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Octobre 2019 : séances et animations du CDI

Ce mois-ci vous trouverez, comme au mois de septembre, des activités du CDI qui ressortent principalement de l’animation.

En effet, en dehors des visites de découverte du CDI par les classes de seconde, je n’ai pas pu mener d’autres projets.

J’espère qu’au retour des vacances de la Toussaint, avec les nouveaux (nouveaux, nouveaux, nouveaux) emplois du temps, nous pourrons organiser quelques séances avec les collègues de Français, SNT et EMC.

Animations

Initiatives individuelles

Nous avons donc compensé le calme lié au faible nombre de séances par l’organisation d’un certain nombre d’expositions thématiques.

Exposition Chine

Ma collègue, actuellement en arrêt maladie, avait réservé une exposition à la bibliothèque départementale de l’Essonne, et qui consistait en des panneaux d’exposition et une malle de livres.

J’ai proposé le visuel suivant lorsque nous avons récupéré l’exposition et présenté les ouvrages, mais je n’ai pas pensé à prendre l’installation en photo.

Nous avons d’ailleurs désinstallé les panneaux plus tôt que prévu car les collègues d’espagnol du lycée souhaitaient consacrer une exposition à la semaine de l’hispanité dans le hall du lycée.

Semaine de l’hispanité

J’ai donc proposé la sélection de ressources suivantes :

Et comme à mon habitude, j’ai proposé la présentation cliquable associée disponible sur le portail E-SIDOC du CDI :

Jacques Chirac

Suite au décès de Jacques Chirac, après quelques hésitations, j’ai installé l’exposition ci-dessous :

Et j’ai proposé sur E-SIDOC une présentation cliquable associée :

Cette exposition est restée en place jusqu’au jour des obsèques.

Exposition Montaigne

Pour faire suite à la sélection thématique sur Baudelaire que j’avais installé en septembre dernier, j’ai poursuivi dans la série des textes imposés de français avec Montaigne, à la demande de plusieurs collègues de lettres.

Voici les deux affiches proposées, la seconde ayant été réalisée par Sandrine Duquenne, professeure documentaliste au lycée Emilie de Breteuil de Montigny-le-Bretonneux :

Et voilà ce que donne l’installation :

Fête de la science

Début octobre, j’ai proposé une mini-sélection autour de la thématique 2019 de la Fête de la science « Raconter la science, imaginer l’avenir », qui associait les ouvrages de science-fiction et les dernières acquisitions sur les 50 ans d’Apollo 11.

Les initiatives de Floriane

Depuis maintenant début septembre, j’ai avec moi Floriane Sallé, professeure documentaliste TZR, qui a suggéré d’installer un certain nombre d’expositions en lien avec l’actualité et le calendrier.

Journée mondiale du sport et coupe du monde de rugby

Elle a ainsi proposé l’installation suivante sur la coupe du monde de rugby (avec un calendrier des matchs à compléter) :

Sélection Jane Austen

Floriane a proposé d’imprimer sur la porte du CDI le calendrier mensuel (Les bas bleus) proposé par MikanKey sur Instagram :

Nous lui avons associé à l’intérieur du CDI la citation et sélection suivantes :

Halloween

Enfin, avant les vacances de la Toussaint, elle a également proposé aux élèves une sélection autour de Halloween, qui a eu beaucoup de succès :

Acquisitions, suivi des abonnements et installations

Comme nous avions la chance qu’il nous reste une bonne somme pour finir le budget, nous avons pu passer plusieurs commandes, trois fin septembre, déjà mise à disposition des élèves, et trois autres la dernière semaine avant les vacances, qui n’est donc pas encore arrivée.

Acquisitions : première fournée

Voici un petit aperçu de ce que nous avons reçu et mis à disposition en septembre :

Floriane m’a également proposé un tableau récapitulatif des mangas disponibles au CDI en format excel.

Suivi des abonnements au CDI

Afin d’avoir une idée claire des abonnements en cours au CDI, et avec l’aide de Sylvie, au service d’intendance, j’ai refait un tableau complet de ce que l’on reçoit, avec numéro d’abonnés, date d’échéance de l’abonnement et contact.

Suite à l’arrêt d’Ecoflash et d’Idées, et sur la suggestion de Floriane, j’ai abonné le CDI au Un et à Pour l’éco. J’ai également négocié avec mon référent numérique pour qu’il donne au CDI ses 01.net une fois qu’il les a lus.

Installation : entrée

Après mes nombreuses réclamations, les tables qui étaient devant l’entrée du CDI et qui servaient à donner des informations aux élèves (flyers orientation et culture) – enfin qui leur servaient principalement à s’assoir – ont été retirées et remplacées par de superbes petites étagères dont je suis très fan :

Installation : valorisation du fonds mangas

Suite aux commandes de mangas, le meuble dédié à ce fonds est en train de déborder.

Nous avons donc décidé d’utiliser un bac à bandes dessinées vides pour stocker les séries. Voici les visuels que j’ai proposés pour illustrer :

Je vous présente les affiches réalisées par Floriane qui indiquent les mangas disponibles au CDI :

Séances de découverte du CDI

Comme je l’indiquais dans l’article précédent, les visites du CDI par les classes de seconde sont pour l’instant les seules séances que j’ai pu organiser.

Pour ces séances, j’ai repris le scénario des deux années précédentes, celui d’Escape CDI.

Je voulais le modifier quelque peu pour le rendre un peu moins linéaire, j’ai donc ajouter une étape à l’escape game sur une suggestion d’Aurélie, ma copine de physique-chimie.

Entre deux ouvrages à trouver, les élèves doivent se rendre sur un ordinateur du CDI, et cliquer sur un Genial.ly affiché sur la page d’accueil d’E-SIDOC : ils doivent ouvrir par équipe un message qui s’auto-détruit pour trouver l’énigme suivante.

  • le PLUS : une étape amusante qui casse la linéarité de l’escape game et donne aux élèves un premier aperçu d’E-SIDOC
  • le MOINS : les messages sont à refaire entre chaque séance et le lien est à vérifier soigneusement

Voici l’image de la présentation sur laquelle ils doivent cliquer, je mettrai le lien derrière dès que toutes les séances se seront déroulées.

Sur les douze classes du lycée, nous en avons pour l’instant rencontrées dix.

Communication

J’en avais déjà parlé le mois dernier, je propose chaque semaine une lettre de diffusion, l’E-INSTANT CDI.

Cette année, j’ai introduit dedans une petite nouveauté en faisant des focus toutes les semaines ou tous les quinze jours sur une thématique particulière et en y associant des ressources.

Voici les thématiques déjà traitées :

  • fin septembre : un focus sur l’année des mathématiques, la fête de la science et la dernière lettre Edu_Num mathématiques.
  • le 10 octobre : un focus sur le Cybermois avec la lettre Edu_Num ressources n°6 qui revient sur le CRCN, PIX, le GAR et les dernières nouveautés d’éduthèque
  • le 18 octobre : un focus numérique sur le fact-checking avec les outils proposés par Outils Tice et deux articles de la Revue des médias.

Inauguration des locaux parisiens de C&F éditions

Enfin, pour terminer cet article, voici un petit état des réunions, formations, et autres rencontres professionnelles auxquelles j’ai assisté en octobre :

  • 1er et 7 octobre : formation de formateurs à Marly-Le-Roi
  • 11 octobre : réunion nationale des référents TraAM documentation

Le 5 octobre, je suis allée au 28 rue de Lagny à Paris assister à l’inauguration des locaux parisiens de C&F éditions.

J’ai pu rencontrer Hervé Le Crosnier, Olivier Ertzscheid, Stéphane Bortzmeyer, Anne Cordier, et j’ai pu revoir Bérengère Stassin, Valérie Scholtès et Elodie Gautier.

Un beau moment que même une migraine ne m’aurait pas fait rater !

Enfin, j’ai profité de quelques moments libres pour ajouter plusieurs articles sur #LudoDOC :

Voilà pour ces activités d’octobre !

Je vous souhaite des vacances sereines et reposantes et vous dis à bientôt sur Cinéphiledoc !

Rêves, philosophie et cinéma

Pour ce compte-rendu d’octobre, j’ai décidé d’évoquer des territoires familiers et pourtant étranges, des sujets déjà abordés, effleurés, mais que je n’avais pas approfondis, et comme l’indique le titre, qui s’y prêtent tout à fait, à savoir le rêve et la philosophie (cette dernière de façon un peu moins poussée) au cinéma.

Reprendre une habitude

Le premier des territoires familiers que j’aborde n’est cependant ni celui du rêve, ni celui de la philosophie, mais un territoire éditorial : celui d’Akileos et de sa collection, BFI : Les classiques du cinéma.

Cette petite collection d’ouvrages, chacun consacré à un film, et qui compte à présent 16 volumes, a fait des émules depuis son apparition, avec le premier consacré à Alien en 2016, en passant par Shining, Le Parrain, Blade Runner, Rio Bravo (mon préféré), ou encore Star Wars.

Territoires familiers mais étranges – inquiétante étrangeté – chaque volume est l’oeuvre d’un auteur, avec son style et sa personnalité, ce qui donne des analyses parfois très factuelles, parfois très oniriques, sans qu’il y ait cependant de ma part de critique cachée pour les unes ou pour les autres.

J’ai donc commencé très studieusement cette collection en 2016, au fil des parutions et des traductions. Le dernier volume que j’avais ajouté à ma bibliothèque était celui consacré à L’Exorciste (volume 12). J’ai ensuite fait une petite pause, jusqu’à apercevoir la couverture du numéro 16, celui consacré à Matrix.

Voilà pour le titre : rêves, philosophie et cinéma.

Premiers souvenirs de Matrix

Avant d’évoquer ce fameux numéro 16, j’aimerais revenir quelques instants sur mes premiers souvenirs de Matrix, ce qui me permettra, comme à mon habitude, de passer allègrement du livre qui m’intéresse à quelques autres petits sujets.

Matrix est sorti au cinéma en 1999. J’avais 13 ans en 1999… c’est dire si j’étais en plein dans ma période Leonardo di Caprio, Titanic, etc (à trois ans près, je sais, mais j’ai l’admiration tenace).

C’est dire également si j’étais loin d’un cinéma comme Matrix. À vrai dire, j’étais encore loin d’un cinéma tout court, puisque mon intérêt pour le cinéma a commencé à dépasser les plans de Leonardo vers ma période lycée.

2000 : je commence une période Russell Crowe (Gladiator, tout ça, tout ça…) je suis encore dedans, même si le bonhomme me fait moins fantasmer à l’heure actuelle qu’en général romain ou qu’en capitaine blond dans Master and Commander.

2001 : combo Le Seigneur des anneaux, Harry Potter et Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain. Vous remarquez que je commence enfin à suivre l’actualité… et Matrix dans tout ça ? Patience.

Je saute quelques années, et j’atterris entre 2004-2006 où la première personne qui me parle de Matrix est mon prof de philo (celui de terminale ? celui de khâgne ? je ne sais plus).

Et ce qu’il me dit, c’est que Matrix est une parfaite relecture du mythe de la caverne de Platon. Vais-je voir le film pour autant, je ne sais plus, peut-être le premier…

Je me souviens que Matrix a fait partie pour moi d’un vaste plan de rattrapage culturel à partir de 2008, et où j’ai décidé de revoir les films de « ma génération » que je n’avais pas pu voir à leur sortie : y figuraient pêle-mêle Terminator, Star Wars, Retour vers le futur et, côté français, La Cité de la peur. J’avais du pain sur la planche !

Mais toujours m’est restée cette petite phrase entendue en cours de philo : Matrix comme relecture parfaite du mythe de la caverne de Platon. Comme quoi, il suffit d’une petite phrase apprise à l’école au bon moment et par la bonne personne pour vous donner envie d’en savoir plus.

C’est cette même petite phrase qui m’a poussée vers le volume 16 des éditions Akiléos. Je voulais retrouver Matrix.

Une vision personnelle

Comme je l’indiquais un peu plus haut, chaque volume de cette collection est l’oeuvre d’un auteur qui va proposer sa vision personnelle du film.

C’est donc Joshua Clover qui nous propose, dans ce volume 16, sa vision de Matrix, vision écrite en 2004 et traduite pour le lecteur français en février 2019.

Si j’insiste tant sur cette spécificité de l’auteur, c’est parce que le volume sur Rio Bravo (par exemple) ne va absolument pas être pensé comme celui sur Les Sept samouraïs et celui sur Blade Runner ne ressemblera en aucun point à celui sur Matrix, bien que j’ai tenté, avec ces quatre exemples, de rapprocher des films qui pourraient être, disons de connivences.

Qui est Joshua Clover ? Un auteur de poésie, nous dit la quatrième de couverture, professeur de poésie et de poétique à l’Université de Californie à Davis.

Sa lecture, même photographies issues du film à l’appui, ne ressemblera donc en aucun cas à une analyse plan par plan.

Rêver de Matrix, écrire sur Matrix

Après une introduction qui évoquent quelques exemples de films abordant la frontière entre illusion et réalité, Joshua Clover joue sur les aspects contradictoires de Matrix et organise cette lecture en quatre temps :

  1. Numérique positif
  2. Numérique négatif
  3. Spectacle positif
  4. Spectacle négatif

Le tout réfléchit à la façon dont l’aspect du film offre au spectateur une image en contradiction avec sa vision des choses. Matrix est une prouesse technique et un succès commercial qui remet en cause l’univers numérique et le bonheur factice qu’offre le divertissement…

Je résume à gros traits le propos de l’auteur, car je dois avouer que son écriture quelque peu vertigineuse (poétique), non dénuée d’ironie par endroit, m’a parfois quelque peu perdue. J’avais constamment le sentiment d’être d’accord avec lui (quoique) mais de ne pas l’être pour des raisons évidentes.

Pour simplifier, la façon dont Joshua Clover parle de Matrix, qu’elle soit politique, philosophique, économique, qu’elle aborde l’industrie cinématographique, la relation de l’être humain au travail, ou les progrès technologiques de la société, n’est en aucun cas inexacte, mais elle est sinueuse.

J’ai passé toute ma lecture à hocher la tête en gromelant « Oui bien-sûr, mais pourquoi ne pas le dire plus simplement ? »

Joshua Clover m’a donné envie de revoir Matrix, mais presque par esprit de contradiction. Il indique souvent que lire Matrix de manière philosophique, c’est rester à la surface.

Par esprit de contradiction, je décide de continuer à rêver de la relation entre illusion et réalité, parce que j’ai toujours affectionné la façon dont les soeurs Wachowski représentent le monde, le rêve, l’illusion, les sens et notre éveil à une nouvelle conscience, que ce soit dans Matrix ou dans Sense8.

Rêver, philosopher, temps et espace, passé et futur : tout en un

Il y a deux univers cinématographiques et télévisuelles qui me fascinent : celui des soeurs Wachowski, avec Matrix, Cloud Atlas et Sense8, et celui de Christopher Nolan avec Inception et Interstellar.

Deux manières, justement, d’embrasser l’univers, le réel et l’illusion, l’individu et l’universel, le temps et l’espace, le passé et le futur, avec le vertige à chaque fois que procurent leurs inventions visuelles : Matrix et sa matrice, Sense8 et ses différentes personnalités qui se rejoignent et se complètent, Inception et le labyrinthe du rêve, Interstellar et le tourbillon de l’espace-temps.

Deux univers, deux virtuosités uniques et dont j’attend impatiemment chaque nouvelle manifestation.

Pour conclure sur rêves et cinéma, je reprend quelques mots d’un article que j’avais publié en 2016, et qui était consacré aux rêves dans les séries télévisées :

Vertigo d’Hitchcock, les films de Buster Keaton et de Chaplin, Chantons sous la pluie (…) Brigadoon, curieux film où deux Américains découvrent un village qui n’existe qu’un jour par siècle… La Maison du Dr Edwardes d’Hitchcock, La Femme au portrait, un magnifique film de Fritz Lang (peut-être mon préféré à ce jour), (…) Matrix et surtout Inception, entre autres, tous ces films où le rêve est tour à tour trompe-l’œil et réalité alternative.

Voici les quelques films que j’y avais évoqués, et voici les deux vidéos que je leur avais associées : un top 10

et un numéro de Blow Up :

Et pour ceux qui veulent rester sur un terrain moins onirique, plus philosophique, voici quelques titres :

  • Cinéphilo, d’Olivier Pourriol
  • Philosophie en séries, de Thibaud de Saint-Maurice
  • Game of Thrones : une métaphysique des meurtres, de Marianne Chaillan
  • Harry Potter à l’école de la philosophie, de Marianne Chaillan

Avec tout cela, rêvez bien, philosophez bien, replongez-vous dans des films qui embrassent l’univers, et à bientôt sur Cinéphiledoc !

Septembre 2019 : séances et animations du CDI

Pour cet article de rentrée, je vais tenter de rester la plus neutre et optimiste possible – et je dois dire que cela va être compliqué, tant cette rentrée a été éprouvante !

Avant de me concentrer sur les choses essentiellement positives, je n’aurai qu’à évoquer en quelques mots clefs ce qui a été de longue haleine : emplois du temps, pronote, spécialités, réforme, trajets, poste, proxy, sessions élèves, Twitter au CDI, manuels numériques et ordinateurs, GAR…

Je souhaite garder avec ce site un espace de sérénité : je prends donc tous ces mots clefs et les fait passer par la fenêtre, et je passe directement à mes activités de la fin août et de début septembre.

Se (re)présenter

D’abord un petit quelque chose qui peut paraître futile : cela fait 3 ans que mon casier en salle des profs est très sobre. La plupart de mes collègues ont une photo (ce qui peut être utile vu le nombre de profs au lycée).

J’ai donc décidé cette année de voir les choses en grand et j’ai fait cette petite présentation qui est désormais scotchée sur mon casier, et je n’en suis pas peu fière :

Elle rencontre d’ailleurs un certain succès auprès de mes collègues qui me disent notamment : enfin on sait quand tu es là.

Expositions organisées au CDI : recyclage

Pour ce début d’année, j’ai recyclé deux expositions déjà proposées en fin d’année dernière :

  • mon exposition sur les 500 ans de la disparition de Léonard de Vinci

avec le visuel associé, dont la version cliquable est disponible sur E-SIDOC

  • mon exposition sur les 50 ans du premier homme sur la Lune

même chose, un visuel associé et cliquable, également disponible sur E-SIDOC

Expositions organisées au CDI : nouveautés

J’ai proposé pour ce début d’année plusieurs autres sélections de ressources : l’une rassemblant écritures au féminin et lutte contre le racisme

En effet, je voulais faire à l’origine un focus sur Toni Morrison, mais je n’avais que trois de ses livres, donc j’ai élargi quelque peu la thématique, mais j’ai tout de même associé à l’exposition un visuel avec citation :

l’autre sélection est en lien avec le nouvel enseignement de Sciences du numérique et technologie, et j’y ai rassemblé mes dernières acquisitions sur le codage, les réseaux sociaux, etc.

Le mois avançant, j’ai installé d’autres expositions : celle sur les journées du patrimoines

Depuis quasiment la rentrée, la collègue avec qui je suis en double poste est en arrêt maladie. J’ai donc accueilli au CDI depuis le 10 septembre Floriane Sallé, TZR néo-titulaire, et nous avons installé, dans le cadre dans le cadre du sommet du 25 septembre et de l’agenda 2030 les cubes et les affiches proposées par l’ENSSIB, l’IFLA et Raphaëlle Bats ainsi que diverses ressources sur le développement durable.

J’en profite pour remercier Floriane, qui a accompli en quelques jours un travail incroyable en ajoutant des codes barres sur les rayons poésie et romans.

Valorisation du fonds littérature

Pour poursuivre les valorisations ponctuelles du fonds en littérature, j’ai eu l’idée de proposer des sélections sur les œuvres imposées du programme de français en première.

Pour ces sélections, je vais travailler à nouveau avec ma comparse Sandrine Duquenne, avec laquelle j’avais travaillé il y a quelques années sur des valorisations via des affiches avec QR-codes.

Au lycée, j’ai constaté que mes collègues de français commençaient par la poésie et, pour certains, par Baudelaire. C’est donc avec lui que je commence.

Pour chaque exposition : une affiche avec QR-codes, une citation et une sélection de ressources.

Les affiches :

Les ressources :

Autres actions au CDI

Pour cette rentrée, j’ai proposé d’autres actions qui ont un petit peu transformé l’espace :

  • pour le rayon jeux quelques ajouts : 3 rubik’s cubes (et j’ai déjà recruté l’élève de seconde qui passe son temps à les refaire, ce qui me rend bien service !), le jeu de sept familles de l’informatique de l’INRIA – j’ai la chance d’avoir eu 3 exemplaires par ma copine profdoc Bénédicte Langlois et un exemplaire par ma copine de physique-chimie Aurélie Marié
  • pour le rayon histoire-géo, ça faisait un moment que je cherchais un globe terrestre, que j’ai finalement trouvé à Maisons du monde (en anglais mais les collègues m’ont dit que ce n’était pas grave, entre autres parce que nous avons des sections européennes au lycée)

Préparation de séances

Entre la réforme du lycée (au moment où j’écris cette partie de l’article, le 20 septembre, les emplois du temps des élèves et des enseignants ne sont toujours pas stabilisés) et les tests de positionnement des élèves de seconde, je n’ai pour l’instant pu faire aucune séance avec élèves, que ce soit en classe entière ou en demi groupe.

J’ai pu préparé deux types de séances :

  • les visites des classes de seconde
  • la partie « Réseaux sociaux » du programme de SNT, sur laquelle j’ai travaillé avec un collègue de Physique chimie et pour laquelle, a priori, je verrai normalement 9 classes de seconde sur 12

De ces séances, je parlerai en temps utile, et surtout quand j’aurai pu les mener !

Au 27 septembre, j’ai enfin vu mes deux premières classes de seconde !

Gestion et communication

Il restait une certaine somme début septembre au budget du CDI, nous avons donc pu passer 4 commandes.

Outre ces commandes, et le travail mené par Floriane dans les rayons fiction, j’ai été associée au dossier des manuels numériques, j’ai donc récupéré la casquette de responsable d’affectation dans le GAR.

J’ai beaucoup échangé avec ma gestionnaire sur la question, et j’ai commencé, en collaboration avec les collègues de disciplines, à attribuer des licences.

Le 19 septembre, j’ai finalement envoyé un mail à l’ensemble des professeurs, avec le petit guide d’utilisation suivant, réalisé sur Genial.ly :

Merci à mes copines de SVT et Physique Chimie, Sylvie Buisson et Aurélie Marié, pour leur aide dans la réalisation de cette présentation.

Je compte bien pouvoir dès l’an prochain impliquer d’autres collègues afin qu’ils soient eux aussi ajoutés comme responsables d’affectation.

Pour les nouveaux collègues et les anciens, j’ai proposé l’affiche suivante, qui est imprimée en A3 et se trouve désormais en salle des profs :

Concernant la communication, outre les informations sur le casier et l’affiche ci-dessus, j’ai repris ma lettre de diffusion hebdomadaire.

Voici un exemple de mail adressé aux enseignants avec les informations principales de la semaine :

Bonjour à tous,

Voici l’E-INSTANT CDI n°4 de l’année 2019-2020 pour la semaine du 30 septembre au 5 octobre.

Pour rappel :

– adresse personnalisée pour faire vos demandes de spécimens auprès du GIDEC :

https://gidec-gecri.fr/IdProf/

– petit aide-mémoire pour les manuels numériques au lycée :

suivre le lien

E-INSTANT CDI n°4

Au menu cette semaine :

– au CDI : exposition consacrée à la coupe du monde de rugby ; sélection de ressources (Ve République, président de la République) faisant suite à la disparition de Jacques Chirac. Sélection de ressources sur Baudelaire. Ressources sur la Chine en consultation sur place.

– côté éducation : focus sur l’année des mathématiques, la fête de la science et la dernière lettre Edu_Num mathématiques. Webdocumentaire sur les inégalités.

– côté culture : Plon publie un roman inédit de Françoise Sagan ; Nota Bene propose une vidéo sur l’explorateur Pytheas ; Et tout le monde s’en fout vous aide à gérer votre stress.

– côté numérique : Framasoft annonce la fermeture de plusieurs de ses services et explique pourquoi ; Outils Tice propose un outil pour visionner et partager des vidéos et 5 outils pour créer des QR-codes.

À découvrir ici, avec d’autres infos :

https://create.piktochart.com/output/15886286-e-instant-cdi

Et à retrouver sur e-sidoc, dans l’onglet « équipe éducative », avec quelques anciens numéros :

http://0911346u.esidoc.fr/rubrique/view/id/43

Vous pouvez retrouver toutes les ressources des numéros précédents (2018-2019) :

https://docs.google.com/document/d/1oCdtsdq_Thw1URGINYsOoCOAR2xwgo3Dz8QC6TOxt3I/edit?usp=sharing

Et les ressources 2019-2020 qui seront ajoutées au fur à mesure sur ce document :

https://docs.google.com/document/d/1ztu69Wt2VXFxwm8PK3ifYvuFdA-dqlOizq8G3mlXES0/edit?usp=sharing

Bon courage à tous et bonne fin de semaine,

Ce que je n’ai pas eu le temps de faire…

  • Préparer des séances en EMC
  • Refaire l’escape game « Sciences au CDI » avec les collègues de SVT et de physique chimie
  • Refaire des sessions jeux pour les profs
  • Relancer le compte Twitter du CDI
  • Et d’autres choses que j’ai en préparation…

Petit retour sur #LudoDOC

Enfin je termine cet article par un petit retour rapide sur la deuxième édition de l’événement associé #LudoDOC à #Ludovia16, qui a eu lieu du 19 au 23 août dernier.

Bien que nous ayons eu moins d’inscrits que l’an dernier, et donc moins de moyens, nous avons réussi à être assez visibles et nous sommes plutôt satisfaites de cette édition.

Cette année, nous avons notamment eu :

  • un concours de bookfaces
  • des interventions de profs docs
  • une conférence sur les trolls de Stéphanie de Vanssay
  • une journée thématique avec des jeux qui a très bien marché (comme les bookfaces)

Nous avons surtout gagné le prix coup de cœur des blogueurs de Ludovia, ce qui nous a vraiment fait plaisir !

Toutes les actions, interviews, interventions, productions sont (et seront) à retrouver sur le site et le compte Twitter : nous avons commencé à les publier dès la fin août mais vous pourrez retrouver des articles jusqu’à la fin octobre.

Évidemment, vue la charge de travail suscitée par la rentrée et nos impératifs respectifs, nous n’avons pas pu encore échanger et préparer l’édition suivante, mais nous vous tiendrons au courant de la suite.

D’ici là, bon courage à tous et à bientôt sur Cinéphiledoc !

Moyen Âge en séries

Pour ce premier compte-rendu de lecture de rentrée, j’ai décidé de vous parler de deux de mes lectures de vacances, ainsi que de quelques autres livres que j’avais déjà évoqués.

Histoire, Moyen-Âge, cinéma et idées de lecture

Les habitués de mes articles savent que j’apprécie depuis longtemps les films et séries historiques. Voici un petit retour sur quelques lectures :

  • L’histoire fait son cinéma en 100 films

L’histoire fait son cinéma en 100 films, de Guillaume Evin, est paru en avril 2013, aux éditions de la Martinière, et est préfacé par le réalisateur Costa-Gavras, auteur d’un certain nombre de films historiques, tels que Z, L’Aveu ou encore, plus récemment, Amen.

  • Napoléon : l’épopée en 1000 films

Hervé Dumont a consacré en 2015 à Napoléon Ier un splendide pavé, paru aux éditions Ides et Calendes, Napoléon : l’épopée en 1000 films, et préfacé par Jean Tulard.

Il est également l’auteur de la merveilleuse encyclopédie en ligne du film historique : c’est un trésor ! Si histoire et cinéma vous passionnent, ne tardez plus : allez y flâner !

Enfin il a publié en octobre, dans la même veine que l’ouvrage sur Napoléon, un ouvrage sur Les Chevaliers de la Table Ronde à l’écran, aux éditions Tredaniel, un ouvrage que j’ai eu toutes les peines du monde à résister à acheter.

  • Le Moyen âge au cinéma

Le très beau livre de François Amy de la Bretèque, Le Moyen-âge au cinéma,  revient notamment sur le film Les Vikings, avec Kirk Douglas, mais aussi sur l’un de mes films scandinaves préférés : Le Septième sceau de Bergman.

  • Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes

Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes, de Ioanis Deroide est paru en 2017 aux éditions Vendémiaire, une de mes maisons d’édition préférées, ce qui se confirme encore aujourd’hui avec cet article, puisqu’il est l’occasion d’aborder de nouveau une de leurs publications.

À présent, passons à ces deux lectures qui ont en commun séries télévisées et Moyen Âge.

Kaamelott, la qualité à la française

Lorsque je me désespère devant les fleurons des séries françaises et devant leur incroyable qualité scénaristique – mon ironie est-elle palpable ? – des choses aussi informes que Plus belle la vie et Un si grand soleil très récemment, je me raccroche à quelques contre-exemples : Un village français, Dix pour cent, Le Bureau des légendes

Et puis je me souviens que Kaamelott existe.

S’il y a bien un ovni télévisuel dont on peut s’enorgueillir, c’est Kaamelott.

Et encore, on a beau jeu de s’enorgueillir de quelque chose dont on n’est absolument pas responsable et dont cependant, on continue imperturbablement à guetter la suite…

Et pour comprendre l’importance de cette série, il suffit de lire cet article publié en juillet dans The Independent :

https://www.independent.co.uk/arts-entertainment/tv/features/kaamelott-french-tv-show-king-arthur-legend-spoof-monty-python-holy-grail-a8978456.html

Kaamelott est une série dont je ne me lasse absolument pas, que je peux revoir à tout moment, que je connais pratiquement par coeur, dont j’utilise au moins 2 gifs par jour.

Enfin, c’est avec fierté que je garde en favori sur mon ordinateur un générateur de citations de Kaamelott, à utiliser en toute circonstance :

https://kaamelott-soundboard.2ec0b4.fr

Kaamelott et les éditions Vendémiaire

En 2014 est paru aux éditions Vendémiaire un premier ouvrage « scientifique » se penchant sur Kaamelott : Kaamelott ou la quête du savoir, de Nicolas Truffinet.

Régulièrement cette maison d’édition surprend par des publications de qualité, dernièrement un Dictionnaire de fantasy, paru en octobre 2018 sous la direction d’Anne Besson.

En avril 2018, cette fois-ci, c’est Kaamelott : Un livre d’histoire, qui est paru, sous la direction de Florian Besson et Justine Breton.

Ce livre des plus réjouissants est issu d’un colloque organisé en mars 2017 à l’université Paris Sorbonne – en lisant ce livre, je me suis souvenue d’avoir effectivement vu passer dans ma veille l’annonce de ce colloque et j’avais bien regretté de ne pas pouvoir y assister…

Chaque chapitre est l’oeuvre d’un ou de plusieurs auteurs, chacun d’entre eux est présenté à la fin : on y retrouve naturellement des historiens mais aussi des chercheurs en littérature, en sociologie, en musique, en sciences de l’information et de la communication, ou encore en histoire de l’art.

Après une introduction et une première partie consacrée au langage (qui traite aussi bien de la construction narrative de Kaamelott, du burlesque, de la parole, de la figure héroïque, de la parodie, du vocabulaire des chercheurs, du bestiaire ou de la représentation du monde), on plonge directement dans la représentation de la société et des personnages arthuriens.

On y retrouve des analyses du pouvoir, de la justice, de la royauté, de la magie et des dragons.

Survient ensuite la troisième partie – la plus réussie selon moi : « Mélanges des temps ». On y retrouve une analyse en trois parties de la représentation de l’empire romain dans la série, des chapitres sur les vikings, sur les jeux, puis mes chapitres préférés :

  • « Festins à la cour du roi Arthur »
  • « Arts et artistes à la cour du roi Arthur »
  • « Quand les chevaliers se mettent à chanter »
  • et enfin, « Kaamelott et les mondes de la fantasy », un chapitre écrit par David Peyron, auteur il y a quelques années d’un superbe ouvrage consacré à la Culture Geek.

Bref, l’ouvrage est un indispensable pour tout fan de Kaamelott et qui aimerait bien « être considéré en tant que tel ».

Game of Thrones, de l’histoire universelle à l’histoire médiévale

L’an dernier, un auteur, Cédric Delaunay, professeur agrégé d’histoire à Tours, s’est attelé aux influences historiques de George R R Martin et a publié Game of Thrones : de l’Histoire à la série, en septembre 2018, chez Nouveau monde éditions.

J’ai eu l’occasion de revenir plusieurs fois sur la qualité de cet ouvrage, l’un des premiers à se pencher sur ce qui m’intéressait tout particulièrement dans cette série.

En 2019, Cédric Delaunay a d’ailleurs collaboré avec le YouTubeur Nota Bene et proposé une série de vidéos revenant sur les aspects historiques de Game of Thrones, au moment où la huitième saison de la série était diffusée.

Et c’est également à ce moment là qu’est paru la traduction d’un livre fabuleux qui allait approfondir à merveille l’ouvrage de Cédric Delaunay.

Ou pour ressortir ma casquette de prof doc voilà l’angle qui peut être pris : on pourrait classer le premier ouvrage, paru en septembre 2018 dans le rayon 907-909 de la bibliothèque (étude historique, histoire universelle).

L’ouvrage paru en mai 2019 dans sa traduction française et qui nous intéresse aujourd’hui sera lui rangé dans le rayon 909.1 (si l’on décide de le laisser dans la partie histoire universelle) ou bien 940.1 si l’on décide de se concentrer sur un angle de vue exclusivement européen. C’est vous qui voyez.

Game of Thrones et le Moyen Âge

Bref, ce livre, c’est celui de Carolyne Larrington, Winter is coming : les racines médiévales de Game of Thrones.

Dire que l’on pourrait le classer dans le rayon Histoire n’est pas tout à fait exact. Certes, le livre est fidèle à son sous-titre, et il vous embarque dans les racines médiévales de Game of Thrones dès les premières lignes et les premières pages, qui évoquent, comme on peut s’y attendre, la Guerre des deux roses.

Mais prolongez quelque peu la lecture, et relisez la courte biographie de l’auteur sur la quatrième de couverture : « spécialiste des contes et légendes, de la tradition arthurienne et des sagas nordiques ».

Vous déciderez alors peut-être de replacer le livre dans le rayon 800, en 830.1 éventuellement.

Lorsque l’on parcourt ce texte, ce ne sont pas les références historiques qui prédominent, même s’y côtoient les croisades, la Guerre de cent ans, Venise, ou encore la civilisation mongole et Gengis Khan.

Ce dont l’auteure aime le plus nous parler – et ce qu’on apprend le plus à apprécier au fil des pages, ce sont les valeurs et les représentations propres à la société occidentale médiévale, et bien entendu la littérature.

On y croise des mythes nordiques et germanique, Odin et Thor, Siegfried, une foule de figures arthuriennes, la Chanson de Roland, et la référence de prédilection de l’auteure : Geoffroy Chaucer et ses Contes de Canterbury.

Enfin, elle revient sur bon nombre d’aspects historiques et sociaux qui ont inspiré Game of Thrones : citons pêle-mêle la lèpre et la peste, les mercenaires et les eunuques, les religions, le mur d’Hadrien, les révoltes d’esclaves, ainsi qu’une formidable partie consacrée au jeu d’échecs.

Le livre de Cédric Delaunay se lisait comme un guide de voyage à travers les pays et les époques. Le livre de Carolyne Larrington se lit comme un roman dans le roman de George R R Martin.

Les deux sont indispensables à quiconque souhaite approfondir la connaissance de son Monde connu.

Hors-série 2 : Lady Agatha, du roman policier à la science-fiction

Pour ce second hors-série, j’ai décidé cet été de vous faire un très large (et non exhaustif) tour d’horizon consacré à Agatha Christie.

Pourquoi pas Christie ?

Pour parodier le titre français d’un de ses romans, Pourquoi pas Evans ?, voici quelques-unes des raisons qui m’ont poussée à écrire cet article, où il sera beaucoup questions de crimes (évidemment), de voyages, d’archéologie, de médecine, de maison, de héros, de films, de séries télévisées et… plus curieux, de science-fiction.

Mais n’allons pas trop vite ! Voici mes mobiles :

  1. cet article fait pendant à celui sur Daphné du Maurier, publié le mois dernier : je mets ainsi à l’honneur l’autre grande dame de la littérature anglaise du vingtième siècle – on pourrait objecter en me citant Virginia Woolf, mais je ne la connais pas aussi bien…
  2. vive la littérature anglaise, tout simplement
  3. comme l’indique mon teasing ci-dessus, cela me permet de vous faire découvrir ou redécouvrir tout un univers qui va des romans aux séries télévisées en passant par le cinéma, et j’en passe
  4. comme pour Daphné du Maurier, c’est l’occasion de visiter (virtuellement) quelques lieux, en attendant peut-être de les voir en vrai !

Commençons ce tour d’horizon par ce qu’on connaît le mieux d’Agatha Christie.

Les romans

J’ai encore le souvenir quand j’étais petite (enfin je devais être au collège) de mes premiers romans policiers d’Agatha Christie. Je revois d’abord un bon lot de livres, déniché dans une brocante, la plupart assez défraichis – ce qui est normal pour des livres d’occasion – et quasiment tous dans les éditions du Masque, vous savez ces couvertures jaunes si caractéristiques !

Ensuite, un peu plus tard, j’ai le souvenir d’une autre collection : Hachette avait sorti toute une sélection des oeuvres d’Agatha Christie, son nom s’étalant en gros tout en haut de la première de couverture, le titre en rouge, une illustration, et le tout sur fond noir. C’était le genre de collection qui sort dans les kiosques presse et qui vous entraine assez loin, lorsque vous décidez de la compléter…

De ce point de vue là, j’ai été relativement raisonnable (pour une fois) et je n’ai pris que les ouvrages soit qui étaient importants à mes yeux, soit que je souhaitais absolument découvrir.

Aussi bien compte-t-on dix petits nègres (ou dix petits indiens), aussi bien voici dix oeuvres d’Agatha Christie qui ont compté pour moi (et je vais faire un compte-à-rebours jusqu’à parvenir non pas à L’Heure zéro, mais au roman qui m’a laissé le souvenir le plus marquant) :

10. Le Miroir se brisa : avec Miss Marple et tout un univers cinématographique sur lequel je reviendrai ;

9. Le Vallon, avec Hercule Poirot. Je me souviens d’un bon nombre de fous-rires à sa lecture, notamment provoqués par le personnage de Gerda Christow ;

8. Un cadavre dans la bibliothèque, avec Miss Marple. Parce qu’une lectrice chevronnée et une future prof doc ne pouvait pas passer à côté d’un titre pareil.

7. Cinq petits cochons : avec Hercule Poirot. Je pense que c’est l’une des histoires les plus émouvantes parmi les romans policiers.

6. Le Meurtre de Roger Ackroyd : avec Hercule Poirot. L’un des premiers, et diablement bien ficelé.

5. Les Vacances d’Hercule Poirot. Parce qu’on finit par se dire que c’est tout de même incroyable qu’à chaque fois que ces détectives vont quelque part, ça tourne mal…

4. Mort sur le Nil. Et d’ailleurs, même en Égypte il se passe des trucs !

3. Le Noël d’Hercule Poirot. Et on ne peut même pas passer des fêtes de fin d’années tranquilles.

2. Dix petits nègres. Parce que c’est de la virtuosité pure et simple ! Un régal frissonnant du début à la fin, avec cette comptine qui tourne en boucle et que j’insère ici en version anglaise :

Ten little nigger boys went out to dine

One choked his little self, and then there were nine.

Nine little nigger boys sat up very late
One overslept himself, and then there were eight.

Eight little nigger boys traveling in Devon
One said he’d stay there, and then there were seven.

Seven little nigger boys chopping up sticks
One chopped himself in half, and then there were six.

Six little nigger boys playing with a hive
A bumble-bee stung one, and then there were five.

Five little nigger boys going in for law
One got in chancery, and then there were four.

Four little nigger boys going out to sea
A red herring swallowed one, and then there were three.

Three little nigger boys walking in the zoo
A big bear hugged one, and then there were two.

Two little nigger boys sitting in the sun
One got frizzled up, and then there was one.

One little nigger boys living all alone
He went and hanged himself and then there were none.

Et en premier, en tout premier, mon préféré, sans aucune surprise, celui que j’ai lu et relu : Le Crime de l’Orient-Express.

D’abord pour l’intrigue, après pour Poirot, ensuite pour ce dessin qui l’accompagnait et me fascinait :

et pour ses deux adaptations cinématographiques sur lesquelles je reviendrai.

Agatha Christie est surnommée « la reine du crime » et ce n’est vraiment pas un titre usurpé. J’ai apprécié ces intrigues et cette virtuosité qui n’est cependant pas restreinte à son domaine de prédilection, on va en reparler.

Agatha au cinéma et en séries TV

Parler des oeuvres d’Agatha Christie, c’est bien-sûr avoir en tête toute une galerie de personnages, à commencer par ses deux principaux : Hercule Poirot, ce petit belge moustachu et égocentrique, qui ne cesse de la ramener avec ses petites cellules grises, et Miss Marple, dont tout le monde se demande si elle ne pourrait pas se mêler de ses affaires.

Je pourrais presque dire que je connais mieux les adaptations que les romans originaux, même si je suis loin d’en avoir fait le tour.

Petite sélection chronologique :

Cinéma, saison 1

1945 : Dix petits Indiens (And Then There Were None), film américain réalisé par René Clair. Je n’ai vu ce film qu’une fois, il y a très longtemps, mais je trouvais l’idée de cette adaptation incroyable et il m’a marquée pour le seul souvenir d’avoir vu Judith Anderson (la Mrs Danvers de Rebecca, dont j’ai parlé le mois dernier) dans l’un des rôles.

1974 : Le Crime de l’Orient-Express de Sidney Lumet. De loin l’une de mes adaptations préférées avec un casting de rêve : Sean Connery, Lauren Bacall, Ingrid Bergman, Jean-Pierre Cassel, Anthony Perkins, John Gielgud et Albert Finney dans le rôle d’Hercule Poirot. On savoure Lauren Bacall en diva excentrique, Sean Connery en sanguin romantique et Ingrid Bergman en bigote insupportable. Albert Finney a un peu plus de mal à me convaincre mais c’est parce que j’ai trop l’habitude de David Suchet.

1978 et 1982 : Mort sur le Nil et Meurtre au soleil, les deux Poirot avec Peter Ustinov (même commentaire que pour Albert Finney). Même chose, casting soigné, mais pas forcément inoubliable.

1979 : Le Miroir se brisa : même chose, casting de rêve. Elizabeth Taylor, Kim Novak, Tony Curtis, et Angela Lansbury dans le rôle de Miss Marple. Ce qui m’avait amusée surtout, c’est justement Angela Lansbury, que je connaissais pour son rôle d’auteure de polars enquêtrice dans Arabesque (Murder, she wrote) : en gros une Agatha Christie qui résout des crimes !

Séries : intermède

1989-2013 !!! Le must du must : Hercule Poirot, avec David Suchet, qui a si bien incarné Hercule Poirot qu’il savait combien le détective belge prenait de sucres dans son thé. J’adore les personnages secondaires : Hastings, Japp, Miss Lemon, et je ne me lasse d’aucune rediffusion, même après l’avoir vu 50 fois.

2004-2013 : Miss Marple. J’ai un peu plus de mal, parce que j’accroche beaucoup moins avec ce personnage et j’ai une préférence pour sa deuxième « incarnation » (qui est en fait sa troisième, puisqu’avant la série sur Hercule Poirot, il y a eu une autre série, très prisée par les Britanniques, donnant vie à Miss Marple) : Julia McKenzie

2009-à maintenant : Les Petits meurtres d’Agatha Christie. Juste NON ! Jamais compris cette série, ni ce qu’elle pouvait apporter. J’esquive la moindre bande-annonce. Sans moi, merci, au revoir !

Cinéma, saison 2

2004 : Mon Petit doigt m’a dit, de Pascal Thomas. Formidable, avec Catherine Frot et André Dussolier qui incarnent Prudence et Bélisaire Beresford (Tommy et Tuppence chez Agatha). Quand j’ai découvert ce film, j’en ai profité pour lire le roman dont il était issu directement en anglais. Je connais le film par coeur, comme son petit frère d’ailleurs…

2008 : Le Crime est notre affaire. On prend les mêmes et on fait mieux. Très drôle, tout aussi fou, et aussi bien mémorisé (« Le léopard tacheté »). Par contre on oublie le dernier qui est complètement raté.

2007 : L’Heure zéro, de Pascal Thomas toujours. Je m’autorise ce petit écart chronologique pour ne pas séparer les deux films avec le duo Beresford. Petite tendresse pour ce film avec plein de bons acteurs et qui a été (pour quelques scènes) tourné au lycée Michelet de Vanves quand j’y faisais ma khâgne. J’y reconnais toujours la cour, les escaliers intérieurs, les couloirs et une salle de classe, avec le souvenir d’avoir croisé des jeunes filles en uniformes… mais pas longtemps, j’avais un devoir surveillé de 5h en français qui m’attendait (les joies de la prépa !)

2017 : Le Crime de l’Orient-Express de Kenneth Brannagh. L’heureuse surprise. Ayant adoré la version de 1974, je m’attendais à détester celle-ci. Finalement… ça passe.

Voilà pour ce tour d’horizon en images, mais je suis loin d’en avoir fini avec Agatha, poursuivons notre voyage.

Agatha par Agatha

Pour construire cet article, je me suis appuyée non seulement sur mes souvenirs de lecture des romans policiers de la reine du crime, mais aussi sur deux autres ouvrages.

Le premier est une évidence : qui mieux qu’Agatha Christie pour parler d’Agatha Christie ? Et pourtant la situation est plus complexe qu’il n’y paraît… même s’il s’agit d’une étape incontournable à tout amateur de cette auteure.

Une Autobiographie a été conçu et rédigé entre 1950 et 1965, publié pour la première fois en anglais en 1977, deux ans après le décès d’Agatha Christie, et elle n’a été publiée en France qu’en 2002, comme de juste aux éditions du Masque.

Sur la couverture de la réédition dans laquelle je l’ai lue – 1ère publication 2007, huitième réédition 2018 – on y voit la signature caractéristique (suivie du signe ®) et un portrait d’Agatha Christie datant, d’après la robe, des années 1920 ou 1930.

Sa lecture m’a fascinée, d’abord parce que, comme je le disais plus haut, son talent s’y révèle d’une manière incroyable. Cette autobiographie est une entreprise littéraire maîtrisée d’un bout à (presque) l’autre. La préface française prévient qu’elle est « prémédité[e] comme un meurtre ». Son parcours n’est pas exactement chronologique, elle n’y raconte que ce qu’elle choisit de raconter et prévient, d’emblée :

Je suis censée m’atteler à un roman policier, mais, succombant à la tentation naturelle de l’écrivain d’écrire tout sauf ce dont il est convenu, me voilà prise du désir inattendu de rédiger mon autobiographie.

On dévore ce texte de plus de 900 pages parce qu’on y découvre les personnalités multiples de la femme, les facettes innombrables de sa vie, et on y suit la construction d’un monument littéraire et textuel.

Le début a des accents proustiens dans cette construction kaléidoscopique, dans son amour des lieux passés et dans ses réflexions sur la mémoire :

Nous ne connaissons jamais le moi tout entier, mais nous avons parfois brièvement, par éclairs, une vision du vrai moi. Je crois pour ma part que nos souvenirs représentent ces moments qui, si insignifiants qu’ils puissent paraître, sont les plus révélateurs de notre personnalité profonde et de la réalité de ce que nous sommes.

Il nous restitue l’enfance heureuse à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle, d’une petite fille qui s’invente déjà des histoires, se crée des personnages, parle parfois toute seule (habitude qu’elle gardera en tant qu’écrivain) et met un certain temps à toucher du doigt sa vocation littéraire.

Le lecteur suit ensuite l’évolution en tant que femme, et la progression de l’écrivain, les deux étant indubitablement liés : le premier mariage avec celui qui lui donnera – et laissera – son nom de famille, la première guerre mondiale, pendant laquelle elle officie en tant qu’infirmière puis assistante-chimiste dans la pharmacie d’un hôpital, ce qui lui donnera une connaissance précieuse sur les drogues et les poisons.

Elle restitue ensuite l’écriture du premier roman, La Mystérieuse affaire de Styles, dans lequel apparaît un personnage bien connu :

…je me décidai pour un détective belge. […] Il serait très méticuleux, très ordonné […]. Il serait très intelligent. Il ferait travailler ses petites cellules grises : c’était là une bonne phrase à retenir. […] Quoi qu’il en soit, Hercule Poirot sonnait bien…

La suite est peut-être moins haletante, on y retrouve des considérations sur la vie, des réflexions sur certains sujets, le surf (elle est l’une des premières anglaises à le pratiquer), la gourmandise, le divorce avec Archibald Christie, l’écriture toujours – elle revient en particulier sur l’apparition de Miss Marple, les pièces de théâtre qu’elle adore écrire et la rédaction des Dix Petits nègres -, les voyages, la rencontre avec son deuxième époux, Max Mallowan, l’archéologie, les fouilles, l’amour des lieux et des maisons, la seconde guerre mondiale (durant laquelle elle est préparatrice en pharmacie dans un hôpital de Londres), la vieillesse enfin.

Une autobiographie est une oeuvre qui permet de bien connaître son auteur, mais est-ce la meilleure manière ? Ce n’est pas si évident, l’écriture est exigeante, sélective et capricieuse. Car il y a au moins un événement de la vie d’Agatha Christie sur lequel elle ne s’attarde pas, et c’est aussi cette raison qui a déterminé ma deuxième lecture.

Apparition… disparition

Le 3 décembre 1926 survient donc l’événement, pour lequel on aurait pu utiliser un peu précocement le titre d’Hitchcock : A lady vanishes (Une femme disparaît).

Suite au décès de sa mère et à l’annonce de son mari, qui lui fait part de son intention de divorcer, Agatha Christie disparaît.

Le lendemain, la police retrouve sa voiture, abandonnée près de l’étang de Silent Pool. La presse britannique s’empare alors de l’affaire : suicide d’une femme délaissée, meurtre commandité par son époux ou coup de pub d’une romancière voulant renforcer le succès de ses livres ?

Elle est retrouvée douze jours plus tard dans le Swan Hydropathic Hotel, hôtel de la station balnéaire d’Harrogate, où elle s’était inscrite sous le nom de la maîtresse de son mari. Elle prétendra avoir perdu la mémoire et ne s’expliquera jamais sur cette disparition.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, vous pouvez aller consulter les archives de presse présentes sur le site Retronews.

Pour ma part, c’est ce qui m’a incité à lire la biographie publiée très récemment par Marie-Hélène Baylac aux éditions Perrin.

La biographie d’Agatha

Cette biographie, qui a été publiée en avril 2019 aux éditions Perrin, ne se distingue pas tout à fait, dans ses premiers chapitres, de l’autobiographie.

Certes, l’une de ses originalités est de s’ouvrir avec l’annonce de la mort d’Hercule Poirot en 1975, un an avant celle d’Agatha Christie. En effet, autre détail amusant de la vie de la romancière, la mort de son personnage clef avait été annoncée dans les journaux :

Dans cette biographie, passées ces premières pages, on retrouve les premières décennies de la vie de la romancière, peut-être un peu mieux ordonnées que dans l’autobiographie – elle avait indiqué ne pas se fier à la chronologie – mais les deux ouvrages fonctionnent véritablement en échos.

Puis vient le chapitre de la disparition, et contrairement à Agatha qui l’élude en beauté, ne lui accordant pas un seul mot, Marie-Hélène Baylac lui consacre trois chapitres, le premier revenant sur la disparition en elle-même, le second sur la façon dont la romancière est réapparue, le troisième tentant, sinon d’expliquer, du moins de comprendre.

Les autres qualités de l’ouvrage sont de s’attarder aussi sur le « laboratoire » d’écriture d’Agatha Christie, dans un chapitre passionnant « La patronne cogite » mais aussi d’évoquer l’empire Agatha Christie et les dernières années de sa vie.

Pour revenir à cette histoire de disparition, il y a bien une explication logique, et tout à fait plausible…

Agatha en héroïne de Science-fiction

Dans le 7e épisode de la saison 4 de Doctor Who, le Docteur, incarné par David Tennant, et Donna Noble rencontrent Agatha Christie précisément le jour de sa disparition.

Ils mènent l’enquête avec elle sur une série de meurtres, dont l’auteur, univers de Doctor Who oblige, est de race extraterrestre.

Comme dans chaque épisode de Doctor Who, cette série télévisée qui fait date dans le paysage audiovisuel britannique, le spectateur se voit proposer un voyage spatio-temporel, et si l’intrigue est tout à fait délirante, les scénaristes s’amusent à convoquer les références à la période historique qu’ils évoquent, comme en témoigne cette liste trouvée sur l’article de Wikipédia consacré à l’épisode :

L’épisode est évidemment bourré de références aux romans d’Agatha Christie, et Russell T Davies et Gareth Roberts se sont amusés à insérer le plus possible de titres de ses romans dans les dialogues, mais ceux-ci ne sont évidemment visibles que si l’on connaît les titres originaux. On trouve donc les titres Why Didn’t They Ask Evans (Pourquoi pas Evans ?) ; Towards Zero (L’Heure Zéro) ; Un cadavre dans la bibliothèque ; The Secret Adversary (L’adversaire secret, renommé en français Mr Brown) ; N ou M ; Nemesis ; Le Chat et les Pigeons ; Dead Man’s Folly (« La folie du mort », renommé en français Poirot joue le jeu) ; Jeux de glaces ; Rendez-vous avec la mort ; Cartes sur table ; Sparkling Cyanide (Le Cyanure brillant, renommé en français Meurtre au champagne) ; La Nuit qui ne finit pas ; La Maison biscornue ; The Moving Finger (Le doigt tendu, renommé en français La Plume empoisonnée) ; Le Flux et le Reflux ; Death Comes as the End (La mort vient toujours à la fin renommé en français La mort n’est pas une fin) ; Le Crime de l’Orient-Express et The Murder at the Vicarage (Le Crime du Presbytère, renommé en français L’Affaire Protheroe).

Il y a de plus une scène coupée où le Docteur se fait appeler L’Homme au complet marron.

À cela il faut ajouter l’idée et le nom de Miss Marple suggérés par Donna, et l’utilisation par Agatha Christie de l’expression « utiliser ses petites cellules grises ».

À la fin de l’épisode, le Docteur montre à Donna un roman d’Agatha Christie Death in the Clouds (renommé en français La Mort dans les nuages) où on voit l’alien attaquer un avion sur la couverture.

Ce n’est pas mon épisode préféré de Doctor Who – je préfère évidemment Silence in the library, ainsi que tous les épisodes où apparaît le personnage de River Song (je vous laisse en apprendre davantage sur cette série si le coeur vous en dit) – mais je le revois tout de même toujours avec plaisir.

Et ce n’est pas la seule fois où Agatha Christie devient malgré elle une héroïne de science-fiction.

Dans l’un de mes livres de science-fiction préféré, Blitz, de Connie Willis, elle est présente à la fois comme référence et comme personnage.

Petit résumé de cette intrigue fabuleuse, et incroyablement bien écrite :

Oxford, 2060. L’Université retrouve son fourmillement d’antan et ses historiens sont sur le pied de guerre. Michael Davies se prépare pour étudier Pearl Harbor, Merope Ward quant à elle tente de survivre face à une horde d’enfants évacués tandis que Polly Churchill se prépare à entrer en plein cœur du Blitz. Car oui, désormais, être historien est un métier à haut risque. Être historien c’est aller observer l’histoire, littéralement… Tous trois projetés au début de la seconde guerre mondiale, l’un sur la côte, l’autre à Backbury et enfin la troisième au cœur de Londres, ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour observer l’histoire, ses héros, ses soldats, ses victimes aussi… Jusqu’à ce que le drame se produise : ils ne peuvent pas rentrer chez eux et restent bloqués en 1940…

Dans ce roman, on lit donc Agatha Christie – puisque c’est une période très prolifique de sa vie en tant qu’auteure – et on y croise Agatha Christie qui officie comme préparatrice de pharmacie au University College Hospital.

Cela me donnerait bien envie d’ailleurs de relire ce livre, ainsi que les autres romans de Connie Willis… mais nous arrivons presqu’au terme de notre voyage !

Jouer et se promener avec Agatha

Pour conclure ce qui va être l’un de mes plus longs articles depuis que ce blog existe, voici quelques références, quelques liens pour jouer, vous promener et vous amuser avec Agatha.

Pour commencer je ne résiste pas à l’envie de vous proposer ici le parcours Crime Scene que j’avais réalisé il y a deux ans avec Sandrine Duquenne, et où vous pouvez retrouver quelques infos sur Agatha Christie, Hercule Poirot, et autres références du roman policier :

J’ai parcouru le site officiel mentionné sur Wikipédia, c’est un site plutôt sympa où vagabonder…

https://www.agathachristie.com/

Enfin, pour se promener en vrai, on pourrait hésiter entre les différents lieux où ont vécu l’auteure et ses personnages (mais limitons-nous tout de même à l’Angleterre) : Londres, Torquay (bien que la maison d’enfance, Ashfield, a été détruite depuis longtemps), Greenway Estate et Wallingford.

By Rod Allday, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8397126

Un jour, c’est sûr, j’irai à Greenway. En attendant, je vous souhaite une belle fin d’été et vous dis à bientôt, sur Cinéphiledoc !

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