de Twitter entre différentes classes de collèges avec des Défis de questions / réponses, des exercices d’argumentation, et comme espace de révision.

Cet atelier m’a beaucoup plu et j’essaierai de le proposer à mes collègues d’histoire-géo comme piste d’expérimentation en EMC avec les élèves.

Après-midi

  • 14h :

J’ai présenté mon Explorcamp (vous trouverez la présentation sous la rubrique « Après ») J’ai été un peu déstabilisée par le fait de disposer d’une heure entière – je pensais devoir faire 2 fois une demi-heure, mon exposé était donc un peu court, mais j’ai eu un public très agréable et assez éclectique (prof doc bien sûr, français, philo, physique chimie, techno et premier degré).

  • 15h15 :

je pensais donc, puisque j’étais convaincue du format 2 fois une heure, que je pourrais assister à la présentation de Sandrine Geoffroy et Caroline Greber, et à celle de Marie Soulié. Je suis donc restée à la présentation de Sandrine et Caroline sur les Booktrailers et les booktube.

Je rajoute ci-dessous le lien du Padlet associé à leur présentation.

https://padlet.com/mmegerber/explorcampBT

J’ai assisté à distance au lancement de la consultation Eduscolab sur les 27 fiches de compétences EMI réalisées par les IAN documentation, puis je suis allée à la table ronde Les collectifs d’enseignants connectés : entre soi ou nouveaux acteurs de la formation ? à l’origine prévue dans l’espace forum du parc et déplacée suite aux orages dans la salle de conférence.

Cette table ronde, qui faisait interagir le public via beekast.com, revenait notamment sur la labellisation, sur le partage, sur les communautés, les ressources et les réseaux, offrait des résonances amusantes avec les usages connectés des participants (nos propres usages). J’ai d’ailleurs retrouvé dans le public – chose qui ne m’arrive pas pour la première fois – quelqu’un que je suivais et qui me suivait sur Twitter, sans que nous ne nous connaissions ou ayons déjà échangé.

C’est avec cette approche résolument optimiste (si propre à l’esprit de Ludovia, et ce malgré la pluie) que s’est clos ma deuxième journée.

Jeudi matin :

  • 9h :

J’ai assisté à l’explorcamp de Bruno Vergnes « La classe comme communauté de partage » qui présentait une expérimentation dans le collège innovant Pierre Emmanuel de Pau. Il soulevait les problématiques suivantes : l’organisation de l’espace peut-elle améliorer le climat de la classe en s’adaptant aux différents publics et en impliquant les élèves dans l’organisation de l’espace classe.

La réorganisation de l’espace n’est que la partie émergée de l’iceberg et implique également des changements de gestes professionnels. Le petit clin d’œil aux profs docs était que pour Bruno Vergnes, l’espace idéal d’un établissement, c’est le CDI !

  • 11h :

Dans la continuité de cet Explorcamp, je suis allée assister à la table ronde sur les Espaces d’apprentissage et de formation animée par Catherine Bizot, avec à nouveau Bruno Vergnes et Vincent Faillet, qui présentait sa classe mutuelle.

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Après-midi :

  • 14h :

J’ai assisté à une partie de la conférence de Marcel Lebrun « Quels apprentissages pour une école toute la vie durant à l’ère du numérique ». J’ai dû m’éclipser un moment pour retrouver mon portable que j’avais laissé sur la table d’un explorcamp. J’ai trouvé cette conférence passionnante. J’ai fait quelques captures de son intervention que je rajouterai plus tard.

Je suis ensuite allée voir le début de l’intervention d’Audrey Démonière-Rouvel et de Nicolas Princen sur « Partager son expérience de lecture dans un environnement numérique avec Glose », puis j’ai filé à la dernière table ronde que je m’étais fixée sur les Pratiques pédagogiques, avec comme intervenants Marcel Lebrun à nouveau, Sophie Edouard, Florence Raffin et Marc Lopes, moment qui abordait notamment les traam et la classe inversée.

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Enfin, après un détour aux bains du Couloubray, je suis allée à la soirée de clôture (remise des prix ludovia et banquet).

Après

J’ai particulièrement apprécié cette troisième expérience de Ludovia, je m’y sens de plus en plus dans mon élément et je suis ravie de ce petit retour au travail qui garde encore un parfum de vacances, et qui donne tant de motivation, d’idées et d’envie pour l’année qui vient.

J’ai aussi beaucoup aimé voir (ou revoir) quelques collègues, et pour certains les rencontrer et échanger avec eux pour la première fois. J’en oublie certainement mais, dans le désordre : Florence Canet, Anne Delannoy, Delphine Barbirati, Michel Guillou, Véronique Gardair, Bénédicte Langlois, Corinne Atlan, Elsa Pujos, Sandrine Geoffroy, Magali Bossuyt, François Jourde, Jean-François Ceci, Nicolas Le Luherne, Christophe Caron…

Et évidemment, Ludovia ne serait pas ce qu’il est sans l’incroyable gentillesse et l’accueil des organisateurs, en particulier Aurélie Julien.

Pour conclure cet article, 3 petites choses :

  • l’interview avec François Jourde

  • la présentation de mon Explocamp :

  • le moment Twitter que j’ai posté suite à cette édition 2017 :

Bonne fin de vacances à tous et à l’an prochain ! #Ludovia15

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