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Agatha addict

Pour ce nouvel article cinéphile, j’ai voulu croiser plusieurs événements et plusieurs informations :

  • je voulais continuer à respecter une tradition instituée avec plus ou moins de réussite sur ce site, à savoir parler d’une femme ou parler de femmes au mois de mars : les années précédentes, j’ai ainsi pu évoquer des femmes autrices*, des femmes youtubeuses, des femmes réalisatrices, comédiennes ou scénaristes ;

* j’en profite pour indiquer qu’encore récemment, mes lectures et certaines initiatives professionnelles m’ont conduites à m’interroger sur le féminin du nom auteur : autrice ? auteure ? écrivaine ? Il semble que l’Académie française ait une préférence pour autrice. Mes cogitations ont été notamment suscitées par l’un de mes coups de coeur de début d’année : Comment torpiller l’écriture des femmes, de Joanna Russ.

  • je voulais honorer les 50 ans de la disparition de l’une de mes autrices (donc) : Agatha Christie, qui doit être certainement parmi les personnes dont je parle le plus sur ce site, en tout cas pour les écrivains (évidemment elle ne dépassera pas en occurrences François Truffaut pour les réalisateurs ou Romy Schneider pour les actrices), et je vais tenter de renouveler mon propos, puisque j’ai déjà consacré un article assez conséquent à Agatha Christie en 2019 ;
  • enfin je voulais marquer le coup de mon changement de dizaine avec une petite promenade personnelle.

Les deux premiers éléments sont liés, et sans davantage tergiverser, je vais aborder le sujet Agatha.

Agatha addict

Déjà en 2019, je dressais un panorama de cette addiction à l’univers de Lady Agatha, qui cherchait à être exhaustif mais ne revenait pas pour autant sur certains travers ni sur certains tocs qui la caractérisent.

En effet, si on peut faire remonter assez loin mon penchant pour la dame de Greenway, quand je farfouillais avec mon père sur les marchés et les brocantes à la recherche d’exemplaires d’occasion ou que je les retrouvais dans des librairies, très vite mon attention s’est focalisée sur le personnage d’Hercule Poirot.

Malgré quelques tentatives et exceptions (la lecture d’Un cadavre dans la bibliothèque et du Miroir se brisa, le visionnage du film éponyme avec Angela Lansbury en Miss Marple, les quelques épisodes de séries avec les différentes actrices ayant incarné la vieille dame à l’esprit affuté), c’est finalement les aventures d’Hercule Poirot que j’ai décidées de lire dans l’ordre chronologique il y a quelques années.

De la même manière, ce sont ses aventures qui ont la part belle dans mes bibliothèques, en VF d’abord, puis en VO. Agatha Christie est d’ailleurs l’autrice la plus lue dans le monde anglophone, après la Bible et devant Shakespeare.

Concernant les ouvrages qui reviennent sur son univers, son autobiographie est un incontournable, et de ce que j’ai pu glaner au fil des années s’ajoutent une biographie de Marie-Hélène Baylac et Agatha Christie, le chapitre disparu de Brigittte Kernel, qui revient sur sa mystérieuse disparition en 1926, qu’elle n’évoque évidemment pas dans l’autobiographie évoquée précédemment.

Côté voyage, mes pas m’ont conduite là encore à revenir sur différents lieux du crime, et si l’Egypte ou la Mésopotamie échappent à ce palmarès, ou si l’itinéraire de l’Orient-Express reste à des prix prohibitifs, je suis tout de même assez fière de moi :

  • au plus près géographiquement se trouve la ville de Dinard, qui a été le cadre d’une des intrigues de Poirot, Le Crime du golf ;
  • Londres est certainement la ville de l’univers de Christie où j’ai le plus déambulé, sans toutefois chercher à mettre mes pas dans ceux de ses personnages ou dans les siens propres (je ne suis jamais allée voir de près l’immeuble où Hercule Poirot incarné par David Suchet a son appartement, par contre je suis allée voir The Mousetrap au théâtre), mais cela pourra être l’un de mes prochains objectifs ;
  • en revanche je compte deux lieux indissociables de l’imaginaire des fans de la reine du crime : sa ville de naissance, Torquay, où j’ai passé 15 jours en 2024, et sa maison de Greenway que j’ai pu visiter à cette occasion. Ce séjour m’a permis de rapporter quelques exemplaires de romans en VO et quelques preuves de mon passage là-bas…

By Rod Allday, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8397126

Côté inclassable, jeux et autres excentricités, on peut repérer chez moi cette addiction à quelques indices supplémentaires : le fait d’avoir l’intégrale de la série avec David Suchet, mais aussi les films avec Albert Finney et Peter Ustinov (mais pas ceux de Kenneth Branagh), le fait d’avoir créé un parcours avec ma meilleure amie en 2017, le fait d’avoir construit avec elle (mais à distance et chacun le sien) l’Orient-Express en Lego en 2024, et enfin d’avoir aussi réalisé un escape game sur le Crime de l’Orient-Express à la demande d’une collègue d’anglais également en 2024.

Cette passion pour Agatha Christie a ses caprices et ses sursauts : d’un côté le fait de n’avoir jamais adhéré par exemple à la série française Les petits meurtres d’Agatha Christie – pourtant je sais que certains fans l’ont adorée – ni aux adaptations de Kenneth Branagh – pour ces dernières, nous sommes plus nombreux à compter parmi les détracteurs ; de l’autre, continuer à me plonger dans des ouvrages explorant un aspect ou un autre de son univers.

Agatha Christie, cru 2026

Ou pour être plus exact, cru 2025-2026.

Plusieurs publications ont très récemment titillé ma curiosité et réveillé ma passion pour la reine du crime, passion qui n’est jamais totalement endormie, et qui sursaute à la moindre conversation avec « bestie » ou avec « bichette », qui se reconnaîtront…

à la moindre rediffusion d’un Poirot ou du désoeuvrement d’une soirée, à se demander quoi regarder, pour finalement choisir avec délectation un épisode de la série déjà mentionnée…

aux posts Instagram de quelques comptes suivis comme @laboursofhercule (aux mèmes irrésistibles) ou @officialagathachristie…

mais si l’on s’en tient aux publications papiers, deux d’entre elles ont participé à entretenir le vice.

La première, c’est un ouvrage que j’attendais depuis très longtemps, non que je surveillais de près l’auteur ou la maison d’édition derrière le projet, mais je me disais depuis très longtemps « ce serait bien que quelqu’un fasse un point là-dessus quand même ».

J’ai été comblée avec l’ouvrage de Jérémy Picard, publié chez Hugo Doc en avril 2025 : Agatha Christie, des romans à l’écran.

Il s’agit d’un panorama plus que complet sur les nombreuses adaptations et les influences et emprunts à l’univers d’Agatha Christie, des plus connues et attendues :

avec les classiques Dix petits indiens (l’adaptation de René Clair ne fait pas l’unanimité, mais elle est inoubliable pour moi qui ai reconnu Judith Anderson, la Mrs Danvers de Rebecca, dans l’un des rôles), Le Crime de l’Orient-Express de Sidney Lumet, la série avec David Suchet, les différentes incarnations d’Hercule Poirot et de Miss Marple, les autres films et séries, tels que ceux de Pascal Thomas, les Benoit Blanc avec Daniel Craig…

aux rapprochements plus inattendus : j’y ai retrouvé le 8 femmes de François Ozon, et quel ne fut pas également mon bonheur de voir quelques pages consacrées à une de mes madeleines de Proust, un souvenir d’enfance et des après-midis passés chez ma grand-mère, à regarder Arabesque (Murder, she wrote) avec Angela Lansbury !

J’ai ainsi pu faire le grand écart en terme d’expérience télévisuelle, puisque en ce début d’année 2026, je me suis délectée de l’adaptation par la BBC des Sept cadrans sur Netflix, avec l’excellente Helena Bonham Carter, tout en redécouvrant Arabesque (cette fois-ci en VO), enfin disponible sur une plateforme, à savoir Amazon Prime.

Et évidemment, algorithmes de recommandation oblige, Amazon Prime « me connait » et me propose à chaque épisode visionné de céder à la tentation en prolongeant le plaisir avec, pourquoi pas ? un épisode de Columbo (mon autre travers).

Voilà, avec l’ouvrage de Jérémy Picard, de quoi se replonger dans l’univers d’Agatha Christie, en suivant tel ou tel itinéraire : film ou série TV, in english please ou à la française, grands classiques ou adaptations modernes, incontournables ou chemins de traverse.

Et comme je l’ai suggéré plus haut, un deuxième ouvrage permet de poursuivre cette promenade, cette fois-ci en levant les yeux du texte ou des adaptations, et en prenant l’Eurostar, terminus gare St Pancras International (bon et puis après, The tube ou bus à impériale, c’est vous qui voyez).

J’ai repéré cet ouvrage en janvier 2026 sur le compte Instagram déjà mentionné @officialagathachristie qui était en pleine célébration des 50 ans de la disparition de la romancière (tiens, romancière, c’est pas mal, et ça me permet d’esquiver mon hésitation entre autrice, auteure et écrivaine mentionnée plus haut).

Je l’ai directement commandé, pas chez mon libraire cette fois-ci (mea culpa) et j’en garde la lecture pour le printemps ou l’été, même si j’en ai déjà dégusté quelques chapitres… Il s’agit du Agatha Christie’s London : A historical guide to the Queen of crime’s capital, de Tina Hodgkinson.

Tina Hodgkinson est également l’autrice de l’article consacrée à « Christie’s London » sur le site officiel dédié à la romancière. Elle travaille comme guide à Londres et a créé depuis 2014 des circuits pour les fans de la reine du crime (comme ceux que l’on peut également faire sur Sherlock Holmes, Charles Dickens ou encore Jack l’éventreur).

Situant Agatha Christie davantage dans le Devon et dans les lieux déjà visités comme Torquay et Greenway, je n’ai jamais cherché durant mes séjours à Londres à réserver un circuit Agatha Christie, j’ai donc découvert l’existence de ces circuits en même temps que l’ouvrage.

Ce dernier me paraît tout aussi exhaustif que celui de Jérémy Picard avec ses promenades cinéphiles, de Poirot à Arabesque, et il est découpé en trois parties :

  1. le Londres d’Agatha Christie
  2. Londres dans les récits d’Agatha Christie
  3. une dernière partie consacrée au circuit en lui-même, avec plans et lieux à visiter

En attendant de concrétiser ces promenades, rien de tel que ces deux ouvrages pour quelques révisions indispensables !

Saute-mouton sur les dizaines : promenade personnelle

Comme je l’ai indiqué en introduction de cet article, j’inaugure une nouvelle dizaine ce mois-ci, et je terminerai avec un panorama. J’avais dans l’idée à l’origine de faire un inventaire des choses que j’aime associées à mon année de naissance.

J’ai en tête, comme à l’accoutumée, les vidéos de Blow Up Arte qui reviennent sur une année de cinéma, à l’heure où j’écris ces lignes, il semble que le magazine ait fait une vidéo pour 1996 et pour 2006, mais pas pour 1986.

Une autre idée qui m’est venue est de mentionner pour chaque décennie un livre, un film et une chanson.

  • 1986 : pour cette année, les livres énumérés par Wikipédia ne me disaient rien, à part Le Gone du Chaâba, mais si j’ai lu le livre au collège, il ne m’a pas laissé un grand souvenir…

L’année commence avec la disparition de Daniel Balavoine, je me souviens que je l’écoutais en boucle à la fin du collège et au lycée. Mais la chanson sortie cette année là et que je retiens, c’est « En rouge et noir » de Jeanne Mas, à laquelle j’accorde le même effet « madeleine » que les épisodes d’Arabesque… ou moins top 50 français, le concert de Queen à Wembley.

Comme film, je retiens mon chouchou Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery.

  • 1996 : j’ai le souvenir très précis du décès de François Mitterrand, ce qui semble logique, vu que je n’avais connu que lui comme président depuis ma naissance (même si son septennat s’était fini quelques mois auparavant).

Dans les livres, je retrouve les Lettres d’amour de 0 à 10 de Susie Morgenstern. J’ai découvert Susie Morgenstern au collège, et la fin de ma primaire était davantage marquée par le Club des cinq et les aventures de Fantômette.

Pour les films, j’ai l’embarras du choix niveau souvenirs, même si je ne les ai pas tous vus cette année-là. Néanmoins, ils ont construit ma cinéphilie : côté français, Beaumarchais l’insolent, Pédale douce, Le plus beau métier du monde (avant que je sois dégoûtée des films sur les profs et de Depardieu), Ridicule et Un air de famille. Le box-office américain ne m’inspire pas des masses…

Côté chansons, « Wannabe » des Spice girls, et pour suivre les copines j’ai eu une période Spice girls, même si j’écoutais à ce moment là davantage le Nostalgie de mes parents (visiblement « Un Portrait de Norman Rockwell » d’Eddy Mitchell, c’était là), et Non homologué de JJG.

  • 2006 : on a dû m’offrir cette année-là L’Élégance du hérisson de Muriel Barbery, mais j’étais en khâgne, et je devais bûcher mes bouquins au programme, qui m’ont laissé encore moins de souvenirs, d’autant que j’ai cubé, et du coup j’ai tendance à confondre les deux années.

De manière générale, j’ai passé les trois années de prépa comme entre parenthèses, et ce qui s’est passé « à l’extérieur » ne m’a pas marquée.

Les films, je les verrai aussi plus tard, mais je retiens Le Secret de Brokeback mountain, V pour Vendetta, Volver de Pedro Almodovar (celui-là, c’est sûr, je l’ai vu à sa sortie, comme La Tourneuse de pages) et Le Labyrinthe de Pan.

Côté chansons, je passe mon tour.

  • 2016 : pour le roman, même si je l’ai lu bien plus tard, c’est une évidence : En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut, qui a encouragé mon amour pour Nina Simone.

Pour les films, je retiens Carol avec Cate Blanchett, Deadpool, Doctor Strange et Rogue One. Le premier détonne un peu parmi les autres, mais je l’ai découvert quelque temps après et j’ai été subjuguée.

Et comme « tout finit par des chansons », autant que celle de 2016 donne le ton de la décennie à venir, je retiens « Can’t stop the feeling » de Justin Timberlake.

Que réservera 2026 et les années à venir ? Comme le titre du roman de Pierre Lemaître, de belles promesses, je l’espère.

D’ici là, je vous souhaite le meilleur et vous dis à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Février 2026 : séances et animations du CDI

Pour cet article du mois de janvier, je présente les activités menées entre le 26 janvier et le 20 février.

Cette période a été bien accaparée par différentes activités : 

  • la journée portes ouvertes
  • des formations à animer, à suivre et à préparer
  • la préparation de la période à venir

J’ai alterné les semaines très calmes avec juste une à deux heures de séances dans la semaine et les semaines très intenses avec 8h de séances, des heures de formations, des visio et des rendez-vous professionnels. 

Concernant les séances pédagogiques, hormis la fin du travail avec les terminales en enseignement scientifique, ce sont principalement comme d’habitude des séances en EMC et en SNT. 

J’ai terminé la séquence sur le web en SNT, j’en dirai quelques mots un peu plus bas. Pour l’un des projets en EMC, j’attends encore un peu pour en faire la synthèse, nous venons tout juste de commencer. 

Comme pour l’article précédent, je reprends dans un premier temps les actions de communication pour montrer de quelles manières elles se répercutent sur les autres actions proposées. 

Communication

Aux élèves, enseignants et personnels

Afin d’avoir un aperçu global des actions, je reprends le tableau proposé l’an dernier, et je détaillerai ensuite chaque action proposée. 

Date Action Relai
27 janvier Bookflix CDI et sélection écrans Compte Instagram

Actualités ENT

27 janvier – 2 février CDI déconnecté Compte Instagram

Actualités ENT

Whatsapp lycée

Whatsapp éco-délégués

Écrans dynamiques du lycée

28 janvier Nouveautés BD Compte Instagram
29 janvier Planning CDI Actualités ENT
3 février Semaine Saint Valentin Compte Instagram 

Actualités ENT

Groupe Whatsapp

4 février E-INSTANT CDI Actualités ENT
6 février Sondage orientation première / terminale Pronote
6-7 février Journées portes ouvertes Compte Instagram

Groupe Whatsapp

9 février Zoom Actu Actualités ENT
12 février Planning du CDI Actualités ENT
12 février Notes de lecture

Nouveau bac à BD

Compte Instagram
12-17 février Sélection “Les monstres dans ma tête” + activité sur les émotions littéraires Compte Instagram
17 février Fin puzzle 2  Compte Instagram
19 février Annonce Bookclub
19 février Bonnes vacances Compte Instagram

Je détaille ci-dessous les actions qui relèvent plus précisément de la communication et de la publication d’informations et de ressources. Les sélections thématiques, nouveautés et les actions relevant de la valorisation du fonds seront à retrouver dans la partie dédiée. 

L’E-INSTANT était la lettre de diffusion à destination des enseignants et des personnels que j’avais eu tendance à délaisser l’an dernier. Elle se composait jusqu’à juin dernier de 5 pages : la page d’accueil, le focus, et les pages « éducation », « culture » et « numérique ».

Il garde à peu près la même structure : une rubrique “En ce moment au CDI”, un coin lecture, une veille culturelle, pédagogique et numérique. Voici le numéro proposé pour février :  

  • Actualités du portail E-SIDOC

Ce mois-ci, j’ai décidé de valoriser les sélections proposées la dernière semaine de janvier sur les femmes dans le sport et les femmes dans les sciences, en proposant une version cliquable des affiches réalisées pour l’occasion. 

J’ai travaillé toute une journée sur ces affiches, afin qu’à la fois elles constituent de bonnes sources d’information pour les élèves et qu’elles mettent en avant les ressources du CDI. 

Pour coller à la journée mondiale des femmes et des filles de sciences du 11 février, j’ai laissé cette actualité en Une. 

J’ai mis du temps à relancer cette proposition adressée aux enseignants, personnels et élèves. Il s’agit d’une revue de presse thématique s’appuyant sur les abonnements du CDI, les documents et les ressources numériques disponibles. 

Si généralement je traîne des pieds, c’est parce que l’actualité a tendance à me déprimer et je ne voulais pas risquer d’être redondante, donc je ne suis pas des plus régulières dans sa publication. J’ai proposé un nouveau numéro ce mois-ci sur les jeux olympiques d’hiver. 

  • Compte Instagram du CDI

Les actions postées directement sont principalement des photos mentionnées plus haut.

Journée portes ouvertes du lycée

Je consacre une rubrique séparée à la journée portes ouvertes, qui a eu lieu cette année le samedi 7 février. 

Cela a été pour moi l’occasion de travailler sur une forme de communication dont j’expliciterai la démarche dans cet article séparé que je vous promets depuis… 4 mois, 5 mois ? Je ne sais plus. Toujours est-il qu’il arrivera bientôt, dans un ou deux mois. 

Néanmoins, j’avais envie de partir d’un constat qui m’agace depuis plusieurs années. En effet, le CDI est sur deux niveaux. Ses espaces principaux sont au rez-de-chaussée, avec les expositions, les sélections thématiques, les rayons, les jeux, les puzzles, le bureau, la réserve. À l’étage, une salle de travail pouvant accueillir une classe en demi-groupe avec un vidéoprojecteur, un tableau blanc et 8 ordinateurs, dont la majorité a décidé récemment de ne plus fonctionner… Je soupçonne un problème de raccordement électrique et je n’ai pas encore eu le temps de creuser la question.

Bref, la question qu’on me pose le plus souvent durant la journée portes ouvertes depuis des années reste la même : “y’a quoi en haut des escaliers ?” ou sa variante “c’est sur deux niveaux ?” et cela en jetant à peine un coup d’œil au rez-de-chaussée. De là est partie mon idée d’affiches : à la base je ne devais en faire qu’une : “En haut des escaliers, c’est la boîte de nuit privative des profs”. 

Et puis je me suis dit que ce qui serait intéressant, c’était de déconstruire les représentations. Parce que l’autre phrase que j’entends beaucoup ce jour-là généralement, c’est “Oh ça, c’est bon, c’est juste la bibliothèque” (traduction : y’a pas grand chose à voir). 

Donc non, quitte à passer 4 heures un samedi matin à sourire à en avoir des crampes et à faire en sorte de les faire entrer coûte que coûte et de laisser de côté leurs traumas d’anciens élèves, j’allais encore me démener pour changer leurs représentations. 

La façon dont je suis arrivée à ce résultat final, j’y reviendrai donc plus tard. Pour l’heure, voici les affiches en question : 

La deuxième opportunité des portes ouvertes, c’est que j’avais demandé la présence à un moment de la matinée d’un ou d’une AED, pour pouvoir faire au moins une pause dans la matinée. 

Bon, spoiler alert, je n’ai quasiment pas pris de pause, mais j’ai eu la chance d’avoir Anaël, une collègue AED qui s’est proposée d’être présente toute la matinée, et après avoir discuté avec elle, j’ai réussi à avoir un premier petit lâcher prise afin de pouvoir ouvrir le CDI le vendredi (puisque depuis novembre, il n’est ouvert que sur mes jours de présence). 

La semaine après les portes ouvertes, nous avons donc réfléchi, avec l’accord du chef et du CPE, à un mode de fonctionnement, et j’ai élaboré un document de cadrage qui permettra à cette AED d’être présente 5h par semaine au CDI dont 3h en mon absence (les deux autres heures étant destinées à me soulager un peu…).

Pour finir avec la journée portes ouvertes, je tiens à remercier ici tous les collègues qui sont passés me voir durant cette matinée, tous les anciens élèves (je cite ici Oli, Kouassi et Éloise mais il y en a eu d’autres), tous les élèves actuels, ambassadeurs ou non, et je réitère mes remerciements à Thibault et à sa maman, qui ont été top !

Durant cette matinée, enfin, mes copains copines profs docs et surtout mon binôme n’ont pas quitté mes pensées. 

Sélections thématiques, nouveautés et valorisation du fonds

Événements recensés Animations proposées Date de début Date de fin Remplacé par
Sélection Booktok proposée par Lénaïg 18 octobre
Nouveautés documentaires / fictions / mangas 24 novembre – 26 janvier
Sélection BD / Travaux d’élèves / Concours BD 8 janvier 12 février Sélection Les Monstres dans ma tête
21-25 janvier : 

Nuits de la lecture, (Thématique Villes et campagnes)

Sélection en lien avec la thématique 14 janvier 3 février Sélection Saint Valentin
6 février (JO d’hiver) – 11 février : journée internationale des femmes et des filles de sciences Girls can do it : sélection et affiches disponibles en version cliquable 21 janvier
10 février : Safer Internet Day  Sélection écrans, ateliers avec enseignants et éco-délégués, puzzle collaboratif 2 27 janvier
14 février : Saint Valentin Sélection, ateliers et siestes contées 3 février
Sélection émotions littéraires “Les monstres dans ma tête” et ateliers + annonce bookclub 12 février

Pour cette période, j’ai commencé à préparer les sélections la semaine précédente pour la semaine suivante, et j’arrive à la fin de la période en ayant les animations prêtes pour les deux semaines de la rentrée en mars. 

Pour chacune de ces sélections, je partage ci-dessous l’affiche de présentation et la photo de l’exposition une fois installée. 

Sélections thématiques et actions sur la période
  • CDI déconnecté / Safer internet day 2026

Avec une semaine d’avance, j’ai voulu proposer un ensemble d’actions en lien avec la déconnexion au CDI. Certaines de ces actions ont fonctionné, d’autres ont été plus timides ou ont eu moins de succès. 

J’ai proposé un ensemble de visuels pour les présenter : 

J’ai réussi à impliquer dans cette action la collègue d’anglais qui s’occupe également des éco-délégués, et mon collègue de NSI.

Le 2 février, ils étaient avec moi au CDI pour proposer des ateliers aux élèves sur l’impact environnemental du numérique, sur le rapport aux écrans et sur les données stockées sur nos téléphones. 

La semaine a également été l’occasion d’installer le deuxième puzzle collaboratif de l’année, pile au bon moment pour qu’il soit un peu avancé pour les portes ouvertes… et j’ai essayé de tenir bon pour une journée avec le portable en mode avion au CDI. Certains ont joué le jeu, d’autres non. 

Enfin j’avais imaginé proposer de nouveaux ateliers de co-construction, mais j’ai manqué de temps. 

J’ai associé à cette semaine déconnectée une sélection thématique sur les écrans que j’ai mise en avant dans un nouveau Bookflix du CDI pour la période : 

  • Saint Valentin : sélection et siestes contées

Pour la Saint Valentin, j’ai proposé des actions la semaine du 9 février : une sélection et le paperboard invitant les élèves à partager leur déclaration d’amour préférée, deux sessions de siestes contées (l’une sur l’amour, l’autre sur l’amitié) et une session du club égalité animée par un collègue de philosophie en l’absence de Lénaïg, et consacrée à l’histoire des droits LGBTQIA+ :  

Voilà la sélection une fois installée : 

  • Émotions littéraires : les monstres dans ma tête

Pour cette dernière sélection, j’ai voulu proposer une exposition et quelques ouvrages montrant de quelle manière les auteurs et autrices imaginent des personnages monstrueux et de quelle manière la lecture également nous transforme. 

Encore une fois, je reviendrai ultérieurement sur la genèse de ce projet, dont voici les visuels. 

Voici la sélection installée avec les affiches :

J’ai proposé une action associée et cette semaine thématique a été pour moi l’occasion d’annoncer la tenue d’un club de lecture, idée qui m’a été inspirée par quelques collègues et lecteurs habitués du CDI. 

Nouveautés et valorisation du fonds

Outre ces sélections thématiques, je fais en sorte généralement de mettre en valeur les dernières nouveautés du CDI, et j’ai eu un peu plus de temps ce mois-ci, même si j’avance tout doucement mon catalogage, au gré des événements que j’organise. 

  • Nouveautés BD

Les dernières nouveautés reçues m’ont permis de proposer un nouveau visuel de valorisation, avec ce que j’ai pu cataloguer à la fin du mois de janvier. 

  • Nouveautés documentaires

J’ai par contre laissé en place la sélection précédente, car durant ces quelques semaines de février, je n’ai pas trouvé le temps, sauf la semaine avant les vacances, pour cataloguer. Et comme généralement, je crée mes visuels à partir de ce que j’ai catalogué, pas de catalogage, pas de visuel… 

Gestion

Ce mois-ci, j’ai eu un peu moins de temps pour la gestion, mais sont à noter : 

  1. la commande et la réception d’un nouveau bac à BD
  2. le catalogage de bandes-dessinées 
  3. le désherbage des quotidiens (janvier 2021 / janvier 2024) 
  4. le désherbage de bandes-dessinées
  5. la réception de la commande du libraire (avec la commande de RecycLivres, ça fait deux commandes à cataloguer, et j’ai réussi à bien avancer la dernière semaine avant les vacances…)
  6. le renouvellement de certains Parcours ONISEP, et la diffusion d’un sondage sur Pronote pour réfléchir à une réorganisation du fonds orientation.
  7. passage d’une nouvelle commande à la librairie

Séances pédagogiques

Pour ce mois-ci, je recense rapidement les séances pédagogiques menées, et je vais détailler un peu plus les séances menées en collaboration en EMC et en SNT : 

Secondes Premières Terminales
Semaine 1 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) /
Semaine 2 1h (SNT, 1 groupe, 1 classe)

1h (EMC, 1 groupe, 1 classe)

1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (enseignement scientifique, 1 groupe, 1 classe)

1h spé maths

Semaine 3 3h (SNT, 3 groupes, 2 classes) / 1h (enseignement scientifique, 1 groupe, 1 classe)
Semaine 4 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (enseignement scientifique, 1 classe)
Semaine 5 3h (EMC, 3 groupes,  2 classes) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (enseignement scientifique, 1 classe)
Semaine 6 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) /
Semaine 7 1h (SNT, 1 groupe, 1 classe)

3h (EMC, 3 groupes,  2 classes)

1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) /
Total = 25h 14h 6h 5h

Je détaille ci-dessous les différentes séances menées, et je reviens sur les visites de secondes. 

  • Projets en EMC

Différents projets ont été amorcés en EMC et sont déjà lancés : en seconde un travail sur les femmes avec une classe, en première, des recherches sur les politiques de solidarité menées par les communes sur un territoire. 

Concernant la classe de seconde, les élèves sont passés à l’oral. Nous amorçons désormais un travail sur le développement durable pour le reste de l’année.

Une deuxième classe de seconde a commencé à travailler avec une collègue d’EMC et moi-même sur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Nous avons pour l’instant fait deux séances, je reviendrai sur ce projet un peu plus tard. 

Concernant la classe de première qui effectue des recherches sur les politiques de solidarité menées par les communes sur un territoire, les élèves ont été encouragés à travailler sur les ressources numériques comme Europresse pour étayer leurs recherches, mais aussi à consulter les sites de la mairie et de la communauté d’agglomération pour voir de quelle manière ces politiques sont mises en oeuvre au niveau local. 

D’autres prolongements sont envisagés : l’étude du journal publié par la ville, les tribunes des listes d’opposition, et les professions de foi reçues pour les élections municipales. Durant les séances menées en février, les élèves sont passés à l’oral. 

  • Séances en SNT

Comme je l’avais indiqué dans mon article de novembre, j’ai réussi à récupérer deux classes de seconde en SNT, pour travailler avec eux sur différents axes thématiques du programme. Contrairement aux années passées, ces séances sont beaucoup plus au fil de l’eau mais j’ai toute liberté quant à leur contenu et leur déroulé. 

J’en ai donc profité pour retravailler complètement ma séquence Internet et Web, en réutilisant un jeu de sept familles sur lequel nous avions travaillé avec une de mes collègues de SNT il y a deux ans. Je l’ai transformé en Timeline. 

Ce mois-ci, j’ai pu mener la deuxième séance, qui a connu plusieurs modifications d’une classe à l’autre, pour adapter les activités en fonction des difficultés des élèves. J’ai également modifié la progression pour aborder plus spécifiquement la question de l’IA avec ces deux classes, et je reviendrai plus tard sur cette réorganisation.

Pour la troisième séance, j’ai proposé des activités différentes à chacune des classes : pour la première classe, le jeu sur l’intelligence artificielle, pour la seconde, l’escape game sur le droit d’auteur et la citation des sources. 

Je n’ai pas encore abordé avec la collègue de SNT les séances pouvant être proposées au retour des vacances. 

  • Enseignement scientifique Terminale

Avec une classe, j’ai abordé durant une heure par demi-groupe la question de l’IA dans le sport, je reviendrai ultérieurement sur cette séance, la collègue en charge de l’enseignement est ensuite venue deux heures en classe entière avec sa classe. 

Autres activités

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période.

Réunions, stages, déplacements
  • 30 janvier : visite à une copine professeure documentaliste, Laurence Benoit, au lycée Timbaud de Brétigny
  • 4 février : première partie de ma formation en visio “Dynamiser sa veille et visibiliser son action” (3h)
  • 6 février : rendez-vous avec les deux collègues CPE animatrices des bassins Centre Essonne et Sud Essonne en vue d’une intervention en avril
  • 9 février : nouveau conseil pédagogique spécial DHG même que c’était chaud
  • 10 février : point en visio avec Claire Juston, du réseau Canopé, en vue d’une intervention en mars
  • 11 février : JIAPD avec les copines profs docs à la BNF
  • 16 février : Co-animation du stage “Développer des usages raisonnés de l’IA” avec Cécile Paoli à Marly Le Roi

Concernant mes autres activités, comme indiqué en début d’article, j’ai préparé et mis à jour des supports de formation, et j’ai principalement réfléchi à différents aspects de nos missions professionnelles, ce qui m’a amenée à produire différents supports réflexifs mais aussi différents visuels que j’aurai l’occasion de présenter dans de prochains articles, quand cette réflexion sera plus avancée.

Voilà pour ces activités du mois de février, je m’arrête pour cet article. Je vous souhaite de bonnes vacances et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

D’un hommage à l’autre

Ce premier article cinéphile de 2026 est l’histoire d’une déambulation d’une oeuvre à une autre, qui s’est faite au hasard.

Déambulation ou errance ? Errance me paraît quelque peu négatif, je lui préfère l’idée d’une promenade, pas tout à fait réfléchie, ce à quoi correspond mieux le mot déambulation. Il manque cependant la question du hasard, la surprise de la rencontre, le caractère impromptu de la sérendipité dans tout cela.

Butinage cinéphile

Et si je choisissais le terme « butinage » ? Un terme que j’affectionne tout particulièrement dans mon travail, et dont je n’ai finalement pas tant abusé que cela sur ce site.

Pour celles et ceux à qui ce mot ne parleraient pas particulièrement, voici ce qu’en dit le CNRTL, un site qui m’a toujours fait aimer les mots :

Emploi trans. ou intrans. [En parlant d’abeilles] Voler de fleur en fleur pour en amasser le pollen. L’abeille butine le miel, le pollen, les fleurs ou sur les fleurs :

3. Il [le chasseur d’abeilles] ne se trompe ni sur l’abondance des luzernes, des trèfles et des sainfoins, ni sur la pousse des arbres fruitiers, ni sur la sortie des bruyères et des ajoncs dans les landes, toutes plantes qui offrent des floraisons successives, sur lesquelles les abeilles commencent à butinerPesquidouxChez nous,1923, p. 40.
− P. métaph. [Ds le domaine intellectuel ou artistique] Chercher ça et là et accumuler des idées, des objets, des documents. Butiner dans une œuvre littéraire. Le lecteur avait butiné çà et là une pensée, une idée, une anecdote (SueAtar Gull,1831, p. 20):
4. Ce matin, après avoir butiné quelque peu dans les œuvres et les lettres de Lord Byron − et dans cette vivid, all alive biographie que m’a prêtée Maurois… Du BosJournal,1924, p. 105.

C’est évidemment ce dernier sens que je retiens : passer de mots en mots, de pages en pages, de livres en livres, pour y faire son miel.

Évidemment encore, ce qui vaut pour la lecture ou les promenades dans les rayons d’une bibliothèque, vaut pour l’expérience cinématographique, même s’il parait plus compliquer de « butiner » d’un film à l’autre, lorsque l’on est installé confortablement dans un fauteuil de cinéma ou dans son canapé, à moins que l’on considère l’action de zapper (mais cela n’est pas très valorisant pour le film zappé) ou de scroller comme du butinage…

On pourrait alors, si l’on regarde le butinage comme une action résolument positive, parler de butinage intérieur ou de butinage différé : le fait de passer d’un film à l’autre, d’un univers cinématographique à un autre, par une association d’idées que ferait notre esprit de lui-même (remercions pour cela notre culture cinéphile qui nous l’aurait inspirée) ou qui nous serait soufflée par le réalisateur.

Butinage cinéphile donc – j’aurais pu nommer ainsi cet article – qui m’a conduite d’un film à une exposition, d’une exposition à un livre, de cette exposition à un autre film, et de ce livre à d’autres livres.

Et comme j’ai toujours du mal à amorcer l’écriture d’un article, j’ai pris le prétexte de cette longue digression pour, en ce mois de février 2026, à nouveau parler de Truffaut, mais pas seulement.

Butinage reconstitué

En décembre dernier, j’ai décidé de revoir La Nuit américaine, de François Truffaut. Il fait partie des films que je connais par coeur, mais grâce à la personne avec laquelle je le visionnais, et qui le découvrait à cette occasion, j’ai eu l’impression de le redécouvrir.

Suite à ce visionnage, je suis allée voir l’exposition Orson Welles à la Cinémathèque, ce qui m’a permis de trouver l’ouvrage dont je parlerai un peu plus bas, et qui m’a donné envie de revoir Citizen Kane. Enfin, cette lecture et Citizen Kane ont donné lieu au feuilletage d’un certain nombre de livres et à des discussions sur un certain nombre de films, ce qui laisse à penser que finalement, le butinage est une démarche qui ne s’interrompt jamais, même en dormant !

C’est ce que montre bien la scène de La Nuit américaine qui a constitué le déclic à l’envie de plonger dans l’univers d’Orson Welles.

Pas la scène où Ferrand reçoit un colis de livres sur le cinéma en écoutant la musique de Georges Delerue, qui est pourtant ma scène préférée.

Mais le rêve de Ferrand en trois parties et en noir et blanc où un petit garçon est affublé d’une canne trop grande pour lui qui servira à un larcin un peu particulier…

Exposition Orson Welles

L’exposition « My name is Orson Welles » se tenait à la Cinémathèque du 8 octobre 2025 au 18 janvier 2026.

J’ai été un peu pressée par le temps pour aller la voir, et j’ai finalement réussi à la découvrir en décembre dernier.

J’ai également réussi l’exploit d’y emmener quelqu’un qui n’avait vu aucun film d’Orson Welles, mais c’est aussi le tour de force généralement de la Cinémathèque de nous donner accès à des expositions qui permettent tout aussi bien le plaisir des spécialistes que des néophytes.

Pour le coup, je dois dire qu’à titre personnel, mon Orson Welles était quelque peu rouillé, même si la déambulation (effective cette fois-ci) dans l’exposition m’a fait me souvenir des films que je connaissais : La Splendeur des Amberson, Le Procès, Une histoire immortelle, et évidemment Citizen Kane.

Mais même pour les films que je ne connais pas encore, les images proposées par la Cinémathèque exercent une fascination incroyable et un pouvoir hypnotique.

C’est au détour des affiches et des caméras que j’ai retrouvé la scène de La Nuit américaine, et que les quelques extraits de Citizen Kane ont à leur tour opéré leur charme de madeleine de Proust.

La visite d’une exposition de la Cinémathèque se conclut toujours pour moi par un passage obligé à la librairie, mais cette fois-ci, ce n’est pas le catalogue officiel qui a suscité ma curiosité…

Revoir Citizen Kane et discuter du fusil de Tchekhov

La page dédiée à l’exposition Orson Welles sur le site de la Cinémathèque contient cette phrase qui à elle seule résume tout ce que j’ai pu dire précédemment sur le butinage :

Il y a des signes qui ne trompent pas : quand on remet Kane en route, ce sont soudain cent fleurs qui s’épanouissent.

Le spectateur qui voit pour la première fois Citizen Kane ne fait peut-être pas attention aux indices qui ponctuent le film.

Un esprit mal intentionné pourra se comporter avec lui comme le personnage de Lucy avec Charlie Brown sur cette planche des Peanuts que j’adore et qui se trouvait d’ailleurs en bonne place dans l’exposition :

Le spectateur qui a déjà vu Citizen Kane glane ces indices d’un oeil malicieux, et les ramasse comme les cailloux semés du Petit poucet, puisque rien ne pourra empêcher l’inéluctable scène finale.

Le visionnage du film (et du même coup le souvenir de La Nuit américaine) donnera alors lieu à un débat animé : y’a-t-il dans ces deux films un fusil de Tchekhov ?

Le principe du fusil de Tchekhov vient du dramaturge Anton Tchekhov :

« Si, dans le premier acte, un fusil est accroché au mur, il doit absolument servir dans le dernier acte. »

Au cinéma (et en narration en général), ça désigne le fait d’introduire un objet, un détail ou une information dans une scène pour qu’il ait une utilité narrative plus tard.

Ce principe est-il à l’oeuvre dans La Nuit américaine ? Dans Citizen Kane ?

Les deux films semblent jouer avec ce principe mais de manière opposée.

En effet, La Nuit américaine parle du cinéma en train de se faire. Du coup, Truffaut s’amuse à montrer des “setups” qui n’auront jamais de payoff, il semble saboter en permanence ce principe, à montrer des indices qui n’ont pas forcément vocation à résoudre une énigme… à l’exclusion d’une scène : la canne du petit garçon, qui lui donne sa démarche si particulière, servira bien à quelque chose.

Quant à Citizen Kane, le film est construit comme un gigantesque setup, où Rosebud doit forcément avoir un sens, mais qui ne se révèle qu’au spectateur qu’au point final et ne répond en rien à l’énigme Kane, puisque même un scénario parfait ne suffit à expliquer une vie.

D’un film à l’autre on entend les échos de cette phrase prononcée par Truffaut dans le couloir de l’hôtel Atlantic, et à laquelle on cherchera, vaille que vaille, à donner raison : « Les films sont plus harmonieux que la vie ».

De Truffaut à Welles, allers-retours

Comme je l’ai indiqué un peu plus haut, l’ouvrage qui a retenu mon attention en sortant de « My name is Orson Welles » n’est pas le catalogue de l’exposition.

Parmi les livres mis en présentation à la librairie, l’un d’eux faisait l’objet d’un coup de coeur des libraires de la Cinémathèque – je n’ai absolument plus en tête ce que disait le commentaire, mais la quatrième de couverture suffisait pour emporter tous mes suffrages.

Il s’agissait d’un curieux roman de Chantal Pelletier, L’Ourson, publié en février 2023 aux éditions Joelle Losfeld.

Au point de départ de l’histoire, l’annonce du décès de François Truffaut. Le personnage principal, Anne, une petite souris aux multiples fêlures qui travaille dans une photothèque cinématographique, se retrouve à déjeuner avec Orson Welles.

L’autrice flirte constamment avec la suspension consentie de l’incrédulité, et tantôt nous y entraîne, tantôt nous en éloigne. À cette lecture, j’ai ressenti un vertige qui s’est prolongé au-delà, et j’ai navigué d’hommages cinéphiles en hommages cinéphiles, de Truffaut à Orson Welles, et où la citation mentionnée plus haut de La Nuit américaine trouvait son écho dans ces quelques lignes :

Vous le savez bien : il est difficile d’être quelqu’un. On est juste une durée. Jamais un film. On ne peut pas faire le montage des bonnes séquences, conserver seulement ce qui plaît, ce qui flatte. On n’est jamais que des rushes. Juste un bout-à-bout de morceaux approximatifs. Des premières prises.

À suivre le personnage butinant cinéphile de ce roman, funambule en déséquilibre qui rappelle Chaplin dans Le Cirque, j’ai poursuivi moi-même mon butinage : il m’a conduit de Fahrenheit 451 à La Chambre verte, où j’ai retrouvé les mêmes lecteurs et spectateurs incendiaires.

J’ai fait une brève halte au Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore. Et j’ai repris ma route jusqu’aux ouvrages sur Orson Welles édités par les Cahiers du cinéma, pour finir par le livre de Chris Welles Feder sur son père lu il y a quelques années : In my father’s shadow.

J’ai repensé à toutes ces scènes de vertiges et de miroirs, à nouveau Le Cirque de Chaplin, et La Dame de Shanghaï (de retour chez Welles). Et du miroir, je suis retournée à l’incendie, et j’ai fini quasiment là où j’avais commencé, avec Rosebud, Citizen Kane, et La Nuit américaine.

Voilà pour ce début d’année un beau tour de manège.

Janvier 2026 : séances et animations du CDI

Pour cet article du mois de janvier, je présente les activités menées entre le 5 et le 26 janvier.

Je dois dire que j’appréhendais un peu cette nouvelle période, puisque les vacances de Noël ne sont jamais les plus reposantes, et que la situation au lycée reste inchangée : pas de remplacement prévu au CDI.

Avant d’entamer cette nouvelle période, ma première initiative a été de proposer un planning hebdomadaire du CDI afin d’anticiper et de prévenir au mieux les élèves des fermetures exceptionnelles, des séances pédagogiques prévues mais aussi des pauses que je suis amenée à faire dans la journée. 

Ce planning est envoyé sur l’ENT le jeudi soir et est affiché sur la porte lorsque j’arrive au lycée le lundi matin.

Cependant la première semaine de reprise a été perturbée par la météo : le lundi, les élèves ont été libérés à 16h, et je ne suis pas allée au lycée le mardi et le mercredi. 

J’en ai profité pour avancer sur mes formations prévues durant cette période, sur la formalisation de certains documents professionnels, et sur les actions organisées au CDI les semaines suivantes, j’y reviendrai plus bas. 

Je n’ai pas eu beaucoup de séances prévues à l’emploi du temps, en dehors de séances en SNT, en EMC, des séances de préparation du grand oral pour certaines spécialités, et une séance en demi-groupe en enseignement scientifique, que j’avais préparé au mois de décembre. 

Comme indiqué le mois précédent, j’attends de les avoir menés à leur terme pour en faire la synthèse. Il y a également quelques expérimentations dont je reparlerai en cours d’année dans un article séparé, certainement vers mars ou avril… mais pour la séance en enseignement scientifique, j’en ferai un petit teasing dans cet article. 

Comme pour l’article précédent, je reprends dans un premier temps les actions de communication pour montrer de quelles manières elles se répercutent sur les autres actions proposées. 

Communication

Aux élèves, enseignants et personnels

Afin d’avoir un aperçu global des actions, je reprends le tableau proposé l’an dernier, et je détaillerai ensuite chaque action proposée. 

Date Action Relai
4 janvier Message de bonne année

Rappel ateliers de co-créations / concours de dessins BD

Remise des prix Tournoi d’échecs et calendrier de l’avent

Compte Instagram
4 janvier Planning du CDI Compte Instagram 

Actualités ENT

4-5 janvier Bookflix du CDI Compte Instagram 

Actualités ENT

5 janvier Sélection Feel Good Compte Instagram
6 janvier – 7 janvier CDI fermé (météo) Compte Instagram
7 janvier Zoom Actu Actualités ENT
7 janvier E-INSTANT CDI Actualités ENT
8 janvier Sélection BD + travaux élèves Compte Instagram 

Actualités ENT

Groupe Whatsapp

8 janvier Planning du CDI Actualités ENT
12 janvier Nouveautés BD Compte Instagram
14 janvier Fin Puzzle collaboratif 1 Compte Instagram
14 janvier Nuits de la lecture : sélections + action Compte Instagram

Actualités ENT

Groupe Whatsapp

19 janvier Nouveautés documentaires Compte Instagram
21 janvier Girls can do it Compte Instagram

Portail E-SIDOC

21 janvier CDI fermé : réunion de bassin Compte Instagram

Je détaille ci-dessous les actions qui relèvent plus précisément de la communication et de la publication d’informations et de ressources. Les sélections thématiques, nouveautés et les actions relevant de la valorisation du fonds seront à retrouver dans la partie dédiée. 

L’E-INSTANT était la lettre de diffusion à destination des enseignants et des personnels que j’avais eu tendance à délaisser l’an dernier. Elle se composait jusqu’à juin dernier de 5 pages : la page d’accueil, le focus, et les pages « éducation », « culture » et « numérique ».

Il garde à peu près la même structure : une rubrique “En ce moment au CDI”, un coin lecture, une veille culturelle, pédagogique et numérique. Voici le numéro proposé pour janvier :  

  • Actualités du portail E-SIDOC

Ce mois-ci, j’ai décidé de valoriser les sélections proposées la dernière semaine de janvier sur les femmes dans le sport et les femmes dans les sciences, en proposant une version cliquable des affiches réalisées pour l’occasion. 

J’ai travaillé toute une journée sur ces affiches, afin qu’à la fois elles constituent de bonnes sources d’information pour les élèves et qu’elles mettent en avant les ressources du CDI. 

J’ai mis du temps à relancer cette proposition adressée aux enseignants, personnels et élèves. Il s’agit d’une revue de presse thématique s’appuyant sur les abonnements du CDI, les documents et les ressources numériques disponibles. 

Si généralement je traîne des pieds, c’est parce que l’actualité a tendance à me déprimer et je ne voulais pas risquer d’être redondante, donc je ne suis pas des plus régulières dans sa publication. J’ai proposé un second numéro ce mois-ci sur la politique internationale de Donald Trump. 

  • Compte Instagram du CDI

Les actions postées directement sont principalement des photos mentionnées plus haut.

Sélections thématiques, nouveautés et valorisation du fonds

Événements recensés Animations proposées Date de début Date de fin Remplacé par
Sélection Booktok proposée par Lénaïg 18 octobre
Nouveautés documentaires / fictions / mangas 24 novembre – 26 janvier
25 novembre : Journée de lutte contre les violences faites aux femmes Sélection et affiches 24 novembre 8 janvier Sélection BD et travaux d’élèves
9 décembre : Journée de la laïcité Sélection 27 novembre 5 janvier Sélection Feel Good
Sélection hiver 8 décembre 14 janvier Nuits de la lecture
Sélection Feel Good 

Sondage terminales

Ateliers de co-création

16 décembre – 5 janvier 21 janvier Sélections et affiches “Girls can do it”
Sélection BD / Travaux d’élèves / Concours BD 8 janvier
21-25 janvier : 

Nuits de la lecture, (Thématique Villes et campagnes)

Sélection en lien avec la thématique 14 janvier
6 février (JO d’hiver) – 11 février : journée internationale des femmes et des filles de sciences Girls can do it : sélection et affiches disponibles en version cliquable 21 janvier

Pour cette période, j’ai commencé à préparer les sélections la semaine précédente pour la semaine suivante, et j’arrive à la fin de la période en ayant les animations prêtes pour les deux semaines de la rentrée en janvier. 

Pour chacune de ces sélections, je partage ci-dessous l’affiche de présentation et la photo de l’exposition une fois installée. 

Sélections thématiques et actions sur la période
  • Bonnes résolutions et livres feel good (sélection, sondage et ateliers)

Pour la première semaine de reprise, je voulais engager les élèves dans une démarche de réflexion sur le CDI (en parallèle d’un sondage mené sur Pronote à destination des terminales). 

J’ai donc proposé une sélection Feel Good pour bien démarrer l’année, et j’avais souhaité organiser des ateliers de réflexion sur le temps de midi. 

Le tout n’a pas forcément trouvé preneur et a également pâti des intempéries… Je reprendrai l’idée des ateliers pour la première semaine de février en les proposant sous forme de sondages papiers.  

  • Nuits de la lecture : sélections et siestes contées

À l’occasion des Nuits de la lecture, je me suis appuyée sur la thématique de l’édition 2026 pour mettre à disposition une sélection Villes et campagnes. J’ai proposé deux visuels publiés sur Instagram : 

Voilà la sélection une fois installée : 

Cet événement était l’occasion de proposer de nouvelles sessions de siestes contées avec des promenades dans les villes et les campagnes, et dont l’annonce s’est faite via le visuel suivant : 

  • Girls can do it : sélections thématiques Sport et Science et affiches

Pour la troisième semaine de janvier, j’ai voulu anticiper sur des événements de février (les jeux olympiques d’hiver et la journée internationale des femmes et des filles de sciences) et j’ai proposé une sélection ainsi que des affiches informatives sur le sujet (voir plus haut, rubrique Portail E-SIDOC). 

Nouveautés et valorisation du fonds

Outre ces sélections thématiques, je fais en sorte généralement de mettre en valeur les dernières nouveautés du CDI, et j’ai eu un peu plus de temps ce mois-ci, même si j’avance tout doucement mon catalogage, au gré des événements que j’organise. 

  • Nouveautés BD

Les dernières nouveautés reçues m’ont permis de proposer une action de valorisation la deuxième semaine de janvier : j’ai proposé un concours BD (qui a eu beaucoup moins de succès que le tournoi d’échecs), et j’ai profité de l’exposition de travaux d’élèves de secondes pour proposer cette sélection.

Voici les travaux des élèves et la sélection installée :

  • Nouveautés documentaires

Pour changer la sélection de documentaires mises en avant depuis décembre et consacrée au rayon histoire-géo, je me suis appuyée sur quelques-unes des dernières acquisitions pour mettre en valeur la lutte contre les préjugés et les discriminations. 

  • Nouveautés fictions

Pour ces nouveautés, j’ai un peu plus avancé en fin de mois et j’attends février pour les mettre en avant, avec une nouvelle édition du Bookflix du CDI. 

Gestion

Ce mois-ci, ont été réalisés : 

  1. l’archivage des quotidiens du mois de décembre, ainsi que de l’ensemble des revues et magazines de 2025
  2. le désherbage des revues et magazines remontant à 2019 et 2020 pour la plupart
  3. le désherbage d’une partie du rayon Philosophie
  4. le catalogage de documentaires et de quelques fictions
  5. une commande auprès du fournisseur RecycLivres (reçue le 22 janvier)
  6. une commande auprès de notre libraire
  7. une réorganisation du rayon manuels / annales / dictionnaires
  8. un pointage des ressources disponibles en orientation dans le Kiosque Onisep avec un renouvellement de certaines d’entre elles.

Séances pédagogiques

Pour ce mois-ci, je recense rapidement les séances pédagogiques menées, et je vais détailler un peu plus les séances menées en collaboration en EMC et en SNT : 

Secondes Premières Terminales
Semaine 1 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) /
Semaine 2 1h (SNT, 1 groupe, 1 classe)

1h (EMC, 1 groupe, 1 classe)

1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (enseignement scientifique, 1 groupe, 1 classe)

1h spé maths

Semaine 3 3h (SNT, 3 groupes, 2 classes) / 1h (enseignement scientifique, 1 groupe, 1 classe)
Total = 10h 5h 2h 3h

Je détaille ci-dessous les différentes séances menées, et je reviens sur les visites de secondes. 

  • Projets en EMC

Différents projets ont été amorcés en EMC, et sont soit déjà lancés : en seconde un travail sur les femmes avec une classe, en première, des recherches sur les politiques de solidarité menées par les communes sur un territoire. 

Concernant la classe de seconde, les élèves ont poursuivi leurs travaux de recherche sur les femmes et ont commencé à passer à l’oral. 

Concernant la classe de première qui effectue des recherches sur les politiques de solidarité menées par les communes sur un territoire, les élèves ont été encouragés à travailler sur les ressources numériques comme Europresse pour étayer leurs recherches, mais aussi à consulter les sites de la mairie et de la communauté d’agglomération pour voir de quelle manière ces politiques sont mises en oeuvre au niveau local. 

D’autres prolongements sont envisagés : l’étude du journal publié par la ville, les tribunes des listes d’opposition, et les professions de foi reçues pour les élections municipales. Les travaux se sont poursuivis jusqu’à la fin janvier, et les élèves vont maintenant passer à l’oral. 

  • Séances en SNT

Comme je l’avais indiqué dans mon article de novembre, j’ai réussi à récupérer deux classes de seconde en SNT, pour travailler avec eux sur différents axes thématiques du programme. Contrairement aux années passées, ces séances sont beaucoup plus au fil de l’eau mais j’ai toute liberté quant à leur contenu et leur déroulé. 

Ce mois-ci, j’ai pu mener la deuxième séance, qui a connu plusieurs modifications d’une classe à l’autre, pour adapter les activités en fonction des difficultés des élèves. J’ai également modifié la progression pour aborder plus spécifiquement la question de l’IA avec ces deux classes, et je reviendrai plus tard sur cette réorganisation.

Pour le reste, j’ai repris la même organisation, avec un système de points et de famille, et une évaluation qui passe principalement par la participation et les campagnes PIX. 

  • Enseignement scientifique Terminale

Avec une classe, j’ai abordé durant une heure par demi-groupe la question de l’IA dans le sport, je reviendrai ultérieurement sur cette séance. 

  • Préparation du grand oral

Enfin durant cette période, j’ai accueilli un groupe de maths au CDI, pour leur présenter les ressources du lycée et les accompagner dans leurs recherches pour le grand oral. 

Autres activités

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période.

Réunions, stages, déplacements
  • 16 janvier : formation de formateurs en visio (2h)
  • 22 janvier : réunion de bassin des professeurs documentalistes de Centre Essonne et Sud Essonne, sur la thématique de la ludification
  • 23 janvier : visite à une copine professeure documentaliste, Elise Hoerner, au collège Le Village à Evry et conseil pédagogique

Concernant mes autres activités, comme indiqué en début d’article, j’ai préparé et mis à jour des supports de formation, et j’ai principalement réfléchi à différents aspects de nos missions professionnelles, ce qui m’a amenée à produire différents supports réflexifs mais aussi différents visuels que j’aurai l’occasion de présenter dans de prochains articles, quand cette réflexion sera plus avancée.

Voilà pour ces activités du mois de janvier, je m’arrête pour cet article. Je vous renouvelle mes vœux de bonne année et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

Bullet journal : an sept

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2026.

Pour la septième année consécutive, je consacre ce premier article de janvier à un sujet pas vraiment cinéphile et pas tout à fait profdoc (quoique).

Cependant, comme l’année dernière, je n’ai pas rédigé cet article longtemps à l’avance. J’ai encore une fois trainé un peu des pieds, gardant l’écriture de cet article pour un week-end un peu gris de décembre, où se profilaient les fêtes de fin d’année, qui laissent généralement peu de place à l’introspection et à l’analyse…

Pourtant, mon prochain carnet est déjà prêt, et je l’ai préparé tout aussi minutieusement que les précédents.

Cependant, comme les années passées, mon bullet journal 2025 est un témoin fidèle de ce qu’ont été les différents rythmes de mon année : rythme de travail, activités et rythme de lecture également, mais aussi loisirs et nouveaux outils de travail, comme j’aurai l’occasion d’y revenir dans un instant.

J’ai pris l’habitude de ce petit compte-rendu annuel, qui me permet de finir une année et d’en entamer une nouvelle, à la fois en abordant une thématique devenue une routine, et en me laissant plus de temps pour préparer les articles cinéphiles.

Je n’ai toujours pas repris sur ce site les « notes de lecture », elles me demandaient une charge de travail et de temps trop importante, en revanche j’ai en tête quelques idées de retours d’expérience, que j’ai déjà annoncés dans mes précédents articles profdoc et qui prennent le temps de mûrir, pour être publiés certainement à la fin de l’année scolaire.

Concernant les articles cinéphiles, j’avais précédemment l’habitude d’en avoir quelques-uns d’avance sous le coude… cependant je démarre 2026 avec un calendrier et des thématiques en tête mais quasiment aucun brouillon, à l’exclusion de quelques notes pour l’article du mois de mars.

À nouveau, comme les années passées, je précise qu’il s’agit ici d’un simple compte-rendu d’expérience, sur des méthodes de travail et d’organisation que j’ai adoptées, et que ce compte-rendu n’est absolument pas injonctif.

En 2020, dans le premier article, je revenais largement sur mes motivations et mes sources d’inspiration. En 2021, j’avais axé cet article sur les atouts du bullet journal pendant les périodes de télétravail.

En 2022 et 2023, j’ai approfondi son utilisation, retirant ou ajoutant des rubriques, et en réorganisant certaines pour mieux les adapter à mes habitudes.

En 2024 et 2025, j’ai fait à nouveau quelques ajustements, entre outils numériques et outils papiers, ce qui peut avoir un impact pas forcément sur le quotidien, mais davantage sur le bilan annuel de mes activités, que vous retrouverez en fin d’article.

Encore une fois, cet article sera très illustré et il sera organisé, comme l’an dernier, en quatre parties :

  • la forme
  • le fond
  • allié du quotidien et nouvelles rubriques
  • un petit bilan annuel

La forme

  • Le carnet

En 2019, j’avais utilisé la référence suggérée par Solange te parle (voir article de janvier 2020) : un Leuchtturm 1917 à couverture verte avec index, pagination et une rubrique « Future log », la seule rubrique imposée de tout le carnet.

En dehors d’une petite entorse en 2020 avec un Quo Vadis, je reste fidèle à cette référence, qui m’oblige à passer commande sur un célèbre site de vente en ligne, puisque je n’ai jamais pu trouver de Leuchtturm en magasin, sauf une année dans le rayon papeterie de Foyles à Londres… j’aurais pu à cette occasion faire quelques réserves pour les années suivantes, mais je n’y ai pas pensé.

Cette année, j’ai enfin pu trouver le carnet de 2026 dans une papeterie de Reuil-Malmaison, et je constate régulièrement dans les papeteries des nouvelles tentations : carnets de lecture et autres propositions, auxquelles je ne cède généralement pas.

Je préfère en effet avoir ma propre trame et ma liberté avec des pages entièrement blanches, et je sais aussi que je n’aurais pas forcément la discipline nécessaire pour remplir scrupuleusement les pages déjà structurées de ces carnets.

Les entorses et les surprises sont désormais occasionnelles : je garde mes habitudes, et hormis un carnet de 200 pages commandé par erreur il y a deux ans, ainsi que des carnets offerts par des amis et auxquels j’essaye régulièrement de trouver un rôle, je garde rigoureusement le même modèle de 250 pages.

En 2025, une de mes amies m’a offert un très joli carnet qui me sert désormais à noter des citations issues de mes lectures :

S’il y a deux ans, du fait de ma petite tendance à l’hyperactivité, je me demandais si ces 250 pages seraient suffisantes, je n’avais plus ce même questionnement en abordant la fin d’année.

J’ai pris plaisir à remplir mes 250 pages en prenant toutes mes aises, et en y ajoutant les notes de réunions et de formations.

  • L’écriture

Concernant l’écriture, j’avais acheté en 2019 des feutres Faber-Castell noirs tailles S, F et B. Globalement les B servent pour écrire les titres, les F pour tracer des lignes, et les S pour écrire au quotidien. Depuis 2022, je ne garde que les B et les F, les S étant trop fins à mon goût.

J’en ai régulièrement un ou deux d’avance, mais il arrive que je sois parfois prise de court. Cependant, ma trousse n’a pas bougé depuis l’an dernier : feutres, crayon à papier et gomme, correcteur, et une règle pour tracer les lignes.

Le fond

Gestion du temps

Pour la gestion du temps et l’organisation, j’ai conservé de l’année passée une rubrique « future log » sur laquelle j’ai mon calendrier annuel, et j’utilise toujours une double page par mois. Dès que j’arrive à la fin du mois en cours, je prépare le mois suivant.

  • Future log

Concernant la rubrique « future log », j’ai réussi de manière satisfaisante à dissocier les activités professionnelles et les activités personnelles de manière plus lisible.

Cette année 2025, la partie professionnelle est restée relativement raisonnable par rapport à la partie personnelle (contrairement à début 2024) et j’entends bien maintenir ce bel équilibre.

J’ai commencé à y noter quelques dates de formations ayant lieu début 2026, et c’est toujours l’écueil de jongler entre une année civile et une année scolaire, de ne pas oublier en décembre de reporter les prochaines échéances de janvier et février.

  • Mois et semaines

Sur la double-page consacrée aux mois, j’ai conservé l’habitude cette année de distinguer un peu mieux le professionnel du personnel, aussi bien en ce qui concerne l’aspect « agenda », que l’aspect « to-do-list », ce qui est pleinement satisfaisant.

L’organisation lisible de la page de droite continue pleinement à me satisfaire, avec une inversion les deux mois d’été, pour donner plus de places aux activités personnelles.

Je suis cependant un peu moins assidue en ce qui concerne la recension des activités quotidiennes sur la page de gauche, j’ai tendance à rapporter en un seul jour les activités des 3 ou 4 jours précédents.

Pour les semaines j’ai maintenu le même mode de fonctionnement que les années passées : une double page par semaine pendant les périodes travaillées, une double page par quinzaine pendant les vacances.

Dès que j’arrive à la fin de la double page en cours, même chose, je prépare la double page suivante (j’aime bien anticiper, donc généralement les tableaux à gauche et à droite de la double page sont prêts le vendredi ou le week-end de la semaine d’avant, et j’ajoute simplement après jour par jour les choses à faire au fur à mesure).

Organisation

Après six ans,  j’ai encore affiné les rubriques dont j’avais le plus besoin, celles que je pouvais regrouper, et celles dont je pouvais me passer, et je me suis encore davantage appuyé sur ce carnet pour m’organiser au quotidien.

Certaines rubriques ont leur complément numérique, sans que ce dernier soit trop invasif, au contraire, il me permet un gain de temps et d’avoir davantage de place, dans ma tête et dans ce carnet, pour autre chose. Encore une fois, le choix de l’outil répond moins à un effet de mode qu’à une organisation optimisée.

  • Sommaire

La partie Sommaire du bullet journal est celle dans laquelle on peut le plus se sentir à l’étroit, il faut donc faire des choix. Les deux premières années, je reportais systématiquement dans l’index chaque double-page.

Je me suis rendue compte que je l’avais cette année complètement délaissée ! Je ne l’ai reprise qu’au moment de l’écriture de cet article, pour retirer du bullet journal les quelques pages dont je pourrai à nouveau avoir besoin dans les prochaines années ou les prochains mois :  lectures, découvertes culturelles, formations, to-do-list thématiques, organisation de séances.

  • Mois et semaines

Sur le mois je fais un suivi de ce que j’ai fait en terme de tâches ménagères (ce qui est complété de manière très maniaque depuis l’an dernier par un planning de ménage), d’occupations, et, avec le suivi de ma consommation d’essence, un simulacre de budget. Comme indiqué plus haut, j’ai tendance à être un peu moins assidue depuis quelques temps dans ce suivi.

Je note aussi mon temps de sport quotidien sur cette page, ce qui est moins systématique ces derniers temps, puisque j’utilise désormais une application (une évolution à contre-courant des autres : j’avais ces dernières années tendance à retourner du numérique au papier, c’est l’un des contre-exemples), et aussi parce que j’ai eu tendance, pour des raisons de santé, à réduire les séances de sport.

Par semaine, j’ai aussi quelques tâches que je note dans une rubrique « À faire » : passer à la poste, appeler telle ou telle personne, réserver des transports, prendre des rendez-vous…

  • Activités professionnelles

Pour les activités professionnelles, je suis arrivée à un certain équilibre : après plusieurs années très numériques et du coup une première réaction où le bullet journal constituait presque un refuge et une détox, entre 2019 et 2021, j’ai désormais une manière de m’organiser qui associe depuis deux ans relativement harmonieusement numérique et papier, j’y reviendrai un peu plus loin.

Cette année j’ai tout de même noté une propension supplémentaire à organiser mes idées sur le papier, notamment en ce qui concernait mes préparations de séances, mes cours en visio en Master 2, les notes prises durant les réunions et les formations suivies, et mes autres projets professionnels.

Organisation du travail

Pour cette année, j’ai repris et rassemblé les rubriques suivantes :

  • une boîte à idées qui rassemble des idées d’actions au CDI, des idées d’ouvrages à commander, quelques points de réunions, d’autres pistes d’articles et de réflexions.

Cette année, contrairement à l’an passé, je l’ai délaissée pour créer systématiquement de nouvelles double-pages pour leur consacrer chaque « temps professionnel » séparément. On y retrouvait donc :

  • les sélections thématiques et les animations proposées au CDI (ce qui permet d’anticiper sur le bilan d’activités, mais aussi d’avoir une vision de l’année par grandes périodes (octobre – décembre / janvier – mars / avril – juin).

Cette organisation est reprise dans le calendrier thématique que nous proposons avec Lénaïg par périodes scolaires depuis septembre.

  • la préparation de mes formations EAFC sur la veille et la communication, mais aussi sur le jeu (en co-animation avec Anne-Cécile Pasquier) et enfin sur la prochaine formation sur l’intelligence artificielle (en co-animation avec Cécile Paoli)

  • l’organisation de mes cours en master 2

  • des prises de notes durant les réunions de bassin et les formations de formateurs et autres stages
  • la préparation de projets et de séances pédagogiques au lycée
  • l’organisation de la fin d’année et la préparation de la rentrée

Loisirs, culture et sport

Pour le sport, les loisirs et la culture, j’ai également repris un certain nombre de rubriques et j’en ai réorganisé d’autres :

  • Culture 2025 avec les films, séries télévisées, expositions et musées, concerts et voyages

Depuis quatre ans, j’ai opté pour l’organisation suivante : à gauche les nouveautés et événements / à droite les relectures et revisionnages… une organisation bi-annuelle qui me satisfait pleinement.

J’ai conservé une rubrique « À voir, à écouter » que j’ai très peu utilisée.

  • Blog 2025 avec les articles à publier sur Cinéphiledoc

J’ai gardé pour ce domaine une rubrique « Veille blog » pour faire un suivi des ouvrages sur le cinéma qui peuvent m’intéresser pour le blog, même si j’ai tendance à noter ce genre de choses un peu n’importe où, dans les boites à idées ou dans les listes « à lire »… j’avais donc opté pour une nouvelle organisation sur trois mois cette année, me permettant davantage de souplesse.

  • Autres listes

J’ai gardé deux rubriques à l’identique : une rubrique plus superficielle « Liste d’envies », qui canalise mon shopping, et deux rubriques « Prêts » et « Emprunts ».

  • Lectures

Enfin, j’ai conservé mes deux rubriques dédiées à la lecture :

  1. « À lire », que je coche au fur à mesure (et qui m’empêche de craquer sur tout et n’importe quoi en librairie… enfin en théorie ! l’année a été riche en craquages et j’ai également reçu beaucoup de livres en cadeaux, donc j’ai eu très peu l’occasion de cocher des éléments de cette liste)
  2. Et une rubrique « Lectures » où je reporte de la première rubrique ce que j’ai lu, où j’indique ce qui me sert pour le blog et ce que j’ai aimé.

Cependant, c’est pour ces deux rubriques que l’on peut noter une évolution avec l’ajout d’une petite pincée de numérique…

les bilans de lecture, NUMÉRIQUE, PAPIER ou les deux ?

Depuis quelques mois, en effet, j’étais insatisfaite de la manière dont je notais mes envies de lecture, au gré des différentes recommandations faites par les uns et les autres. Quand je ne les notais pas directement, il fallait remonter dans le fil des conversations sur Whatsapp, ou par SMS, dans les publications enregistrées sur Instagram…

C’est Lénaïg qui m’a permis de surmonter cette difficulté, en me conseillant l’application Gleeph, sur laquelle j’ajoute désormais tous les conseils de lecture qu’on me fait.

Si je garde tout de même la trace écrite des lectures, j’ai eu envie cette année d’y associer quelques bilans visuels, par mois grâce à l’outil Photo Collage,

ainsi qu’un support sur Genially déjà présenté dans le Palmarès de lecture 2025,

mais j’ai eu aussi envie de le synthétiser avec une présentation en une page sur Canva, disponible ci-dessous :

Le bullet journal comme allié du quotidien

Cette année m’a permis à nouveau d’explorer de nouvelles possibilités du bullet journal, cette fois sur un plan strictement professionnel.

  • organisation par périodes / organisation thématique

Comme je l’avais indiqué plus haut, j’avais commencé en 2022 à essayer d’anticiper l’organisation de la fin de l’année et de la rentrée. J’ai poursuivi cela en 2025, en consacrant plusieurs double-pages à ces activités :

  1. une double-page avec à nouveau 6 colonnes avec sur trois mois les événements nationaux et internationaux et les animations / sélections proposées au CDI.
  2. une double-page avec 3 colonnes : fin d’année et préparation de rentrée. Gestion / communication ; pédagogie ; formations / autres.
  • côté pro : numérique ou papier ?

Pour tout ce qui concerne la gestion du quotidien sous la forme de to-do-list, les premiers jets de déroulé de séances et les trames de cours, les idées notées au vol, et les choses à prendre rapidement en notes, le bullet journal reste comme les années passées mon compagnon indispensable, même si j’ai tendance à y ajouter désormais quelques éléments de planification.

En revanche, je reviens au numérique pour trois choses depuis l’année dernière : l’agenda en ligne du CDI sur un Google Agenda, le suivi de certaines séances (notamment les visites des classes de secondes), et la préparation des articles profdoc sur ce site, avec notamment le roulement des animations et des sélections thématiques, ainsi que les différentes publications du CDI sur les différents outils numériques (actualités, portail E-SIDOC, compte Instagram).

  • marmites de cogitations

Enfin, j’ai beaucoup plus que d’habitude utilisé le bullet journal depuis deux ans pour réfléchir à mes scénarios pédagogiques et pour concevoir l’organisation de mes séances, avec cependant un petit ajout non négligeable sur lequel je reviendrai dans un prochain article, et qui infléchit à nouveau la balance du côté du numérique.

Chaque année j’observe avec amusement ces ajustements qui incline l’équilibre soit davantage vers le papier, soit davantage vers le numérique, et ce sont aussi ces petites choses qui me permettent d’éviter le ronronnement d’une certaine routine.

Petit bilan annuel

Voilà donc de nouveaux arguments, en faveur de ce mode de fonctionnement, et que j’ajoute au bilan de cette année.

Je ne peux à nouveau que recommander le bullet journal à tout ceux qui chercheraient un outil pour différentes raisons (organisation, aide-mémoire, gestion du temps, détox numérique, moyen de ne plus culpabiliser sur ce qu’on n’a pas le temps de faire).

J’ai inauguré fin novembre mon nouveau Bullet Journal pour l’année 2026. Je l’ai préparé pour ce début janvier, en y inscrivant les rubriques qui me sont devenues indispensables, en reportant les échéances et les lectures 2025 que je n’ai toujours pas faites, et en préparant la rentrée. Une fois n’est pas coutume, je l’ai décoré un peu :

J’ai hâte de voir si les quelques ajustements que j’y opère pour cette nouvelle année me satisferont, et si je tiendrai mes bonnes résolutions !

Voilà pour mes petits secrets de méthode de travail, qui je l’espère vous seront utiles, et qui convertiront encore de nouvelles personnes à ces pratiques.

Encore une belle année à tous et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

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