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Cartographie cinéphile

Cet article cinéphile de mars m’a été inspirée par le Dictionnaire de la Fantasy, publié par les éditions Vendémiaire et dont j’ai parlé en décembre dernier.

L’une des entrées de ce dictionnaire m’a semblé être le point de départ idéal du compte-rendu de lecture des deux ouvrages dont traitera cet article.

Imaginaire de la carte

Sans surprise, l’auteur de cette entrée est Florian Besson, co-auteur en 2018 de Kaamelott : un livre d’histoire, ouvrage également publié chez Vendémiaire, et dont j’aurai peut-être l’occasion de vous reparler.

Il s’agit de l’entrée « Cartes », qui pour moi, dans ce dictionnaire, s’est démarquée dès ma première lecture, et qui, deux mois après, me reste en tête.

J’en reprends ici les principaux arguments, juste après une introduction de l’auteur sur la carte de la Terre du Milieu de Tolkien et la carte qui figure au générique de Game of Thrones :

La carte plaît parce qu’elle est une invitation au voyage : ses toponymes mystérieux et ses sonorités exotiques évoquent des horizons lointains et promettent au lecteur un beau dépaysement […]

La carte intrigue, fascine, piège l’imagination, pousse à l’exploration. […]

Gage d’authenticité, la carte vient avant tout garantir le réalisme du monde créé par l’auteur : l’univers fictionnel se voit doté d’une géographie précise, où prennent place des langues et des religions spécifiques. […]

Pour autant […] ces représentations cartographiques sont en réalité contemporaines. Les cartes des cycles fantasy sont ainsi presque systématiquement orientées vers le nord, souvent ornées d’une belle rose des vents, alors que ce sont là des conventions cartographiques propres aux systèmes de représentations occidentaux […] les auteurs eux-mêmes sont pris à leur propre piège, séduits par le potentiel de la carte et placés de ce fait dans l’impossibilité presque absolue de ne pas en proposer au moins une.

C’est cette évocation des cartes dans l’univers de la fantasy qui a, d’une certaine manière, structuré ma pensée et qui me permet aujourd’hui de vous faire le compte-rendu de deux lectures.

La première découle directement du Dictionnaire de la Fantasy et a suivi une autre lecture : Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Game of Thrones : l’imaginaire en cartes

Il s’agit moins d’un livre que d’un coffret, et lorsqu’on l’ouvre, celui-ci est assez spectaculaire.

Game of Thrones : les cartes du monde connu a été publié en 2015 chez Huginn & Muninn, une maison d’édition franco-américaine principalement connue pour ses ouvrages (parfois des énormes pavés dont l’achat est bien évidemment indispensable à tout fan qui se respecte) sur Harry Potter.

Huginn & Muninn est une référence en terme de lecture pour les geeks et les amateurs de pop culture. C’est elle qui a publié les premiers livres consacrés à Game of Thrones (la série télévisée) et qui a donc proposé en 2015 ce coffret.

12 pages, la lecture en pourrait être vite expédiée, et l’on pourrait penser qu’hormis pour les fans absolus et invétérés de la série, elle peut prêter à sourire.

12 cartes à déplier, les unes offrant un plan d’ensemble de l’univers d’Essos et de Westeros, les autres zoomant au-delà du mur ou sur Port-Réal et ses différents quartiers – à force de voir et revoir la série en version originale, les noms en version française me sont devenus moins familiers.

Finalement, on peut se prendre au jeu, suivre du doigt les itinéraires de nos personnages favoris, se perdre dans les territoires vallonnés de l’Ouest, et répondre à l’invitation de Cédric Delaunay dans la première partie de son ouvrage Game of Thrones : de l’histoire à la série, très justement nommée « La carte et le territoire » :

Admirons les luxuriantes cités de Braavos et de Port-Réal ; ébahissons-nous de la majesté du Mur, foulons les vastes steppes semi-arides d’Essos que hantent depuis des millénaires les cavaliers dothrakis ; festoyons dans les luxuriantes plaines du Conflans ; partons dans un monde imaginaire aussi beau et divers que le nôtre…

Invitation qu’avait déjà lancé Nota Bene dans l’un de ses épisodes « Motion VS History » (attention pour ceux qui le découvrirait maintenant, l’épisode date de 2015, comme notre livre de chez Huginn & Muninn) qui se penchait aussi sur les différents territoires de cet univers, avec l’aide du Cartographe, une autre chaîne YouTube :

C’est à cette invitation que propose également de répondre le deuxième ouvrage sur lequel se penche cet article, en s’immergeant non plus dans l’univers d’une série télévisée, mais en embrassant, sinon la totalité, du moins les infinies possibilités de l’univers cinématographique.

Pays et villes au cinéma

J’avais déjà consacré plusieurs articles à des itinéraires cinématographiques, imaginant quel film serait le plus représentatif pour moi de tel ou tel pays, circulant dans telle ou telle ville avec un ou plusieurs films en tête, voyageant avec un auteur de la côte est à la côte ouest des États-Unis, accompagnée par Hitchcock…

Lorsque l’on s’intéresse au cinéma français, japonais, italien, ou américain, les décors sont rarement absents : on voyage avec Le Parrain de la Sicile aux quartiers de New-York, on déambule dans Paris avec les Quatre-cents coups et Hôtel du Nord, on suit Cary Grant depuis le siège de l’ONU jusqu’au mont Rushmore dans La Mort aux trousses

Et lorsqu’on peine à retrouver la bonne rue, le bon quartier, on peut de temps en temps compter sur Blow Up – encore, et toujours Blow Up – pour nous faire faire un tour d’horizon de Londres, Venise, Berlin, San Francisco ou New York au cinéma.

Enfin, si l’on veut se plonger dans un pavé consacré aux villes qui ont un jour figuré à l’écran, on peut tenter de retrouver le livre que Thierry Jousse (aux commandes de Blow Up, tiens tiens) et Thierry Paquot avaient publié en 2005 aux éditions des Cahiers du cinéma :

La Ville au Cinéma explorait la représentation de la ville à l’écran en faisant collaborer plus de 85 auteurs, des universitaires, des cinéphiles et des critiques. Cette encyclopédie était construite en cinq parties :

  1. Filmer, montrer, représenter
    Lumière, Décor, Histoire, Montage, Musique de film…
  2. Genres et écoles
    Film noir, Science-fiction, Banlieue, Western…
  3. Lieux et personnages
    30 courts textes personnels d’Aéroport à Voisinage
  4. Villes cinématographiques
    55 portraits d’Abidjan à Washington, en passant par Buenos Aires, New York, Taipei…
  5. 50 cinéastes urbains
    50 notices biographiques de Woody Allen à Wong Kar-wai.

Si vous avez l’occasion de mettre la main dessus, elle vous propose un beau voyage…

Mais je n’en suis toujours pas à ma deuxième lecture, qui, elle, proposait un voyage quelque peu différent.

Cinéma en cartes

Imaginez que vous quittez le monde réel, que vous laissez de côté les pays, les villes, les rues pour vous abandonner à une autre forme de géographie et que vous voyagez d’un film à l’autre simplement en allant du domaine du drame aux plaines de l’aventure, en faisant un détour par la péninsule initiatique.

C’est tout le propos de Movieland, de David Honnorat, publié aux éditions Hachette en octobre 2018.

Pour vous plonger dans ce petit bijou, laissez-vous guider par votre imagination, fermez les yeux (entre chaque paragraphe) et suivez l’itinéraire de votre choix. En dehors de la carte – là encore à déplier – proposée par David Honnorat, le livre ne vous proposera pas d’images, une manière encore plus décisive de vous inciter à voir ou revoir les films dont il vous parle.

Et d’ailleurs, de quoi vous parle-t-il ? Le mieux est de lui laisser la parole :

Pour ceux qui souhaiteraient voir à quoi ressemble cette carte en ligne, rien de plus simple :

Et pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur le sujet (en anglais), c’est par ici.

Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est d’avoir pris presque au pied de la lettre cette idée d’itinéraires, notamment dans la présentation. Il s’agit d’un croisement entre chemins de randonnées et sélections thématiques, avec temps, niveau de difficulté et prolongements possibles. Les 50 itinéraires thématiques proposés sont d’ailleurs classés du spectateur débutant au spectateur expert, en passant par le spectateur confirmé.

Un exemple :

Je choisis dans la partie « Spectateur débutant » l’itinéraire « Spoiler Alert ! » qui me propose un parcours de 16 heures et 34 minutes (difficulté 1 étoile, mais destiné à un public averti – sexe, violence ou spoilers) avec 9 films, de Citizen Kane à L’Empire contre-attaque en passant par Sixième sens, Les Diaboliques ou Usual Suspects.

On me propose ensuite soit :

  • l’itinéraire « Héros en cape » de Batman à Superman (« Spectateur débutant » 24 heures et 15 minutes, 11 films, difficulté 1 étoile, tous publics)
  • l’itinéraire « Le regard des juges » de Fenêtre sur cour à Caché (« Spectateur averti », 16 heures et 53 minutes, 9 films, difficulté 4 étoiles, public averti – violence)
  • l’itinéraire « Modern warfare » d’Il faut sauver le soldat Ryan à Outrages (« Spectateur expert », 22 heures et 53 minutes, 11 films, difficulté 5 étoiles, public averti – violence)

Un index permet en fin d’ouvrage de cocher les films déjà vus.

Voilà pour le très beau Movieland, un de mes coups de coeur de début 2019, dont le seul point faible est la couverture, un peu fragile.

Je remercie David Honnorat de m’avoir offert avec ce livre de quoi matérialiser mes associations d’idées cinéphiles, et de répondre parfaitement à ce que dit Florian Besson, déjà cité au début de cet article :

La carte plaît parce qu’elle est une invitation au voyage : ses toponymes mystérieux et ses sonorités exotiques évoquent des horizons lointains et promettent au lecteur un beau dépaysement […]

La carte intrigue, fascine, piège l’imagination, pousse à l’exploration.

Merci pour l’invitation et merci pour le piège, très réussi !

En vous souhaitant un beau dépaysement et de belles lectures, je vous dis à bientôt sur Cinéphiledoc !

Février 2019 : séances et animations du CDI

Pour ce mois de février qui a filé très vite, je vais vous présenter un peu plus en détails le projet que j’ai mené avec Perrine Chambaud, #profdoc dans l’académie de Guyane et qui constitue, avec « Adopte un poilu », mon autre projet phare de l’année.

Avant toute chose, je vais revenir sur les quelques animations que j’ai pu mettre en place entre la fin janvier et la fin février.

Animations

  • Mini-exposition Mendeleïev

À la demande d’une de mes collègues de physique-chimie, j’ai proposé un temps fort au CDI autour de l’année internationale du tableau périodique des éléments.

J’ai donc proposé aux élèves une sélection de ressources, ainsi qu’une présentation intégrée sur la page d’accueil d’E-SIDOC sur Dmitri Mendeleïev et son tableau périodique.

Ces ressources ont été proposées aux élèves de la mi-janvier au 22 février.

  • Safer Internet Day

Pour le Safer Internet Day, j’ai proposé aux élèves quelques affiches, une table de documents et une sélection de marques-pages que j’avais déjà proposés l’an dernier pour la semaine de la presse : chacun propose une information insolite sur un outil connu des élèves : Google, YouTube, Twitter et Wikipédia.

  • Un mois, une découverte littéraire : Jules Verne

J’ai repris avec retard la valorisation de mon fonds littérature en proposant une sélection autour de Jules Verne et de la science-fiction.

Pour cette sélection, à chaque fois : une citation et un renvoi vers des lectures en ligne sous forme de QR-codes à flasher.

  • Puzzle participatif

Enfin, pour cette partie animation, j’en viens à un dispositif qui a eu son petit effet et dont je dois l’idée à Anne-Lise Dupont qui l’a relayé sur Twitter : l’installation d’un puzzle participatif au CDI.

Même si les élèves n’ont pas pu terminer le puzzle dans les temps impartis – ce qui le fait rester au CDI un peu plus longtemps, ils ont beaucoup apprécié cette initiative et plusieurs ont demandé que d’autres puzzles soient mis à leur disposition.

Séances et présentations

Rapidement je reviens sur quelques séances que j’ai animées ou auxquelles j’ai assisté, avant d’en arriver au projet « Parcours croisés » :

  • poursuite des séances de formation auprès des élèves de seconde : j’ai déjà vu deux classes, j’ai commencé pour deux autres (suite des séances après les vacances)
  • poursuite des séances d’arts visuels : écriture d’un scénario, histoire du cinéma, construction d’un thaumatrope et d’un flipbook et visionnage de La Rose pourpre du Caire
  • fin des séances de TPE. J’ai assisté à un oral de TPE d’élèves de 1L qui avaient comme production et présentation un escape game. J’en dirai plus le mois prochain.

Voilà pour ces quelques séances, j’en viens au projet « Parcours croisés ».

Parcours croisés

Comme je l’avais brièvement évoqué dans l’article précédent, « Parcours croisés » est un projet à quatre mains (voire bien plus) que nous avons élaboré avec Perrine Chambaud autour des pratiques informationnelles.

Comme je le précisais le mois dernier :

C’est un projet mené en collaboration avec Perrine Chambaud, professeure documentaliste, et des enseignants d’histoire-géo, SES et EMC, qui implique une classe de première ES et qui a pour but de les faire échanger sur différents supports de communication avec les élèves de 1ES du lycée Gontran Damas de Rémire-Montjoly (académie de Guyane) en prenant appui sur divers éléments des programmes disciplinaires.

Vous en avez eu un bref aperçu avec les échanges sur Twitter des deux classes respectives.

Il est maintenant temps d’en dévoiler davantage.

La marmite de cogitations des Parcours croisés

Depuis mai dernier, nous réfléchissons à l’élaboration de ce projet avec Perrine. Nous avons mis sur le même document nos premières idées, nos envies, nos ébauches de collaboration inter-disciplinaires, les outils que nous voulions mettre en place, le calendrier.

Cela s’est compliqué avec l’annonce de mon rendez-vous de carrière, initialement prévu pour janvier, et décalé du fait des événements de décembre, à début février. En effet, je trouvais intéressant que l’inspectrice assiste à l’une des séances qui se déroulaient dans le cadre de ce projet.

Nous avons donc organisé la séance initiale : la prise de contact sur Twitter, puis j’ai envoyé notre « marmite de cogitations » en guise de scénario pédagogique. Cela me semblait plus pertinent et plus intéressant qu’une simple grille de scénario.

Et donc voilà le bébé :

Projet “Carnets croisés de pratiques informationnelles”

Les temps forts du projet

  1. Prise de contact : sur Twitter (mi janvier)
  2. Janvier-février : phase 1, programme de géo. Présenter son territoire de proximité sur un Padlet, soit en hiérarchisant l’information et en utilisant les colonnes du Padlet (côté Guyane), soit en déposant sur le Padlet des infographies réalisées sur Piktochart (côté Versailles)
  3. Mars-mai : phase 2, programme de SES/EMC : participer à des enquêtes croisées de pratiques informationnelles et traiter les résultats.
  4. Valorisation et poursuite du projet : ce projet fait l’objet de publications régulières sur un blog hébergé par l’académie de Versailles. L’idée est de continuer à nourrir ce blog par les prolongements qui pourront être mis en place l’an prochain ou les années à venir.

Rendez-vous de carrière : phase 1, séance 2

Cette séance a eu lieu le 14 février 2019, avec la classe de 1ES1 et en collaboration avec ma collègue d’histoire-géo.

Pour cette séance, je me suis appuyée sur deux documents que j’ai mis à disposition des élèves, afin qu’ils réalisent des infographies sur leurs territoires de proximité à l’aide du logiciel Piktochart.

Sur l’écran « professeur » de la salle : les deux documents d’aide, ClassroomScreen et les deux Padlets, côté Damas et côté Einstein.

Sur les ordinateurs des élèves : un dossier, avec à leur disposition les deux documents d’aide en version numérique et des images déjà téléchargées dont la réutilisation était autorisée.

Déroulé de la séance :

  1. Présentation des documents d’aide
  2. Mise en activité des élèves en autonomie
  3. Reprise : sauvegarde des infographies, présentation des travaux réalisés par leurs camarades de Guyane. La finalisation des infographies devait avoir lieu le lendemain dans la même salle.

Cette séance s’est très bien passée, avec une classe comme d’habitude vivante, réactive et dynamique, qui ne s’est pas laissée impressionner par la présence de l’inspectrice et de la proviseure.

Encore un grand merci à Perrine de m’avoir permis de présenter une partie de ce projet pour mon rendez-vous de carrière.

Publications et valorisation

Voici les travaux réalisés sur Padlet par les élèves de Guyane :

Je rajouterai le Padlet côté Einstein quand il sera finalisé pour nos élèves.

Voici le site qui présente au fur à mesure l’ensemble du projet (et sur lequel il faut que j’ajoute les éléments les plus récents) :

http://blog.ac-versailles.fr/damaseinstein/index.php/

La phase 2 du projet est en cours de construction, avec déjà un collègue de SES qui a réalisé une enquête auprès de la classe et dont les résultats, ainsi que l’enquête, ont été communiqués aux collègues de Guyane.

L’inspectrice a émis le souhait que pour Versailles, le projet fasse l’objet d’une publication sur le site académique des professeurs documentalistes.

J’espère n’avoir rien oublié : je laisse Perrine me corriger dans le cas contraire !

Réunions et autres activités professionnelles

Voici les réunions que j’ai animées ou auxquelles j’ai assisté ce mois-ci, ainsi que les autres activités (au CDI ou en dehors) que j’ai pu mener.

Activités :

  • deux commandes de nouveautés, principalement pour alimenter le rayon histoire-géo
  • mise en forme des résultats de l’enquête mené auprès des enseignants dans le cadre de l’élaboration de la politique documentaire du lycée

  • 5 février : co-animation d’une formation sur la construction d’une progression en EMI auprès des néo-titulaires deuxième année en documentation (groupe du 91)

Réunions :

  • 6 février : j’ai assisté à une animation sur les Tiers Lieux au lab 110 Bis
  • 7 et 8 février : co-animation du séminaire des IAN Documentation

#LudoDOC

Je profite de cet article pour faire un petit point sur le collectif #LudoDOC, qui avait pris ses quartiers d’hiver du fait de nos nombreuses activités respectives, et qui commence à se réveiller.

Nous allons bientôt publier une série d’articles sur le site, selon une thématique bien particulière et en lien avec le thème de cette année de Ludovia16.

Je vous redonne ici quelques infos, déjà évoquées dans l’article précédent :

Si vous souhaitez envoyer votre témoignage de profdoc sous la forme d’une interview, d’un texte, n’hésitez pas à nous envoyer un mail à l’adresse suivante :

collectif.ludodoc@gmail.com

Si vous voulez nous présenter un projet pour que nous puissions continuer à nourrir le site en articles valorisant des profs docs, vous pouvez compléter le formulaire directement sur la page d’accueil de #LudoDOC :

Accueil

Enfin, si vous souhaitez participer au prochain événement associé #LudoDOC en août 2019 à Ludovia, remplissez dès maintenant le formulaire ci-dessous :

https://goo.gl/forms/ViF5K67xtVx86cBl2

J’en profite pour vous signaler l’ouverture d’une cagnotte sur Leetchi afin de nous permettre de faire vivre ce collectif et de vous accueillir dans les meilleures conditions possibles à Ludovia : n’hésitez pas à participer !

https://www.leetchi.com/c/ludodoc

En espérant vous retrouver nombreux cette année, à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Courses-poursuites et arrêts sur image

Pour ce premier article cinéphile de 2019, je vous propose un petit retour sur deux publications de 2018, que j’ai souhaité associer.

Et si j’ai choisi ces deux publications, c’est parce qu’elles s’intéressent, selon moi, à deux aspects du cinéma, sinon contradictoires, du moins complémentaires, à savoir, les courses-poursuites, ces moments où tout s’accélère, et les arrêts sur image, ou du moins les plans cultes du cinéma, où l’oeil du cinéaste semble se figer pour nous désigner quelque chose à garder en mémoire.

Je vous propose donc de commencer par une bonne course, pour ensuite nous détendre et nous délecter de quelques plans d’anthologie.

Courses-poursuites au cinéma

L’ouvrage consacré à ces moments d’accélération et d’adrénaline qui m’intéressent aujourd’hui est un petit livre publié en mai 2018 chez Aedon productions / La Septième obsession, dans la collection Détails : il s’agit des Courses-poursuites au cinéma, de Nicolas Tellop.

J’ai eu beaucoup de plaisir à voir qu’un deuxième opus de cette collection était sorti. En effet, en juillet 2017, Aedon productions avait publié Les Mains au cinéma, de Sandrine Marques.

Ces petits ouvrages sympathiques, qui mettent en lumière l’une des obsessions du septième art (comme l’indique si justement l’autre nom de cette maison) et s’intéressent à des détails qui peuvent paraître triviaux au profane, sont pour moi la continuité des vidéos que propose la chaîne Blow Up sur YouTube, chaîne dont j’ai déjà abondamment parlé, et j’en profiterai pour ponctuer ce compte-rendu de quelques exemples…

J’avais déjà « encensé » et présenté en long, en large et en travers cette chaîne YouTube, à l’occasion justement de mon compte-rendu sur les Mains. Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, c’est par ici :

Jeux de mains, jeux de cinéma

Blow Up est l’une des pépites qui nous a été offertes par la chaîne Arte, et qui, à mon sens, devrait être toujours un peu plus connue, au même titre que l’émission Personne ne bouge (qui malheureusement a été arrêtée) ou encore Stumm, le magazine du cinéma muet.

Bref, régulièrement Arte – qui lorsque j’étais petite avait à mes yeux l’étiquette de chaîne intello – propose des petits bijoux de culture.

Et ça y est j’ai perdu le fil… j’en étais à vous parler de ce petit livre de Nicolas Tellop sur les courses-poursuites.

Le coup de génie de cet ouvrage, qui, comme le précédent sur les mains, propose une sélection de films en lien avec la thématique retenue, c’est de rappeler l’évidence : la course fait partie de la vie, et a fortiori du cinéma.

Je suis convaincue que chacun de nous, s’il ferme les yeux, peut voir une scène de marche ou de course au cinéma. Pour ma part, je vois la scène finale des Quatre-cents coups, avec Antoine Doinel qui court sur la plage, et les jambes des femmes de L’Homme qui aimait les femmes :

Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.

Mais mon univers n’est pas exclusivement truffaldien, et j’ai retrouvé, parmi les films que cite Nicolas Tellop, beaucoup de souvenirs.

La chronophotographie, et les travaux de Marey et de Muybridge, sont la première étape de son voyage.

Ce que j’ai apprécié dans ce livre qui propose une petite sélection subjective, c’est de citer des films de tous genres et de toutes époques, du Mécano de la Général à Baby Driver, et cela sans exclure les cartoons de la Warner et de Tex Avery.

On y retrouve quelques monuments d’anthologie, à savoir La Chevauchée fantastique, Duel ou Matrix, pour ne citer qu’eux, et si l’auteur choisit tel film plutôt que tel autre, il n’est pas avare non plus de références ou de clins d’oeil au détour d’une page.

Le tout se lit agréablement, en reprenant de temps en temps son souffle d’une scène à l’autre, et en se remémorant encore d’autres scènes de courses-poursuites, pour moi une des premières scènes du Cirque de Chaplin :

(j’en profite, nouvelle digression, pour rappeler que la chaîne YouTube Charlie Chaplin Official a réalisé en décembre 2017 un superbe abécédaire, en anglais et en français sur Chaplin)

ou encore les scènes de poursuite de La Mort aux trousses, et pas seulement celle avec l’avion, mais aussi celle au sommet du mont Rushmore :

Et ceci me permet de faire la transition avec ma deuxième lecture, parue elle en novembre 2018.

De la course à l’instant

Lorsque j’ai appris que François Theurel, alias Le Fossoyeur de films – sortait un livre, je l’ai immédiatement commandé.

Bien que je ne maîtrise pas toujours les sujets qu’il aborde dans ses vidéos, et que je n’ai pas toujours vu les films qu’il évoque, j’aime sa façon de parler du cinéma.

J’apprécie particulièrement ses anciens numéros où il abordait le film noir ou la mythologie au cinéma, j’ai adoré ses vidéos postées sur DailyMotion, Film wars.

J’aime beaucoup aussi ses apartés :

ou encore des épisodes du Fossoyeur consacrés à Zardoz, aux nanars, et mes deux préférés : Dracula et Le Nom de la rose.

Dans T’as vu le plan ? : 100 plans cultes (ou pas) et ce qu’ils nous apprennent sur le cinéma, publié en novembre 2018 aux éditions Tana, on retrouve dans sa manière d’écrire sur le cinéma, sa manière de nous parler du cinéma. Et déjà c’est un plus.

Ensuite, bien évidemment, on retrouve sa sélection subjective de plans au cinéma. Il y avait donc un certain nombre de films que je n’avais pas vus et sur lesquels je ne pouvais pas juger cet ouvrage. Mais ce sont autant de films que j’ai eus envie de découvrir.

Et je me suis raccrochée à ceux que je connaissais déjà.

Le livre est construit en 9 parties :

  1. Plans cultes
  2. Plans claques
  3. Prouesses
  4. Plans tableaux
  5. Détails géniaux
  6. Temps
  7. Quatrième dimension
  8. Dommage
  9. Fragments d’enfance

Chaque double page est consacrée à un plan culte : à sa façon, François Theurel nous présente le plan, et il en profite pour nous glisser quelques notions clefs du cinéma : travelling, champ-contrechamp, spoiler, grand angle, etc.

Parmi ces films, et à vous de retrouver dans quelles parties ils se trouvent, j’ai retrouvé Orange mécanique, Blade Runner, Psychose, La Communauté de l’anneau, Aliens, Steamboat Bill Jr, La Vie aquatique, Harry Potter et la coupe de feu, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, Le Septième sceau, Les aventuriers de l’arche perdue, ET l’extraterrestre, Star Wars épisode II, X-Men, Shutter Island, Le Nom de la rose, Monty Python : Sacré Graal ! et West Side Story.

C’est donner une idée déjà de la diversité des plans choisis par François Theurel. C’est dire aussi si le lecteur, même néophyte, peut s’y retrouver.

Le fossoyeur nous entraîne de Kubrick à Hitchcock en passant par Bergman ou Spielberg.

Le choix de Psychose m’a fait repenser à un formidable documentaire, là encore diffusé sur Arte : 78/52, disponible en DVD, avec pour synopsis ce qui suit :

En 78 plans et 52 coupes, la scène culte du meurtre sous la douche de Marion Crane par Norman Bates dans Psychose, chef-d’oeuvre de montage, est une scène légendaire qui a bouleversé à jamais les codes du cinéma mondial. Profanant avec délice le sanctuaire blanc de la salle de bains, le maître du suspense Alfred Hitchcock libérait dans cette scène une libido et une agressivité refoulées sous le carcan victorien. Sentant l’époque changer, à l’aube d’une décennie 1960 marquée par les violences raciales et les émeutes, il envoyait aussi un message à une Amérique jugée trop candide : même sous la douche, on n’est plus en sécurité !

Je recommande ce documentaire à tous les amateurs d’Hitchcock, et j’en reviens au livre du fossoyeur.

Chaque page est illustrée du plan en question, et à l’image de Boby Lapointe dans Tirez sur le pianiste, premier chanteur sous-titré, François Theurel est, sauf erreur de ma part, l’un des premiers à faire un livre souligné.

Si l’on entend aussi bien sa voix lorsqu’on le lit, c’est grâce à ces simples effets de police : texte souligné, majuscules, phrases mises en exergue et ponctuant le texte avec érudition, aparté, et humour (« Je répète, ce n ‘est pas un exercice : LA MORT SCIE UN ARBRE »).

J’ai adoré retrouver le regard caméra d’Alex dans Orange mécanique, et comme pour le premier livre sur les courses-poursuites, les détails et les plans choisis sont inattendus, m’ont rappelé des instants des films dont je ne me souvenais pas forcément (la mort qui scie un arbre dans Le Septième sceau, le moine sens dessus dessous dans Le Nom de la rose) et en ont immédiatement évoqués d’autres.

Pour moi évidemment, des films de Truffaut, d’Hitchcock, de Chaplin, mais aussi les plans hauts en couleurs de Wes Anderson, l’atmosphère de Barry Lyndon chez Kubrick, des dessins animés aussi bien de Disney, Miyazaki, encore une fois les cartoons de la Warner et de Tex Avery, le plan sur Bogart dans Casablanca, le plan sur Bacall dans Le Port de l’angoisse, les épisodes de la trilogie de Star Wars, et plus récemment tous les films de Christopher Nolan et La Forme de l’eau, pour ne citer qu’eux.

Pour tous ces instants de cinéma, pour ces courses-poursuites et ces moments suspendus, merci à Nicolas Tellop et à François Theurel.

J’espère avoir suscité chez vous un nombre infini de souvenirs cinéphiles et je vous laisse les savourer…

À bientôt sur Cinéphiledoc !

Janvier 2019 : séances et animations du CDI

Après un mois de décembre bien occupé par les calendriers de l’avent et la fin du projet sur la Première Guerre Mondiale, mon mois de janvier a été un peu plus calme en terme d’animation du CDI.

C’est sur cette période que se concentre le plus gros de mon année (stages, formations, réunions et séminaires), j’essaye donc de présenter aux élèves des choses moins ambitieuses, mais qui restent de qualité…

En terme de séances, en plus des habituels TPE et arts visuels, s’ajoutent depuis décembre la formation à la recherche des élèves de seconde ainsi que le début de mon deuxième « gros projet » de l’année, sur lequel je vais revenir régulièrement, sans doute jusqu’au mois d’avril ou de mai.

Animations : les mini-expos de janvier

Après avoir désinstallé les sélections de ressources sur la Première Guerre Mondiale à la mi décembre, j’ai commencé à mettre en place progressivement d’autres sélections.

  • Rayon Histoire : expo « Conquête de l’Ouest »

J’avais envie de mettre en valeur quelques nouveautés du rayon histoire-géo, autour d’une thématique dépaysante. De manière purement arbitraire, j’ai choisi les États-Unis, après avoir bien mis en valeur la Russie en mai 2018 et les pays hispaniques en octobre dernier.

Je pense pouvoir décliner cette exposition avec d’autres parties du monde ou d’autres cultures, mais l’idée est d’associer histoire / géographie / arts et fictions.

Je n’ai pas encore pris le temps d’y adjoindre des affiches ou des compléments numériques, mais cela pourra être fait une prochaine fois…

  • Rayon Arts : les 90 ans de Tintin

Pour faire suite à l’expo Stan Lee proposée au mois de novembre, j’ai recyclé quelques documents et j’ai proposé une expo « Tintin » à l’occasion des 90 ans du personnage.

C’est à cette occasion que je me suis rendue compte qu’il n’y avait aucun album de Tintin au CDI…

Et c’est ce qui m’a incitée, en plus du maigre fonds dont je disposais, à proposer les ouvrages déjà mis en avant pour Stan Lee.

J’en ai profité pour recycler aussi l’affiche réalisée en novembre, en modifiant simplement les illustrations et le contenu :

Voilà pour ces deux mini-expos de janvier.

Séances

Ce mois-ci, voici les séances qui ont eu lieu sur des projets déjà en cours ou existants :

  • Arts visuels avec les 2nde7 le jeudi après-midi
  • TPE avec les 1S1 et les 1L (pour les L, j’ai mis à jour mon document d’aide à la note de synthèse, à retrouver ci-dessous)

  • Formation à la recherche en seconde avec les 2nde6 les 11 et 18 janvier avec le groupe B, les 22 et 29 janvier avec le groupe A, sur la thématique du siècle des Lumières

Pour ces séances, je reprends la structure et les supports des années précédentes légèrement modifiés : en séance 1 la recherche sur internet, avec le conducteur suivant :

En séance 2, la présentation du portail E-SIDOC, durant laquelle les élèves renseignent un formulaire et participent à un padlet sur la thématique retenue.

J’en viens à mon deuxième gros projet de l’année, après « Adopte un poilu »

Parcours croisés

Mais comme je ne veux pas tout dévoiler de ce projet – que vous découvrirez, comme les élèves, au fur et à mesure, je vais m’en tenir à une présentation très courte, au document support de la première séance et aux productions réalisées par les élèves durant cette première séance.

Avant les vacances de février, je posterai dans le prochain article #profdoc le document descriptif complet de ce projet et les suites qu’il aura connu entre temps.

  • Donc, présentation :

C’est un projet mené en collaboration avec Perrine Chambaud, professeure documentaliste, et des enseignants d’histoire-géo, SES et EMC, qui implique une classe de première ES et qui a pour but de les faire échanger sur différents supports de communication avec les élèves de 1ES du lycée Gontran Damas de Rémire-Montjoly (académie de Guyane) en prenant appui sur divers éléments des programmes disciplinaires.

  • Séance 1 : prise de contact

Les élèves avaient pour but de prendre contact via les comptes Twitter de nos CDI respectifs, de se présenter, de présenter leur lycée et leur ville.

Voici les documents qui leur étaient respectivement fournis :

  • Production : tweets et moments Twitter

Le but était de faire comprendre aux élèves comment utiliser Twitter et comment poster un bon tweet.

L’ensemble des tweets a été rassemblé dans un moment et lui aussi publié.

Voilà pour ces premières séances, je n’en dis pas plus sur la suite du projet – il vous faudra patienter jusqu’en février pour en savoir plus – mais je tiens encore une fois à remercier Perrine d’avoir accepté de participer à cette aventure avec moi !

Communication en vue de la préparation de la SPME19

Les inscriptions à la Semaine de la presse et des médias à l’école ayant eu lieu le 8 janvier, j’ai commencé la communication à destination des enseignants pour pouvoir m’organiser et travailler avec eux.

Comme chaque année, j’ai proposé une présentation générale (avec quelques ressources sur la semaine de la presse), j’y ai ajouté un calendrier qui en rappelle l’organisation entre janvier et avril :

J’ai repris la brochure du CLEMI et j’ai voulu présenter les différentes possibilités de thématiques à traiter de manière visuelle :

J’ai ajouté un formulaire à renseigner pour faciliter l’accueil et la construction des projets.

Enfin j’ai envoyé le mail suivant aux enseignants :

Bonjour à tous,

Depuis mardi le lycée est inscrit à la 30e édition de la Semaine de la presse et des médias à l’école, qui se déroule cette année du 18 au 23 mars et qui a pour thématique « L’information sans frontières ? »

Cette inscription permet au CDI de recevoir une sélection de journaux et de magazines et d’accéder à des offres en ligne afin de faire découvrir à nos élèves la diversité de l’univers de la presse et des médias.

C’est également, comme chaque année, l’occasion de travailler avec les professeurs documentalistes et le CDI sur un certain nombre de thématiques.

La présentation ci-dessous vous donnera un aperçu de la façon dont les choses peuvent s’organiser ainsi que des ressources et des pistes de projets avec les élèves :

(lien du Genial.ly)

Si vous souhaitez participer, venir avec une classe, approfondir une thématique en particulier, n’hésitez pas à renseigner le questionnaire ci-dessous :

https://goo.gl/forms/z8Xt62eK2KtaMMFK2

Au plaisir d’échanger et de travailler avec vous,

Bonne fin de semaine,

J’ai pour l’instant quelques retours à l’oral et deux réponses au formulaire.

C’était avant de me rendre compte que le bac blanc tombait pile pendant la semaine de la presse…

Stage

Comme depuis maintenant 3 ans, je co-anime un stage avec Catherine alias @docalfred1, qui est profdoc au lycée Alfred Kastler de Cergy-Pontoise.

La petite particularité est que cette année, le stage a été basculé d’un public profdoc à un public interdisciplinaire, en plus d’être en partie à distance.

Nous avons donc modifié en conséquence la forme et le contenu du stage, en insistant davantage sur les projets interdisciplinaires et sur la veille.

Vous trouverez ci-dessous les différents supports correspondant aux temps du stage « Usages et pratiques innovantes avec le numérique ».

  • Temps asynchrone 1 : 14-20 janvier

  • Jour 1 : 21 janvier

  • Temps asynchrone 2 : 22-24 janvier

https://padlet.com/jfiliol_pro/stagenum2019

  • Jour 2 : 25 janvier

Réunions, formations et #LudoDOC

Pour finir avec les activités de janvier, voici les réunions ou formations auxquelles j’ai pu assister :

  • 9 janvier : réunion de préparation d’un PNF sur la lecture
  • 10 janvier : conseil pédagogique sur les spécialités qui seront proposées au lycée et sur le choix de nouveaux manuels (numériques ou papier)
  • 14 janvier : réunion au CANOPÉ 91 sur la construction d’expositions augmentées
  • 15 janvier : réunion de bassin, avec une super intervention de ??? sur la compréhension de l’écrit pour les élèves à besoins éducatifs particuliers
  • 22 janvier : temps de travail pour préparer une formation CPE / profdoc
  • 23 janvier : réunion TraAM documentation à distance

Pour la fin du mois de janvier, j’ai également à mon agenda :

  • 28 janvier : formation de formateurs
  • 31 janvier : conseil pédagogique

Je profite de cet article pour vous faire un petit point sur #LudoDOC, suite à l’article publié en décembre dernier sur Ludomag :

LudoDOC, le collectif de profs doc, reste sur sa dynamique !

Si vous souhaitez envoyer votre témoignage de profdoc sous la forme d’une interview, d’un texte, n’hésitez pas à nous envoyer un mail à l’adresse suivante :

collectif.ludodoc@gmail.com

Si vous voulez nous présenter un projet pour que nous puissions continuer à nourrir le site en articles valorisant des profs docs, vous pouvez compléter le formulaire directement sur la page d’accueil de #LudoDOC :

Accueil

Enfin, si vous souhaitez participer au prochain événement associé #LudoDOC en août 2019 à Ludovia, remplissez dès maintenant le formulaire ci-dessous :

https://goo.gl/forms/ViF5K67xtVx86cBl2

D’ici là, bon début d’année et à bientôt sur Cinéphiledoc et #LudoDOC !

2018 : Palmarès de lecture

Je profite de ce désormais traditionnel palmarès de lecture pour vous souhaiter une excellente année 2019.

Pour cette année, je reprendrai exactement la même construction que pour le palmarès 2017 : une présentation, le palmarès en lui-même organisé de manière thématique, et un petit bilan rapide.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Cette année je suis un peu plus ponctuelle que l’année passée (il est prêt depuis la mi-décembre), je le publie donc dès le début du mois de janvier.

Voici d’abord un état chiffré des lectures 2018 :

  1. janvier. Deux lectures, Microfilm et Le Figurant, de Didier Blonde (deux romans)
  2. février – mars.  Trois lectures : 50 femmes de cinéma, Journal d’une princesse de Carrie Fisher et Hollywood : la cité des femmes, d’Antoine Sire.
  3. avril. Une lecture : Cinéma de minuit, de Patrick Brion (beau livre).
  4. mai. Une lecture : Hollywood Boulevard, de Melanie Benjamin (roman).
  5. juin. Une lecture : Ultime : Jean Rochefort, interviews et conversations.
  6. juillet. Une lecture : Le Paris de François Truffaut, de Philippe Lombard.
  7. septembre. Deux lectures : Le Sourire de Gary Cooper et Platine (deux romans).
  8. octobre. Une lecture. Romy Schneider intime, d’Alice Schwarzer.
  9. novembre. Deux  lectures. Chaplin’s world : le musée de sa vie et Paris : 100 films de légende.
  10. décembre. Deux lectures. Dictionnaire de la fantasy et Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Au total 16 lectures, avec cette année plusieurs grandes thématiques qui se sont répétées, ce qui m’a permis bien en avance d’organiser mentalement ce palmarès.

Mes lectures cette année étaient moins consacrées à un film ou à un genre en particulier, mais, comme je l’ai dit, organisées par thèmes et cela d’une manière, sinon involontaire, du moins non préméditée.

Voici ce qu’on peut en retenir.

Palmarès 2018

Le retour de la fiction

Je l’avais déploré l’an dernier : 2017 n’avait pas été un grand cru pour les romans (et encore, je triche un peu : mes lectures de 2017 n’avaient pas mis les romans à l’honneur).

Il faut croire que les auteurs de romans m’ont entendue : cette année, parmi mes 16 lectures cinéphiles, on retrouve cinq romans : Microfilm, Le Figurant, Hollywood Boulevard, Le Sourire de Gary Cooper et Platine. Quasiment à chaque fois des textes de qualité, avec des auteurs qui se sont bien arrangés pour me perdre dans leur univers cinématographique.

Bien que sa lecture soit lointaine, son souvenir reste des plus vivaces : c’est au Figurant de Didier Blonde que je donne ma préférence, pas seulement pour son évocation du film de Truffaut, Baisers volés, mais parce qu’il a réussi à me faire douter de la frontière entre fiction et réalité et parce que ce doit être le livre que, du coup, j’ai le plus offert autour de moi cette année.

Déambulations parisiennes

En prolongement de ce premier choix, mon année 2018 a été marquée par mes lectures parisiennes et la découverte de cette superbe petite maison d’édition, à savoir Parigramme.

J’ai donc beaucoup lu sur Paris, Paris au cinéma et Paris chez les écrivains et dans les romans, grâce à Parigramme. J’ai redécouvert Philippe Lombard, dont j’avais déjà lu, presque sans m’en souvenir, l’un des livres sortis en 2012 : Les Grandes gueules du cinéma français. Cela m’a permis de redécouvrir un auteur dont je me demande, avec sa moyenne actuelle de 3 à 4 livres par an, s’il dort la nuit !

Je ne voudrais pas donner dans le favoritisme truffaldien mais c’est encore une fois un livre consacré à Truffaut qui remporte mes suffrages, à savoir Le Paris de François Truffaut.

Mais rassurez-vous, pour mes dernières catégories, je vais varier un peu mes choix !

Les femmes à l’honneur

C’est la grande thématique de l’année : sur mes 16 lectures de 2018, sept sont consacrées aux femmes au cinéma (et je triche encore une fois, car parmi ces sept lectures, on retrouve trois de mes romans).

Sept livres donc : 50 femmes de cinéma, Journal d’une princesse, Hollywood : la cité des femmes, Hollywood Boulevard, Le Sourire de Gary Cooper, Platine et Romy Schneider intime.

Là encore je fais le choix d’une lecture qui, si elle remonte à mai 2018, m’a laissé un souvenir incroyable et m’a fait échanger longuement avec des amis sur les sujets qu’elle abordait : le cinéma muet, la grandeur et la décadence, et deux destins de femmes, l’un devant la caméra, l’autre en coulisses.

Il s’agit de Hollywood Boulevard, de Melanie Benjamin, dont je me suis promis de lire les autres livres un de ces jours.

Mentions spéciales et bilan

Je ne pouvais évidemment pas citer toutes mes lectures dans ce palmarès, et j’ai eu du mal à choisir pour chaque catégorie le livre à retenir.

Citons tout de même :

  1. le beau livre de l’année : Cinéma de minuit, de Patrick Brion, sorti fin 2017 et que je me suis fait un plaisir d’acheter pour le souvenir de cette émission formidable consacrée au cinéma (et parce que j’ai réussi à le faire rentrer dans ma bibliothèque)
  2. le livre de chevet de fin d’année : le Dictionnaire de la fantasy, dans lequel je continue à piocher des articles et des entrées, qui sont à chaque fois un régal à découvrir
  3. le livre consacré à une série télévisée. Comme l’an dernier, je n’ai pas trouvé beaucoup d’ouvrages sur les séries qui aient pu retenir mon attention. Il faut croire que la qualité prime sur la quantité en ce domaine, car je ne saurais passer à côté, dans cet article, de l’excellent ouvrage de Cédric Delaunay, Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Je ne sais pas trop ce que me réserve 2019 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2018.

J’y parlerai d’arrêts sur images et de courses-poursuites, de cinéma et d’une série télévisées.

D’ici là, je vous souhaite à nouveau une belle année, et je vous mitonne pour très prochainement le prochain article #profdoc.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

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