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Blog pour cinéphiles et profs docs

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On prend les mêmes…

…Et on recommence.

Voici un début d’article peu commun et peu dans mes habitudes.

Quoique, si je me réfère à je ne sais plus quel article cinéphile où j’évoque la façon dont « j’accouche » de mes articles, on peut voir une similitude dans la manière dont celui-ci a commencé à faire son chemin dans ma tête :

épiphanie à telle page (non, c’était bien après ma lecture), association d’idées avec tel et tel élément, cinéphile ou non, et enfin le moment opportun où je m’assois devant l’ordi pour poser les mots les uns après les autres, une fois le titre de l’article trouvé.

Lorsque j’ouvre d’ailleurs le tableau de bord de mon site, je me souviens qu’il faut aussi que j’ajoute la réponse d’Eurêkoi à mon précédent article cinéphile et que j’avance dans la rédaction du 5e épisode de mes notes de lecture sur l’intelligence artificielle… mais ceci est une autre histoire.

Revenons-en aux mêmes qui recommencent…

Toujours les mêmes…

Il y a une certaine récurrence sur ce site, c’est un fait établi. À intervalles plus ou moins réguliers, ils réapparaissent. Cette fois-ci, ce n’est pas François Truffaut, ce n’est pas Alfred Hitchcock ni Charles Chaplin (quoique très prochainement…), ce n’est pas non plus Romy Schneider.

Pour ce nouvel article, après quelques mois d’absence, c’est à nouveau l’ami Philippe Lombard qui revient sur Cinéphiledoc.

Et paf, j’ai en tête une vidéo vue il y a quelques mois sur Instagram d’un compte que je suis avec juste le début de la chanson de Joe Dassin « Salut, c’est encore moi… », j’en glisserai le lien un peu plus bas.

Je ne vais pas à nouveau glisser ici la liste non exhaustive des ouvrages qu’il a à son actif, sachant que j’ai toujours quelques mois de décalages entre leurs publications, mes lectures et la rédaction de mes articles.

En 2023, j’ai consacré deux articles à cet hyperactif graphomane sur trois ouvrages différents publiés entre 2022 et 2023.

Et je sais qu’il sait que je sais qu’il sait que je sais qu’il sait (et je pourrais continuer longtemps) qu’il y a toujours ce délai entre le moment où l’ouvrage arrive dans ma boîte aux lettres, ce qui est réconfortant, elle qui est toujours habituée aux factures et aux publicités, et le moment où je lis et où je publie l’article.

En février, j’annonce donc que je suis en pleine lecture « ah quand même ! », tiens revoilà ce mot… quand même

Bref !

Un nouvel épisode…

Pour ce (presque) dernier né des productions Lombard, il s’agit d’un nouvel opus de la série / saga / collection publiée chez La Tengo :

Je glisse ici malicieusement le petit clin d’oeil qu’a suscité chez moi le titre de cet article… on prend les mêmes / on prend les mèmes (et tant pis pour ceux qui ne trouvent pas ça drôle).

La collection comprend déjà quatre ouvrages, tous chroniqués avec délectation sur ce site :

  • Ça tourne mal
  • Ça tourne mal… à Hollywood
  • Ça s’est tourné près de chez vous
  • Ça tourne mal… à la télé !

Après ces cocktails déjà bien explosifs, le sieur Lombard est retourné à ses fourneaux pour nous concocter un nouveau numéro consacré aux suites, prequels, reboots, cross-overs… recettes quelquefois heureuses mais pas toujours fabuleuses :

Avec Ça RE Tourne ! : La folle histoire des sagas, suites et remakes du cinéma, publié en novembre 2023, il nous rappelle que si parfois les aventures d’Astérix se terminent en banquet final et que si le Tour de Gaule permet de rapporter toutes les spécialités de chaque province gauloise, il suffit d’avoir la main un peu lourde pour transformer le tout en pudding à l’arsenic.

Bref, avec beaucoup de chance on a Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre et avec moins de chance on se retrouve aux jeux olympiques avec Francis Lalanne. Et non, je ne fais pas référence aux jeux olympiques de Paris 2024. Quoique, là encore.

Sagas, suites, remakes

J’ai un rapport un peu particulier, empreint de mauvaise foi et de ronchonnerie, aux suites, réécritures et adaptations.

Je les considère généralement avec un mélange de fascination et de méfiance, gardant dans un coin de ma tête la locution italienne Traduttore, traditore (Traduire, c’est trahir) qui, je trouve, s’applique aussi aux remakes et aux différents épisodes de sagas.

Je préfère la trilogie à la prélogie de Star Wars, je me lasse très rapidement des croisements des univers Marvel, préférant généralement le tout premier film où l’on voit la métamorphose de Captain America ou d’Iron Man en super-héros.

Et pourtant mon Indiana Jones préféré est le troisième (La dernière croisade), j’ai savouré jusqu’au bout les films Harry Potter (sans jamais apprécier de la même manière Les Animaux fantastiques) et Le Seigneur des anneaux (idem avec Le Hobbit), et j’ai quelques trilogies qui font partie de mon panthéon cinéphile comme Le Parrain ou The Dark Knight.

Je pourrais voir n’importe quel film mettant en scène le personnage de Robin des Bois, que ce soit la version avec Errol Flynn, celle de Disney, celle de Kevin Costner (en plus il y a Alan Rickman en sheriff) et même celle de Ridley Scott trouve grâce à mes yeux, surtout grâce à Russell Crowe et Cate Blanchett…

Et je n’ai jamais vu, malgré tout ce que j’ai pu voir de la filmographie d’Hitchcock ou lire sur son cinéma, sa première version de L’Homme qui en savait trop.

C’est donc avec ces pensées et ces souvenirs cinéphiles quelque peu désordonnés, papillonnants et euphoriques que j’ai accueilli la lecture de Ça RE Tourne, que je persiste à écrire de cette manière pour mieux mettre en évidence la relation de cette suite avec les numéros précédents.

Ça RE Tourne

L’ouvrage de Philippe Lombard revient en cinq chapitres sur ces madeleines de Proust pas toujours ratées ni toujours réussies d’ailleurs dont on reprend souvent un morceau… ou que cinéastes ou producteurs veulent nous voir parfois ingurgiter ad nauseam parce que justement on a eu l’air d’aimer la première bouchée.

Et pourtant, dès le début, c’est une histoire à épisodes, avec ses personnages récurrents – dont Charlot est emblématique – et ses suites. Et de nous remettre en mémoire tout aussi bien Antoine Doinel que Le Gendarme de Saint-Tropez, auxquels je voue un similaire attachement (bon sauf Le Gendarme et les gendarmettes qui est nullissime).

Dans le deuxième chapitre, Philippe Lombard revient sur les cinéastes qui inspirent les autres ou vont jusqu’à retourner leurs propres films : on y retrouve dans la première catégorie Pagnol, Kurosawa et Tarantino qui s’inspire de partout et fait de chacun de ses films des incroyables bouillons de culture cinéphiles (voir d’ailleurs à ce sujet l’ouvrage du même Lombard, Tarantino reservoir films, à mon sens l’un des meilleurs crus).

Et évidemment parmi les auto-remakeurs (deux fois sur le métier remettez votre ouvrage) Leo McCarey et son Love Affair / An Affair to Remember  – dont je n’ai vu que le deuxième, préparez vos mouchoirs… oups un titre de Blier qui n’a rien à faire ici ! et Alfred Hitchcock avec son déjà cité Homme qui en savait trop.

Le troisième chapitre revient sur les films dont on a fait des suites, et des suites, et encore des suites : les Dracula de la Hammer, les Panthère rose, les Emmanuelle et les Freddy…

Viennent ensuite les réécritures pas toujours heureuses d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique et jusqu’aux films qui se révèlent des clones et des rejetons fabriqués, comme la créature du docteur Frankenstein, avec des bouts de ci et de ça, et surtout avec les moyens du bord, mais où parfois la copie est proche de dépasser l’original, comme lorsque trois amis d’enfance décident de refaire plan par plan Indiana Jones : Les aventuriers de l’Arche perdue.

Ce qui a donné lieu en 2015 à un film documentaire sur cette aventure de 35 ans, Raiders !: The Story of the Greatest Fan Film Ever Made. 

Finalement, si l’on voulait retenir une chose de cette folle équipée que nous propose encore une fois Philippe Lombard en cinq chapitres lancés à toute allure, c’est bien celle-ci : les suites, les remakes, les sagas, ce sont bien à chaque fois le même refus de quitter l’aventure qui les motive.

Et même si c’est parfois un peu too much, et même si on a eu notre dose, rien n’empêche d’autres d’en reprendre une part.

Et même, et mème

Je le disais au moment du départ, comme à l’accoutumée la lecture et la préparation de cet article a suscité dans ma caboche une foule de petites étincelles…

Partir du titre « On prend les mêmes… » m’a fait tour à tour me promener dans ces quelques détours :

  • j’ai feuilleté le deuxième livre qui se trouve dans ma bibliothèque sur Les Remakes, un ouvrage de Laurent Bourdon (auteur d’un fabuleux Dictionnaire Hitchcock) publié en 2012 ;
  • je suis allée revoir une vidéo du Fossoyeur de films sur le cri de Wilhelm parce que ça m’a fait sourire de penser aux éléments répétitifs des films, aux effets d’échos et de résonances et que le premier qui m’est revenu en tête, c’était ce cri ;
  • j’ai papoté avec un ami, Cyril, qui adore faire des mèmes en utilisant le site Imgflip, avec une certaine virtuosité. Cyril a été mon tuteur lorsque j’étais stagiaire profdoc, et avec mes petites tentatives, j’essaye à nouveau d’égaler mon maître Jedi…
  • parlons profdoc, je recommande d’ailleurs le compte Instagram Le Mec du CDI avec ses reels, j’indiquais justement plus haut sa réutilisation drôlissime de la chanson de Joe Dassin pour évoquer les habitués du CDI ;
  • enfin cela m’a permis d’enrichir ma culture numérique avec l’incroyable article de Wikipédia sur le Mème Internet, et son illustration :

By That’s Pretty Good – Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=71808738

Cela nous a encore amené loin toutes ces histoires… et cela risque de continuer.

Pour la faire courte… la suite au prochain épisode, sur Cinéphiledoc !

Mars 2024 : Séances et animations du CDI

Dans ce nouvel article, je vais présenter les actions menées au CDI entre le 26 février et le 15 mars, ainsi que certaines activités menées à l’extérieur.

J’ai souhaité publier cet article de manière un peu anticipée dans le mois, afin d’équilibrer à nouveau la taille des articles, mais aussi parce que je serai peu présente au CDI au mois d’avril, avec le lundi de Pâques, des interventions prévues à l’extérieur la première semaine, les vacances et les oraux du CAPES interne la semaine du 22 avril.

Cet article revient donc sur trois semaines d’activités, mais qui ont été relativement denses, puisque cela constituait peut-être l’une de mes périodes les plus chargées de l’année, pour des raisons sur lesquelles je reviendrai plus bas…

Animations du CDI

Afin d’anticiper sur les échéances à venir, j’ai profité de mes mercredis studieux pour préparer un certain nombre de sélections thématiques jusqu’au début du mois d’avril, ce qui m’a fait gagner beaucoup de temps (j’aurai l’occasion d’y revenir un peu plus bas).

Comme je ne serai pas présente au retour des vacances, je prévois de me pencher sur les sélections de mai et juin un peu plus tard.

objectif : une sélection thématique par semaine

Pour la période janvier – mars, mon objectif était de pouvoir proposer une sélection thématique par semaine en m’appuyant, comme je l’ai indiqué dans l’article consacré au bullet journal, sur les événements nationaux et internationaux, et j’ai globalement réussi à m’y tenir.

  • Journée mondiale du livre (2 mars)

Pour cette sélection installée au retour des vacances, j’ai voulu proposer un visuel qui ressemble à une mosaïque et j’ai trouvé mon bonheur sur Canva.

Je me suis amusée à recenser quelques exemples de livres qui offrent au lecteur des mises en abîme de la lecture et de l’écriture, des univers de librairies et de bibliothèques, telles que je les aime moi-même dans mes propres lectures.

La sélection installée le 26 février est toujours en place mais sur un autre espace d’exposition du CDI.

  • Semaine des mathématiques (13-20 mars)

Comme pour beaucoup d’événements de cette année, la semaine des mathématiques propose une thématique en lien avec le sport.

J’ai essayé de mettre en avant des ressources sur les statistiques, les chiffres et les données issus de performances sportives, mais j’ai aussi voulu élargir le prisme avec des croisements disciplinaires, et un prolongement sur l’orientation (d’autant que j’avais proposé le mois précédent une sélection sur la journée des femmes et de filles de sciences).

J’ai installé cette sélection le 1er mars, elle est donc toujours en place.

  • Journée internationale des droits des femmes (8 mars)

Là encore, j’ai profité de certaines ressources du CDI pour mettre l’accent sur les femmes dans le sport.

J’ai valorisé cette sélection le 7 mars sur le compte Instagram du CDI et je l’ai enrichie grâce à une commande reçue la semaine précédente, ce qui a attiré l’attention des élèves via une vidéo publiée le même jour.

  • Printemps des poètes (9 – 25 mars)

Bien que la thématique de l’année ne m’ait absolument pas inspirée, j’ai proposé avec l’affiche réalisée ci-dessus une mini sélection à l’entrée du CDI, installée également le 7 mars.

autres actions proposées
  • Puzzle collaboratif

Le précédent puzzle ayant été terminé avant les vacances, un nouveau a été choisi par les élèves pour être installé.

  • Mise en avant de la collection ALT 

Il s’agit d’une collection de petits ouvrages qui permet de traiter de questions de société et que nous essayons régulièrement de valoriser.

Nous avons profité ainsi de plusieurs occasions : publications sur Instagram, installation sur des grilles d’exposition et valorisation durant la semaine de la presse.

  • Sélection thématique en lien avec la sortie du film Dune au cinéma

Cette sélection a été proposée par Roman et fait également suite à la sélection que j’avais proposée en janvier sur le Sci Fi Day.

Réaménagement du coin détente

Pour pouvoir valoriser au mieux les récentes acquisitions du fonds manga, nous réfléchissons régulièrement à la manière de faire évoluer les espaces, et cela fait plusieurs années que nous réaménageons ce coin.

Ce réaménagement a été effectué par Roman la semaine du 11 mars, et permettra également d’enrichir le fonds jeux, qui est beaucoup mieux mis en valeur grâce à cette initiative.

Semaine de la presse (18-23 mars) : installation

Afin de pallier la faible quantité d’exemplaires de presse reçus par l’intermédiaire du CLEMI par rapport aux années précédentes (mais j’ai l’impression que ces exemplaires diminuent chaque année), j’ai suggéré à Roman de réinstaller une exposition que nous avions reçue en 2021 :

« Histoires de fausses nouvelles » proposée par le CLEMI et la Bibliothèque Nationale de France.

Étant donné que cette année la semaine de la presse tombe la même semaine que le bac blanc, nous n’aurons pas forcément beaucoup de séances à l’agenda, et réinstaller cette exposition nous permet de donner tout de même un coup de projecteur à l’événement.

Je reviendrai plus bas sur la communication réalisée à destination des enseignants et dans l’article du mois d’avril sur les autres actions pédagogiques et les séances menées à cette occasion.

Séances et actions pédagogiques

Voici les séances menées entre le 26 février et le 15 mars, ce sont à nouveau principalement des séances en SNT.

Pour plus de lisibilité je vais indiquer ici les séances, leur intitulé et leurs objectifs, et les classes concernées.

SNT : données structurées

J’ai mené une séance introductive à l’axe thématique « Données structurées » en SNT avec deux classes de seconde.

Il s’agit d’une nouvelle séance, que j’ai conçue en début d’année à la demande de la collègue avec laquelle je collabore le plus, et qui est à l’origine de ma progression en SNT avec ses deux classes.

Elle me sollicite chaque année pour de nouvelles idées et c’est toujours très gratifiant et enrichissant de travailler avec elle. Cette année, c’est donc cette séance sur les données structurées qui est une nouveauté, et je prévois l’an prochain de proposer quelque chose pour travailler sur la géolocalisation.

Ces séances me permettent de faire utiliser le portail E-SIDOC aux élèves, mais aussi de leur montrer certains aspects du métier de professeur documentaliste, en les faisant travailler sur les indicateurs d’activités de BCDI.

Cette séance et celle précédemment menée sur l’intelligence artificielle me permettent d’évaluer la participation des élèves sous la forme d’une note sur 20, toujours en utilisant l’application ClassDojo, présentée précédemment.

J’en posterai les supports dans l’article du mois d’avril, une fois que j’aurai fini les séances prévues.

SNT : réseaux sociaux

Avec deux autres classes, j’ai amorcé la séquence que je propose sur l’axe thématique de SNT « Réseaux sociaux ».

En effet, c’est une séance sur cet axe thématique que je souhaitais présenter dans le cadre de mon rendez-vous de carrière.

Comme pour ma séquence « Internet et Web », cette séquence est supposée se dérouler en 3 séances :

  1. Séance 1 : identité numérique et réseaux sociaux : contribuer à la cartographie de l’identité numérique de la classe via un questionnaire / participer à l’escape game Zone Blanche, tirer au sort un réseau social à présenter
  2. Séance 2 : la carte d’identité d’un réseau social : réaliser la présentation du réseau social à tirer au sort et le présenter à l’oral
  3. Séance 3 : cyberviolence et fake news : choisir l’une des thématiques, consulter des ressources et réaliser une affiche de sensibilisation

J’avais déjà mené cette séquence les années précédentes, soit seule, soit en co-animation avec des collègues, et même si j’en ai fait évoluer un peu la forme, l’esprit reste le même.

Pour l’instant, j’ai fait la première séance avec deux classes sur les six que je suis sur l’année, et la deuxième séance avec l’une de ces deux classes.

Je partagerai les documents de ces séances lorsque j’aurai fini de suivre mes six classes.

Communication

Ce mois-ci, les actions de communication se sont concentrées sur les animations proposées et mentionnées plus haut. Je n’ai cependant pas eu le temps de mettre à jour ma lettre de diffusion à destination des enseignants, et j’ai privilégié durant cette période une communication consacrée à la semaine de la presse.

Semaine de la presse

Comme je savais que cette semaine tombait la semaine du bac blanc, et comme j’étais assez accaparée par mon PPCR et les séances en SNT, j’ai opté pour une communication relativement concise.

Blogs sur l’ENT

Pour ces trois blogs, j’ai pris l’initiative la dernière semaine de décembre de les basculer en mode public, afin de leur donner un peu plus de visibilité et que vous puissiez voir plus concrètement comment ils fonctionnent, même si je ne les alimente pas toujours avec la dernière assiduité…

Ce mois-ci, 4 articles publiés sur les sélections thématiques présentées plus haut.

Un article publié ce mois-ci sur des webinaires et des formations à destination des enseignants (reçus par mail).

Ce mois-ci, la période est beaucoup plus calme en journées portes ouvertes, je n’ai publié aucun article sur ce blog.

Compte Instagram du CDI

Le compte Instagram du CDI poursuit sa lancée, et c’est le canal de communication sur lequel j’ai le plus de facilité à publier.

  • photos et vidéos postées directement

Le 1er mars et le 7 mars, j’ai voulu valoriser les avancées du puzzle mis à disposition au CDI.

Ce jour-là j’ai également posté une vidéo afin de valoriser les ouvrages de la collection ALT, et une autre vidéo sur les nouveautés reçues qui pouvaient être mises en avant dans le cadre de la journée internationale du droit des femmes.

Le 8 mars, j’ai posté la mini-sélection installée dans le cadre du printemps des poètes.

Le 11 mars, j’ai relayé l’installation de l’exposition « Histoires de fausses nouvelles » dans la cadre de la semaine de la presse, et le réaménagement de l’espace détente du CDI.

  • visuels postés sur le blog du CDI et relayés sur le compte Instagram

Durant cette période, j’ai relayé sur le compte les visuels de la journée mondiale du livre, de la semaine des mathématiques et de la journée internationale du droit des femmes.

  • les aventures de Chat Bla-bla

Chat Bla-bla a un peu moins vadrouillé durant cette période (il risque de se promener un peu plus dans les semaines qui viennent) : il nous a tout de même accompagnés à la journée inter-académique des professeurs documentalistes le 27 février.

Autres activités

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période, et avec la mini-rubrique des mercredis studieux.

Activités, réunions, stages, déplacements
  • 27 février : intervention à la Journée Inter-Académique des Professeurs Documentalistes. J’ai pu participer à la table-ronde des praticiens avec 5 autres collègues professeurs documentalistes, et j’ai pu y présenter mon jeu sur l’intelligence artificielle conçu pour mes élèves de seconde en SNT.

  • 4 mars : formation de formateurs (deux heures de réunion à distance) pour préparer le calendrier et les offres de formation proposés en documentation par l’EAFC l’an prochain
  • 5 mars : rendez-vous de carrière (observation de séance et entretien avec Mme Mendes, IPR-EVS)
  • 6 mars : le troisième cours du second semestre pour les étudiants de Master 2 de l’université de Montpellier, un cours consacré à la culture numérique et à l’intelligence artificielle (3h le matin) et la réunion d’harmonisation du CAPES interne à l’issue de la correction des écrits (1h l’après-midi)
  • 8 mars : rendez-vous de carrière (entretien avec mon chef d’établissement)
  • 14 mars : le dernier cours du second semestre pour les étudiants de Master 2, un cours sur la présentation des actions du prof doc et sur les TraAM documentation
Les mercredis studieux

Voici un petit aperçu de mes mercredis de cette période, dans lesquels pour certains je mixe également les autres travaux menés sur mon temps libre, puisque, comme je l’ai indiqué, j’ai cherché à m’avancer le plus possible pour anticiper sur les échéances à venir.

  • 17 février – 20 février : correction des copies de CAPES interne
  • 28 février : ce mercredi était le lendemain de la JIAPD, j’ai pris un peu plus de temps pour moi, même si j’en ai profité pour mettre à jour et finir de préparer la séance pour mon PPCR. Je profite aussi d’avoir un peu plus de temps pour avancer la préparation de la deuxième partie de ma formation « Dynamiser sa veille et visibiliser son action »
  • 6 mars : comme je l’ai indiqué plus haut, un cours de Master 2 le matin et une réunion l’après-midi
  • 13 mars : une heure de séance de SNT au lycée sur les données structurées, la préparation du dernier cours de Master 2 et de la formation Veille / Communication, la préparation des séances en SNT et d’une séance en HGGSP terminale, la suite de mes lectures sur l’intelligence artificielle et la rédaction de cet article.

Cette période est un peu moins dense professionnellement que les précédentes et j’en profite pour avoir plus de temps… je ne vous en souhaite pas moins une très bonne semaine de la presse, bon courage et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

Imaginaires cinéphiles : déambulations rêveuses et intelligence artificielle

J’avais l’habitude depuis quelques années, pour cet article cinéphile du mois de mars, d’essayer le plus possible de mettre à l’honneur les femmes, qu’elles soient actrices, réalisatrices, scénaristes ou youtubeuses.

J’ai donc regardé vers début janvier et jusqu’à la mi février ce qui était en tête de gondole dans les ouvrages sur le cinéma… cependant, rien parmi les biographies et les autres documentaires n’a pu retenir mon attention. Rien non plus du côté des romans ou des bandes-dessinées, qui aurait pu convenir.

Comme cette idée me tenait tout de même à coeur, je me suis retrouvée bien embarrassée, et début mars approchant, je n’avais toujours pas commencé ni à lire ce qui pouvait rentrer dans ce cadre, et encore moins à l’écrire.

Au moment où j’écris ces premières lignes, nous sommes le 3 mars, et j’ai décidé de consacrer cet article à une petite promenade parmi plusieurs thématiques et ouvrages, pour en venir à un sujet qui m’accapare ces derniers temps sur le plan professionnel mais aussi personnel.

Si l’article déroge à son intention annuelle, je me raccroche au fait que je lui cède mes préoccupations et envies du moment, et c’est déjà suffisant…

Cinéma : Vers des mondes imaginaires

Le point de départ de mes déambulations reste tout de même un ouvrage : une publication relativement récente de Christophe Lemaire, que j’ai trouvé par hasard en librairie.

Il s’agit d’un petit ouvrage qui a été édité en exclusivité par la FNAC, et qui était offert en fin d’année dernière lorsque l’on allait en magasin.

Ce n’est pas la première fois que la FNAC prend ce type d’initiative, puisqu’elle est également à l’origine de guides avec des incontournables en bandes-dessinées par exemple.

Ce guide « Cinéma : Vers des mondes imaginaires » est donc un petit condensé très bien pensé, et avec une écriture complice, voire parfois impertinente. L’auteur s’amuse avec son lecteur, à coups d’aparté, de traits d’humour, d’autres références et de parenthèses.

Trois formes d’itinéraires sont proposées, déclinées à leur tour en trois suggestions de voyages :

  • du réel à l’imaginaire ;
  • visions du futur ;
  • mondes imaginaires

Pour le lecteur qui ne s’est jamais risqué dans ce type d’aventures, ce petit ouvrage sympathique fait office de mise en bouche (ou de pied à l’étrier), avec une perspective historique du genre ou des genres explorés, et des pistes d’exploration.

Ainsi la partie « Du réel à l’imaginaire », et son chapitre « Voyages dans le temps » évoquent tout autant les incontournables La Planète des singes, Retour vers le futur, Un jour sans fin, Edge of tomorrow et Interstellar.

Dans la partie « Mondes imaginaire », l’auteur accorde une brève sous-partie aux « Jeux vidéos et internet en folie ».

Évidemment, on retrouve dans cet ouvrage l’évocation en pointillés de l’intelligence artificielle, que ce soit avec des créatures et des ordinateurs (de Metropolis à Terminator en passant par HAL dans 2001 : l’odyssée de l’espace) ou avec l’évocation d’uchronies et de dystopies comme 1984 ou Matrix.

Le jeu vidéo est mentionné notamment avec le film Ready player one de Spielberg, même si ce dernier ne vaut pas le roman dont il est adapté (même pour une fan de Spielberg comme moi).

Bref, vous me voyez venir, cet ouvrage m’a donné envie de relier intelligence artificielle et cinéma, et pour cela, mes déambulations m’ont conduites vers différents ouvrages, films, séries télévisées et recherches sur Internet.

Intelligence artificielle au cinéma

Après cette évocation en pointillés dans le guide de Christophe Lemaire, je me suis demandé si cette question brûlante de l’intelligence artificielle avait suscité quelques publications récentes, non pas comme d’habitude dans le rayon 000 si l’on reprend notre classification décimale de Dewey (et plus précisément le rayon dédié à tout ce qui concerne l’algorithmie et la programmation), mais si par hasard un cinéphile avait décidé de consacrer un ouvrage entier à cette question.

Le seul ouvrage relativement récent, et sur lequel je n’ai pour l’instant pas pu mettre la main (ce qui m’attriste parce qu’il correspondait exactement à ce que je recherche) est : Génération I.A. : 80 films et séries pour décrypter l’intelligence artificielle, d’Alexandre Pachulski, et j’ose espérer que prochainement cet auteur, ou quelqu’un d’autre, aura l’idée d’actualiser cette initiative avec des éléments plus récents. 

Du coup, j’en ai été réduite à reprendre des ouvrages bien plus anciens et qui figuraient déjà dans ma bibliothèque (et qui restent des références, bien que certainement indisponibles désormais).

Parmi eux : Science et science-fiction, publié en 2010 (il s’agissait du catalogue d’une exposition proposée par la Cité des sciences), évidemment le pavé 100 de cinéma fantastique et de science-fiction de Jean-Pierre Andrevon, ou encore Rêves et séries américaines de Sarah Hatchuel.

J’ai également repris mes lectures sur l’intelligence artificielle et me suis replongée dans cette chronologie de la revue Le 1 :

Et je me suis aussi souvenue de la façon dont Laurence Devillers dressait le panorama des origines littéraires et cinématographiques de la robotique dans son ouvrage passionnant Des robots et des hommes : Mythes, fantasmes et réalités, publié en 2017.

Évidemment, j’ai aussi repris quelques-uns des ouvrages de SNT (Sciences numériques et technologie) en format papier et numérique, que j’avais déjà consultés pour préparer mes séances sur l’intelligence artificielle avec mes classes.

Et puis j’ai eu l’idée de consulter quatre outils sur la question, et je reproduis donc ci-dessous mes quatre itinéraires de recherche.

Intelligence artificielle et cinéma : 4 itinéraires de recherche

Itinéraire 1 : demander à une i.A.

J’ai tourné et retourné la question dans ma tête, et c’est (je le montrerai plus loin) l’humain qui m’a indiqué qu’une formulation trop large pouvait permettre évidemment d’aborder la question sous deux aspects, surtout si l’on s’intéresse aux applications les plus actuels de la question.

Mais j’ai aussi voulu comparer deux outils différents, et j’ai donc utilisé dans un premier temps le plus connu, à savoir Chat GPT.

Voici la réponse qu’il m’a apportée :

Je donne ci-dessous le lien de la réponse complète :

https://chat.openai.com/share/c36a3c3f-7824-4848-a3a5-a072bca699e8

itinéraire 2 : demander à une i.A. qui cite ses sources

En parallèle de Chat GPT, j’ai voulu tester l’outil Perplexity en lui posant rigoureusement la même question. La réponse apportée était plus concise mais me renvoyait vers cinq sources à consulter :

Par ailleurs, l’outil me renvoyait vers d’autres questions précédemment posées et pouvant compléter la question telle que je l’avais formulée :

Les questions connexes proposées (et indiquées ci-dessous en capture d’écran) ont fait le lien avec les deux autres outils de recherche que j’ai utilisés.

itinéraire 3 : se promener dans wikipédia

Ayant utilisé ces deux outils, je me suis dit que la question avait certainement été abordée dans un article de Wikipédia. J’ai cherché du coup un article dédié aux représentation de l’intelligence artificielle au cinéma, et je suis directement tombée sur le film de Spielberg : A.I. Intelligence artificielle.

Cela ne me convenait pas, je suis donc allée directement sur l’article consacré à l’intelligence artificielle, en utilisant l’outil Wikiwand (extension installée sur mon ordinateur) :

Cela m’a amenée à la catégorie connexe « Intelligence artificielle dans l’art et la culture », puis aux sous-catégories « Intelligence artificielle dans la fiction » et « Film sur l’intelligence artificielle ».

Je me suis souvenue que Wikiwand propose des outils d’intelligence artificielle justement pour résumer les articles de Wikipédia, et je suis donc retournée à mon point de départ :

Mais l’outil ne m’a pas proposé de me résumer la partie sur l’intelligence artificielle dans la science fiction, j’en donne donc directement le lien direct, cette partie étant finalement relativement synthétique…

itinéraire 4 : et si j’allais plutôt embêter un humain ?

Récemment dans le cadre de ma veille et de la préparation de mes formations, j’ai remis le nez dans un outil que j’avais utilisé de temps en temps, et je me suis souvenue de sa richesse et de son efficacité.

Le parallèle avec Chat GPT m’a d’ailleurs amusée, puisqu’il s’agit cette fois de poser une ou des questions à un humain. Certes, la réponse n’est pas automatique, mais elle reste rapide, et elle nous est donnée par un expert de la question.

Il s’agit du service Eurêkoi proposé par la BPI, et à qui j’ai posé la question : « Je cherche des informations sur l’intelligence artificielle au cinéma »

Moins de 24h après, j’ai reçu une réponse, dont je donne ici les premiers éléments, puisque cette réponse était assez détaillée et approfondie :

Bonsoir,

Vous avez fait au service de questions/réponses Eurêkoi la demande suivante :  » Je cherche des informations sur l’intelligence artificielle au cinéma », sans plus de précision, c’est-à-dire sans que l’on sache si vous voulez des informations sur l’exploitation de l’IA par l’industrie cinématographique, ou si vous souhaitez des informations sur la manière dont l’IA apparaît, est présentée au cinéma, différents films (c’est un thème de science-fiction assez récurrent).
=> Vu le contexte actuel, je vais supposer que c’est la première interprétation qui est la bonne, à savoir que vous voulez des informations sur l’exploitation de l’IA par l’industrie cinématographique.
C’est visiblement tout le secteur qui se sent menacé, en tout cas remis en question, par l’explosion de l’IA, et notamment de l’IA générative dans la production de contenus. Les impacts de l’IA apparaissent sur différents secteurs : l’écriture du scénario, les effets spéciaux, la création d’image de synthèse d’acteurs ..
Sur l’exploitation de l’IA au service des effets spéciaux, vous pouvez consulter le dossier en plusieurs articles de Futura sciences, intitulé Effets spéciaux et intelligence artificielle, par Floriane Boyer (date ?).
Extrait : « Comme on vient de le voir, l’IA pourrait remplacer la technique de motion-capture pour créer des personnages virtuels. […] es progrès exponentiels des ordinateurs remettent-ils donc en question le rôle futur des acteurs au cinéma et celui des animateurs humains qui conçoivent les films d’animation ? L’IA saura-t-elle un jour fabriquer toute seule des images de synthèse ? Ou créer un être humain virtuel de toutes pièces pour en faire l’acteur principal de son film ? Depuis peu, elle s’essaie même à la rédaction. Peut-être pourra-t-elle un jour réaliser un film en entier, scénario compris, sans assistance humaine ? « 
Ou encore, sur le même site, cet article : Cette IA qui va révolutionner les effets spéciaux dans les vidéos, par Edward Back, 10/02/2023.
Extrait :   » Runway est connu pour son IA Stable Diffusion capable de générer des images à partir d’une phrase, à l’instar de Dall-E ou Midjourney. Gen-1 fonctionne un peu comme un filtre Snapchat, mais d’une manière beaucoup plus évoluée. Il faut partir d’une vidéo de base qui servira à fournir à l’IA les éléments de la scène, et les mouvements à reproduire. Indiquez-lui alors le style à utiliser, ou fournissez une image d’exemple, et elle va l’appliquer sur toute la vidéo.

Je pourrais reproduire le reste de la réponse qui est tout aussi pertinent et intéressant.

Ce qui m’a amusée en premier lieu, c’est que la bibliothécaire qui m’a fourni la réponse a directement pointé ce que l’on peut désigner comme la « faiblesse de mon prompt ».

Et cela m’a ramenée à la réalité que l’on constate, quel que soit l’outil ou la personne que l’on interroge : une question, lorsqu’elle n’est pas correctement formulée, ne nous apporte pas (toujours) la réponse pertinente, c’est-à-dire celle qui répond à notre besoin d’information.

En l’occurrence, concernant les liens entre intelligence artificielle et cinéma, les deux aspects de la question m’intéressent tout autant… et d’ailleurs, alors que j’indique le service Eurêkoi comme mon quatrième itinéraire, c’est celui que j’ai utilisé en premier.

Mais il me révèle bien, à moi aussi, en tant qu’usager peut-être un peu paresseux des outils de recherche d’information, à quel point même en essayant de tourner et de retourner dans ma tête la formulation de ma question (ce que j’avais fait trois fois avant de l’envoyer), elle persistait à manquer de précision pour le service humain que j’interrogeais.

Je suis donc retourné vers le service et j’ai demandé quelques approfondissements sur le sujet, en complément de ceux que j’avais déjà pu trouver par moi-même :

  • d’autres éléments sur la façon dont on représente l’intelligence artificielle au cinéma ou dans les séries télévisées (et ce avec des exemples récents autres que peut-être les traditionnels HAL de 2001 l’odyssée de l’espace ou Terminator ou encore Her)
  • des titres d’ouvrages sur le cinéma et les séries télévisées où la question est abordée (je n’en ai trouvé qu’un : Génération IA, publié en 2020, et qui ne semble plus édité).

Le service permettant (comme Perplexity mentionné plus haut) de retrouver les autres questions posées par les usagers, j’ai pu consulter également une question qui traitait de la façon dont l’intelligence artificielle apparaît dans les films et séries télévisées.

Cependant, la question posée par l’usager remontant à 2018, j’espère avoir prochainement des éléments de réponses actualisées fournies par Eurêkoi, et je les ajouterai éventuellement à la fin de cet article.

D’ici là, je vous donne rendez-vous prochainement pour l’article #profdoc du mois de mars ou un autre article sur l’intelligence artificielle, et vous dis à très bientôt sur Cinéphiledoc.

Février 2024 : séances et animations du CDI

Dans ce nouvel article, je vais présenter les actions menées au CDI entre le 29 janvier et le 9 février, ainsi que certaines activités menées à l’extérieur.

Je choisis de publier cet article pendant les vacances de la zone C, qui sont arrivées très tôt cette année, également parce que j’ai publié coup sur coup l’article cinéphile de février et un épisode de mes notes de lecture sur les données numériques tout début février.

Cet article revient donc sur trois semaines d’activités, mais qui ont été relativement denses, puisque mes vacances sont assez studieuses, et la reprise promet elle aussi d’être assez intense…

Animations du CDI

Afin d’anticiper sur les échéances à venir, j’ai profité de mes mercredis studieux pour préparer un certain nombre de sélections thématiques jusqu’au début du mois d’avril, ce qui m’a fait gagner beaucoup de temps (j’aurai l’occasion d’y revenir un peu plus bas).

objectif : une sélection thématique par semaine

Pour la période janvier – mars, mon objectif est de pouvoir proposer une sélection thématique par semaine en m’appuyant, comme je l’ai indiqué dans l’article consacré au bullet journal, sur les événements nationaux et internationaux.

Sur cette période, j’ai donc préparé les sélections thématiques de février (deux sélections), mars (cinq sélections et la présentation de la semaine de la presse pour les enseignants) et avril (une sélection). Je les présenterai progressivement dans les articles à venir.

  • Safer Internet Day (6 février)

J’ai préparé cette sélection et l’ai installée le 1er février, pour remplacer la sélection sur le harcèlement qui était mise à disposition des élèves depuis le mois de novembre.

La version cliquable de l’affiche réalisée sur Canva a été publiée sur le blog du CDI et renvoie vers une sélection de ressources et d’articles en lien avec la thématique du Safer Internet Day.

Pour l’occasion, j’ai également publié l’épisode deux de mes notes de lecture, auquel j’ai pu intégrer le travail de deux élèves de seconde, Timothée et Flavien, qui avaient travaillé sur le cyber-contrôle en Chine.

  • Journée internationale des femmes et des filles de science (11 février)

Les vacances arrivant relativement tôt, il a fallu choisir une sélection à proposer pour la deuxième semaine, sélection qui est amenée à rester installée quelques semaines, puisque plusieurs classes travaillent sur les femmes scientifiques en ce moment.

En effet, notre lycée fête cette année ses 50 ans, et une cérémonie d’anniversaire est organisée le 2 avril, à l’occasion de laquelle est conviée Emmanuelle Charpentier, prix Nobel de chimie, et qui a été élève au lycée.

J’ai proposé une présentation réalisée sur Genial.ly, qui renvoie vers une sélection d’ouvrages, des brochures sur l’orientation et des ressources en ligne :

C’est cette présentation que j’ai mis du coup en focus de ma lettre de diffusion à destination des enseignants pour le mois de février (voir plus bas).

Les ouvrages ont été mis à disposition des élèves le 5 février pour remplacer la précédente sélection sur Martin Luther King :

autres actions mises en place
  • Puzzle collaboratif

Le puzzle collaboratif installé début janvier et qui met en scène l’univers de Harry Potter a été terminé par les élèves la dernière semaine de janvier.

Il en manque malheureusement une pièce, mais après un démarrage un peu laborieux, il a connu une accélération fulgurante, que nous n’arrivons pas toujours (comme l’année dernière) à expliquer.

  • Sélection « Livres de SF adaptés au cinéma »

Cette sélection a été proposée par Roman également la dernière semaine de janvier, après une sélection installée début janvier avec les élèves sur les biographies.

  • Mise à jour de la revue de presse 

Durant cette période, j’ai enfin réussi à mettre à jour la revue de presse que j’avais installée durant la précédente période au CDI.

Voici les cartes proposées et réalisées sur Canva :

Et voilà ce que cela donne sur la carte proposée à l’entrée du CDI :

Séances et actions pédagogiques

Voici les séances menées entre le 29 janvier et le 9 février, ce sont principalement des séances en SNT, et comme je n’ai été présente au CDI sur cette période que six jours, il s’agit plutôt de dresser le bilan de la séquence « Internet et web », et de partager, comme je l’avais indiqué précédemment, la fiche élève et l’escape game de la troisième séance.

Pour plus de lisibilité je vais indiquer ici les séances, leur intitulé et leurs objectifs, et les classes concernées.

internet et web
  1. Comprendre le web et internet à travers Google. Au retour des vacances, j’ai vu deux classes : les 2nde7 et les 2nde11.
  2. Comprendre les enjeux de l’utilisation d’internet et de publication en ligne. Au retour des vacances, les 2nde11.
  3. Comprendre le droit d’auteur et la citation des sources. Pour cette séance (ma préférée) j’ai conçu un escape game qui remplace une précédente séance dont je n’étais absolument pas satisfaite. Pour ces deux dernières semaines, j’ai vu les 2nde11. La séance avec les 2nde7 est reportée au retour des vacances.

Voici l’escape game réalisé pour cette séance :

Je tiens à indiquer que je partage sous licence Creative Commons le lien de cet escape game, qui peut faire appréhender aux élèves les notions de droit d’auteur et de citation des sources.

Si jamais vous souhaitez le réutiliser dans le cadre de vos séances, je vous remercie donc à l’avance de me prévenir et de rappeler que j’en suis l’auteure, cet escape game ayant fait l’objet d’une trentaine d’heures de travail.

Je partage ci-dessous le recto de la fiche élèves (le verso indique les éléments que les élèves doivent noter pour l’étape de debriefing de la séance) :

autres séances

Durant cette période, j’ai également co-animé d’autres séances :

  • EMC (seconde) : une collègue m’a sollicitée pour suivre ses élèves dans le cadre de recherche au CDI. Les élèves travaillent, comme je l’ai indiqué plus haut, sur les femmes scientifiques.
  • Histoire-géo (seconde) : un collègue est venu travailler en demi-groupe avec sa classe sur la mallette « Rebâtir Notre-Dame » que nous avons reçue grâce à lui au CDI début janvier (voir plus bas la communication proposée pour l’occasion aux enseignants du lycée)
  • EMC (première) : deux classes travaillent eux aussi sur les femmes scientifiques en s’appuyant sur les ressources du CDI, avec les mêmes modalités d’organisation que les classes de seconde en EMC.
  • EMC (terminale) : un collègue nous a sollicité pour travailler avec deux de ses classes sur les controverses scientifiques.

Communication

Ce mois-ci, les actions de communication se sont concentrées sur les animations proposées et mentionnées plus haut.

Bulletin de veille E-INSTANT CDI

Concernant ce bulletin de veille que j’essaye d’envoyer à peu près régulièrement aux enseignants, j’ai réussi à le mettre à jour fin janvier et l’ai envoyé début février, avec, comme je l’indiquais plus haut, un focus sur les femmes de science :

Blogs sur l’ENT

Pour ces trois blogs, j’ai pris l’initiative la dernière semaine de décembre de les basculer en mode public, afin de leur donner un peu plus de visibilité et que vous puissiez voir plus concrètement comment ils fonctionnent, même si je ne les alimente pas toujours avec la dernière assiduité…

Ce mois-ci, 4 articles publiés : une mise à jour du Zoom Actu CDI (la revue de presse cliquable que je propose – presque – régulièrement) consacrée à la mobilisation des agriculteurs,

les présentations du Safer Internet Day et de la journée internationale des femmes et des filles de science, et la to-do-list des vacances :

Deux articles publiés ce mois-ci sur des webinaires et des formations à destination des enseignants (reçus par mail).

Ce mois-ci, la période est un peu plus chargée en journées portes ouvertes, j’ai pu publier 8 articles sur les JPO organisées par différents lycées et établissements du supérieur.

Généralement, une fois les dates passées, je supprime les articles concernés.

Compte Instagram du CDI

Le compte Instagram du CDI poursuit sa lancée, et c’est le canal de communication sur lequel j’ai le plus de facilité à publier.

  • photos et vidéos postées directement

Le 1er février, j’ai voulu valoriser l’ensemble des sélections proposées au CDI, la revue de presse mise à jour et les avancées du puzzle.

Ce jour-là j’ai également posté une story à la demande des enseignants qui coordonnent les actions des éco-délégués, pour promouvoir une action proposée le mardi 6 février autour de l’empreinte carbone.

Le 2 février, j’ai posté une vidéo du puzzle terminé.

  • visuels postés sur le blog du CDI et relayés sur le compte Instagram

Durant cette période, j’ai relayé sur le compte le visuel du Safer Internet Day (2 février), celui consacré aux femmes de science (5 février) et la to-do-list des vacances (9 février).

  • les aventures de Chat Bla-bla

Du coup Chat Bla-bla continue à apparaître dans quelques publications (surtout quand je me déplace) : il m’a donc suivie pour mes deux déplacements à l’IH2EF à Chasseneuil-du-Poitou fin janvier :

Autres activités

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période, et avec la mini-rubrique des mercredis studieux.

Réunions, stages, déplacements
  • 30 janvier : intervention à l’IH2EF à Chasseneuil-du-Poitou pour présenter les champs d’action du professeur documentaliste devant les IA-IPR EVS de la promotion Colette Besson à la demande de Martine Sache
  • 1er février : le premier cours du second semestre pour les étudiants de Master 2 MEEF Documentation de l’université Paul Valéry, ce cours était consacré aux missions respectives des CPE et des professeurs documentalistes et leurs possibilités de collaboration
  • 2 février : une réunion en visio avec les intervenants de la Journée Inter-Académique des Professeurs Documentalistes, qui aura lieu le 27 février et à laquelle j’ai été invitée à participer pour la table-ronde des praticiens
  • 7 février : la première partie en distanciel d’une formation EAFC que j’anime « Dynamiser sa veille et visibiliser son action »
  • 14 février : le deuxième cours du second semestre pour les étudiants de Master 2, un cours consacré aux compétences et aux collaborations interdisciplinaires
  • 16 février : réunion d’harmonisation du CAPES interne, en vue de la correction des écrits, qui se sont déroulés le vendredi 2 février

Les mercredis studieux

Voici un petit aperçu de mes mercredis de cette période, dans lesquels pour certains je mixe également les autres travaux menés sur mon temps libre, puisque, comme je l’ai indiqué, j’ai cherché à m’avancer le plus possible pour anticiper sur les échéances à venir.

  • 31 janvier – 3 février

Pour cette semaine bien chargée, j’ai profité du mercredi et de la fin de semaine pour réaliser 3 visuels de sélections thématiques pour la période mars – avril, mon deuxième et mon troisième cours de Master 2, pour finir mes lectures d’ouvrages et de presse sur les données numériques, pour préparer le printemps des poètes et pour envoyer mes documents en vue de mon PPCR

  • 5 – 7 février

La dernière semaine avant les vacances était un peu plus calme, et j’en ai profité pour finir d’écrire mes notes de lecture sur les données numériques (publiées le 6 février) et pour commencer à écrire cet article. L’après-midi, j’ai animé à distance la première partie de ma formation sur la veille.

J’ai également préparé une présentation de la semaine de la presse pour les enseignants, la lettre de diffusion E-INSTANT, la communication sur « Rebâtir Notre-Dame », j’ai collaboré à la fiche récap en SNT de ma collègue sur les données structurées pour y intégrer les activités des élèves sur l’intelligence artificielle, et j’ai commencé à réfléchir sur une séance sur l’axe thématique « Cartographie et localisation » à mener l’an prochain.

  • 14 février

La période s’achève avec le deuxième cours à destination des étudiants de Master 2, et je n’aurai du coup que mes copies de CAPES interne à corriger pendant les vacances, qui seront assez studieuses…

Je vous souhaite également de belles vacances (peut-être moins studieuses que les miennes), vous souhaite bon courage et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

Notes de lecture sur les données (épisode 2)

Pour ce nouvel épisode de mes notes de lecture, que je vais tâcher de publier fort opportunément au moment du Safer Internet Day 2024, je fais la recension de deux ouvrages qui font figurer le Big Data dans leurs titres.

Néanmoins, si le sujet les rapproche, beaucoup de choses les éloignent dans la façon dont ils abordent la question, et c’est aussi ce qui m’a intéressée. C’est également leur approche du Big Data qui m’a rendu la tâche complexe pour en faire la synthèse.

Encore une fois, j’ai voulu me plonger dans des lectures présentes dans le fonds documentaire du CDI de mon établissement, et je n’ai pas forcément choisi les ouvrages que j’aurais moi-même commandé sur la question ou qui aurait forcément attiré mon attention de prime abord.

Dans cet épisode :

  1. un aperçu de ces deux ouvrages : Dans l’ombre de la peur : Le Big Data et nous et Petit dico critique du Big Data
  2. un panorama de la presse récente sur la question

Dans l’ombre de la peur : Le Big Data et nous, Michaël Keller et Josh Neufeld

Au moment où je commence l’écriture de cet article, ma lecture de cet ouvrage commence à dater, et j’ai un souvenir plus récent du second.

Par ailleurs, son format m’a donné l’idée de consacrer prochainement un cinquième épisode de notes de lecture à l’intelligence artificielle, un sujet qui ne cesse de me captiver cette année et qui retarde d’autant plus mes autres lectures professionnelles en projet, sur le numérique, les écrans ou encore sur le jeu.

Le format de cet ouvrage en rend la recension compliquée, puisqu’il s’agit d’une bande-dessinée publiée en 2017 aux éditions Ça et Là pour sa version française. En effet, il s’agit à l’origine d’une publication américaine datant de 2014.

Le traitement de la question du Big Data remonte ainsi à une dizaine d’années, mais en pose les jalons et revient sur certains éléments qu’il est intéressant de remettre en perspective aujourd’hui.

Le point de départ de cette bande-dessinée, qui aborde la question sous un angle états-unien, c’est une rencontre en 2004 entre les dirigeants de Google, l’ancien président Al Gore et une sénatrice américaine, Liz Figueroa pour parler de Gmail, et de la façon dont la messagerie proposait de la publicité ciblée en analysant les mots-clés présents dans les messages.

Cette sénatrice avait alors déposé un projet de loi exigeant que Google obtienne le consentement des utilisateurs avant d’appliquer toute analyse systémique des données, un projet qui finalement n’a pas été approuvé par le sénat de l’État de Californie.

Ce point de départ donne lieu à une analyse de la façon dont les données personnelles sont collectées dans les différentes applications numériques de la vie courante.

Il donne aussi un aperçu de l’accélération des technologies et de la façon dont les questions que l’on se pose ou que l’on a pu se poser sur cette collecte des données personnelles sont presque instantanément rendues obsolètes par le développement même de ces technologies.

Par exemple, au moment où ils posent la question de l’analyse des données cellulaires pour générer un bulletin du trafic routier, Google Maps opère déjà cette analyse, et leur offre comme perspective l’analyse quotidienne de la boîte noire d’un véhicule, les voitures autonomes, la question du traitement des données dans le domaine des assurances… enjeux que l’on retrouve au coeur des questionnements sur le Big Data en 2024.

Parmi les personnes interrogées sous le format BD par les deux auteurs, on retrouve danah boyd, autrice de C’est compliqué : la vie numérique des adolescents, publié en 2016, qui revient sur la façon dont les jeunes tentent de maîtriser les contenus postés sur les réseaux sociaux, ou encore Amanda Caswell, qui revient sur la façon dont les montres connectées récupèrent les données de santé de leurs utilisateurs.

L’épilogue de l’ouvrage « En voiture avec l’Uber économie » évoque le cas d’un chauffeur qui filme ses passagers, la façon dont usagers et employés d’un service se surveillent et se notent mutuellement, amenant un glissement vers les systèmes de crédit social chinois.

Je profite de ce glissement pour présenter ici le travail réalisé en EMC par deux élèves de seconde.

Timothée et Flavien se sont intéressés aux différentes formes de cyber-contrôle en Chine et ils ont utilisé le support ci-dessous (présenté ici avec leur autorisation à tous deux) pour illustrer leur exposé oral, qui était également de grande qualité.

Diapos issues de la présentation d’EMC de Flavien Amy et Timothée Cailleux (2nde13 – 2023/2024)

Exposé Timothée et Flavien cyber-sécurité

Mon avis sur l’ouvrage

L’ouvrage nous propose, avec un point de départ en 2004, une manière d’effectuer un arrêt sur image en 2014, que l’on peut remettre de notre côté en perspective en 2024, à l’heure où Google vient de fêter ses 25 ans, où Facebook souffle les bougies de son vingtième anniversaire et que Zuckerberg fait partie des dirigeants de réseaux sociaux interrogés par le Sénat américain, et que l’intelligence artificielle générative fait s’emballer différents domaines de publication en ligne.

Finalement, en feuilletant à nouveau cet ouvrage, j’y ai glané plus d’informations qu’à ma première lecture, que j’avais trouvé un peu plus récréative, puisque c’était la forme qui avait retenu mon attention et non le fond.


Petit dico critique du Big Data, sous la direction de Anaïs Theviot

Si le premier ouvrage me paraissait compliqué à résumer, ce n’est rien à côté du second, qui a été pour moi un véritable coup de cœur de lecture.

Il est rare pour moi de parler de « coup de cœur » pour une lecture scientifique et / ou professionnelle, mais c’est le cas pour cette dernière, au point que j’ai eu envie, ma lecture terminée, d’acheter le livre pour ma bibliothèque personnelle, après avoir accaparé pendant environ deux mois l’exemplaire du CDI…

Il faisait partie de ma commande de début d’année avec Data-Philosophie et un ouvrage sur Chat GPT dans lequel je me plongerai prochainement, et il s’agit d’une publication relativement récente, puisqu’il a été publié aux éditions Fyp en avril 2023.

Si j’ai eu du mal à décrocher de ce livre, c’est pour deux raisons.

La première, c’est parce qu’il propose un véritable travail de vulgarisation, sous la plume d’experts de la question : on y retrouve entre autres trois articles ou encarts écrits par Arnaud Mercier, l’article « Culture algorithmique » rédigé par Laurence Allard, l’article « Cyberharcèlement » rédigé par Sophie Jehel, ou encore le PageRank analysé par Guillaume Sire.

Bref, du beau monde, et les sources auxquelles ils renvoient invitent à prolonger le questionnement, comme l’article « Wikipédia » qui s’appuie sur l’ouvrage passionnant publié par Rémi Mathis en 2021.

La seconde, c’est la forme même de l’ouvrage, celle du dictionnaire, qui rend le propos à la fois transversal et très accessible au lecteur. Et c’est également cela qui le rend quasiment impossible à résumer, à moins de faire une liste des différents articles, ce qui ne serait pas très pertinent…

Si l’on se contente du sommaire, on peut voir que ce Petit Dico critique du Big Data aborde aussi bien les implications du Big Data dans des domaines aussi variés que l’administration, les assurances, la politique, le journalisme, l’environnement, la santé, les véhicules autonomes ou l’urbanisme.

Si je choisis d’utiliser cet article comme un classeur de marques-pages personnels, voici ce que je retiens :

  • l’article « Algorithme prédictif » de Baptiste Kotras qui revient sur la façon dont les algorithmes peuvent prédire nos comportements, et les biais et discriminations algorithmiques (avec un encart de rappel sur la notion de machine learning)
  • l’article « Big data électoral » d’Anaïs Theviot, qui m’a renvoyé à la lecture de précédente de Toxic Data, et qui propose ensuite un encart sur l’affaire Cambridge Analytica, de Camila Péres Lagos
  • l’article « Bulle de filtre » de Coralie Le Caroff et l’encart déjà mentionné sur le PageRank de Guillaume Sire
  • l’article « Cyberharcèlement » de Sophie Jehel qui en rappelle les différentes formes, ainsi que les mesures législatives pour lutter contre, et qui renvoie à la lecture de l’ouvrage de Bérengère Stassin publié en 2019
  • l’article « Data journalisme et soft journalism » de Erik Neveu qui revient sur les évolutions du métier de journalisme
  • les articles « Désinformation » de Lorella Sini, « Fact-checking » de Magali Prodhomme et « Fake news » d’Arnaud Mercier.

Ce dernier article revient sur la notion de fake news (auquel on préférera le terme « infox ») comme art de forger des informations pour tromper l’opinion publique par quatre voies : la numérisation, la plateformisation, la dissémination algorithmique et la ressemblance formelle avec les médias traditionnels pour en accroitre la crédibilité.

  • l’article « Données personnelles » d’Anne Bellon propose un rappel chronologique de la reconnaissance de la vie privée dans la loi (avec l’évolution des missions de la CNIL et l’adoption du RGPD)
  • l’article « Réseaux sociaux » de Frédéric Clavert qui fait lui aussi un rappel historique et revient sur la notion de bulle de filtre, avec un encart sur les GAFAM
  • l’article « Surveillance numérique » de Olivier Aïm avec un encart d’Arnaud Mercier sur Wikileaks
  • l’article « Web des émotions » de Camille Alloing et de Julien Pierre, et enfin l’article « Wikipédia » de Bernard Jacquemin

Mon avis sur l’ouvrage

Vous l’aurez compris, la lecture de cet ouvrage m’a complètement happée, et je le considère comme l’un des meilleurs que j’ai pu lire sur la question, et je pense qu’il s’agit d’une excellente porte d’entrée pour quelqu’un qui s’intéresserait à la question de l’utilisation des données numériques.

Je n’hésiterai pas à signaler ce livre aux élèves qui s’intéresseraient à ce domaine, que ce soit pour des recherches en EMC, en SNT ou dans le cadre de la préparation de leurs sujets de grand oral.

Vous l’aurez compris également, même si ce type d’ouvrage est irrémédiablement condamné par certains aspects à une certaine obsolescence, dans les applications qu’il donne en exemples, sa solidité théorique et son accessibilité font qu’il ne tardera pas à rejoindre ma bibliothèque personnelle.


Revue de presse

Concernant la revue de presse, j’ai retenu deux magazines abordant la question des données numériques selon deux approches différentes : le numéro d’Epsiloon de mai 2022 avec un article “Data, elles parlent” de Muriel Valin, et le numéro de Questions internationales de septembre 2021 consacré aux GAFAM. 

Questions internationales n°109, septembre-octobre 2021

Pour ce dernier, le dossier couvre près de 80 pages et propose 10 articles signés par différents experts. 

Parmi eux, l’article “Une géopolitique des GAFAM” de Laurent Carroué revient sur le berceau de ces big tech : la Silicon Valley, et sur la façon dont elles participent au hard power et soft power des États-Unis, finissant par concurrencer les puissances étatiques. 

Laurent Carroué revient sur le rôle des GAFAM dans la circulation de l’information mais aussi dans la diffusion des différentes formes de désinformation (deepfakes, thèses complotistes) à des fins politiques, posant régulièrement la question de leur régulation. 

Se pose également la question du stockage des données et de leur sécurisation, pour contrer la dépendance à ces géants du numérique. 

En deuxième lieu, j’ai retenu un encart de Maud Quessard dans ce même numéro : “L’administration américaine et les GAFAM : de la confiance à la défiance”, avec une photo qui a particulièrement retenu mon attention, puisqu’on y voit Mark Zuckerberg auditionné (déjà) en 2018 par le Congrès des États-Unis. 

L’encart montre l’ambivalence des États-Unis : lutter contre leur monopole tout en bénéficiant de leur rôle de moteur de croissance économique. Il revient également sur les ingérences étrangères et les manipulations de l’information dans le cadre des campagnes électorales en particulier sur Facebook et Twitter, ce qui a donné lieu à cette audition de Zuckerberg par le Congrès après le scandale Cambridge Analytica. 

Entre 2021 et 2022, les réseaux sociaux ont tenté de restaurer leur image, avant que Twitter ne soit racheté par Elon Musk et avant qu’en janvier 2024, Mark Zuckerberg soit de nouveau auditionné cette fois par le Sénat américain, avec d’autres dirigeants de réseaux sociaux, pour n’avoir pas suffisamment protégé les usagers les plus jeunes contre les risques d’exploitation sexuelle et de suicide. 

Enfin, le dernier article à retenir mon attention dans ce dossier est celui d’Anne Perrot, “Plateformes numériques, régulation et droit de la concurrence”, qui revient sur leur position dominante et sur les problématiques qu’elles posent en matière d’utilisation des données personnelles. 

Pour la France, Google détient en 2021 90% de part de marché dans le secteur des moteurs de recherche, et Facebook 70% dans celui des réseaux sociaux. Les données collectées sont monétisées via la publicité ciblée. 

L’article pointe la nécessité de réguler ces plateformes, avec l’élaboration fin 2020 de deux projets de réglements par la Commission européenne : le Digital Service Act pour les contenus et le Digital Markets Act pour essayer de limiter les situations de monopole. 

Valin, Muriel. Data : elles parlent. Epsiloon n°011, 05/2022, p.70-77

Cet article revient de manière très illustrée sur le macroscope, un outil scientifique proposé et présenté par David Chavalarias dans Toxic Data, qui faisait l’objet de mes précédentes notes de lecture sur les données numériques. 

L’article rappelle qu’en une seule minute sur Internet, 5.7 millions de requêtes sont lancées sur Google, 167 millions de vidéos sont regardées sur TikTok et 575000 tweets postés. 

David Chavalarias remet l’immensité des données collectées dans une perspective historique en rappelant que D’Alembert en 1751 rêvait déjà d’un arbre généalogique de la connaissance, rendu aujourd’hui possible avec les progrès de l’algorithmie. 

L’article propose différents exemples du macroscope : la représentation visuelle des publications scientifiques, des communautés climatosceptiques ou encore des échanges sur Twitter entre pro-vaccins et anti-vaccins durant la pandémie de Covid-19. 


Ressources complémentaires

  • Les infographies Data never sleepsavec ce qui se produit sur Internet en une minute

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