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50 ans et pas une ride

Pour ce compte-rendu de lecture du mois d’octobre, j’ai cédé à la tentation d’évoquer un souvenir cinématographique presque unanimement partagé, avec, je l’espère, un peu de légèreté et beaucoup d’humour.

Quatre questions en introduction…

Avant d’entrer dans le vif du sujet, petit questionnaire, auquel je vous propose, si vous le souhaitez, de répondre en commentaire.

  1. Quel film vous fait le plus rire ?
  2. Quel film vous fait non seulement le plus rire, mais vous fera rire à nouveau à chaque fois que vous le reverrez ?
  3. Lorsque vous en parlez, de quel film ne pouvez-vous pas choisir une seule scène et dire « c’est celle que je préfère », avant de vous raviser à coup de « Non celle-ci, ou plutôt non, celle-là » ?
  4. Enfin, quel film pouvez-vous voir et revoir au gré de ses rediffusions même si vous en possédez une copie dans votre DVDthèque ?

Vous me répondrez sans doute, pour chaque personne, une réponse différente, et moi-même je serai capable de donner chaque jour une réponse différente (sachant qu’à ce questionnaire, je pourrais aussi bien répondre « la série Kaamelott », ou « les films Mon petit doigt m’a dit ou Le Crime est notre affaire).

Mais je pense tout de même qu’avec une certaine régularité, je tomberai sur un film avec De Funès, et, toujours avec régularité, sur La Grande Vadrouille.

Souvenirs cinématographiques de La Grande Vadrouille

Je ne sais plus si j’ai déjà parlé de La Grande Vadrouille sur ce blog, j’ai dû inévitablement mentionner ce film lorsque j’ai parlé il y a quelques années des dictionnaires thématiques, dont celui consacré à De Funès, et j’ai dû  l’évoquer au moment du décès de Marie Dubois, inoubliable Juliette qui recueille Augustin et Peter Cunningham poursuivis par les allemands.

Je saute donc sur l’occasion – 50 ans, c’est trop beau – et m’attarde quelques instants sur mes souvenirs de La Grande Vadrouille.

Tout d’abord, je ne me souviens absolument pas de la première fois où j’ai vu ce film. Je me souviens de mes premiers Chaplin, de La Nuit américaine, de mes premiers Bogart et Bacall, ou encore du Roi et l’oiseau ou de ma première vision époustouflée de Barry Lindon…

Je n’ai aucun souvenir de ma première Grande Vadrouille. Par contre, assez facilement, je dirai que depuis cette première rencontre, j’ai eu l’impression toujours d’être accompagnée par ce film, et de ressentir ce même plaisir, cette même joie, à chacune de nos retrouvailles. La Grande Vadrouille peut ainsi répondre à mes deux premières questions ci-dessus, et également à la quatrième.

Enfin, pour ce qui est des scènes cultes, il est vrai que j’ai bien du mal à me décider, même si la mélomane en moi retiendra évidemment la scène de l’opéra avec De Funès en chef d’orchestre… L’amateur d’absurde se souviendra le rire aux lèvres de l’interrogatoire « De moi vous osez vous foutez ». Le nostalgique retiendra la première rencontre (dans le film, puisqu’ils avaient tourné avant Le Corniaud) entre Bourvil et De Funès :

J’ai également une tendresse particulière pour les scènes aux hospices de Beaune, en particulier celle-ci :

car elle me rappelle Caradoc dans Kaamelott, et ses obsessions culinaires « Le gras c’est la vie », et l’extrait qui suit immédiatement « Dites trente trois, trente trois. – Thirty three, thirty three »…

Bref, c’est avec bonheur, et facilité, que j’ai décidé de ma lecture du mois de septembre, à savoir un livre sorti à l’occasion du cinquantième anniversaire de ce phénomène cinématographique.

Les 50 ans de La Grande Vadrouille

L’ouvrage est sorti, très opportunément, en septembre 2016 : il s’agit de Sur la route de La Grande Vadrouille : les coulisses du tournage, un livre de Vincent Chapeau, préfacé par Danièle Thompson, et sorti aux éditions Hors Collection.

On le présente comme une « édition spéciale 50 ans du film », de 144 pages.

Néanmoins, et c’est là que j’ai cédé à la facilité, ce n’est ni sous cette couverture, ni avec ce nombre de pages que je connais ce livre, mais dans une précédente édition de 2004, celle-ci de 112 pages… j’ignore donc tout des 32 pages supplémentaires, j’essaierai d’y jeter un oeil pour un éventuel addendum !

Voici le livre tel que je le connais, et tel que je l’ai trouvé à l’office de tourisme de Meursault, lors d’un petit séjour des plus sympathiques en Bourgogne il doit y avoir trois ou quatre ans.

Après la préface de Danièle Thompson, et une brève introduction de l’auteur, ce dernier revient en quelques pages sur la genèse de La Grande Vadrouille, depuis le succès du Corniaud en 1965 jusqu’aux démarches de financement, en passant par l’écriture du scénario et les repérages.

Puis le lecteur est embarqué sur un tournage qui débute à Vézelay le 15 mai 1966, pour s’achever le 12 septembre dans un train aux abords de Paris, où un parachutiste anglais s’excuse par mégarde dans sa langue maternelle auprès d’un officier SS. S’ensuivent deux mois de post-production, avant une sortie triomphale en décembre 1966.

S’il n’était peut-être pas de bonne humeur en ouvrant le livre de Vincent Chapeau, parce que les jours raccourcissent, parce que les températures baissent, parce que… parce que… parce que… ce même lecteur va vite se rendre compte que la bonne humeur, l’euphorie, l’humour n’étaient pas que dans le scénario, et sont contagieux.

Il va suivre les comédiens parmi les plus célèbres du cinéma français des années 60-70, et toute une équipe de cascadeurs, décorateurs, figurants, d’abord dans une ambiance bourguignonne festive, entre Meursault, Beaune et Vézelay, puis dans le Cantal, pour enfin se faufiler dans la fourmilière des studios de Boulogne-Billancourt.

Le livre de Vincent Chapeau se déguste comme un bon repas – entrée, plat, dessert – servi avec une bonne bouteille : photos, documents d’archive, lettres, extraits du scénario, repérages géographiques, et évidemment, anecdotes.

Bons repas, bonne humeur et anecdotes de tournage

Comme je l’ai dit plus haut, le périple commence en Bourgogne, et on suit avec délectation les journées de tournage qui s’achèvent soit en dégustations de repas gastronomiques (et autres escargots), soit en visites de caves de la région.

On y attend Bourvil oublié sur la départementale à la fin de la journée par le régisseur, on y observe De Funès faire ses emplettes en verres à vin.

On assiste à des accueils d’habitants toujours fébriles et enthousiastes, à un tournage où chacun des deux larrons émerveillent par leur talent comique, Bourvil toujours chantonnant et de bonne humeur, et qui s’applique à dérider un De Funès taciturne en l’appelant « mon petit poussin »…

Évidemment il y a ce qu’on connait, les anecdotes dont on a forcément entendu parler et qu’on relit avec plaisir, et puis il y a les choses que l’on apprend – ou plutôt que j’ai apprises :

Pêle-mêle :

  • les répétitions harassantes de De Funès pour faire un bon chef d’orchestre,
  • la colère de Terry Thomas à l’idée de devoir tourner une prise supplémentaire dans les eaux froides du zoo de Vincennes,
  • la mort de Gil Delamare, roi des cascadeurs, au beau milieu du tournage, mais sur un autre tournage,
  • les visites de Michèle Morgan à Gérard Oury d’un plateau à l’autre des studios de Billancourt,
  • les difficultés et les tractations pour réussir à tourner dans l’Opéra Garnier,
  • les reconstitutions en studio de la loge présidentielle de l’opéra, des égouts de Paris, des chambres de l’hôtel du globe,
  • le trac de Marie Dubois pour son premier jour de tournage,
  • l’estime et le respect mutuels, et communicatifs, d’un réalisateur et de ses deux acteurs principaux

Le tout suscite en nous, à la lecture de ce livre, une pêche incroyable. On est heureux d’observer ces coulisses, d’assister à ce bonheur, parfois mêlé évidemment d’angoisses professionnelles et d’incertitudes, et on se sent privilégié de pouvoir le faire. Les plus âgés (et pour le coup les plus chanceux) d’entre nous, se rappelleront à cette lecture la sortie en salles de La Grande Vadrouille.

Je me contenterai, personnellement, de tenter une nouvelle fois de me souvenir de la première fois, de la première fois où j’ai vu un bombardier anglais traverser l’écran, se croyant au-dessus de Calais et apercevant la Tour Eiffel. De la première fois où j’ai vu De Funès diriger Faust, de la première fois où j’ai vu Bourvil repeindre une façade.

Et je me souviendrai aussi de tous les films suivants, des uns et des autres. Du Cercle rouge pour l’un, de La Folie des grandeurs pour l’autre…

Et je garderai en mémoire l’impression ultime que m’a laissée ce livre, celle de feuilleter un album de famille, entourée par des êtres exceptionnels par leur talent, leur richesse, leur douceur et leur simplicité.

Et je remercierai, encore une fois, La Grande vadrouille d’exister.

Septembre 2016 : séances et animations du CDI

Je publie cet article #profdoc avec un peu d’avance, pour équilibrer avec l’article du mois prochain…

Avant de reprendre ce traditionnel article mensuel, j’aimerais commencer cette nouvelle année scolaire par quelques petites réflexions, d’ordre personnel et professionnel, mais sans aucune ambition.

La vie numérique de M…

En effet, avant de parler de mon nouvel établissement et de mon nouveau CDI, j’aimerais m’attarder sur ce phénomène actuel qui consiste à rejeter et à diaboliser le numérique, en partant d’une personne de mon entourage.

M… ne supporte pas le numérique. Si je prends le risque de parler de lui aujourd’hui, c’est bien parce que je sais qu’il ne mettra pas les pieds sur ce blog.

M… a aujourd’hui la soixantaine, il est fonctionnaire au sein de l’éducation nationale, et utilise a minima le numérique dans sa vie professionnelle : il envoie des mails, en reçoit, et, il me semble, maîtrise parfaitement les éléments d’une suite bureautique.

Pourtant, dès qu’il sort de ce cadre professionnel, M… fuit tout contact avec le numérique. Il a un téléphone portable qu’il n’allume que lorsqu’il prend la voiture pour de longs trajets, il ignore ce que sont des SMS ou des MMS, il n’est pas sur les réseaux sociaux. Il faut dire qu’il habite dans une zone mal desservie par internet…

Autour de lui, ses amis, parfois bien plus âgés, échangent des photos sur leur smartphone, sont sur Facebook, et font des achats en ligne.

Régulièrement, M… m’appelle pour me demander de passer une commande, s’indigne des « gamins » toujours sur leurs portables, ne comprend pas pourquoi la banque, EDF, ou le moindre prestataire de service lui demande son adresse mail, ou est exaspéré par ses copains branchés qui essayent de le convertir au numérique.

Sur le plan numérique, tout nous oppose, M… et moi : pour moi, la moindre démarche administrative se fait en ligne, j’y prend mes rendez-vous chez le médecin, j’y consulte mes comptes, j’y remplis ma déclaration de revenus.

J’ai du mal à rester éloignée d’un outil numérique, ordinateur, tablette ou smartphone, je consulte le trafic sur le RER, les dernières actualités, la météo, les embouteillages sur la N104, les dernières infos sur Twitter… et je m’exaspère de la moindre absence de wifi.

M… est un membre de ma famille mais il est loin d’être un cas isolé. Combien de collègues ai-je rencontré, qui refusent tel ou tel projet impliquant un soupçon de numérique parce que « ça prend trop de temps » ou « c’est trop compliqué », ces collègues qui préfèrent encore un affichage papier en salle des profs ou un mot dans leur casier, parce que leur boite mail académique déborde de courrier non lu…

À Ludovia, université numérique, le maire de la ville d’Ax-les-Thermes nous vantait telle ou telle zone de la ville où il n’y avait pas encore de wifi, et nous suggérait de venir nous y ressourcer. Les 3/4 de la salle avaient tablettes, ordis, ou portables à la main.

À la rentrée, on a beaucoup parlé d’un ouvrage dénonçant les méfaits du numérique dans l’éducation. Il était cependant assez comique de voir que les auteurs de ce livre en faisant la promo avec un compte dédié sur Twitter, comme si des végétariens mangeaient de la viande pour se convaincre de ne pas en manger…

Régulièrement, je tombe sur des articles de presse qui évoquent, chez certains, cette peur et ce rejet du numérique, et des innovations technologiques en général.

Et après tout, qui suis-je pour juger ?

Il y a des enseignants formidables qui se passent de numérique, qui s’impliquent et multiplient les projets sans avoir besoin, comme moi, d’être accro à leur smartphone.

Et il y a ceux, dont je fais partie, qui continueront à faire du numérique parce que cela leur convient et parce qu’ils pensent que cela est nécessaire aux élèves pour évoluer dans le monde qui nous entoure.

Il y a des élèves qui sont, malgré l’étiquette « digital natives » qu’on leur colle, bien moins à l’aise avec le numérique qu’on ne se l’était imaginé (j’en ai fait l’expérience en collège).

Il y a ceux aussi qui d’emblée nous dépassent par leur aisance devant un écran – comme cet élève de quatrième l’an dernier, qui apprenait à coder au CDI.

J’aime le numérique dans tout ce qu’il représente d’accès au savoir, à l’information, dans tout ce qu’il facilite en matière de vie quotidienne et de communication, j’aime tout cet éventail de personnes qu’il me fait rencontrer, néophytes ou convertis, observateurs ou acteurs, et je suis consciente de ses dérives et de ses excès.

Même si je l’utilise quotidiennement et si je cherche à impulser des actions qui forment au numérique et qui s’appuient sur ses outils, je ne chercherai jamais à l’imposer professionnellement à quelqu’un…

J’ai simplement du mal avec toutes les personnes qui me tiennent le discours du bout de bois et du « c’était mieux avant ».

Voilà pour ces quelques cogitations personnelles, qui n’ont pas d’autre prétention que de poser à plat ce que je gamberge dans ma petite tête, et dont, j’espère, vous excuserez la platitude.

J’en profite tout de même pour vous renvoyer, si le cœur vous en dit, à la lecture de quelques articles, où sont intervenus sur le sujet notamment Anne Cordier ou Nicolas Le Luherne…

Entrons désormais dans le vif du sujet de cet article.

Nouveau CDI, nouvel établissement

Entre l’année dernière et cette année, je fais le grand écart : je passe d’un collège de moins de 300 élèves à un lycée de plus de 1000 élèves. Je passe d’un petit couloir où il suffisait de faire 2 mètres pour être soit à la vie scolaire, soit en salle des professeurs, soit à l’administration, à un labyrinthe qui exige de moi une bien plus grande activité physique. Je passe d’une trentaine d’enseignants à environ 120 profs, je passe d’un poste seul à un double poste (avec deux autres personnes en appui)…

Les contrastes sont nombreux et saisissants. Mais pour ceux qui suivent ce blog depuis quasiment sa naissance, ils savent que finalement, ce lycée et ce CDI ne sont pas nouveaux pour moi… En effet, c’est dans ce lycée que j’ai fait mes premières armes. Je ne me retrouve donc pas complètement en terra incognita, j’ai le dépaysement et la nouveauté sans être désorientée, ce qui est, pour le coup, assez confortable.

Bien-sûr, en quatre ans, ce CDI a évolué, et j’ai dû me réhabituer, aussi, à ne plus être seule à la barre. Je commence d’ailleurs à apprécier certains aspects du double poste, sur lesquels je reviendrai…

Voici donc d’abord à quoi ressemble, visuellement, ce CDI :

Plus grand qu’au collège, mais pas immense non plus. Moins d’ordinateurs que je n’en avais au collège, mais une mezzanine avec vidéoprojecteur.

Concernant le fonds, le CDI dispose de 40 abonnements, et les documentaires sont classés en Dewey. Le fonds est en cours de rénovation, certains rayons ont bien besoin d’être rafraîchis et la tâche est titanesque. Voici donc pourquoi j’apprécie le double poste : une répartition de la gestion des rayons ainsi que des abonnements.

Cette année, je m’occupe des Généralités (000), de la Philosophie (100), de la Religion (200), des Arts (miam du cinéma) – 700 – et d’une partie de la Littérature (sauf littérature étrangère) – 800.

Je suis déjà parvenue, durant ce premier mois, à harmoniser les cotes du rayon 000 et du rayon 200. J’ai jeté un coup d’œil au rayon 100, qui a subi un bon désherbage l’an passé, et j’ai trouvé de belles petites perles dans le rayon 800.

En ce qui concerne les fictions, nous faisons rayons communs. Mais le fonds reste encore relativement peu attrayant, et vieillot. J’ai souvent l’impression de faire de l’archéologie documentaire, à enlever au cutter de vieilles cotes manuscrites maintenues par du scotch jauni (avec parfois plusieurs couches, à passer au carbone 14), et à découvrir la date du premier emprunt (1977) d’une édition des Mythologies de Roland Barthes ou de feuilleter Les Héroïnes de Corneille, édition de 1924, dont je ne sais si un jour il a jamais été emprunté…

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Autant dire qu’il y a de quoi du boulot !

Néanmoins, sur ce CDI partagé, voici ce que j’ai réussi à faire en septembre :

Séances

  • Accueil des secondes

Pour l’instant, je n’ai vu qu’une classe de seconde. Il y en a 11 en tout.

Cette séance d’une heure s’est déroulée en 3 temps : une présentation du CDI et de ses espaces, des conditions de prêts, des équipes, etc., un jeu de piste en équipe de 2 à 3 élèves, avec les petits papiers présentés ci-dessous.

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À chaque fois qu’une des équipes rapporte un papier rempli, elle récupère un autre papier, jusqu’à épuisement du stock. Cela permet aux élèves de se familiariser rapidement, et de manière amusante, avec les différents espaces du CDI.

Durant le 3e temps, ma collègue d’histoire-géo présentait à une moitié de la classe des revues spécialisées, pendant que j’aidais l’autre moitié dans leurs recherches en EMC.

  • TPE

Du fait de nos emplois du temps, les TPE sont répartis entre ma collègue et moi. J’ai une classe de S, une de ES et une de L. Pour l’instant j’ai vu les S et les ES, à qui j’ai fait cette présentation en première séance :

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https://magic.piktochart.com/output/15864748-memo-tpe

Puis à qui j’ai fait ces deux présentations en deuxième séance :

Les présentations sont accessibles directement sur le réseau pédagogique de l’établissement, et j’ai déjà quelques groupes convertis au mur collaboratif.

Je n’ai pas vu les L, qui me posent régulièrement des lapins.

  • Projets à venir

J’ai déjà quelques séances de formation à la recherche programmées avec les secondes, mais pas seulement.

J’ai pu discuter avec quelques collègues et commencer à réfléchir à deux projets en particulier : un en STMG sur la veille, et un en première ES, normalement, sur le numérique, et en particulier sur l’usage des réseaux sociaux dans le cadre de la campagne présidentielle à venir. Je vous tiendrai au courant au fur à mesure que ces projets se construiront.

Pour les ateliers et autres clubs, je n’ai pas encore d’idées précises, si ce n’est un atelier jeux, qui, sans empiéter sur le foyer, permettrait aux élèves de découvrir chaque semaine un nouveau jeu…

Communication

Pour l’instant, encore, je suis en pleines cogitations, mais j’ai réussi à mettre en place quelques petites choses.

  • Lettre de présentation

Même si j’étais déjà connue de certains collègues, j’ai tenu à me présenter à nouveau : voici donc le mail que j’ai envoyé, quelques jours après la rentrée :

Bonjour à tous,

Je me permets de vous adresser ce message afin de me présenter à vous à nouveau.

Ancienne professeure documentaliste stagiaire au lycée Einstein, j’ai travaillé pendant 4 ans au collège Jean Mermoz de Savigny-sur-Orge avant de revenir cette année parmi vous en tant que titulaire, avec beaucoup de bonheur.

Ceux qui me connaissent déjà savent qu’il me tient particulièrement à cœur de travailler avec vous et d’expérimenter de nouvelles choses.

Les thématiques qui m’intéressent sont entre autres les usages pédagogiques et l’identité numériques, la publication en ligne, le cinéma et la littérature. Mais je n’exclue aucun autre thème de travail et serai toujours heureuse et impatiente de travailler avec vous, quoi qu’il arrive !
Je profite également de ce message pour mettre à votre disposition une infographie que j’avais proposé aux enseignants de mon collège l’an dernier (ne vous formalisez donc pas d’y trouver mentionné le nom de mon ancien établissement), et que j’espère pouvoir enrichir durant l’année :
https://magic.piktochart.com/output/10741612-boite-a-outils-du-cdi

N’hésitez pas à venir me trouver ou à m’envoyer un petit message ! Je suis également légèrement accro à la caféine durant les périodes scolaires, en particulier au moment de démarrer la journée…

Bonne fin de semaine et au plaisir de vous retrouver !

Juliette FILIOL
Professeure documentaliste
@JFiliol
Cette première lettre m’a permis d’amorcer des échanges et j’ai eu quelques retours, tous très sympathiques.
  • L’E-instant CDI

J’ai voulu reprendre, en l’adaptant au contexte, à l’existant (une lettre hebdomadaire de la proviseur adjointe) et au public, la lettre de diffusion que je faisais au collège. J’ai donc repris une formule hebdomadaire, en la centrant davantage sur culture, éducation et numérique.

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https://magic.piktochart.com/output/15886286-e-instant-cdi

Pour le nom de cette lettre, il fait référence au nom de l’établissement, le lycée Albert Einstein, « E-instant » commençant comme Einstein, et au numérique avec le E du début.

  • Agenda en ligne

Une première, inspirée des pratiques de certains collègues, j’ai décidé, pour faciliter mon organisation, de mettre à disposition des collègues mon agenda. Cela est aussi motivé par le fait qu’avec le double poste, j’ai souvent des demi-journées, ça me permet de m’y retrouver.

https://calendar.google.com/calendar/embed?src=c7v4b2mlf6jqm3l2tt2joud6b0%40group.calendar.google.com&ctz=Europe/Paris

Animations du CDI

J’ai pu reprendre mes expos thématiques, la première sur les Journées européennes du patrimoine.

Cependant, le règlement intérieur du lycée et le règlement du CDI étant relativement stricts, j’ai dû adapter mes expos augmentées. Voici donc l’affiche que j’ai placée sur la porte du CDI.

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https://magic.piktochart.com/output/15864356-expos-augmentees-lycee

Chacune des expos est « annoncée et prolongée » en dehors du CDI.

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https://magic.piktochart.com/output/16006085-expo-augmentee-jep

Voilà ce que ça donne pour les Journées du patrimoine.

Et c’est tout pour l’instant. Je reste en ébullition et en attente des autres choses à impulser, à reprendre, et à mettre en place. D’ici là, vous retrouverez très bientôt le prochain article cinéphile, avant l’article doc du mois d’octobre…

À bientôt !

Lectures de l'été 2016

Plutôt que de choisir un livre parmi d’autres pour cet article de rentrée, voici, comme le titre l’indique, une rapide rétrospective de mes lectures de l’été, achevées ou non.

Classiques du cinéma

Pour commencer, voici deux petits livres du même auteur, dans une collection très prometteuse, et tous deux publiés en mai 2016.

Il s’agit de Alien et Shining, de Roger Luckhurst, publiés chez Akileos pour l’édition française, dans la collection « BFI : les classiques du cinéma ». Le BFI, British Film Institute, chargé du développement et de la promotion du cinéma en Grande Bretagne, pourrait être considéré comme l’équivalent de notre CNC (Centre National de Cinématographie).

La collection revendique ainsi de présenter, interpréter et honorer « des films qui ont fait date dans l’histoire du cinéma mondial ».

Les deux ouvrages font moins de cent pages, sont une lecture des plus agréables, et relativement bien illustrés. Le premier est consacré au Alien de Ridley Scott, le second au Shining de Stanley Kubrick, deux références en matière de science-fiction pour l’un, et d’horreur pour l’autre.

L’auteur, professeur de littérature moderne, évoque les films depuis leur genèse jusqu’à la réaction personnelle qu’ils ont suscitée chez lui, en passant par l’accueil critique et public, ou encore son importance esthétique et l’innovation technique ou cinématographique que le film a représenté – et représente toujours.

Ainsi pour Alien, il revient notamment sur les rapports de ce film avec les autres œuvres de science-fiction, littéraires ou cinématographiques, qu’elles soient antérieures ou postérieures à sa sortie, l’élaboration de la créature, ou encore les suites, préquelles et franchises annexes du film.

Pour Shining, dont j’avais un souvenir plus vivace et dont j’ai, du coup, davantage apprécié l’étude, il explique sa place si particulière dans le cinéma d’horreur, dont Kubrick a cassé les codes, la relation entre le réalisateur et Stephen King, l’utilisation de la Steadicam, et suit de manière très chronologique le film, depuis les premières images surplombant les montagnes, jusqu’à la fameuse photographie de 1921 où le spectateur reconnaît Jack Torrance, voyageur d’un temps et d’un espace labyrinthique et circulaire.

Ces deux petites lectures – j’ai lu ces deux livres chacun en une journée – parviennent on ne peut mieux à donner envie au spectateur de revoir le film, et installent avec l’auteur une certaine complicité : c’est un spectateur qui nous parle, et bien que son propos soit argumenté, documenté et réfléchi, ce sont ses émotions et son histoire personnelle de cinéphile que nous partageons.

Pour les amateurs, vous trouverez dans la même collection, « BFI : les classiques du cinéma », un 3e ouvrage consacré au film Brazil, de Terry Gilliam. J’en aurais bien fait aussi la lecture et la critique, mais je n’aurais pas été aussi pertinente, n’ayant malheureusement jamais vu ce film.

Par contre, sont annoncés pour cet automne deux autres numéros : Le Parrain et Les Sept Samouraïs. À moins d’un retard de sortie, vous savez donc déjà de quoi je parlerai sur Cinéphiledoc au mois d’octobre !

Des retrouvailles attendues…

Vous vous souvenez de la première fois que vous avez ouvert le premier Harry Potter ? (je m’adresse évidemment à ceux qui ont lu les livres et ont vu les films…)

Moi oui. Je me souviens surtout du début de tapage que les livres faisaient, je me souviens de l’édition, Folio Junior, avec trois petits sorciers en robes noires, je me souviens que c’était ma cousine qui m’avait offert le premier, et que j’avais décidé de le lire pour m’occuper pendant un séjour à l’hôpital. Je me souviens que, immédiatement après, j’avais demandé à mes parents les tomes suivants (La Chambre des secrets, Le Prisonnier d’Azkaban et La Coupe de feu), qui étaient déjà sortis.

Puis je me souviens de la fébrilité avec laquelle j’attendais chaque nouveau livre et chaque sortie de film, jusqu’à ne plus pouvoir attendre les traductions et à lire le dernier directement en anglais. Je me souviens des autres petits livres, sur le Quidditch, sur les créatures magiques et Les Contes de Beedle le barde. Je me souviens de la dernière avant-première, du dernier opus en deux parties au cinéma, de ma tristesse à me dire que c’était désormais fini, d’une tristesse encore plus grande à l’annonce de la mort d’Alan Rickman…

Et puis, cet été, enfin, un nouvel Harry Potter ! Je n’en livrerai aucun détail, mais quel plaisir de retrouver ces personnages, certes dans un livre à la forme si particulière (une pièce de théâtre) et qui ne permet pas vraiment de plonger dans l’histoire.

Nous avions les romans pour apprendre à aimer et à reconnaître l’univers d’Harry Potter, de Poudlard, du chemin de Traverse, du ministère de la magie, de Godric’s Hollow…

Nous avons eu les films pour mettre des images sur cet univers. Heureusement, nous avons le souvenir des deux pour lire Harry Potter and the cursed child, avec pour moi l’espoir, peut-être, d’aller voir un jour la pièce de théâtre à Londres.

Retrouver Harry Potter dans ce livre, c’est comme retrouver pour un verre un ami longtemps perdu de vue : on veut à tout prix tout rattraper du temps qui nous a manqué, et c’est justement le temps – et le livre – qui passe trop vite et nous laisse sur notre faim…

Alors certes, ce n’est pas une lecture cinéphile que j’évoque ici, mais, comme pour le livre suivant, elle est tant liée au cinéma, à un univers cinématographique, qu’on ne peut pas la laisser de côté.

Aux origines de Star Wars

Voici un ouvrage que j’ai commencé avec beaucoup de plaisir, mais dont je n’ai pas encore eu le temps d’achever la lecture, ce livre faisant près de 500 pages et étant particulièrement dense.

Il y a quelques temps, je regardais une vidéo, je ne me souviens plus laquelle, sur YouTube (je vais tenter de la retrouver) – ou bien était-ce sur Arte ? je ne sais plus – sur la genèse de Star Wars.

Trouvé !

Dans ce documentaire, les personnes qui intervenaient évoquaient pour la plupart un livre comme l’une des sources d’inspiration de George Lucas. Ils en parlaient avec tant de conviction que j’ai immédiatement eu envie de le lire, car cet ouvrage ne me permettait pas seulement de remonter à la source de Star Wars, mais aussi de comprendre comment Harry Potter, Le Seigneur des anneaux, bien sûr Star Wars ou encore Le Trône de fer réinventent des mythes millénaires et ont une telle importance pour leurs lecteurs et spectateurs.

Trêve de suspense, cet ouvrage, c’est Le Héros aux mille et un visages de Joseph Campbell, publié pour la première fois en 1949. L’exemplaire dont je dispose a été publié en 2013 par les éditions J’ai Lu.

Certes, je n’ai pas fini cette lecture, qui convoque des mythes aussi bien antiques que modernes, mais j’ai pour l’instant suivi avec bonheur les pas de ce héros aux mille et un visages dans ses réponses à l’appel de l’aventure, et j’y ai reconnu aussi bien Gandalf qu’Obiwan Kenobi.

L’auteur passe agréablement d’une histoire à une autre, nous entraînant à sa suite et nous donnant à chaque page le témoignage de leur universalité.

Du côté des séries

Enfin, ma dernière lecture des vacances, et de ce début septembre, a été une lecture achevée, cette fois-ci, en deux jours. J’ai beaucoup entendu parler de cet ouvrage, j’en ai lu beaucoup de bien sur Twitter et dans des articles. Et comme les livres sur les séries sont encore trop rares à mon goût, je n’ai pas résisté à la tentation de me plonger dans celui-ci.

Il s’agit de Sex and the Séries : sexualités féminines, une révolution télévisuelle, un ouvrage d’Iris Brey publié chez Soap éditions en avril 2016.

L’auteur, journaliste et universitaire, revient sur la difficulté que la sexualité féminine a toujours eu à être représentée au cinéma, et sur la façon dont les séries américaines ont pu progressivement la mettre en mots et en images dans toute sa diversité.

Elle y aborde avec justesse, et de nombreux exemples à l’appui (de Buffy à Orange is the new black, en passant par Friends, Game of thrones, Masters of Sex, ou encore Girls), les stéréotypes sexuels féminins, les tabous, les pratiques sexuelles, le plaisir féminin, des questions plus graves comme le viol ou l’inceste, ou encore la représentation des sexualités queer dans les séries.

Elle y recense les progrès qui ont été faits, et ceux qui restent encore à accomplir, et porte sur l’ensemble de ces productions télévisées un regard, certes parfois critique, mais toujours optimiste et jamais moralisateur.

Voilà pour ces quelques livres qui m’ont fait passer un bel été, entre littérature, cinéma et séries, qui m’ont donné envie de voir encore de nouvelles choses et qui m’ont remémoré quelques souvenirs cinéphiles bien agréables.

J’espère que ces quelques comptes-rendus vous auront donné à vous aussi des envies de films et de lectures.

À bientôt !

#Ludovia13 : avant, pendant, après

Un petit article avant de reprendre les publications régulières de Cinéphiledoc.

Dès demain je serai, comme l’année dernière, à l’université d’été Ludovia, à Ax-les-Thermes. La thématique de cette année est : « Présence, attention et engagement en classe avec le numérique ».

J’ai fait mon premier Ludovia l’an dernier, j’avais publié à cette occasion un petit abécédaire qui faisait le compte-rendu de cette expérience. Cette année, pas d’abécédaire, mais un article en trois temps, comme l’indique le titre.

Dans « Avant », vous retrouverez mon petit programme personnel, les petits points de rendez-vous que je me suis fixée, les explorcamps et tables rondes auxquels je tenterai d’assister (et qui ne correspondent pas toujours à mon formulaire d’inscription, mais l’université étant assez détendue, je ne me fais pas trop de soucis…).

La rubrique me sert aussi d’aide-mémoire personnel, mais elle peut varier très vite, en fonction des derniers mails reçus ou au gré de mes caprices.

Si vous êtes dans les parages, je porterai le mardi et le mercredi des tee-shirt de geek assez reconnaissables, le jeudi quelque chose de plus classique…

Dans « Pendant », vous trouverez des mises à jours de cet article que j’essaierai de faire au fur et à mesure, même si je ne garantis rien.

Enfin, dans « Après », vous trouverez le vendredi ou le lundi suivant Ludovia, des productions, Storify, cogitations, ressentis, etc.

Avant

Mardi 23 août

  • 18h30-19h30 : Table-ronde « Présence, attention, engagement avec le numérique en classe ;  les politiques publiques, la réponse des industriels, des chercheurs et des enseignants est-elle à la hauteur de cette proposition ? » (je ne sais pas encore)
  • Je ne sais pas encore non plus si je vais aux présentations du soir…

Mercredi 24 août

Premières modifications, il est 16h30 le 22 mai. En raison d’une réunion sur les mêmes créneaux au collège d’Ax, je ne pourrai malheureusement pas assister aux 3 Explorcamps suivants, je rumine :

  • 10h45-11h15 : Explorcamp de Marie Soulié : « sur les traces d’Harry Potter, un EPI lettres-anglais qui intègre le numérique »
  • 11h15-11H45 : Explorcamp de Valérie Marcon et Olivier Pingal : « Les évolutions du service en ligne de l’IGN, Edugéo : nouvelle interface et nouveau cahier pédagogique »
  • 11h45-12h45 : Explorcamp ARTE : « Educ’ARTE, le nouveau service  innovant de la chaîne franco-allemande »

Par contre pour l’après-midi, c’est bon, je suis toujours là.

  • 14h-15h30 : Table ronde : MOBILITÉS & PRATIQUES PÉDAGOGIQUES « Quelles possibilités les EIM ouvrent sur le plan pédagogique »
  • 16h30-17h : Explorcamp « Des Fiches pratiques pour utiliser les EIM en classe »
  • 17h30-18h : Explorcamp « Les TraAM arts plastiques, un exemple : le geste digital ».

Jeudi 25 août

  • 9h-10h30 : Table ronde CODES & CULTURE NUMÉRIQUE « Être un citoyen numérique éclairé, les compétences du XXIe siècle ; un enjeu majeur » (je serai obligée de partir un peu avant la fin)
  • 10h45-11H15 : Explorcamp « Nouvelles pratiques pour informer, nouveaux usages pour s’informer… sur les productions académiques en documentation ».
  • 11h45-12h15 : Explorcamp « l’EMI dans les TraAMs »
  • 12h15-12h45 : Explorcamp : « Construction de l’identité citoyenne. S’engager dans la formation, c’est s’engager dans la cité. L’art de ne pas se faire avoir »

Et après, je tournerai sans doute un petit peu, je butinerai d’un Explorcamp à une table-ronde, en fonction de ce qui titille ma curiosité, et en attendant la navette pour reprendre l’avion…

Voilà en tout cas où vous risquez de me trouver durant ces trois jours si vous êtes vous aussi dans les parages 😉

Pendant

Mardi 24 août

Je suis arrivée à Ludovia vers 15h. Après la récupération du badge et du gobelet, voici le détail de cette premiere demi-journée, bien remplie.

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17h-18h : on commence par la détente, direction les thermes, maillot de bain et serviette, je me suis dit que j’allais sécher les discours d’ouverture et arriver directement pour la table ronde à 18h.

18h20 : j’arrive dans la salle de conférence déjà bien remplie… L’ouverture a pris du retard, je retrouve tous les discours que je voulais sécher, et enfin le début de la table ronde.

Petit plus : la présentation des ressources du portail Europeana (@Europeanaeu).

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20h : auberge espagnole du soir, plein de spécialités, c’est sympa et convivial, et le groupe de Edmus met l’ambiance !

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21h20 : présentation plus approfondie d’Europeana avant une soirée Pechakucha : présentations en 20 secondes X 20 diapos sur présence, attention et engagement. Les intervenants sont énergiques, bluffants et le format vraiment sympa.

Mon préféré, en amatrice de la procrastination : celui de Laurence Juin (@frompennylane) qui explique comment elle a failli rater son Pechakucha 🙂

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23h30 : retour aux Chalets d’Ax pour une bonne nuit de sommeil avant de reprendre en fanfare Ludovia dès demain !

Mercredi 24 août 

  • Matin

Comme prévu j’étais en réunion toute la matinée. J’étais au collège d’Ax et j’aurais bien aimé voir le CDI… Mais non.

J’ai donc suivi très aléatoirement les Explorcamps de la matinée. J’ai vu avec plaisir que l’Explorcamp de Marie Soulié sur l’EPI « Sur les traces d’Harry Potter » avait été relayé et que les contenus étaient disponibles sur son blog.

http://tablettes-coursdefrancais.eklablog.com/exemple-epi-lettres-anglais-a125259320

  • Après-midi

14h-15h30 : j’ai assisté avec 2 collègues profs-docs, Audrey Démonière et Marie Ghorayeb, à la table ronde « Quelles possibilités les EIM ouvrent sur le plan pédagogique ».

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Les participants à cette table ronde étaient aussi bien enseignants, DAN, IG ou cheffe de département de la DNE et se sont intéressés à la valeur ajoutée des Équipements Individuels Mobiles ou comment un outil individuel ouvre à un usage collectif et collaboratif.

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Les questions abordées étaient celles de la gestion de l’espace-temps du cours (classe inversée, aménagement de la classe, CDI) et de l’usage responsable et légal des EIM (questions juridiques et techniques, question de la formation des enseignants, plan numérique, cadre de références, BYOD).

Nous avons écouté le témoignage de Stephanie Woessner, enseignante de langues vivantes en Allemagne, sur la manière dont les EIM améliorent la communication entre élèves, puis celui de David Cohen, enseignant d’arts plastiques de l’académie de Nice, porteur d’un projet pédagogique sur l’utilisation des smartphones en classe (geste pictural, captation photographique et vidéo, QR-codes, gestion de l’espace classe…)

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16h30-17h : j’ai assisté à l’Explorcamp de Pascale Montrol-Amouroux sur les usages des équipements individuels mobiles et sur les fiches qui leur sont dédiées sur Eduscol.

17h-17h30 : j’ai assisté au début de l’Explorcamp de David Cohen sur son expérimentation smartphone (déjà esquissée en table ronde plus tôt dans l’après-midi), puis j’ai un peu attendu avec Marie Ghorayeb pour assister à l’Explorcamp sur les TraAM arts-plastiques avant de craquer sous le poids de la chaleur et de décider de retourner aux thermes.

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Une deuxième journée qui s’achève un peu plus tôt que la première, mais tout aussi intéressante et motivante professionnellement, même si demeure la frustration de ne jamais pouvoir tout voir.

Jeudi 25 août

9h-10h : j’ai assisté au début de la table ronde « Etre un citoyen numérique éclairé, les compétences du 21e siècle ; un enjeu majeur », à laquelle participaient 3 enseignants, un chef d’établissement et Richard Galin, chef de projet EMI à la DNE.

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Après avoir tenté de définir la citoyenneté numérique, les intervenants (dont le public) sont revenus sur les enjeux sociétaux, économiques et humains, sur les enjeux positifs et créatifs, et sur les compétences à développer.

Nicolas Le Luherne est revenu sur la crise de la citoyenneté chez les jeunes et sur la question du harcèlement.

Durant les échanges avec le public, sont revenus la nécessité de la formation à l’esprit critique, la transmission des savoirs et le rôle d’exemplarité des enseignants, ainsi que sur plusieurs projets, notamment avec des EPAD. Le chef d’établissement présent, Cédric Merchet, a évoqué l’exemple de son collège et a souligné le rôle du professeur documentaliste.

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10h45-11h15 : J’ai dû quitter cette table ronde avant la fin afin d’aller préparer mon Explorcamp « Nouvelles pratiques pour informer, nouveaux usages pour s’informer… Retour sur les productions académiques en documentation », durant lequel j’ai présenté les productions issues des TraAM documentation et le réseau des IAN documentation, épaulée par Anne Delannoy et Anita Messaoui, IAN de Toulouse et IAN de Montpellier.

Vous pouvez retrouver ma présentation sur Twitter ou, d’ici quelques heures, dans la rubrique « Après » ci-dessous.

Durant cette présentation, j’ai rencontré Claire Balas (@DocMPy), prof doc du collège d’Ax-les-Thermes, qui m’a proposé de venir visiter son CDI !

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11h45-12h30 : j’ai assisté à la présentation de Richard Galin « L’EMI dans les TraAM » puis j’ai essayé de capter quelques moments à la présentation de Nicolas Le Luherne et de Nadya Benyounes sur la formation du citoyen numérique, tout en continuant à tweeter.

https://prezi.com/m/mh-fznrmz-li/construction-de-lidentite-citoyenne/

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14h : j’ai assisté à la prestation endiablée des EdMus qui reprenaient « Happy »…

14h30 : j’ai visité le CDI du collège d’Ax-les-Thermes, où exerce Claire Balas, avec Audrey Démonière et Marie Ghorayeb. Le CDI a fait l’objet de travaux pendant les vacances, c’est donc un CDI avant réaménagement que nous avons visité. Je souhaite donc plein de courage à Claire pour ses premières semaines de reprise et la remercie encore de son accueil très sympa !

16h : j’ai repris la navette pour l’aéroport, d’où je fais les dernières mises à jour de cet article.

Après

Voici le lien de ma présentation à l’explorcamp du 25/08/2016 :

http://www.genial.ly/5790e207b69aa2004cda7411/presentation-ludovia

Et voici le Storify « Cinephiledoc à Ludovia » reprenant l’ensemble de mes tweets et retweets :

https://storify.com/JFiliol/cinephiledoc-a-ludovia13

Hors-série 4 : D’amour et d’étoiles. Katharine Hepburn / Spencer Tracy

Voici déjà le quatrième et dernier hors-série de l’été sur Cinéphiledoc.

hepburn tracy

Après un couple hollywoodien, Lauren Bacall et Humphrey Bogart, et deux couples du cinéma français, Alain Delon et Romy Schneider, Yves Montand et Simone Signoret, il est temps de refermer cette parenthèse estivale par un autre couple hollywoodien : Katharine Hepburn et Spencer Tracy.

Pour Bacall et Bogart et Montand et Signoret, je connaissais aussi bien l’un des éléments du couple que l’autre, même si pour ces derniers, je les avais plus souvent admirés séparément que réunis.

Delon et Romy et Hepburn et Tracy n’ont rien de comparable, si ce n’est que, dans les deux cas, la filmographie féminine m’est beaucoup plus familière. Je ne connais de Spencer Tracy que les films où il a joué avec Katharine Hepburn, et qui sont véritablement un régal de comédie et d’émotions.

Mais reprenons, pour la dernière fois, notre chemin habituel :

  • brièvement, quel est ce couple ?
  • ai-je pu trouver mention sur Internet ou ai-je dans ma bibliothèque un (ou plusieurs) livre qui les réunit ?
  • quelques livres ou trouvailles sur internet qui leur sont consacrés séparément ;
  • un film mythique qui les réunit.

Katharine Hepburn et Spencer Tracy

Katharine Hepburn, née en 1907 et décédée en 2003, est l’une des plus grandes stars hollywoodiennes, à la longévité incroyable à l’écran, au record inégalé de 4 Oscars et à un tempérament de feu. C’est une comédienne d’une fantaisie et d’un humour irrésistible, à découvrir dans les cinq films que je vous propose ci-dessous (liste évidemment non exhaustive) :

  1. Sylvia Scarlett (1935) de George Cukor, avec Cary Grant
  2. L’Impossible Monsieur Bébé – Bringing up Baby (1938) de Howard Hawks, avec Cary Grant
  3. Indiscrétions – The Philadelphia Story (1940) de George Cukor, toujours avec Cary Grant mais aussi James Stewart
  4. The African Queen (1951) de John Huston, avec Humphrey Bogart (voir plus bas)
  5. La Maison du Lac – On Golden Pond (1981) de Mark Rydell avec Henry Fonda et Jane Fonda

Et c’est aussi une comédienne dont même les films que je n’ai pas encore pu voir me font envie, par exemple : Les Quatre filles du Docteur March, de Cukor, dans lequel elle joue Jo ; Marie Stuart, de John Ford, Le Lion en hiver, d’Anthony Harvey, où elle joue Aliénor d’Aquitaine face à Anthony Hopkins, ou encore Une bible et un fusil, un western où elle partage l’affiche avec John Wayne.

Spencer Tracy est également une immense star hollywoodienne, né en 1900 et décédé en 1967, que j’avoue beaucoup moins bien connaître que sa compagne. Hormis les films qu’il a tournés avec elle, je sais simplement que c’était un acteur d’une grande modestie et d’une grande simplicité, et l’un des plus proches amis d’Humphrey Bogart.

Hepburn et Tracy se sont rencontrés sur le tournage de La Femme de l’année (je ne résiste pas à reprendre le récit de leur première rencontre) :

Lors de leur première rencontre, elle s’écria : « Oh, Monsieur Tracy, mais je suis vraiment trop grande pour vous ! » À quoi Tracy répliqua : « Ce n’est pas grave, ma chère, j’aurai vite fait de vous rendre votre vraie dimension. »

Avec La Femme de l’année, sorti en 1942, ils ont partagé l’affiche de neuf films jusqu’en 1967, au décès de Tracy : La Flamme sacrée, Sans Amour, Le Maître de la prairie, L’Enjeu, Madame porte la culotte, Mademoiselle Gagne-Tout, Une Femme de tête, et Devine qui vient dîner ?

Quatre films pour Bacall et Bogart, trois pour Delon et Romy, cinq pour Montand et Signoret, et donc neuf films pour Hepburn et Tracy.

Sur ces neuf films, j’en ai vu trois, le premier, La Femme de l’année, Madame porte la culotte, et le dernier, Devine qui vient dîner ? Tous trois excellents, drôles et émouvants, à l’image de leurs acteurs.

Réunis dans un livre ?

Dans ma bibliothèque, je ne dispose d’aucun livre réunissant, encore une fois, ce couple mythique.

Sur Internet, je n’ai trouvé trace que de deux ouvrages. Le premier a été publié dans les années 70, du vivant donc de Katharine Hepburn, mais évidemment disponible aujourd’hui uniquement d’occasion. Il s’agit de Spencer Tracy et Katharine Hepburn : les amants terribles de Hollywood, de Kanin Garson, publié en français en 1974 (l’édition anglaise date de 1970 et avait pour titre : Tracy and Hepburn : An Intimate Memoir).

Le second a été publié en 2013, uniquement en anglais : Spencer Tracy and Katharine Hepburn : Hollywood’s most famous couple, by Charles Rivers Editors.

Sur Internet, je n’ai rien trouvé d’autres, hormis les articles habituels qui reviennent sur leur histoire, et sur cette vidéo :

Séparément maintenant.

Côté Tracy ?

Je commencerai par Spencer Tracy, assez rapidement, malheureusement, puisque je le connais assez mal.

En ce qui concerne les livres, on ne peut pas dire que Tracy soit des plus chanceux en la matière : je n’ai trouvé aucun livre en français, biographie ou album, qui lui soit consacré.

Et pourtant, il y a eu récemment plusieurs publications outre-Atlantique, la plupart entre 2011 et 2016, et la plus notable semblant être une biographie de James Curtis, Spencer Tracy, paru chez Arrow en 2012, et comptant plus de 1000 pages.

Le personnage semble des plus passionnants, et il est regrettable que, justement, on ne nous le fasse pas mieux connaître…

Il faut donc chercher ailleurs pour en apprendre davantage sur Spencer Tracy.

L’article français de Wikipédia est assez concis :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Spencer_Tracy

L’article anglais en revanche est beaucoup plus riche :

https://en.wikipedia.org/wiki/Spencer_Tracy

Pas de site internet qui lui soit entièrement consacré, en revanche, j’ai trouvé cette vidéo hommage, par Burt Reynolds :

ainsi qu’une biographie en vidéo, dont voici la 1ère partie :

Quant à son jeu d’acteur, je ne me souviens pas d’une scène qui m’ait plus marquée que celle de Devine qui vient dîner ?, film sur lequel je reviendrai dans un moment :

Voilà pour le grand Spencer Tracy. Passons à la non moins grande (en tout cas au cinéma) Katharine Hepburn.

Côté Hepburn ?

Katharine Hepburn a suscité davantage de littérature, d’un côté et de l’autre de l’Atlantique.

Elle a elle-même publié un premier livre en 1988 sur le tournage de The African Queen, de John Huston, film mentionné plus haut et dans lequel est partage l’affiche avec Humphrey Bogart.

Le titre parle de lui-même et donne le ton : African Queen ou Comment je suis allée en Afrique avec Bogart, Bacall et Huston et faillis perdre la raison [« The Making of The African Queen »].

La brochure qui accompagne mon DVD de l’African Queen parle de l’ouvrage d’Hepburn comme d’un récit de tournage « exceptionnel par sa liberté de ton et sa sincérité », mais il ne le cite que très peu, malheureusement.

Cette vidéo revient sur le tournage de ce film, durant lequel Bogart et Huston ont échappé à la dysenterie en ne buvant que du whisky…

Mais Katharine Hepburn ne s’est pas arrêté à publier ses souvenirs de tournage.

Elle a également publié son autobiographie, Moi, Histoires de ma vie, parue en 1993, ainsi qu’un livre de souvenirs, Appelez-moi Kate : confidences de Katharine Hepburn, sorti en 2004 chez Robert Laffont.

Je ne dispose malheureusement ni de l’un, ni de l’autre.

De nombreuses biographies lui ont été consacrées au fil des années : une en 2007, une en 2012, deux en 2016…

Les deux seuls livres qui figurent dans ma bibliothèque sont :

  • un album de Taschen dans la collection Movie Icons, Katharine Hepburn, publié en 2007 ;

  • un beau livre, Katharine Hepburn : les images d’une vie, de Pierre-Henri Verlhac, publié en 2009 aux éditions Verlhac, justement.

Les deux ont le mérite de rendre justice à cette immense star, page après page.

Et sur Internet ?

Là encore, un article français sur Wikipédia un peu concis :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Katharine_Hepburn

Un article anglais bien plus riche :

https://en.wikipedia.org/wiki/Katharine_Hepburn

d’autant qu’il cite dans ses sources une exposition virtuelle consacrée à Katharine Hepburn par la National Portrait Gallery de Washington :

http://www.npg.si.edu/exhibit/hepburn/

Pas de site dédié par contre.

Dans les vidéos, celle que je souhaitais surtout retrouver était, encore une fois, celle d’un documentaire où elle évoquait elle-même sa carrière et sa vie. J’ai trouvé quelque chose d’approchant, même si je ne suis pas totalement sûre que ce soit ce dont il s’agissait :

J’ai également trouvé l’équivalent de l’hommage à Tracy par Burt Reynolds, une vidéo hommage de TCM, avec Anthony Hopkins :

Mais n’oublions pas que Katharine Hepburn est l’une des rares légendes de Hollywood (si l’on excepte bien-sûr Marilyn) a avoir déjà été incarnée au cinéma… mais pas par n’importe qui, ni dans n’importe quel film : par Cate Blanchett, dans Aviator, de Martin Scorsese :

À voir et à revoir pour qui aime le cinéma, les films de Scorsese, Di Caprio, et évidemment, Cate Blanchett…

Terminons à présent ce dernier hors-série de l’été.

Un film avec Hepburn et Tracy

J’aurais pu citer les deux films par lesquels je les ai connus, deux comédies d’une fabuleuse drôlerie, La Femme de l’année et Madame porte la culotte, où Hepburn joue à merveille les femmes indépendantes et modernes, mais agaçantes, et où Tracy joue, déjà, les ours mal léchés avec le cœur sur la main.

Mais le film que je retiens aujourd’hui, je ne le retiens pas seulement pour Hepburn et Tracy, je le retiens aussi pour Sidney Poitier.

Dans ce film, Devine qui vient dîner ?, une jeune femme vient présenter son futur époux à ses parents. Il est noir, elle est blanche, et les deux familles vont se confronter :

Voilà pour ce dernier hors-série de l’été.

Pour les cinéphiles, rendez-vous fin août ou début septembre pour le prochain compte-rendu de lecture.

Pour les docs, je vous présenterai quelques ressources, réflexions, ainsi que mon nouvel établissement dans l’article de fin septembre.

D’ici là, bonne fin de vacances à tous et à bientôt.

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