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Blog pour cinéphiles et profs docs

Au pays de l’enfance cinéphile

Je profite de cet article de rentrée et de ce compte-rendu de lecture de septembre pour donner un nouveau rythme à ces articles cinéphiles et pour proposer une nouvelle organisation sur ce site.

Septembre 2026 – nouveau rythme

En effet, quasiment depuis que ce site existe – à vrai dire depuis sa deuxième année d’existence, en 2013, si mes souvenirs sont bons – je m’astreins à publier un compte-rendu de lecture cinéphile par mois.

Le rythme a connu quelques envolées et quelques retombées en fonction des années. Au plus fort de mes lectures cinéphiles, je proposais des hors-séries de l’été, avec des lectures supplémentaires, et très studieusement à ces hors-séries de l’été je consacrais encore plus de temps qu’aux articles publiés durant l’année.

Il y a aussi eu une année faste, en 2023, où j’ai délaissé… le terme n’est pas fidèle à la situation… où j’ai proposé, en plus des lectures cinéphiles, des notes de lecture sur l’intelligence artificielle. Là encore, ces notes de lecture me prenaient un temps certain de rédaction.

Cependant, depuis quelques années, et aussi depuis 2023, j’ai amorcé un autre mouvement.

  • le premier article de l’année en janvier est forcément consacré au retour d’expérience sur le bullet journal. Il me permet un redémarrage en douceur, avec un effort rédactionnel qui n’est pas très conséquent ;
  • de février à juin, je publie un article cinéphile par mois, avec éventuellement une visite d’exposition (généralement la Cinémathèque française) ;
  • après la coupure estivale de juillet – août, je reprends les articles cinéphiles de septembre à novembre ;
  • je termine l’année avec le palmarès de lectures publié en décembre.

Cette organisation me pousse à rechercher systématiquement des lectures cinéphiles, à guetter des publications récentes – si possible sur des sujets que je n’ai pas encore abordés – et cela est devenu, au fil des années, davantage une contrainte qu’un coup de coeur.

Je prends certes toujours plaisir à lire des ouvrages sur le cinéma, et j’ai bien l’intention de continuer à en parler, mais je ne veux plus être tenue (même s’il s’agit d’une règle que je me suis imposée) par un calendrier de publication mensuel.

Parallèlement à ce constat, mon rythme de lectures s’est accéléré depuis deux ans, je lis beaucoup plus, surtout pendant les vacances, et mes lectures se sont diversifiées : bandes-dessinées, essais, romans ados, et il arrive que dans ces lectures, je retrouve le cinéma que j’avais pourtant l’impression de délaisser…

Mon nouveau rythme sera donc le suivant :

  • je garde le retour d’expérience sur le bullet journal ;
  • je poursuis les visites d’expositions qui ponctueront mon année ;
  • je publierai des comptes-rendus de lecture cinéphile, non pas astreinte par un calendrier, mais au gré de mes envies et de mes découvertes, avec peut-être 4 articles dans l’année, peut-être plus…
  • mon palmarès de lectures ne tiendra plus seulement compte de mes lectures cinéphiles, mais fera le point sur l’ensemble de mes lectures de l’année, tendance que j’avais déjà amorcée dans le tout dernier publié en décembre 2025, et que j’avais présentée dans le retour d’expérience sur le bullet journal de 2026, notamment avec ce type de visuel :

Cinéma ou le souvenir d’enfance

Passée cette digression, reprenons le cours normal de ce site avec des lectures qui remontent aux mois d’avril et de mai de cette année.

Le livre qui m’intéresse aujourd’hui principalement se trouvait depuis début 2026 sur ma pile de lectures, et attendait patiemment que je me décide, entre une bande-dessinée, un essai de Mona Chollet ou un roman de Karen Viggers, à le prendre en mains.

Ce n’est pas un hasard si j’emprunte à Georges Perec le sous-titre de ce compte-rendu, même si W ou le Souvenir d’enfance manque encore à mes lectures.

Son laboratoire littéraire Je me souviens sera plus approprié, on peut y piocher au hasard le numéro 34 :

Je me souviens de la Cinémathèque de l’avenue de Messine.

le numéro 72 :

Je me souviens des attractions qu’il y avait au Gaumont-Palace. Je me souviens aussi du Gaumont-Palace.

ou encore le numéro 334 :

Je me souviens de la Nouvelle vague.

Georges Perec est l’auteur approprié pour qui veut, avec humour, réorganiser sa bibliothèque (je pense à son génial Penser / Classer qui m’avait enchantée pendant ma préparation du CAPES) ou observer des « vies minuscules » (formule que j’emprunte cette fois à Pierre Michon), et je regrette de n’avoir pas encore pris le temps d’explorer plus avant son univers, sa Vie mode d’emploi ou sa Disparition. Un jour peut-être.

En attendant, c’est en feuilletant son Je me souviens que j’ai trouvé l’inventaire qui me permettrait d’évoquer dans cet article cinéphile quelques images avec lesquelles joue ma mémoire.

C’est en passant dans les rayons de ma librairie préférée que, début 2026 ou fin 2025, le titre Au cinéma Central a retenu mon attention.

J’ai lu rapidement la quatrième de couverture et les premières lignes, déterminantes, et à ce moment-là, je savais déjà que cette lecture, même à retardement, n’aurait rien d’une contrainte.

J’ajoutais à mes achats deux numéros de la revue Schnock, sans me douter qu’ils viendrait alimenter ma boîte à souvenirs, déjà garnie de manière prometteuse…

Je ne sais pas si j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer, au gré d’autres comptes-rendus, mais cette revue Schnock, malicieusement sous-titrée « La revue des vieux de 27 à 87 ans » (c’est bon je suis dans la tranche d’âge) fait partie de mes tentations régulières lorsque j’entre dans une librairie.

Et vous le cinéma, vous y êtes venus comment ?

Laissons de côté les numéros de Schnock, je les reprendrai en guise de desserts ou de friandises (et la comparaison ne sera pas usurpée) et revenons Au cinéma Central, un essai de Fabrice Gabriel publié en octobre 2025 au Mercure de France.

L’auteur revient sur le cinéma de son enfance, un de ces cinémas de quartier où il découvre ses premiers westerns, comme point de départ à sa cinéphilie.

Il nous entraîne dans son itinéraire : les films, les revues de cinéma, les projections ici et ailleurs côtoient les souvenirs de familles et viennent tisser une toile où le lecteur peut mêler ses propres souvenirs.

Trop jeune (ouf ?) pour avoir vu Eddy Mitchell présenter La Dernière séance, j’ai cependant le souvenir d’un documentaire consacré à Monsieur Eddy qui revenait sur cette expérience et c’est à cette chanson que le livre de Fabrice Gabriel m’a immédiatement fait penser.

Si je n’ai jamais vu cette émission culte, j’ai régulièrement retrouvé les rétrospectives du Cinéma de minuit, avec son générique culte : je guettais les soirées consacrées à Danielle Darrieux, et certainement à d’autres acteurs / actrices et réalisateurs / réalisatrices, mais c’est le souvenir de Mademoiselle ma mère qui s’est imprimé sur ma rétine.

Au fil de ma lecture, ont surgi aussi les souvenirs des suppléments Sortir de Télérama, qui me permettaient, à l’approche de mes années lycée, d’organiser mes escapades parisiennes (j’y allais parfois en compagnie de mon père) en fonction des films programmés aux cinémas du Quartier latin – Le Grand Action, l’Action école, l’Action Christine, le Champo.

C’est là que j’ai vu Le Port de l’angoisse ou Le Ciel peut attendre, avant d’avoir la chance de les retrouver (enfin) en DVD. Désormais, le problème ne se pose plus, tout ou presque étant accessible sur les plateformes.

La quête d’un film inaccessible n’est plus aussi fréquente, ou se présente sous une autre forme : quelle plateforme ? quelle version ? inclus dans l’abonnement ou non ? Vous ne le trouvez pas sur Netflix ? Allez chercher ici, là, ou ailleurs…

Je n’aurais jamais pu avoir le même souvenir (numéro 34) que Georges Perec, puisque je n’ai connu la Cinémathèque qu’à sa réouverture en 2005, ce qui coïncidait très harmonieusement avec mes années étudiantes.

J’ai cependant retrouvé dans la manière dont Fabrice Gabriel relate ses souvenirs cinéphiles, la façon dont je découpais et je notais mes propres souvenirs dans des carnets de papier Canson où je collais les critiques de Télérama – oui, je viens d’un milieu qui ressemble un peu à une chanson de Vincent Delerm.

Le texte de Fabrice Gabriel m’a donné envie de replonger dans ces souvenirs, dans la façon dont on les fabrique, dans les images qui restent de notre enfance cinématographique. De quel film se souvient-on ? Quelles images s’impriment dans notre mémoire pour revenir inlassablement nous hanter ?

Au moment où justement j’ai lu ce livre, j’avais comme lectures toute récentes, je l’ai indiqué plus haut, deux numéros de Schnock : celui sur Romy Schneider, et celui sur la Boum (et j’étais en plein déni sur le fait que non, Sophie Marceau alias Vic, ne pouvait pas jouer le rôle d’une grand-mère). Schnock, c’est le mistral gagnant par excellence, la boîte à souvenirs en mode The Kid de Chaplin, avec un sourire et peut-être une larme.

Au moment où j’ai lu ce livre, Nathalie Baye venait de tirer sa révérence, ouvrant la porte à une bulle de nostalgie et de tristesse, et à quelques-uns de mes souvenirs cinéphiles les plus doux :

Moi, pour un film je pourrais quitter un type, mais pour un type je pourrais jamais quitter un film.

J’ai déroulé le fil des souvenirs longtemps après avoir terminé cette lecture, puisque l’été approchant, j’ai eu envie de voir ou de revoir quelques films (surtout des comédies) qui composaient la bibliothèque cinématographique familiale : j’ai revu La Crise, Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis, et quelques autres.

À la recherche du souvenir perdu

Il y a pourtant toujours eu quelque chose qui m’échappait dans mes souvenirs. Des images qui se dérobaient toujours à la reconnaissance. J’ai essayé plusieurs fois de les confronter à des personnes qui avaient des connaissances cinématographiques bien plus solides que les miennes, sans succès.

Alors cet été, j’ai aussi voulu me faire aider par la technologie.

C’était sans doute un peu naïf de ma part, il me reste encore un peu de cet émerveillement béat face à ce que peut faire l’intelligence artificielle, et que l’on a retrouvé cet été dans toutes les affiches de brocante, de restaurant, d’institut de beauté (et me disait une amie, jusque dans les toilettes…).

Néanmoins, une petite part de moi voulait y croire au moment où j’ai rédigé ce prompt à l’intention de Perplexity :

Je cherche à retrouver un film a priori italien, diffusé à la télévision française dans les années 90, où l’intrigue semble à la fois historique, familiale et sentimentale. Parmi les éléments visuels dont je me souviens : une famille de forains ou de maraîchers (le père poussant un chariot de fruits et légumes), une scène avec un personnage dont la mort est symbolisé par l’aura qui l’entoure, l’histoire d’amour d’une des filles avec un garçon qui n’est accepté qu’à la fin par le père. Décor : Naples et le Vésuve, le film est a priori en couleurs.

Il s’agissait d’un film que j’avais dû voir un soir avec mes parents. J’ai le souvenir de couleurs chatoyantes, de ce volcan dans le décor, de cette mort figurée par un halo de lumière.

Est-ce un seul film ? Est-ce ma mémoire qui a mélangé les films de plusieurs soirées. J’en ai fait au fil du temps un souvenir merveilleux et inaccessible, mais l’espace d’un instant, je me suis dit que ce que je n’avais pas réussi à retrouver au gré de mes échanges avec plus âgé et plus expérimenté que moi, l’IA pourrait peut-être le retrouver pour moi…

L’outil a exploré les différentes pistes que je lui ai soumis, mais je n’étais jamais satisfaite du résultat, je lui en ai soumis d’autres, j’ai essayé de rattraper mon souvenir qui persistait à s’échapper :

Il pourrait s’agir d’un film où le père pousse non pas un chariot de fruits et légumes mais un orgue de barbarie ou un théâtre de marionnettes. Pourrais-tu rechercher à nouveau avec ces éléments ainsi que le décor du volcan, l’aura autour du personnage décédé, la romance, le tout filmé en couleurs ?

De nouvelles pistes, de nouvelles propositions, la plus solide étant celle d’obscurs téléfilms de la RAI (on est loin du chef d’oeuvre intemporel disparu) diffusés dans les années 90 sur Arte ou sur Antenne 2, j’ai finalement renoncé.

Mon souvenir disparu restera un souvenir, je n’aurai pas de réponse à cette énigme, et cela vaut peut-être mieux. Qu’aurais-je fait dans le cas contraire ? J’aurais retrouvé un film, peut-être médiocre ou tout simplement décevant, qui aurait échangé les images fabuleuses inscrites dans ma mémoire pour celles finalement bien plus concrètes et fades de la réalité.

Et j’ai trouvé cela plutôt réconfortant, après réflexion, que l’intelligence artificielle ne puisse pas se mêler de nos souvenirs, et qu’ils en restent à des évocations comme celles de Georges Perec et de Fabrice Gabriel.

L’outil peut créer des poèmes en alexandrins, imiter les styles des uns et des autres, synthétiser quelques éléments de recherche et parfois nous préparer le terrain (ou pour les plus paresseux donner l’illusion de faire le travail à notre place) mais ne peut pas se substituer à un imaginaire.

Regrets évacués, cela ne laisse qu’un sourire.

Juin 2026 : activités #profdoc au CDI

Je rédige et publie cet article avec quelques jours de retard, c’est même la première fois que je publie un article de compte-rendu d’activités aussi tard dans l’année, au moment où j’ai déjà la tête bien en vacances et l’esprit déconnecté et ayant entamé sa régression estivale, les neurones déjà bien grillées par les alertes rouges successives…

Mais je ne déroge pas à la règle, même si ce compte-rendu de juin sera, comme chaque année, un peu plus concis que ceux des autres mois de l’année, et illustré par quelques pages et éléments du bilan d’activités.

Cet article revient donc sur les activités menées entre le 25 mai et le 2 juillet, où j’ai alterné des phases d’hyperactivité et des moments où toute la tension de l’année retombait, des moments d’euphorie et des phases d’abattement…

Il faut dire que cette année scolaire a été particulière, puisque depuis novembre, j’ai mené seule la barque du CDI, Lénaïg étant en congé longue maladie et n’étant pas remplacée depuis cette date.

Je ne vais pas m’étendre sur des éléments personnels et sur du ressenti – j’ai eu l’impression d’incarner un certain nombre de personnages de Vice Versa durant l’année : peur pour ma binôme, tristesse d’être seule sur un poste où j’ai depuis des années l’habitude de travailler en équipe, colère et dégoût envers l’institution et les démarches administratives de tout poil.

Si on pouvait voir chez moi depuis longtemps une certaine confiance, qu’on pourrait rapprocher de la candeur, vis à vis du système, cette année m’a fait perdre mes dernières illusions. Je reste heureuse de faire ce métier, mais je me concentre désormais davantage sur les raisons qui me font l’aimer.

Privée de ma comparse, j’ai néanmoins été très entourée cette année, au lycée par des collègues adorables et très à l’écoute, qui m’ont soutenue au quotidien – j’ai un groupe de collègues qui rendraient jaloux n’importe quel profdoc – et dans mon bassin, dans mon académie et sur mon téléphone par des profs docs elles aussi merveilleuses.

J’avais enfin une petite bande d’élèves de terminales qui ont participé à tout, qui étaient de toutes les siestes contées, de tous les bookclubs, de tous les défis et ce sont eux aussi qui m’ont fait tenir cette année.

Voilà pourquoi, arrivée aux vacances, j’ai un peu de mal à reprendre l’écriture d’un article professionnel, mais j’aurais un goût d’inachevé si je ne le faisais pas…

Animations / valorisation du fonds et des espaces

Je commence par cet aspect de la question, parce qu’il a fait l’objet d’une page spécifique du bilan d’activités que je voulais présenter ici.

  • Sélection « Mois des Fiertés »

Avant toute chose, j’en termine cependant avec la dernière sélection thématique proposée cette année, et consacrée au Mois des fiertés, elle a été installée le 28 mai avec un paperboard sur lequel les élèves étaient invités à partager leur plus grande fierté (au sens large) mais qui incitait à la tolérance et la confiance en soi.

 

  • Les espaces du CDI et les pôles d’attractivité

L’évolution des espaces et l’aménagement d’un lieu est une question qui, depuis plusieurs années, me tient extrêmement à coeur, j’ai proposé différentes réflexions sur l’évolution de ces espaces, et les différents binômes que j’ai pu côtoyer m’ont aussi permis d’enrichir cette réflexion.

Voici la façon dont les choses ont été présentées dans le bilan, avec pour la plupart, des initiatives impulsées par Lénaïg :

  • Semaine du 25 au 29 mai

Durant cette semaine, j’ai fini d’installer les différentes sélections et les travaux d’élèves, j’ai proposé une affiche pour la remise des prix du tournoi d’échecs et du défi des Easter Eggs.

  • Semaine du 1er au 5 juin

Durant cette semaine, j’ai commencé à préparer les animations et les sélections prévues pour la rentrée.

J’ai décidé l’an prochain de donner davantage de cohérence aux actions proposées, ainsi je continue à proposer une action hebdomadaire mais pour chaque thématique sont associées une ou plusieurs sélections thématiques et une activité (concours, mur d’expression, bookclub, sieste contée…).

La semaine du 1er juin, j’ai donc préparé les actions des deux premières semaines de septembre.

  • Semaine du 8 au 12 juin

Durant cette semaine, j’ai poursuivi sur ma lancée et j’ai préparé les actions de la troisième semaine de septembre, ce que j’ai terminé la semaine du 15 juin.

  • Semaine du 15 au 19 juin

Pour cette semaine-là, j’ai préparé l’affiche globale des animations et sélections pour septembre – octobre, les différentes actions pour les semaines restantes (jusqu’aux vacances de la Toussaint) ainsi que le calendrier des actions à préparer pour novembre – décembre. J’ai poursuivi ces préparation la semaine du 22 juin.

  • Semaine du 22 au 26 juin

Cette semaine-là, j’ai amorcé une réflexion sur la signalétique (j’étais en télétravail pour cause d’alerte rouge les lundis et mardis et je saturais sur la préparation des activités de l’an prochain).

  • Semaine du 29 juin au 3 juillet

Enfin cette dernière semaine j’ai préparé avec une collègue d’histoire-géo une affiche de présentation d’un projet développement durable au sein du lycée, et j’ai avancé sur les animations prévues les deux premières semaines de novembre 2026.

Activités de gestion

Pour alterner avec la préparation de l’année prochaine, ma fin d’année a été très dense en ce qui concerne les activités de gestion.

  • Semaine du 25 mai

À la fin du mois de mai, deux choses me tenaient particulièrement à coeur : finaliser le bilan d’activités suffisamment tôt pour permettre à Lénaïg de le relire et le modifier si elle le souhaitait – j’avais donc terminé sa rédaction au 1er juin – et avoir le fonds le plus propre possible pour le récolement et la rentrée prochaine.

Les dernières semaines de mai, j’ai ainsi fini de traiter la commande reçue courant mai (principalement des BD et des mangas). J’ai commencé un chantier de tri des doublons en fictions, l’objectif étant de mettre en réserve les énièmes exemplaires de Bel Ami ou de Phèdre pour faire de la place et davantage de facings dans les rayons.

J’ai désherbé un certain nombre de romans (même si j’aurais pu aisément en désherber le double), et j’ai aussi éclairci les rayons 100, 400 et 800.

  • Semaine du 1er juin

J’ai poursuivi ce grand nettoyage en rangeant la réserve, puis en désherbant et en archivant les périodiques.

J’ai procédé à l’interruption estivale des quotidiens. J’ai désherbé une partie du rayon BD.

  • Semaine du 8 juin

J’ai commencé le récolement, avec les rayons BD et mangas. J’ai été aidée pour le rayon jeux.

J’ai fini la semaine avec le récolement des rayons 500 et 600.

  • Semaine du 15 juin

Cette semaine-là a été intense, j’ai avancé le récolement à marche forcée, avec le lundi les rayons 800, théâtre et poésie. J’ai désherbé une partie du rayon 900.

Le mardi, j’ai fait le plus gros, avec le récolement des romans (puisqu’il comprend aussi le rayon policiers et le rayon science-fiction). J’ai fait du tri dans les rayons VO, philosophie et religions.

Le mercredi, j’ai quasiment fini le récolement avec les rayons : VO, 000, 100, 200, 300, 400, 900 et New Romance.

Le jeudi, il ne me restait que le rayon Arts, qui a été fait par une aide extérieure ^^, j’ai envoyé le bilan d’activités au proviseur, et j’ai commencé à ranger le CDI, en retirant tous les présentoirs des rayons.

  • Semaine du 22 juin

J’ai poursuivi le rangement du CDI.

  • Semaine du 29 juin

Le rangement et le récolement étant quasiment achevés, je me suis lancée dans un chantier de trois jours afin de mettre les codes-barres des bandes-dessinées en haut des documents sur la première de couverture, ce qui facilite leur récolement lorsqu’ils sont dans des bacs. C’était fastidieux, mais cela fera certainement gagner du temps pour les années ultérieures.

J’ai fini le rangement du CDI pour l’été.

Je partage ici le lien du bilan d’activités pour l’année 2025-2026.

Communication et projets

Cette partie est généralement un peu plus calme au mois de juin, le compte Instagram se met un peu au repos, ainsi que les autres canaux de communication.

Je regroupe donc ici ce qui concerne la communication et la préparation de projets pédagogiques pour l’an prochain.

  • Semaines du 18 mai au 8 juin

J’ai préparé avec un collègue d’espagnol un projet de résidence d’écrivain au lycée pour l’an prochain. Je participe également à un projet développement durable qui implique plusieurs collègues du lycée, auxquels j’ai soumis différentes propositions d’actions pouvant être menées au CDI dans le cadre de ce projet.

Concernant les séances pédagogiques, comme la rentrée s’annonce très floue, le seul chantier sur lequel j’ai travaillé est l’élaboration d’un nouvel escape game pour les secondes.

J’ai échangé des mails avec la médiathèque dans le cadre des ateliers qu’elle proposait pour la préparation des élèves aux épreuves du bac.

  • Semaines du 8 juin au 3 juillet

J’ai fait deux posts instagram sur les activités du CDI au mois de juin.

J’ai échangé des mails et des messages avec les collègues du projet développement durable.

Autres activités

Enfin, la période a été assez dense en terme de réunions, d’échanges et de partages… et j’en fais rapidement la liste ci-dessous :

  • 30 mai : une sortie à Paris avec l’amicale du lycée pour une promenade au bord du canal Saint Martin
  • 1er et 2 juin : le CDI a servi de lieu de répétition deux midis de suite pour une chanson à l’attention de l’une de mes collègues préférées du lycée, qui fêtait ses soixante ans le samedi d’après. Le message « réunion d’équipe » sur la porte a dissuadé les élèves, qui auraient pu entendre une réécriture très réussie de Rockollection.

  • 4 juin : fin de la formation en visio « Usages raisonnés de l’IA en documentation » co-animée avec Cécile Paoli.
  • 5 juin : conférence sur l’intelligence artificielle au lycée par un chercheur de la Sorbonne
  • 8 juin : conseil pédagogique et réunions projets
  • 9 juin : formation de formateurs EAFC en documentation à Marly-le-Roi
  • 10 juin : j’ai fait une visio avec une candidate admissible au CAPES pour lui donner quelques conseils sur les épreuves d’admission.
  • 11 juin : le matin, surveillance du bac (de réserve), l’après-midi, j’ai proposé à la demande de l’amicale du lycée un escape game à destination des enseignants, c’était un moment très convivial et sympathique et cela m’a incitée à adapter cet escape game pour les élèves de seconde et à proposer cette activité chaque année au mois de juin aux collègues (dans quoi me suis-je lancée ???)
  • 12 juin : le matin, surveillance du bac (de réserve)
  • 19 juin : visite à Laurence Benoit, copine profdoc du lycée Timbaud de Brétigny, pour notre dernier déjeuner rituel de l’année
  • 25 juin : j’ai enfin revu ma binôme qui a affronté l’alerte rouge pour me rendre visite 2h au CDI (et ça, c’était chouette)
  • 29 juin : match retour, visite de Laurence au lycée
  • 6 juillet : soirée du lycée

Voilà pour ces différentes activités que je présente assez tardivement. Il y en a eu d’autres, plus informelles : le papotage invétéré sur différents groupes whatsapp avec des copines profs docs, le pillage en lectures du CDI pour l’été, la création d’un groupe whatsapp « Bookclub Einstein » avec quelques ferventes lectrices.

J’ai accueilli avec soulagement la coupure estivale, même si l’appréhension de la rentrée prochaine reste dans un coin de ma tête, avec un nouveau chef d’établissement, et l’organisation des activités au CDI, avec ou sans binôme ?

Enfin la nouveauté de la rentrée, c’est que je prends la mission d’animatrice de bassin pour Centre Essonne et Sud Essonne aux côtés de 3 profs docs au top : Corentine, Laurène et Gwenaëlle, et j’ai hâte de travailler et échanger avec elles.

Mais d’ici là je vous souhaite un très bel été et d’excellentes vacances ! À bientôt sur Cinéphiledoc !

L’IA dans mes pratiques professionnelles : état des lieux 2026, partie 3

Voici la dernière partie de cette série d’articles consacrée à l’intelligence artificielle dans mes pratiques professionnelles.

Après une première partie consacrée à la formation des usagers et à l’IA comme objet d’étude et d’expérimentation et comme aide à la conception de scénarios pédagogiques, et après une seconde partie dévolue aux questions de la veille et de l’utilisation de l’IA dans les écrits professionnels, cette troisième partie s’intéresse à la façon dont on peut mobiliser l’intelligence artificielle dans l’axe 3 de notre circulaire de missions.

Je reviendrai également en conclusion sur mes perspectives en matière de formation, de pédagogie et d’utilisation des outils pour les années à venir.

Actrice de l’ouverture de l’établissement sur son environnement éducatif, culturel et professionnel

Pour cette dernière partie, je vais revenir sur les différents recours à l’intelligence artificielle que j’ai pu avoir durant cette année, quelles pistes cela m’a permis d’explorer, à quel moment l’outil m’a inspirée ou mis le pied à l’étrier et à quel moment je m’en suis émancipée pour reprendre la main.

Par ailleurs, je précise que pour certains des usages, j’ai soumis ces prompts afin de mieux préparer la formation EAFC en documentation « Usages raisonnés de l’IA » co-animée avec Cécile Paoli, et ils s’apparentent aussi à des problématiques que j’aurais pu soumettre sur des listes de diffusion ou durant des temps d’échanges entre professeurs documentalistes. Si j’ai choisi d’utiliser l’IA à ces moments-là, c’est également pour nourrir cette formation.

usages de l’ia dans la politique d’acquisition, le catalogage et l’organisation du fonds documentaire

Pour ce premier aspect, j’ai été inspirée par mes échanges avec Cécile concernant l’utilisation de l’IA dans la construction de la politique d’acquisition, mais je n’ai pas mené de réflexion globale sur la question.

En d’autres termes, jusqu’à très récemment, je n’ai pas fourni à un outil de rapports ou d’indicateurs d’activités sur la totalité de mon fonds documentaire pour ensuite orienter mes choix en matière de commandes.

En revanche, j’ai utilisé durant l’année soit Chat GPT, soit Perplexity, soit une comparaison des deux pour mener des réflexions sur certains rayons.

  • Cet ouvrage, comment je le range ?

C’est l’un des premiers prompts que j’ai soumis à Perplexity pour un usage professionnel, et pour lequel je n’avais pas forcément envie de passer du temps à fureter sur le catalogue de la BnF ou dans les catalogues d’autres médiathèques.

Tu es bibliothécaire, comment coter en classification Dewey de manière simple l’ouvrage Tous sauf charmants de Charlotte Dekoker ?

La réponse de Perplexity pour ce prompt relativement succinct s’est faite en deux temps : l’identification du type de document « Ce n’est donc ni un recueil de contes pour la jeunesse, ni de la fiction, mais une analyse critique de la littérature de conte. » (ce qui pointait la difficulté dans la manière de coter l’ouvrage), les différentes propositions de cote (en 398.2 – folklore, contes – ou en 809 – histoire et critique de la littérature).

Me restait l’analyse de mon fonds pour le choix final de cette cote, à savoir : un fonds en 800 qui reste vieillissant et peu consulté, quand le fonds en 300 attire davantage les élèves et est plus visible. Un travail de désherbage et de renouvellement du fonds en 800 aurait alors déjà été mené, mon choix aurait peut-être été autre, mais pour l’heure, j’ai choisi la cote en 300.

  • Réorganiser le fonds orientation

Depuis plusieurs années, les ressources papier sur l’orientation se sont amenuisées dans mon fonds et ont déjà fait l’objet de réorganisation, ce qui nous a amenés par exemple à réaménager le coin orientation, en n’utilisant plus qu’un des deux meubles du kiosque ONISEP et à retirer le meuble à classeurs du CIDJ pour ranger les différents classeurs dans le seul meuble restant.

Elles restent cependant consultées par les élèves, et il me semblait important de revoir leur signalétique pour que ces derniers sachent où chercher l’information.

J’ai donc soumis à Chat GPT et à Perplexity le prompt suivant :

À des fins de simplification et de valorisation des ressources dédiées à l’orientation, en tant que professeur documentaliste, je cherche à regrouper les documents de mon kiosque ONISEP, dont les parcours disponibles à cette adresse sur mon portail E-SIDOC https://0911346u.esidoc.fr/decouvrir/revjourmag/Parcours%20(Lognes), en 3 catégories parlantes pour des élèves de lycée ?

Suite à ce premier prompt, j’ai dû poser une question de suivi, puisque les réponses apportées ne me satisfaisaient pas : je souhaitais un regroupement principalement de la collection des Parcours ONISEP et les différentes catégories proposées par les deux outils (Métiers / Orientation / Après-bac) n’étaient pas opérantes.

En fonction du nombre de documents que j’ai à ma disposition, les 3 catégories que tu me proposes ne me paraissent pas suffisamment parlantes pour les élèves. En t’appuyant sur la collection Parcours de l’ONISEP (https://librairie.onisep.fr/collections/la-collection-parcours) peux-tu me proposer 3 catégories rassemblant les différents domaines d’activités représentés ?

Chat GPT m’a fait cette proposition :

  1. Sciences, Technologies & Industries
  2. Création, Communication & Services
  3. Sociétés, Droit, Environnement & Public

Perplexity m’a fait celle-ci :

  1. Construire la ville, l’espace et l’environnement

  2. Créer, produire et communiquer
  3. Servir, soigner, protéger et accompagner

Ma préférence allait à la réponse de Perplexity, puisque je trouvais que Chat GPT reprenait les catégories de type : Sciences, Sciences humaines et Voie technologique. Je trouvais également intéressant le choix de verbes d’action.

Cependant, primait le choix des usagers. J’ai donc soumis ce choix aux élèves et aux enseignants dans un sondage sur Pronote, et en grande majorité, c’est la première proposition qui a été retenue, et dont j’ai réalisé la nouvelle signalétique sur Canva.

  • Amorce d’une réflexion sur le fonds manga et repérage des séries à compléter

La dernière requête est le fruit d’un échange que nous avions eu en début d’année avec Lenaïg sur l’organisation du fonds manga. À l’heure actuelle, ce fonds est principalement agencé selon des problématiques de place, selon des regroupements qui ne sont pas forcément parlants pour les élèves… en d’autres termes, il n’est pas agencé !

J’ai soumis à Chat GPT le prompt suivant, ainsi que le rapport recensant les mangas présents dans ma base :

A partir des exemplaires de mangas présents dans mon fonds documentaires, je souhaiterais réorganiser ce fonds en catégories parlantes pour des usagers lycéens mais aussi afin de tenir compte de contraintes d’espaces (3 bibliothèques de 3 à 4 étagères chacune, et un meuble tournant) et pour optimiser l’inventaire en fin d’année. Quelle organisation peux-tu me proposer : par genre (shojo, shonen, seinen) ? par classement alphabétique d’auteurs ? par taille de séries ?

L’outil m’a indiqué les limites des différents classements, pour ensuite me proposer une réorganisation par genres.

Je n’ai pour l’instant pas poursuivi cette réflexion, en revanche, avec une question ultérieure, j’ai pu télécharger un tableau de suivi des séries que j’ai ensuite complété, pour enfin passer une commande quasiment exclusivement dédiée au rayon manga.

usages de l’ia dans l’animation du cdi

Pour cette deuxième partie, je vais revenir sur quelques exemples que j’ai pu avoir de recours à l’intelligence artificielle durant l’année, pourquoi j’en suis venue à y avoir recours, quels ont été les apports de l’IA et les miens propres.

  • sources d’inspiration dans l’organisation d’un événement à partir d’une thématique donnée

L’un de mes premiers recours à l’IA durant l’année a été pendant la Fête de la science : je voulais renouveler mes propositions d’activités au CDI en m’appuyant sur la thématique de l’édition 2025.

Je me suis appuyée sur Perplexity, avec le prompt suivant :

Dans le cadre de la fête de la science 2025 sur la thématique « Intelligence(s) », peux-tu me proposer des activités et des actions à mener dans un CDI de lycée à destination des élèves et des enseignants sur des temps hors cours ? Ces actions seront proposées par le professeur documentaliste, peux-tu en détailler les modalités de mise en œuvre ?

Parmi les propositions, il y avait l’organisation d’ateliers pratiques de découverte de l’IA, c’est ce qui a été ma source d’inspiration et mon moteur pour l’un des scénarios pédagogiques présentés dans la partie 1 de cette série.

L’avantage des outils d’IA est de faire un compte-rendu synthétique d’une question, ce qui évite l’éparpillement des recherches (c’est d’ailleurs l’un des avantages que mentionnent régulièrement les élèves, lorsqu’on leur demande pourquoi ils l’utilisent).

Vous en avez un deuxième exemple avec le prompt ci-dessous :

Pour une séance de lecture à voix haute thématique, je recherche des extraits d’oeuvres littéraires en français mettant en scène des repas ou des recettes de cuisine. Peux-tu me proposer cinq exemples avec les citations associées ?

Si les propositions données en réponse m’ont donné des pistes, je ne me suis pas arrêtée dessus, et j’ai préféré rechercher finalement mes propres citations.

  • modalités d’organisation d’activités et propositions de structure pour les esprits un peu embrouillés (ou ayant tendance comme moi à l’hyperactivité ou à la dissipation)

Les professeurs documentalistes ont tendance à être multitâches et à s’éparpiller dans leurs différentes casquettes et leurs différentes missions (ce que montre bien cette série d’articles).

Les outils d’intelligence artificielle m’ont aussi permis de me canaliser un peu – bien que je ne cède pas à en faire un psy et que leur tendance à la flatterie ou à l’auto-congratulation ait tendance à m’agacer (je n’ai pas pris le temps d’en changer les paramètres – et de pallier quelques points faibles, notamment en maths !

Voici la requête soumise pour l’organisation d’un tournoi d’échecs :

Tu organises un tournoi d’échecs sur 5 jours avec 9 participants. Le tournoi commencent le jeudi. Le lundi, 3 d’entre eux mangent à 11h30 et 6 à 12h30, le mardi, 5 d’entre eux mangent à 11h30 et 4 à 12h30, le jeudi, 3 d’entre eux mangent à 11h30 et 6 à 12h30. Comment organiser au mieux les matchs ?

Voici celle soumise pour trouver quelques idées à ajouter à un calendrier de l’avent :

Tu veux créer un calendrier de l’avent numérique avec pour chaque jour des énigmes à résoudre sur des événements ayant eu lieu en 2025 ou sur des œuvres littéraires ou cinématographiques. Propose 25 énigmes tenant compte de ces consignes.

Enfin voici le prompt proposé afin d’avoir une idée de structure pour l’organisation d’un club lecture.

Dans le cadre de l’organisation d’un club lecture en lycée auprès d’élèves et d’enseignants volontaires (partages de livres coups de coeur, d’extraits préférés), je souhaiterais avoir un déroulé pour des réunions à raison d’une fois par mois d’une durée de maximum une heure chacune.

J’ai suivi la trame proposée pour la première séance, puis m’en suis émancipée pour les séances suivantes.

valorisation du lieu et du fonds et mise à disposition de ressources

Pour cette dernière partie, je vais revenir sur le recours à l’intelligence artificielle via Chat GPT que j’ai eu pour la réalisation d’affiches dans le cadre des journées portes ouvertes du lycée.

  • Journées portes ouvertes

En effet, une idée me trottait dans la tête depuis quelques années : la question que l’on pose généralement lorsqu’on vient au CDI pour la première fois (élèves, enseignants, parents, chef d’établissement) c’est : « Qu’est-ce qu’il y a en haut des escaliers ? » ou sa variante « Tiens, il y a un étage ? » – et c’est d’ailleurs la première question qu’on m’a posée durant la matinée des portes ouvertes.

La seule chose qu’il y a en haut des escaliers, c’est une salle de classe avec quelques ordinateurs et un vidéo-projecteur, mais suivant mon humeur je peux répondre que c’est une boîte de nuit, une piscine privée ou une salle de sieste.

J’ai aussi mon lot de personnes qui rentrent dans le CDI le matin des portes ouvertes en disant que c’est « juste la bibliothèque ». Mon esprit taquin avait envie de s’amuser avec ces représentations.

Je voulais donc réaliser quelques visuels chocs pour répondre aux idées reçues, mais j’ai toujours un peu de mal à imaginer la charte graphique et à me lancer.

J’ai soumis à l’outil le prompt suivant :

Lors de journées portes ouvertes organisées dans mon lycée, je souhaite déconstruire les représentations que les gens peuvent encore avoir sur les centres de documentation et d’information et sur les professeurs documentalistes, et ce avec des affiches réalisées pour l’occasion. Peux-tu me proposer 10 représentations et 10 façons de les déconstruire, ainsi qu’une organisation formelle des affiches ?

L’outil a répondu à cette requête, avec les 10 représentations courantes, les 10 façons de les déconstruire et comment organiser visuellement les choses. Ma fierté est d’avoir trouvé toute seule le FAKE NEWS central…

J’ai repris certaines représentations, en ai laissé de côté pour des raisons de redondances, en ai trouvé certaines qui me tenaient davantage à coeur, comme celle-ci :

j’ai ajouté celle sur la mezzanine du CDI pour apporter un peu d’humour :

et sur une suggestion de Cécile, j’en ai ajouté une qui permettait de présenter le CDI et sa mascotte :

  • Monstres intérieurs et émotions

Généralement, lorsqu’il s’agit de réaliser des affiches, sauf quand je bloque sur la manière d’organiser l’information, j’arrive à me débrouiller toute seule.

Je n’ai eu aucune difficulté durant l’année pour réaliser des visuels sur la journée de lutte contre les violences faites aux femmes ou pour la semaine de la presse. C’est davantage quand je veux lier une thématique à des propositions d’activités que je peux tergiverser et avoir besoin d’une inspiration supplémentaire, comme pour cette sélection sur les émotions qui me tenait à coeur…

J’avais le titre, j’avais l’idée des ouvrages à mettre en avant, une vague idée des activités à proposer en parallèle, mais là encore, il fallait mettre de l’ordre dans tout cela :

À l’occasion d’une semaine thématique sur les émotions intitulée « les monstres dans ma tête », je souhaite mettre en valeur une sélection d’ouvrages évoquant les bouleversements intérieurs et des livres qui m’ont transformé en tant que lecteur. Peux-tu me proposer des titres de classiques évoquant ces bouleversements, ainsi que l’organisation visuelle d’une affiche annonçant cette semaine thématique ?

J’ai repris les personnages proposés pour la plupart : Frankenstein, Heathcliff (surtout au moment où une adaptation de Wuthering Heights, certes à prendre avec des pincettes, sortait au cinéma), Dracula, Quasimodo…

Je voulais également des citations exactes issues des oeuvres correspondant à ces personnages, ce que l’outil a eu toutes les peines du monde à comprendre : il m’a d’abord donné des citations « d’atmosphère » restituant l’esprit du personnage, puis des citations exactes pour les personnages anglo-saxons, mais il n’a jamais réussi à me donner une citation précise des textes en français.

J’ai vérifié une par une les citations, et je garde les citations « d’atmosphère » pour un autre usage, un petit vrai ou faux à proposer à un moment donné pour quelques lecteurs ou lectrices chevronnés…

  • Suivre l’actualité culturelle et proposer d’autres activités

Enfin, pour faire le lien avec le deuxième article de cette série et ce qu’on peut mettre en place en matière de veille et d’ouverture culturelles, voici l’exemple le plus récent d’utilisation et de mise en forme que j’ai pu faire de Perplexity :

Afin de mettre en valeur et de proposer des activités culturelles pour l’été à des lycéens, je souhaite présenter ces propositions d’activités sous la forme d’une to-do-list humoristique avec des exemples de sorties et d’expositions (ou autres activités) pouvant être faits en région parisienne principalement. Le tout doit prendre la forme d’affiches ou de supports visuels afin d’être publiés en ligne, peux-tu me proposer cette to-do-list avec exemples et la charte graphique des visuels ?

J’ai repris les premières pistes proposées, que vous retrouverez dans la version finale du « Carnet de bord culturel de l’été » que j’ai réalisé sur Canva, j’ai ajouté des idées de sorties, de musées, d’expositions et de lectures, et j’ai également proposé un défi culturel et un défi de lectures à remplir pour l’été.

Ici, encore une fois, à l’outil d’intelligence artificielle la source d’inspiration, l’amorce, le déclic, la mise à l’étrier (choisissez le terme qui vous convient le mieux), et à moi ce que finalement je préfère, la réalisation concrète des supports sur Canva, où je me suis bien amusée avec les différentes pages de ce carnet :

Perspectives

Cet article commence à être un peu long, j’en viens donc à la conclusion avec quelques éléments de perspective, en commençant par rappeler ce que l’intelligence artificielle me permet :

  • en tant qu’enseignante, elle est une aide à la conception de scénarios pédagogiques, elle me donne des éléments de cadre, d’actualité, de déroulé et de structure
  • au quotidien dans mes pratiques professionnelles, elle me permet de faire la synthèse d’une question ou de différents documents que je peux lui soumettre, afin d’amorcer un écrit professionnel ou une réflexion sur le fonds documentaire, mais également dans le cadre de ma veille
  • dans la valorisation du fonds et du lieu, dans son animation et dans l’organisation d’activités ou d’événements, elle peut être une source d’inspiration et le déclic qui va me permettre de concrétiser une idée en rassemblant tous les fils que j’ai en tête

Évidemment, il me reste énormément de champs à explorer, et des éléments de ma réflexion à consolider, notamment en matière de pratiques pédagogiques : comment construire une culture numérique de l’intelligence artificielle en tenant compte des différents programmes et enseignements ? des différents parcours de l’élève ? des questions éthiques et de citoyenneté ? des évolutions des outils et de la société ?

Ce sont autant de défis qu’il reste à relever, en faisant des allers-retours constants entre réflexion et pratique, entre connaissances théoriques et scientifiques et manipulations des outils, et c’est ainsi que je souhaite poursuivre l’aventure !

L’IA dans mes pratiques professionnelles : état des lieux 2026, partie 2

La première partie de cette série d’articles proposait un retour d’expérience des différents scénarios pédagogiques que j’ai pu mettre en oeuvre en lien avec l’intelligence artificielle entre 2024 et 2026.

Cet article explorait trois aspects de la question de l’IA :

  • l’IA et les outils d’intelligence artificielle générative comme objet d’étude à travers leurs différentes applications, leurs avantages et inconvénients, amenant progressivement les élèves à un usage critique et à un argumenté
  • le fonctionnement des outils d’IAG, l’élaboration du prompt, l’analyse de la réponse fournie par l’outil tant dans son fond, dans sa forme que dans les sources utilisées

  • l’utilisation de l’intelligence artificielle comme aide à la conception de scénarios pédagogiques

Dans cette deuxième partie, je vais maintenant m’intéresser à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le cadre de l’axe 2 de la circulaire de missions des professeurs documentalistes.

Maîtresse d’oeuvre de l’organisation des ressources documentaires de l’établissement et de leur mise à disposition

Évidemment, les situations et les pratiques que je présente sont poreuses d’un article à l’autre, et certains aspects présentés en première partie auraient pu également l’être en deuxième partie, tout comme des expériences que je garde pour la troisième partie auraient tout autant trouvé leur place dans ce deuxième article.

Ce qui m’intéresse ici, c’est de quelle manière à nouveau l’IA constitue un objet d’étude et un assistant, en matière de veille informationnelle, de formation et d’auto-formation et de conception d’écrits professionnels.

Veiller sur l’IA / Veiller avec l’IA

Tant dans la valorisation de ressources et dans leur mise à disposition que dans ma veille, qu’elle soit pour mes propres pratiques professionnelles qu’à destination des membres de la communauté éducative de mon établissement, j’ai pu mettre en oeuvre depuis quelques années un certain nombre d’actions.

Il pouvait s’agir, par exemple d’axer la politique d’acquisition sur cette thématique et de valorisation les nouveautés reçues sur la question, à diverses occasions :

Il pouvait s’agir de mettre en avant cette thématique dans les formes successives qu’a pu prendre la diffusion de cette veille.

La rapide présentation ci-dessous revient sur quelques ressources que j’ai pu glaner dans ma veille et que j’ai présenté durant différents événements :

de la veille aux actions de formation et aux interventions sur l’ia

Cette présentation reprend succinctement ce que j’ai à coeur de présenter dans mes formations autour de la veille en documentation, comme j’ai pu le faire entre 2021 et 2025 à destination des étudiants du master MEEF de l’université Paul Valéry, mais également dans le cadre de la formation EAFC que j’anime au sein de l’académie de Versailles « Dynamiser sa veille et visibiliser son action ».

Afin de déculpabiliser les personnes assistant à ces formations et de dédramatiser la démarche de la veille, qui est souvent chronophage, je leur indique différentes stratégies :

  • surmonter le manque de temps en se concentrant sur les axes mis en avant par la circulaire de rentrée (cela vaut en particulier pour les étudiants qui sont dans une optique de préparation de concours)
  • choisir un outil et des ressources sur lesquels on n’ira pas à reculons ou en trainant des pieds
  • enfin je fais en sorte de donner différents exemples de communication de cette veille, que ce soit à destination des élèves comme de l’équipe éducative

Au fil des années, mes propres pratiques de veille ont ainsi évolué, et j’ai progressivement associé Perplexity aux outils que j’utilisais dernièrement (Linked In, Inoreader).

J’ai d’abord tâtonné avec des prompts relativement simples, pour donner des pistes de veille à mes étudiants, en les incitant à se mettre dans la peau d’un jury de concours :

Tu es membre du jury du capes externe de documentation. En fonction des sujets d’actualité en éducation, propose des sujets pour l’épreuve disciplinaire appliquée pour la session du concours 2026

ou pour suivre l’actualité en lien avec ma profession :

Quelles sont les derniers textes officiels en éducation aux médias et à l’information et quelle est la place du professeur documentaliste dans ces textes ?

Cependant, c’est la préparation de la formation en co-animation avec Cécile Paoli, « Développer des usages raisonnés de l’IA », les échanges que j’ai pu avoir avec elle, la richesse de son expertise (et un tutoriel vidéo qu’elle m’avait partagé sur la création d’espaces sur Perplexity) qui a participé à consolider mes pratiques, et je tiens ici à renouveler mes remerciements à Cécile !

Suite à nos échanges, j’ai ainsi pu créer deux espaces sur Perplexity que j’utilise à intervalles réguliers dans le cadre de ma veille et de sa communication, le premier étant dévolu à l’actualité éducative, le second se consacrant à l’actualité culturelle :

Afin de construire une veille culturelle à destination d’enseignants de lycée, peux-tu me proposer un recensement en 6 points et 5 lignes maximum de l’actualité culturelle, en te concentrant sur la région Ile de France et en indiquant notamment les événements à suivre, les expositions toujours en cours. Tu pourras si besoin évoquer des sorties cinéma ou des publications d’ouvrages.

C’est suite à l’une de ces discussions avec Cécile que j’en suis venue à réfléchir à un document permettant un repérage de la façon dont on peut utiliser et mobiliser l’intelligence artificielle dans les programmes scolaires et en éducation.

Repérage : Intelligence artificielle dans les programmes et en éducation

Le point d’ancrage évoqué dans mon document de synthèse « L’intelligence artificielle dans mes pratiques professionnelles » fait ainsi le lien entre une veille sur l’IA en éducation et l’IA telle qu’elle intervient dans les différents textes officiels.

Ce repérage propose également des pistes de progression, permettant d’impliquer autour du professeur documentaliste les différents acteurs de la communauté éducative pour construire une culture de l’IA.

J’avais présenté ce document au mois de mars dernier, j’en redonne ici les différents éléments ainsi que le lien direct.

Ma présentation propose trois onglets :

  • des éléments de cadrages, des outils à mobiliser et des pistes de progression pédagogiques générées par IA
  • un premier repérage pour le cycle 3 et le cycle 4, avec les projets de programme EMI et quelques-uns des nouveaux programmes déjà publiés à ce jour
  • un second repérage pour le lycée en voie générale, technologique et professionnelle

Les recherches dans les différents programmes m’ont permis de mettre en avant les références à l’IA, et j’ai poursuivi ce travail de recherche lorsque de nouveaux programmes (notamment en français et en mathématiques cycle 4) ont été publiés.

Pour les pistes de progression, la construction d’une culture IA et la place du professeur documentaliste, je me suis à nouveau appuyée sur Perplexity.

Sur deux des pages, on retrouve une infographie synthétique consacrée à la question de l’intelligence artificielle en éducation, réalisée avec l’outil Notebook LM, je la reproduis ci-dessous, puisqu’elle me permet de faire le lien avec la dernière partie de cet article :

usage de l’ia dans la construction de documents professionnels

Toujours dans le cadre de la formation en co-animation avec Cécile, nous avons toutes les deux exploré différentes pistes sur l’intégration de l’IA dans les gestes professionnels du professeur documentaliste.

Cécile s’est intéressée en particulier à la politique d’acquisition, avec des éléments de réflexion qu’elle a présentés durant la formation. Ses apports ont nourri ma réflexion et viendront étayer la troisième partie de cette série d’articles.

De mon côté, c’est l’élaboration de la politique documentaire et la rédaction du bilan d’activités qui ont retenu mon attention.

Pour la première, j’ai proposé un retour d’expérience en m’appuyant sur l’utilisation comparée de Chat GPT et de Perplexity, à partir des documents anonymés suivants : bilan d’activités, projet d’établissement et rapport d’évaluation externe du lycée.

Tu es professeur documentaliste et tu veux amorcer une réflexion pour construire une politique documentaire pour le lycée, en t’appuyant sur les documents joints (bilan d’activités du CDI, rapport pédagogique annuel du lycée, rapport d’évaluation externe du lycée). Peux-tu proposer des enquêtes préliminaires à destination des usagers (enseignants, élèves, personnels) et des axes de réflexion possibles de cette politique documentaire ?

À partir des réponses apportées, j’ai reformulé ce premier prompt qui me paraissait sauter une étape essentielle :

En t’appuyant sur les trois documents déjà utilisés, peux-tu réaliser un état des lieux global et synthétique des publics, des caractéristiques de l’établissement, des ressources et des actions menées, et qui sera un préalable au projet de politique documentaire ?

C’est sur la base de ces deux requêtes successives que j’ai pu ensuite proposer une réflexion préalable ainsi qu’un sondage à destination des élèves de terminale qui a été diffusé au mois de décembre sur Pronote.

Ces premiers éléments m’ont permis de présenter un retour d’expérience durant la formation, sur ce que permettent ces outils d’intelligence artificielle générative et sur ce qui reste l’apanage du professeur documentaliste.

À l’outil d’intelligence artificielle générative le travail de synthèse et l’aide à la mise en route de la réflexion, à l’humain l’analyse, l’actualisation des informations, la collaboration entre pairs, et la mise en forme de l’objet final.

Ainsi, lorsqu’il a fallu s’atteler à la rédaction du bilan d’activités, il y a certes différents éléments que j’aurais pu confier à un outil d’intelligence artificielle générative, tel que les indicateurs d’activités et les différents rapports issus de BCDI.

Cela viendra peut-être, mais j’ai préféré conserver pour l’heure ce travail d’analyse. En revanche, pour remplacer la présentation visuelle de ce bilan que je réalise depuis plusieurs années sur Genial.ly, j’ai choisi d’utiliser à nouveau Notebook LM.

J’ai consacré davantage de temps à la rédaction de ce bilan sur Canva, ajoutant des pages qui ne figuraient pas forcément dans les versions antérieures, et illustrant les différentes parties par les supports de communication proposés durant l’année, mais pour la page finale de ce bilan, je souhaitais réaliser une infographie.

La fonction qui permet de faire réaliser des infographies via Notebook LM est limitée à 3 infographies par jour, il ne faut donc pas se louper dans son prompt. J’ai utilisé un outil de génération de prompt, ce qui m’a permis d’obtenir d’abord l’infographie suivante :

Le résultat est… mignon on va dire, avec un côté grandiloquent (la roadmap de la réussite), mais j’aime bien cette première version. La deuxième était plus structurée mais plus terne, et la troisième, pleine de coquilles (on voit encore ici les faiblesses de l’outil).

J’avais épuisé mon quota d’infographies à réaliser, j’ai donc continué à m’entraîner sur l’outil de génération de prompt en attendant d’être satisfaite, et j’ai formulé le prompt suivant :

Crée une infographie professionnelle pour expliquer « Activités du CDI 2025-2026 ».

  • Audience cible: professionnels.
  • Structure: 4-5 points clés en bullets
  • Format: A4 (optimisé impression).

Style graphique: Gamified playful: badges, niveaux, jauges, mascotte colorée.

Palette couleurs : Couleurs vives sur fond blanc.

Niveau de détail: Riche en détails et graphismes.

Exigences visuelles:

  • Hiérarchie typographique claire (titres > sous-titres > corps)
  • Maximum 5 bullets par section
  • Texte lisible sur mobile
  • Icônes simples et cohérentes
  • Beaucoup d’espace négatif (aéré)

Génère une infographie qui peut être facilement utilisée pour [présentation/blog/réseaux sociaux] et qui reste mémorable et professionnelle.

Voici la réponse de l’outil et l’infographie générée :

C’est un concept très dynamique et engageant pour présenter un bilan ! J’ai lancé la création de cette infographie « Gamifiée » au format A4, qui transforme les activités du CDI en un véritable parcours de réussite.

Conformément à vos instructions, les noms des professeures documentalistes ont été exclus pour se concentrer uniquement sur les accomplissements du service. L’infographie s’articulera autour de niveaux et de badges de progression :

  • Niveau 1 : La Map (Espaces & Accueil) : Mise en avant des 67 places disponibles, des nouveaux rayons (Rainbowthèque, New Romance) et du coin DIY comme zones « débloquées » pour les élèves.
  • Niveau 2 : L’Inventaire (Ressources) : Visualisation de la richesse du fonds avec 20 787 documents et l’accès aux « items » numériques comme Brief.me ou Europresse.
  • Niveau 3 : Quêtes Culturelles & Événements : Utilisation de badges pour illustrer les animations mensuelles (Halloween, Patrimoine) et les activités sociales comme le Book Club ou les puzzles collaboratifs.
  • Niveau 4 : Arbre de Compétences (Pédagogie) : Une jauge de progression affichant les 122 heures de séances, avec un focus sur les compétences en EMI et la préparation au Grand Oral.
  • Niveau 5 : Score de Réputation (Communication) : Affichage des statistiques de visibilité avec 3 614 visites sur E-sidoc, 349 abonnés Instagram et les 57 actualités publiées sur l’ENT.

Le design intégrera la mascotte Chat Blabla dans un style coloré et ludique, tout en conservant une mise en page aérée et professionnelle. L’artefact sera disponible dans votre onglet Studio dans quelques instants.

Souhaitez-vous que je prépare également un court texte de présentation « storytelling » pour accompagner ce visuel lors d’une diffusion sur les réseaux sociaux ?

L’infographie « Gamifiée » pour le bilan 2025-2026 est maintenant en cours de création. Elle a été conçue comme un parcours de jeu vidéo pour rendre les données plus attractives tout en restant professionnelles.

Vous y trouverez les 5 niveaux de progression (Espaces, Fonds, Culture, Pédagogie, Communication) illustrés par des badges de réussite et des jauges, avec la présence de la mascotte Chat Blabla. Conformément à votre demande, l’ensemble est présenté de manière aérée sur un fond blanc avec des couleurs vives, sans mentionner de noms propres.

Néanmoins malgré le rendu visuel très satisfaisant, il restait des coquilles dans cette version (les IA ayant encore du mal avec le texte dans les images), j’ai soumis une question de suivi, pour tenter de les corriger.

La version finale est plus synthétique, avec moins de texte, mais au moins il n’y a plus de fautes dessus, mais elle était également plus enfantine. Je reviendrai dans les différentes versions que j’ai pu tester de ces infographies, ainsi que sur d’autres manières de présenter les choses dans l’article du mois de juin, et je donnerai aussi d’autres exemples de prompts.

J’ai préféré revenir à la première version (celles avec les coquilles) et j’ai utilisé l’outil de capture de texte de Canva pour les corriger, ce à quoi je suis finalement parvenue :

J’ai ensuite créé une nouvelle note, sur laquelle j’ai importé le bilan de l’an dernier et celui de cette année, pour faire une synthèse des principales évolutions et tendances sur deux ans.

Cette synthèse met en lumière les évolutions majeures et les tendances marquantes du CDI du lycée Albert Einstein entre les années scolaires 2024-2025 et 2025-2026.

L’évolution la plus notable réside dans la transformation du CDI en un véritable « espace vivant » et de détente, dépassant sa fonction traditionnelle de bibliothèque silencieuse. On observe une accélération des activités ludiques et créatives avec l’installation d’un coin « Do It Yourself » (DIY), la valorisation d’une ludothèque et le succès des puzzles collaboratifs.

Sur le plan documentaire, le fonds s’est adapté aux nouvelles pratiques de lecture des lycéens. L’année 2025-2026 a été marquée par la création d’une « Rainbowthèque » (fonds LGBTQIA+) et d’un rayon spécifique « New Romance », accompagnés d’actions de sensibilisation sur la « Dark Romance ». Le fonds reste dynamique avec un budget constant de 6 680 €, privilégiant les nouveautés en BD, mangas et fictions « Young Adult » pour favoriser l’appétence à la lecture.

En matière de pédagogie, bien que le volume horaire des séances soit passé de 195 heures en 2024-2025 à 122 heures en 2025-2026, les priorités restent inchangées : l’accueil des classes de Seconde (SNT, découverte du CDI) et l’accompagnement des Terminales pour le Grand Oral. L’EMI (Éducation aux Médias et à l’Information) et la culture numérique s’affirment comme des piliers, notamment à travers l’usage critique de l’intelligence artificielle.

La communication s’est largement modernisée et digitalisée. Le compte Instagram du CDI est devenu un vecteur essentiel pour toucher les élèves, avec 349 abonnés en 2026. Parallèlement, la liaison avec l’équipe éducative a été renforcée par la lettre de diffusion mensuelle « E-Instant CDI » sur l’ENT.

Enfin, le CDI affirme son rôle social et citoyen en s’engageant activement dans les parcours éducatifs, avec des actions fortes sur l’égalité filles-garçons, la lutte contre le harcèlement et le développement durable. Malgré une fréquentation toujours dominée par les Terminales, le défi reste de mieux intégrer les étudiants de BTS et de licence professionnelle.

Pour le coup, cette nouvelle requête a d’emblée répondu à mes attentes (hormis le point définissant la fonction traditionnelle du CDI comme « bibliothèque silencieuse), et m’a permis de repérer les principaux éléments lorsque je pourrais à nouveau en donner une forme visuelle :

Voici les éléments majeurs qui auraient figuré sur cette infographie, basés sur les sources :

  • Un Espace de Vie en Mutation : Le CDI n’est plus seulement une « bibliothèque silencieuse » mais devient un « espace vivant » avec l’ajout d’un coin DIY, d’un puzzle collaboratif et d’une ludothèque.
  • Modernisation du Fonds Documentaire : L’accent est mis sur l’inclusion et les nouvelles tendances avec la création de la Rainbowthèque et d’un rayon New Romance, tout en maintenant un budget constant (6 680 €) pour les mangas et BD.
  • Pédagogie et Numérique : Malgré une baisse du volume horaire global (de 195h à 122h), les priorités sont claires : l’accueil des 2ndes et la préparation du Grand Oral pour les Terminales, avec une attention particulière portée à l’usage critique de l’IA.
  • Communication Digitale Accrue : Le CDI renforce son lien avec les élèves via Instagram (349 abonnés) et avec les enseignants via la lettre mensuelle « E-Instant CDI » sur l’ENT.
  • Engagements Citoyens : Une implication forte dans les parcours éducatifs, notamment sur l’égalité filles-garçons, la lutte contre le harcèlement et le développement durable.

Le premier résultat en infographie était intéressant mais il restait des coquilles :

J’ai demandé une version corrigée :

Je reviendrai plus en détail sur ce bilan d’activités dans mon article #profdoc du mois de juin.

Ces différents tests et manipulations me permettent une transition vers le dernier article de cette série, qui sera consacré à la communication, à la valorisation du fonds et à l’ouverture culturelle.

Petite mise à jour de dernière minute

Suite à des échanges avec une collègue formatrice, Anne-Cécile Pasquier, sur l’utilisation de Notebook LM, et suite à quelques cogitations du moment, voici d’autres expérimentations qui peuvent compléter cet article :

  • la gestion des spécimens au CDI

C’est suite à la lecture de l’article d’Aveline Herbreteau sur BlOg-O-nOisettes que Notebook LM s’est imposé pour moi, pour avoir une synthèse éventuellement à communiquer aux enseignants sur la question des spécimens, en reprenant les éléments de l’article d’Aveline.

  • l’épreuve de leçon au CAPES externe de documentation

Suite à la sollicitation d’une candidate admissible, qui souhaitait des éléments de préparation, j’ai voulu rassembler mes souvenirs de l’épreuve de leçon (ma dernière expérience de jury à l’externe remontant à 2021). J’ai importé dans Notebook LM le rapport de jury de 2025, puis j’ai soumis le prompt suivant :

À partir de ce rapport de jury 2025, peux-tu me résumer les attendus de l’épreuve de leçon et faire ressortir les exemples de sujets pour cette épreuve, puis en générer une infographie synthétique ?

Voici l’infographie proposée :

Marilyn uncovered

Pour ce dernier article cinéphile avant l’été, je reprends une habitude que j’essaye d’entretenir certaines années, tantôt j’y parviens, tantôt c’est un peu plus compliqué en fonction du temps libre dont je dispose.

Cette habitude, c’est d’aborder l’été avec un article un peu plus léger, en revenant sur une sortie culturelle et cinéphile récente. À vrai dire, j’essaye de vous proposer cela une à deux fois par an, quand les expositions de la Cinémathèque française sont suffisamment source d’inspiration pour moi, et quand je parviens à les voir dans un délai raisonnable avant qu’elles se terminent.

Pour l’exposition Orson Welles, j’ai un peu raté le coche, puisque je suis allée la voir en décembre, mais j’ai mis deux mois à sortir l’article, et l’expo était, il me semble, déjà terminée, lorsque je l’ai finalement publié.

Même chose pour mes escapades cinéphiles de 2025, que j’ai présentée en septembre, quand la plupart des événements touchaient à leur terme.

C’est pourquoi j’étais particulièrement satisfaite de pouvoir me ménager un petit moment à la fin du mois de mai, cette année, pour aller admirer l’exposition consacrée à Marilyn Monroe pour son centième anniversaire.

Découverte, mise à nu, réhabilitation ?

D’une exposition consacrée à Marilyn Monroe, on s’attend à un certain nombre de chose, et de Marilyn Monroe, on a un certaine nombre d’images qui nous viennent, plus ou moins justes, plus ou moins flatteuses.

J’en avais déjà donné quelques-unes pour les soixante ans de sa disparition, lors desquels j’avais glané impressions de lecture, rediffusions, hommages, reportages, adaptation sur Netflix du roman Blonde de Joyce Carol Oates – je n’ai d’ailleurs jamais réussi à aller au bout de cette adaptation, alors que j’avais vraiment adoré le roman.

Est-ce mes autres lectures récentes, est-ce mes influences et mon regard qui a pu évoluer, mais les évocations qui me sont venues durant mes déambulations dans l’exposition sont celles de Tony Curtis sur le tournage de Certains l’aiment chaud (« embrasser Marilyn c’est comme embrasser Hitler ») ou celles d’Hitchcock affirmant que Marilyn avait le sexe affiché sur la figure, et lui préférant une Ingrid Bergman, une Grace Kelly, ou une Kim Novak et une Tippi Hedren qu’il s’amusait à modeler selon son idéal.

C’était ces représentations masculines que j’avais moi-même intégrées au point de préférer (ou de penser préférer ?) à Marilyn justement Grace Kelly ou Audrey Hepburn, comme s’il suffisait de comparer… alors que l’un des premiers livres qui figure depuis des années dans ma bibliothèque sont les Fragments de Marilyn publiés en 2010.

À l’entrée de l’exposition de la Cinémathèque, on voit bien quelles images je pouvais avoir en tête, la robe se soulevant au-dessus de la bouche de métro dans Sept ans de réflexion, Marilyn chantant Happy Birthday à JFK, quelques extraits allant de Certains l’aiment chaud à Comment épouser un millionnaire ? et rien ne me disposait, si ce n’est mes lectures récentes, ne me disposait à en attendre autre chose…

Le contrepied

Lorsqu’on entre dans cette exposition Marilyn Monroe, ce qui accueille le visiteur ce n’est pas l’image de Marilyn au dessus de la bouche de métro – et pourtant tout au long de cette exposition, elle est évidemment omniprésente sur les photos et dans les extraits vidéos.

Ce que l’on voit, c’est la photo des anonymes qui par centaines sont venus ce jour-là assister au tournage de cette scène. Ce que l’on voit en premier, ce n’est donc pas l’image de la star, figée pour l’éternité (allant jusqu’à être statufiée ainsi, si mes souvenirs sont bons, au musée Grévin ou chez Madame Tussaud), mais le regard des spectateurs.

Alors, si c’est à travers l’oeil des spectateurs que l’image de Marilyn s’est construite, cela va nous demander un effort supplémentaire d’aller au-delà de cette image, et c’est ce à quoi nous invite cette exposition, à élargir le prisme et à le démultiplier.

Vous attendiez la star glamour, figée dans la cire, sous l’image de la blonde idiote ou de la bombe sexuelle ? Vous découvrirez la comédienne dans la complexité de son jeu, celle qui a tenté de produire ses propres films.

Vous avez en tête les paroles de Candle in the wind ?

Loneliness was tough
The toughest role you ever played
Hollywood created a superstar
And pain was the price you paid
Even when you died
Oh the press still hounded you
All the papers had to say
Was that Marilyn was found in the nude

Et vous vous promenez au milieu des extraits vidéos de Kim Novak et de Jane Fonda évoquant comment les studios hollywoodiens modelaient les comédiennes, reconstruisant des sourcils et des mâchoires, ici pour accentuer le regard et là pour creuser les joues…

Mais à travers les extraits de films, vous redécouvrez aussi avec quelle intelligence Marilyn a incarné les différentes facettes de cette blonde qu’on voulait nous faire croire uniforme, univoque.

Marilyn Monroe, fragments

Bien-sûr, les photos que j’ai pu prendre de cette exposition correspondent aux souvenirs cinéphiles que j’en gardaient : l’affiche de Eve où d’ailleurs elle n’apparait pas, celle de How to marry a Millionnaire, la scène finale de Certains l’aiment chaud

Mais il y a aussi d’autres images, plus inattendues, plus complexes, qui ont arrêté mon regard :

Et en traversant l’exposition, je me suis aussi arrêtée sur cette archive de presse :

Dans cet article de 1953, elle y dénonçait les comportements toxiques des hommes dans les studios hollywoodiens.

Comme à mon habitude, en sortant de l’exposition, j’ai feuilleté le catalogue et j’ai parcouru les allées de la librairie de la Cinémathèque.

Les catalogues des précédentes expositions n’avaient pas forcément retenu mon attention, mais celui-ci m’a donné envie de prolonger la confrontation avec Marilyn, d’autant plus qu’il proposait lui aussi un portrait sous différents angles.

Le premier angle, celui donné par Florence Tissot, commissaire de l’exposition, plante aussitôt le décor « Célébrer la star, exposer l’actrice », et revient sur l’article « Wolves I have known » que j’ai mentionné plus haut.

Les différents spécialistes qui prennent ensuite la parole décortiquent le mythe, du costume à la coiffure en passant par le jeu de la star.

On y retrouve une analyse comparée avec Brigitte Bardot, la façon elle a été photographiée, de quelle manière elle a incarné la mode sans passer par les maisons de haute couture, l’image qu’a voulu en construire Arthur Miller (un énième loup parmi les loups…)

Ce qui m’a particulièrement intéressée dans ce catalogue, c’est l’article « Marilyn Monroe et le répertoire théâtral : variation sur la showgirl » de Marguerite Chabrol, qui revient sur les tentatives de l’actrice de complexifier le personnage qu’elle incarne à l’écran, j’y ai relevé la citation suivante :

toutes les blondes essaient de ressembler à Marilyn Monroe sauf Marilyn Monroe.

à l’opposé (ou peut-être pas tant que ça) de la phrase que l’on prête à Cary Grant :

« Tout le monde veut être Cary Grant. Même moi, je veux être Cary Grant »

Qui est Marilyn Monroe, l’exposition de la Cinémathèque ne nous l’apprendra pas, elle nous donnera peut-être de quoi enrichir notre regard et déconstruire nos stéréotypes bien ancrés, ce à quoi contribuera également ce catalogue.

À qui appartient Marilyn Monroe ? « Je n’appartiens qu’au public et au monde », dans un dernier article aux accents nostalgiques, Catherine Hulin revient sur la succession de Marilyn, sur ses objets dispersés et aux mains des collectionneurs privés, quand d’autres comédiennes ont pu prendre à temps des dispositions pour que tout ne soit pas disséminé aux quatre vents (c’est le cas d’Audrey Hepburn et de Jeanne Moreau).

Alors oui, on peut regretter cette dissémination, mais ne participe-t-elle pas, elle aussi à la fragmentation du mythe et à sa complexité.

Même décortiquée depuis plusieurs années dans un dictionnaire de A à Z…

… même passée à la moulinette des nombreux documentaires, des séries, des fictions, des romans, des reportages, des chansons (de Elton John à Madonna), des réappropriations (de Debbie Harry à Billie Eilish), c’est dans ces fragments épars, dans ces éclats de kaléidoscope diffractés que le spectateur collectera le mythe.

De mon côté, l’image que je garde avec beaucoup plus de tendresse et de bienveillance que j’avais pu en avoir, et qui me donne davantage envie d’en explorer les différents contours, c’est celle qui nous accueille lorsqu’on arrive à la Cinémathèque et qu’on s’installe à la cafétéria :

Le catalogue et l’exposition offrent cet impératif au spectateur : Décris-moi ta Marilyn, je te dirai qui tu es.

Quelle est donc ma Marilyn ? (ou quelles sont mes Marilyn ?)

Quelle est la vôtre ? (ou quelles sont les vôtres ?)

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