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Une année Tolkien ?

En février dernier, sur le fil et quelques jours avant la fin de l’événement, je suis allée avec Sandrine Duquenne découvrir l’exposition de la Bibliothèque nationale de France consacrée à Tolkien.

Cela m’a donné envie de faire un petit point sur ce blog sur l’exposition en elle-même, et sur quelques ouvrages qui abordent l’univers ô combien foisonnant de cet auteur.

L’exposition de la BnF

Du 22 octobre 2019 au 16 février 2020, la BnF proposait une exposition d’envergure dédiée à l’œuvre Tolkien, avec 300 pièces exposées : de nombreux manuscrits et dessins originaux de Tolkien étaient présentés.

Parallèlement, une sélection de pièces d’exception issues pour la plupart des collections de la BnF fournissait un contexte pour cette création artistique et littéraire, on y retrouvait principalement des textes, des gravures et des tapisseries, le tout organisé de manière assez grandiose.

Cette exposition avait été annoncées plusieurs mois auparavant – à l’été 2019 il me semble – et elle était attendue avec impatience.

La BnF a bénéficié du soutien du troisième fils de Tolkien, Christopher, qui a grandement contribué à l’édition et à la diffusion de l’oeuvre de son père, et qui est malheureusement décédé le 16 janvier dernier.

Elle a également abondamment communiqué autour de cette exposition, en lançant notamment un site de référence dédié à la fantasy :

https://fantasy.bnf.fr/

Sur son site, à la présentation de l’exposition étaient associés plusieurs documents et ressources, notamment cette frise chronologique de la Terre du Milieu, qui a aussi été relayée sur le compte Twitter de la Bibliothèque nationale de France.

CHRONOLOGIE_Tolkien_EXE_BD

Bref, il n’est pas étonnant que cette exposition ait battu des records de fréquentation, de par sa richesse et de par la communication, d’une qualité incontestable, de la BnF.

Évidemment, la petite ombre au tableau reste que les photographies n’étaient pas autorisées pendant la visite, ce n’est donc pas par ce biais-là que le visiteur pouvait conserver un souvenir de cette plongée dans l’univers de Tolkien.

Trois lectures

  • Trésors de Tolkien, Catherine McIlwaine

Le livre le plus à même de restituer l’atmosphère de cette exposition et de donner un aperçu relativement exhaustif des pièces exposées, c’est l’ouvrage Trésors de Tolkien, de Catherine McIlwaine, publié en octobre 2018 chez Christian Bourgeois, et traduit de l’anglais par Vincent Ferré, le spécialiste français de Tolkien.

Ce petit livre, où les illustrations prédominent, présente les pièces maîtresses des archives de Tolkien, qui étaient conservées à la Bibliothèque Bodleian d’Oxford et qui ont été prêtées pour l’exposition à la BnF.

On y retrouve les illustrations réalisées par Tolkien pour le Silmarillion, le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, des cartes, des alphabets, des manuscrits ou tapuscrits de ses différentes oeuvres, des documents plus personnels (photographies, extraits de carnets) et ses fameuses cartes de Noël – en effet, à chaque Noël il adressait une carte à ses enfants en se faisant passer pour le Père Noël.

Mes préférés ? Les cartes du Silmarillion, la maquette de jaquette du Hobbit, les lettres de feu, et toute la partie consacrée aux carte de la Terre du Milieu.

  • Tolkien et les sciences

Le deuxième livre sur lequel je voulais revenir, c’est Tolkien et les sciences, un ouvrage dirigé par Roland Lehoucq (déjà fréquenté sur ce blog pour ses ouvrages de vulgarisation autour de la science-fiction et de Star Wars), Loïc Mangin et Jean-Sébastien Steyer, et publié aux éditions Belin en octobre 2019.

C’est un livre dont la lecture m’a bien occupée entre janvier et février 2020 (avec un pic de lecture entre le 20 et le 22 février.

L’ouvrage est un pavé assez passionnant, et qui, loin de se cloisonner aux domaines strictement scientifiques, fait aussi la part belle aux sciences humaines : sociologie, philosophie, économie, politique – évidemment linguistique pour Tolkien.

Il est composé de six parties, la première étant dédiée à ces sciences humaines qui permettent la construction d’un monde. Suivent des chapitres traitant du rapport de Tolkien au temps et à l’histoire, des études de l’environnement et des milieux. Enfin, les deux dernières grandes parties s’intéressent aux personnages et au bestiaire de Tolkien.

L’ouvrage remplit parfaitement sa mission de vulgarisation scientifique et nous permet de nous intéresser, tantôt à la géologie et au climat, tantôt à la chimie, tantôt à la paléontologie…

Mes chapitres préférés ? Ceux consacrés au climat, aux questionnements sur la composition chimique de l’Anneau unique, sur la médecine, celui qui s’intéresse de près aux pieds poilus des hobbits, celui qui étudie l’évolution des peuples de la Terre du Milieu, mais aussi le chapitre consacré aux dragons. Le tout avec tableaux, schémas, et arbres phylogénétiques à l’appui.

  • Atlas illustré de Tolkien, David Day

Enfin le dernier ouvrage est le petit Atlas illustré de Tolkien, de David Day, publié en février 2020 chez Hachette Heroes.

Bien que ce livre n’ait pas été réalisé sous licence ou approuvé par les héritiers de Tolkien ou le Tolkien Estate, comme cela est précisé dès la page de titre, son approche est assez originale.

Il propose de nombreuses chronologies par tableaux, ainsi que plusieurs cartes, et plus que d’être un atlas, il fait justement la recension chronologique des événements de la Terre du Milieu, depuis la création d’Arda jusqu’au départ des porteurs d’Anneaux pour les Terres immortelles.

Pour chaque chapitres sont ainsi proposées des cartes, des généalogies et des chronologies, et c’est cela, bien plus que les illustrations et le textes, qui a retenu mon attention.

Autres références

À ces lectures récentes s’ajoutent évidemment quelques autres références que peut consulter l’amateur ou le spécialiste plus ou moins chevronné de Tolkien.

La première d’entre elles est bien-sûr le Dictionnaire Tolkien, plusieurs fois réédité et dirigé par Vincent Ferré, spécialiste déjà mentionné plus haut et faisant autorité dans ce domaine. Son ampleur est à la mesure du gigantisme de l’oeuvre à laquelle il est dédié : 60 contributeurs, 350 notices, et près de 550 pages.

Édité initialement aux éditions du CNRS, il a été réédité en septembre 2019 aux éditions Bragelonne.

Tolkien : l’encyclopédie illustrée est un autre travail réalisé par David Day (cité plus haut pour son atlas illustré) : 500 entrées alphabétiques et qui traite de tous les aspects de la Terre du Milieu :  l’histoire, la géographie, les peuples, la faune et la flore, les protagonistes. Des cartes, des arbres généalogiques, des tableaux chronologiques, illustrés de dessins originaux permettent de situer aisément événements et personnages. L’ouvrage est lui aussi paru chez Hachette Heroes en octobre 2017.

Plus ancien mais non moins indispensable, le travail de d’Édouard Kloczko, malheureusement difficile désormais à trouver à un prix abordable, L’Encyclopédie des elfes, qui permet d’aborder cet aspect de l’univers de Tolkien, avec toute sa richesse linguistique, et qui avait été publié en 2007 aux éditions du Pré aux clercs.

Enfin voici quelques titres dont j’ai déjà parlé sur ce blog et qui permettent d’élargir encore un peu plus le champ de vision :

Je ne crois pas avoir oublié un incontournable, mais si néanmoins c’était le cas, je l’ajouterai ci-dessus…

Voir, revoir, lire, relire…

Cette plongée dans l’univers de J.R.R. Tolkien m’a donné envie de pousser la curiosité un peu plus loin, notamment de revoir les films de Peter Jackson (même si les puristes n’y voient pas des adaptations fidèles du Seigneur des Anneaux, et à plus forte raison du Hobbit), et plus particulièrement le Seigneur des Anneaux, même si je commence à le connaître par coeur…

J’ai eu aussi envie de voir le biopic sur Tolkien sorti en 2019 et qui m’est passé sous le nez, là encore c’est la curiosité qui me pousse car le film est passé quelque peu inaperçu et ne semble pas avoir fait l’unanimité, ni parmi les critiques, ni parmi les héritiers de Tolkien.

Enfin, l’un de mes projets pour la fin de l’année 2020, après avoir passé toute la période de juillet 2019 à juin 2020 à lire l’ensemble des Hercule Poirot d’Agatha Christie, sera de me replonger, lentement mais sûrement, dans la lecture du Seigneur des Anneaux. J’imagine qu’entre deux autres lectures et vue la densité de l’oeuvre, cela occupera merveilleusement une partie de mon année 2020-2021, à l’issue de quoi je me lancerai dans un autre projet de lecture : les pièces historiques de Shakespeare.

D’ici là, je vous souhaite de belles échappées littéraires à vous aussi, et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

Mars 2020 : séances et animations du CDI

Voici un article un peu particulier, avec les activités menées entre le 24 février et le 20 mars.

J’ai bien conscience qu’il y aura un avant – télétravail et un après – télétravail, mais je me dis tout de même que toutes les actions préparées fin février ou au début du mois de mars ne sont pas perdues et pourront être réutilisées l’an prochain.

2 événements prévus

Pour le mois de mars, j’avais deux événements sur lesquels je m’étais plus particulièrement engagée : une journée des maths au lycée, « Einstein fête les maths », organisée avec mes collègues de maths, Marie et Christophe.

  • Einstein fête les maths

C’était un événement que nous préparions depuis le début de l’année, motivés par nos échanges, notamment sur Twitter, autour de la vulgarisation scientifique et des jeux.

Étaient prévus notamment des conférences et des ateliers, une installation d’exposition devant le CDI, une mise à disposition de ressources dans le CDI ainsi qu’une incitation à découvrir (ou redécouvrir) le fonds de jeux, que je me préparais à enrichir pour l’occasion (la commande était passée).

La semaine du 6 mars, nous avions donc commencé à tout installer et à communiquer sur cette journée.

J’avais trouvé une exposition téléchargeable en PDF, « Voyages en mathématiques », que la secrétaire du lycée, Isabelle, avait accepté de m’imprimer en A3 couleurs, j’avais aussi installé une sélection maths au CDI.

Pour l’occasion, j’avais également proposé à mes collègues un E-INSTANT CDI spécial maths :

Nous étions donc fin prêts pour fêter les maths le 19 mars… nous serons fin prêts pour les fêter à nouveau l’an prochain, et encore mieux !

  • Semaine de la presse

Comme tous les ans, je commence à préparer ma semaine de la presse au moment des inscriptions, en janvier. J’envoie à ce moment un premier mail sur la liste de diffusion du lycée (vous pourrez retrouver le détail de ce mail dans l’article de janvier).

Au retour des vacances de février, je prépare la semaine avec un peu plus d’assiduité, une deuxième communication, avec là encore un E-INSTANT CDI dédié :

Je surveille les demandes des collègues, je guette les codes d’accès du CLEMI, j’attends les colis avec les périodiques.

Cette année, j’avais dans l’idée de proposer quelque chose de très visuel aux élèves, et j’avais été influencée en cela par la lecture de la thèse de Bénédicte Langlois en décembre sur l’éducation à l’image.

Je mets ici le lien vers la thèse de Bénédicte : http://www.theses.fr/s82018

Bref, j’avais envie de proposer quelque chose qui à la fois réponde au thème de la SPME de cette année, « L’information sans frontières ? » et fasse honneur à la photographie d’actualité.

C’est pourquoi, avec Floriane, nous avons proposé l’installation suivante, en utilisant les photographies mises à disposition sur le site de l’AFP :

J’ai reçu le premier carton de périodique le vendredi 13 mars… trop juste pour le mettre à disposition !

Pour maintenir, du moins à distance, cette semaine de la presse, j’ai proposé le 16 mars sur la page d’accueil du portail E-SIDOC la présentation suivante :

J’ai aussi proposé aux enseignants de maintenir des séances à distance en utilisant l’ENT du lycée…

Autres valorisations

Pour cette fin février – début mars, voici les actions que nous avons mises en place.

  • Nouveautés 

Nous avons reçu 3 cartons de commandes entre fin février et début mars, et nous avons commencé à les mettre en valeur. Il s’agissait principalement de mangas et de bandes-dessinées, mais aussi de quelques romans récents et quelques documentaires, ainsi que des suggestions de romans en VO pour répondre à la demande d’une collègue d’anglais.

  • Mangas. Prix manga Sensei (présentoir roulant)

Floriane a passé une commande de mangas qui a remplacé la sélection proposée en bandes-dessinées pour l’année de la BD :

  • Journée internationale du droit des femmes

Pour « habiller » mon rayon histoire-géo et remplacer l’exposition Saint Valentin, j’ai proposé fin février une sélection autour des femmes dans l’histoire :

Cette exposition fait écho à celle proposée devant le rayon Arts suite au décès de l’illustratrice Claire Bretécher, et qui met à l’honneur les femmes illustratrices

  • Claire Bretécher / Les filles qui dessinent
  • Espionnage James Bond (recyclage expo Espionnage) 

Ces derniers mois, Floriane avait proposé une sélection sur l’espionnage. Nous pensions profiter de la sortie du dernier James Bond au mois d’avril pour recycler cette exposition. La sortie a été décalée, mais nous avons quand même acheté quelques bandes-dessinées…

  • Virginia Woolf

Floriane a proposé d’imprimer sur la porte du CDI le calendrier mensuel (Les bas bleus) proposé par MikanKey sur Instagram, nous en sommes au cinquième mois et après Jane Austen au mois d’octobre et Sagan au mois de novembre, Christine de Pisan pour le mois de décembre et Agatha Christie pour le mois de janvier, la Comtesse de Ségur pour le mois de février, nous en sommes maintenant à Virginia Woolf pour mars.

Voici les deux affiches proposées :

J’ai adoré proposer ces affiches et cette sélection, car même si nous n’avons pas un fonds conséquent sur Virginia Woolf, j’ai élargi la sélection à Londres et à la littérature britannique :

  • Stendhal

Pour remplacer la sélection sur Racine que j’avais installée au mois de janvier, j’ai choisi de poursuivre sur les textes imposés de français, avec une valorisation autour de Stendhal, Le Rouge et le Noir et les témoins du dix-neuvième siècle.

Comme pour Racine, trois affiches :

et une sélection de ressources :

  • Puzzles et jeux

Je l’ai dit, pour préparer la journée « Einstein fête les maths », j’avais commandé de nouveaux jeux. Les élèves ont pu commencer à les découvrir début mars. Le puzzle, quant à lui, n’a pas beaucoup avancé, il restera donc en place pendant un certain temps…

Gestion : travaux en cours

  • nous attendions toujours à la mi-mars le nouveau kiosque ONISEP demandé début février
  • nous étions également en discussion avec ma gestionnaire pour changer le portique antivol du CDI
  • nous avions cependant fini de cataloguer toutes nos nouveautés et pour anticiper les événements de mi-mars, j’avais fait pas mal d’archivage en réserve…

Séances : quelques ébauches…

Avant le 13 mars, voici un petit point sur les projets qui étaient en cours et ceux qui étaient en préparation…

  • HGGSP : sur 3 classes, deux ont lancé leurs rédactions de revues de presse sur l’ENT et leurs passages à l’oral. Les élèves ont déposé des travaux notamment sur l’emballement médiatique en janvier autour de la World War III (un travail superbe), sur le tourisme entre les deux Corée… La troisième classe était sur le point de démarrer.
  • SNT : je devais intervenir dans une classe pour démarrer le travail sur les réseaux sociaux le 17 mars. Pour les 3 autres classes avec lesquelles je suis sensée travailler, les séances devaient avoir lieu un peu plus tard, je croise les doigts.
  • EMC : j’interviens toujours avec mon collègue d’histoire-géo auprès d’une de ses classes de premières. Je lui ai demandé si l’on pouvait adapter les séances au contexte, j’attends son retour.
  • Anglais : j’avais commencé à travailler avec une collègue sur un support pour parler du circuit de l’information et de l’emballement médiatique. Là encore, je vais essayer d’adapter la séance pour du distanciel.

Réunions, formations…

  • les 24 et 25 février, j’ai co-animé avec Émilie Baille notre première session du stage « Jouer au CDI… du jeu de société à l’escape game » à Marly-Le-Roi
  • le 2 mars, j’ai assisté à une réunion de bassin vraiment intéressante sur l’oral au lycée René Cassin d’Arpajon, avec une comédienne comme intervenante
  • les 12 et 13 mars, je devais animer à Lille le séminaire des IAN Documentation à l’École Supérieure de Journalisme, la réunion a été transformée en visio-conférence d’une journée
  • le 13 mars j’ai donc assisté à un conseil pédagogique réuni pour l’organisation de la continuité pédagogique au lycée
  • le 16 mars j’avais une formation de formateurs qui a été annulée

et donc…

Depuis le 14 mars…

Comme à l’origine, notre cheffe d’établissement nous avait indiqué que les cours étaient annulés mais le lycée ouvert au personnel, j’ai proposé la chose suivante :

Comme indiqué dans le mail, j’avais proposé un Genial.ly avec quelques ressources, et qui prenait la forme suivante :

Comme les consignes ont rapidement été modifiées, nous avons adressé, Floriane et moi-même, le message suivant à notre direction :

J’ai donc depuis samedi 14 mars :

  • créé un groupe « Salle des profs Einstein » sur Whatsapp, qui regroupe une quarantaine d’enseignants du lycée. Le groupe est très convivial et animé et je me félicite de cette création, qui m’a été inspirée par ma copine Catherine Besse, profdoc dans le Val d’Oise. J’y poste des ressources, des infos, des conseils de lecture entre autres.

Pourquoi Whatsapp et pas Télégramme ou Signal ? Parce qu’un certain nombre de mes collègues étaient déjà présents sur Whatsapp, tout simplement. Je n’ai absolument pas imposé l’utilisation de ce groupe, j’ai ajouté quelques personnes qui en ont ajouté d’autres.

  • envoyé des mails aux profs avec lesquels j’avais des projets et des séances pour assurer la continuité de ces actions.

Concernant certains projets, j’ai adapté les contenus à des séances à distance en créant des blogs sur l’ENT, et en faisant le suivi de ceux qui existaient déjà, j’ai aussi fait des propositions dont j’attends les retours… Je reviendrai sur l’adaptation de ces séances et sur les autres projets construits durant cette période dans un prochain article.

  • publié une info « semaine de la presse » sur le portail E-SIDOC du CDI
  • avancé avec Floriane dans le bilan d’activités du CDI et travaillé sur l’architecture du nouvel E-SIDOC
  • créé un blog CDI sur l’ENT
  • répondu aux questions de mes collègues sur Whatsapp ou par téléphone pour, entre autres, partager des documents sur l’ENT, créer un blog sur l’ENT, utiliser un Google Form, utiliser les signets sur Twitter, ajouter des flux sur Inoreader…

Mais ce sur quoi je voulais avancer pendant cette période, c’est sur l’évaluation de mes compétences du CRCN dans PIX.

CRCN et PIX

Je reprends les infos publiées sur Éduscol :

Les ministères chargés de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation ont élaboré un cadre de référence des compétences numériques (CRCN), inspiré du cadre européen (DIGCOMP) et valable de l’école primaire à l’université. (…)

Le cadre de référence est entré en vigueur depuis la rentrée scolaire 2019.

Suite à cette entrée en vigueur et à la publication de ressources d’accompagnement sur Éduscol, je me suis dit que cela ne me ferait pas de mal d’aller bidouiller un peu dans PIX, auquel j’ai accès dans mon ENT.

Fin janvier, j’avais dans l’idée de commencer à travailler là-dessus, et quand j’ai vu notamment les documents publiés par Guillaume Allemann sur le site des profs docs de Guyane, l’article de Doc pour Docs et la présentation réalisée par Magali Lesince dans le cadre des TraAM Documentation sur le CRCN, cela a achevé de me convaincre.

Vous trouverez donc ici, à intervalles réguliers, et quand j’aurai le temps de me pencher dessus, ma progression dans PIX.

Pour l’instant j’ai surtout travaillé sur le domaine 1, Information et données, et le domaine 2, Communication et collaboration.

Pour le domaine 1, le plus facile évidemment pour nous en tant que profs docs, c’est la compétence Mener une recherche et une veille d’information, je suis vite arrivée au niveau 5 :


Les compétences Gérer des données, et Traiter des données, sont plus difficiles selon moi, enfin ça n’engage que moi, je ne suis pas une pro des tableurs et pour l’instant j’ai atteint le niveau 3 :

Concernant le niveau 2, pour l’instant j’ai réussi à atteindre le niveau 5 dans deux des quatre compétences : Partager et publier et S’insérer dans le monde numérique.

Il me reste Interagir et Collaborer.

Globalement je trouve la plateforme agréable et intuitive, on se prend vite au jeu et on essaye coûte que coûte de trouver les réponses aux questions, et cela permet de voir assez facilement comment nos séances en EMI peuvent permettre d’évaluer certaines des compétences des élèves. Après, sur certains domaines et certaines compétences, les questions deviennent rapidement assez ardues…

Je vous tiendrai au courant au fur à mesure de ma progression.

D’ici là je vous souhaite bon courage, prenez soin de vous, et à bientôt sur Cinephiledoc !

Robots au cinéma

Ce deuxième compte-rendu de lecture cinéphile est consacré à un ouvrage paru en septembre 2019.

Je le garde sous le coude depuis la fin décembre (comme les articles publiés en janvier et en mars) et je ne l’ai pas publié avant car je souhaitais accorder la primeur à l’ouvrage de Philippe Lombard.

Ce petit livre de 70 pages me permet d’aborder une thématique que je ne crois pas avoir déjà traitée sur ce site, et qui servira d’introduction à mon compte-rendu.

Robots au cinéma

Pour préparer cet article, je me suis demandé, fidèle à mon habitude, si la chaîne Blow Up d’Arte n’aurait pas, par hasard, consacré une vidéo aux robots au cinéma.

J’ai donc commencé l’écriture de ce compte-rendu par une courte recherche sur internet : j’y ai trouvé un article des Inrockuptibles de 2014, accompagné de cette infographie très instructive :

J’ai trouvé aussi le podcast d’une émission de France Culture, « Une petite histoire des robots au cinéma« , publié à l’occasion d’une exposition du Grand Palais qui m’avait échappé, Artistes & Robots.

Après recherche, la vidéo si convoitée de Blow Up était facile à trouver :

J’ai aussi trouvé pléthore de vidéos et d’articles, parmi lesquels celui-ci, de Golem 13 : 100 ans de robots au cinéma en 2 minutes.

Voilà qui allait me donner un bon point de départ pour ce compte-rendu !

Des robots, des robots, des robots : petite sélection personnelle

Parmi toutes ces sources, j’ai cherché à retrouver des souvenirs de robots au cinéma, et j’ai décidé de faire une petite liste de ceux qui m’avaient particulièrement marqué et ce avec une question lancinante dont je n’ai pas la réponse : pourquoi les robots au cinéma, ça marque ?

Voici donc une petite sélection de mes souvenirs robotiques, sans ordre chronologique ou de préférence. J’associe au titre un résumé du film.

  • Metropolis, Fritz Lang (1927)

Ce n’est évidemment pas le premier film que j’ai vu, mais quand je pense à l’histoire du cinéma et que je pense « robot », c’est le premier auquel je pense.

En 2026, Metropolis est une ville dans une société dystopique divisée en un quartier haut, où vivent les familles intellectuelles dirigeantes, dans l’oisiveté, le luxe et le divertissement, et un quartier bas, où les travailleurs font fonctionner la ville et sont opprimés par la classe dirigeante. Un savant fou met au point un androïde à l’apparence féminine, qui exhortera les ouvriers à se rebeller contre le maître de la cité.

C’est surtout le fait de voir le robot à la Cinémathèque qui m’avait donné envie de voir le film la première fois, ça et le fait que le 12 février 2010, la nouvelle version restaurée, de 145 minutes, avait été projetée simultanément à Berlin et sur la chaîne Arte, accompagnée par sa partition musicale d’origine et exécutée en direct par l’orchestre symphonique de la Radio de Berlin. Cela faisait quelque chose de voir un film muet entièrement restauré et avec sa musique jouée en direct.

Au-delà de ça, c’est une histoire vraiment incroyable (surtout dans le contexte de l’époque) et qui, lorsque je l’ai découverte, m’a vraiment rappelé mon deuxième souvenir.

  • Le Roi et l’oiseau, Paul Grimault (1980)

Pour les résumés suivants, je vais être un peu plus succincte, d’autant que Le Roi et l’oiseau n’est pas le film le plus simple à raconter. C’est l’un de mes premiers souvenirs cinématographiques et, comme j’aurai l’occasion d’y revenir, l’un des films qui m’a « faite » en tant que cinéphile.

Disons simplement qu’il s’agit d’une réécriture du conte d’Andersen, La Bergère et le ramoneur, qu’on y trouve une ville haute et une ville basse comme dans Metropolis, mais aussi un oiseau, métaphore du poète, face au roi tyrannique contre qui même un robot, le plus fidèle serviteur, finit par se rebeller.

  • Gandahar, René Laloux (1987)

Poursuivons dans l’animation avec Gandahar, un curieux dessin animé français, que j’avais découvert dans la foulée du Roi et l’oiseau.

Sources : Allociné

Sur la planète Tridan, dans le pays de Gandahar, dirigé par la reine Ambisextra et le Conseil féminin, les humains vivent en harmonie avec la nature, qu’ils ont génétiquement reprogrammée pour subvenir à tous leur besoins. Un jour, des hommes de métal noir commencent à semer la terreur aux frontières de Gandahar, dévastant des villages entiers et progressant peu à peu vers la capitale, Jasper.

  • Le Château ambulant, Hayao Miyazaki (2004)

Terminons du côté de l’animation avec un robot beaucoup moins androïde que les autres, celui du Château ambulant de Miyazaki.

Là encore, je ne me risque pas à faire un résumé de l’intrigue, mais je reste émerveillée par ce château fait de bric et de broc, alimenté par Calcifer, le démon du feu.

  • Star Wars : Dark Vador – 3PO – R2D2 – BB8 (1977-2019)

Ici aussi, point de résumé. Pas de préférence non plus entre la respiration et la voix de James Earl Jones pour Dark Vador, le côté majordome anglais de 3PO, les sons et lumières de R2D2 et le petit dernier (je ne compte pas D-O dans l’épisode IX), BB8.

  • Westworld : série télévisée (2016)

Petite incursion dans l’univers des séries télévisées, cet ovni qu’est Westworld avec Anthony Hopkins dans la saison 1, dont il faudrait que je revois chacun des épisodes pour mieux savourer la suite…

Westworld est un parc d’attractions futuriste recréant différents univers, dont l’univers de l’Ouest américain (Far West) du 19e siècle. Il est peuplé d’androïdes, appelés « hôtes », réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative. Les visiteurs, appelés « invités » peuvent y faire ce qu’ils veulent sans aucune conséquence. Mais à la suite d’une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc devront faire face à plusieurs bugs dans leur comportement.

  • Terminator, James Cameron (1984)

Enfin j’en termine avec, non pas le plus récent ni celui que j’ai vu en dernier, mais celui auquel est consacré l’ouvrage dont je vais vous parler aujourd’hui.

Je ne pense pas avoir besoin de résumer Terminator (quoique, avec les suites et les différents paradoxes de la saga, cela prendrait plusieurs heures), je me contenterai de souligner que dans cette liste, c’est le seul avec Metropolis à vouloir se situer dans un futur humain et à donner une date presque similaire à ce futur : 2026 pour Metropolis, 2029 pour Terminator.

À chaque fois pour les deux films, un robot envoyé pour semer le trouble parmi les humains, l’un envoyé de 2026 en 2026 pour insuffler la révolte, l’autre envoyé de 2029 en 1984 pour tuer dans l’oeuf la révolte des humains sur les machines.

Après ce tour d’horizon, passons à notre livre.

Retour vers le futur du cinéma

Terminator, de Sean French, a été publié en septembre 2019 aux éditions Akileos, et il fait partie de l’une de mes collections fétiches, celle du British Film Institute, ou BFI : Les classiques du cinéma.

Ce petit volume de 70 pages consacré au premier volet de Terminator est particulièrement réussi. Le propos est agréable, accessible.

L’auteur, Sean French, nous invite à nous interroger sur ce qu’est un film culte. En effet, il remarque dans les premières pages de son livre que dans un dictionnaire de David Thomson, A Biographical dictionnary of Film, James Cameron suit directement la réalisatrice Jane Campion. Si cette dernière est considérée comme l’auteur d’un chef d’oeuvre avec La Leçon de piano, Cameron fait l’objet de beaucoup moins d’indulgence.

D’où la question : qu’est-ce qu’un film culte ? Comment un film devient culte ? Et Sean French d’expliquer, en quelques 70 pages pourquoi, justement, Terminator est un film culte.

Son propos est daté de 1996 (son ouvrage n’a été traduit en français qu’en 2019) et cela donne tout son sel au livre : l’auteur l’écrit à une époque où ne sont sortis que deux volets de la saga Terminator, et où James Cameron, tout réalisateur confirmé qu’il est (il a à son actif Aliens sorti en 1986) et tout marqué par cette saga qu’il puisse l’être, n’a pas encore réalisé Titanic, encore moins Avatar.

Avec ce petit livre Terminator, le lecteur se trouve donc presque enfermé dans une faille temporelle où certes, on est sûr de tenir avec ce film un film culte, mais où un après bien connu n’est pas encore advenu. Un chapitre est d’ailleurs consacré aux réactions d’un spectateur qui découvrirait Terminator scène par scène pour la première fois, histoire de rester enfermé confortablement dans cette bulle temporelle cinéphile…

Quant à James Cameron, qui réalise les deux premiers volets de Terminator, qui réalise Aliens, il me fait vraiment penser à son acolyte Ridley Scott – ces deux-là d’ailleurs s’entendent-ils pour tour à tour nous émerveiller et nous décevoir, et d’ailleurs s’entendent-ils tout court ?

Ils parviennent à merveille à bâtir un imaginaire cinématographique révolutionnaire qui nous construit en tant que cinéphiles tout autant qu’ils nous laissent sur notre faim/fin.

Imaginaires cinématographiques

James Cameron et Ridley Scott, ces deux compères-là ont bien fait pour ma cinéphilie, avec beaucoup de plus et quelques moins, même si je suis loin d’avoir épuisée leur filmographie…

J’ai découvert Ridley Scott avec Gladiator et Kingdom of Heaven, j’ai appris après qu’il était le réalisateur de Blade Runner et d’Alien (dont je n’ai vu que les trois premiers de la saga), je n’ai jamais vu Prometheus, j’ai adoré le polémique Robin des bois (parce que Russell Crowe et Cate Blanchett), j’ai boudé Exodus et j’ai retrouvé Ridley Scott avec Seul sur Mars.

Quant à James Cameron, j’avais 11 ans à la sortie de Titanic, donc pour moi, James Cameron c’est Titanic, ensuite Terminator puis Avatar.

Les films de ces deux réalisateurs font partie des films « qui m’ont faite », au même titre que Le Roi et l’oiseau, La Nuit américaine, Cinema Paradiso, Hook… et des dizaines d’autres auxquels je pourrais penser et que j’ai pu oublier, mais des films que l’on voit un nombre incalculable de fois jusqu’à connaître la moindre réplique par coeur.

Ils pourraient tout à fait figurer dans la série proposée par Netflix, et que je recommande aux abonnés : « The Movies That Made Us », une série qui revient, avec un générique irrésistible, sur les coulisses de quelques incontournables : Maman j’ai raté l’avion, Dirty Dancing, SOS Fantômes, Die Hard : Piège de cristal.

Une petite madeleine cinéphile, en somme. Allez-y voir si le coeur vous en dit !

https://www.netflix.com/fr/title/80990849

Bons souvenirs, et à bientôt sur Cinephiledoc !

Février 2020 : séances et animations du CDI

Voici le compte-rendu des activités menées au CDI et en dehors entre le 27 janvier et le 21 février.

Si j’ai choisi de profiter des vacances d’hiver pour publier cet article un peu en décalé par rapport aux vacances de ma zone, c’est à la fois pour équilibrer les articles et pour m’attarder un peu plus sur une petite escapade que j’ai faite entre le 7 et le 14 février.

Valorisation du fonds et animations

Je liste ici, à cheval sur deux mois, les quelques changements dans les expositions installées au CDI.

Depuis le mois de janvier, ce qui est resté :

  • l’exposition Albert Camus, qui était suffisamment conséquente pour ne pas être retirée après seulement deux semaines ;
  • la nuit de la lecture, mise en place avec Floriane, qui est restée installée jusqu’au 3 février
  • la mini-expo Star Wars (de mon côté) et la mini-expo Espions pour Floriane

Les expositions que nous avons progressivement remplacées sont donc : celle sur les années folles (1920-2020), la sélection sur Montesquieu et celle sur Agatha Christie.

Saint Valentin

Pour remplacer les années folles, j’ai installé une exposition Saint Valentin devant le rayon histoire-géo. L’emplacement peut paraître curieux, mais nous avons choisi de laisser la table de l’entrée à disposition pour le printemps des poètes, et le « coin » Camus disponible pour une future sélection.

C’est donc à cet endroit que j’ai proposé une petite affiche Genial.ly (qui n’a pas encore été publiée sur E-SIDOC en raison de la mise à jour du portail) :

et une sélection de documentaires et de fictions, ainsi que le manuel de la série Sex Education, téléchargé en format PDF et imprimé :

À cette sélection, j’ai associé à l’entrée du CDI un mur d’expressions, sur lequel les élèves sont invités à participer… pour l’instant avec beaucoup moins de succès que la série de Netflix !

Sélection Racine

Pour remplacer (enfin) la sélection sur Montesquieu que j’avais installée au mois de décembre – j’avais eu quelques difficultés à trouver des ressources intéressantes – j’ai choisi de poursuivre sur les textes imposés de français, avec une valorisation autour de Racine, Phèdre, la tragédie, le théâtre et le dix-septième siècle.

Cela m’a donné un peu plus d’inspiration tant au niveau de l’enrobage, avec trois affiches :

que des ressources sélectionnées :

Je n’ai pas encore comptabilisé le nombre d’auteurs de français sur lesquels j’ai fait des focus… si je me souviens bien : Baudelaire, Montaigne, Montesquieu et maintenant Racine, j’ai encore de quoi tenir jusqu’à la fin de l’année avec entre autres Hugo, Molière, Beaumarchais, Stendhal ou encore Yourcenar.

Sélection Année de la BD

À l’occasion de l’année de la bande-dessinée, nous avons proposé une petite sélection de classiques et de dernières parutions :

Mini sélection sur les 75 ans de la libération d’Auschwitz

J’avais installé dans le rayon histoire un tout petit coin dédié aux 30 ans de la chute du Mur de Berlin. Comme ce petit espace se fondait vraiment dans le décor, je n’y ai presque plus pensé. Étant donné que je pense faire un gros focus historique au mois de mai-juin sur la seconde guerre mondiale, j’ai juste voulu marquer le coup avec un visuel cliquable (à ajouter, là encore, sur E-SIDOC)

et deux ou trois ressources :

Sélection Comtesse de Ségur

Floriane a proposé d’imprimer sur la porte du CDI le calendrier mensuel (Les bas bleus) proposé par MikanKey sur Instagram, nous en sommes au cinquième mois et après Jane Austen au mois d’octobre et Sagan au mois de novembre, Christine de Pisan pour le mois de décembre et Agatha Christie pour le mois de janvier, nous sommes passées à la Comtesse de Ségur pour le mois de février.

Voici les deux affiches réalisées :

Concernant la sélection thématique, nous n’avions pas beaucoup de documents à proposer aux élèves, nous avons donc élargi la sélection au Paris du dix-neuvième siècle :

D’un puzzle à l’autre…

Le 31 janvier, après presque deux mois d’efforts, les élèves ont enfin réussi à terminer le puzzle sur le Sacre de Napoléon ! Floriane m’ayant proposé de marquer le coup, j’ai pris quelques photos de l’avancée progressive du puzzle :

  • 6 décembre :

  • mi janvier :

  • 30 janvier :

  • 31 janvier :

J’ai réutilisé un visuel de Piktochart pour féliciter les élèves et annoncer le puzzle suivant :

J’ai aussi glané (grâce à @_Doctoctoc sur Twitter) l’idée d’associer au puzzle des documentaires sur ce qu’il représente. Le temps que les élèves savourent le puzzle terminé, je leur ai proposé une petite sélection d’ouvrages :

Quant au nouveau, il a été installé comme promis le mardi 4 février.

Gestion et affichage

  • Visuel BCDI hébergé

Pendant les deux semaines entre l’article du mois de janvier et les vacances, j’ai voulu informer la collègue qui travaille d’habitude avec moi au CDI et qui est en arrêt maladie depuis le mois de septembre, du changement d’hébergement de BCDI.

J’ai donc réalisé sur Canva le visuel suivant :

ceci afin d’expliquer les changements le plus clairement possible.

  • Visuel nouvel E-SIDOC

De la même manière, afin d’inciter les collègues à aller le découvrir, j’ai préparé et affiché en salle des professeurs le visuel suivant sur la nouvelle version d’E-SIDOC, visuel que je leur ai également envoyé par mail dans ma lettre de diffusion hebdomadaire.

  • Surinformation sur la porte du CDI

Je ne pense pas avoir déjà parlé de la porte du CDI, sur laquelle il y a beaucoup de choses affichées, et que les élèves ne lisent pas forcément…

Sur cette photo, on peut voir la porte de droite, mais je peux vous assurer que la porte de gauche était tout autant envahie (un peu comme les papiers au dessus des ordinateurs, pour ceux qui s’en souviennent, que j’ai remplacés par un mémo plastifié à côté de chaque poste élève).

AVANT

Sur la porte de gauche, il y avait donc : les horaires du CDI et une pancarte ouvert / fermé, le règlement du CDI, celui de l’espace jeux, la Dewey, les droits du lecteur, les conditions de prêt et une affiche sur la gratuité dans les musées.

Sur la porte de droite, un tableau blanc sur lequel on indique les fermetures exceptionnelles, l’affiche sur les conditions d’accès en cas d’affluence, des affiches de citations.

Sur le deuxième tableau blanc, accroché au mur, le calendrier mensuel.

APRÈS

Du coup après nettoyage, j’ai refait les affiches sur les conditions de prêt et la gratuité dans les musées pour les rendre plus lisibles :

J’ai retiré les affiches de citations que j’ai transvasées dans les vitrines.

Cela permet de récupérer complètement le premier tableau blanc. Pour le deuxième, j’ai juste laissé une affiche « événement » (celle du puzzle) et le calendrier mensuel proposé par Floriane.

Nous avons également co-réalisé l’affiche ci-dessous, une affiche de présentation générale du CDI :

Séances

Très peu de séances dont je puisse faire le compte-rendu ce mois-ci, à part deux séances d’introduction d’un projet en Histoire-géo géopolitique science politique.

En effet, suite aux épidémies diverses et variées et au blocage des E3C, mes séances ont été reportées à des périodes plus clémentes…

Je vais donc présenter rapidement le projet (non finalisé) de HGGSP.

Il s’agit de faire réaliser aux élèves de cette spécialité une revue de presse sur des sujets d’actualités.

Voici les consignes qui ont été données aux élèves :

Chaque semaine, deux élèves doivent choisir l’un des sujets d’actualité proposés sur le blog par Mme Millo et Mme Filiol. Ils doivent réaliser en 15 jours une revue de presse à présenter à l’oral en classe et à publier sous la forme d’un article de blog.

Qu’est-ce qu’une revue de presse ?

Une revue de presse permet à un journaliste de montrer des articles venant de plusieurs journaux différents.
On peut voir tout de suite l’essentiel de l’information. C’est une sorte de tri de l’important à savoir et donc à retenir.
La présentation à l’oral et sur le blog
​Les deux élèves doivent sélectionner une ou deux sources sur le sujet choisi (presse papier, presse en ligne, vidéos, podcasts, boîte à outil proposée par Mme Filiol) pour constituer leur revue de presse.

La revue de presse doit obligatoirement comporter :

  • une présentation du sujet / localisation
  • contexte ou historique
  • acteurs
  • enjeux
  • sources (expliquer le choix de vos sources et leur intérêt)

La publication sur le blog

Sur l’ENT du lycée, allez dans « applications » puis sur l’outil blog. Cliquez sur le blog « HGGSP Surveiller l’actualité » et ajouter un article (votre revue de presse).

L’oral

Les élèves doivent parler environ 3 minutes chacun maximum.

Les élèves se sont positionnés sur plusieurs sujets : le Brexit, le procès Weinstein, les relations États-Unis / Iran… Je scrute donc d’autant plus l’actualité, et j’enrichis le blog, en attendant que les élèves postent leurs articles, en leur mettant à disposition cette présentation cliquable :

Ou en leur signalant telle ou telle ressources pour les différents sujets traités :

Guyane

Enfin pour conclure avec cet article de février, voici une petite aparté mi-professionnelle mi personnelle sur le séjour que j’ai effectué en Guyane entre le 7 et le 13 février.

À la base, je devais me rendre en Guyane pour un séminaire qui n’a malheureusement pas pu avoir lieu. Perrine, professeure documentaliste avec laquelle j’ai déjà eu l’occasion de travailler (notamment sur un projet mené l’an dernier dont vous trouverez le détail ici) a tout de même accepté de m’accueillir.

J’ai donc passé de très agréables vacances, entrecoupées de temps professionnels, où j’ai pu :

  • co-animer avec Perrine une formation à destination des professeurs documentalistes de lycées notamment sur les nouveaux programmes et enseignements, avec beaucoup de SNT :

  • voir en vrai à quoi ressemble le lycée Léon Gontran Damas de Rémire-Montjoly et le CDI de Perrine :
  • rencontrer (enfin !) l’équipe des TraAM Documentation de Guyane durant une matinée
  • assister au séminaire des IAN de Guyane et y intervenir pour présenter Édubase, la plateforme Lumni et les comptes Twitter disciplinaires @eduscol_…

Je suis revenue avec des images plein la tête et je vous en partage quelques-unes ci-dessous :

Encore un immense merci à Perrine !

Bon dépaysement et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Epic failures cinématographiques

Voici le premier compte-rendu de lecture cinéphile pour l’année 2020, consacré à un ouvrage attendu avec impatience et sorti en novembre 2019.

Epic failure (ou epic fail) est une expression anglaise que j’ai rencontrée pour la première fois dans l’univers des jeux vidéos. Si les dictionnaires en ligne la traduisent par « échec cuisant » ou « échec épique », je lui préfère ma propre traduction avec infinitif, à savoir : « échouer avec classe ».

Et c’est typiquement le propos du livre dont je vais vous parler aujourd’hui que d’évoquer les films qui « échouent avec classe ». Mais avant tout, un petit préambule de présentation, avec quelques digressions, comme d’habitude.

Les films disparus

Comme le dit si justement Ferrand, le metteur en scène incarné par Truffaut dans La Nuit américaine :

Un tournage de film, ça ressemble au trajet d’une diligence au Far-West. D’abord on espère faire un beau voyage, et puis très vite on en vient à se demander si on arrivera à destination.

Je cite de mémoire.

Et effectivement, tous les tournages de films ne sont pas des longs fleuves tranquilles. Il y en a même qui n’arrivent jamais à destination parce qu’ils n’ont jamais pu commencer le voyage.

Ces films avortés ont fait l’objet il y a quelques années d’un livre magnifique, l’un de mes plus beaux souvenirs de lecture sur ce blog. Il s’agit des Plus grands films que vous ne verrez jamais de Simon Braund.

Je reprends en quelques mots la critique que j’avais faite de cet ouvrage en novembre 2013 (pour en retrouver l’intégralité, c’est par ici) :

Pour chaque film, l’ouvrage raconte la genèse du projet, les étapes de mise en route (scénario, casting, négociations d’un budget, constitutions d’archives…), les obstacles et ce qui a entraîné l’arrêt, plus ou moins brutal, du projet.

À la fin de chaque projet, une note sur 10 correspond à la chance – parfois inexistante – que nous avons d’un jour voir sortir ce film. Généralement cette note ne va pas au-delà de 5, même pour les projets les plus récents.

Enfin, les auteurs nous indiquent toujours ce qui a eu lieu «après» pour le réalisateur, les acteurs, les scénaristes, et de quelle manière ce film avorté a pu nourrir leur carrière et la hanter.

J’avais adoré ces différentes histoires d’échecs cuisants, de projets arrêtés puis repris, puis finalement abandonnés définitivement. Il y a sept ans, je déplorais déjà ce Napoléon de Kubrick jamais tourné, et sept ans après, j’attends encore que Spielberg ou Scorsese se décident à lui donner vie, sans doute en vain…

Les films gueule de bois

Il y a donc les films qu’on ne verra jamais, et puis il y a les films qui sont « enfantés dans la douleur ». Ces tournages apocalyptiques, avec des changements de dernières minutes de scénario ou de réalisateur, des caprices de stars, des problèmes financiers, des coupes au montage, bref, ces films qui envoient directement après en cure de sommeil le réalisateur atteint de dépression nerveuse…

C’est pour ces raisons que je parle ici de films « gueule de bois ». Pour ces films-là, je renvoie à « Film wars » l’excellente série en vidéo réalisée par François Theurel, alias le Fossoyeur de films, sur Dailymotion :

Je rajoute ici le lien vers l’ensemble des vidéos de cette série :

https://www.dailymotion.com/playlist/x4nokp

En matière de tournage catastrophique, je vous recommande tout particulièrement l’épisode sur Roar, où un directeur de la photo se fait tout de même scalper par un lion…

Plus récemment, et dans un versant tout aussi comique (si si, je vous assure que les épreuves peuvent être très drôle), vous pouvez regarder la websérie proposée par Première « Une séance presque parfaite », avec aux commandes l’équipe de la chaîne YouTube « Et tout le monde s’en fout » :

http://www.premiere.fr/Cinema/Dossiers/Une-seance-presque-parfaite

C’est aussi sur ce versant comique qu’est construit le livre qui nous intéresse aujourd’hui… un versant comique des Plus grands films que vous ne verrez jamais et un versant « à la française » des Film wars du Fossoyeur.

Philippe Lombard, ça tourne bien !

Comme je l’annonçais en début d’article, j’ai attendu la sortie de l’ouvrage en question avec beaucoup d’impatience, et ce n’est pas la première fois, loin de là, que je parle des livres de cet auteur.

En effet, Philippe Lombard, dont je suis maintenant les publications au même titre que les « à paraître » des éditions Capricci, Sonatine, Akileos… a eu droit à l’un des premiers articles de lecture cinéphile avec Les Grandes gueules du cinéma français, en 2013, au moment où mon rythme d’écriture sur ce site n’était pas encore stabilisé, et où je pouvais publier jusqu’à 11 articles (j’ai compté) le même mois.

J’avoue que le rythme actuel me convient beaucoup mieux et il m’a tout de même permis de consacrer plusieurs articles à un auteur cinéphile hyperactif – il n’y a qu’à voir sa biographie sur Wikipédia, petit florilège des trois dernières années :

  • Le Paris de Michel AudiardÉditions Parigramme, 2017 (ISBN 2840969912).
  • Le Petit Livre de Star Wars, Éditions First, 2017 (ISBN 2412016682)
  • Touche pas au grisbi, salope !- Argot, méchantes saillies et mots d’esprit du cinéma français, Éditions Dunod, 2017 (ISBN 2100760726).
  • Goscinnyscope : d’Astérix au Viager, tout le cinéma du maître de la BD, Éditions Dunod, 2017 (ISBN 2100767313).
  • Le Paris de François Truffaut, Éditions Parigramme, 2018 (ISBN 2373950480).
  • Parler comme un super-héros – 100 Répliques cultes pour devenir invincible, Éditions Dunod, 2018 (ISBN 2100777149).
  • Paris 100 films de légende, Éditions Parigramme, 2018 (ISBN 2373950863).
  • Arrête de ramer, t’attaques la falaise ! – La face cachée des titres de films enfin révélée !, Éditions Dunod, 2019 (ISBN 210078370X).
  • Rock’n’Paris 1956-1965, Éditions Parigramme, 2019 (ISBN 2373950960).
  • Ça tourne mal !, Éditions La Tengo, 2019 (ISBN 2354611722).

C’est donc son petit dernier qui me fait aujourd’hui convoquer Simon Braund, le Fossoyeur, Kubrick, Truffaut et même Michel Serrault, que du beau monde !

Ça tourne mal, Philippe Lombard

Cela faisait un petit moment que @phil_lombard nous parlait de la sortie prochaine de Ça tourne mal : L’histoire méconnue et tumultueuse du cinéma français, finalement publiée le 13 novembre dernier aux éditions La Tengo (j’en conclus qu’il faut que je surveille une maison d’éditions de plus).

Vu ce que j’ai dit précédemment sur le livre de Simon Braund, Ça tourne mal ne pouvait que m’intéresser.

J’aime beaucoup les anecdotes de cinéma, les secrets de fabrication, la scène de la cuisine des Tontons flingueurs, les pâtes de Lino dans L’aventure c’est l’aventure, bref j’attendais, d’autant que la couverture était des plus prometteuses !

Contrairement à Simon Braund qui propose un classement chronologique des films qu’on ne verra jamais, Philippe Lombard opte pour une organisation de la préproduction à la post-production comme le Fossoyeur dans ses Film wars.

Chaque chapitre est donc consacré à une étape de la fabrication du film où ça a « merdouillé », où ça a failli passer mais non, où c’est passé mais c’était juste…

Le tout en 160 pages des plus revigorantes !

Le premier chapitre est consacré à l’étape où l’on pourrait se dire que rien de grave ne peut arriver : il s’agit de monter des projets, de proposer des scénarios à untel ou untel et de réparer la casse avant qu’elle n’arrive. Sauf qu’évidemment, rien n’arrive comme prévu : Delon fait des siennes, Lino n’embrasse pas et surtout, surtout, il ne se fait pas acheter par une pute, Claude Sautet joue les script doctors…

Attachez vos ceintures, comme dirait Bette Davis, le voyage va secouer. Ou va caler : le deuxième chapitre ressemble à un chapitre de Simon Braund, version francophone : les films qu’on ne verra jamais, avec une aparté bien sympathique sur les adaptations de bandes-dessinées.

Troisième chapitre : les tournages qui déraillent – on est loin des « films qui avancent comme des trains dans la nuit » de notre Truffaut : grève, engueulades avec le metteur en scène, budget qui dérape, quand le réalisateur n’a pas une crise cardiaque.

À nouveau, une bonne petite aparté sur les scènes de lit dans quelques films… et une sur les gifles. J’ai repensé à cette anecdote (Truffaut toujours) sur le tournage de Vivement dimanche ! : Trintignant qui est censé gifler Fanny Ardant, Truffaut qui veut que ça soit plus réaliste et qui s’en charge lui-même, sûr d’obtenir le regard de colère et de surprise adéquat pour la scène.

Le quatrième chapitre est consacré aux acteurs : débuts de carrière foireux, querelles de stars au sommet, velléités de production, personnalités attachantes… Dans l’anecdote sur Pierre Brasseur, magnifique acteur des Enfants du paradis, et qui avait une certaine aptitude à lever le coude, j’ai retrouvé les souvenirs de Michel Serrault dans son autobiographie : Vous avez dit Serrault ?, une lecture irrésistible que je recommande à ceux qui n’auraient pas le moral.

Cinquième chapitre : les réalisateurs. Ceux qui font des tournages un enfer. Philippe Lombard en profite pour revenir sur la querelle Truffaut / Godard.

Enfin le dernier chapitre est consacré à tout ce qui se passe après le tournage : on coupe au montage, on change ceci ou cela, la critique se déchaîne, le festival pousse des cris d’orfraies.

On referme Ça tourne mal en ayant l’impression d’avoir fait un tour sur des montagnes russes, avec le soulagement de n’être que spectateur : ça a pas mal secoué, la descente était rude mais on aurait bien envie d’un petit tour supplémentaire.

Et si le coeur vous en dit, allez faire un petit tour sur le site de Philippe Lombard, je le met ici :

http://philippelombard.e-monsite.com/

puisque lui-même y rappelle ce que j’ai déjà dit (et je confirme) :

« Offrez un livre de Philippe Lombard, quel qu’il soit, vous trouverez forcément de quoi faire plaisir !« 

À bientôt sur Cinephiledoc !

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