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Décembre 2016 : séances et animations du CDI

Voici un compte-rendu des activités que j’ai menées au CDI durant ce mois de décembre, et qui, pour la plupart, sont en continuité avec celles du mois de novembre.

Une fois n’est pas coutume, je commencerai par les expositions et animations, ce qui donnera un peu plus de légèreté à cet article.

Expositions / Animations

  • Calendrier de l’Avent littéraire et numérique

Mon grand projet de début décembre était de proposer aux élèves un calendrier de l’Avent, un peu comme ceux que j’avais l’habitude de faire en collège. Étant un peu restreinte par les délais, j’ai décidé de me lancer dans un calendrier littéraire, avec le soutien de notre aide-documentaliste.

Pour chaque jour du mois de décembre jusqu’au 24, ce dernier m’a aidée à trouver un livre mentionnant dans son titre le chiffre ou le nombre du jour : Les Deux Tours pour le 2, Les Trois Mousquetaires pour le 3, Vingt-quatre heures de la vie d’une femme pour le 24… Seuls nous manquaient les 22 et 23, pour lesquels j’ai pris des livres presque au hasard.

Voici le résultat en image :

calendrier-de-lavent-cdi

Parallèlement, j’ai voulu organiser, inspirée par @Outiltice, un calendrier de l’Avent numérique, avec là encore pour chaque date, une information en lien avec cette date :

https://adventmyfriend.com/11207/ddbe7e9ffb

Afin de sensibiliser les élèves à cette action organisée tout au long du mois de décembre, j’ai réalisé cette affiche :

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J’ai également intégré le calendrier sur la page d’accueil d’e-sidoc et j’en ai envoyé le lien par mail à l’ensemble de l’équipe éducative.

  • Gotlib

Suite au décès de ce dessinateur que j’adore – j’ai des souvenirs de lectures des Dingodossiers qui s’accompagnaient invariablement de fous-rires – j’ai affiché quelques planches à l’entrée du CDI, et nous avons sorti des bacs à BD quelques albums dont nous disposions…

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Voilà pour ces quelques initiatives qui ont égayé le CDI et nous ont permis de patienter dans la bonne humeur jusqu’aux vacances.

Séances

  • Suite TPE

Durant ce court mois de décembre, j’ai pu aider certains élèves de TPE qui souhaitaient réaliser un blog.

J’ai également fait pour une autre classe (les premières S) la séance que j’avais faite le mois dernier avec les premières ES sur la citation des sources.

  • J’ai revu les 2de3

J’avais évoqué le mois dernier la séance apocalyptique avec les 2de3, notamment liée aux ordinateurs de la salle, branchés sur le réseau administratif.

Les séances ont été reprogrammées avec mon collègue de français avant les vacances, avec toujours quelques couacs (ordinateurs qui rament, proxy qui ne permet pas d’aller sur le Google Form, plantage au moment d’envoyer le formulaire…) Bref, malgré tout, les élèves ont pu naviguer sur e-sidoc, et ont pu commencer les padlets, même si ces derniers n’étaient pas aussi réussis que ceux des 2de7…

  • EMC 1STMG3 : identité heuristique

Avec ma collègue d’histoire, nous avons poursuivi avec les 1ères STMG3 le travail sur l’identité amorcé au mois de novembre. Après deux séances d’écriture, j’avais proposé à ma collègue de faire réaliser aux élèves un schéma heuristique sur la manière qu’ils ont de se représenter.

J’ai donc présenté les choses assez rapidement : le mot « MOI » au centre du schéma au tableau, puis j’attends les suggestions des élèves, que je placent tout autour. C’est ensuite à eux de réaliser en une heure le schéma le plus complet possible, et qui donne à la fois une idée de qui ils sont, comment ils se représentent, et de la manière dont ils organisent leur pensée et « fonctionnent dans leur tête ».

J’ai ensuite pris en photo les différents schémas et les ai rassemblés dans le padlet ci-dessous :

https://padlet.com/jfiliol_pro/1stmg3gpe1

Je n’ai pu voir qu’un demi-groupe sur cette séance, l’autre demi-groupe n’ayant pas encore fini le premier travail d’écriture sur l’identité.

  • EMC 1L2 : la place des femmes en France

Le débat sur médias et démocratie avec la classe de 1L2 s’étant particulièrement bien déroulé, mon autre collègue d’histoire (j’aime les collègues d’histoire…) a voulu travailler sur d’autres sujets. Il m’a donc proposé une séance sur la place des femmes en France, où j’avais en quelque sorte carte blanche.

J’ai construit le document suivant (j’en profite pour dire que si je cède maintenant souvent à la manie du Google Form, c’est autant pour donner au questionnaire élève une forme attrayante que pour avoir un déroulé clair, lisible, et lui-même attrayant, de la séance) :

Le premier groupe, celui que j’avais déjà vu durant le débat « Médias et démocratie », a été très réceptif à cette séance, et en particulier à la dernière question. Je donne comme exemple 4 réponses, anonymes, bien entendues, une pour chaque photo choisie (je garde l’orthographe et la ponctuation) :

  1. Ségolène Royal : La première photo me fait réagir particulièrement car la phrase « Mais qui va garder les enfants ?  » est un stéréotype sur les femmes au foyer or la place d’une femme n’est pas forcement au statut de femme au foyer.
  2. Hillary Clinton (c’est, pour ce groupe, la photo qui a le plus choqué, les deux dernières obtenant une égalité parfaite) : La seconde photo à propos d’Hillary Clinton me choque énormément car le fait que l’on dise « Quand Hillary Clinton parle, les hommes entendent « sors la poubelle ! » », est une discrimination de la femme rappelant l’époque où elle était considérée comme seulement « bonne à faire le ménage et la cuisine », or une femme est égale à un homme, elle a aussi droit de faire un métier qui lui plait plutôt que d’être femme au foyer.
  3. Cécile Duflot : Cette citation ma enormement choquée car c’est insultat de voir une femme surtout une femme politique comme un objet sexuel. Comment le fait de mettre des robes lorsqu’on est une femme peut etre vu sous cette angle ? C’est TRES insultant . Une femme qui a fait autant d’etudes pour acceder a cet emploi soit denigrée de la sorte . Les femmes se sont battues pour avoir le libre droit sur leurs corps pour que des personnes sexistes la raibaissent a un statut de femme qui veut attirer lattention sur son corps alors que c’est pas le cas . Lorsqu’il la regardent ils voient une robe et non une politienne et je trouve ça degoutant .
  4. Najat Vallaud-Belkacem : La quatrième. Associer une femme à une prostituée (qui vend ses charmes pour de l’argent, ou, ici, un poste) est une violente discrimination, qui non seulement place la femme au rang d’objet mais qui sous-entend qu’elle n’a aucun autre moyen de réussir, que ses capacités ne peuvent pas égaler celles des hommes dans la société.

Le deuxième groupe a eu un peu plus de difficultés à se mettre au travail… mais a tout de même réussi à terminer le questionnaire.

Comme indiqué à la fin du formulaire, nous attendons que les élèves réalisent, suite à cette séance, des travaux de forme libre sur l’aspect de la question qui les aura le plus marqué… rendez-vous donc en janvier pour la suite de ce projet !

  • EMC 1STMG1 : théorie du complot

Le même collègue a voulu travailler avec ses élèves de première STMG sur la théorie du complot. Évidemment, le sujet, foisonnant et tentaculaire, m’a donné plus de fil à retordre que la séance sur les femmes (je ne voulais pas que ça parte dans tous les sens, je voulais à la base leur faire construire un complot et le collègue trouvait l’idée risquée…)

Bref, j’ai proposé un autre formulaire, qui servait lui davantage de déroulé de séance, avec des temps de présentation, de questions / réponses et de débats :

Avec le premier demi-groupe, nous sommes parvenus à l’étape du questionnaire où les élèves doivent présenter une théorie du complot existante, trouver 3 arguments complotistes et 3 contre-arguments.

Les échanges avec les élèves ont été assez enflammés, nous avons pris beaucoup de temps pour discuter avec certains, et avons également décidé de poursuivre cette séance au retour des vacances. Malgré une séance de longue haleine, nous avons eu des réactions très intéressées et réfléchies.

La deuxième séance des 1STMG1 a lieu en dernière heure le vendredi des vacances, je ferai une petite mise à jour de l’article avec un compte-rendu de la façon dont cette séance s’est déroulée.

  • EMC 1STMG3 : théorie du complot

J’ai proposé cette même séance à la classe de 1STMG3 qui travaille sur l’identité. Avec le premier demi-groupe, nous nous sommes d’abord appuyé sur les réactions des élèves et sur ce qu’ils connaissaient ou percevaient de la théorie du complot, l’objectif étant moins de tenter de les convaincre d’un raisonnement ou de son contraire, mais de les amener à confronter arguments et contre-arguments afin de se forger leur propre opinion.

Les complots choisis étaient plus variés et moins « politiques » que ceux des 1STMG1 : Pokémon Go est-il lié à la CIA ? Shakespeare a-t-il vraiment existé ? Michael Jackson est-il mort ?

Nous nous sommes arrêtées au même point que l’autre classe, à savoir la confrontation des 3 arguments et contre-arguments. Nous verrons pour la suite à la rentrée.

Gestion, réunions, cogitations…

Durant ce mois de décembre :

  • nous avons pu accueillir notre nouvelle proviseure,
  • j’ai assisté à une réunion de bassin le 9 décembre, durant laquelle ma collègue et moi-même avons accueilli au lycée nos collègues de bassin, avec une présentation de l’application Folios et des ateliers sur la lecture et les plateformes de mutualisation de notices. L’organisation de cette réunion m’a permis de me familiariser à l’équipement et aux salles du lycée, ainsi qu’à l’accueil de groupes.
  • j’ai participé à un Hang-Out sur les TraAM (Travaux académiques mutualisés) Documentation.
  • j’ai assisté également à mon premier conseil pédagogique le 12 décembre, consacré notamment à l’usage des téléphones portables et autres appareils du même type au sein du lycée et à l’harmonisation de l’évaluation de l’EMC,
  • j’ai poursuivi le travail amorcé en novembre sur le questionnaire GIDEC-GECRI qui permet aux enseignants de recevoir les spécimens de manuels scolaires en fin d’année et j’ai renvoyé le dit questionnaire (ouf !),
  • j’ai modifié les cotes des ouvrages sur le cinéma dans le rayon 700. En effet, certains étaient cotés en 778.5 (photographie pour le cinéma), d’autres en 791.43 (cinéma). J’ai tout basculé en 791.43, en rajoutant une partie sur les genres cinématographiques et les essais consacrés à un film en particulier, ces deux types d’ouvrages étant bien représentés au CDI.

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  • j’ai aussi modifié les cotes des usuels en arts. En effet, au CDI, nous mettons les usuels de chaque rayon en début de rayon… Ainsi, comme pour le cinéma, on voit très bien ce qui a été fait comme travail de recote, et ce qui reste à faire !

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  • j’ai poursuivi mon travail sur la signalétique commencé au mois d’octobre.
  • j’ai amorcé un échange avec mes collègues responsables de l’enseignement d’exploration « Arts visuels » afin de leur proposer la venue d’intervenants extérieurs. L’échange est en bonne voie et il semble que l’intervention pourra bien avoir lieu ! La suite au prochain épisode…

Bonne fin d’année à tous et à l’année prochaine !

Cinéma en images, infographies et vidéos

Pour clôturer cette année 2016, et comme mon dernier article de #profdoc va arriver relativement vite, tout comme les vacances et le palmarès de lecture, je vous propose de finir l’année sur un article un peu plus léger, en deux temps.

Dans un premier temps, j’évoquerai, comme d’habitude, l’une de mes lectures cinéphiles de fin 2016. Dans un second temps, je vous propose une petite sélection de mes chaînes YouTube préférées, consacrées au cinéma.

Cinéma en images

J’ai repéré dernièrement, et je ne dois pas être la seule, la tendance des éditeurs à proposer aux lecteurs des ouvrages sur le cinéma – mais ça pourrait être aussi bien sur la peinture, l’architecture ou la littérature – entièrement en dessins, images ou infographies.

Le premier de ces ouvrages à m’avoir frappé était Star Wars Graphics : L’univers décrypté en infographies, de Virginie Iscan, et publié chez Hachette en août 2015, pour surfer sur la vague de la sortie attendue de Star Wars épisode VII.

Ceux qui lisent mes articles #profdoc connaissent à présent ma manie des infographies, et j’utilise quasi quotidiennement le site Piktochart pour à peu près tout et n’importe quoi : le bilan d’activités du CDI, la signalétique, des affiches d’expositions, des lettres de diffusion, etc.

C’est dire si j’ai été sensible à ce petit livre, sans doute ni le premier ni le dernier à présenter un univers cinématographique de cette manière, mais le premier que j’ai repéré.

L’ouvrage s’ouvre sur des généralités : présentation des différentes planètes, des sabres lasers, espérance de vie des différentes races, chronologies, lieux de tournage, taille des vaisseaux, ainsi que cette page, qui m’a beaucoup plu, Jedi vs Sith :

Suivent deux parties chacune consacrée à la première Trilogie et à la deuxième Trilogie, avec à chaque fois des informations sur la taille des personnages, leur parcours dans la galaxie, le Faucon Millenium, les batailles, etc.

Mais c’est un ouvrage plus récent qui m’a rappelé cette tendance actuelle à tout mettre en images, pas seulement pour synthétiser l’information et la rendre visible ou visuelle, mais aussi pour présenter les choses d’une manière différente, parfois bien plus intrigante…

Le livre en question a été publié en octobre 2016 aux éditions Tana. Un film se cache dans cette image : 70 énigmes graphiques pour cinéphiles est co-écrit (ou plutôt co-conçu) par Thomas Seban, scénariste, réalisateur et professeur des écoles (étonnante triple casquette) et Mathieu Persan, présenté comme un passionné du design graphique des années 30.

J’avais repéré ce livre en librairie, sans vraiment l’avoir feuilleté, et je m’attendais à ce que celui-ci prenne son titre au pied de la lettre. En gros je m’attendais à un « Où est Charlie ? » d’affiches de films.

C’est en fait le sous-titre qui doit être pris au pied de la lettre : « 70 énigmes graphiques pour cinéphiles », et la couverture (vous avez deviné ?).

Les auteurs prennent le cinéphile au dépourvu, le déconcerte, notamment avec une page :

— leur

—rage

—rant

—teau

Allez-y, trouvez le titre, vous avez une heure ! Mais si vous n’êtes pas découragés, en regardant la solution, vous vous émerveillerez davantage du goût des jeux de mots et des calembours prisé par ces deux compères, que par les dessins eux-mêmes.

À chaque réponse, on se torture les méninges : pourquoi / comment ont-ils pensé à ça ? et en de rares occasions, qu’est-ce qu’ils ont fumé ?

Une fois l’ouvrage refermé, vous ne le rouvrirez peut-être pas tout de suite, pour pouvoir être à nouveau surpris par ses énigmes, mais vous le laisserez sans doute en évidence quelque part, pour qu’un proche ou un ami, attiré par la couverture, se prenne lui aussi au jeu et se fasse piéger par le dessin de quatre femmes qui collent « off » sur un mur et la cinquième qui colle « on »… (vous l’avez ?)

Voilà pour ces petites lectures légères, passons à la deuxième partie de cet article.

Cinéma sur YouTube

Sur YouTube, je suis abonnée à une quarantaine de chaînes, qui abordent à peu près tous les sujets : cinéma, musique, sciences, histoire…

Sur ces quarante chaînes, 8 sont consacrées exclusivement au cinéma, et une bonne partie des autres aborde à un moment où un autre le cinéma. Je vous donne ici quelques-uns de mes chouchous.

  • Blow Up, évidemment…

Ceux qui suivent régulièrement mes articles cinéphiles ou mon compte Twitter savent que j’attends chaque mardi avec à chaque fois beaucoup d’impatience les nouveaux numéros de Blow-Up, que je boude à chaque coupure estivale, que je râle à chaque retard, et que j’ai une petite préférence pour leurs Playlists « Top 5 », « C’est quoi » et « Bio express ».

J’aime aussi beaucoup les « Introuvables », surtout « Vous connaissez « Have you heard » ? » et « Vous connaissez « Confessions of a nazi spy »?

Le plus dur a été ici de choisir un exemple, une vidéo qui vous donne comme moi envie de plonger la tête la première dans Blow Up :

Je choisis donc ce focus sur l’écrivain au cinéma, mais j’aurais pu choisir la salle de cinéma au cinéma, les chats au cinéma, la porte au cinéma, les fantômes au cinéma, l’école au cinéma… tous parfaits et tous pourvoyeurs de petites madeleines cinéphiles…

  • Le Fossoyeur de films

Ma deuxième chaîne favorite en terme de cinéma, c’est celle du Fossoyeur de films. Je suis moins ses « Après séances », des Vlogs où il évoque les films qu’il vient de voir, j’adore les vidéos « Fossoyeur de films » où il fait des focus sur certains thèmes et où il déterre des pépites du cinéma (surtout horreur, science-fiction, et tournages ayant été particulièrement épiques)

Il a d’ailleurs publié sur Dailymotion des émissions « Film wars » sur des films dont tout, du tournage à la sortie, a été catastrophique, ce qui les a rendu mythiques. Je vous recommande particulièrement ces « Film wars ».

Sur sa chaîne YouTube, ma préférence va à ses apartés, encore rares, où il évoque les comédiens le plus souvent morts à l’écran ou le fameux cri de Wilhelm.

J’ai gardé le meilleur pour la fin : le manuel du savoir-vivre du spectateur.

Un indispensable lorsque l’on va au cinéma, régalez-vous !

  • 2 chaînes en anglais : Cinéfix et Beyond the Frame

Les deux chaînes font des Top et des focus sur certaines thématiques ou certains réalisateurs.

Cette vidéo de Beyond the Frame, consacrée aux bibliothèques et aux librairies, réjouira, je pense, particulièrement les cinéphiles et les #profdoc !

  • Ginger Force

Pour les amateurs d’adaptations littéraires au cinéma, je recommande particulièrement la chaîne de Ginger Force, avec la playlist « Adaptation ».

En voici une idée, avec le désastre « Astérix et Obélix au service de sa majesté », attention ça pique !

  • Movion VS History, Nota Bene

Nota Bene, qui apparaît dans la vidéo de Ginger, et qui a une chaîne YouTube dédiée à l’histoire, consacre néanmoins quelques vidéos aux cinéma, sur la playlist « Motion VS History ».

Puisque je n’ai pas beaucoup parlé de séries télévisées, retrouvez ci-dessus le numéro (en deux partie) de cette playlist consacré à l’histoire dans Game of Thrones.

  • LinksTheSun et ses points culture

L’un des « poids lourds » de YouTube, LinksTheSun, qui s’amuse à décortiquer les paroles de chansons dans ses « Nan mais t’as vu ce que t’écoutes », consacrent quelques-uns de ses « points culture » au cinéma.

J’ai choisi l’une des vidéos les plus récentes, pour vous donner une idée du personnage… J’ajoute que j’ai également utilisé l’une de ses vidéos (un extrait) dans une séance en EMC avec des élèves de Première, vous en saurez plus en fin de semaine !

  • Le petit dernier : Joris Faucon Grimaud

Je l’ai découvert cette semaine via Twitter et cette vidéo que j’ai beaucoup aimée :

Pour clôturer cette sélection et cet article où le cinéma est mis en images, en dessins et en vidéos, je vous laisse avec l’excellent Gotlib et sa merveilleuse planche « Langage cinématographique ».

L’article #profdoc paraîtra vendredi.

Bonne fin de décembre à tous et bonnes fêtes !

Novembre 2016 : séances et animations du CDI

Pour patienter jusqu’aux vacances, voici un petit compte-rendu des activités que j’ai menées au CDI durant le mois de novembre.

Un mois de novembre bien occupé, avec l’arrivée des dernières commandes de l’année. En effet, le libraire habituel du CDI ayant fait faillite en fin d’année scolaire dernière, il a fallu renvoyer les commandes à un nouveau libraire, qui a tout livré d’un seul coup, principalement des renouvellements du fonds en philosophie et en fictions, mais aussi quelques nouveautés, des annales, et de quoi rafraîchir le rayon 800, dont j’avais déjà parlé le mois dernier.

Cependant, le traitement des commandes n’a pas empêché un certain nombre de séances, et quelques surprises…

Séances

  • Formation à la recherche – secondes

Jusqu’ici, j’ai vu 4 classes de secondes, avec lesquelles j’ai pu travailler de manière plus ou moins approfondie, avec le déroulé de séance suivant :

  1. Présentation du portail e-sidoc et formation à la recherche, avec comme support, le Genial.ly que j’ai partagé le mois dernier.
  2. Questionnaire en ligne sur le portail e-sidoc en lien avec une thématique de lettres (pour l’un des collègues, le classicisme, pour l’autre, le siècle des Lumières)
  3. Réalisation par les élèves d’un mur collaboratif (Padlet) sur la thématique de lettres, à partir de documents trouvés sur le portail ou sur Internet.
  4. Sondage sur les pratiques informationnelles des élèves.

En fonction de la réussite (ou non) de ces différentes séances, j’ajoute les documents produits.

Séance 1 : avec les 2nde5

C’était la première séance, avec 2 demi-groupes. Les élèves ont eu droit à la présentation du portail, puis ils ont répondu au questionnaire (thème de lettres : le classicisme), et certains d’entre eux ont pu répondre au sondage sur les pratiques informationnelles, disponible ci-dessous :

Je n’avais pas encore eu l’idée de la réalisation du mur collaboratif, donc ils n’ont pas pu le faire.

Séance 2 : avec les 2nde3

Échec total de la séance : j’étais dans une salle où le câblage avait été modifié, et les ordinateurs mis sur le réseau administratif. Impossible de se connecter sur quelque session élève que ce soit. Vidéoprojecteur en panne. Séance reportée à une date ultérieure encore inconnue.

Séance 3 : avec les 2nde 6

Les élèves ont eu droit à la présentation du portail, ont répondu au questionnaire avec comme thème le siècle des Lumières (voir Google Form ci-dessous).

Le 1er groupe a commencé à travailler sur le mur collaboratif, avec quelques ressources postées. Cependant les navigateurs n’étaient pas à jour : cela faisait bugger Padlet.  Pas de contribution possible pour le 2e groupe. On fait remplir à quelques élèves le sondage.

Séance 4 : avec les 2nde7

Séance idyllique : les deux groupes sont au taquet, ils finissent le questionnaire assez rapidement, puis enchaînent avec le padlet (un par demi-groupe). Pas le temps pour le sondage, pas grave : avec ma collègue, nous sommes tellement ravies du résultat, que nous ne doutons pas de travailler à nouveau avec cette classe.

Padlet Groupe 1 :

https://padlet.com/jfiliol_pro/2nde7gpe1

Padlet Groupe 2 :

https://padlet.com/jfiliol_pro/2nde7gpe2

  • TPE 1ES : formation à la citation des sources et affaire Wikipédia

Début novembre, j’ai intégré sur le portail e-sidoc du lycée le générateur de citation de sources proposé par Fenêtre sur. J’en ai proposé pour proposer aux enseignants de TPE de faire un petit point aux élèves sur la bibliographie / sitographie.

Je n’ai pas pu voir les élèves de S, pour cause de conseils de classe, mais j’ai réussi à faire le point avec les élèves de ES : utilisation de l’icône « Citer ce document » pour les références se trouvant sur e-sidoc, utilisation du générateur pour les ressources extérieures au portail.

J’en étais à la partie « on ne dit pas juste qu’on a utilisé Wikipédia, on cite les différents articles de Wikipédia, et c’est facile, il suffit de cliquer sur « Citer cette page ». Je clique, et là j’atterris sur l’écran suivant :

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Après quelques recherches avec l’aide documentaliste, nous avons découvert que des élèves du lycée s’amusent à modifier des articles, l’adresse IP du lycée est donc bloquée pour vandalisme sur notre encyclopédie collaborative préférée. S’en sont suivis échanges avec les administrateurs de Wikipédia (par mails et sur le salon Educatice), discussion avec la proviseure adjointe du lycée, et j’ai fini par envoyer ce mail à l’ensemble des enseignants (je coupe et j’anonyme le mail à certains endroits) :

Bonsoir à tous,

Je me permets de vous adresser quelques petits cogitations personnelles, suite à un petit couac arrivé au CDI cette semaine.

Alors que j’étais en séance de TPE avec S… et les 1ES1, et que je leur faisait un bref rappel sur la citation des sources et la bibliographie – un générateur de citation de sources est désormais à la disposition des élèves directement sur esidoc – j’ai voulu montrer aux élèves qu’il était très facile de citer un article de Wikipédia.

Qu’elle ne fut pas ma surprise de constater que l’adresse IP du lycée était bloquée par Wikipédia, l’encyclopédie collaborative ayant été victime de la part de certains de nos élèves de modifications abusives (ce qu’ils considèrent comme du vandalisme). Nous avons enquêté avec A… : entre autres, un article sur la Jungle de Calais avec du contenu supprimé et signé James Bond…

Les élèves étaient donc dans l’impossibilité de citer un article jusqu’en juillet 2017.

Suite à ce blocage, j’ai contacté les administrateurs de Wikipédia, je les ai également rencontrés mercredi sur le salon Educatice à Paris.

Vous pouvez être franchement hostiles à Wikipédia, ou relativement neutres à son égard, mais on ne peut nier les partenariats noués par cette dernière avec des institutions culturelles ou universitaires, et les efforts faits par les modérateurs afin d’améliorer sans cesse la qualité des articles (ce que prouve bien le blocage du lycée).

J’invite donc ceux qui le souhaitent à rappeler aux élèves que Wikipédia est un outil de recherche bénévolement mis à leur disposition, et qui, certes ne se suffit pas à lui seul, doit être complété par d’autres sources, mais que la citoyenneté numérique la plus élémentaire exige de respecter.

Et pour les éventuels intéressés, les membres de Wikimédia proposent des actions de sensibilisation et de formation aux ressources de Wikipédia, je suis tout à fait disposée à reprendre contact avec eux.

L’affaire a fait beaucoup rire (surtout la partie sur James Bond) et a permis d’échanger avec un certain nombre de collègues – la plupart ravis de l’existence de Wikipédia. L’adresse IP du lycée reste bloquée, mais cela n’empêche absolument pas de créer un compte (ce que l’un des administrateurs a fait pour moi) afin de surveiller les activités de l’adresse IP, et éventuellement de contribuer. Quant au fait que les élèves étaient dans l’impossibilité de citer un article, les administrateurs de Wikipédia m’ont indiqué qu’il s’agissait d’un bug, et que la fonctionnalité serait débloquée à compter du 30 novembre.
  • EMC en Première STMG : travail sur l’identité

Depuis début novembre, je travaille avec une collègue d’histoire-géographie et sa classe de Première STMG en demi-groupe sur le thème de l’identité.

Dans un premier temps, les élèves devaient poser à leurs parents des questions sur leurs origines, ils devaient ensuite, à partir des réponses obtenues, donner une forme littéraire à ce récit : lettre, conte, carnet de voyages… illustrés avec dessins, images, arbres généalogiques.

J’ai proposé à la collègue de poursuivre ce projet en faisant travailler les élèves sur la réalisation d’un schéma heuristique, ce que nous ferons les prochaines semaines. J’en dirai donc plus au mois de décembre.

  • EMC en Première L : débat « médias et démocratie »

Avec un autre collègue d’histoire-géographie, nous avons pour projet depuis un moment de travailler ensemble soit sur les médias, soit sur le numérique, j’ai donc sauté sur l’occasion lorsqu’il m’a annoncé qu’il organisait un débat avec ses élèves de Première L (une heure en demi-groupe) sur le sujet suivant : « La pluralité des médias est-elle un risque pour la démocratie ? ».

Les élèves avaient déjà fait des recherches préparatoires, et travaillé sur des documents la veille du débat. Ils devaient prendre des notes pendant ce débat afin de rendre une synthèse le lendemain.

J’ai moi aussi pris des notes, depuis l’annonce du sujet, que mon collègue s’est chargé d’introduire en en définissant les termes, jusqu’aux interventions des élèves et les différents points abordés :

En quoi la pluralité des médias est un signe de vitalité démocratique ? Les journalistes doivent-ils dire la vérité ou exprimer leurs opinions ? Quelle influence ont-il sur l’opinion publique ? Quelle est la place des réseaux sociaux dans la circulation des (fausses) informations ? Quelle est la différence entre un chroniqueur et un journaliste ? Quel est le rôle des médias dans le respect de la vie privée d’autrui ? Quelle est la fonction d’une presse satirique ? Les journalistes doivent-ils être neutres ou transmettre des valeurs ?

J’ai beaucoup apprécié ce débat, avec des élèves qui avaient pour la plupart une réflexion poussée, tout en restant très personnelle, sur la question.

Voilà pour les séances du mois.

Expositions et animations

Bien que les présentoirs du CDI soient en ce moment surchargés par les nouveautés et le renouvellement du fonds (voir ci-dessous – photo à venir),

j’ai réussi à proposer aux élèves, juste avant le résultat des élections américaines, une exposition sur les États-Unis, avec à nouveau deux affiches, la version classique :

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et la version augmentée :

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Voici l’exposition mise à disposition des élèves au CDI :

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Fin novembre, cette exposition a cédé sa place à une exposition sur la journée mondiale de prévention du SIDA, organisée par ma collègue.

Quant à moi, j’ai commencé à réfléchir aux animations à proposer aux élèves pour les faire patienter jusqu’aux vacances, et là encore, j’en dirai plus dans l’article de décembre.

Gestion, réunions, formations, salons et réflexions professionnelles

J’avais indiqué que je consacrerai une partie de cet article à un peu de cogitation professionnelle le mois dernier, mais il est déjà bien assez long, je garde donc cette idée pour plus tard et j’ajoute juste ci-dessous les quelques activités autres que séances et animations faites durant ce mois-ci :

  • évidemment j’ai consacré un temps certain au catalogage et à la mise à disposition des nouveautés, en particulier pour le rayon philosophie (dont je suis en charge) et pour les rayons littérature et fictions, qui sont partagés.
  • j’ai commencé à m’occuper du questionnaire GIDEC-GECRI qui permet aux enseignants de recevoir des spécimens de manuels scolaires en fin d’année.
  • pas de réunions ni de formations ce mois-ci. Notre proviseur est partie pour devenir directrice académique adjointe de Haute-Savoie, elle n’est toujours pas remplacée, cela a décalé le premier conseil pédagogique de l’année. J’ai pas mal échangé avec mon collègue référent numérique sur différentes applications éducatives à utiliser en classe (dont Prisma, qui permet de retoucher des photos artistiquement). Nous avons également beaucoup échangé sur l’équipement de la mezzanine en ordinateurs et sur le besoin d’une dotation en tablettes, sur laquelle il faut que nous travaillions…
  • deux réunions prévues le mois prochain.
  • pour finir, j’étais à Educatice le mercredi 16 novembre, ce qui m’a permis, entre autre, et comme je l’ai indiqué plus haut, de rencontrer les personnes travaillant pour Wikimédia, et d’avoir de nouvelles idées d’initiatives et de projets à proposer au lycée.

À suivre au mois de décembre.

Souvenirs de films, souvenirs d'enfances

Dans mes articles cinéphiles, j’évoque souvent certains de mes souvenirs cinématographiques les plus marquants. Il n’est pas rare que je commence un article par « La première fois que j’ai vu tel ou tel film… » ou par « L’un de mes plus beaux souvenirs cinématographiques reste… »

On se souvient souvent d’un film comme d’une rencontre, que ce soit un vrai coup de foudre, un rendez-vous manqué ou une aversion immédiate. Je préfère généralement parler des rendez-vous manqués, auxquels il arrive bien souvent qu’on laisse une seconde chance, ou des coups de foudre, quasiment jamais des aversions…

Témoigner de mes souvenirs cinéphiles me permet de me remémorer certaines scènes, de ponctuer le film d’émotions et de susciter, à la lecture des livres que je parcours, les plus belles scènes à mes yeux, dans un perpétuel aller-retour.

Cet article ne fera pas exception.

J’y évoquerai deux lectures, qui n’ont de commun que le cinéma, et les souvenirs, les miens, et ceux d’un autre. Car je ne suis pas la seule à accorder une telle importance aux souvenirs de films, loin de là.

Premier souvenir

« Un jour mes parents se rendirent à Tunis, la capitale, et m’emmenèrent avec eux voir La strada. Ce devait être en 1956, j’avais donc sept ans. Le film a provoqué en moi une peur incroyable et suscité une répulsion profonde. Tout dans le film m’effrayait. Aussi bien les visages que les corps des comédiens, leurs gesticulations et leur promiscuité. De même le décor, l’Italie pauvre, en noir et blanc, misérable. Si bien que j’ai vu le film sans le voir, par intermittence, les yeux souvent fermés ou baissés. »

C’est par ces quelques lignes que s’ouvrent Les Fantômes du souvenir, de Serge Toubiana, publiés chez Grasset en octobre 2016. Et ces lignes sont l’une des deux raisons qui m’a immédiatement convaincue de lire la suite. La seconde raison, je la donnerai un peu plus tard.

Un souvenir d’enfance, un souvenir de film, le premier film donc. La Strada. On ne peut pas vraiment parler d’un coup de foudre… Lorsque j’ai lu ces quelques lignes, je me suis souvenue moi aussi de ma première Strada : vers quinze ou seize ans, avec mon père, à la télévision : « Tu vas voir, Fellini, c’est magnifique ! » Je ne crois pas avoir été aussi emballée, pas plus par La Strada que par La Dolce vita… mon Fellini à moi reste Fellini Roma, et je n’ai jamais réussi, encore, à revoir La Strada.

Mais revenons à ce livre et à son auteur, Serge Toubiana. Critique de cinéma, il a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, directeur de la Cinémathèque française entre 2003 et 2016, et il reste pour moi le co-auteur d’une magnifique biographie de François Truffaut, avec Antoine de Baecque.

Quant à ses Fantômes du souvenir, il est simple, beau, on y fait de belles rencontres (Truffaut, évidemment, Godard, inévitablement, Coppola, Isabelle Huppert…), on y assiste à des événements cinéphiles (anniversaire des Cahiers du cinéma, expositions à la Cinémathèque, projections…), on y observe d’abord la formation d’un cinéphile, puis les coulisses d’une revue, et les coulisses d’une institution.

On y suit des projets tels que la préparation d’un documentaire sur Truffaut, ou la découverte, dans les locaux des Films du carrosse, des bandes sur lesquelles étaient enregistrés les fameux entretiens Hitchcock / Truffaut. On y voit défiler le cinéma en perpétuels allers-retours, présent et passé se côtoient : Henri Langlois et nouvelle Cinémathèque, parcours de cinéastes, portraits d’hier et d’aujourd’hui.

Page après page de cet itinéraire dont on prolonge sans cesse la lecture, dont on diffère sans cesse le moment de le reposer, ce qui m’a le plus frappé, c’est une extraordinaire bienveillance. Hormis La Strada, moins aversion que rendez-vous manqué, et qui fait plus figure d’électrochoc ou de souvenir proustien, Serge Toubiana ne semble retenir que les belles rencontres, les expériences enrichissantes et les émotions.

Et chez cet amoureux de cinéma, vous ne trouverez ni hostilité, ni élitisme, juste (et presqu’exclusivement) les bons souvenirs.

Souvenir d’une rencontre

Je venais d’achever mon Master 1 de Littérature française, et mon directeur de recherche, Jean-François Louette, m’avait enjoint de trouver un sujet de mémoire pour ma deuxième année.

J’avais réussi à le convaincre que mon sujet, tout cinéphile qu’il était (l’influence de Proust dans le cinéma de Truffaut), pouvait tout à fait faire l’objet d’un mémoire de littérature.

Cet été-là, en 2008, Serge Toubiana intervenait à la radio, je ne me souviens plus à quelle fréquence, pour évoquer les entretiens Hitchcock / Truffaut, et l’on m’avait soufflé l’idée de le contacter. J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai laissé un commentaire sur le blog qu’il tenait, en tant que directeur de la Cinémathèque française. J’ai eu très vite la surprise de recevoir une réponse, m’invitant à le rencontrer.

Cela peut paraître dérisoire à une personne extérieure, mais entrer dans les bureaux de la Cinémathèque française, patienter dans une salle à côté de personnes qui s’interpellent, demandant si « on n’a pas des nouvelles de Deneuve », s’assoir dans un bureau rempli de livres et de DVD et donnant sur la Seine, et parler de Truffaut avec Serge Toubiana, cela a de quoi impressionner, et avoir toujours envie de remercier, même 8 ans après.

Voilà pour la deuxième raison qui m’a poussée à lire ce livre, où j’ai reconnu à chaque page cette disponibilité et cet indéfectible amour du cinéma, à l’image de la description qu’il fait du réalisateur Wim Wenders à la fin d’un chapitre :

Jamais froid ni intimidant, toujours amical et généreux. Il transmettait mieux que quiconque à cette époque, l’amour du cinéma, l’ancien et le nouveau. Et d’où qu’il vienne.

Et passé ce souvenir, j’en reviens aux souvenirs !

Premiers souvenirs

En relisant la première phrase de Serge Toubiana, je me suis demandée quel film pourrait m’avoir marquée enfant autant que La strada avait pu le marquer.

Évidemment, des films marquants, il y en a eu, aussi bien des Chaplin que des films d’animation, avec, pour mes souvenirs les plus anciens, une prédilection pour les Don Bluth (Fievel, Brisby et le secret de Nimh, Le Petit dinosaure).

Mais il y en a peut-être trois dont le souvenir n’a été ni effacé, ni déformé : Le Roi et l’oiseau, auquel j’avais déjà consacré un article, Cinema Paradiso, dont j’ai parlé à plusieurs reprises, et Barry Lyndon.

Et c’est justement à Barry Lyndon que je pensais au moment où j’ai ouvert Les Fantômes du souvenir, parce qu’au même moment je parcourais Les Archives Stanley Kubrick, publiées généreusement fin 2016 par les éditions Taschen.

Pourquoi généreusement ? Parce que ces archives, comme celles de Chaplin ou plus récemment de Walt Disney, ont été d’abord éditées dans un format « extra large » et à un prix nettement moins abordable… J’espère donc que cette initiative Kubrick sera suivie d’autres, qui mettront à la portée du cinéphile ces superbes documents.

Dans ces archives, on retrouve évidemment une analyse détaillée des films et de la carrière de Kubrick, ainsi que des projets avortés, (le fameux Napoléon dont je ne cesse de vous rabattre les oreilles). Et une large place est laissée à la photographie, ce qui m’a donné envie de revoir Barry Lyndon.

Barry Lyndon

Barry Lyndon… pour moi à l’origine deux cassettes vidéos, première et seconde partie, en français, avec la voix inoubliable du narrateur, Jean-Claude Brialy.

Une histoire en costumes, magnifique, avec des décors somptueux, et des personnages auxquels, petite, je ne comprenais pas grand chose : un garçon un peu niais du fin fonds de l’Irlande, amoureux déçu, qui s’en va jouer au petit soldat, qui change d’uniforme, qui devient joueur, puis qui se marie…

Et puis il y avait cette musique, que j’écoutais en boucle sur cassette audio, et en alternance à mon panthéon musical avec le Let’s dance de David Bowie et le Non homologué de Jean-Jacques Goldman. Une musique incroyable qui vous arrive dans la tronche dès les premières minutes et qui ne vous lâche plus…

Aujourd’hui, Barry Lyndon a pris pour moi une autre mesure.

Il y a toujours la musique, cette scène d’ouverture fascinante, ce narrateur à l’ironie et à la voix envoûtantes :

Je peux difficilement choisir parmi mes scènes préférées, celle des Grenadiers anglais ? celle de la désertion vers la Prusse ? celle du jeu éclairé à la chandelle ? Je reprendrai juste celle de la bataille :

Avec le temps, j’ai compris que je ne parviendrai jamais à ressentir de sympathie pour les personnages : Barry est un amoureux déçu, qui a perdu toutes ses illusions et qui devient une crapule qu’on souhaite tout de même voir arriver à ses fins.

Quasiment tous les autres personnages sont lâches, hypocrites, menteurs, et même les bons laissent indifférents, comme lorsqu’on lit les Liaisons dangereuses, et qu’on se surprend à préférer la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont, tout odieux et machiavéliques qu’ils soient, face à la niaiserie et à la candeur de tous les autres.

J’ai appris à apprécier la composition des scènes, la magnifique photographie, et le soin accordé à chaque détail.

Toujours maintenant, j’ai plaisir à voir et revoir Barry Lyndon, il reste mon Kubrick indétrônable… et après de longues recherches, des années de disette où elle n’était plus disponible, j’ai enfin remis la main sur la bande originale, qui reprend sa place dans mon atmosphère musicale.

Et pourtant, il y aura certainement des articles à venir où j’évoquerai des souvenirs cinématographiques qui m’auront marquée tout autant que Barry Lyndon.

Mais je repense à cet article de François Truffaut sur Isabelle Adjani :

Je dis parfois à Isabelle Adjani : « Notre vie est un mur, chaque film est une pierre. » Elle me fait toujours la même réponse : « Ce n’est pas vrai, chaque film est le mur. »

À très bientôt !

Octobre 2016 : séances et animations du CDI

Déjà les quasiment vacances de la Toussaint, j’ai l’impression que le temps a filé et que je n’ai pas fait la moitié de ce que je voulais faire ce mois-ci !

Mais voici tout de même le compte-rendu de mes activités mensuelles, sans cette fois-ci de réflexion perso-professionnelle, je garde ça peut-être pour le mois prochain…

Séances

TPE

J’ai eu ce mois-ci assez peu de séances hormis la poursuite des TPE. Durant ces séances, après la présentation du « Mémo des TPE » (voir article précédent), des méthodes et des outils de recherche, je suis revenue de manière un peu plus approfondie, mais seulement pour une classe, et en collaboration avec leur enseignant de physique chimie, sur la méthode heuristique.

Pour les élèves qui ont déjà abouti à la formulation de leur problématique, revenir à ce moment sur la démarche heuristique peut être un frein, mais pour ceux qui peinent encore à trouver un sujet et à le délimiter, c’est un bon moyen de se creuser la tête.

J’ai ensuite aidé les élèves dans leur recherche, leur navigation sur le portail e-sidoc du CDI ou dans les rayons, dans l’utilisation de la recherche avancée. J’ai suggéré des méthodes et des pistes de recherche, qui ont été retenues ou non, comme pour ce groupe de ES, qui voulait travailler sur les inégalités hommes / femmes dans le travail et à qui j’avais proposé, en vain, de se pencher sur les métiers du numérique.

Je suis toujours avec curiosité les TPE de L (français et philosophie), que je vois le moins, et à qui je viens parfois en aide indirectement, en pointant une nouvelle ressource dans ma lettre de diffusion adressée aux enseignants. Pourtant certains de leurs choix sont vraiment sympathiques, qu’ils cherchent des ressources sur la différenciation pédagogique, ou sur le bonheur au travail, avec les chief happiness officers et les GAFA…

Accueil des secondes et formation à la recherche

Ce mois-ci, j’ai à nouveau accueilli des élèves de secondes au CDI, accompagnés de leur professeur principal. Deux séances en tout, la première d’une heure entière et la seconde d’une demi-heure.

La première, avec une classe que je retrouverai au retour des vacances en séance de formation à la recherche, m’a permis d’amorcer le sujet. Cette séance s’est déroulée en trois temps :

  1. un temps d’environ un quart d’heure où j’ai « délivré la parole divine » (ce que j’aime le moins durant ces séances) : accueil au CDI, règlement, emprunts, les différentes zones… j’essaye de rendre la chose la plus interactive possible en m’appuyant sur l’expérience des élèves qui seraient déjà venus par eux-mêmes
  2. un temps d’un peu moins d’une demi-heure avec le jeu des petits papiers (voir à nouveau l’article précédent), cette fois-ci bien mieux organisé : les élèves prennent un papier, retrouve le document demandé, le note, me l’apporte, et récupère un autre papier, tout en gardant au fur et à mesure tous les papiers successifs. Après rupture des stocks, on comptabilise l’équipe ayant récolté le plus de papier, et qui a droit à ma reconnaissance éternelle…
  3. un 3e temps d’un quart d’heure, avec une présentation du portail e-sidoc et de la recherche sur internet, disponible ci-dessous :

Cela peut paraître certes un peu rapide, mais j’ai prévu de reprendre cette présentation avec eux en séance de recherche.

Pour la classe qui n’est venue qu’une demi-heure, j’ai fait la présentation « parole divine » et le jeu…

Voilà pour les séances menées ce mois-ci, mais j’ai, comme je l’ai annoncé, un bon petit planning de séances qui s’annoncent au retour des vacances.

Planning des séances

  • séances de formation à la recherche : 2 classes de 2nde (les mêmes que pour la découverte du CDI) en demi-groupe (4h)
  • une séance hebdomadaire en demi-groupe au moins jusqu’aux vacances de Noël, en EMC, sur le thème de l’identité, avec une classe de Première STMG
  • un projet avec une autre classe de Première STMG, toujours en EMC, cette fois sur le thème des médias numériques.

Animations du CDI

Ce mois-ci, j’ai organisé deux expositions.

Fête de la science

La première, sur le modèle « à l’intérieur, les documents du CDI / à l’extérieur, les QR-codes à flasher », était consacrée à la Fête de la science. Comme d’habitude pour ces expos, les QR-codes étant proposés aux élèves dans des espaces du lycée où le portable est autorisé, je n’ai pas de visibilité sur le succès ou l’absence de succès du dispositif.

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https://magic.piktochart.com/output/16246149-fete-de-la-science-2016

J’envisage très sérieusement, au fur à mesure, de jouer sur la notion d’utilisation « pédagogique » des smartphones pour faire rentrer les QR-codes dans le CDI.

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https://magic.piktochart.com/output/16246429-fete-de-la-science-2016-qr-codes

Pour les documents du CDI, voilà une petite idée de ceux qui étaient exposés :

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Semaine du goût

La seconde exposition n’était pas prévue à l’origine. Je dois son organisation aux bonnes idées d’Isabelle Poulain, que je remercie encore vivement !

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Comme j’ai mis en place cette exposition pile au début de la semaine du goût, je n’ai pas pris le temps de faire des QR-codes.

L’idée était donc de proposer des ouvrages de fiction ou de documentaires dont le titre évoquerait les repas, la nourriture, ou l’activité même de manger. Je me suis retrouvée dans le rayon des romans à guetter le moindre titre évocateur, depuis Petit déjeuner chez Tiffany jusqu’à L’Orange mécanique, en passant par des choses un peu plus subtiles Charlotte (pour la charlotte), La Religieuse de Diderot (pour la pâtisserie) ou Le Banquet de Platon… Grâce à mes collègues j’ai aussi trouver des ouvrages qui nous enjoignent à « ne pas avaler ça » ou des romans policiers où les types se « mettent à table » !

Une méthode amusante de connaître son fonds !

Communication

  • Twitter au CDI

La grande nouvelle de ce mois-ci est l’arrivée du CDI sur Twitter, après une heure de réunion avec mes collègues, puis d’une autre heure pendant laquelle nous avons créé le compte, choisi les premiers abonnements et lancé le premier tweet. Si vous voulez plus régulièrement des nouvelles du CDI, abonnez-vous donc à @cdieinstein91 !

Le compte est pour l’instant assez confidentiel, mais j’ai prévu une bonne campagne d’affichage :

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https://magic.piktochart.com/output/17126492-twitter-einstein

Le but est de donner aux élèves des informations générales (réunions, séances), les nouveautés et les expositions organisées par le CDI, et évidemment une veille culturelle et sur l’orientation semblable à ce que j’essayais de faire l’année précédente au collège.

  • Portail e-sidoc

La veille que je transmets chaque semaine aux collègues via l’E-INSTANT CDI me permet également, ponctuellement, d’enrichir le portail e-sidoc.

J’ai déjà évoqué la répartition des tâches proposée par ma collègue. Pour ma part, cette répartition comprend aussi la veille numérique et l’enrichissement du portail en actualités et en ressources culturelles, ce qui me va très bien et contrebalance la gestion des retards et des commandes de matériel !

Voilà ce que cela m’a déjà permis d’ajouter :

Gestion et signalétique

Après m’être fait la main sur le rayon Généralités et sur le rayon Religions, nous avons plongé, ma collègue et moi-même dans le rayon Littérature, où un gros travail de recote et de désherbage nous attendait !

J’ai pu découvrir à cette occasion, de nouvelles perles, rassemblées depuis en réserve sous l’appellation ironique de « fonds patrimonial » et dans l’attente de l’avis ou de la récupération des collègues de lettres…

Après un mois d’effort, et malgré environ encore une étagère entière à traiter, cela commence enfin à ressembler à quelque chose… il ne manque plus que l’arrivée de la commande qui permettra de donner un nouveau coup de jeune à ce rayon !

Indépendamment de cela, j’ai réfléchi à une nouvelle signalétique dans les rayons documentaires qui me sont attribués :

Ce ne sont pour l’instant que des ébauches (surtout pour les rayons en réfection) mais elles ont plu à mes collègues, qui m’ont proposé de les réaliser aussi pour leurs rayons.

Réunions et formation professionnelle

Entre fin septembre et le 18 octobre, j’ai assisté à plusieurs réunions, formations et présentations :

  • le 27 septembre, j’ai assisté à la première réunion de formation de formateurs de l’année.
  • le 5 octobre, j’étais à la première réunion nationale des TraAM Documentation
  • dans le courant du mois, j’ai vu passer l’appel à contribution du MEN sur l’esprit critique

J’ai donc répondu en envoyant mon infographie sur la rumeur, réalisée en mars dernier à l’occasion de la semaine de la presse :

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et ma présentation, également sur la rumeur, réalisée au même moment :

J’en ai profité pour afficher et partager au CDI l’infographie que j’ai vue passer à l’occasion de cet appel à contribution, et que je trouve vraiment chouette… (elle m’a donné de bonnes idées pour la présentation à destination des enseignants et que je veux faire cette année pour la semaine de la presse)

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  • le 12 octobre, j’ai assisté de manière assez enthousiaste à la présentation de la plateforme de lecture Glose,

J’ai tout de suite imaginé des possibilités d’actions et de projets, j’en ai déjà discuté avec le collègue de français qui me laisse ses classes de 2nde à la rentrée pour la formation à la recherche, j’ai déjà créé mon compte et j’envisage de créer un compte pour le CDI et de le relier au compte Twitter @cdieinstein91

  • enfin le 18 octobre, j’ai assisté (ou assisterai, cela dépend du moment où cet article paraîtra) à ma première réunion dans mon nouveau bassin.

Voilà pour ce court mais dense mois d’octobre. Bonnes vacances à tous (du moins à ceux qui ont la chance d’en avoir) et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

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