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Un an de Bullet journal

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2020.

Comme annoncé au mois de novembre et au mois de décembre, voici un article un petit peu particulier et que plusieurs personnes m’ont demandé depuis un moment.

En effet, depuis un an maintenant, j’ai radicalement changé mes méthodes de travail et je voulais revenir là dessus pour en expliquer le pourquoi et les avantages.

Je vais exposer ici quelques petits secrets de méthode de travail, dont se servent déjà, j’ai pu le constater, un certain nombre d’enseignants (papier ou en ligne, premier ou second degré).

Je ne cherche donc pas à révolutionner les choses, mais à faire un compte-rendu d’expérience.

Quelques raisons…

Si j’ai décidé de me lancer dans cette aventure du Bullet journal, c’est pour plusieurs raisons, plus ou moins évidentes.

  1. remplacer plusieurs éléments par un seul. Avant, j’avais des notes sur mon portable, un Google agenda dans lequel je notais scrupuleusement mes réunions, séances élèves, formations…, un carnet papier dont je me servais en réunions et formations, un Trello avec mes To-do-lists, divers documents en ligne qui me servaient d’aide-mémoire professionnels, et des post-its, et des papiers et autres feuilles volantes… autant dire que mon bureau, mon sac (et ma tête) étaient assez bordéliques, même si extérieurement j’ai l’apparence de quelqu’un d’assez organisé et ordonné (ce que pourrait démentir Mme Vina, mon instit de CE2, le jour où elle a voulu retrouver un de mes cours dans mon casier à l’école…). Je voulais quelque chose aussi qui reste assez libre dans sa forme, pas aussi contraignant qu’un agenda et tout de même moins anarchique que des notes.
  2. me souvenir de ce que je vois / fais / lis. Lorsqu’on me posait la question avant, j’avais un peu du mal à me souvenir au-delà de six mois des films, séries télévisées, expos, que j’avais vus, en dehors des plus évidents. J’avais du mal à me rappeler de mes lectures et c’est pour cela que l’an dernier, j’avais commencé à les noter sur mon portable, mais cela ne me satisfaisait pas entièrement.
  3. mieux organiser mon temps. Je sais que je passe pour une hyperactive insomniaque, mais c’est loin d’être le cas. Par contre, j’ai du mal à m’arrêter de travailler et je peux être souvent frustrée par le fait d’arrêter une tâche en cours de route. Du coup, cela m’a permis d’établir correctement ce que je peux faire en un jour, une semaine ou un mois, et cela m’a aussi permis de profiter pleinement de mes temps de loisirs. Ça paraît idiot dit comme ça, mais c’est réellement le cas.
  4. avoir une détox numérique. J’ai eu une période où je rentrais chez moi le soir et où, sur le canapé, j’avais la télévision allumée, l’ordinateur sur l’accoudoir, le portable à la main et la tablette sur les genoux. J’ai voulu regagner un peu d’attention en lisant plus, en faisant du sport et en utilisant un outil de travail 100% papier. Donc, certes, j’ai remplacé une addiction (aux écrans) par une autre (à ce carnet que je traine maintenant partout). Mais il fait partie de mon petit temps de déconnexion journalier et cela a été des plus salutaires.

Sauter le pas

Ce qui m’a fait réellement sauter le pas, au-delà de ces diverses considérations, c’est de voir mon compagnon, qui fait un métier scientifique, utiliser cette méthode que je considérais comme des plus littéraires. Il a accepté de me montrer en juillet dernier quelques pages de son bullet journal et j’ai vite été convaincue que c’était ce qu’il me fallait.

Après, restait le défi de tenir la distance : j’ai souvent décidé d’utiliser tel ou tel outil pour le lâcher au bout de quelques semaines ou de quelques mois.

D’abord, sur les conseils de mon compagnon, j’ai consulté le site du créateur du bullet journal, que vous retrouverez ici :

https://bulletjournal.com/

Et je me suis abonnée à sa chaîne YouTube :

https://www.youtube.com/bulletjournal

J’ai feuilleté le livre qu’il a publié :

https://bulletjournal.com/pages/book

Et c’est principalement cette page de son site que j’ai consultée :

https://bulletjournal.com/pages/learn

Mais ce qui m’a aidé et a été déterminant, ce sont les deux vidéos de Solange te parle :

  • la première publiée il y a 3 ans :

  • la seconde ici :

Après je ne suis pas du tout allée voir les merveilles esthétiques que font certains sur Instagram avec leur bullet journal, d’abord parce que je ne voulais pas me donner des complexes et ensuite parce que cela ne correspondait absolument pas à mes objectifs. Néanmoins, si vous avez un tempérament d’artiste, allez regarder, c’est assez fabuleux.

Donc en janvier, je me suis lancée, et j’ai du coup remplacé une organisation par année scolaire, adoptée depuis… et bien depuis que je vais à l’école… par une organisation par année civile.

Ça ressemble à une bonne résolution dit comme ça, et c’est vrai que je suis assez fière de moi d’avoir tenu avec cet outil qui, finalement, me correspond.

Mon mien, à quoi il ressemble

À partir de la mi janvier 2019, mon entourage s’est donc habitué à me voir trainer partout ce petit carnet vert. J’ai commandé sur Amazon la référence suggérée par Solange : un Leuchtturm 1917 à couverture verte avec index, pagination et une rubrique « Future log », la seule rubrique imposée de tout le carnet.

J’ai acheté des feutres suggérés par mon compagnon : des Faber-Castell noirs tailles F et B (j’ai aussi un S mais dont je ne me sers quasiment jamais).

Et je me suis lancée avec angoisse, parce que je suis gauchère et j’espérais que les feutres séchaient vite, parce que, comme à peu près tous les gauchers, j’ai tendance à écrire en ayant la main qui passe assez vite sur la zone où je viens d’écrire, donc après c’est tout sale.

Heureusement, malgré quelques débuts hésitants, j’ai vite trouvé mes habitudes et mon confort.

Mon entourage s’est étonné de me voir adopter un outil non numérique et, de surcroît, d’écrire tout en noir. Mais cela m’a donné une certaine rigueur, et j’ai converti plusieurs personnes à cette méthode (certaines autres attendaient cet article pour se lancer) : un coucou à Audrey, Floriane, Johanna, et Bénédicte !

Gestion du temps

Pour gérer mon temps, j’utilise la rubrique « Future log » sur laquelle j’ai mon calendrier annuel.

Ensuite j’ai une double page par mois, et une double page pour chaque semaine (pour les vacances j’utilise une double page par quinzaine). Dès que j’arrive à la fin du mois, je prépare la page consacrée au mois suivant.

 

Pour les semaines, j’aime bien avoir deux semaines de prêtes, au moins les doubles pages, avec les objectifs que je me suis fixés, sur lesquelles j’ajoute les choses à faire au fur et à mesure jour par jour.

Organisation du travail

J’ai progressivement ajouté plusieurs rubriques en lien avec le travail :

  • la programmation des tweets sur @eduscol_doc
  • l’organisation du collectif #LudoDOC
  • les articles à publier sur Cinéphiledoc
  • un pense-bête sur les choses à faire au et pour le CDI
  • les choses à ne pas oublier pour le ministère
  • une boîte à idées un peu fourre-tout pour le blog, le CDI, etc.
  • un calendrier de mes formations et de mes réunions
  • un suivi des séances avec les élèves avec aussi parfois des tableaux de progression sur certains projets (en SNT et en STS principalement)

Tout cela ne se suit pas, c’est vraiment au gré de mes besoins et des pages, et cela s’étale sur les plus de 200 pages utilisées de 2019.

Gestion du quotidien

Sur le mois je fais un suivi de ce que j’ai fait en terme de tâches ménagères, d’occupations, et, avec le suivi de ma consommation d’essence, un simulacre de budget.

Par semaine, j’ai aussi quelques tâches que je note dans une rubrique « À faire » : passer à la poste, retirer des réservations à la médiathèque, appeler telle ou telle personne, réserver des transports, prendre des rendez-vous…

Loisirs et sport

Enfin pour mes activités culturelles, j’ai plusieurs rubriques que je remplis avec assiduité :

  • Culture 2019 avec les films, séries télévisées, expositions et musées, concerts

 

  • Les rubriques « J’ai appris », « À voir, à écouter », « Sur YouTube » ou « Vécu » : j’y indique ce qui retiens mon attention, et aussi les faits marquants (incendie de Notre-Dame, etc.), j’y ai ajouté tardivement une rubrique avec ce que je relisais, revoyais, réécoutais.
  • Un mémento Hercule Poirot, dans lequel j’ai indiqué pour chaque aventure sa date de parution, si je l’ai lue ou pas encore, si je l’ai vue en film ou série télévisée et si je l’ai aimée

  • Une rubrique plus superficielle « Liste d’envies », qui canalise mon shopping
  • Deux rubriques « Prêts » et « Emprunts »
  • Une rubrique mensuelle avec mes activités sportives : vélo, marche, participation à des cours collectifs…
  • Enfin mes deux rubriques lectures :
  1. « À lire », que je coche au fur à mesure (et qui m’empêche de craquer sur tout et n’importe quoi en librairie)
  2. Et une rubrique « Lectures » où je reporte de la première rubrique ce que j’ai lu, où j’indique ce qui me sert pour le blog et ce que j’ai aimé.

Bilan

La tenue scrupuleuse de ce premier carnet en 2019 m’a permis d’établir une page de bilan :

Concernant mes impressions, je n’ai que du positif à retirer de cette expérience, et je ne peux que la recommander à tout ceux qui, pour les raisons que j’ai évoquées plus haut, chercheraient un nouvel outil.

J’ai inauguré à la mi décembre mon nouveau Bullet Journal pour l’année 2020, un carnet Quo Vadis à couverture rouge, mais avec exactement les mêmes caractéristiques que le précédent. Je l’ai préparé pour ce début janvier, en y inscrivant les rubriques qui me sont devenues indispensables, en reportant les lectures 2019 que je n’ai pas faites, et en préparant la rentrée.

Voilà pour mes petits secrets de méthode de travail, qui je l’espère vous seront utiles.

Encore une belle année à tous et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Décembre 2019 : séances et animations du CDI

Cet article couvre les activités du 25 novembre au 17 décembre, avec un changement complet des expositions proposées au CDI, quelques séances pédagogiques et la participation à des événements à l’extérieur du lycée.

Valorisation du fonds

Pour faire suite aux expositions thématiques consacrées à la fantasy, à la lutte contre les violences faites aux femmes et à la première guerre mondiale, nous avons, avec Floriane, proposé plusieurs installations pour le mois de décembre.

Calendrier d’avant les vacances

Traditionnellement depuis maintenant trois ans, je propose un calendrier de l’avent à la fois physique et numérique au CDI.

J’ai profité qu’une grille d’exposition avait été retirée juste à l’entrée du CDI pour installer le calendrier physique à cet emplacement, bien plus visible du coup que les emplacements choisis les années précédentes.

À ce calendrier physique, nous avons associé un calendrier numérique réalisé à deux sur Adventmyfriend. Pas de thématique particulière, plutôt une petite sélection d’informations insolites, de trucs et astuces pour réaliser des décorations et des cadeaux soi-même, ou pour découvrir des recettes de cuisine.

https://adventmyfriend.com/82506/6364249790/

Ce calendrier est proposé aux élèves et aux enseignants via des affiches et des marques-pages (je change la couleur et le QR-code chaque année) et il est intégré sur la page d’accueil du portail E-SIDOC durant toute la période concernée.

Parallèlement à ce calendrier, Floriane a proposé une sélection thématique de Noël ainsi que des visuels, sélection qui a donc remplacé l’exposition consacrée à la Fantasy.

Le puzzle qui était associé à l’exposition Fantasy, Harry Potter, a été terminé en l’espace de trois jours par un élève de seconde très motivé.

Je l’ai donc remplacé le 6 décembre par un puzzle du Sacre de Napoléon de David (2 décembre 1804, vous l’avez ?).

Préparer 2020 en retournant en 1920

Pour remplacer l’exposition consacrée à la première guerre mondiale, nous cherchions avec Floriane un événement ou une thématique à mettre en valeur pour le mois de décembre et le début du mois de janvier.

Après avoir quelque peu déprimé sur le choix des thématiques pour 2020, ou sur l’éventualité presque rituelle de proposer une sélection sur la journée de la mémoire, nous avons repoussé la journée de la protection des données et l’année des mathématiques à une date de mise en place ultérieure.

Floriane a suggéré une sélection bien plus joyeuse sur les années folles. Je me suis occupée de la sélection d’ouvrages pendant que Floriane réalisait une présentation cliquable sur Genial.ly :

Voici le résultat en image :

Histoires de livres et d’interdits

Cela fait un moment que cette idée d’exposition me trottait dans la tête. C’est grâce à une copine sur Twitter que je l’avais eue : elle m’avait partagé un article consacré à quelques bonnes idées mises en place dans les bibliothèques et cette histoire de livres interdits m’avait beaucoup plu.

J’ai beaucoup travaillé sur les visuels : je voulais réaliser au moins deux types d’affiches, une affiche de présentation très visuelle, justement et une affiche plus informative avec des éléments de culture et d’histoire. Je ne lui ai pas associé de contenu en ligne, ce qui aurait ajouté aux différents éléments présentés ci-dessous des vidéos, des articles, etc.

Voici l’affiche de présentation :

Finalement j’ai pu proposer deux affiches plus informatives : l’une plus générale sur la censure, l’autre plus précise sur les livres qui, un jour, se sont vus interdire.

Voilà ce que donne l’exposition :

Après avoir pris cette photographie, j’ai ajouté à la sélection un petit lot d’ouvrages en anglais, Harry Potter et deux exemplaires de Fahrenheit 451.

Après Sagan, Christine de Pisan

Floriane a proposé d’imprimer sur la porte du CDI le calendrier mensuel (Les bas bleus) proposé par MikanKey sur Instagram, nous en sommes au troisième mois et après Jane Austen au mois d’octobre et Sagan au mois de novembre, nous sommes passées à Christine de Pisan pour le mois de décembre.

Après un petit moment de perplexité et de questionnements, nous avons proposé une sélection autour de la littérature médiévale (l’affiche sur la littérature médiévale est une réalisation de Sandrine Duquenne) et du Moyen-âge.

Affichage informationnel

Deux choses me turlupinaient depuis la rentrée. La première, c’est qu’avec la réforme du lycée et le casse-tête des emplois du temps, nous avons des pics de fréquentation le midi.

C’est certes une très bonne chose, et qui indique combien le CDI est un lieu apprécié par les élèves, mais la nouveauté c’est que certains élèves ne disposant pas d’espaces de travail en autonomie (la salle de permanence est pleine comme un œuf, le hall est froid et sinistre, le foyer tout aussi sinistre, il n’y a pas d’autres salles de travail et pas assez de surveillants pour encadrer), ils viennent au CDI pour « se poser ».

J’ai donc réalisé une affiche pour gérer le CDI en cas d’affluence :

La deuxième chose, c’est l’espace informatique. Au-dessus des ordinateurs, il y avait plusieurs affiches, la plupart pas très esthétiques, avec des consignes et des conseils. J’en ai décollé la grande majorité et j’ai tout remplacé par des fiches mémos plastifiées à côté de chaque poste informatique :

Une troisième chose s’est ajoutée à la mi-décembre, il s’agissait d’un affichage plus à destination des enseignants. En effet, j’ai constaté que lorsque je mettais des infos culturelles à disposition en salle des profs, elles avaient tendance à disparaître entre le mardi et le jeudi (les agents m’ont assurée que ce n’était pas de leur fait).

Régulièrement je dois aussi lutter pour conserver un espace d’affichage dévolu au CDI en salle des profs. Il me fallait donc un prétexte pour trouver qui faisait disparaître ma communication (marques-pages et autres).

Il me fallait un projet dans lequel je n’allais pas mettre ni toute ma motivation, ni toute mon énergie. Il fallait une thématique transversale, et si je puis dire, quelque chose qui rentre plus ou moins dans mes missions de veille culturelle sans que j’y mette pour autant une implication déraisonnable.

J’ai donc décidé de proposer des petits cartons d’information sur les ressources gratuites du GAR.

Voilà ce que j’ai affiché sur le panneau du CDI :

Et voici les cartons réalisés avec un petit message à l’intention de mon nettoyeur de table basse fou furieux :

J’ai imprimé 16 cartons (2 pour chaque ressource, et les collègues ont très vite imaginé jouer au memori avec sur la table basse de la salle des profs) et j’ai très vite réfléchi aux autres ressources que je pourrai présenter sur le même modèle : outils numériques, musées et expos, comptes Twitter et chaînes YouTube…

Pour l’instant les cartes sont toujours en salle des profs mais je vous tiendrai au courant de la suite de mon enquête…

Séances pédagogiques

Pour cette période allant du 25 novembre au 20 décembre, j’ai pu mener des séances avec des collègues avec lesquels je n’avais encore jamais travaillé.

C’est le petit avantage de la réforme (et le seul d’ailleurs) : si les collègues de français, certainement débordés de boulot, ne répondent pas à mes sollicitations par mails, j’ai été sollicitée par les enseignants en charge des sciences numériques et technologie et par une collègue qui a la classe de STS Commerce international première année.

Fin novembre, deux classes de seconde (2nde2 et 2nde3) sont venus au CDI pour travailler sur l’axe « Web » du programme de SNT : cela m’a permis de faire une présentation rapide d’E-SIDOC, et de suivre les élèves dans leurs recherches pendant deux heures au CDI. J’en ai profité pour proposer la même organisation aux collègues d’autres classes. Je verrai donc prochainement (normalement) 4 autres classes de seconde dans le même contexte pédagogique.

J’ai également commencé avec deux autres classes (2nde1 et 2nde10) les séances consacrées aux réseaux sociaux. Je présenterai ces séances au mois de janvier.

Enfin, comme indiqué précédemment, j’ai fait deux séances avec les STS1 sur la veille et la recherche d’information. L’objectif était de les accompagner dans la rédaction d’un mémoire sur une entreprise en les sensibilisant à la citation des sources.

Le déroulé des séances (1h30 par demi-groupe) est le suivant :

  1. Aborder les notions de mots clefs, de questionnaire quintilien, de démarche de recherche (via un sondage wooclap)
  2. Temps 1 de citation de sources : trouver un document fiable et pertinent qui étudie le black friday et le déposer sur un padlet.
  3. Questionner (puis définir) les notions de fiabilité et de pertinence.
  4. Avec un jeu de rôles (que j’avais déjà utilisé les années passées en TPE), appréhender l’importance de citer ses sources et d’être cité
  5. Recueillir un certain nombre de ressources sous la forme d’une boite à outils
  6. Temps 2 de citation de sources : citer correctement, avec une norme adéquate, le document trouvé précédemment.

Voici le support de présentation, réalisé avec Floriane, pour ces deux séances :

Réunions, formations, escapades en dehors du CDI…

Pour le mois de décembre, voici les différentes activités auxquelles j’ai participé :

  • Le 11 décembre, j’ai co-animé une réunion à distance pour les TraAM documentation
  • Le 13 décembre, je devais assister à la soutenance de thèse de Bénédicte Langlois, professeure documentaliste dans l’académie de Montpellier, mais mes trains ayant été supprimés au dernier moment, je n’ai pu me rendre sur place.

La thèse de Bénédicte « Culture de l’information, culture de l’image et culture par l’image dans l’enseignement secondaire » étudie l’importance de la construction d’une éducation à l’image par la photographie.

On y retrouve de nombreuses pistes pédagogiques, principalement sous la forme du jeu (timeline, hackathon, escape games) et j’y ai appris ou retrouvé beaucoup d’éléments sur l’histoire de la photographie, les usages ou la culture de l’information. J’en recommande donc la lecture lorsque cette thèse sera déposée.

  • Le 16 décembre, j’ai animé, à l’invitation des professeurs documentalistes du bassin de Vanves, une formation sur le rayonnement du CDI, dont voici le support de présentation.

Voilà pour ces riches activités d’un mois de décembre assez vivant et mouvementé.

Les vacances sont très bienvenues, je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes fêtes de fin d’année, et je vous retrouve début janvier pour le premier article de 2020, un hors-série un peu particulier que je vous promets depuis un petit moment…

À très bientôt sur Cinéphiledoc !

2019 : Palmarès de lecture

Contrairement à mes habitudes depuis quelques années, je publie début décembre ce palmarès de lecture.

En effet, je prévois début janvier un article qui ne sera ni tout à fait cinéphile, ni tout à fait profdoc, et cela me donnera également plus de temps pour vous préparer les comptes-rendus de lecture de février et mars prochains, sur des ouvrages que j’ai déjà pour projet de lire…

Cela me permettra aussi de vous donner quelques idées de cadeaux de Noël, si vous souhaitez glisser sous le sapin l’un ou l’autre des ouvrages sympathiques dont j’ai pu vous parler cette année.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Cette année je suis un peu donc encore plus ponctuelle que l’année passée puisque j’ai préparé ce palmarès à la mi-octobre et que je le publie début décembre.

J’ai l’impression d’être comme les magasins qui font leurs annonces de promos de rentrée au mois d’août ou sortent leurs catalogues de fêtes à la Toussaint…

Comme l’an dernier, voici d’abord un état chiffré des lectures 2019 :

  1. janvier. Deux lectures : Movieland, de David Honnorat et Games of Thrones : les cartes du royaume (deux ouvrages catégorie Beaux livres)
  2. février – mars. Deux lectures : Arrête de ramer, t’attaques la falaise ! de Philippe Lombard et Tout Truffaut, de Anne Gillain (catégorie Essais ?)
  3. avril : une lecture. Max, de Stéphane Olivié Bisson (roman poétique)
  4. juillet : deux lectures. Kaamelott, une livre d’histoire et Winter is coming (catégorie Essais)
  5. septembre : deux lectures. Matrix, de Joshua Clover (essais) et Louis de Funès, de Clémentine Déroudille (beau livre).

Alors oui, cela fait environ moitié moins de livres que l’an dernier, où j’ai lu 16 ouvrages qui ont pu faire l’objet d’un compte-rendu sur Cinéphiledoc. Mais vous verrez en janvier que, si j’ai moins lu sur le cinéma, j’ai tout de même beaucoup lu cette année…

Ces lectures ont l’air quelque peu disparate, mais on peut tout de même les organiser par thèmes.

Voici ce qu’on peut en retenir.

Palmarès 2019

Les figures tutélaires

Parmi les 9 ouvrages lus cette année, trois sont consacrés à un personnage emblématique du cinéma, et, sinon à l’univers cinéphile de chacun, du moins à mon imaginaire cinéphile personnel.

Il s’agit évidemment de François Truffaut, que j’ai retrouvé avec plaisir dans le Tout Truffaut de Anne Gillain, et qui m’a fourni le prétexte de quelques petites confessions ; de Max Linder, pris sur le vif dans le surprenant roman de Stéphane Olivié Bisson, et de Louis de Funès, dont l’évocation par Clémentine Déroudille m’a plongée dans une succession de répliques de films et m’a, une nouvelle fois, donné envie de revoir La Folie des grandeurs

Parmi ces trois ouvrages, je choisis le très succinct et néanmoins efficace tant dans l’écriture que dans l’émotion : Max, de Stéphane Olivié Bisson. Un texte troublant et poétique, et qui nous donne l’occasion de ranimer la mémoire sur un précurseur du cinéma comique, sur un poète maudit du cinéma muet, longtemps condamné à l’oubli. Une sorte de soldat inconnu du septième art dont la lecture de ce livre serait une des chances de ranimer la flamme.

Aux temps et lieux des séries

Il fallait bien pour la sortie tant attendue (mais je donnerai pas mon avis dessus) de la saison 8 de Game of Thrones, que je poursuive mes lectures sur le sujet.

J’ai donc eu une année 2018-2019 riche en découvertes : fin 2018 le Dictionnaire de la fantasy, publié chez Vendémiaire, et déjà évoqué dans le palmarès 2018 en janvier dernier. À la même période, l’excellent ouvrage de Cédric Delaunay, Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Début 2019, j’ai parcouru Game of Thrones : les cartes du royaume, mais il ne s’agit pas de la lecture la plus accaparante qui soit…

Petit pas de côté dans l’univers des séries médiévales, j’ai exploré les influences historiques de Kaamelott, avec Kaamelott : un livre d’histoire, de Florian Besson et Justine Breton.

Enfin, en juillet j’ai découvert l’ouvrage de Carolyne Larrington, Winter is coming, qui revient brillamment sur les références littéraires médiévales de Game of Thrones. C’est sur ce dernier que je m’arrête pour son incroyable érudition et pour la plongée qu’elle nous offre dans le Moyen Âge.

Visite guidée du cinéma : jouer sur les cartes, jouer sur les mots

Enfin, les trois livres qui me restent sont plus compliqués à classer.

J’ai apprécié l’escapade rêveuse dans Matrix proposée par Joshua Clover, même si, je l’avoue, l’ouvrage ne fait par partie de mes préférés de la collection BFI : Les classiques du cinéma de chez Akileos.

J’ai vu qu’en septembre 2019 étaient parus deux nouveaux volumes, l’un sur Toy story, l’autre sur Terminator, je vous reparlerai donc peut-être à l’occasion de ce dernier…

J’ai impatiemment attendu en fin d’année dernière le Movieland de David Honnorat, qui ne m’a absolument pas déçue, et qui propose un fabuleux voyage cinéphile par itinéraires et associations d’idées, qui ne pouvait que me séduire.

C’est à lui que j’accorde ma dernière mention, pour cette raison et aussi parce que je ne peut pas accorder tous les ans une mention à l’un de mes auteurs cinématographique fétiche : Philippe Lombard, qui a, cette année encore (et ce n’est pas fini), réussi à m’apprendre beaucoup de choses sur le cinéma tout en me distrayant, avec son désopilant Arrête de ramer, t’attaques la falaise !

Vous voulez offrir deux livres à des amateurs de cinéma pour Noël ? Offrez Movieland et offrez un livre de Philippe Lombard, quel qu’il soit, vous trouverez forcément de quoi faire plaisir !

Bilan

Évidemment, pas de mention spéciale cette année, puisque j’ai eu beaucoup moins de lectures cinéphiles que l’an passé, même si mon été a été très riche de deux univers littéraires et cinématographiques captivants : celui de Daphné du Maurier et celui d’Agatha Christie.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire la biographie de Du Maurier, Manderley for ever, à lire l’autobiographie et la biographie d’Agatha Christie, et à reprendre dans l’ordre de leurs parutions les Hercule Poirot (au moment où j’écris ces lignes, j’en suis à Cinq petits cochons, c’est donc mon 23e Hercule Poirot pour 2019).

Je ne sais pas trop ce que me réserve 2020 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2019, notamment à des publications parues normalement en octobre-novembre et que j’ai beaucoup attendues.

J’y parlerai d’un cinéaste que j’apprécie énormément, et de tournages mouvementés…

D’ici là, je vous souhaite à nouveau de très belles fêtes de fin d’année, et je vous mitonne pour très prochainement le dernier article #profdoc de 2019.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

Novembre 2019 : séances et animations du CDI

Voici un compte-rendu des activités menées du 4 au 22 novembre, avec beaucoup d’expositions et (enfin) quelques nouveaux projets pédagogiques.

Le remplacement de Floriane étant prolongé, je me permets d’indiquer dans cet article les activités qu’elle a menées seule ou en concertation avec moi.

Valorisation du fonds : on continue sur notre lancée

Après un mois d’octobre où, outre les visites du CDI, la valorisation du fonds était l’une des activités principales menées, il a fallu en ce début du mois de novembre proposer de nouvelles sélections.

Initiatives individuelles

  • Première guerre mondiale

Pour cette exposition, j’ai recyclé les ressources (papier et numériques) qui avaient été proposées l’an passé dans le cadre du projet « Adopte un poilu ».

Une sélection de documentaires et de fictions :

Une affiche :

Un parcours en ligne mis à disposition dans un article sur le portail E-SIDOC :

Une fois cette exposition installée, je me suis rendue compte que j’aurais pu lui préférer une sélection sur les 30 ans de la chute du Mur de Berlin. Mais je n’avais pas non plus pléthore de ressources papier sur la question, donc j’ai fait une petite exposition avec une sélection de ressources en ligne.

  • 30 ans de la chute du Mur de Berlin

Sélection thématique :

Présentation cliquable :

  • Montesquieu

Pour faire suite aux sélections sur Baudelaire et sur Montaigne, j’ai proposé ce mois-ci une nouvelle sélection de documents sur Montesquieu, avec toujours :

  1. textes imposés et documentaires associés
  2. une affiche renvoyant vers des textes en lecture intégrale
  3. une citation qui fasse sens

Activités en concertation

  • Exposition #NonAuHarcèlement

Au retour des vacances, Floriane a proposé de remplacer sa sélection sur la coupe du monde de rugby par une exposition consacrée à la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire.

  • Après Jane Austen, Françoise Sagan

Floriane a proposé d’imprimer sur la porte du CDI le calendrier mensuel (Les bas bleus) proposé par MikanKey sur Instagram :

Nous lui avons associé à l’intérieur du CDI la citation et les sélections suivantes (avec également des QR-codes renvoyant vers des ressources en ligne) :

  • Journée du 25 novembre

Pour faire suite à l’exposition sur la journée du 7 novembre, Floriane a proposé une exposition pour la journée du 25 novembre, la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Elle a installé l’exposition suivante et entièrement réalisé sur Canva les visuels qui lui sont associés :

Un cas à part : l’exposition Fantasy

Comme pour la Chine un peu plus tôt dans l’année, il s’agissait d’une exposition que ma collègue, actuellement en arrêt maladie, avait réservé à la bibliothèque départementale de l’Essonne, et qui consistait en des panneaux d’exposition et une malle de livres.

Cette fois-ci, j’ai quelque peu anticipé et proposé dès la rentrée une sélection d’ouvrages :

L’affiche, réalisée sur Genial.ly, reprend une citation de L’Histoire sans fin, qui m’a donné vraiment envie de lire ce livre :

Voici également la malle de livres proposée par la médiathèque de l’Essonne :

Je posterai les photos des panneaux de l’exposition plus tard : en effet, juste après les avoir installés, nous avons appris que le lycée allait faire l’objet d’un blocus. Les panneaux ont donc été déplacés pour les protéger, et je n’ai pas eu le temps de les prendre en photos.

En revanche, cette exposition a été l’occasion de lancer le premier puzzle collaboratif de l’année, qui a très rapidement rencontré du succès :

Acquisitions, gestion et installations

Pour les (presque) dernières commandes de 2019, deux tendances se sont dégagées de mon côté.

  • Le renouvellement du fonds fantasy et du fonds « Stephen King », qui pourra éventuellement donner lieu à une exposition plus tard dans l’année…

  • Des ouvrages de vulgarisation scientifique et philosophique

En prolongement du réaménagement du coin manga déjà amorcé le mois précédent, voici l’affichage réalisé par Floriane une fois qu’il a été mis en place :

Cet affichage est régulièrement consulté par les élèves.

De mon côté, j’ai tenté (moins) régulièrement de mettre à jour les actualités du portail E-SIDOC avec les valorisations successives du fonds au mois de novembre.

Ce mois-ci nous avons pratiquement terminé l’équipement en codes-barres du fonds (sauf périodiques et spécimens), un chantier qui avait été amorcé il y a deux ans avec les rayons documentaires.

Nous avons commencé un chantier non moins dantesque : l’harmonisation des auteurs et des éditeurs de la base.

Séances pédagogiques

Comme je l’ai indiqué en préambule, après un début d’année difficile, la situation semble quelque peu s’arranger d’un point de vue pédagogique.

Certes, il nous manque toujours la visite de deux classes au CDI et certes, les mails adressés aux enseignants pour tenter de mettre en place des projets et des initiatives n’ont pas toujours de réponses.

Nous avons cependant été approchées début octobre par Anne, une collègue stagiaire d’éco-gestion, qui souhaitait faire travailler ses Premières STMG sur l’étude de gestion et sur la recherche d’information.

La séance se déroule en deux heures et a été élaborée à trois : Floriane, Anne et moi-même, avec les objectifs suivants :

  1. Cerner les habitudes de recherche d’informations des élèves de la classe
  2. Faire un rappel de la démarche de recherche sur internet depuis l’utilisation d’un navigateur jusqu’à la définition de mots clefs pertinents
  3. Faire un rappel des outils mis à disposition par les professeurs documentalistes (E-SIDOC)
  4. Faire le lien entre questionnement quintilien et caractérisation d’une organisation
  5. Rappeler l’utilité des réseaux sociaux et de l’actualité en ligne pour connaître la réputation et l’image d’une entreprise (rôle du community manager, évolution de l’entreprise)
  6. Réaliser la grille de caractérisation de l’entreprise choisie pour l’étude de gestion sous forme de carte mentale et commencer à réfléchir à une problématique

J’ai réalisé le support de présentation suivant :

Floriane a réalisé le sondage sur Wooclap sur la recherche d’information :

Enfin nous avons réalisé à deux, avec un modèle existant de Floriane, la fiche élève suivante sur Piktochart :

La séance a eu lieu le jeudi 21 novembre avec deux demi-groupes : le premier de 8h20 à 10h15 et le second de 13h à 15h.

Durant la première heure, nous avons beaucoup insisté sur le sondage et sur la réalisation de la carte mentale, nous avons réalisé avec les élèves la caractérisation de l’entreprise Nike :

Durant la deuxième heure les élèves ont été mis en action de manière beaucoup plus concrète pour eux, à savoir la réalisation à partir de la carte de Nike de leur propre carte mentale sur l’organisation de leur choix.

Autres activités

Voici pêle-mêle les autres activités professionnelles menées ce mois-ci :

  • publication des derniers articles #LudoDOC consacrés à #Ludovia16 (sauf un dernier qui tarde quelque peu)
  • préparation de différents stages auxquels j’aurai l’occasion de participer dans les mois qui viennent
  • participation à une réunion de bassin le mardi 19 novembre
  • participation au salon Educatice le mercredi 20 novembre

Un Louis, deux Funès

Pour le titre de ce compte-rendu de lecture du mois de novembre, je pastiche un article que François Truffaut avait publié en 1983 « Un ami, deux Broca », consacré au merveilleux réalisateur du Bossu ou de Tendre poulet.

C’est sur Twitter que j’ai trouvé les références du livre qui m’intéresse ce mois-ci, sur un compte que je trouve irrésistible : @justdefunes

De Funès fait partie des personnes qui me font rire, au même titre que les personnages de Kaamelott et des planches de Gaston Lagaffe. C’est pourquoi j’ai dans mes favoris un générateur de citations de Kaamelott et dans mes abonnements Twitter le compte @justdefunes et @Franquin_Cie

C’est aussi pour Sandrine, copine #profdoc, que je publie cet article, avec laquelle j’ai régulièrement des fous-rires et des clin d’oeil lorsqu’à un mot ou une phrase nous associons immédiatement toutes les deux une réplique de De Funès :

« But alors you are French ? », « Elle ment… elle ment en allemand », « Je suis ministre, je ne sais rien faire », « Non sire, pour une fois, ce n’est pas moi, j’étais là, je priais », « Je suis zinzin, je suis zinzin », « Yes my Lord. Yes my Lord. Yes my Lord. But I beg your pardon my Lord. In my opinion, I am sure, mais alors I am tout à fait sure que c’est un coup de Fantomas. »

Aimer De Funès

Mon éducation cinéphile s’est faite à coup de clivages, qui se sont généralement réconciliés, mais pas toujours.

Il fallait choisir qui aimer : Scarlett O’Hara ou Melanie Hamilton, Buster Keaton ou Charlie Chaplin, Deneuve ou Dorléac, Dewaere ou Depardieu, Bourvil ou De Funès.

Tous ces clivages, je les ai balayés plus tard quand j’ai compris que ce que l’on prenait à l’écran ou dans la vie pour des rivalités n’était vraiment pas avéré.

Donc j’apprécie autant l’impertinence de Scarlett que la douceur de Melanie et j’aime autant l’humour lunaire de Bourvil (et sa gravité dans Le Cercle rouge) que la folie hargneuse de De Funès.

Il n’y a que Truffaut qui pour moi sera toujours d’une supériorité stratosphérique face à Godard.

J’ai dû voir un nombre incalculable de fois La Grande Vadrouille, peut-être un peu moins Le Corniaud, autant de fois La Folie des Grandeurs, la série des Gendarmes fait partie de mes « plaisirs coupables » (au même titre que Les anges gardiens, avec Clavier et Depardieu), j’adore Rabbi JacobLe Grand restaurant, Les Grandes vacances, La Zizanie et La Soupe aux choux.

Bref, après avoir tenté, plus d’une fois, de mettre à distance ce petit personnage tout en grimaces, hargneux et antipathique, j’ai fini par reconnaître qu’il m’était impossible de ne pas l’aimer.

Avant sur Cinéphiledoc

Cela ne date d’ailleurs pas d’aujourd’hui, puisqu’en septembre 2012 j’avais trouvé un superbe dictionnaire, Louis De Funès de A à Z, de Bertrand Dicale, aux éditions Tana, que je m’étais empressée d’ajouter à ma bibliothèque.

Voici l’article que j’avais rédigé un peu plus tard, en mars 2013 :

Dictionnaires thématiques

Je n’avais écrit que quelques lignes, puisque dans la même collection avait aussi été publié un dictionnaire Marilyn Monroe.

Il n’empêche que tout amoureux de De Funès devrait avoir ce dictionnaire, superbement illustré, dans sa bibliothèque.

En 2016, à l’occasion des 50 ans de la Grande Vadrouille, j’ai réitéré la chose, puisqu’un ouvrage sur les coulisses du tournage avait été réédité :

50 ans et pas une ride

Et je ne résiste pas à la tentation de poser ici une petite sélection :

De Funès, 2019 et 2020

Avec le livre déniché sur Twitter, et avec quelques informations supplémentaires, si vous aussi vous êtes amateurs de De Funès, voici plusieurs occasions de le retrouver en 2019 et en 2020.

Ce livre, Louis de Funès, de Clémentine Deroudille, est en fait un catalogue d’exposition. Il a été publié à l’occasion de l’inauguration du musée Louis de Funès à Saint-Raphaël, inauguré en juillet 2019, donc tout récemment.

J’ignorais totalement l’existence d’un tel musée, je suis donc ravie qu’avec Chaplin World, il y ait un autre lieu qui mette un génie du comique à l’honneur.

Le site internet du musée est d’ailleurs quelque peu compliqué à trouver :

http://museedefunes.fr/

Néanmoins, Sandrine, note sur tes tablettes, voici encore un lieu où nous devons aller !

En attendant, l’ouvrage de Clémentine Deroudille sera des plus agréables à découvrir : une organisation chronologique, avec pour chaque chapitre une petite introduction biographique de une à deux pages, énormément de photographies, d’affiches, la présentation illustrée des principaux films, le tout ponctué de répliques de films ou de réactions de Louis de Funès (extraits d’interviews, notes dans des carnets).

C’est un admirable condensé, en près de 200 pages, de Louis de Funès, et qui est préfacé, j’ai oublié de le signaler, par la petite fille du comédien.

Avant, pendant ou après une visite du musée, il peut se savourer durant les 1h30 de vol d’un Paris-Nice, ou pendant l’équivalent en train (mais à compléter avec des films) qui dure environ 7h, d’après mes informations.

Et si comme moi vous ne bougez pas très souvent de la région parisienne, vous pouvez patienter jusqu’en avril 2020, date à laquelle la Cinémathèque française consacre une grande exposition à Louis De Funès, exposition qui a quelque peu enflammé les débats cinéphiles, comme en témoigne cet article du Figaro :

https://www.lefigaro.fr/cinema/2019/03/19/03002-20190319ARTFIG00137-la-retrospective-louis-de-funes-a-la-cinematheque-ne-fait-pas-rire-tout-le-monde.php

Ce débat m’a toutefois permis de découvrir cette lettre de Truffaut à Gérard Oury, où le premier indique au second avoir beaucoup aimé Le Corniaud :

Et il m’a aussi rappelé cet avis, toujours de Truffaut, selon qui, en substance, il est beaucoup plus difficile d’être De Funès que Bourvil, puisqu’il est plus difficile de faire rire en étant antipathique qu’en étant sympathique.

Là encore, je n’essaye pas de faire un choix entre Bourvil et De Funès, mais je me souviens toujours de manière émue, de la façon dont De Funès explique, très simplement, que tourner Rabbi Jacob lui a permis de se « nettoyer l’âme », cette interview à l’occasion du Corniaud :

et, un peu plus hors-sujet (mais pas tellement parce que cela fait partie du personnage) de cette vidéo sur son parc biologique :

Il reste donc les films, et ces quelques vidéos d’archives, et le livre de Clémentine Déroudille, et le dictionnaire de Bertrand Dicale, pour patienter jusqu’à l’exposition de la Cinémathèque :

https://www.cinematheque.fr/

Sandrine, des disponibilités en avril 2020 ?

Bonnes lectures, bons fous-rires et à bientôt sur Cinéphiledoc !

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