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Robots au cinéma

Ce deuxième compte-rendu de lecture cinéphile est consacré à un ouvrage paru en septembre 2019.

Je le garde sous le coude depuis la fin décembre (comme les articles publiés en janvier et en mars) et je ne l’ai pas publié avant car je souhaitais accorder la primeur à l’ouvrage de Philippe Lombard.

Ce petit livre de 70 pages me permet d’aborder une thématique que je ne crois pas avoir déjà traitée sur ce site, et qui servira d’introduction à mon compte-rendu.

Robots au cinéma

Pour préparer cet article, je me suis demandé, fidèle à mon habitude, si la chaîne Blow Up d’Arte n’aurait pas, par hasard, consacré une vidéo aux robots au cinéma.

J’ai donc commencé l’écriture de ce compte-rendu par une courte recherche sur internet : j’y ai trouvé un article des Inrockuptibles de 2014, accompagné de cette infographie très instructive :

J’ai trouvé aussi le podcast d’une émission de France Culture, « Une petite histoire des robots au cinéma« , publié à l’occasion d’une exposition du Grand Palais qui m’avait échappé, Artistes & Robots.

Après recherche, la vidéo si convoitée de Blow Up était facile à trouver :

J’ai aussi trouvé pléthore de vidéos et d’articles, parmi lesquels celui-ci, de Golem 13 : 100 ans de robots au cinéma en 2 minutes.

Voilà qui allait me donner un bon point de départ pour ce compte-rendu !

Des robots, des robots, des robots : petite sélection personnelle

Parmi toutes ces sources, j’ai cherché à retrouver des souvenirs de robots au cinéma, et j’ai décidé de faire une petite liste de ceux qui m’avaient particulièrement marqué et ce avec une question lancinante dont je n’ai pas la réponse : pourquoi les robots au cinéma, ça marque ?

Voici donc une petite sélection de mes souvenirs robotiques, sans ordre chronologique ou de préférence. J’associe au titre un résumé du film.

  • Metropolis, Fritz Lang (1927)

Ce n’est évidemment pas le premier film que j’ai vu, mais quand je pense à l’histoire du cinéma et que je pense « robot », c’est le premier auquel je pense.

En 2026, Metropolis est une ville dans une société dystopique divisée en un quartier haut, où vivent les familles intellectuelles dirigeantes, dans l’oisiveté, le luxe et le divertissement, et un quartier bas, où les travailleurs font fonctionner la ville et sont opprimés par la classe dirigeante. Un savant fou met au point un androïde à l’apparence féminine, qui exhortera les ouvriers à se rebeller contre le maître de la cité.

C’est surtout le fait de voir le robot à la Cinémathèque qui m’avait donné envie de voir le film la première fois, ça et le fait que le 12 février 2010, la nouvelle version restaurée, de 145 minutes, avait été projetée simultanément à Berlin et sur la chaîne Arte, accompagnée par sa partition musicale d’origine et exécutée en direct par l’orchestre symphonique de la Radio de Berlin. Cela faisait quelque chose de voir un film muet entièrement restauré et avec sa musique jouée en direct.

Au-delà de ça, c’est une histoire vraiment incroyable (surtout dans le contexte de l’époque) et qui, lorsque je l’ai découverte, m’a vraiment rappelé mon deuxième souvenir.

  • Le Roi et l’oiseau, Paul Grimault (1980)

Pour les résumés suivants, je vais être un peu plus succincte, d’autant que Le Roi et l’oiseau n’est pas le film le plus simple à raconter. C’est l’un de mes premiers souvenirs cinématographiques et, comme j’aurai l’occasion d’y revenir, l’un des films qui m’a « faite » en tant que cinéphile.

Disons simplement qu’il s’agit d’une réécriture du conte d’Andersen, La Bergère et le ramoneur, qu’on y trouve une ville haute et une ville basse comme dans Metropolis, mais aussi un oiseau, métaphore du poète, face au roi tyrannique contre qui même un robot, le plus fidèle serviteur, finit par se rebeller.

  • Gandahar, René Laloux (1987)

Poursuivons dans l’animation avec Gandahar, un curieux dessin animé français, que j’avais découvert dans la foulée du Roi et l’oiseau.

Sources : Allociné

Sur la planète Tridan, dans le pays de Gandahar, dirigé par la reine Ambisextra et le Conseil féminin, les humains vivent en harmonie avec la nature, qu’ils ont génétiquement reprogrammée pour subvenir à tous leur besoins. Un jour, des hommes de métal noir commencent à semer la terreur aux frontières de Gandahar, dévastant des villages entiers et progressant peu à peu vers la capitale, Jasper.

  • Le Château ambulant, Hayao Miyazaki (2004)

Terminons du côté de l’animation avec un robot beaucoup moins androïde que les autres, celui du Château ambulant de Miyazaki.

Là encore, je ne me risque pas à faire un résumé de l’intrigue, mais je reste émerveillée par ce château fait de bric et de broc, alimenté par Calcifer, le démon du feu.

  • Star Wars : Dark Vador – 3PO – R2D2 – BB8 (1977-2019)

Ici aussi, point de résumé. Pas de préférence non plus entre la respiration et la voix de James Earl Jones pour Dark Vador, le côté majordome anglais de 3PO, les sons et lumières de R2D2 et le petit dernier (je ne compte pas D-O dans l’épisode IX), BB8.

  • Westworld : série télévisée (2016)

Petite incursion dans l’univers des séries télévisées, cet ovni qu’est Westworld avec Anthony Hopkins dans la saison 1, dont il faudrait que je revois chacun des épisodes pour mieux savourer la suite…

Westworld est un parc d’attractions futuriste recréant différents univers, dont l’univers de l’Ouest américain (Far West) du 19e siècle. Il est peuplé d’androïdes, appelés « hôtes », réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative. Les visiteurs, appelés « invités » peuvent y faire ce qu’ils veulent sans aucune conséquence. Mais à la suite d’une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc devront faire face à plusieurs bugs dans leur comportement.

  • Terminator, James Cameron (1984)

Enfin j’en termine avec, non pas le plus récent ni celui que j’ai vu en dernier, mais celui auquel est consacré l’ouvrage dont je vais vous parler aujourd’hui.

Je ne pense pas avoir besoin de résumer Terminator (quoique, avec les suites et les différents paradoxes de la saga, cela prendrait plusieurs heures), je me contenterai de souligner que dans cette liste, c’est le seul avec Metropolis à vouloir se situer dans un futur humain et à donner une date presque similaire à ce futur : 2026 pour Metropolis, 2029 pour Terminator.

À chaque fois pour les deux films, un robot envoyé pour semer le trouble parmi les humains, l’un envoyé de 2026 en 2026 pour insuffler la révolte, l’autre envoyé de 2029 en 1984 pour tuer dans l’oeuf la révolte des humains sur les machines.

Après ce tour d’horizon, passons à notre livre.

Retour vers le futur du cinéma

Terminator, de Sean French, a été publié en septembre 2019 aux éditions Akileos, et il fait partie de l’une de mes collections fétiches, celle du British Film Institute, ou BFI : Les classiques du cinéma.

Ce petit volume de 70 pages consacré au premier volet de Terminator est particulièrement réussi. Le propos est agréable, accessible.

L’auteur, Sean French, nous invite à nous interroger sur ce qu’est un film culte. En effet, il remarque dans les premières pages de son livre que dans un dictionnaire de David Thomson, A Biographical dictionnary of Film, James Cameron suit directement la réalisatrice Jane Campion. Si cette dernière est considérée comme l’auteur d’un chef d’oeuvre avec La Leçon de piano, Cameron fait l’objet de beaucoup moins d’indulgence.

D’où la question : qu’est-ce qu’un film culte ? Comment un film devient culte ? Et Sean French d’expliquer, en quelques 70 pages pourquoi, justement, Terminator est un film culte.

Son propos est daté de 1996 (son ouvrage n’a été traduit en français qu’en 2019) et cela donne tout son sel au livre : l’auteur l’écrit à une époque où ne sont sortis que deux volets de la saga Terminator, et où James Cameron, tout réalisateur confirmé qu’il est (il a à son actif Aliens sorti en 1986) et tout marqué par cette saga qu’il puisse l’être, n’a pas encore réalisé Titanic, encore moins Avatar.

Avec ce petit livre Terminator, le lecteur se trouve donc presque enfermé dans une faille temporelle où certes, on est sûr de tenir avec ce film un film culte, mais où un après bien connu n’est pas encore advenu. Un chapitre est d’ailleurs consacré aux réactions d’un spectateur qui découvrirait Terminator scène par scène pour la première fois, histoire de rester enfermé confortablement dans cette bulle temporelle cinéphile…

Quant à James Cameron, qui réalise les deux premiers volets de Terminator, qui réalise Aliens, il me fait vraiment penser à son acolyte Ridley Scott – ces deux-là d’ailleurs s’entendent-ils pour tour à tour nous émerveiller et nous décevoir, et d’ailleurs s’entendent-ils tout court ?

Ils parviennent à merveille à bâtir un imaginaire cinématographique révolutionnaire qui nous construit en tant que cinéphiles tout autant qu’ils nous laissent sur notre faim/fin.

Imaginaires cinématographiques

James Cameron et Ridley Scott, ces deux compères-là ont bien fait pour ma cinéphilie, avec beaucoup de plus et quelques moins, même si je suis loin d’avoir épuisée leur filmographie…

J’ai découvert Ridley Scott avec Gladiator et Kingdom of Heaven, j’ai appris après qu’il était le réalisateur de Blade Runner et d’Alien (dont je n’ai vu que les trois premiers de la saga), je n’ai jamais vu Prometheus, j’ai adoré le polémique Robin des bois (parce que Russell Crowe et Cate Blanchett), j’ai boudé Exodus et j’ai retrouvé Ridley Scott avec Seul sur Mars.

Quant à James Cameron, j’avais 11 ans à la sortie de Titanic, donc pour moi, James Cameron c’est Titanic, ensuite Terminator puis Avatar.

Les films de ces deux réalisateurs font partie des films « qui m’ont faite », au même titre que Le Roi et l’oiseau, La Nuit américaine, Cinema Paradiso, Hook… et des dizaines d’autres auxquels je pourrais penser et que j’ai pu oublier, mais des films que l’on voit un nombre incalculable de fois jusqu’à connaître la moindre réplique par coeur.

Ils pourraient tout à fait figurer dans la série proposée par Netflix, et que je recommande aux abonnés : « The Movies That Made Us », une série qui revient, avec un générique irrésistible, sur les coulisses de quelques incontournables : Maman j’ai raté l’avion, Dirty Dancing, SOS Fantômes, Die Hard : Piège de cristal.

Une petite madeleine cinéphile, en somme. Allez-y voir si le coeur vous en dit !

https://www.netflix.com/fr/title/80990849

Bons souvenirs, et à bientôt sur Cinephiledoc !

Février 2020 : séances et animations du CDI

Voici le compte-rendu des activités menées au CDI et en dehors entre le 27 janvier et le 21 février.

Si j’ai choisi de profiter des vacances d’hiver pour publier cet article un peu en décalé par rapport aux vacances de ma zone, c’est à la fois pour équilibrer les articles et pour m’attarder un peu plus sur une petite escapade que j’ai faite entre le 7 et le 14 février.

Valorisation du fonds et animations

Je liste ici, à cheval sur deux mois, les quelques changements dans les expositions installées au CDI.

Depuis le mois de janvier, ce qui est resté :

  • l’exposition Albert Camus, qui était suffisamment conséquente pour ne pas être retirée après seulement deux semaines ;
  • la nuit de la lecture, mise en place avec Floriane, qui est restée installée jusqu’au 3 février
  • la mini-expo Star Wars (de mon côté) et la mini-expo Espions pour Floriane

Les expositions que nous avons progressivement remplacées sont donc : celle sur les années folles (1920-2020), la sélection sur Montesquieu et celle sur Agatha Christie.

Saint Valentin

Pour remplacer les années folles, j’ai installé une exposition Saint Valentin devant le rayon histoire-géo. L’emplacement peut paraître curieux, mais nous avons choisi de laisser la table de l’entrée à disposition pour le printemps des poètes, et le « coin » Camus disponible pour une future sélection.

C’est donc à cet endroit que j’ai proposé une petite affiche Genial.ly (qui n’a pas encore été publiée sur E-SIDOC en raison de la mise à jour du portail) :

et une sélection de documentaires et de fictions, ainsi que le manuel de la série Sex Education, téléchargé en format PDF et imprimé :

À cette sélection, j’ai associé à l’entrée du CDI un mur d’expressions, sur lequel les élèves sont invités à participer… pour l’instant avec beaucoup moins de succès que la série de Netflix !

Sélection Racine

Pour remplacer (enfin) la sélection sur Montesquieu que j’avais installée au mois de décembre – j’avais eu quelques difficultés à trouver des ressources intéressantes – j’ai choisi de poursuivre sur les textes imposés de français, avec une valorisation autour de Racine, Phèdre, la tragédie, le théâtre et le dix-septième siècle.

Cela m’a donné un peu plus d’inspiration tant au niveau de l’enrobage, avec trois affiches :

que des ressources sélectionnées :

Je n’ai pas encore comptabilisé le nombre d’auteurs de français sur lesquels j’ai fait des focus… si je me souviens bien : Baudelaire, Montaigne, Montesquieu et maintenant Racine, j’ai encore de quoi tenir jusqu’à la fin de l’année avec entre autres Hugo, Molière, Beaumarchais, Stendhal ou encore Yourcenar.

Sélection Année de la BD

À l’occasion de l’année de la bande-dessinée, nous avons proposé une petite sélection de classiques et de dernières parutions :

Mini sélection sur les 75 ans de la libération d’Auschwitz

J’avais installé dans le rayon histoire un tout petit coin dédié aux 30 ans de la chute du Mur de Berlin. Comme ce petit espace se fondait vraiment dans le décor, je n’y ai presque plus pensé. Étant donné que je pense faire un gros focus historique au mois de mai-juin sur la seconde guerre mondiale, j’ai juste voulu marquer le coup avec un visuel cliquable (à ajouter, là encore, sur E-SIDOC)

et deux ou trois ressources :

Sélection Comtesse de Ségur

Floriane a proposé d’imprimer sur la porte du CDI le calendrier mensuel (Les bas bleus) proposé par MikanKey sur Instagram, nous en sommes au cinquième mois et après Jane Austen au mois d’octobre et Sagan au mois de novembre, Christine de Pisan pour le mois de décembre et Agatha Christie pour le mois de janvier, nous sommes passées à la Comtesse de Ségur pour le mois de février.

Voici les deux affiches réalisées :

Concernant la sélection thématique, nous n’avions pas beaucoup de documents à proposer aux élèves, nous avons donc élargi la sélection au Paris du dix-neuvième siècle :

D’un puzzle à l’autre…

Le 31 janvier, après presque deux mois d’efforts, les élèves ont enfin réussi à terminer le puzzle sur le Sacre de Napoléon ! Floriane m’ayant proposé de marquer le coup, j’ai pris quelques photos de l’avancée progressive du puzzle :

  • 6 décembre :

  • mi janvier :

  • 30 janvier :

  • 31 janvier :

J’ai réutilisé un visuel de Piktochart pour féliciter les élèves et annoncer le puzzle suivant :

J’ai aussi glané (grâce à @_Doctoctoc sur Twitter) l’idée d’associer au puzzle des documentaires sur ce qu’il représente. Le temps que les élèves savourent le puzzle terminé, je leur ai proposé une petite sélection d’ouvrages :

Quant au nouveau, il a été installé comme promis le mardi 4 février.

Gestion et affichage

  • Visuel BCDI hébergé

Pendant les deux semaines entre l’article du mois de janvier et les vacances, j’ai voulu informer la collègue qui travaille d’habitude avec moi au CDI et qui est en arrêt maladie depuis le mois de septembre, du changement d’hébergement de BCDI.

J’ai donc réalisé sur Canva le visuel suivant :

ceci afin d’expliquer les changements le plus clairement possible.

  • Visuel nouvel E-SIDOC

De la même manière, afin d’inciter les collègues à aller le découvrir, j’ai préparé et affiché en salle des professeurs le visuel suivant sur la nouvelle version d’E-SIDOC, visuel que je leur ai également envoyé par mail dans ma lettre de diffusion hebdomadaire.

  • Surinformation sur la porte du CDI

Je ne pense pas avoir déjà parlé de la porte du CDI, sur laquelle il y a beaucoup de choses affichées, et que les élèves ne lisent pas forcément…

Sur cette photo, on peut voir la porte de droite, mais je peux vous assurer que la porte de gauche était tout autant envahie (un peu comme les papiers au dessus des ordinateurs, pour ceux qui s’en souviennent, que j’ai remplacés par un mémo plastifié à côté de chaque poste élève).

AVANT

Sur la porte de gauche, il y avait donc : les horaires du CDI et une pancarte ouvert / fermé, le règlement du CDI, celui de l’espace jeux, la Dewey, les droits du lecteur, les conditions de prêt et une affiche sur la gratuité dans les musées.

Sur la porte de droite, un tableau blanc sur lequel on indique les fermetures exceptionnelles, l’affiche sur les conditions d’accès en cas d’affluence, des affiches de citations.

Sur le deuxième tableau blanc, accroché au mur, le calendrier mensuel.

APRÈS

Du coup après nettoyage, j’ai refait les affiches sur les conditions de prêt et la gratuité dans les musées pour les rendre plus lisibles :

J’ai retiré les affiches de citations que j’ai transvasées dans les vitrines.

Cela permet de récupérer complètement le premier tableau blanc. Pour le deuxième, j’ai juste laissé une affiche « événement » (celle du puzzle) et le calendrier mensuel proposé par Floriane.

Nous avons également co-réalisé l’affiche ci-dessous, une affiche de présentation générale du CDI :

Séances

Très peu de séances dont je puisse faire le compte-rendu ce mois-ci, à part deux séances d’introduction d’un projet en Histoire-géo géopolitique science politique.

En effet, suite aux épidémies diverses et variées et au blocage des E3C, mes séances ont été reportées à des périodes plus clémentes…

Je vais donc présenter rapidement le projet (non finalisé) de HGGSP.

Il s’agit de faire réaliser aux élèves de cette spécialité une revue de presse sur des sujets d’actualités.

Voici les consignes qui ont été données aux élèves :

Chaque semaine, deux élèves doivent choisir l’un des sujets d’actualité proposés sur le blog par Mme Millo et Mme Filiol. Ils doivent réaliser en 15 jours une revue de presse à présenter à l’oral en classe et à publier sous la forme d’un article de blog.

Qu’est-ce qu’une revue de presse ?

Une revue de presse permet à un journaliste de montrer des articles venant de plusieurs journaux différents.
On peut voir tout de suite l’essentiel de l’information. C’est une sorte de tri de l’important à savoir et donc à retenir.
La présentation à l’oral et sur le blog
​Les deux élèves doivent sélectionner une ou deux sources sur le sujet choisi (presse papier, presse en ligne, vidéos, podcasts, boîte à outil proposée par Mme Filiol) pour constituer leur revue de presse.

La revue de presse doit obligatoirement comporter :

  • une présentation du sujet / localisation
  • contexte ou historique
  • acteurs
  • enjeux
  • sources (expliquer le choix de vos sources et leur intérêt)

La publication sur le blog

Sur l’ENT du lycée, allez dans « applications » puis sur l’outil blog. Cliquez sur le blog « HGGSP Surveiller l’actualité » et ajouter un article (votre revue de presse).

L’oral

Les élèves doivent parler environ 3 minutes chacun maximum.

Les élèves se sont positionnés sur plusieurs sujets : le Brexit, le procès Weinstein, les relations États-Unis / Iran… Je scrute donc d’autant plus l’actualité, et j’enrichis le blog, en attendant que les élèves postent leurs articles, en leur mettant à disposition cette présentation cliquable :

Ou en leur signalant telle ou telle ressources pour les différents sujets traités :

Guyane

Enfin pour conclure avec cet article de février, voici une petite aparté mi-professionnelle mi personnelle sur le séjour que j’ai effectué en Guyane entre le 7 et le 13 février.

À la base, je devais me rendre en Guyane pour un séminaire qui n’a malheureusement pas pu avoir lieu. Perrine, professeure documentaliste avec laquelle j’ai déjà eu l’occasion de travailler (notamment sur un projet mené l’an dernier dont vous trouverez le détail ici) a tout de même accepté de m’accueillir.

J’ai donc passé de très agréables vacances, entrecoupées de temps professionnels, où j’ai pu :

  • co-animer avec Perrine une formation à destination des professeurs documentalistes de lycées notamment sur les nouveaux programmes et enseignements, avec beaucoup de SNT :

  • voir en vrai à quoi ressemble le lycée Léon Gontran Damas de Rémire-Montjoly et le CDI de Perrine :
  • rencontrer (enfin !) l’équipe des TraAM Documentation de Guyane durant une matinée
  • assister au séminaire des IAN de Guyane et y intervenir pour présenter Édubase, la plateforme Lumni et les comptes Twitter disciplinaires @eduscol_…

Je suis revenue avec des images plein la tête et je vous en partage quelques-unes ci-dessous :

Encore un immense merci à Perrine !

Bon dépaysement et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Epic failures cinématographiques

Voici le premier compte-rendu de lecture cinéphile pour l’année 2020, consacré à un ouvrage attendu avec impatience et sorti en novembre 2019.

Epic failure (ou epic fail) est une expression anglaise que j’ai rencontrée pour la première fois dans l’univers des jeux vidéos. Si les dictionnaires en ligne la traduisent par « échec cuisant » ou « échec épique », je lui préfère ma propre traduction avec infinitif, à savoir : « échouer avec classe ».

Et c’est typiquement le propos du livre dont je vais vous parler aujourd’hui que d’évoquer les films qui « échouent avec classe ». Mais avant tout, un petit préambule de présentation, avec quelques digressions, comme d’habitude.

Les films disparus

Comme le dit si justement Ferrand, le metteur en scène incarné par Truffaut dans La Nuit américaine :

Un tournage de film, ça ressemble au trajet d’une diligence au Far-West. D’abord on espère faire un beau voyage, et puis très vite on en vient à se demander si on arrivera à destination.

Je cite de mémoire.

Et effectivement, tous les tournages de films ne sont pas des longs fleuves tranquilles. Il y en a même qui n’arrivent jamais à destination parce qu’ils n’ont jamais pu commencer le voyage.

Ces films avortés ont fait l’objet il y a quelques années d’un livre magnifique, l’un de mes plus beaux souvenirs de lecture sur ce blog. Il s’agit des Plus grands films que vous ne verrez jamais de Simon Braund.

Je reprends en quelques mots la critique que j’avais faite de cet ouvrage en novembre 2013 (pour en retrouver l’intégralité, c’est par ici) :

Pour chaque film, l’ouvrage raconte la genèse du projet, les étapes de mise en route (scénario, casting, négociations d’un budget, constitutions d’archives…), les obstacles et ce qui a entraîné l’arrêt, plus ou moins brutal, du projet.

À la fin de chaque projet, une note sur 10 correspond à la chance – parfois inexistante – que nous avons d’un jour voir sortir ce film. Généralement cette note ne va pas au-delà de 5, même pour les projets les plus récents.

Enfin, les auteurs nous indiquent toujours ce qui a eu lieu «après» pour le réalisateur, les acteurs, les scénaristes, et de quelle manière ce film avorté a pu nourrir leur carrière et la hanter.

J’avais adoré ces différentes histoires d’échecs cuisants, de projets arrêtés puis repris, puis finalement abandonnés définitivement. Il y a sept ans, je déplorais déjà ce Napoléon de Kubrick jamais tourné, et sept ans après, j’attends encore que Spielberg ou Scorsese se décident à lui donner vie, sans doute en vain…

Les films gueule de bois

Il y a donc les films qu’on ne verra jamais, et puis il y a les films qui sont « enfantés dans la douleur ». Ces tournages apocalyptiques, avec des changements de dernières minutes de scénario ou de réalisateur, des caprices de stars, des problèmes financiers, des coupes au montage, bref, ces films qui envoient directement après en cure de sommeil le réalisateur atteint de dépression nerveuse…

C’est pour ces raisons que je parle ici de films « gueule de bois ». Pour ces films-là, je renvoie à « Film wars » l’excellente série en vidéo réalisée par François Theurel, alias le Fossoyeur de films, sur Dailymotion :

Je rajoute ici le lien vers l’ensemble des vidéos de cette série :

https://www.dailymotion.com/playlist/x4nokp

En matière de tournage catastrophique, je vous recommande tout particulièrement l’épisode sur Roar, où un directeur de la photo se fait tout de même scalper par un lion…

Plus récemment, et dans un versant tout aussi comique (si si, je vous assure que les épreuves peuvent être très drôle), vous pouvez regarder la websérie proposée par Première « Une séance presque parfaite », avec aux commandes l’équipe de la chaîne YouTube « Et tout le monde s’en fout » :

http://www.premiere.fr/Cinema/Dossiers/Une-seance-presque-parfaite

C’est aussi sur ce versant comique qu’est construit le livre qui nous intéresse aujourd’hui… un versant comique des Plus grands films que vous ne verrez jamais et un versant « à la française » des Film wars du Fossoyeur.

Philippe Lombard, ça tourne bien !

Comme je l’annonçais en début d’article, j’ai attendu la sortie de l’ouvrage en question avec beaucoup d’impatience, et ce n’est pas la première fois, loin de là, que je parle des livres de cet auteur.

En effet, Philippe Lombard, dont je suis maintenant les publications au même titre que les « à paraître » des éditions Capricci, Sonatine, Akileos… a eu droit à l’un des premiers articles de lecture cinéphile avec Les Grandes gueules du cinéma français, en 2013, au moment où mon rythme d’écriture sur ce site n’était pas encore stabilisé, et où je pouvais publier jusqu’à 11 articles (j’ai compté) le même mois.

J’avoue que le rythme actuel me convient beaucoup mieux et il m’a tout de même permis de consacrer plusieurs articles à un auteur cinéphile hyperactif – il n’y a qu’à voir sa biographie sur Wikipédia, petit florilège des trois dernières années :

  • Le Paris de Michel AudiardÉditions Parigramme, 2017 (ISBN 2840969912).
  • Le Petit Livre de Star Wars, Éditions First, 2017 (ISBN 2412016682)
  • Touche pas au grisbi, salope !- Argot, méchantes saillies et mots d’esprit du cinéma français, Éditions Dunod, 2017 (ISBN 2100760726).
  • Goscinnyscope : d’Astérix au Viager, tout le cinéma du maître de la BD, Éditions Dunod, 2017 (ISBN 2100767313).
  • Le Paris de François Truffaut, Éditions Parigramme, 2018 (ISBN 2373950480).
  • Parler comme un super-héros – 100 Répliques cultes pour devenir invincible, Éditions Dunod, 2018 (ISBN 2100777149).
  • Paris 100 films de légende, Éditions Parigramme, 2018 (ISBN 2373950863).
  • Arrête de ramer, t’attaques la falaise ! – La face cachée des titres de films enfin révélée !, Éditions Dunod, 2019 (ISBN 210078370X).
  • Rock’n’Paris 1956-1965, Éditions Parigramme, 2019 (ISBN 2373950960).
  • Ça tourne mal !, Éditions La Tengo, 2019 (ISBN 2354611722).

C’est donc son petit dernier qui me fait aujourd’hui convoquer Simon Braund, le Fossoyeur, Kubrick, Truffaut et même Michel Serrault, que du beau monde !

Ça tourne mal, Philippe Lombard

Cela faisait un petit moment que @phil_lombard nous parlait de la sortie prochaine de Ça tourne mal : L’histoire méconnue et tumultueuse du cinéma français, finalement publiée le 13 novembre dernier aux éditions La Tengo (j’en conclus qu’il faut que je surveille une maison d’éditions de plus).

Vu ce que j’ai dit précédemment sur le livre de Simon Braund, Ça tourne mal ne pouvait que m’intéresser.

J’aime beaucoup les anecdotes de cinéma, les secrets de fabrication, la scène de la cuisine des Tontons flingueurs, les pâtes de Lino dans L’aventure c’est l’aventure, bref j’attendais, d’autant que la couverture était des plus prometteuses !

Contrairement à Simon Braund qui propose un classement chronologique des films qu’on ne verra jamais, Philippe Lombard opte pour une organisation de la préproduction à la post-production comme le Fossoyeur dans ses Film wars.

Chaque chapitre est donc consacré à une étape de la fabrication du film où ça a « merdouillé », où ça a failli passer mais non, où c’est passé mais c’était juste…

Le tout en 160 pages des plus revigorantes !

Le premier chapitre est consacré à l’étape où l’on pourrait se dire que rien de grave ne peut arriver : il s’agit de monter des projets, de proposer des scénarios à untel ou untel et de réparer la casse avant qu’elle n’arrive. Sauf qu’évidemment, rien n’arrive comme prévu : Delon fait des siennes, Lino n’embrasse pas et surtout, surtout, il ne se fait pas acheter par une pute, Claude Sautet joue les script doctors…

Attachez vos ceintures, comme dirait Bette Davis, le voyage va secouer. Ou va caler : le deuxième chapitre ressemble à un chapitre de Simon Braund, version francophone : les films qu’on ne verra jamais, avec une aparté bien sympathique sur les adaptations de bandes-dessinées.

Troisième chapitre : les tournages qui déraillent – on est loin des « films qui avancent comme des trains dans la nuit » de notre Truffaut : grève, engueulades avec le metteur en scène, budget qui dérape, quand le réalisateur n’a pas une crise cardiaque.

À nouveau, une bonne petite aparté sur les scènes de lit dans quelques films… et une sur les gifles. J’ai repensé à cette anecdote (Truffaut toujours) sur le tournage de Vivement dimanche ! : Trintignant qui est censé gifler Fanny Ardant, Truffaut qui veut que ça soit plus réaliste et qui s’en charge lui-même, sûr d’obtenir le regard de colère et de surprise adéquat pour la scène.

Le quatrième chapitre est consacré aux acteurs : débuts de carrière foireux, querelles de stars au sommet, velléités de production, personnalités attachantes… Dans l’anecdote sur Pierre Brasseur, magnifique acteur des Enfants du paradis, et qui avait une certaine aptitude à lever le coude, j’ai retrouvé les souvenirs de Michel Serrault dans son autobiographie : Vous avez dit Serrault ?, une lecture irrésistible que je recommande à ceux qui n’auraient pas le moral.

Cinquième chapitre : les réalisateurs. Ceux qui font des tournages un enfer. Philippe Lombard en profite pour revenir sur la querelle Truffaut / Godard.

Enfin le dernier chapitre est consacré à tout ce qui se passe après le tournage : on coupe au montage, on change ceci ou cela, la critique se déchaîne, le festival pousse des cris d’orfraies.

On referme Ça tourne mal en ayant l’impression d’avoir fait un tour sur des montagnes russes, avec le soulagement de n’être que spectateur : ça a pas mal secoué, la descente était rude mais on aurait bien envie d’un petit tour supplémentaire.

Et si le coeur vous en dit, allez faire un petit tour sur le site de Philippe Lombard, je le met ici :

http://philippelombard.e-monsite.com/

puisque lui-même y rappelle ce que j’ai déjà dit (et je confirme) :

« Offrez un livre de Philippe Lombard, quel qu’il soit, vous trouverez forcément de quoi faire plaisir !« 

À bientôt sur Cinephiledoc !

Janvier 2020 : séances et animations du CDI

Je profite de ce compte-rendu des activités du CDI entre le 6 et le 24 janvier pour vous réitérer mes vœux de bonne année 2020.

J’en profite également pour vous donner les dates (approximatives) de publication des prochains articles :

  • article cinéphile de février : 6 février
  • article profdoc de février : aux alentours du 21 février
  • article cinéphile de mars : 5 mars

J’ai établi ce petit calendrier afin d’équilibrer et d’échelonner les publications, et afin qu’après la publication d’un article, le suivant n’arrive pas trop vite.

Pour cet article, je vais revenir principalement sur deux actions qui ont constitué l’essentiel de mes activités du mois.

La première est la valorisation du fonds, avec la réorganisation des expositions proposées aux élèves ; la seconde est un compte-rendu des séances menées en SNT (Sciences du Numérique et Technologie) pour les axes « Web » et « Réseaux sociaux » du programme.

Enfin je reviendrai rapidement sur mes autres activités de ce mois-ci (gestion, communication, réunions).

Valorisation du fonds

Pour ce début, je travaille toujours avec Floriane au CDI et, si nous avons laissé en place quelques expositions installées au mois de décembre, nous avons pu en proposer de nouvelles dès la rentrée.

Initiatives individuelles

J’indique ici en premier les expositions que j’ai installées, simplement pour respecter l’ordre chronologique de leur installation.

  • Star Wars

Je commence donc par un petit retour en arrière avec la mini exposition Star Wars, installée la dernière semaine avant les vacances de Noël, à l’occasion de la sortie de l’épisode IX :

Pour cette mini-exposition, je commence à bénéficier d’un fonds assez sympathique, fait d’ouvrages de vulgarisation issus des différents rayons documentaires. J’aurais pu leur associer les revues et livres que j’ai pu accumuler chez moi à titre personnel, mais j’avoue que je n’en ai pas pris le temps.

En revanche, j’ai, comme à mon habitude, proposé une présentation cliquable que j’ai mis à disposition des élèves en page d’accueil d’E-SIDOC :

  • Exposition Albert Camus

Pour remplacer l’exposition consacrée aux « Histoires de livres et d’interdits », assez conséquente, et installée au mois de décembre au CDI, j’ai fouillé dans les événements et les commémorations prévues en 2020.

Je voulais quelque chose qui parle suffisamment aux élèves mais qui soit aussi transversal et qui puisse concerner plusieurs disciplines. Avec Camus, je couvre aussi bien la littérature, la philosophie, l’histoire, le tout avec une figure à même de susciter l’admiration et la curiosité.

Pour remplacer les visuels sur la censure, les ouvrages ayant été interdits, j’ai choisi trois visuels :

  • un visuel de présentation avec dates et citation :

  • un visuel exclusivement biographique avec des citations issues de ses œuvres principales

  • enfin un visuel présentant les événements majeurs de la vie de Camus et ses contemporains (sans toutefois explorer les ruptures, les brouilles ou les réconciliations éventuelles)

L’ensemble de ces visuels a été réalisé sur Canva, et j’ai cherché, comme pour les visuels de l’exposition précédente, à avoir une sorte de cohérence graphique entre chacun d’eux.

L’exposition une fois installée rassemble des œuvres de Camus (philosophie, romans et pièces de théâtre), des biographies des ouvrages de ses contemporains (Sartre, Beauvoir, Malraux, René Char) et des documentaires d’histoire (principalement Résistance et Guerre d’Algérie).

Initiatives conjointes

Je présente ci-dessous les initiatives réalisées avec Floriane, et où je me suis investie à divers degrés.

  • Nuit de la lecture 2020

Inspirée par un visuel relayé sur son compte Twitter par Perrine Chambaud, Floriane a proposé un visuel avec un test de lecture à cocher.

Ci-dessous le tweet de Perrine :

Je lui ai proposé de mettre en valeur des fictions (ou des documentaires) où le livre est en quelque sorte un héros, et où la lecture ressemble à une aventure.

Je rajouterai ici son visuel, si elle en fait le relai sur son compte Twitter.

Nous avons réalisé quatre marques-pages chacune pour cette exposition, là encore avec des citations valorisant la lecture, je poste ci-dessous les miens :

Voilà ce que donne l’exposition une fois installée :

  • Agatha Christie

Floriane a proposé d’imprimer sur la porte du CDI le calendrier mensuel (Les bas bleus) proposé par MikanKey sur Instagram, nous en sommes au quatrième mois et après Jane Austen au mois d’octobre et Sagan au mois de novembre, Christine de Pisan pour le mois de décembre, nous sommes passées avec soulagement à Agatha Christie pour le mois de janvier.

Comme d’habitude, j’ai proposé une sélection de ressources avec deux visuels réalisés sur Genial.ly, l’un avec citations, l’autre envoyant vers des ressources (dont le parcours Crime Scene réalisé avec Sandrine Duquenne) :

  • Puzzle du CDI : le Sacre de Napoléon n’en finit pas

Installé début décembre, ce puzzle pose quelques difficultés aux élèves. S’ils sont très tenaces et n’abandonnent pas, ils n’hésitent pas à nous faire remarquer que le tableau de David est bien plus difficile que le précédent puzzle avec les personnages de l’univers de Harry Potter.

Pédagogie : séances en SNT

Depuis le mois novembre, je me suis investie à divers degrés dans le programme de SNT auprès de plusieurs classes. Je peux désormais vous proposer un premier compte-rendu de ces séances.

  • Séances « Web » : Secondes 2 et Secondes 3

Pour ces deux classes, ce sont mes collègues de SVT (surnommées Science girls) qui interviennent.

Les deux classes sont venues au CDI pour effectuer des recherches sur différentes thématiques liées au web : bienfaits et risques, impacts environnementaux, cyberattaques, info et intox, cybersécurité, données personnelles.

Pour ces deux classes, j’ai pu présenter aux élèves le portail E-SIDOC et les accompagner dans leurs recherches.

Pour l’une des deux classes, dont le support de présentation était un site en HTML, j’ai assisté à leurs présentations orales et j’ai pu co-évaluer ces présentations.

  • Séquence « Réseaux sociaux » : les deux premières classes

Pour l’axe « Réseaux sociaux » du programme, j’interviens de manière bien plus conséquente.

À partir du scénario que j’ai co-construit avec un collègue de physique-chimie, Floriane ou moi-même allons intervenir auprès de huit des douze classes de secondes du lycée.

Voilà comment la séquence a été organisée avec les Secondes 1 et les Secondes 10 :

  1. une séance de deux heures en classe entière, durant laquelle on alterne les temps de présentation et les mises en activités. Avec les élèves, je fais un aperçu historique et un point de vocabulaire sur les réseaux sociaux. Ils réalisent une frise chronologique sur l’ENT et participent à un sondage de pratiques. Durant cette séance, ils se voient également attribuer un réseau social à présenter par groupes de quatre, leur présentation devant reprendre la forme visuelle de ce réseau.
  2. une séance de deux heures en demi-groupe sur les graphes – pour cette séance d’activité, c’est mon collègue de physique-chjimie qui intervient
  3. une séance de deux heures en classe entière : les élèves présentent à l’oral leurs réseaux sociaux. Suit un travail en autonomie, via un Google Form, sur le partage de l’information sur les réseaux sociaux et sur les fake news.
  4. enfin une séance de deux heures en demi-groupe sur vie privée, données personnelles et cyber-harcèlement : les élèves doivent réaliser une affiche de sensibilisation au cyber-harcèlement.

Pour la première séance, j’utilise un support de présentation sur Genial.ly :

ainsi qu’une fiche distribuée aux élèves et réalisée sur Canva. Cette dernière peut sembler assez rudimentaire, mais elle n’a pour but que de permettre aux élèves de conserver une trace de la séance :

Pour la quatrième séance, nous avions à l’origine prévu avec mon collègue une étude de cas, et une réalisation de l’affiche sous forme papier en 30 mn par demi-groupe.

Entre les deux classes, je l’ai convaincu d’opter pour une réalisation sous forme numérique en une heure sur Canva, en créant un compte pour le CDI et en proposant aux élèves le tutoriel suivant, qui reprend, pour des raisons de cohérence, le même modèle que le support de cours de la séance 1.

Cette modalité de travail permet une réalisation beaucoup plus rapide de la part des élèves, un rendu plus « léché » et un suivi en temps réel de leur production.

Voici un exemple d’affiche :

Les affiches réalisées ont été exposées dans le hall devant le CDI à l’occasion de la journée de protection des données (28/01) et du safer internet day (qui tombe pour nous pendant les vacances, mais la proximité des deux dates permettait de laisser l’exposition en place.

Je vais être amenée, pour les séquences « Réseaux sociaux » avec les autres classes, à modifier légèrement le contenu et la forme des séances, certains collègues faisant se suivre les deux heures en classe entière, certains souhaitant travailler sur une thématique autre que celle des fake news.

J’ai donc réalisé, pour la séquence sous sa forme originelle, un compte-rendu formalisé et en images, qui donne un aperçu des différentes activités menées avec les élèves :

J’ai réutilisé une partie de ce travail, l’ai enrichi et précisé afin de le présenter le 23 janvier en réunion à mes collègues professeurs documentalistes du bassin :

Autres activités

Voici les autres activités (gestion, communication, réunions), au lycée ou à l’extérieur, du 6 au 24 janvier.

Gestion

  • réabonnement à BCDI/E-SIDOC (Sol Doc +) et hébergement de la base. Après beaucoup d’hésitations, je me suis laissée convaincre par ce réabonnement avec hébergement. La procédure a été relativement simple, et la perspective de ne plus avoir à faire de sauvegardes, de mises à jour et de ne plus dépendre d’un référent numérique pour tout et n’importe quoi me plait beaucoup, pour l’instant.
  • archivage et désherbage. J’ai fait un gros rangement dans la réserve du CDI, préparé des boites à archives pour les périodiques des mois à venir et j’en ai profité pour désherber quelques vieilleries qui trainaient depuis un moment, des vieux manuels, des ouvrages en arts et en anglais version originale.

Communication

  • inscriptions à la semaine de la presse et communication aux équipes. J’ai recyclé ma présentation de l’an dernier pour présenter la semaine de la presse aux collègues et inciter ces derniers à y participer :

  • E-INSTANT CDI, encore et toujours, tous les vendredis (ou presque). J’avais oublié dans mon article de décembre d’indiquer que je fais de temps en temps (et surtout pour les périodes de vacances), des numéros hors-série de ma lettre de diffusion. Voici donc le numéro réalisé pour les fêtes :

https://create.piktochart.com/output/43313778-e-instant-cdi-hs-hiver-2019

Concernant l’E-INSTANT, outre la présentation via Piktochart, je profite du mail adressé aux collègue pour y indiquer les informations du CDI et pour les inciter également à nous rendre visite.

Voici un exemple avec le mail envoyé le 17 janvier :

Voici l’E-INSTANT CDI n°15 de l’année 2019-2020 de la semaine du 20 au 25 janvier.
Pour info : en raison de la réunion de bassin des professeurs documentalistes, le CDI sera fermé jeudi 23 janvier après-midi.

Pour rappel :

– adresse personnalisée pour faire vos demandes de spécimens auprès du GIDEC :
https://gidec-gecri.fr/IdProf/
– petit aide-mémoire pour les manuels numériques au lycée
https://view.genial.ly/5d82803a5378ee0f6290d086

E-INSTANT CDI n°15

Au menu cette semaine :

Présentation de la semaine de la presse 2020
https://view.genial.ly/5e173c4d9e64014072918631

– au CDI :

– sélection consacrée à la Nuit de la lecture avec un petit défi proposé par Floriane, une sélection d’ouvrages et des marques-pages thématiques

– expositions au CDI : Albert Camus à l’occasion des 60 ans de sa disparition, les années folles (1920 pour commencer 2020), exposition Star Wars et exposition Agatha Christie, et le puzzle : le Sacre de Napoléon de David.

– à partir du 23 janvier, devant le CDI : dans le cadre de la journée de protection des données (28 janvier) les élèves de 2ndes1 et de 2ndes10 exposent leurs affiches de sensibilisation au cyber-harcèlement réalisées en SNT

– côté éducation :
Focus Semaine Maths et numérique

Lettre Edu_Num EPS : génération 2024, événements olympiques et ressources

– côté culture :

Le nouveau site de la BnF : « Fantasy : retour aux sources »
Les dossiers déclassifiés de la seconde guerre mondiale mis à disposition par les archives nationales

– côté numérique :

Série d’articles de la Revue des médias (INA) « La justice sous l’oeil des médias »

À découvrir ici, avec d’autres infos :
https://create.piktochart.com/output/15886286-e-instant-cdi

Et à retrouver sur e-sidoc, dans l’onglet « équipe éducative », avec quelques anciens numéros :
http://0911346u.esidoc.fr/rubrique/view/id/43

Vous pouvez retrouver toutes les ressources des numéros précédents (2018-2019) : https://docs.google.com/document/d/1oCdtsdq_Thw1URGINYsOoCOAR2xwgo3Dz8QC6TOxt3I/edit?usp=sharing
Et les ressources 2019-2020 qui seront ajoutées au fur à mesure sur ce document :
https://docs.google.com/document/d/1ztu69Wt2VXFxwm8PK3ifYvuFdA-dqlOizq8G3mlXES0/edit?usp=sharing

Bon courage à tous et bon week-end,

Réunions et autres réjouissances

Ce mois-ci j’ai assisté et / ou participé aux activités suivantes :

  • 20 janvier : le matin j’ai assisté à l’escape game réalisé par mes copines « science girls » de SVT sur Game of Thrones avec une classe de Seconde. L’après-midi était consacré à un temps de travail pour les séances « Réseaux sociaux » avec une collègue de maths
  • 21 janvier : formation de formateurs à Marly-Le-Roi
  • 23 janvier : comme indiqué plus haut, réunion des professeurs documentalistes du bassin d’Étampes.

Dans les autres activités, j’ai aussi publié sur le site de LudoDOC deux articles de Bénédicte sur la lecture :

Voilà pour ces activités de janvier, je vous souhaite encore tout le meilleur pour cette année 2020 et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

 

Un an de Bullet journal

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2020.

Comme annoncé au mois de novembre et au mois de décembre, voici un article un petit peu particulier et que plusieurs personnes m’ont demandé depuis un moment.

En effet, depuis un an maintenant, j’ai radicalement changé mes méthodes de travail et je voulais revenir là dessus pour en expliquer le pourquoi et les avantages.

Je vais exposer ici quelques petits secrets de méthode de travail, dont se servent déjà, j’ai pu le constater, un certain nombre d’enseignants (papier ou en ligne, premier ou second degré).

Je ne cherche donc pas à révolutionner les choses, mais à faire un compte-rendu d’expérience.

Quelques raisons…

Si j’ai décidé de me lancer dans cette aventure du Bullet journal, c’est pour plusieurs raisons, plus ou moins évidentes.

  1. remplacer plusieurs éléments par un seul. Avant, j’avais des notes sur mon portable, un Google agenda dans lequel je notais scrupuleusement mes réunions, séances élèves, formations…, un carnet papier dont je me servais en réunions et formations, un Trello avec mes To-do-lists, divers documents en ligne qui me servaient d’aide-mémoire professionnels, et des post-its, et des papiers et autres feuilles volantes… autant dire que mon bureau, mon sac (et ma tête) étaient assez bordéliques, même si extérieurement j’ai l’apparence de quelqu’un d’assez organisé et ordonné (ce que pourrait démentir Mme Vina, mon instit de CE2, le jour où elle a voulu retrouver un de mes cours dans mon casier à l’école…). Je voulais quelque chose aussi qui reste assez libre dans sa forme, pas aussi contraignant qu’un agenda et tout de même moins anarchique que des notes.
  2. me souvenir de ce que je vois / fais / lis. Lorsqu’on me posait la question avant, j’avais un peu du mal à me souvenir au-delà de six mois des films, séries télévisées, expos, que j’avais vus, en dehors des plus évidents. J’avais du mal à me rappeler de mes lectures et c’est pour cela que l’an dernier, j’avais commencé à les noter sur mon portable, mais cela ne me satisfaisait pas entièrement.
  3. mieux organiser mon temps. Je sais que je passe pour une hyperactive insomniaque, mais c’est loin d’être le cas. Par contre, j’ai du mal à m’arrêter de travailler et je peux être souvent frustrée par le fait d’arrêter une tâche en cours de route. Du coup, cela m’a permis d’établir correctement ce que je peux faire en un jour, une semaine ou un mois, et cela m’a aussi permis de profiter pleinement de mes temps de loisirs. Ça paraît idiot dit comme ça, mais c’est réellement le cas.
  4. avoir une détox numérique. J’ai eu une période où je rentrais chez moi le soir et où, sur le canapé, j’avais la télévision allumée, l’ordinateur sur l’accoudoir, le portable à la main et la tablette sur les genoux. J’ai voulu regagner un peu d’attention en lisant plus, en faisant du sport et en utilisant un outil de travail 100% papier. Donc, certes, j’ai remplacé une addiction (aux écrans) par une autre (à ce carnet que je traine maintenant partout). Mais il fait partie de mon petit temps de déconnexion journalier et cela a été des plus salutaires.

Sauter le pas

Ce qui m’a fait réellement sauter le pas, au-delà de ces diverses considérations, c’est de voir mon compagnon, qui fait un métier scientifique, utiliser cette méthode que je considérais comme des plus littéraires. Il a accepté de me montrer en juillet dernier quelques pages de son bullet journal et j’ai vite été convaincue que c’était ce qu’il me fallait.

Après, restait le défi de tenir la distance : j’ai souvent décidé d’utiliser tel ou tel outil pour le lâcher au bout de quelques semaines ou de quelques mois.

D’abord, sur les conseils de mon compagnon, j’ai consulté le site du créateur du bullet journal, que vous retrouverez ici :

https://bulletjournal.com/

Et je me suis abonnée à sa chaîne YouTube :

https://www.youtube.com/bulletjournal

J’ai feuilleté le livre qu’il a publié :

https://bulletjournal.com/pages/book

Et c’est principalement cette page de son site que j’ai consultée :

https://bulletjournal.com/pages/learn

Mais ce qui m’a aidé et a été déterminant, ce sont les deux vidéos de Solange te parle :

  • la première publiée il y a 3 ans :

  • la seconde ici :

Après je ne suis pas du tout allée voir les merveilles esthétiques que font certains sur Instagram avec leur bullet journal, d’abord parce que je ne voulais pas me donner des complexes et ensuite parce que cela ne correspondait absolument pas à mes objectifs. Néanmoins, si vous avez un tempérament d’artiste, allez regarder, c’est assez fabuleux.

Donc en janvier, je me suis lancée, et j’ai du coup remplacé une organisation par année scolaire, adoptée depuis… et bien depuis que je vais à l’école… par une organisation par année civile.

Ça ressemble à une bonne résolution dit comme ça, et c’est vrai que je suis assez fière de moi d’avoir tenu avec cet outil qui, finalement, me correspond.

Mon mien, à quoi il ressemble

À partir de la mi janvier 2019, mon entourage s’est donc habitué à me voir trainer partout ce petit carnet vert. J’ai commandé sur Amazon la référence suggérée par Solange : un Leuchtturm 1917 à couverture verte avec index, pagination et une rubrique « Future log », la seule rubrique imposée de tout le carnet.

J’ai acheté des feutres suggérés par mon compagnon : des Faber-Castell noirs tailles F et B (j’ai aussi un S mais dont je ne me sers quasiment jamais).

Et je me suis lancée avec angoisse, parce que je suis gauchère et j’espérais que les feutres séchaient vite, parce que, comme à peu près tous les gauchers, j’ai tendance à écrire en ayant la main qui passe assez vite sur la zone où je viens d’écrire, donc après c’est tout sale.

Heureusement, malgré quelques débuts hésitants, j’ai vite trouvé mes habitudes et mon confort.

Mon entourage s’est étonné de me voir adopter un outil non numérique et, de surcroît, d’écrire tout en noir. Mais cela m’a donné une certaine rigueur, et j’ai converti plusieurs personnes à cette méthode (certaines autres attendaient cet article pour se lancer) : un coucou à Audrey, Floriane, Johanna, et Bénédicte !

Gestion du temps

Pour gérer mon temps, j’utilise la rubrique « Future log » sur laquelle j’ai mon calendrier annuel.

Ensuite j’ai une double page par mois, et une double page pour chaque semaine (pour les vacances j’utilise une double page par quinzaine). Dès que j’arrive à la fin du mois, je prépare la page consacrée au mois suivant.

 

Pour les semaines, j’aime bien avoir deux semaines de prêtes, au moins les doubles pages, avec les objectifs que je me suis fixés, sur lesquelles j’ajoute les choses à faire au fur et à mesure jour par jour.

Organisation du travail

J’ai progressivement ajouté plusieurs rubriques en lien avec le travail :

  • la programmation des tweets sur @eduscol_doc
  • l’organisation du collectif #LudoDOC
  • les articles à publier sur Cinéphiledoc
  • un pense-bête sur les choses à faire au et pour le CDI
  • les choses à ne pas oublier pour le ministère
  • une boîte à idées un peu fourre-tout pour le blog, le CDI, etc.
  • un calendrier de mes formations et de mes réunions
  • un suivi des séances avec les élèves avec aussi parfois des tableaux de progression sur certains projets (en SNT et en STS principalement)

Tout cela ne se suit pas, c’est vraiment au gré de mes besoins et des pages, et cela s’étale sur les plus de 200 pages utilisées de 2019.

Gestion du quotidien

Sur le mois je fais un suivi de ce que j’ai fait en terme de tâches ménagères, d’occupations, et, avec le suivi de ma consommation d’essence, un simulacre de budget.

Par semaine, j’ai aussi quelques tâches que je note dans une rubrique « À faire » : passer à la poste, retirer des réservations à la médiathèque, appeler telle ou telle personne, réserver des transports, prendre des rendez-vous…

Loisirs et sport

Enfin pour mes activités culturelles, j’ai plusieurs rubriques que je remplis avec assiduité :

  • Culture 2019 avec les films, séries télévisées, expositions et musées, concerts

 

  • Les rubriques « J’ai appris », « À voir, à écouter », « Sur YouTube » ou « Vécu » : j’y indique ce qui retiens mon attention, et aussi les faits marquants (incendie de Notre-Dame, etc.), j’y ai ajouté tardivement une rubrique avec ce que je relisais, revoyais, réécoutais.
  • Un mémento Hercule Poirot, dans lequel j’ai indiqué pour chaque aventure sa date de parution, si je l’ai lue ou pas encore, si je l’ai vue en film ou série télévisée et si je l’ai aimée

  • Une rubrique plus superficielle « Liste d’envies », qui canalise mon shopping
  • Deux rubriques « Prêts » et « Emprunts »
  • Une rubrique mensuelle avec mes activités sportives : vélo, marche, participation à des cours collectifs…
  • Enfin mes deux rubriques lectures :
  1. « À lire », que je coche au fur à mesure (et qui m’empêche de craquer sur tout et n’importe quoi en librairie)
  2. Et une rubrique « Lectures » où je reporte de la première rubrique ce que j’ai lu, où j’indique ce qui me sert pour le blog et ce que j’ai aimé.

Bilan

La tenue scrupuleuse de ce premier carnet en 2019 m’a permis d’établir une page de bilan :

Concernant mes impressions, je n’ai que du positif à retirer de cette expérience, et je ne peux que la recommander à tout ceux qui, pour les raisons que j’ai évoquées plus haut, chercheraient un nouvel outil.

J’ai inauguré à la mi décembre mon nouveau Bullet Journal pour l’année 2020, un carnet Quo Vadis à couverture rouge, mais avec exactement les mêmes caractéristiques que le précédent. Je l’ai préparé pour ce début janvier, en y inscrivant les rubriques qui me sont devenues indispensables, en reportant les lectures 2019 que je n’ai pas faites, et en préparant la rentrée.

Voilà pour mes petits secrets de méthode de travail, qui je l’espère vous seront utiles.

Encore une belle année à tous et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

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