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Blog pour cinéphiles et profs docs

Bullet journal : an trois

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2022.

Pour la troisième année consécutive, j’ai décidé de consacrer ce premier article de janvier à un sujet pas vraiment cinéphile et pas tout à fait profdoc (quoique).

À nouveau, comme l’an dernier, je précise qu’il s’agit ici d’un simple compte-rendu d’expérience, sur des méthodes de travail et d’organisation que j’ai adoptées, et que ce compte-rendu n’est absolument pas injonctif.

Je ne reviendrai pas ici sur les raisons qui m’ont fait adopter le bullet journal, je les développe suffisamment dans l’article de janvier 2020.

Je ne vais pas non plus revenir sur mes sources d’inspiration, que j’ai pu évoquer dans le même article.

L’an dernier, j’avais pu me rendre compte à quel point le bullet journal s’était révélé un allié précieux du confinement et du télétravail.

Cette année, ce sont encore d’autres aspects et d’autres trouvailles, tant sur le plan personnel que professionnel, qui me persuadent de consacrer généralement un jour entier au mois de décembre à préparer le carnet de l’année suivante.

Encore une fois, cet article sera très illustré et il sera organisé, comme l’an dernier, en quatre parties :

  • la forme
  • le fond
  • allié du quotidien et nouvelles rubriques
  • un petit bilan annuel

La forme

  • Le carnet

En 2019, j’avais utilisé la référence suggérée par Solange te parle (voir article de janvier 2020) : un Leuchtturm 1917 à couverture verte avec index, pagination et une rubrique « Future log », la seule rubrique imposée de tout le carnet.

En 2020, j’ai utilisé un carnet Quo Vadis à couverture rouge, mais avec exactement les mêmes caractéristiques que le précédent, si ce n’est que j’ai fait le « Future log » moi-même, que j’ai indiqué les rubriques qui m’avaient été utiles dans le carnet de 2019, et que le Quo Vadis, au lieu des 240 pages du Leuchtturm, n’en proposait que 215, ce qui m’avait fait me sentir un peu à l’étroit…

En 2021, j’ai donc repris la référence initiale, un Leuchtturm 1917 cette fois à couverture violette, format A5 avec pointillés, de 250 pages, qui n’était pas estampillé « bullet journal » mais en offrait toutes les caractéristiques.

Au terme de ces trois années, je commence à avoir mes petites habitudes et je m’y tiens : j’ai commandé début décembre 2021 le prochain carnet, à couverture jaune foncé.

  • L’écriture

Concernant l’écriture, j’avais acheté en 2019 des feutres Faber-Castell noirs tailles S, F et B. Globalement les B servent pour écrire les titres, les F pour tracer des lignes, et les S pour écrire au quotidien.

J’écris quasiment tout en noir et j’ai conservé cette habitude. Malgré une petite touche de couleur en 2020 pour distinguer lycée et télétravail, j’ai beaucoup moins utilisé les surligneurs en 2021.

Je glisse à chaque déplacement dans mon sac une petite trousse toute fine dans laquelle on retrouve généralement deux S, deux F, deux B, un crayon à papier, une gomme et un correcteur. Sur mon bureau une règle complète généralement cet équipement.

Le fond

Gestion du temps

Pour la gestion du temps et l’organisation, j’ai conservé de l’année passée une rubrique « future log » sur laquelle j’ai mon calendrier annuel, et j’utilise toujours une double page par mois. Dès que j’arrive à la fin du mois en cours, je prépare le mois suivant.

Sur cette double-page consacrée aux mois, j’ai pris l’habitude cette année de distinguer un peu mieux le professionnel du personnel, aussi bien en ce qui concerne l’aspect « agenda », que l’aspect « to-do-list ».

Pour les semaines j’ai maintenu le même mode de fonctionnement que les années passées : une double page par semaine pendant les périodes travaillées, une double page par quinzaine pendant les vacances.

Dès que j’arrive à la fin de la double page en cours, même chose, je prépare la double page suivante (j’aime bien anticiper, donc généralement les tableaux à gauche et à droite de la double page sont prêts le vendredi de la semaine d’avant, et j’ajoute simplement après jour par jour les choses à faire au fur à mesure).

Organisation

Le recul cette fois de deux ans m’a permis de voir de quelles rubriques j’avais le plus besoin, celles que je pouvais regrouper, et celles dont je pouvais me passer.

Contrairement aux années passées où je reportais systématiquement dans l’index chaque double-page, j’ai choisi de ne plus y noter les semaines, ce qui était loin d’être parlant.

Concrètement, lorsque je crée une double-page deux hypothèses s’offrent à moi :

  • soit c’est une rubrique de routine (semaine, quinzaine) et une fois qu’elle est passée, je n’ai pas forcément besoin d’y revenir (sauf éventuellement pour mon article profdoc où j’essaye de faire le recensement de toutes mes activités professionnelles du mois en cours)
  • soit c’est une rubrique exceptionnelle (lectures, liste, boite à idées, séances élèves) que j’ai besoin de retrouver rapidement : je l’ajoute donc au sommaire.

Je n’ai donc plus besoin, comme l’an dernier, de surligner les pages les plus souvent consultées.

Sur le mois je fais un suivi de ce que j’ai fait en terme de tâches ménagères, d’occupations, et, avec le suivi de ma consommation d’essence, un simulacre de budget. Je note aussi mon temps de sport quotidien sur cette page.

Par semaine, j’ai aussi quelques tâches que je note dans une rubrique « À faire » : passer à la poste, retirer des réservations à la médiathèque, appeler telle ou telle personne, réserver des transports, prendre des rendez-vous…

Organisation du travail

Pour cette année, j’ai donc repris et rassemblé les rubriques suivantes :

  • une boîte à idées qui rassemble des idées d’actions au CDI, des idées d’ouvrages à commander, quelques points de réunions, d’autres pistes d’articles et de réflexions, mais sur lequel on peut aussi retrouver des titres d’ouvrages de cinéma (comme quoi cette rubrique n’est pas très bien rangée…)
  • le suivi des séances avec les élèves (même s’il m’arrive de le négliger, au profit de l’agenda partagé du CDI sur l’ENT) et la prise en notes de quelques exposés d’élèves
  • les choses à ne pas oublier pour le ministère (avec quelques réunions prises en notes et le calendrier de programmation des tweets @eduscol_DOC), des rubriques TraAM et séminaire des IAN
  • les articles à publier sur LudoDOC et les parcours de profs docs
  • le déroulé de mes stages et le calendrier prévisionnel de mes formations et des autres activités à l’extérieur
  • le suivi de mes cours pour le master 2 de Montpellier
Loisirs, culture et sport

Pour le sport, les loisirs et la culture, j’ai également repris un certain nombre de rubriques et j’en ai réorganisé d’autres

  • Culture 2021 avec les films, séries télévisées, expositions et musées, concerts 

J’ai associé à cette rubrique une rubrique « (Re)vu, lu, écouté », ce qui me permet de distinguer ce que je découvre complètement, et ce vers quoi je vais retourner. J’ai rassemblé les anciennes rubriques « J’ai appris » et « Vécu » pour économiser de la place.

J’opte l’an prochain pour une nouvelle organisation : je vais fondre quasiment toutes ces double-pages en une seule : CULTURE, avec à gauche les nouveautés et événements / à droite les relectures et revisionnages… en espérant qu’elle me satisfasse.

J’ai gardé deux rubriques déjà existantes : « À voir / à écouter » et « En ligne (anciennement) Sur YouTube », même si j’ai tendance à ne pas être très assidue pour les remplir… Je vais certainement fondre cette rubrique « en ligne » dans une rubrique de veille.

  • Blog 2021 avec les articles à publier sur Cinéphiledoc

J’ai gardé pour ce domaine une rubrique « Veille blog » pour faire un suivi des ouvrages sur le cinéma qui peuvent m’intéresser pour le blog, même si, comme je l’ai dit plus haut, j’ai tendance à noter ce genre de choses un peu n’importe où, dans les boites à idées ou dans les listes « à lire »…

  • Autres listes

J’ai gardé deux rubriques à l’identique : une rubrique plus superficielle « Liste d’envies », qui canalise mon shopping, et deux rubriques « Prêts » et « Emprunts ». J’ai également une double-page, pas très fournie, de recettes de cuisine.

  • Lectures

Enfin, j’ai conservé mes deux rubriques dédiées à la lecture :

  1. « À lire », que je coche au fur à mesure (et qui m’empêche de craquer sur tout et n’importe quoi en librairie)
  2. Et une rubrique « Lectures » où je reporte de la première rubrique ce que j’ai lu, où j’indique ce qui me sert pour le blog et ce que j’ai aimé.

Le bullet journal comme allié du quotidien

Cette année j’ai été confrontée à des situations – aussi bien sur le plan personnel que professionnel – qui exigeaient beaucoup en terme d’organisation, et à nouveau, j’ai pu constater à quel point ce fichu petit carnet s’avérait un allié efficace !

Que vous ayez des démarches administratives à gérer, des piles de papier à renvoyer sous enveloppe, un emménagement à effectuer, ou simplement un escape game à réaliser, avec ce petit carnet et ses pointillés vous avez simplement l’impression que tout devient plus facile !

Sans compter la joie que procure à chaque fois le fait de cocher une nouvelle tâche effectuée, et le rocher de Sisyphe semble (même un bref instant) un peu plus léger à pousser…

Je vous propose ci-dessous deux exemples, l’un personnel :

  • un aménagement avec des plans

Pour moi qui suis nulle en dessin, j’étais très fière de mes petits gribouillages avec tel et tel meuble qui va à tel et tel endroits…

j’ai d’ailleurs réutilisé le procédé pour demander à un ami qui a pour habitude de travailler le bois de me fabriquer un meuble sur mesure :

l’autre professionnel :

  • le déroulé de l’escape game Olympe de Gouges, que je vous avais présenté en novembre dans l’article profdoc

C’est cette petite liste qui me permettait de voir globalement la construction de mon scénario et les énigmes que je voulais faire résoudre aux élèves.

Petit bilan annuel

Voilà donc de nouveaux arguments, en faveur de ce mode de fonctionnement, et que j’ajoute au bilan de cette année.

Je ne peux que recommander le bullet journal à tout ceux qui chercheraient un nouvel outil pour différentes raisons (organisation, aide-mémoire, gestion du temps, détox numérique).

J’ai inauguré à la mi décembre mon nouveau Bullet Journal pour l’année 2022. Je l’ai préparé pour ce début janvier, en y inscrivant les rubriques qui me sont devenues indispensables, en reportant les lectures 2021 que je n’ai pas faites, et en préparant la rentrée.

J’ai réorganisé, comme indiqué plus haut, certaines rubriques, et je verrai si ces petits aménagements me conviennent mieux que les précédents…

Voilà pour mes petits secrets de méthode de travail, qui je l’espère vous seront utiles.

Encore une belle année à tous et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Décembre 2021 : séances et animations du CDI

Ce dernier article #profdoc de 2021 sera un peu plus léger que les autres et placé sous le signe de la ludification.

Je reviendrai en effet ici sur les activités menées entre le 22 novembre et le 17 décembre, période où les jeux ont pris une grande place au CDI, peut-être afin de détendre l’atmosphère et de se laisser glisser jusqu’aux vacances avec davantage de sérénité.

Activités ludiques

  • Installation : lego collaboratif (J & R)

J’en avais déjà parlé dans l’article du mois de novembre : le 15 novembre nous avons installé au CDI un lego collaboratif : construire la fusée Saturn V, ce qui avait été annoncé aux élèves juste avant les vacances de la Toussaint.

Entre le 15 et le 25 novembre, les élèves se sont relayés avec beaucoup de motivation pour construire les différents étages de la fusée :

Le 25 novembre, nous avons donc proposé l’activité suivante pour désigner celui ou celle qui aurait la chance d’ouvrir le dernier sachet :

Petite péripétie : le 26 novembre, le maître ouvrier, que nous avions sollicité pour construire un support afin de poser la fusée terminée, est venu au CDI.

En manipulant la fusée, il a fait tomber le deuxième étage, qu’il a fallu reconstruire (grâce à Roman) le 29 novembre, pour que notre LEGO BATTLE puisse correctement se dérouler le 30 novembre.

 

 L’opération est un véritable succès et nous réfléchissons déjà aux prochains legos à construire et à la boite de legos qui viendra aussi enrichir le rayon jeux au CDI.

  • Enrichissement du rayon jeux (J & R)

Parmi nos dernières commandes pour clôturer le budget 2021, nous avons reçu en premier les nouveaux jeux : 7 Wonders, Hanabi, Qwirkle et Blokus.

Nous en avons donc profité pour présenter à nouveau le rayon jeux et les différentes activités ludiques pouvant être menées au CDI sur la page d’accueil du portail E-SIDOC :

Pour ce visuel, j’ai réalisé l’enrobage et la présentation du rayon (1), Roman de son côté a réalisé un Genially pour présenter les nouveautés (2). Pour les puzzles et Saturn V, j’ai utilisé des photos précédemment publiées sur ce site.

  • Nouveau puzzle participatif au CDI (J)

La fusée ayant été réalisée très rapidement (plus rapidement que ce que nous avions imaginé), j’ai proposé à Roman d’installer un nouveau puzzle participatif au CDI.

En effet, nous commençons à avoir un petit fonds en puzzles (j’en ramène certains de chez moi, j’en achète parfois d’autres sur le budget du CDI). Néanmoins, pour ceux du CDI, contrairement aux jeux, nous ne les cataloguons pas, et nous nous contentons de les conserver dans l’armoire derrière le bureau.

Le dernier puzzle participatif que j’avais organisé remontait à février 2020, juste avant le confinement, et je dois dire que j’étais assez impatiente de pouvoir proposer à nouveau cette activité aux élèves.

Notre choix s’est porté sur un puzzle japonais, que nous avons assorti d’une sélection d’ouvrages et de mangas.

  • Tournoi d’échecs au CDI (R)

Les mêmes élèves qui ont participé le plus à la construction de la fusée sont, ne le cachons pas, parmi nos fidèles habitués. Ils viennent régulièrement jouer et découvrir les nouveaux jeux du CDI. C’est sur leur suggestion que Roman a décidé d’organiser un tournoi d’échecs au CDI la dernière semaine avant les vacances.

Ce sont toutes ces activités qui nous ont occupés durant cette période… j’avoue ne pas avoir pris le temps de réaliser, comme chaque année, un calendrier de l’avent numérique (ou même physique).

Expositions thématiques, gestion et valorisation du fonds

Au moment où je rédige cet article, nous avons reçu nos trois commandes passées auprès de notre libraire : une commande de bandes-dessinées, une commande de mangas, et une commande prix littéraires / documentaires.

Nous avons été assez occupés par nos séances et nos activités ludiques (sans compter les réunions et activités à l’extérieur sur lesquelles je reviens plus loin), nous finissons tout juste, à la veille des vacances, de traiter ces commandes.

C’est ce qui explique le relatif calme de nos expositions thématiques et de nos valorisations du fonds.

Toutefois, pour remplacer la petite sélection faite autour de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, je me suis appuyée sur un de mes numéros du Zoom Actu…

  • Sélection Joséphine Baker / Lutte contre le racisme (J)

Séances et actions pédagogiques

Voici un petit point rapide sur les séances menées ce mois-ci :

  • suite et fin des visites des classes de secondes : le 1er décembre, nous en avons enfin terminé avec les 13 classes sur 14 ayant bénéficié de cette visite.
  • séances en EMC en seconde : pour le projet autour des réfugiés avec une classe de seconde et ma collègue d’histoire-géo, nous avons poursuivi les séances le 25 et le 29 novembre. L’objectif de ces deux séances était d’effectuer des recherches sur la situation spécifique de certains réfugiés sur le site du HCR.

L’étape suivante est la réalisation d’une revue de presse. Pour cette revue de presse, les séances étant prévues pour un groupe avant les vacances et pour l’autre groupe après, j’en parlerai dans l’article de janvier.

  • séances en EMC en première : nous avons poursuivi les séances avec ma collègue de SES, durant lesquelles les élèves doivent réaliser un dossier documentaire sur un des aspects de la fragilisation du lien social (séances hebdomadaires). Ces séances ont eu lieu le 25 novembre, les 2 et 9 décembre.
  • lancement des séances « Et si on lisait à voix haute » en français :
    nous avons repris avec Stéphanie notre projet autour de la lecture à voix haute, dans le cadre du concours de la grande librairie. Cette année, après la classe de 1STMG et le groupe de première HLP, c’est une classe de seconde que nous faisons participer. Les séances ont lieu en demi-groupe.

Durant la première séance (deux heures le 22 novembre), nous avons présenté le concours aux élèves via une collection sur Pearltrees, nous leur avons montré les vidéos de certains participants au concours des années précédentes et les conseils de certains auteurs et comédiens. Nous les avons entrainés à lire un texte étudié en français, puis à lire des virelangues pour travailler l’articulation.

Durant la deuxième séance (deux heures le 29 novembre), nous sommes revenus sur ce qu’ils avaient retenu de la première séance et sur d’autres virelangues, et ils étaient censés avoir apporté un texte personnel à lire devant leurs camarades. Si tous n’ont pas forcément joué le jeu, nous avons quand même eu quelques belles surprises : des textes de Zweig, de Joseph Joffo, la Lettre à Adama, des lectures de science-fiction…

La troisième séance, à laquelle je n’ai pas pu assister (le 6 décembre) avait pour but soit de leur faire amener une lecture personnelle pour celles et ceux qui n’avaient pas jouer le jeu, soit de retravailler leur lecture précédente pour les autres.

En revanche, j’ai assisté à la quatrième séance (le 13 décembre), en classe entière sur deux heures, où les élèves sont passés un par un pour faire leur lecture, et ce en présence de leur professeur principal, qui assistait pour l’occasion à cette séance.

  • projet « Et si on lisait à voix haute » en latin et en grec : Stéphanie ayant une heure de séance avec les latinistes de seconde juste après la classe de seconde impliquée dans le projet précédent, nous avons eu l’idée de transposer ce concours en latin et en grec.

Le point de départ du projet est le même : choisir un texte en latin et en grec et en faire la « recitatio », en s’appuyant soit sur des ouvrages classiques (nous avons au CDI un petit fonds de textes bilingues) soit sur des ouvrages modernes (Astérix, Harry Potter traduit en latin…).

Pour la première séance du 29 novembre, Roman a réussi à trouver une sélection de virelangues en latin. Les élèves ont également à faire des recherches sur les auteurs des textes classiques choisis et à partager les informations recueillies sur des murs collaboratifs (frises chronologiques et cartes sur Padlet). Là encore, une collection pearltrees leur a été partagée avec les murs créés par Roman, et le site Orbis de l’université de Stanford (présenté par Nota Bene) qui a suscité chez eux beaucoup d’enthousiasme.

Je n’ai pas pu assister aux deux séances suivantes des 1er et 6 décembre, ayant des réunions et d’autres activités sur ces créneaux horaires là. Durant la séance du 13 décembre, les élèves ont poursuivi leurs travaux en autonomie.

  • recherche d’information et citation des sources en BTS première année. Chaque année je suis sollicitée par une collègue d’éco-gestion qui me propose cette séance de deux heures durant laquelle, en partant des pratiques de recherche des étudiants, je tente de les convaincre de l’importance de la citation des sources.

Ces séances ont eu lieu le vendredi 10 décembre. Par manque de temps, j’ai repris mon support de l’an dernier, qui, fort heureusement, était encore adapté. Vous pouvez le retrouver à cette adresse.

Communication : pour les élèves (et pour le lycée en général)

  • Articles publiés sur le blog du CDI

Durant cette période, voici les articles proposés aux élèves : l’annonce de la LEGO BATTLE le 23 novembre, une revue de presse le 25 novembre proposée par Roman, un ZOOM Actu le 26 novembre sur le régime chinois :

une nouvelle revue de presse le 2 décembre :

le ZOOM Actu mentionné plus haut sur Joséphine Baker :

un article sur la mise en place du puzzle participatif le 6 décembre, et un nouveau ZOOM Actu sur les hôpitaux, la crise sanitaire et la médecine le 16 décembre :

Communication : pour l’équipe éducative

  • E-INSTANT CDI : focus décembre

Pour le mois de décembre, j’ai modifié la page d’accueil de l’E-INSTANT :

Comme mentionné plus haut, les activités du CDI ce mois-ci étant centrées sur les jeux, j’ai proposé un focus autour de ces activités, en insérant la présentation proposée sur la page d’accueil d’E-SIDOC :

Autres activités (réunions, stages, déplacements, publications)

Voici les autres activités menées au lycée ou à l’extérieur durant cette période (du 23 novembre au 18 décembre) :

  • 24 novembre : un troisième cours avec les master 2 de l’université de Montpellier (correction d’un CAPES blanc, partage de ressources, apport de contenu sur l’ouverture culturelle)
  • 6 décembre : réunion à distance des référents TraAM documentation (3h)
  • 9 décembre : un quatrième cours avec les master 2 de l’université de Montpellier (correction d’un CAPES blanc, apport de contenu sur la ludification)
  • 10 décembre : une réunion de concertation au lycée sur une formation sur la laïcité qui nous sera proposée en février
  • 13 décembre : une réunion du groupe de travail visant à dépoussiérer le site internet du lycée
  • 14 décembre : la première journée d’un stage « Lutter contre le cyberharcèlement » co-animé avec Ketty Joly, CPE au lycée Jean-Pierre Timbaud de Brétigny sur Orge.

Ce stage devait initialement avoir lieu dans mon lycée, il a au dernier moment été basculé à distance à la demande de la DAFOR (nous aurions aussi pu le déplacer, mais nous avions déjà eu des difficultés à trouver une date en commun, nous avons donc choisi de le maintenir à distance).

  • 16 décembre : un cinquième cours avec les master 2 de l’université de Montpellier (partage de ressources, apport de contenu sur la culture numérique)

Concernant les publications sur le site du collectif LudoDOC, j’ai enfin réussi à publier l’épisode 5 de l’histoire numérique de la documentation :

Histoire numérique de la documentation (épisode 5)

Je remercie une nouvelle fois Sandrine Duquenne, Caroline Jan et Edwige Touche pour leurs contributions à cet article, principalement consacré à la politique documentaire.

Durant cette période, le 1er décembre, a également été publié un calendrier de l’avent proposé par notre LudoDOC Béatrice Collomb :

Un calendrier de l’avent pour apprendre à s’informer

Un nouveau parcours de profdoc devrait être publié prochainement.

D’ici là, je vous souhaite de très bonnes vacances et d’excellentes fêtes de fin d’année et vous dis à l’année prochaine sur Cinephiledoc !

2021 : Palmarès de lecture

Comme pour l’année dernière, je publie ce palmarès au mois de décembre, afin de pouvoir, à nouveau, en janvier, faire un petit article sur le Bullet Journal.

Cela me permettra aussi de vous donner quelques idées de cadeaux de Noël, si vous souhaitez glisser sous le sapin l’un ou l’autre des ouvrages sympathiques dont j’ai pu vous parler cette année.

Pour ce palmarès, j’ai beaucoup moins d’avance que l’an dernier, nous sommes à la mi-novembre au moment où je commence à l’écrire.

Je profiterai de cet article pour vous partager les photos d’une petite sortie que j’ai faite au début du mois et pour faire quelques clins d’oeil complices…

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Pour 2021, mes lectures ont commencé très tôt en 2020, à la faveur des périodes de confinements : j’ai dû les entamer vers le mois d’août 2020.

Cependant, contrairement à l’année dernière, je n’avais pas fini ces lectures en avance : j’ai terminé ma dernière lecture cinéphile fin octobre pour un article que je comptais publier début novembre.

De la même manière, mon activité de lecture de 2021 a été considérablement réduite : malgré un petit pic au mois d’avril (7 livres lus), j’ai lu entre 3 et 6 livres par mois cette année – contrairement à 2020 où c’était généralement le double.

Concernant mes lectures cinéphiles, en voici un petit bilan :

  • Louis de Funès à Paris, Philippe Lombard (lu en 2020)
  • L’Angleterre en séries, Ioanis Deroide (lu en 2020)
  • The Crown, le vrai du faux : la série culte décryptée, de Corentin Lamy, Joffrey Ricome et Pierre Trouvé (lu en 2020)
  • Tarantino Reservoir films, Philippe Lombard (lu en 2020)
  • François Truffaut, Noël Simsolo (lu en 2020)
  • Bons baisers du monde, Guillaume Evin et Laurent Perriot (lu en 2020)
  • Le Paris de Claude Sautet, Hélène Rochette
  • La Beauté du ciel, Sarah Biasini
  • Christopher Nolan : la possibilité d’un monde, Timothée Girardin
  • Les Orphelins de François, Bernard Gheur

J’avais réussi avant janvier 2021 à préparer en brouillon mes 4 premiers articles, même si j’hésitais quant à l’ordre dans lequel les publier.

Ainsi en janvier, mes comptes-rendus sur Louis de Funès, l’Angleterre dans les séries, les films de Tarantino et un deuxième épisode du cinéma en BD étaient prêts.

Par contre, j’ai mis un temps certain à écrire les deux articles suivants et désormais, je n’ai plus qu’environ trois semaines d’avance entre l’écriture d’un article et sa publication.

Palmarès 2021

Chaque année, j’essaye de regrouper ces quelques lectures en catégories plus ou moins signifiantes. Cette année, j’en dénombre trois, avec un invité surprise : cinéma français, productions internationales et témoignages.

Cinéma français

Dans cette catégorie, je regroupe :

  • Louis de Funès à Paris, de Philippe Lombard, éditions Parigramme, juillet 2020
  • François Truffaut, de Noël Simsolo, éditions Glénat, août 2020
  • Le Paris de Claude Sautet, d’Hélène Rochette, éditions Parigramme, septembre 2020

C’est à ce dernier que va ma préférence, un très bel ouvrage, illustré et immersif , qui m’a autant donné envie de revoir les films de Claude Sautet (et dans la foulée de ma lecture j’ai vu Vincent, François, Paul et les autres, Un coeur en hiver et Nelly et Monsieur Arnaud) que de déambuler dans le quatorzième arrondissement.

Productions internationales

Cinq livres dans cette catégorie :

  • L’Angleterre en séries, de Ioanis Deroide, éditions First, février 2020
  • The Crown, le vrai du faux : la série culte décryptée, de Corentin Lamy, Joffrey Ricome et Pierre Trouvé (édition de 2020, l’ouvrage a fait l’objet d’une réédition plus récente en octobre 2021 – j’avoue hésiter à me le racheter, étant archi-fan de la série et l’édition précédente n’étant pas parvenue à m’en dégoûter ! bien au contraire…)
  • Tarantino Reservoir films, de Philippe Lombard, éditions Omake Books, novembre 2020
  • Bons baisers du monde, de Guillaume Evin et Laurent Perriot, éditions Dunod, octobre 2020
  • Christopher Nolan : la possibilité d’un monde, de Timothée Girardin, éditions Playlist Society, réédition avril 2021

Et donc dans cette catégorie, il est très difficile de choisir un livre parmi les cinq mentionnés.

C’est pourquoi je décide de donner raison à Philippe Lombard, qui a la gentillesse de m’envoyer ses ouvrages régulièrement avant qu’ils ne paraissent, et dont j’ai découvert la dédicace suivante dans l’un des plus récents :

Pour Juliette, qui a déjà prévu de chroniquer ce livre en décembre 2021 😉

Vous ne croyez pas si bien dire, cher Philippe, puisque je retiens pour ma catégorie « Productions internationales » le Ça tourne mal… à Hollywood ! : L’histoire méconnue et tumultueuse du cinéma américain, publié en novembre 2020 aux éditions La Tengo.

En effet, après un premier opus passionnant publié en 2019 (et que j’avais donc tout à fait justement évoqué dans mon palmarès de 2020) consacré au cinéma français, Ça tourne mal… à Hollywood ! revient sur quelques anecdotes tantôt hilarantes tantôt quelque peu glaçantes du cinéma américain.

La structure du livre, qui va de la pré-production à la sortie en salles (ou pas) m’a rappelé la série de vidéos Film wars de François Theurel (alias le fossoyeur de films)

Je glisse ici le premier sur Alien 3 à déguster à nouveau…

Cela m’a aussi rappelé une série assez bien faite diffusée sur Netflix : The movies that made us qui revient sur les tournages des films de notre enfance (l’un de mes épisodes préférés est celui sur Jurassic Park).

Bref c’est ce mélange assez détonnant de fous-rires et de tendresse que l’on a à la lecture du livre de Philippe Lombard, et qui nous montre à nouveau à quel point les oeuvres d’anthologie, celles qui constituent notre patrimoine cinématographique (et plus largement culturel) sont parfois enfantées dans la douleur.

La dédicace de l’ouvrage le plus récent du sieur Lombard me suggère un nouvel article pour juin 2022 : je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une promesse, mais cela arrivera peut-être plus tôt que prévu !

Témoignages

Dernière catégorie, les témoignages, dans laquelle je regroupe :

  • La Beauté du ciel, de Sarah Biasini, éditions Stock, janvier 2021

  • Les Orphelins de François, de Bernard Gheur, éditions Weyrich, février 2021

J’ai indiqué implicitement dans mon article cinéphile de novembre à quel point il m’est difficile de ne pas être émue lorsque je lis un texte évoquant François Truffaut.

Et évidemment, lorsque je lis ce dernier en fin d’année, ou lorsque je lui consacre le dernier article cinéphile de l’année, il est aussi compliqué de dépasser cette impression.

Les deux livres de cette catégorie ont en partage l’émotion et la pudeur.

Je décide donc de ne pas choisir et vous invite à lire les deux avec la même empathie : vous y trouverez aussi en partage le souvenir d’enfance, la mémoire, l’amour du cinéma et l’émerveillement.

Bilan et escapade

Voilà pour ce palmarès et ces lectures cinéphiles de 2021, qui ont tout de même été assez variées.

Pour 2021 j’ai également proposé cet été deux hors-série de conseils de lecture, avec des livres qui n’étaient pas dédiés au cinéma. Pour celles et ceux qui seraient en panne d’idées de lectures (ou de cadeaux), n’hésitez pas à aller jeter un coup d’oeil !

Concernant mes lectures de 2022, ma liste est déjà assez conséquente, et comme je l’ai indiqué plus haut, il y aura déjà un Lombard dans la liste, mais aussi une biographie d’acteur, une bande-dessinée et un ouvrage consacré à un réalisateur encore jamais évoqué (ou si peu) sur ce site.

Avant de vous laisser, je vous partage quelques photos d’une escapade que j’ai faite début novembre à Angoulême, lieu de tournage et ville organisatrice d’un festival du film francophone depuis plusieurs années.

J’y ai visité le musée de la bande-dessinée et les studios Paradis, avec une exposition consacrée au tournage du dernier film de Wes Anderson, The French Dispatch :

C’est sur ces images que je vous souhaite à nouveau de très belles fêtes de fin d’année, et je vous mitonne pour très prochainement le dernier article #profdoc de 2021.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

 

Novembre 2021 : séances et animations du CDI

Dans cet avant-dernier article profdoc de 2021, quelque peu succinct, je vous présente les actions menées entre le 8 et le 22 novembre, un article qui sortira relativement tôt dans le mois, afin d’équilibrer avec les publication de la période de décembre.

Expositions thématiques

Durant cette nouvelle période, nous avons essayé de renouveler une partie des expositions installées au mois d’octobre.

Comme nous avions été très sollicitées par les différentes séances pédagogiques, nous avions quelque peu tardé à le faire : ainsi toutes les installations évoquées le mois dernier (fête de la science, semaine du climat, semaine de l’espace) sont restées en place jusqu’à la deuxième semaine de novembre.

La première à céder sa place était la semaine de l’espace, qui a été remplacée par une exposition thématique sur les États-Unis

  • Welcome to the USA (J)

J’ai profité de la réception d’une commande avec les deux autobiographies Devenir, de Michelle Obama et Une Terre promise, de Barack Obama, pour proposer une sélection de ressources sur les États-Unis.

J’ai donc préparé la présentation suivante :

et j’ai pu installer cette exposition le 15 novembre :

  • Sélection Cyberharcèlement / Journée de lutte contre les violences faites aux femmes (J)

Cette mini-expo a été installée le 18 novembre, en lien avec la journée de lutte contre le harcèlement et en préparation de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes (25 novembre).

  • Installation : lego collaboratif (J & R)

Mais l’attraction du moment, c’est l’installation au CDI d’un lego collaboratif : construire la fusée Saturn V, ce qui avait été annoncé aux élèves juste avant les vacances de la Toussaint.

Le lego et sa notice sont à disposition des élèves et des équipes du lycée depuis le lundi 15 novembre, nous ouvrons les sachets au fur et à mesure, et la construction avance bien, comme en témoignent les photos que nous prenons régulièrement.

Gestion et valorisation du fonds

Un petit point rapide sur cette question.

Avant les vacances, nous avons reçu deux commandes : des nouveautés en bandes-dessinées (déjà présentées par Roman) et en sciences sociales (ressources en HGGSP).

  • Sciences sociales – rayon 300 (J)

Je n’avais pas eu le temps de m’en occuper avant les vacances, et certains ouvrages avaient été déjà emprunté, avant même leur mise en rayon, par des élèves de spécialité HGGSP dans le cadre de la préparation du grand oral.

J’ai réussi la deuxième semaine de novembre à proposer un visuel réalisé sur Canva, pour présenter le rayon 300 :

Voici l’installation avec le visuel :

  • Catalogage de romans (R)

De son côté, Roman a catalogué un certain nombre de romans (principalement fantasy et policiers) qui proviennent du don d’un collègue d’histoire-géo.

  • L’urgence de la période (J & R)

Cependant, ce qui a différé la désinstallation des expositions d’octobre et ce qui nous a bien occupé la semaine de la reprise, c’était l’urgence de passer nos dernières commandes avant la date butoir du 12 novembre.

Nous avons ainsi passé trois commandes d’ouvrages (une commande de mangas, une commande de bandes-dessinées et une commande de documentaires), une commande de jeux et de puzzles et une commande de matériel. Voilà qui occupera bien nos journées du mois décembre, une fois le tout reçu !

Séances et actions pédagogiques

La période a été un peu plus calme que le mois d’octobre, et nous sommes en attente des projets qui vont démarrer d’ici la fin du mois.

Néanmoins, voici un petit point rapide sur les séances menées ce mois-ci :

  • suite et fin des visites des classes de secondes : sur 14 classes, 13 visites organisées, avec les dernières séances prévues de mon côté le 19 novembre et pour Roman le 1er décembre.
  • séances en EMC en seconde : pour le projet autour des réfugiés avec une classe de seconde et ma collègue d’histoire-géo, nous avons enfin réussi à avancer et à voir un groupe le 12 novembre et l’autre groupe le 15 novembre. L’objectif de ces deux séances était d’effectuer des recherches sur la situation spécifique de certains réfugiés sur le site du HCR.
  • séances en EMC en première : nous avons poursuivi les séances avec ma collègue de SES, durant lesquelles les élèves doivent réaliser un dossier documentaire sur un des aspects de la fragilisation du lien social (séances hebdomadaires).
  • campagnes de rentrée PIX pour les élèves de terminales : des séances avec deux classes étaient initialement prévues au retour des vacances. Les élèves d’une de ces classes ayant avancé spontanément, nous avons annulé la séance prévue avec eux. Le défi suivant sera la collecte des profils certifiables…
  • préparation du grand oral en sciences : à la demande de Christophe, mon collègue de maths, j’ai proposé une séance similaire à celle organisée avec les collègues de HGGSP avant les vacances. La présentation à destination des élèves est sur le même modèle mais évidemment est adaptée à un public scientifique :

Voilà pour ces quelques séances, j’aurai l’occasion de revenir en décembre sur deux projets menées en collaboration avec Stéphanie, collègue de français, et qui vont débuter incessamment.

Communication : pour les élèves (et pour le lycée en général)

  • Articles publiés sur le blog du CDI

Durant cette période, voici les articles proposés aux élèves : une revue de presse le 10 novembre proposée par Roman, un ZOOM Actu le 12 novembre sur l’histoire, le devoir de mémoire et la propagande

l’annonce de l’arrivée de la fusée Saturn V à construire au CDI, une nouvelle revue de presse le 17 novembre :

et un nouveau ZOOM Actu le 19 novembre sur l’espace comme enjeu politique et l’ISS :

Communication : pour l’équipe éducative

  • E-INSTANT CDI : focus novembre

Pour le mois d’octobre, j’ai modifié la page d’accueil de l’E-INSTANT :

La partie « focus » ce mois-ci avait pour but de faire le point sur la participation des élèves aux campagnes de rentrée sur PIX et d’indiquer les nouvelles ressources et les nouveaux abonnements disponibles :

Autres activités (réunions, stages, déplacements, publications)

Voici les autres activités menées au lycée ou à l’extérieur durant cette période (du 25 octobre au 22 novembre) :

  • 28 octobre : un deuxième cours avec les master 2 de l’université de Montpellier (relecture du rapport de jury, partage de ressources)
  • 29 octobre : temps de travail avec une collègue CPE pour préparer un stage sur le cyberharcèlement qui aura lieu les 14 décembre et 3 février prochain
  • 16 novembre : formation de formateurs
  • 18 novembre : conseil pédagogique sur le projet d’évaluation d’établissement

J’ai aussi passé pas mal de temps durant cette période à préparer mes prochains cours pour les étudiantes du master 2.

Concernant les publications sur le site du collectif LudoDOC, je dois prochainement publier l’épisode 5 de l’histoire numérique de la documentation, qui devrait suivre ou précéder de peu cet article.

Je vous donne rendez-vous très bientôt pour le traditionnel palmarès de lecture annuel de Cinephiledoc et pour le dernier article profdoc de 2021.

À très vite !

Le passant, le cinéphile, le passeur

Cela devient une habitude – tenace ? il faudra encore quelque temps pour le déterminer – finir les lectures cinéphiles de l’année par des retrouvailles avec François Truffaut.

Déjà l’année dernière, j’avais terminé ces lectures, avant le traditionnel palmarès de décembre, par L’Amie américaine de Serge Toubiana, qui m’avait énormément émue.

Cette année, après avoir établi ma petite liste de fin d’année, j’ai hésité entre une biographie et l’ouvrage sur lequel je vais revenir dans un instant.

Hésité, pourquoi ?

Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage

Après un mois de septembre consacré à Claude Sautet et Romy Schneider, un mois d’octobre sur l’univers de Christopher Nolan, il me restait à la fin du mois d’octobre quatre livres à découvrir sur ma pile de lecture (je viens mentalement d’en ajouter un cinquième).

D’ordinaire, je les classe par date de parution, pour pouvoir les approcher dans un certain ordre chronologique, et j’essaye d’alterner plus ou moins harmonieusement les thématiques.

C’est pourquoi j’avais d’emblée évacué l’idée de parler de Truffaut directement après Sautet, ce que de toute façon je n’aurais pas fait, puisque l’ouvrage sur Nolan se plaçait très justement entre l’évocation du Paris de Claude Sautet, le très beau livre de Sarah Biasini et le témoignage sur François Truffaut.

Et il semblerait qu’inconsciemment, ce petit rituel ou cette forme d’hommage indirect s’installe dans mes habitudes : en octobre, je lis Truffaut, je regarde Truffaut et je pense Truffaut.

Allons-y donc pour cette dernière lecture (ou plutôt ces dernières lectures) de 2021.

Une histoire de titre

Il m’arrive de temps à autres de noter dans une rubrique dédiée de mon bullet journal les livres sur le cinéma qui me font envie.

Je les sépare de ma liste de lecture habituelle, qui est beaucoup plus conséquente, où j’inscris scrupuleusement les conseils de ma marraine, des amis, des copains copines profs docs, les autres idées glanées ici ou là…

Dans cette rubrique pour cette année je n’ai noté que quelques mots :

  • été 2021 : coups de coeur lectures
  • Livre Christopher Nolan
  • Claude Sautet à Paris
  • Livre Sarah Biasini
  • Les Orphelins de Truffaut

Ma prise de notes est cette fois loin d’être scrupuleuse, il s’agit juste d’un aide-mémoire à la va-vite : il manque les titres, parfois les auteurs, toujours les éditeurs.

Et ce fameux ouvrage désigné par « Les Orphelins de Truffaut », j’en ai écorché le titre, l’ayant récupéré là encore précipitamment depuis mes alertes reçues par mail et depuis un article qui revenait sur sa publication.

Il s’agit des Orphelins de François, de Bernard Gheur.

Trouver le livre

Que Bernard Gheur m’excuse de cette distraction, qui n’est pas éloignée de celle par laquelle j’avais désigné le livre de Sarah Biasini, l’appelant « Toute la beauté du ciel », et associant dans ma tête le témoignage de La Beauté du ciel et le roman de Mélissa Da Costa lu quelques mois plus tôt, Tout le bleu du ciel

Parfois dans ma tête les titres se mélangent ainsi, et forment de curieuses associations d’idées. Pour le livre de Bernard Gheur, c’est plus terre à terre : j’avais entendu parlé d’un livre sur Truffaut, intitulé Les Orphelins de… et j’ai complété avec ce qui me semblait le plus évident.

Le titre exact en était Les Orphelins de François : récit de vie. Il a été publié en février 2021 aux éditions Weyrich, une maison d’édition située à Neufchâteau.

Ce qui m’a confortée dans l’envie de lire ce livre, outre sa proximité apparente avec le témoignage de Jérôme Tonnerre dans Le Petit voisin – l’un de mes ouvrages préférés sur Truffaut – c’est que je ne suis pas parvenue à le commander en ligne en format papier (ou du moins difficilement), et que je me suis rabattue en grognant un peu (beaucoup) sur le format e-book.

Ce n’est pas que je suis réfractaire à ce second format. J’ai une liseuse que j’utilise très régulièrement, surtout dans les transports en commun, et ce n’est pas la première fois que je me sers d’elle pour mes lectures cinéphiles.

Mais pour les ouvrages sur Truffaut, j’aime reprendre le livre, le feuilleter à nouveau quand j’en parle, mettre des post-it aux endroits qui m’ont marquée, pouvoir le citer à volonté, ce qui me semble moins pratique, moins instinctif, avec le format e-book. J’en suis quitte pour me fier à ma mémoire, et à la quatrième de couverture.

Passants, orphelins, passeurs

Cette quatrième de couverture, la voici, telle qu’elle est proposée sur le site Decitre entre autres :

Le 24 octobre 1984, au cimetière de Montmartre, Claude de Givray prononce l’éloge funèbre de son ami François Truffaut.
« Si François n’était pas né, s’il n’avait pas été cinéaste… »
Et moi, que serais-je devenu si François Truffaut n’avait pas existé ?
À 16 ans, je n’aurais pas parcouru les rues de Liège une caméra à la main, ni fait la sortie des écoles de filles, en quête de jolies actrices.
À 17 ans, je n’aurais pas pris le rapide Moscou-Paris de 00h10, aux Guillemins, pour découvrir un film en exclusivité, remonter les Champs-Elysées, sonner à certaines portes.
À 20 ans, sans sa lettre merveilleuse, sur papier pelure, postée à Paris, je ne me serais pas jeté dans l’écriture d’un roman.
Et, à 39 ans, quittant mon journal un dimanche soir d’octobre, après le bouclage de la dernière édition, je ne me serais pas mis à pleurer comme un enfant perdu…

C’est une très belle quatrième de couverture, et si j’avais eu le livre entre les mains, en le retournant et en la découvrant, j’aurais d’autant plus eu envie de le lire.

Mais elle ne rend pas justice selon moi au tout début du livre, à la façon si délicate et élégante avec laquelle l’auteur commence le voyage, où s’entrecroisent sa vie et l’empreinte à la fois fugitive et incontournable de François Truffaut.

Qu’il me soit autorisé de vous la faire connaître via une grossière capture d’écran :

J’ai lu ces premières lignes, qui m’ont donné l’impression d’être aux côtés d’Orson Welles et de Joseph Cotten dans Citizen Kane. Je croyais entendre les rotatives du journal, l’effervescence un temps suspendue de la salle de rédaction…

Oui, Elvis, et alors ? Un peu plus loin (et sept ans plus tard), nous sommes à nouveau dans une salle de rédaction, le 21 octobre 1984, et il est 20h02. Bernard Gheur doit écrire les deux articles que son journal, La Meuse, consacrera à François Truffaut : une biographie et un témoignage personnel de ses relations, principalement épistolaires, avec le cinéaste.

C’est ce témoignage, ce « récit de vie », qu’il partage avec le lecteur.

Suivant ses pas d’enfant puis d’adolescent liégeois, on scrute avec émotion son triple visionnage de Tirez sur le pianiste, ses souvenirs du film perdu d’un festival de Cannes où se découpait la silhouette familière de Truffaut (costume bleu et cravate rouge), on assiste, bien sûr, à cet éloge de Claude de Givray, mais surtout, on recueille ses échanges précieux avec Madeleine Morgenstern, dans son appartement de la Muette.

Ces échanges et ces impressions, il serait vain de vouloir en faire l’inventaire ici. Ils sont trop variés pour qu’on en sélectionne un parmi tous les autres, et cependant ils ont tous comme traits communs l’émotion, le sourire et la pudeur.

J’ai lu le livre de Bernard Gheur à la faveur d’un trajet sur Paris, j’avançais dans ma lecture, qui faisait remonter plusieurs souvenirs :

  • une rencontre à la Cinémathèque avec Madeleine Morgenstern (favorisée à l’époque par Serge Toubiana),
  • des échanges toujours riches quoiqu’irréguliers avec Laura (ma méconnaissance de la géographie me fait m’inquiéter pour elle à chaque incendie californien),
  • et la bibliothèque surchargée du bureau de Jean Gruault…

Comme à chaque lecture consacrée à François Truffaut, je me retrouve dans la même posture que Thierry Jousse, merveilleux concepteur de Blow Up Arte, lorsqu’il visionne un film pour nous en quelques minutes, la partie Zapping de Blow Up…

Je n’ai pas retrouvé de films de Truffaut ayant fait l’objet d’une telle opération, aussi vais-je mettre pour l’exemple celui de La Mort aux trousses :

Mon trajet sur Paris m’a donc conduite jusqu’à Saint-Lazare, ma liseuse dans mon sac, avec pour projet d’aller fureter du côté des Batignolles, et plus précisément dans la librairie Bulles en tête.

Je suis descendue place de Rome, avec les derniers mots d’un chapitre des Orphelins de François en tête, je me suis dit que ce serait bien de descendre la rue de Rome sur la musique des Quatre cents coups (pour changer de Montmartre),

j’ai eu envie de revoir Antoine Doinel courir le long de la mer avant un regard caméra,

de revoir une ouvreuse de cinéma guider le spectateur en retard pour la séance avec une lampe dont la lumière glisse sur ses jambes,

de faire claquer sur des pavés une paire de bottines que j’ai trop portées, et qui me donne l’impression d’être Fanny Ardant dans Vivement dimanche !, avant de me souvenir que je ne sais pas marcher avec des talons, que j’ai beaucoup moins de robes dans mes armoires et de toute façon, beaucoup moins d’élégance que Barbara,

de réentendre quelques-unes des répliques de Vivement dimanche ! dont justement « Écoutez Barbara, je suis dans l’embarras », « Je me gratte l’oreille parce que ça m’aide à réfléchir »,

de revoir un chat laper du lait dans La Nuit américaine – mais pas seulement –

d’écouter la voix de Véronique Silver « au fond je me retrouve comme Edith Piaf, rien de rien, je ne regrette rien »

avant de reprendre le métro, je suis passée à la FNAC Saint-Lazare, pour acheter un autre livre : François Truffaut film par film, de Laurent Delmas et Christine Masson.

Bref, j’ai lu Les Orphelins de François, de Bernard Gheur… et ben c’était vachement bien.

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