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Nouvelle vague, entre rêve et réalité

Pour la première fois depuis quelques années, je n’ai pas en ce début d’année 3 ou 4 (voire 5) articles tout prêts et rédigés, écrits pendant les soirées d’hiver et les vacances de la Toussaint ou de Noël.

Si j’ai quelques lectures d’avance dans ma pile de livres sur le cinéma (enfin quelques… disons deux) et si j’ai aussi dans cette pile déjà les pistes des prochains articles, la transformation de la lecture en article a été bousculée par le planning de début d’année – dont vous avez ou aurez un aperçu dans les articles #profdoc.

Comme j’essaye également de poursuivre mes lectures scientifiques et professionnelles, les lectures cinéphiles et plus récréatives prennent aussi parfois du retard, et j’ai tendance à d’autant plus les savourer, sans forcément que me vienne immédiatement l’idée ou l’analyse qui me permettront d’écrire dessus.

Néanmoins, l’ouvrage qui m’intéresse aujourd’hui était en 2023 ma dernière lecture sur le cinéma (avant quelques romans, deux ouvrages scientifiques et trois bandes-dessinées), et j’avais la certitude d’avoir envie de lui consacrer un compte-rendu.

Suspension consentie de l’incrédulité

Autant le dire tout de suite, ce livre fait partie de mes coups de coeur de lecture de 2023.

Pas seulement parce qu’il parle de cinéma, mais aussi parce qu’il fait partie de ces textes à qui je laisse une place de choix dans ma bibliothèque, pour la simple et bonne raison qu’ils vont magistralement tisser un univers fictif autour du cinéma, et qui vont faire que, malgré une analyse très fine de la réalité, je vais en tant que lectrice marcher constamment sur le fil entre rêve et réalité.

En d’autres termes : ce sont les ouvrages qui me procurent cette « suspension consentie de l’incrédulité ».

Je recherche sans arrêt cette expression, je sais ce qu’elle évoque, j’ai souvenir dans une discussion avec des amis l’avoir eue sur le bout de la langue et très agacée de ne pas la retrouver, l’avoir recherchée sur Chat GPT.

Vous remarquerez que la formulation de ma question laissait quelque peu à désirer et que j’ai tout de même obtenu satisfaction… je n’en suis tout de même pas à faire rédiger l’intégralité de mes articles par une IA, et lorsque j’ai commencé à rédiger celui-ci, au lieu de retourner directement sur Chat GPT, j’ai cherché directement « suspension d’incrédulité » et suis allée consulter Wikipédia.

L’expression suspension consentie de l’incrédulité (de l’anglaiswilling suspension of disbelief) décrit l’opération mentale effectuée par le lecteur ou le spectateur d’une œuvre de fiction qui accepte, le temps de la consultation de l’œuvre, de mettre de côté son scepticisme.

Et cette définition était plus en accord avec l’ouvrage dont je vais parler dans un instant. En effet, mon interpellation de Chat GPT intervenait juste après la projection du dernier volet d’Indiana Jones, durant laquelle justement je peinais à ressentir cette suspension consentie de l’incrédulité.

En revanche, pendant ma lecture, j’étais comme un funambule sur le fil tendu par l’auteur qui, selon moi, s’amusait constamment à tester cette suspension : rêve ou réel ? Et cette tension, c’est elle que je perçois dans les meilleurs romans (du moins mes préférés) sur le cinéma.

Vertige littéraire dans l’usine à rêves

Dans mon panthéon des romans sur le cinéma, il y a entre autres :

  • Londres après minuit, d’Augusto Cruz qui est une pépite sur le cinéma muet,
  • Un renoncement de René de Ceccatty sur la figure de Greta Garbo,
  • Numéro Deux de David Foenkinos consacré au garçon qui n’a pas été retenu pour jouer Harry Potter,
  • et Le Figurant, qui nous entraine dans l’univers cinématographique de Truffaut, en particulier le tournage de Baisers volés.

Pour chacun de ces livres, je me suis demandée si ce que je lisais appartenait au domaine du rêve ou de la réalité, et l’ouvrage étant consacré au cinéma, la mise en abyme était double : une histoire de rêve dans une histoire rêvée.

Voilà donc ce que je guette quand j’ouvre un roman consacré au cinéma : ce vertige où j’en viens à douter et à hésiter entre fantasme, coulisses, reconstitution savante ou architecture minutieuse, et où finalement l’écrivain s’amuse avec moi comme si nous étions dans une scène d’Inception.

Le titre, avant et après la virgule

Je me souviens d’avoir vu ce livre et sa couverture jaune sur les présentoirs de la librairie Albin Michel du boulevard Saint-Germain à Paris.

Je me souviens (et je plagie à dessein Georges Perec, pour le citer plus loin) d’avoir pris le livre et d’avoir considéré pendant un moment la photo de Jean-Paul Belmondo et de Jean Seberg dans À bout de souffle qui figurait sur la première de couverture.

Je me souviens avoir été persuadée que le titre me donnerait une idée fidèle de l’ouvrage, et mon idée originelle était une reconstitution, elle aussi fidèle, exacte et exhaustive d’une époque.

Et ce n’est que quelques mois après, au fil de ma lecture, que j’ai pris toute la mesure de ce que supposait le titre, avant et après sa virgule : Nouvelle Vague, roman.

334. Je me souviens de la Nouvelle Vague

Nouvelle Vague, roman est donc le vertige sublime écrit par Patrick Roegiers et publié aux éditions Grasset en mai 2023.

Et autant j’étais persuadée qu’un des « Je me souviens » de Georges Perec était « Je me souviens du Parc Montsouris » – mais ma mémoire doit me trahir et c’est plutôt Prévert qui se souviens du Parc Montsouris…

– autant j’étais aussi convaincue en ouvrant le livre que j’irai avec lui d’un point A à un point B, des prémices de la Nouvelle Vague dans les bureaux des Cahiers du cinéma à ses influences les plus récentes.

J’ai donc suivi l’auteur dans ses pérégrinations, persuadée qu’il était un historien et un archéologue, et en cela mes petites brèches dans la connaissance du cinéma de la Nouvelle Vague lui étaient des aides précieuses.

Il y avait bien sûr des allers-retours, des percées poétiques de cette promenade, des détours entre hier et aujourd’hui (où aujourd’hui n’était pas tout à fait aujourd’hui) mais je suivais toujours mon guide.

Il m’a séduite à la page 122 avec son évocation du Parc Montsouris, forcément le plus beau de Paris, parce que c’est celui où j’allais petite et où déjà mes grands-parents emmenaient se promener mon père et son frère, et dont je guette chaque réappropriation du poème de Prévert* …

Il m’a définitivement conquise avec ses chapitres sur Truffaut, en particulier encore, toujours et encore, encore et toujours, l’évocation de cette scène sublime de Baisers volés, Delphine Seyrig, Jean-Pierre Léaud, Fabienne Tabard, Antoine Doinel et ce « Oui, monsieur ».

* Des milliers et des milliers d’années
Ne sauraient suffire
Pour dire la petite seconde d’éternité
Où tu m’as embrassé
Où je t’ai embrassée
Un matin dans la lumière de l’hiver
Au parc Montsouris à Paris
À Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre.

Nouvelle Vague : rêve ou réalité ?

Et du coup si j’ai suivi l’auteur pendant les premiers chapitres en voyant dans son texte la reconstitution millimétrée d’une époque, j’ai très vite accepté de lâcher prise et d’être la spectatrice amusée de ses facéties littéraires et de ses manies.

Des listes, des énumérations, des dialogues, des sauts temporels, des rencontres (fictives ou avérées, au bout d’un moment on ne cherche plus à savoir) et puis à intervalles réguliers, comme un running gag, cette réécriture d’une scène du film On connait la chanson, avec Jean-Pierre Bacri et André Dussolier qui visite un appartement… jamais le même, mais toujours celui d’un film, d’un acteur ou d’un réalisateur de la Nouvelle Vague.

Et à lire ce dialogue savoureux entre Bacri et Dussolier, on entend presque leurs voix si singulières, et on s’imagine nous aussi les croiser pour visiter l’appartement d’à côté.

D’ailleurs, même si ce sont eux dont on se souvient le mieux, parce qu’ils viennent souvent au détour d’une page visiter un appartement, on croise les autres personnages du film, Camille, Odile, Claude… et évidemment on en croise bien d’autres, d’autres films, et d’autres réalisateurs.

Alors démêler dans cette fresque délirante ce qui appartient au rêve ou à la réalité devient véritablement secondaire, et on se laisse emporter par ce vertige, ou plutôt par cette vague, qui si elle nous est familière, parce qu’on en reconnaît certaines scènes vues et revues, parvient à nous sembler de nouveau nouvelle, grâce à la virtuosité et à l’ingéniosité de son auteur.


Grâce à ce roman j’ai eu envie de voir ou de revoir bon nombre de films qui y sont mentionnés :

  • évidemment Baisers volés pour cette scène troublante que je ne finis pas de savourer entre Delphine Seyrig et Jean-Pierre Léaud,
  • évidemment On connaît la chanson pour la thèse sur les paysans de l’an mil au lac de Paladru mais aussi pour sa bande-annonce où l’on voit Jean-Pierre Bacri réciter « Siffler sur la collline » Zaï zaï zaï zaï
  • et c’est le film Garçon ! de Claude Sautet que j’ai découvert à cette occasion, parce qu’il faisait partie des films de Claude Sautet que je n’avais jamais vus, moi qui pourtant revois régulièrement ceux avec Romy Schneider et le diptyque Un coeur en hiver / Nelly et Mr Arnaud.

Je vous laisse donc sur ces quelques images en suggestions et vous donne rendez-vous très bientôt pour un nouvel article sur Cinéphiledoc !

Janvier 2024 : séances et animations du CDI

Je vous souhaite à nouveau à toutes et tous une excellente année 2024.

Je publie un peu précocement cet article de janvier, car comme je fais partie des académies de la zone C, nous n’avons que cinq semaines entre la reprise de janvier et les vacances de février.

Cependant, comme je l’avais annoncé dans mon article du mois de décembre, ces cinq semaines sont particulièrement denses sur le plan professionnel, et il a fallu que je m’organise et que j’anticipe un certain nombre de choses au retour des vacances, et aussi que j’établisse clairement des priorités dans les activités à mener.

Aussi bien du point de vue des activités extérieures que des séances pédagogiques, mon agenda était bien rempli, et je vais tâcher d’en dresser un aperçu ici pour la période du 8 au 26 janvier.

Animations du CDI

Pour cette période de janvier, j’ai réussi à la fin des vacances à anticiper et à préparer un certain nombre de sélections thématiques, ce qui m’a fait gagner beaucoup de temps.

objectif : une sélection thématique par semaine

Pour la période janvier – mars, mon objectif est de pouvoir proposer une sélection thématique par semaine en m’appuyant, comme je l’ai indiqué dans l’article consacré au bullet journal, sur les événements nationaux et internationaux.

J’avais donc préparé trois sélections juste avant les vacances, et j’en ai préparé trois autres pendant cette période.

  • Journée mondiale Tintin / sélection BD (10 janvier)

J’ai installé cette sélection le lundi de la rentrée, en y ajoutant deux ouvrages que j’avais chez moi sur les jurons du Capitaine Haddock et sur les inventions du Professeur Tournesol.

Cette sélection a été proposé du 8 au 22 janvier.

  • Martin Luther King’s Day (16 janvier)

Cette sélection a été installée le 11 janvier et est toujours en place au moment où j’écris cet article.

  • Nuits de la lecture (18 – 21 janvier)

Pour cette sélection, je me suis appuyée sur les articles proposés sur le site officiel de l’événement, et je l’ai proposé au dessus des dernières nouveautés du rayon fiction mises à disposition au CDI.

La sélection a été installée le 15 janvier et est toujours en place.

  • Journée de la mémoire (27 janvier)

Enfin, le 22 janvier j’ai proposé une sélection autour de la Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité :

Cette sélection permettait de mettre en valeur des ouvrages assez récents, en particulier en bandes-dessinées, sur cette thématique.

autres actions mises en place
  • Un nouveau puzzle collaboratif

Pour faire suite au deuxième puzzle qui n’avait pas vraiment fonctionné, nous avons laissé l’une de nos élèves choisir le puzzle suivant, qui met en scène l’univers de Harry Potter.

Installé le lundi de la reprise, il est toujours en place et peine quelque peu à avancer… même si les bords ont été posés.

  • Journées Portes Ouvertes (13 janvier)

Cette année, les JPO étaient organisées très tôt au lycée, directement le samedi de la semaine de la reprise, et il a du coup été un peu compliqué d’anticiper, mais nous avons tout de même réussi à réaliser un panneau de présentation et des marques-pages.

Nous nous sommes partagés la matinée : Roman a assuré la présentation du CDI sur les deux premières heures, et j’ai assuré les deux dernières.

Il s’agissait donc d’une reprise sur les chapeaux de roues, et pas seulement en terme d’animations, d’autant que d’autres actions ont été organisées au CDI (la suite des interventions de l’AJMF et la réunion des éco-délégués, entre autres).

Séances et actions pédagogiques

Voici les séances menées entre le 8 et le 26 janvier, ce sont principalement des séances en SNT.

Pour plus de lisibilité je vais indiquer ici les séances, leur intitulé et leurs objectifs, et les classes concernées.

internet et web
  1. Comprendre le web et internet à travers Google. Durant cette première séance, je pars d’un outil que tous les élèves connaissent et utilisent pour aborder avec eux des éléments historiques, la différence entre navigateur et moteur de recherche et le fonctionnement d’un moteur de recherche. Au retour des vacances, j’ai vu deux classes : les 2nde7 et les 2nde11.
  2. Comprendre les enjeux de l’utilisation d’internet et de publication en ligne. À l’aide de ressources mises à leur disposition, les élèves font par groupe des petits exposés de 2 à 5 minutes. Au retour des vacances, les 2nde11.
  3. Comprendre le droit d’auteur et la citation des sources. Pour cette séance (ma préférée) j’ai conçu un escape game qui remplace une précédente séance dont je n’étais absolument pas satisfaite. Au retour des vacances, les 2nde13, les 2nde4, et il me restera les 2nde11 et les 2nde7 début février.

Je sais que j’avais indiqué partager cet escape game et sa fiche élèves dans cet article, mais par souci d’équilibre, je le partagerai plutôt dans l’article du mois de février.

J’ai donc fini cette séquence pour quatre classes, avec en tout trois notes :

  • une note de participation individuelle et collective calculée avec les points gagnés sur l’application ClassDojo (en gros je convertis les intervalles de points en note sur 20),
  • une note d’exposé sur 10 avec 5 points sur la prestation à l’oral (note individuelle) et 5 points sur le contenu (note de groupe)
  • la participation à une campagne PIX dont le pourcentage de réussite est converti en note sur 20.
objets connectés et intelligence artificielle

Sur cette thématique, et en m’appuyant sur un scénario pédagogique construit à l’aide de mes lectures scientifiques, j’ai pu tester une séance avec une première classe lors de la semaine de la reprise.

Pour la deuxième classe avec laquelle j’ai travaillé, j’ai eu le privilège que l’une des séances soit observée par Mme Elisabeth Carrara, IGESR, qui m’a également sollicitée pour intervenir à l’IH2EF sur la question de l’intelligence artificielle le 25 janvier.

C’est la raison pour laquelle je ne partage pas encore le détail de cette séance et de cette intervention, que vous retrouverez un peu plus tard dans l’année.

autres séances

Durant cette période, j’ai également co-animé d’autres séances :

  • EMC (seconde) : une collègue m’a sollicitée pour suivre ses élèves dans le cadre de recherche au CDI. Au mois de janvier, nous avons poursuivi l’évaluation conjointe des passages à l’oral des élèves.
  • EMC (première) : deux classes travaillent sur le thème du lien social en s’appuyant sur les ressources du CDI, avec les mêmes modalités d’organisation que les classes de seconde en EMC.
  • EMC (terminale) : un collègue nous a sollicité pour travailler avec deux de ses classes sur les controverses scientifiques.

Communication

Ce mois-ci, les actions de communication se sont concentrées sur les animations proposées et mentionnées plus haut.

Bulletin de veille E-INSTANT CDI

Concernant ce bulletin de veille que j’essaye d’envoyer à peu près régulièrement aux enseignants, je n’ai absolument pas eu le temps de le mettre à jour, donc je le garde sous le coude pour février.

Blogs sur l’ENT

Pour ces trois blogs, j’ai pris l’initiative la dernière semaine de décembre de les basculer en mode public, afin de leur donner un peu plus de visibilité et que vous puissiez voir plus concrètement comment ils fonctionnent, même si je ne les alimente pas toujours avec la dernière assiduité…

Ce mois-ci, 4 articles publiés : la sélection Tintin, le Martin Luther King’s Day, les Nuits de la lecture et la Journée de la mémoire.

Généralement, lorsque j’installe une sélection, je publie directement l’article dans la foulée et je fais également un post sur Instagram.

Pas d’article publié ce mois-ci.

Un article publié ce mois-ci, pour présenter les webinaires de l’université Paris-Saclay.

Généralement, une fois les dates passées, je supprime les articles concernés.

Compte Instagram du CDI

Le compte Instagram du CDI poursuit sa lancée, et c’est le canal de communication sur lequel j’ai le plus de facilité à publier.

  • photos postées directement

Le 9 janvier j’ai posté une vidéo présentant le réaménagement du coin VO ANGLAIS (à retrouver plus bas dans la présentation sur la signalétique).

Le 11 janvier, en prévision des Journées Portes Ouvertes, j’ai posté les sélections thématiques installées au CDI.

  • visuels réalisés ce mois-ci

Le 7 janvier, la veille de la rentrée, j’ai posté une vidéo réalisée sur Canva pour souhaiter une bonne année aux abonnés du compte :

J’ai ensuite posté successivement les sélections thématiques déjà mentionnées plus haut.

Le 18 janvier j’ai posté un rappel sur la fermeture du CDI, puisque se tenait le lendemain la réunion de bassin des professeurs documentalistes à laquelle nous participions.

  • les aventures de Chat Bla-bla

Du coup Chat Bla-bla continue à apparaître dans quelques publications (surtout quand je me déplace), notamment durant cette réunion de bassin.

Autres activités

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période, et avec la mini-rubrique des mercredis studieux.

Réunions, stages, déplacements
  • 11 janvier : j’ai passé la certification PIX au médiapôle de Gif.
  • 19 janvier : réunion de bassin des professeurs documentalistes du Centre Essonne et du Sud Essonne sur le marketing documentaire.

Durant cette réunion, j’ai proposé une intervention sur les évolutions de la signalétique au lycée.

La présentation revient notamment sur les travaux de refonte réalisés par mes collègues dans les différents rayons, ainsi que sur la façon dont on peut repenser, rafraichir ou rendre visible certains rayons, tout en tenant compte de la problématique de l’évolution des espaces.

  • 25 janvier : intervention à l’IH2EF à Poitiers sur intelligence artificielle générative et professeurs documentalistes

Je reviens ultérieurement plus en détail sur cette intervention.

Les mercredis studieux

Voici un petit aperçu de mes mercredis de cette période, dans lesquels pour certains je mixe également les autres travaux menés sur mon temps libre.

  • 4 – 7 janvier : j’ai préparé sur ces quelques jours pour m’avancer et anticiper sur ma charge de travail plusieurs supports d’intervention :

une première version du support pour l’intervention du 25 janvier à l’IH2EF sur l’intelligence artificielle ; une présentation pour une autre intervention prévue le 30 janvier à destination des IA-IPR EVS stagiaires à la demande de Martine Sache ; un temps de travail avec Ketty Joly, CPE à Brétigny avec qui je dois justement intervenir le 30 janvier ; un escape game préparé pour l’occasion ; les trois visuels (Bonne année / Nuits de la lecture / Journée de la mémoire) réalisés sur Canva.

  • 10 janvier : c’est reparti, retour des mercredis studieux :

J’ai animé une séance de SNT sur l’intelligence artificielle avec les 2nde14, j’ai fait une deuxième puis une troisième version pour l’intervention du 25 janvier, l’inscription à la semaine de la presse et des médias à l’école, et j’ai fini la journée avec : la publication d’un article sur les données numériques, la préparation d’un cours de master 2 pour le deuxième semestre, la suite de la lecture d’un ouvrage sur le Big Data.

  • 17 janvier : ça continue et ça déborde un peu sur le week-end

J’ai animé une séance de SNT sur l’intelligence artificielle avec les 2nde1, j’ai préparé la présentation sur la signalétique au lycée, j’ai suivi d’une oreille un webinaire du CLEMI « De la donnée à l’infographie », j’ai préparé la première demi-journée d’un de mes stages sur « Dynamiser sa veille et visibiliser son action » et j’ai poursuivi mes lectures sur le Big Data.

  • 24 janvier : on ralentit un peu mais parce que les autres jours que le mercredi sont bien remplis

J’ai passé la matinée à préparer mon PPCR, prévu cette année, et j’ai rédigé cet article. J’ai terminé la journée en révisant mon intervention du lendemain.

Voilà pour ces activités des trois premières semaines de janvier, je m’arrête pour cet article. Vous retrouverez prochainement le premier compte-rendu de lecture cinéphile pour 2024, et le prochain article #profdoc un peu plus tard dans le mois de février.

D’ici là, je vous souhaite bon courage et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

Notes de lecture sur les données (épisode 1)

Dans ce nouvel épisode de mes notes de lecture, j’ai voulu me pencher sur la question des données numériques, pour prolonger les précédentes notes de lecture consacrées plus spécifiquement à l’intelligence artificielle.

Pour préparer cet article, je me suis donc plongée pour l’instant dans deux ouvrages, et dans une sélection de ressources que j’avais consultées durant le traditionnel Cybermoi/s, et qui m’ont également servi à construire mes séances en SNT.

Petite précision concernant ces notes de lecture, il s’agit encore une fois de comptes-rendus subjectifs, et qui me permettent de garder une trace de mes lectures.

Je donne aussi mon ressenti global à la lecture des ouvrages et des articles qui me tombent sous la main, moins pour en faire une critique que pour témoigner de leur accessibilité et en indiquer les prolongements possibles.

Dans cet épisode :

  1. un aperçu de deux ouvrages que j’ai parcouru et qui abordent la question d’un point de vue philosophique et politique : Data-Philosophie et Toxic Data
  2. sélection de ressources

Data-Philosophie, de Sonia Bressler

J’ai acheté ce livre pour le CDI en septembre 2023, parce qu’il m’apparaissait important d’enrichir le fonds philosophie d’ouvrages traitant de problématiques récentes, et propices à intéresser les élèves suivants notamment les spécialités HLP et HGGSP mais également pour permettre à l’ensemble des élèves d’approfondir des notions abordées en cours de philosophie.

L’ambition de ce livre, comme son titre et son avant-propos le rappellent, est donc de lier la pensée philosophique à la question des données numériques, et il soulève des problématiques déjà abordées dans les ouvrages que j’avais pu consulter sur l’intelligence artificielle (voir épisode 4), notamment la question du transhumanisme.

Dans l’introduction, l’auteure rappelle les domaines que recouvre la data-philosophie, à savoir la connaissance, les enjeux éthiques de la collecte et de l’utilisation des données, et, dans une moindre mesure pour cet ouvrage (en tout cas moindre que par exemple l’ouvrage de Pascal Boniface), les implications géopolitiques.

Data-Philosophie est construit en trois parties : contextualisation de la data-philosophie, implications de cette dernière et perspectives critiques.

Première partie : contextualisation de la data-philosophie

Dans cette partie, l’auteure propose un historique de la pensée philosophique en lien avec les données numériques. Elle étudie les ramifications les plus anciennes de la philosophie avec les enjeux actuels de l’accès à la connaissance, de l’esprit critique, de l’intelligence artificielle, etc.

Voici quelques étapes de ces ramifications :

  • Platon et l’allégorie de la caverne
  • Aristote et la classification des connaissances, ainsi la nécessité d’utiliser les données de manière éthique et responsable
  • Descartes : doute méthodique (esprit critique), dualisme homme / machine
  • Leibniz : système de notation binaire, langage universel
  • Kant : impératif catégorique et éthique des données
  • Charles Sanders Peirce : distinction entre signe / objet et interprétant, ce qui permet d’avoir un recul sur la manière dont sont traitées, analysées et interprétées les données
  • les relations entre données et connaissance avec Bertrand Russell, Karl Popper et Thomas Kuhn

L’auteure revient ensuite sur l’émergence du domaine de la data-philosophie à proprement parler (ordinateurs  – internet – réseaux sociaux) et sur :

  • les problèmes éthiques qu’elle soulève : respect de la vie privée, sécurité des données, biais algorithmiques, transparence et responsabilité
  • les problèmes épistémologiques et ontologiques : rapport à la connaissance et à la vérité (fiabilité de l’information), biais, représentativité des données
  • l’interdisciplinarité de la data-philosophie avec les sciences de l’information, la sociologie, la psychologie et les sciences politiques

Elle évoque les apports de deux contributeurs à la data-philosophie : Luciano Floridi qui a introduit le concept d’infosphère et Tim Berners-Lee, fondateur du World Wide Web, concepteur du web sémantique et défenseur de la démocratisation et de la décentralisation du web.

Enfin, cette première partie revient sur les concepts clés de la data-philosophie, déjà rapidement évoqués :

  1. la relation entre les données, la connaissance et la réalité : biais potentiels des algorithmes, interprétation des données, utilisation des données personnelles à des fins politiques, infodémie et relation des individus à l’information
  2. la représentativité des données et la façon dont ces dernières peuvent influencer notre compréhension de la réalité
  3. les principes éthiques de l’utilisation des données (vie privée, confidentialité, transparence, responsabilité)
Deuxième partie : les implications de la data-philosophie

Dans cette deuxième partie, l’auteure revient sur les enjeux politiques, sociaux et humains que soulèvent les données numériques, et propose des pistes de réflexion afin d’appréhender leur utilisation de manière éthique et responsable.

Je ne vais pas revenir de manière approfondie sur ces différents enjeux, sauf ceux qui ont plus particulièrement retenu mon attention.

Dans un premier chapitre, Sonia Bressler aborde les implications éthiques : l’importance du consentement et de la transparence (avec les problématiques de respect de la vie privée), la nécessité d’un accès équitable aux données et de la lutte contre les discriminations.

Dans un second chapitre, elle aborde les implications épistémologiques : les limites de la connaissance basée sur les données et la question de la fiabilité de l’information.

Elle revient sur les enjeux de la sélection des données dans le fonctionnement des modèles prédictifs et explicatifs (machine learning, agents) et à nouveau sur les biais algorithmiques notamment dans le domaine de l’emploi (recrutement), de l’économie (accès au crédit, publicité) et de la reconnaissance faciale.

Le dernier chapitre porte sur les implications politiques et sociales :

  • démocratie et gouvernance : la façon dont les données numériques participent de la polarisation des débats politiques, des bulles de filtres et de la manipulation des opinions publiques (ce qui est développé par le deuxième ouvrage que j’évoquerai dans cet article, Toxic Data), l’atteinte à la vie privée, mais également la question de la désinformation avec les biais de confirmation et l’influence sur les comportements électoraux et sociaux
  • protection des droits fondamentaux avec un rappel de la protection des données (RGPD, droit à l’oubli…)
  • la transparence et la responsabilité des institutions, la question de l’ouverture des données / open data (voir le site data.gouv)
  • la participation citoyenne des individus aux questions relatives aux données et donc la nécessité de l’éducation (littératie des données, esprit critique)
  • la relation des données aux domaines de l’économie et du travail (automatisation, protection des travailleurs et innovations technologiques)
troisième partie : perspectives critiques

Dans cette dernière partie consacrées aux débats et controverses en lien avec les données numériques, Sonia Bressler revient dans un premier temps sur les questions de neutralité et d’objectivité des données.

Les données et algorithmes peuvent-ils être neutres ? La question permet de rappeler les différents biais qui peuvent intervenir dans le traitement des données, que ce soit en amont dans la collecte de ces données (échantillonnage non représentatif) ou en aval dans leur traitement (biais de confirmation). Elle aborde également les biais qui interviennent durant la conception des algorithmes ou dans leur fonctionnement (apprentissage automatique).

Humanisme et technologie revient sur les différents penseurs qui alertent sur la déshumanisation de la société (incitation à la surconsommation, dépendance numérique) et sur les enjeux éthiques des innovations technologiques, avec la nécessaire collaboration entre humains et machines.

Le dernier chapitre de l’ouvrage revient sur les enjeux actuels des données numériques et de l’intelligence artificielle, avec à nouveau la nécessité de transparence, les implications éthiques et sociales, la relation entre intelligence artificielle et développement durable, la mise à jour des cadres réglementaires et de la législation.

Mon avis sur l’ouvrage

J’ai trouvé cette mise en relation entre la philosophie (et plus particulièrement ses ramifications anciennes) et les données numériques particulièrement éclairante.

Cela m’a rappelé d’autres lectures, plus anciennes, que j’avais pu faire lorsqu’il s’agissait de préparer les épreuves du CAPES de documentation, et même encore plus loin, les cours de philosophie suivis en terminale et en prépa.

C’est tout l’intérêt de cette question, de voir également la transversalité des données numériques.

Par contre, l’ouvrage a tendance, en voulant insister sur les différents aspects et enjeux des data, parfois à se répéter et à étirer ces problématiques, et j’avoue que cette lecture a été pour moi un peu plus laborieuse que les autres.

Elle permet cependant de prendre de la hauteur par rapport à l’ouvrage que je vais désormais aborder, et que pourtant j’avais lu en premier.


Toxic Data, de David Chavalarias

J’avais ce livre depuis le mois de juin dans ma bibliothèque, et après mes quelques lectures sur l’intelligence artificielle, il m’a paru presque récréatif…

Il apporte un éclairage spécifiquement politique à la question des données numériques et complète à la fois l’ouvrage de Sonia Bressler sur la data-philosophie et l’ouvrage de Pascal Boniface sur la géopolitique de l’intelligence artificielle.

L’auteur ancre son contexte dans la crise provoquée par la prise d’assaut du Capitole par les militants trumpistes suite aux résultats des élections américaines en 2021. Son analyse porte ensuite sur la manière dont les réseaux sociaux transforment la circulation de l’information et influencent les comportements politiques.

Il s’appuie sur un projet lancé en 2016 avec une équipe du CNRS : le Politoscope, qui collecte les messages émis sur Twitter par les comptes appartenant à la sphère politique.

L’ouvrage se décline en 14 chapitres que je vais tâcher de résumer, et propose également des visuels et des outils pour mieux appréhender la question.

chapitre 1 : la france dans le collimateur de l’alt-right

David Chavalarias étudie dans ce chapitre l’utilisation des mèmes pour marquer l’opinion publique, et donc sur le ressort émotionnel de l’information.

Ce mode de communication est utilisé durant la campagne de 2017 par les militants extrémistes, qui vont utiliser la faille de notre système électoral : le fait de ne retenir au second tour des élections que les deux candidats arrivés en tête, ce qui polarise d’autant plus la campagne.

Il analyse également la provenance de ces messages et leur temporalité, l’utilisation des bots pour diffuser les messages, la rapidité de circulation de l’information, et souligne l’habitude que nous avons prise de recevoir cette information de manière instantanée sans forcément la remettre dans son contexte.

chapitre 2 : que se passe-t-il derrière l’écran ?

Ce chapitre revient principalement sur le fonctionnement du réseau social Twitter, la façon dont se forment les communautés (homophilie / influence sociale).

chapitre 3 : nos réseaux sociaux vus du ciel

L’auteur y étudie la participation des différentes communautés politiques à des campagnes de dénigrement de personnalités, et la représentation cartographiques des comptes politiques sur Twitter.

Cela lui permet d’approfondir les phénomènes de diffusion des fausses informations, de bulles de filtres et de repli sur soi.

chapitre 4 : quand les algos partent en vrille

Ce chapitre est l’un des plus captivants : il s’intéresse à une expérience menée par un utilisateur de Facebook qui avait décidé de liker tout ce qui apparaitrait sur sa page Facebook, pour observer la façon dont le fil d’actualités se modifiait en conséquence (filtrage collaboratif).

chapitre 5 : libres de se laisser enfermer

L’auteur étudie trois phénomènes intervenant sur les réseaux sociaux :

  • renforcement
  • contagion algorithmique
  • bulle de filtre

ainsi que le biais de confirmation, mais également le biais de négativité, qui consiste à privilégier ce qui va accentuer nos peurs dans la réception des messages (les informations négatives) plutôt que les informations positives, et là encore le ressort émotionnel des réseaux sociaux.

chapitre 6 : toxicité à tous les étages

Citation de Marshall McLuhan :

Nous façonnons nos outils, et par la suite, nos outils nous façonnent.

À la différence d’un repas familial où nous allons adapter (généralement) nos sujets de conversation à l’auditoire pour éviter de fâcher untel ou untel, nous recevons sur les réseaux sociaux (l’auteur étudie ici le fonctionnement de l’algorithme de Facebook) toutes les informations postées par notre entourage, mettant en lumière des divergences qui autrement auraient pu rester invisibles.

chapitre 7 : quand c’est gratuit, c’est vous le produit

Dans ce chapitre, l’auteur revient sur la collecte systématique et à grande échelle des données, sur le ciblage publicitaire et sur le détournement de ce ciblage à des fins politiques.

Il se penche aussi sur la manipulation des résultats de recherche et sur les suggestions proposées, notamment par l’algorithme de Google. L’auteur propose à titre d’exemples les suggestions de recherche obtenues en tapant le nom des cinq candidats les mieux placés aux élections présidentielles de 2022.

chapitre 8 : diviser pour mieux régner depuis l’étranger

Ce chapitre étudie les phénomènes de désinformation intervenant dans les campagnes électorales (États-Unis, France) depuis l’étranger (Russie) pour influencer les résultats – ou comment l’information (et la désinformation en l’occurence) est utilisée comme moyen de déstabilisation et de division intérieure.

Ces stratégies sont proposées dans l’ouvrage de Sun Tzu, L’Art de la guerre : division entre inférieurs et supérieurs, désinformation (aussi appelée division de mort), corruption.

Elles sont approfondies dans le chapitre suivant, Subversion 2.0, qui revient également sur l’émergence du réseau social Tik Tok.

chapitre 9 : subversion 2.0
  • le réseau social Tik Tok et ses critères de modération contestables
  • retour sur le chatbot Tay lancé par Microsoft capté par des trolls
  • premières analyses du fonctionnement des agents GPT-2 et GPT-3
chapitre 10 : check-up d’une démocratie malade

L’auteur revient ici sur les évolutions du monde politique induites par les réseaux sociaux : fragmentation du monde politique, dérapage vers les extrêmes.

Ces problématiques sont approfondies dans le chapitre suivant, « La démocratie, première victime du Covid-19 », qui se penche sur les chambres d’écho antivax.

Le chapitre 12 s’intéresse quant à lui à la montée du populisme, en étudiant les principales sources de désinformation sur Twitter et les rapports ambigus entre médias traditionnels et médias numériques (rôle de C News dans la campagne d’Éric Zemmour), avec un prolongement dans le chapitre 13, introduit par une référence à la pièce Rhinocéros de Ionesco.

L’auteur finit par étudier dans le dernier chapitre deux concepts à l’oeuvre dans la société actuelle et mettant en péril le processus démocratique : la rigidité d’une société (influence sociale) et la dépendance au chemin (phénomène de renforcement).

En conclusion, il propose deux types de recommandations, au niveau individuel et collectif pour renverser la vapeur, parmi lesquelles :

  1. puisez à la source, aiguisez votre sens critique, identifiez vos « vrais amis », dissociez vos différents réseaux, ayez l’oeil sur vos émotions, prenez vos distances, fuyez les notifications…
  2. donnons la priorité à l’éducation

En annexe de son propos il donne une liste de sophismes à éviter pour de meilleurs débats en ligne, ainsi qu’un glossaire.

Mon avis sur l’ouvrage

Cet ouvrage est absolument captivant, et je me suis retenue de ne pas en faire une recension encore plus poussée.

Les recommandations en fin d’ouvrages peuvent, selon moi être réutilisées en classe pour travailler avec les élèves sur l’esprit critique. De même le glossaire reprend les termes incontournables de l’ouvrage.

Toxic Data m’a permis de tirer des fils et de revenir sur des ressources que j’avais déjà repérée : la vidéo de Fouloscopie sur les réseaux sociaux, le site Seriously qui permet de pacifier des discussions sur Internet, ou le site de Stéphanie de Vanssay, Dompter les trolls.


 Ressources

Bullet journal : an cinq

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2024.

Pour la cinquième année consécutive, je consacre ce premier article de janvier à un sujet pas vraiment cinéphile et pas tout à fait profdoc (quoique). J’ai cet article en tête depuis fin octobre, au moment où je commence à voir les pages se réduire, et à me demander quelle couleur de couverture aura le prochain carnet.

J’ai pris l’habitude de ce petit compte-rendu annuel, qui me permet de finir une année et d’en entamer une nouvelle, à la fois en abordant une thématique devenue une routine, et en me laissant plus de temps pour préparer les articles cinéphiles, qui me prennent toujours plus de temps à écrire, d’autant que désormais, j’ai aussi mes « notes de lecture » qui grignotent aussi quelques heures de rédaction…

À nouveau, comme l’an dernier, je précise qu’il s’agit ici d’un simple compte-rendu d’expérience, sur des méthodes de travail et d’organisation que j’ai adoptées, et que ce compte-rendu n’est absolument pas injonctif.

En 2020, dans le premier article, je revenais largement sur mes motivations et mes sources d’inspiration. En 2021, j’avais axé cet article sur les atouts du bullet journal pendant les périodes de télétravail.

En 2022 et 2023, j’ai approfondi son utilisation, retirant ou ajoutant des rubriques, et en réorganisant certaines pour mieux les adapter à mes habitudes.

Encore une fois, cet article sera très illustré et il sera organisé, comme l’an dernier, en quatre parties :

  • la forme
  • le fond
  • allié du quotidien et nouvelles rubriques
  • un petit bilan annuel

La forme

  • Le carnet

En 2019, j’avais utilisé la référence suggérée par Solange te parle (voir article de janvier 2020) : un Leuchtturm 1917 à couverture verte avec index, pagination et une rubrique « Future log », la seule rubrique imposée de tout le carnet.

En dehors d’une petite entorse en 2020 avec un Quo Vadis, je reste fidèle à cette référence, qui m’oblige à passer commande sur un célèbre site de vente en ligne, puisque je n’ai jamais pu trouver de Leuchtturm en magasin, sauf une année dans le rayon papeterie de Foyles à Londres… j’aurais pu à cette occasion faire quelques réserves pour les années suivantes, mais je n’y ai pas pensé.

Ces commandes en ligne ont occasionné cette année quelques surprises. Si j’avais relu mes précédents articles à ce moment-là, j’aurais pu éviter de commander un carnet de 200 pages, d’une taille similaire à mes anciens carnets, ce qui m’a trompée étant l’épaisseur des pages.

J’ai donc dû repasser commande pour mes habituelles 250 pages, et j’ai cédé celui de 200 pages à une amie, qui n’a pas manqué de me dire pour l’occasion qu’à ce rythme il me faudrait bientôt des carnets de 500 pages.

  • L’écriture

Concernant l’écriture, j’avais acheté en 2019 des feutres Faber-Castell noirs tailles S, F et B. Globalement les B servent pour écrire les titres, les F pour tracer des lignes, et les S pour écrire au quotidien. Depuis 2022, je ne garde que les B et les F, les S étant trop fins à mon goût.

Ma trousse n’a pas bougé depuis l’an dernier : feutres, crayon à papier et gomme, correcteur, et une règle pour tracer les lignes.

Le fond

Gestion du temps

Pour la gestion du temps et l’organisation, j’ai conservé de l’année passée une rubrique « future log » sur laquelle j’ai mon calendrier annuel, et j’utilise toujours une double page par mois. Dès que j’arrive à la fin du mois en cours, je prépare le mois suivant.

  • Future log

Concernant la rubrique « future log », j’ai réussi de manière satisfaisante à dissocier les activités professionnelles et les activités personnelles de manière plus lisible.

Cette année, pour venir en aide à ma mémoire de poisson rouge, au lieu de noter en bas de cette rubrique les dates de 2024, je les ai tout simplement ajouté à la fin du carnet de 2023 – il s’agit principalement d’événements professionnels que je dois garder en tête pour organiser la période janvier – juin à venir.

  • Mois et semaines

Sur la double-page consacrée aux mois, j’ai conservé l’habitude cette année de distinguer un peu mieux le professionnel du personnel, aussi bien en ce qui concerne l’aspect « agenda », que l’aspect « to-do-list », ce qui est pleinement satisfaisant.

J’ai cependant opté à partir de septembre pour une organisation plus lisible entre agenda et to-do-list sur la page de droite, ce qui me permet d’optimiser l’espace de cette double-page.

Pour les semaines j’ai maintenu le même mode de fonctionnement que les années passées : une double page par semaine pendant les périodes travaillées, une double page par quinzaine pendant les vacances.

Dès que j’arrive à la fin de la double page en cours, même chose, je prépare la double page suivante (j’aime bien anticiper, donc généralement les tableaux à gauche et à droite de la double page sont prêts le vendredi ou le week-end de la semaine d’avant, et j’ajoute simplement après jour par jour les choses à faire au fur à mesure).

Organisation

Après quatre ans,  j’ai encore affiné les rubriques j’avais le plus besoin, celles que je pouvais regrouper, et celles dont je pouvais me passer, et je me suis encore davantage appuyé sur ce carnet pour m’organiser au quotidien.

J’ai fait cette année un grand tri dans mes affaires, papiers et autres archives, qui m’a permis de voir de quelle manière j’ai évolué depuis mes études jusqu’à aujourd’hui dans mon rapport à l’écrit et au numérique, en particulier au travail.

Cela pourra faire l’objet d’un article séparé quand j’aurai du temps pour le mettre en forme, mais j’ai toujours tenté de trouver une façon pertinente de prendre en notes les pistes de réflexion, les formations et les réunions, et je passais allègrement du carnet au répertoire sans être satisfaite.

Avec ce support à la fois cadré et on ne peut plus libre du bullet journal, je trouve le compromis idéal.

  • Sommaire

La partie Sommaire du bullet journal est celle dans laquelle on peut le plus se sentir à l’étroit, il faut donc faire des choix. Les deux premières années, je reportais systématiquement dans l’index chaque double-page.

Depuis deux ans, en plus de ne plus noter les semaines, j’utilise la même ligne pour deux mois, je peux ainsi très facilement retrouver une rubrique à laquelle j’ai besoin de revenir régulièrement.

J’ai pris la même habitude avec des rubriques bi-annuelles comme mes lectures, les découvertes culturelles, la tenue de ce blog, voire des choses que je peux placer sur un même niveau d’un point de vue professionnel : formation, to-do-list thématiques, organisation de séances.

  • Mois et semaines

Sur le mois je fais un suivi de ce que j’ai fait en terme de tâches ménagères (ce qui est complété de manière très maniaque depuis cette année par un planning de ménage), d’occupations, et, avec le suivi de ma consommation d’essence, un simulacre de budget. Je note aussi mon temps de sport quotidien sur cette page.

Par semaine, j’ai aussi quelques tâches que je note dans une rubrique « À faire » : passer à la poste, appeler telle ou telle personne, réserver des transports, prendre des rendez-vous…

  • Activités professionnelles

Pour les activités professionnelles, je suis arrivée à un certain équilibre : après plusieurs années très numériques et du coup une première réaction où le bullet journal constituait presque un refuge et une détox, entre 2019 et 2021, j’ai désormais une manière de m’organiser qui associe harmonieusement numérique et papier, j’y reviendrai un peu plus loin.

Cette année j’ai tout de même noté une propension supplémentaire à organiser mes idées sur le papier, notamment en ce qui concernait mes préparations de séances, mes cours en visio en Master 2, et mes projets professionnels.

Organisation du travail

Pour cette année, j’ai repris et rassemblé les rubriques suivantes :

  • une boîte à idées qui rassemble des idées d’actions au CDI, des idées d’ouvrages à commander, quelques points de réunions, d’autres pistes d’articles et de réflexions.

Cette année j’y ai reporté des suggestions de lecture de quelques élèves, mais aussi des lectures scientifiques qui ont ensuite fait l’objet de mes notes de lecture sur l’intelligence artificielle et sur les data.

C’est aussi dans cette rubrique que j’ai noté à la volée les idées que m’inspirait l’observation des séances menées par mon ami professeur d’histoire géographie à Valence.

  •  pour la dernière année, les choses à ne pas oublier pour le ministère (avec quelques réunions prises en notes), les TraAM et le séminaire des IAN

  • quelques notes prises pendant les formations de formateurs, les réunions de bassin, et pendant les autres formations  – le plus gros étant noté sur ordinateur

  • le suivi de mes cours pour le master 2 de Montpellier, les notes attribuées en correction de CAPES blancs, ainsi que certaines trames de cours
  • une rubrique pour le CAPES interne
  • le déroulé de mes stages et le calendrier prévisionnel de mes formations et des autres activités à l’extérieur
  • des pistes de réflexion après ma décision d’arrêter la mission à la DNE, pour continuer à évoluer professionnellement et pour nourrir mes « mercredis studieux »

  • une rubrique de préparation pour ma venue à Ludovia en août 2023

  • pour le lycée : le suivi des attributions des licences numériques dans le médiacentre (même si je me suis vite rabattue sur un pad sur l’ENT), et le planning des visites de 2ndes et de 1STMG
  • deux nouveautés cette année, sur lesquelles je reviendrai plus bas : des rubriques me permettant d’anticiper sur les tâches de fin d’année / de début d’année et sur les animations du CDI, et également un certain nombre de pages qui me servent de « marmites de cogitations » pour concevoir mes scénarios pédagogiques, ainsi que des bilans réflexifs sur ces scénarios.
DU COUP, NUMÉRIQUE OU PAPIER ?

Concernant l’équilibre dont je parlais plus haut, voilà en quoi il consiste :

Pour tout ce qui concerne la gestion du quotidien sous la forme de to-do-list, les premiers jets de déroulé de séances et les trames de cours, les idées notées au vol, et les choses à prendre rapidement en notes, le bullet journal reste comme les années passées mon compagnon indispensable, même si j’ai tendance à y ajouter désormais quelques éléments de planification.

En revanche, je reviens au numérique pour trois choses cette année : l’agenda en ligne du CDI sur l’ENT qui permet le suivi des séances, quelques réunions et formations, et comme je l’ai indiqué plus haut, l’attribution des licences numériques dans le GAR.

Loisirs, culture et sport

Pour le sport, les loisirs et la culture, j’ai également repris un certain nombre de rubriques et j’en ai réorganisé d’autres :

  • Culture 2023 avec les films, séries télévisées, expositions et musées, concerts 

Depuis deux ans, j’ai opté pour l’organisation suivante : à gauche les nouveautés et événements / à droite les relectures et revisionnages… une organisation bi-annuelle qui me satisfait pleinement.

J’ai conservé une rubrique « À voir, à écouter » que j’ai très peu utilisée.

  • Blog 2023 avec les articles à publier sur Cinéphiledoc

J’ai gardé pour ce domaine une rubrique « Veille blog » pour faire un suivi des ouvrages sur le cinéma qui peuvent m’intéresser pour le blog, même si j’ai tendance à noter ce genre de choses un peu n’importe où, dans les boites à idées ou dans les listes « à lire »…

Comme je l’avais indiqué dans un précédent article, je me sens un peu trop à l’étroit sur ces double-pages bi-annuelles, surtout depuis que j’essaye de poster de temps en temps mes notes de lecture. J’ai donc prévu une autre organisation pour 2024.

  • Autres listes

J’ai gardé deux rubriques à l’identique : une rubrique plus superficielle « Liste d’envies », qui canalise mon shopping, et deux rubriques « Prêts » et « Emprunts ».

  • Lectures

Enfin, j’ai conservé mes deux rubriques dédiées à la lecture :

  1. « À lire », que je coche au fur à mesure (et qui m’empêche de craquer sur tout et n’importe quoi en librairie)
  2. Et une rubrique « Lectures » où je reporte de la première rubrique ce que j’ai lu, où j’indique ce qui me sert pour le blog et ce que j’ai aimé.

Le bullet journal comme allié du quotidien

Cette année m’a permis à nouveau d’explorer de nouvelles possibilités du bullet journal, cette fois sur un plan strictement professionnel.

  • organisation par périodes / organisation thématique

Comme je l’avais indiqué plus haut, j’avais commencé l’an dernier à essayer d’anticiper l’organisation de la fin de l’année et de la rentrée. J’ai approfondi cela en 2023, en consacrant plusieurs double-pages à ces activités :

  1. une première double-page avec 6 colonnes (1) : gestion / animation / pédagogie / communication / calendrier national (épreuves du bac) / dates du lycée (inscriptions, rentrées des élèves). Cette première rubrique m’a permis d’anticiper les sélections thématiques proposées au CDI au mois de  septembre, et qui du coup étaient prêtes fin juin – début juillet.
  2. une deuxième double-page avec à nouveau 6 colonnes (2) avec sur trois mois les événements nationaux et internationaux et les animations / sélections proposées au CDI.
  3. une troisième double-page avec 3 colonnes (3) : suite de la préparation de rentrée. Gestion / communication ; pédagogie ; formations / autres.
  • marmites de cogitations

Enfin, j’ai beaucoup plus que d’habitude utilisé le bullet journal cette année pour réfléchir à mes scénarios pédagogiques et pour concevoir l’organisation de mes séances.

Depuis la première annotation en juillet « adopter une charte / structure communes pour toutes les séances », et même un peu avant, j’ai commencé à noter la trame de mes cogitations.

On y retrouve donc le déroulé de ma séquence Internet et Web en SNT avec les différentes activités des élèves, ainsi que le scénario de mon escape game, et les notes prises pour la conception d’une séance sur l’intelligence artificielle, avec des références bibliographiques.

Figure également la conception d’une séance en EMC sur les controverses scientifiques et les pistes de réflexions pour l’élaboration d’une séance, à nouveau en SNT sur les données structurées.

Enfin, une fois les premières séances menées, j’ai commencé à en faire des bilans afin de réajuster certaines activités et certaines modalités d’évaluation.

Petit bilan annuel

Voilà donc de nouveaux arguments, en faveur de ce mode de fonctionnement, et que j’ajoute au bilan de cette année.

Je ne peux à nouveau que recommander le bullet journal à tout ceux qui chercheraient un nouvel outil pour différentes raisons (organisation, aide-mémoire, gestion du temps, détox numérique).

J’ai inauguré à la mi novembre mon nouveau Bullet Journal pour l’année 2024. Je l’ai préparé pour ce début janvier, en y inscrivant les rubriques qui me sont devenues indispensables, en reportant les échéances et les lectures 2023 que je n’ai pas faites, et en préparant la rentrée.

J’ai hâte de voir si les quelques ajustements que j’y opère pour cette nouvelle année me satisferont.

Voilà pour mes petits secrets de méthode de travail, qui je l’espère vous seront utiles, et qui convertiront encore de nouvelles personnes à ces pratiques.

Encore une belle année à tous et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Décembre 2023 : séances et animations du CDI

Dans ce dernier article #profdoc de 2023, je reviendrai sur les activités menées entre le 27 novembre et le 22 décembre.

La période a été dense en séances pédagogiques, puisqu’en plus de mes classes « bacs à sable », se sont ajoutées deux autres classes qui suivent la même progression. Deux autres classes s’ajouteront encore au mois de janvier, ce qui fait pour l’instant 6 classes concernées sur 14 classes de secondes en SNT.

J’ai également eu un mois de décembre assez riche professionnellement – même si la période de janvier / février s’annonce comme l’une des plus chargées de ce point de vue et même si les cinq petites semaines qui la composent me font l’effet d’un tunnel…

Les vacances qui approchent sont donc la dernière occasion de reprendre son souffle avant de se lancer dans les fameuses cinq semaines.

Animations du CDI

Pour la période de décembre, nous avons pris l’habitude avec Roman d’organiser des petits temps festifs au CDI, cette année autour de quelques éléments marquants.

Les temps festifs
  • le sapin livres

C’est Roman qui a lancé les hostilités, avec une idée trouvée dans des initiatives proposées par des bibliothèques / médiathèques et dans d’autres CDI.

Avec les volumes de l’encyclopédie Universalis, les vieilleries de la réserve et quelques exemplaires de séries de français qui ne font plus recette auprès des collègues de lettres (ce qui donne une seconde vie à tout ce petit monde), il a proposé un premier sapin livres le 27 novembre.

À l’unanimité, ce dernier a été considéré comme trop petit. Avec l’aide de deux élèves, il en a donc réalisé un deuxième, et l’une de ces élèves a gracieusement prêté quelques décorations de Noël pour compléter les quelques guirlandes dont nous disposons au CDI.

  • le tournoi d’échecs

Pour la 3e année consécutive, Roman organise (cette année pendant 2 semaines) au mois de décembre un tournoi d’échecs sur la pause méridienne.

Non seulement cette initiative valorise les élèves qui, pour certains, sont d’excellents joueurs, mais elle encourage les autres à progresser, à apprendre à jouer ou simplement à observer leurs camarades, ce qui crée une atmosphère très sympathique au CDI.

  • le puzzle collaboratif 

Installé avant les vacances, il est un peu plus difficile que le précédent, et les élèves ont du mal à en venir à bout.

  • le calendrier de l’avent

Je n’avais pas fait de calendrier de l’avent depuis quelques années – mon dernier remonte à 3 ans maintenant, et j’utilisais l’outil AdventMyFriend.

Cette année, j’avais un peu de temps et j’ai voulu m’amuser avec les extensions de Genial.ly proposées par le site S’cape.

J’ai donc utilisé un modèle de Genial.ly existant, et derrière chaque case, j’ai proposé une suggestion de lecture qui correspond (plus ou moins) à la date du jour… Par exemple : One last stop pour le 1er décembre, Entre deux pour le 2, Trois pour le 3, etc.

Je n’ai pas toujours trouvé quelque chose qui réponde à cette idée, j’ai dû tricher pour certaines cases, mais globalement je suis assez contente du résultat.

les autres actions
  • le retour de la revue de presse physique

Suite à mon actualisation du Zoom Actu le mois dernier, j’ai réussi également à refaire une revue de presse, que je mets à disposition au CDI :

Je vais essayer à intervalles réguliers de l’actualiser, avec les petites cartes réalisées sur Canva.

  • les interventions de l’AJMF

À la demande d’une collègue d’histoire-géographie, nous avons reçu au CDI pendant les trois mardis du mois de décembre l’association AJMF (Amitié judéo-musulmane de France) qui intervenait devant des classes.

  • sélections thématiques

Le tournoi d’échecs et le calendrier de l’avent nous ayant chacun bien occupé, nous avons laissé les sélections thématiques proposées au mois de novembre.

J’ai réussi, le mardi 19 décembre, à installer une nouvelle sélection qui anticipe sur la journée de la science-fiction (2 janvier) :

Affiche réalisée sur Canva

Sélection proposée

J’ai profité également de la dernière semaine pour préparer les sélections qui seront proposées début janvier.

  • Chat Bla-bla et Papillotes

Le dernier jour, à l’instar d’autres CDI qui proposent des gourmandises similaires, je mets à disposition des papillotes pour les élèves.

Séances et actions pédagogiques

Voici les séances menées entre le 27 novembre et le 22 décembre, ce sont principalement des séances en SNT.

Pour plus de lisibilité je vais indiquer ici les séances, leur intitulé et leurs objectifs, et les classes concernées.

  1. Comprendre le web et internet à travers Google. Durant cette première séance, je pars d’un outil que tous les élèves connaissent et utilisent pour aborder avec eux des éléments historiques, la différence entre navigateur et moteur de recherche et le fonctionnement d’un moteur de recherche. Quatre classes avant les vacances : les cobayes de 2nde14 et de 2nde1, puis les 2nde13 et les 2nde4. Au retour des vacances, les 2nde7 et les 2nde11.
  2. Comprendre les enjeux de l’utilisation d’internet et de publication en ligne. À l’aide de ressources mises à leur disposition, les élèves font par groupe des petits exposés de 2 à 5 minutes. Quatre classes avant les vacances : les cobayes de 2nde14 et de 2nde1, puis les 2nde13 et les 2nde4. Au retour des vacances, les 2nde11. Je devrai modifier la fin de cette séance, puisque j’avais à l’origine prévu de leur faire comparer les résultats de deux moteurs de recherche, mais je n’ai jamais le temps de le faire.
  3. Comprendre le droit d’auteur et la citation des sources. Pour cette séance (ma préférée) j’ai conçu un escape game que je partagerai dans l’article profdoc du mois de janvier. Cela remplace une précédente séance dont je n’étais absolument pas satisfaite. Pour l’instant, la séance a été testée avec 2 classes et a très bien fonctionné. Deux classes avant les vacances : les cobayes de 2nde14 et de 2nde1. Au retour des vacances, les 2nde13, les 2nde4, les 2nde7 et les 2nde11.

Je partage ci-dessous en format image les fiches de séances des deux premières séances.

Pour ces séances, comme je l’ai indiqué dans l’article du mois de novembre, j’utilise l’application ClassDojo.

Elle me permet de valoriser la participation des élèves durant les séances, soit de manière individuelle, soit de manière collective. Cela instaure une ambiance de groupe très positive.

Voilà un aperçu du fonctionnement avec les élèves des classes « bacs à sable » :

Je rapporte ensuite dans un tableur les points obtenus par les élèves et par leur famille, ce qui donne une première note sur 20 à l’issue de la séquence (sauf pour ceux qui auraient été absents).

Les exposés durant la deuxième séance donne une note sur 10. Enfin, la séquence ainsi que les contenus travaillés par ma collègue de SNT avec l’autre demi-groupe sont évalués via une campagne PIX dont le pourcentage de réussite est converti en note sur 20.

Au retour des vacances, ma collègue fait également une évaluation par l’intermédiaire d’une fiche récapitulative qu’elle remet aux élèves et que nous avons élaboré depuis l’an dernier en concertation.

Web SNT 2023 fiche récap

autres séances

Durant cette période, j’ai également co-animé d’autres séances :

  • EMC (seconde) : une collègue m’a sollicitée pour suivre ses élèves dans le cadre de recherche au CDI. Au mois de décembre, nous avons évalué conjointement les passages à l’oral des élèves.
  • EMC (première) : deux classes travaillent sur le thème du lien social en s’appuyant sur les ressources du CDI, avec les mêmes modalités d’organisation que les classes de seconde en EMC.
  • Français (1STMG : une classe) : une collègue m’a sollicitée pour organiser une séance avec l’escape game sur Olympe de Gouges que j’avais réalisé il y a deux ans. Les élèves sont venus une heure par demi-groupe le vendredi 15 décembre.

Communication

Ce mois-ci, les actions de communication se sont concentrées sur les animations proposées et mentionnées plus haut.

Bulletin de veille E-INSTANT CDI

Concernant ce bulletin de veille que j’essaye d’envoyer à peu près régulièrement aux enseignants, je n’ai eu le temps de le mettre à jour qu’à la fin novembre, en indiquant des actualités pour décembre :

J’ai proposé pour ce mois-ci un focus sur la COP28 et l’éducation au développement durable :

et des ressources culturelles autour de Napoléon :

Blogs sur l’ENT

Pour ces trois blogs, j’ai pris l’initiative la dernière semaine de décembre de les basculer en mode public, afin de leur donner un peu plus de visibilité et que vous puissiez voir plus concrètement comment ils fonctionnent, même si je ne les alimente pas toujours avec la dernière assiduité…

Ce mois-ci, 3 articles publiés : le calendrier de l’avent, la sélection science-fiction et la to-do-list des vacances.

Pas d’article publié ce mois-ci. Je me rends compte que j’alterne généralement entre ce blog et la lettre de diffusion.

Dix articles publiés ce mois-ci, pour présenter les différentes Journées Portes Ouvertes et les différents salons dont nous avons eu connaissance soit par courrier, soit par mail.

Généralement, une fois les dates passées, je supprime les articles concernés.

Compte Instagram du CDI

Le compte Instagram du CDI poursuit sa lancée, et c’est le canal de communication sur lequel j’ai le plus de facilité à publier.

  • photos postées directement

Le 27 novembre, j’ai posté la première version du sapin livres, sa V2 le 30 novembre et sa version finale le 1er décembre.

Le 4 décembre, j’ai immortalisé le début du tournoi d’échecs, avec une photo retouchée grâce à l’application Prisma.

Le 5 décembre, j’ai publié 3 photos de la première intervention de l’AJMF au CDI.

  • visuels réalisés ce mois-ci

Comme indiqué plus haut, j’ai proposé cette année un calendrier de l’avent dont le visuel a été épinglé sur le compte Instagram pendant toute la période.

Le 19 décembre, j’ai posté le visuel de la sélection science-fiction.

Le 22 décembre, j’ai publié sur le blog et sur le compte la to-do-list des vacances.

  • les aventures de Chat Bla-bla

Chat Bla-bla continue à apparaître dans quelques publications (surtout quand je me déplace).

Il a couronné la V1 du sapin livres, s’est rendu à un colloque le 12 décembre (voir plus bas) – ce qui a été immortalisé grâce à l’aide de ma comparse profdoc Irène Boulay – et était au premier rang de la distribution de papillotes juste avant les vacances (photo à venir).

Autres activités

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période, et avec la mini-rubrique des mercredis studieux.

Réunions, stages, déplacements

J’ai pris quelques notes durant cette journée, j’ai particulièrement apprécié :

  1. les interventions d’Anne Cordier qui engagent à chaque fois à élargir le prisme et refusent de minimiser ou de stigmatiser les pratiques adolescentes, car oui ils lisent et oui ils écrivent,
  2. le fait d’élargir la notion d’écriture à autre chose que sa simple représentation littéraire,
  3. l’idée que l’application « Notes » des smartphones de nos élèves (et les nôtres) soit considérée comme une « antichambre organisationnelle et scripturale »
  4. le partage de pratiques collaboratives d’écriture avec la mention des travaux de Magali Brunel (fanfictions), Claire Augé (profil fictif de personnages littéraires), Jean-Michel Le Baut (I-Voix)
  5. les interventions d’enseignants de lettres montrant des expérimentations autour de l’utilisation du forum de l’ENT et du selfie en classe (ou comment les élèves se construisent comme lecteurs et comme auteurs)

Je reproduis ci-dessous mes notes, et je mets les différents liens de ce colloque.

Les mercredis studieux

Voici un petit aperçu de mes derniers mercredis, même si le dernier a un peu piqué…

  • 29 novembre : une heure de SNT avec les 2nde14, rédaction des prochaines notes de lecture sur les data (l’article est prêt mais j’attends courant janvier pour le publier), correction de 3 CAPES blancs, préparation du cours de M2 du 5 décembre, ajouts de compétences dans l’application ClassDojo, un point par mail avec la collègue de SNT ;
  • 5 décembre : 3 heures de cours avec les M2, suite de mes lectures sur les data ;
  • 13 décembre : une heure de SNT avec les 2nde14, une visioconférence pour une intervention prévue fin janvier, saisie des notes de SNT pour les 2nde14, et j’ai fini en travaillant sur la compétence du CRCN « Protéger les données personnelles et la vie privée » dans PIX
  • 20 décembre : une heure de SNT avec les 2nde1, la rédaction de cet article et j’ai renvoyé mon profil PIX pour passer la certification en janvier (j’avais travaillé 2h de plus au lycée la veille pour préparer une séance sur l’intelligence artificielle, et 1h de plus le vendredi d’avant… donc je me suis autorisée un mercredi un peu moins studieux, avec un petit resto au milieu)

Pendant cette période, j’ai également mis en ligne un article avec les contributions des LudoDOC sur notre site.

Voilà pour ces activités du mois de décembre, je m’arrête pour cet article. Vous retrouverez en janvier le traditionnel article sur le bullet journal et fin janvier les activités #profdoc du mois.

D’ici là, je vous souhaite d’excellentes vacances et de très bonnes fêtes de fin d’année et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

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