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Mois : novembre 2019

Novembre 2019 : séances et animations du CDI

Voici un compte-rendu des activités menées du 4 au 22 novembre, avec beaucoup d’expositions et (enfin) quelques nouveaux projets pédagogiques.

Le remplacement de Floriane étant prolongé, je me permets d’indiquer dans cet article les activités qu’elle a menées seule ou en concertation avec moi.

Valorisation du fonds : on continue sur notre lancée

Après un mois d’octobre où, outre les visites du CDI, la valorisation du fonds était l’une des activités principales menées, il a fallu en ce début du mois de novembre proposer de nouvelles sélections.

Initiatives individuelles

  • Première guerre mondiale

Pour cette exposition, j’ai recyclé les ressources (papier et numériques) qui avaient été proposées l’an passé dans le cadre du projet « Adopte un poilu ».

Une sélection de documentaires et de fictions :

Une affiche :

Un parcours en ligne mis à disposition dans un article sur le portail E-SIDOC :

Une fois cette exposition installée, je me suis rendue compte que j’aurais pu lui préférer une sélection sur les 30 ans de la chute du Mur de Berlin. Mais je n’avais pas non plus pléthore de ressources papier sur la question, donc j’ai fait une petite exposition avec une sélection de ressources en ligne.

  • 30 ans de la chute du Mur de Berlin

Sélection thématique :

Présentation cliquable :

  • Montesquieu

Pour faire suite aux sélections sur Baudelaire et sur Montaigne, j’ai proposé ce mois-ci une nouvelle sélection de documents sur Montesquieu, avec toujours :

  1. textes imposés et documentaires associés
  2. une affiche renvoyant vers des textes en lecture intégrale
  3. une citation qui fasse sens

Activités en concertation

  • Exposition #NonAuHarcèlement

Au retour des vacances, Floriane a proposé de remplacer sa sélection sur la coupe du monde de rugby par une exposition consacrée à la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire.

  • Après Jane Austen, Françoise Sagan

Floriane a proposé d’imprimer sur la porte du CDI le calendrier mensuel (Les bas bleus) proposé par MikanKey sur Instagram :

Nous lui avons associé à l’intérieur du CDI la citation et les sélections suivantes (avec également des QR-codes renvoyant vers des ressources en ligne) :

  • Journée du 25 novembre

Pour faire suite à l’exposition sur la journée du 7 novembre, Floriane a proposé une exposition pour la journée du 25 novembre, la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Elle a installé l’exposition suivante et entièrement réalisé sur Canva les visuels qui lui sont associés :

Un cas à part : l’exposition Fantasy

Comme pour la Chine un peu plus tôt dans l’année, il s’agissait d’une exposition que ma collègue, actuellement en arrêt maladie, avait réservé à la bibliothèque départementale de l’Essonne, et qui consistait en des panneaux d’exposition et une malle de livres.

Cette fois-ci, j’ai quelque peu anticipé et proposé dès la rentrée une sélection d’ouvrages :

L’affiche, réalisée sur Genial.ly, reprend une citation de L’Histoire sans fin, qui m’a donné vraiment envie de lire ce livre :

Voici également la malle de livres proposée par la médiathèque de l’Essonne :

Je posterai les photos des panneaux de l’exposition plus tard : en effet, juste après les avoir installés, nous avons appris que le lycée allait faire l’objet d’un blocus. Les panneaux ont donc été déplacés pour les protéger, et je n’ai pas eu le temps de les prendre en photos.

En revanche, cette exposition a été l’occasion de lancer le premier puzzle collaboratif de l’année, qui a très rapidement rencontré du succès :

Acquisitions, gestion et installations

Pour les (presque) dernières commandes de 2019, deux tendances se sont dégagées de mon côté.

  • Le renouvellement du fonds fantasy et du fonds « Stephen King », qui pourra éventuellement donner lieu à une exposition plus tard dans l’année…

  • Des ouvrages de vulgarisation scientifique et philosophique

En prolongement du réaménagement du coin manga déjà amorcé le mois précédent, voici l’affichage réalisé par Floriane une fois qu’il a été mis en place :

Cet affichage est régulièrement consulté par les élèves.

De mon côté, j’ai tenté (moins) régulièrement de mettre à jour les actualités du portail E-SIDOC avec les valorisations successives du fonds au mois de novembre.

Ce mois-ci nous avons pratiquement terminé l’équipement en codes-barres du fonds (sauf périodiques et spécimens), un chantier qui avait été amorcé il y a deux ans avec les rayons documentaires.

Nous avons commencé un chantier non moins dantesque : l’harmonisation des auteurs et des éditeurs de la base.

Séances pédagogiques

Comme je l’ai indiqué en préambule, après un début d’année difficile, la situation semble quelque peu s’arranger d’un point de vue pédagogique.

Certes, il nous manque toujours la visite de deux classes au CDI et certes, les mails adressés aux enseignants pour tenter de mettre en place des projets et des initiatives n’ont pas toujours de réponses.

Nous avons cependant été approchées début octobre par Anne, une collègue stagiaire d’éco-gestion, qui souhaitait faire travailler ses Premières STMG sur l’étude de gestion et sur la recherche d’information.

La séance se déroule en deux heures et a été élaborée à trois : Floriane, Anne et moi-même, avec les objectifs suivants :

  1. Cerner les habitudes de recherche d’informations des élèves de la classe
  2. Faire un rappel de la démarche de recherche sur internet depuis l’utilisation d’un navigateur jusqu’à la définition de mots clefs pertinents
  3. Faire un rappel des outils mis à disposition par les professeurs documentalistes (E-SIDOC)
  4. Faire le lien entre questionnement quintilien et caractérisation d’une organisation
  5. Rappeler l’utilité des réseaux sociaux et de l’actualité en ligne pour connaître la réputation et l’image d’une entreprise (rôle du community manager, évolution de l’entreprise)
  6. Réaliser la grille de caractérisation de l’entreprise choisie pour l’étude de gestion sous forme de carte mentale et commencer à réfléchir à une problématique

J’ai réalisé le support de présentation suivant :

Floriane a réalisé le sondage sur Wooclap sur la recherche d’information :

Enfin nous avons réalisé à deux, avec un modèle existant de Floriane, la fiche élève suivante sur Piktochart :

La séance a eu lieu le jeudi 21 novembre avec deux demi-groupes : le premier de 8h20 à 10h15 et le second de 13h à 15h.

Durant la première heure, nous avons beaucoup insisté sur le sondage et sur la réalisation de la carte mentale, nous avons réalisé avec les élèves la caractérisation de l’entreprise Nike :

Durant la deuxième heure les élèves ont été mis en action de manière beaucoup plus concrète pour eux, à savoir la réalisation à partir de la carte de Nike de leur propre carte mentale sur l’organisation de leur choix.

Autres activités

Voici pêle-mêle les autres activités professionnelles menées ce mois-ci :

  • publication des derniers articles #LudoDOC consacrés à #Ludovia16 (sauf un dernier qui tarde quelque peu)
  • préparation de différents stages auxquels j’aurai l’occasion de participer dans les mois qui viennent
  • participation à une réunion de bassin le mardi 19 novembre
  • participation au salon Educatice le mercredi 20 novembre

Un Louis, deux Funès

Pour le titre de ce compte-rendu de lecture du mois de novembre, je pastiche un article que François Truffaut avait publié en 1983 « Un ami, deux Broca », consacré au merveilleux réalisateur du Bossu ou de Tendre poulet.

C’est sur Twitter que j’ai trouvé les références du livre qui m’intéresse ce mois-ci, sur un compte que je trouve irrésistible : @justdefunes

De Funès fait partie des personnes qui me font rire, au même titre que les personnages de Kaamelott et des planches de Gaston Lagaffe. C’est pourquoi j’ai dans mes favoris un générateur de citations de Kaamelott et dans mes abonnements Twitter le compte @justdefunes et @Franquin_Cie

C’est aussi pour Sandrine, copine #profdoc, que je publie cet article, avec laquelle j’ai régulièrement des fous-rires et des clin d’oeil lorsqu’à un mot ou une phrase nous associons immédiatement toutes les deux une réplique de De Funès :

« But alors you are French ? », « Elle ment… elle ment en allemand », « Je suis ministre, je ne sais rien faire », « Non sire, pour une fois, ce n’est pas moi, j’étais là, je priais », « Je suis zinzin, je suis zinzin », « Yes my Lord. Yes my Lord. Yes my Lord. But I beg your pardon my Lord. In my opinion, I am sure, mais alors I am tout à fait sure que c’est un coup de Fantomas. »

Aimer De Funès

Mon éducation cinéphile s’est faite à coup de clivages, qui se sont généralement réconciliés, mais pas toujours.

Il fallait choisir qui aimer : Scarlett O’Hara ou Melanie Hamilton, Buster Keaton ou Charlie Chaplin, Deneuve ou Dorléac, Dewaere ou Depardieu, Bourvil ou De Funès.

Tous ces clivages, je les ai balayés plus tard quand j’ai compris que ce que l’on prenait à l’écran ou dans la vie pour des rivalités n’était vraiment pas avéré.

Donc j’apprécie autant l’impertinence de Scarlett que la douceur de Melanie et j’aime autant l’humour lunaire de Bourvil (et sa gravité dans Le Cercle rouge) que la folie hargneuse de De Funès.

Il n’y a que Truffaut qui pour moi sera toujours d’une supériorité stratosphérique face à Godard.

J’ai dû voir un nombre incalculable de fois La Grande Vadrouille, peut-être un peu moins Le Corniaud, autant de fois La Folie des Grandeurs, la série des Gendarmes fait partie de mes « plaisirs coupables » (au même titre que Les anges gardiens, avec Clavier et Depardieu), j’adore Rabbi JacobLe Grand restaurant, Les Grandes vacances, La Zizanie et La Soupe aux choux.

Bref, après avoir tenté, plus d’une fois, de mettre à distance ce petit personnage tout en grimaces, hargneux et antipathique, j’ai fini par reconnaître qu’il m’était impossible de ne pas l’aimer.

Avant sur Cinéphiledoc

Cela ne date d’ailleurs pas d’aujourd’hui, puisqu’en septembre 2012 j’avais trouvé un superbe dictionnaire, Louis De Funès de A à Z, de Bertrand Dicale, aux éditions Tana, que je m’étais empressée d’ajouter à ma bibliothèque.

Voici l’article que j’avais rédigé un peu plus tard, en mars 2013 :

Dictionnaires thématiques

Je n’avais écrit que quelques lignes, puisque dans la même collection avait aussi été publié un dictionnaire Marilyn Monroe.

Il n’empêche que tout amoureux de De Funès devrait avoir ce dictionnaire, superbement illustré, dans sa bibliothèque.

En 2016, à l’occasion des 50 ans de la Grande Vadrouille, j’ai réitéré la chose, puisqu’un ouvrage sur les coulisses du tournage avait été réédité :

50 ans et pas une ride

Et je ne résiste pas à la tentation de poser ici une petite sélection :

De Funès, 2019 et 2020

Avec le livre déniché sur Twitter, et avec quelques informations supplémentaires, si vous aussi vous êtes amateurs de De Funès, voici plusieurs occasions de le retrouver en 2019 et en 2020.

Ce livre, Louis de Funès, de Clémentine Deroudille, est en fait un catalogue d’exposition. Il a été publié à l’occasion de l’inauguration du musée Louis de Funès à Saint-Raphaël, inauguré en juillet 2019, donc tout récemment.

J’ignorais totalement l’existence d’un tel musée, je suis donc ravie qu’avec Chaplin World, il y ait un autre lieu qui mette un génie du comique à l’honneur.

Le site internet du musée est d’ailleurs quelque peu compliqué à trouver :

http://museedefunes.fr/

Néanmoins, Sandrine, note sur tes tablettes, voici encore un lieu où nous devons aller !

En attendant, l’ouvrage de Clémentine Deroudille sera des plus agréables à découvrir : une organisation chronologique, avec pour chaque chapitre une petite introduction biographique de une à deux pages, énormément de photographies, d’affiches, la présentation illustrée des principaux films, le tout ponctué de répliques de films ou de réactions de Louis de Funès (extraits d’interviews, notes dans des carnets).

C’est un admirable condensé, en près de 200 pages, de Louis de Funès, et qui est préfacé, j’ai oublié de le signaler, par la petite fille du comédien.

Avant, pendant ou après une visite du musée, il peut se savourer durant les 1h30 de vol d’un Paris-Nice, ou pendant l’équivalent en train (mais à compléter avec des films) qui dure environ 7h, d’après mes informations.

Et si comme moi vous ne bougez pas très souvent de la région parisienne, vous pouvez patienter jusqu’en avril 2020, date à laquelle la Cinémathèque française consacre une grande exposition à Louis De Funès, exposition qui a quelque peu enflammé les débats cinéphiles, comme en témoigne cet article du Figaro :

https://www.lefigaro.fr/cinema/2019/03/19/03002-20190319ARTFIG00137-la-retrospective-louis-de-funes-a-la-cinematheque-ne-fait-pas-rire-tout-le-monde.php

Ce débat m’a toutefois permis de découvrir cette lettre de Truffaut à Gérard Oury, où le premier indique au second avoir beaucoup aimé Le Corniaud :

Et il m’a aussi rappelé cet avis, toujours de Truffaut, selon qui, en substance, il est beaucoup plus difficile d’être De Funès que Bourvil, puisqu’il est plus difficile de faire rire en étant antipathique qu’en étant sympathique.

Là encore, je n’essaye pas de faire un choix entre Bourvil et De Funès, mais je me souviens toujours de manière émue, de la façon dont De Funès explique, très simplement, que tourner Rabbi Jacob lui a permis de se « nettoyer l’âme », cette interview à l’occasion du Corniaud :

et, un peu plus hors-sujet (mais pas tellement parce que cela fait partie du personnage) de cette vidéo sur son parc biologique :

Il reste donc les films, et ces quelques vidéos d’archives, et le livre de Clémentine Déroudille, et le dictionnaire de Bertrand Dicale, pour patienter jusqu’à l’exposition de la Cinémathèque :

https://www.cinematheque.fr/

Sandrine, des disponibilités en avril 2020 ?

Bonnes lectures, bons fous-rires et à bientôt sur Cinéphiledoc !

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