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D’humeur fantasy…

Avant de faire le compte-rendu des deux ouvrages que concernent cet article, voici un petit plan des articles à paraître jusqu’au mois de mars 2019 :

  • 10 décembre : cet article
  • 21 décembre : l’article #profdoc de décembre
  • début janvier : le traditionnel palmarès de lecture pour l’année 2018
  • fin janvier : article #profdoc
  • début février : un article qui parlera de plans au cinéma et de courses poursuites
  • 22 février : article #profdoc
  • début mars : les dernières publications 2018 et les premières publications 2019 que j’aurais pu lire…

Dans cet article, comme annoncé, vous retrouverez deux comptes-rendus de lecture ainsi qu’un petit aperçu d’exposition.

D’humeur fantasy, donc…

Comme l’indique mon titre, je suis dans une période où j’ai pu lire, voir et revoir pas mal de choses du domaine de la fantasy.

Si j’étends quelque peu ce domaine, j’ai lu depuis cet été trois livres excellents, dont seulement l’un d’eux appartenaient à la fantasy (Royaume de vents et de colère), les deux autres appartenant au genre steampunk (Feuillets de cuivre) et à l’uchronie (Frankenstein 1918). Ce sont d’ailleurs des livres que je vous recommande chaudement !

Incursion #profdoc : cela intervient également au moment où je réfléchis au renouvellement du fonds SF et fantasy au CDI…

Plus précisément, en fantasy, je suis plongée depuis quelques semaines dans un marathon Game of Thrones : tout revoir depuis la saison 1 (et au moment où j’écris cet article j’en suis à un peu plus de la moitié de la saison 3).

Tout cela a été encouragé, entretenu, par les lectures dont je vais vous parler maintenant.

Fantasy en général…

Le premier de ces ouvrages est une pépite – mais vous verrez dans la suite de cet article que pour le deuxième aussi, je ne serai pas avare de compliments !

J’ai été avertie de sa sortie par Emmanuel Chastellière, auteur, traducteur et webmaster DU site français de fantasy, Elbakin.

Quel était l’événement ? La sortie aux éditions Vendémiaire d’un Dictionnaire de la fantasy, en octobre 2018 sous la direction d’Anne Besson.

Petite précision : les éditions Vendémiaire comptent parmi mes « chouchoutes » en matière de maisons d’édition qui se consacrent (exclusivement ou presque ou en partie seulement) au cinéma : j’ai dû faire des comptes-rendus de lecture sur un peu moins d’une dizaine de leurs publications, qui sont toujours d’une qualité irréprochable.

On y retrouve notamment des ouvrages sur Star Wars, sur les séries historiques anglo-saxonnes, sur Kaamelott, sur les mythes et idéologies du cinéma américain, sur Spielberg et sur le cinéma fantastique et de science-fiction.

Autre précision : parmi les auteurs, outre l’équipe d’Elbakin et Emmanuel Chastellière (dont j’ai particulièrement aimé l’article sur Joseph Campbell), on retrouve Vincent Ferré, auteur d’un superbe Dictionnaire Tolkien, Jean-Philippe Jaworski et John Lang, et Fabien Clavel, auteur des Feuillets de cuivre dont j’ai parlé plus haut.

Du beau monde donc, et pas qu’un peu !

Fidèle à sa tradition, ce dictionnaire est tout en sobriété – à l’exception des quelques planches d’illustration centrales.

Fidèle également à sa tradition, c’est un bijou, et un indispensable, à déposer sous le sapin de n’importe quel amateur de fantasy.

Lorsque j’ai un dictionnaire entre les mains, je ne sais pas toujours comment m’y prendre et j’hésite entre une lecture de A à Z et une lecture en mode « butinage ».

La lecture de A à Z permet d’avoir une vue d’ensemble du livre, mais elle est souvent de longue haleine : il est difficile de maintenir son attention sur un propos aussi érudit que celui de spécialistes qui vont vous expliquer tour à tour l’un ou l’autre aspect de la question.

La lecture en mode « butinage » aka « oh un article sur Terry Pratchett ! oh des dragons ! oh des chevaux ! oh des elfes » est plus libre, moins concentrée, et ne garantit pas qu’on ne délaisse pas le livre en cours de route pour un autre.

J’ai donc opté pour les deux modes de lecture, simultanément et dans tous les sens. Si bien que j’ai, à ce jour, lu l’ensemble des entrées de A à E et différentes entrées des autres lettres, au gré de mes envies.

À ce jour également, ce qui m’a frappée dans ce dictionnaire, c’est la facilité avec laquelle il se lit, la façon dont les auteurs se mettent à la portée du lecteur, même néophyte. J’y ai apprécié tout autant l’article sur Terry Pratchett ou sur Tolkien, ou sur GRRM (George Raymond Richard Martin) ou sur Neil Gaiman, dont je connais les univers, les articles sur, comme je le disais, les chevaux, les dragons, les couleurs, le seigneur des ténèbres, que des articles où je me sentais moins « à l’aise » en terme de connaissances, comme les comics ou les jeux de rôles.

À certains articles s’ajoute une partie « Point de vue », dans lequel l’auteur de l’article s’exprime personnellement sur la question, soit via un prolongement de l’article en lui-même, soit via un texte littéraire de son cru.

Enfin, ce que j’ai beaucoup apprécié dans cet ouvrage, c’est la partie « Oeuvres conseillées » à la fin, très bien organisée, et qui donne un excellent aperçu de l’univers (étendu) de la fantasy : on y retrouve des oeuvres classiques (des incontournables du genre) et des textes répertoriés en sous-genres (contes et légendes, science-fiction, steampunk) ou en motifs (amour et sexualité, couleurs, ombres et lumières, loi et chaos…)

Voilà pour ce premier compte-rendu !

… Fantasy en particulier

Le deuxième ouvrage dont je vais parler aujourd’hui est un tour d’horizon que j’attendais depuis longtemps, et lorsque j’ai vu ce livre en librairie, je n’ai pas pu m’empêcher de l’acheter.

Ceux qui suivent Cinéphiledoc depuis un moment savent que j’ai une affection particulière pour les séries historiques ou pour les séries dont l’une des influences est l’histoire.

Lorsque le YouTubeur Nota Bene a fait quelques épisodes sur sa chaîne, « Motion VS History » consacrés au décryptage des influences historiques des films et des séries, j’étais ravie !

Concernant Game of Thrones (vous vous doutiez certainement que c’était de cette série dont j’allais parler), j’ai toujours regretté qu’il n’approfondisse pas la question avec l’étude des personnages féminins.

Et voilà qu’un auteur s’y attelle (bon, pas uniquement aux personnages féminins, mais aux influences historiques de Game of Thrones en général).

Il s’agit de Cédric Delaunay, professeur agrégé d’histoire à Tours, qui a publié Game of Thrones : de l’Histoire à la série, en septembre 2018, chez Nouveau monde éditions.

Ce qui attire l’oeil d’emblée, pour tout fan de Game of Trones, c’est la couverture : on y retrouve deux éléments fondamentaux, le trône et la carte.

Quatre parties composent l’ouvrage :

  • La carte et le territoire (une exploration du monde de GRRM et de ses influences historiques et géographiques)
  • Justes et réprouvés (une étude des différents peuples et castes de la saga)
  • Destins funestes et sorts cruels (où l’auteur se concentrent davantage sur certains événements : batailles, noces, morts)
  • Ceux que l’on aime ou… que l’on aime détester (un focus sur certains personnages : Brienne, Tyrion, Cersei, Asha Greyjoy et Daenerys Targaryen)

Le tout se lit comme un roman, et est très bien illustré. On y retrouve Venise, le phare d’Alexandrie, le mur d’Hadrien, la guerre des deux roses, l’assassinat de Jules César, la cour de Henri III, Caligula…

Restent mes figures féminines telles qu’on les a laissées à la fin de la saison 7 : Arya et Sansa, Brienne, Daenerys, Asha Greyjoy, et évidemment Cersei Lannister.

J’ai toujours davantage apprécié les influences de l’histoire anglaise sur Game of Thrones et vu dans ces figures féminines une relecture de la dynastie des Tudor : Robert Baratheon en Henri VIII, Cersei comme une sorte de Bloody Mary…

Mais l’histoire n’est pas finie, et Cédric Delaunay, comme beaucoup d’entre nous, attendent avec impatience la saison 8 qui sortira l’an prochain, et qui permettra éventuellement de donner un second tome à cet ouvrage ?

C’est du moins la promesse qu’il semble nous faire à la toute fin de ce livre captivant…

En attendant, voici d’autres petites choses que l’on peut glaner en cette fin d’année sur l’univers de Game of Thrones.

De l’exposition aux autres lectures…

Jusqu’à fin août 2018 se tenait Porte de Versailles une exposition consacrée à Game of Thrones.

Quasiment aux derniers jours, j’ai pu m’y rendre avec Sandrine (@spdocs) et j’ai pu prendre ces quelques photos, qui vous donneront un aperçu général :

Pour poursuivre dans cet univers, voici quelques ouvrages qui sont sortis plus ou moins récemment – le dernier en date, Feu et sang, est actuellement en tête de gondole dans les librairies :

Voilà pour ces quelques pistes, en attendant les fêtes et, avant cela, l’article #profdoc de décembre.

À bientôt sur Cinéphiledoc !

Novembre 2018 : séances et animation du CDI

Cet article sera principalement consacré à un projet sur lequel je travaille avec ma collègue d’histoire-géographie depuis septembre 2018.

Nous avons bien entendu commencé à réfléchir à ce projet bien avant, et les pistes de réflexion ont été multiples, c’est pourquoi je vous propose un petit flashback sur les origines de ce travail.

Centenaire 1918 – Adopte un poilu

Vous l’aurez compris, et ce n’est pas très original, nous avons décidé de monter un projet autour des commémorations du centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

Aux origines : novembre 2017-février 2018

Le point de départ de ce projet, outre un intérêt que certains me connaissent depuis longtemps sur tout ce qui concerne l’histoire, et mon affection toute particulière pour les collègues d’histoire-géo, c’est une passion récente (quoique, déjà ado je fréquentais les mairies pour photocopier des actes de naissance familiaux) pour la généalogie.

J’ai d’ailleurs eu l’occasion de vous en parler en février 2018, dans l’article #profdoc mensuel :

Février 2018 : séances et animations du CDI

Je suis d’ailleurs très heureuse d’avoir pu enfin mettre la main, il y a quelques semaines, sur des documents familiaux et notamment une fiche matricule qui, jusque-là, n’avait pas été numérisée…

Avril – Mai 2018 : la fiche projet

Évidemment, j’en ai discuté autour de moi, et principalement avec ma copine d’histoire-géo, et nous avons donc commencé à élaborer une fiche projet, qui comprenait :

  • l’adoption d’un poilu de la ville par chacun des élèves d’une classe,
  • des acquisitions pour le CDI,
  • des expositions (convention avec la bibliothèque départementale de prêt, exposition réalisée par les élèves, exposition de ressources au CDI),
  • des visites à l’extérieur (visite de l’exposition organisée par la mairie, commémorations du 11 novembre, éventuellement musée de la Grande Guerre à Meaux, et pour finir, un petit voyage à Verdun)

Le détail de cette fiche projet est disponible ici :

Adopte-un-poilu

Mai 2018 : constitution des premiers regroupements de ressources

Suite à ces premières réflexions, j’ai travaillé sur des ressources en ligne autour de la première guerre mondiale, à mettre à disposition des élèves, j’ai donc proposé à ma collègue un parcours en ligne (sur le modèle de ceux réalisés sur la désinformation, sur les femmes, sur Info’Sphère, mais sans les petits jeux et les énigmes à décoder).

Ce parcours a été évidemment réalisé sur Genial.ly, et en voici le lien :

On accède aux différentes salles du parcours en cliquant sur l’affiche de mobilisation générale, puis tout est organisé de manière thématique :

  • les causes de la guerre et les forces en présence (ce qui amène, en cliquant sur la carte, à la partie consacrée à « La guerre en cartes » et aux principales batailles en France)
  • la galerie de portraits (militaires, politiques, écrivains et peintres…)
  • la guerre au cinéma
  • un panorama de Unes de presse durant le conflit
  • les documents proposés par le CDI (documentaires, fictions, lectures en ligne et jeux)
  • des ressources en ligne (expositions virtuelles et jeux sérieux)
  • enfin une partie sur la mémoire, avec des informations sur le centenaire, sur des recherches généalogiques, sur des mémoriaux…

L’élève (ou l’enseignant) peut circuler à sa guise dans ce parcours, en cliquant à chaque fois sur la petite silhouette de poilu présente sur chaque page pour revenir en arrière.

Juin 2018 : la surprise du carnet de Camille

En déplacement professionnel en juin 2018, je retrouve Perrine Chambaud, à qui j’avais parlé rapidement de mon projet sur la première guerre mondiale.

Elle me fait la surprise de m’apporter le carnet de Camille, l’un de ses aïeuls, un carnet rédigé sans doute durant une permission et retraçant son parcours de 1914 à octobre 1918 (date à laquelle Camille a été mortellement blessé sur le front belge).

Je me suis donc occupée, durant le petit temps où Perrine m’a confié le carnet, de le retranscrire et de le photographier entièrement, et d’en faire un site :

Le carnet de Camille

Le site est organisé en plusieurs rubriques :

  • dans la rubrique « Le carnet », j’ai découpé le texte par années et par grands ensembles thématiques, pour en faciliter la lecture. Je propose également une version tout en texte, année par année, et une autre tout en image.
  • dans la rubrique « Cartes », je reconstitue l’itinéraire de Camille en utilisant Google Maps
  • dans les « Documents complémentaires », j’ai placé les autres documents qui figuraient dans le carnet, la lettre de l’aumônier annonçant sa mort, sa médaille militaire, le parcours de son régiment, et les informations que j’ai pu retrouver (sa fiche matricule).
  • enfin dans les « Ressources généalogiques », je regroupe la présentation sur Genial.ly citée précédemment, les sites institutionnels, des vidéos et un article sur les mots des tranchées, permettant de comprendre certaines expressions utilisées par Camille.

Cela m’a fait une drôle d’impression de ressusciter ce soldat, et cela a continué de tenir en haleine mon intérêt pour ce projet et pour cette période historique.

Merci encore mille fois à Perrine de m’avoir donné l’occasion de faire la connaissance de Camille !

Août – septembre 2018 : fouilles familiales

Durant la fin de l’été et le début de l’année scolaire, j’ai enrichi mon fonds généalogiques de quelques autres documents dénichés ici ou là : livres retrouvés dans un grenier ou dans une bibliothèque, livret militaire, photographies, objets…

J’ai également commencé une veille plus poussée sur tout ce qui concernait le Centenaire, veille réalisée principalement sur Twitter.

Enfin, avec ma collègue d’histoire-géo, nous avons finalisé l’organisation du travail avec sa classe de Première ES1 qui travaillerait avec nous sur ce projet.

Septembre – octobre 2018 : les séances de recherche

Entre septembre et octobre, de la séance de présentation à la séance de « finalisation » du travail, nous avons, avec ma copine d’histoire-géo, co-animé 7 heures de séances, durant lesquelles les élèves, ayant adopté par binôme un poilu de Sainte-Geneviève des bois figurant sur le monument aux morts, avaient pour mission de trouver le maximum d’informations sur celui-ci.

Lors de la première séance, nous leur avons présenté le projet, avec comme supports : le parcours de ressources sur Genial.ly, et un diaporama ainsi qu’une fiche élève proposés par ma collègue, qui leur redonnaient les principales étapes du travail.

Il leur fallait ainsi :

  • retrouver sa fiche matricule et sa fiche de « Mort pour la France »
  • reconstituer son itinéraire en consultant les journaux de marche numérisés de son régiment
  • réaliser une affiche sur leur poilu
  • choisir deux photographies (ou plus) en lien avec la première guerre mondiale, en consultant les documents mis à leur disposition ou en trouvant des documents sur internet
  • venir me trouver pour m’indiquer des informations sur leur poilu, ceci me permettant de réaliser une version « numérique » de leur exposition, version réalisée sur Genial.ly et disponible ci-dessous

Parallèlement à ces travaux, nous étions en discussion, ma collègue et moi-même, avec les personnels de la mairie, en particulier l’adjointe au maire, Mme Bouchon, qui a relayé le projet dans le journal de la ville, nous a indiqué l’exposition à venir, nous a permis d’assister à une réunion de préparation des commémorations et au vernissage de l’exposition.

Semaine du 15 au 20 octobre : installation de l’exposition au CDI et mise à disposition de ressources

Avant les vacances de la Toussaint, j’ai installé l’exposition de ressources sur la première guerre mondiale au CDI :

J’ai également proposé deux affiches, l’une consacrée aux oeuvres issues du domaine public et consacrées à cette période :

L’autre renvoyant vers le parcours de ressources sur Genial.ly et vers la version numérique des travaux des élèves :

Enfin, j’ai proposé aux enseignants un E-INSTANT CDI hors-série consacré exclusivement à la première guerre mondiale (et j’en ai d’ailleurs profité pour créer une rubrique sur E-SIDOC avec uniquement les numéros hors-série de cette lettre d’information) :

Durant les vacances, ma collègue et moi-même avons poursuivi nos échanges et le 27 novembre, nous avons assisté au vernissage de l’exposition organisée par la mairie.

Suite à ma veille sur Twitter, j’avais repéré début octobre un ouvrage : La Grande Guerre des Français à travers les archives de la grande collecte. L’ouvrage n’était malheureusement pas disponible en Ile de France. Heureusement, à ma demande, une amie profdoc de l’académie de Reims, Sophie Bon, se l’est procuré et me l’a envoyé.

Merci donc encore une fois à Sophie, grâce à qui j’ai pu le recevoir le 31 octobre !

Semaine du 5 au 11 novembre : l’expo des élèves

Le lundi 5 novembre, nous avons installé l’exposition des élèves dans une salle réservée pour la semaine :

  • l’expo et les affiches des élèves
  • le « monument aux morts » : les élèves ont choisi deux images sur la Première Guerre Mondiale (choix à justifier)
  • presses et ressources sur la Première Guerre Mondiale
  • carte et version numérique de l’exposition

Le même jour, j’ai adressé un mail à l’ensemble de l’équipe éducative pour leur rappeler les différents temps forts du lycée en novembre – décembre en lien avec le centenaire :

Bonjour à tous,
À l’occasion du centenaire de la Première Guerre Mondiale, voici un petit rappel des projets proposés au lycée jusqu’à la fin décembre :
– à partir de mardi après-midi, les élèves de 1ES1 vous présentent leur exposition « Adopte un poilu » en salle 001 sur leurs créneaux d’heures d’histoire-géo et de vie de classe (créneaux à retrouver sur le doodle suivant : https://doodle.com/poll/et8pn7v343mgzd3w), un projet mené en collaboration par Mme Capaldi et Mme Filiol ;
– le vendredi 9 novembre cette exposition sera ouverte à tout le monde de 17h à 18h15.
– le dimanche 11 novembre, certains élèves assisteront à la cérémonie organisée par la mairie (10h45 au monuments aux morts).
– à la fin de cette semaine, les élèves de 1STMG de M. Chapouthier vous proposent une exposition sur les soldats du monde entier engagés dans le conflit dans les couloirs du 3e étage ;
– Mme Lebrun aborde la Première Guerre Mondiale vue du Royaume-Uni et d’Australie en cours avec ses élèves de seconde et de première ;
– Durant tout le mois de novembre une exposition est organisée au CDI avec une sélection de documentaires et de fictions consacrés à la Première Guerre Mondiale ;
– Du 3 au 21 décembre, vous pourrez retrouver dans le hall une exposition prêtée par la bibliothèque départementale de l’Essonne ;
– En page d’accueil d’E-SIDOC, retrouvez une sélection de ressources sur la Première Guerre Mondiale : http://0911346u.esidoc.fr/
Enfin je vous propose un numéro Hors-série de l’E-INSTANT, avec entre autres :
– quelques documents disponibles au CDI et un lien vers l’exposition organisée par la mairie de Sainte Geneviève des bois jusqu’au 11 novembre ;
– côté éducation : les ressources du réseau CANOPÉ, le site 14-18 de Europeana et un retour « numérique » sur les recherches menées par les 1ES1 sur les poilus de Sainte Geneviève ;
– côté culture : des vidéos, le site Retronews, des ressources et une exposition virtuelle ;
– côté numérique : des carnets de poilus et un jeu sérieux sur la première guerre mondiale.
À découvrir ici, avec d’autres infos :

Et à retrouver sur e-sidoc, dans l’onglet « équipe éducative » :

Le 6 novembre, de 15h à 15h30 et de 15h30 à 16h, les élèves de 1ES1 ont présenté leurs travaux et l’exposition à deux autres classes de première (1ES2 et 1S3), qui avaient un petit questionnaire à remplir réalisé par ma collègue d’histoire-géo (retrouvez le poilu le plus âgé, celui qui est mort le plus loin…). Ils ont reçu deux questionnaires chacun à corriger.

Ils ont réitéré l’exercice avec une classe de seconde le vendredi 9 novembre de 15h à 15h30, puis l’exposition a été ouverte aux parents et aux enseignants le même jour de 17h à 18h15.

8 novembre et 11 novembre

  • 8 novembre : visite de l’exposition de la ville par les élèves de première ES1

Le 8 novembre après-midi, les élèves de Première ES1 ont pu découvrir l’exposition « La chère victoire » organisée par la ville à la salle Gérard Philipe.

L’exposition était très belle, très bien scénographiée, avec beaucoup d’objets d’époque, comme en témoignent les photos que j’ai pu prendre à cette occasion.

Mais ce qui a frappé les élèves, ce sont surtout la reconstitution du monument aux morts et la reproduction des fiches « Morts pour la France », ce qui a fait demander à plusieurs d’entre eux « Et le nôtre, il est où ? »

Un journaliste du magazine local était présent, il a pu interroger nos élèves, en particulier Sonia, qui était accompagnée (et ce depuis le début du projet en septembre) par sa correspondante allemande Mira.

Il m’a d’ailleurs transformée en prof d’histoire pour l’occasion dans son article :

  • 11 novembre : commémorations

Le 11 novembre, nous avions donné rendez-vous aux élèves volontaires pour assister aux commémorations.

Nous en avons donc retrouvé quatre devant la mairie avant 10h, puis 3 autres au monument aux morts.

À 10h : cortège de la mairie au monument aux morts.

À 10h45 : début de la cérémonie, lever des drapeaux, chorale, discours (deux de nos élèves ont lu la lettre de l’OPAC), appel aux morts, dépôt de gerbes, remises de diplômes.

À 12h : verre de l’amitié à la salle Gérard Philipe, avec possibilité de visiter à nouveau l’exposition.

Après le 11 novembre : suite du projet

  • 15 novembre : Expositions croisées

Le 15 novembre, les élèves de 1ES1 ont présenté par demi-groupe leurs travaux aux élèves de 1STMG1.

Pendant ce temps les élèves de 1STMG1, qui ont travaillé avec leur enseignant d’histoire-géo sur le caractère mondiale de la guerre, et ont réalisé des affiches sur des soldats de différents pays, présentaient leurs travaux.

  • 3 décembre – 21 décembre : l’exposition de la BDE

Au mois de mai, j’ai demandé à la Bibliothèque départementale de l’Essonne le prêt d’une exposition « Première Guerre Mondiale : 1914-1918 » qui sera installée dans le hall du lycée du 3 au 21 décembre (photos dans l’article #profdoc de décembre).

  • mars ou avril 2019 (date encore à déterminer)

Durant cette période, nous accompagnerons, ma collègue d’histoire-géo et moi-même, les élèves de 1ES1 pour une sortie d’une journée à Verdun.

En attendant, j’ai réalisé un compte-rendu en ligne formalisé de ce projet :

Et d’ici cette visite, je vous donne rendez-vous début décembre pour l’article cinéphile et mi-décembre pour l’article #profdoc.

À bientôt !

Retour sur des terres cinéphiles, de Vevey à Paris

Cet article cinéphile du mois de novembre est l’occasion pour moi de retourner sur des lieux de cinéma que j’ai déjà pu explorer.

Pour ponctuer cette petite promenade, quelques images, quelques extraits de films, deux lectures et une exposition.

De retour à Vevey…

En mai 2016, j’ai raconté dans un article ma visite à Chaplin’s world, peu après son ouverture.

Chaplin’s world se situe à Corsier-sur-Vevey, sur les bords du lac Léman, côté suisse, plus précisément ici :

C’est dans cette petite ville que Chaplin s’est installé avec sa quatrième femme, Oona et leurs enfants, après la sortie des Feux de la rampe en Angleterre, et après s’être vu interdire de revenir sur le sol américain.

En 1953, il achète donc le manoir de Ban, où il est décédé le 25 décembre 1977. En avril 2016, le manoir de Ban est devenu ce qu’il était depuis longtemps aux yeux des cinéphiles et ce, à part entière, à savoir : Chaplin’s world.

Je ne reviendrai pas sur ma visite dans ce lieu, pour les curieux je vous invite à consulter mon article de 2016. Il suffit de préciser que pour moi, la découverte du manoir était comparable à la visite pour un fan de cinéma d’animation de Disney Land, cela donnera une idée de mon enthousiasme.

La seule chose qu’à l’époque j’avais déplorée, c’était l’absence d’un catalogue d’exposition.

Il se trouve que depuis juillet 2018, il en existe désormais un, et que j’ai pu trouver dans une grande enseigne culturelle en septembre.

Chaplin’s world : le musée de sa vie est une brochure de 82 pages, publiée aux éditions Beaux-arts, et qui propose un aperçu agréablement illustré de la vie de Chaplin, de son oeuvre et des différents lieux de Chaplin’s world :

  • une biographie en 12 dates ;
  • quelques aspects de sa carrière ;
  • la « galaxie » Chaplin, un aperçu de ses contemporains et de sa famille ;
  • une analyse de quelques « récurrences » présentes dans ses films ;
  • la partie « studio » de Corsier-sur-Vevey ;
  • quelques citations ;
  • et quelques images de Chaplin et de ses proches au manoir

Pour donner une idée de l’aspect si visuel de ce catalogue, ce qui est sa plus grande qualité, en voici quelques pages :

J’espère qu’elles vous donneront, sinon la possibilité d’aller vous-mêmes découvrir Chaplin’s world, du moins l’envie de voir ou de revoir un des films de Chaplin.

Si le sujet vous intéresse voici, hormis l’article sur Chaplin’s world, les autres articles évoquant des ouvrages consacrés à Chaplin :

De retour à Paris…

Après avoir évoqué cet été plusieurs ouvrages consacrés à Paris, en tant que source d’inspiration littéraire et cinématographique – et notamment le très beau Paris de François Truffaut de Philippe Lombard, j’ai eu le plaisir de constater que ce même auteur avait publié deux autres livres ayant pour sujet Paris au cinéma.

Le premier, sur lequel je passe rapidement, est le Paris de Michel Audiard.

Pourquoi passer rapidement ? Parce que malgré tout l’amour que je porte aux Tontons flingueurs (je voue un culte tout particulier à la réplique de Francis Blanche « et c’est pourquoi je voudrais intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoire qu’ils feraient mieux de fermer leur claque-merde« ), je n’ai qu’une connaissance très rudimentaire du cinéma de Michel Audiard. Ce ne serait donc pas assez rendre justice à Michel Audiard ni à Philippe Lombard que d’évoquer ce livre.

Je passe donc directement au second : Paris : 100 films de légendes, publié en septembre 2018, toujours aux merveilleuses éditions Parigramme.

Après une très courte introduction évoquant les liens étroits entre Paris et le cinéma – je précise que l’introduction ainsi que toutes les autres pages sont présentées en français avec une traduction en anglais – chacun des 100 films a droit à une page (ou une double page) avec une photo.

La légende indique le titre, le réalisateur, les acteurs qui y figurent, et le lieu de Paris qui y est représenté (en décor réel ou en studio).

Les films sont classés par ordre chronologique, de Fantômas (1913) à Holy Motors (2012), en passant par Les Enfants du Paradis, Les 400 coups, Le Corniaud, Diabolo Menthe, Tendre poulet, Amélie Poulain ou Inception.

Mise en page simple, belle, efficace, pari (sans S) et promenade réussi pour ce nouveau très bel ouvrage de Philippe Lombard, qui décidément sait nous dépayser et, pour ma part, me redonne envie de voir cette superbe scène d’Inception :

Sergio Leone à la Cinémathèque

Depuis le 10 octobre 2018 et jusqu’au 27 octobre 2019 se tient une exposition Sergio Leone à la Cinémathèque française.

J’avais boudé ces derniers temps les expositions de la cinémathèque, je ne suis pas allée voir les deux dernières il me semble, car j’avais été quelque peu déçue par leur exposition consacrée à l’enfance au cinéma, qui m’avait parue davantage une exposition « d’ambiance » où les objets et tout ce qui s’apparente au « non-film » (affiches, costumes, scénarios, photographies) étaient moins à l’honneur…

Cependant je dois dire que cette exposition Sergio Leone est des plus réussies ! Merci à Sandrine @spdocs d’être venue la découvrir avec moi !

L’entrée de la Cinémathèque, à deux pas des nouvelles sorties du métro Bercy, donne immédiatement le ton :

Les premières salles sont consacrées à l’enfance du cinéaste, à son père et à sa mère, tous deux stars du cinéma muet, lui comme réalisateur, elle comme comédienne.

Puis on accompagne Sergio Leone dans ses années de formation en tant qu’assistant aux côtés des plus grands réalisateurs italiens – dont Comencini et Vittorio de Sica.

Les premières affiches apparaissent, toujours accompagnées d’objets, de livres, d’extraits de scénarios. On y croise les influences de Sergio Leone, des vidéos d’interviews, des regards croisés sur la peinture et son cinéma, un hommage appuyé à Kurosawa…

Dans une salle, sa bibliothèque et son fauteuil.

Dans une autre, un aperçu des métamorphoses qu’il fait « subir » aux acteurs dans ses films, on y retrouve évidemment Clint Eastwood, Claudia Cardinale, Henry Fonda…

Une salle entière est consacrée à Il était une fois en Amérique, de l’écriture du film à sa restauration récente.

Le tout est inévitablement ponctué par des extraits de films et par la musique d’Ennio Morricone.

Un catalogue de l’exposition est disponible :

Vous pouvez trouver plus d’informations sur cet ouvrage sur le site de la Cinémathèque, à cette adresse :

http://www.cinematheque.fr/le-catalogue-de-l-exposition-sergio-leone.html

Pour les mêmes raisons que pour le Paris de Jacques Audiard, j’ai choisi de ne pas le prendre, mais je ne doute pas que ce livre soit de qualité…

Je suis une spectatrice récente de westerns, avant de voir cette exposition je ne connaissais de Sergio Leone que la trilogie du dollar et Il était une fois la révolution (que j’adore), mais j’ai vraiment apprécié cet après-midi à la cinémathèque, qui m’a permis d’en apprendre un peu plus sur ce cinéaste…

Je vous laisse donc en musique et avec lui, et le fidèle magazine Blow Up, et vous donne rendez-vous à la fin du mois (aux alentours du 20) pour l’article #profdoc de Cinéphiledoc.

Octobre 2018 : séances et animations du CDI

Voici un article #profdoc qui sera beaucoup plus court que celui du mois de septembre, et où je reviens sur mes activités entre le 24 septembre et le 19 octobre (avec quelques petits flashbacks de mi-septembre).

Séances

Après un mois de septembre très occupé et riche (43 heures de séances), j’ai eu un mois d’octobre beaucoup plus calme (16h sur trois semaines).

Ces séances étaient principalement des visites de classes de secondes, des heures de TPE (1S, ES et L), des heures d’enseignement d’arts visuels et un projet sur lequel je reviendrai le mois prochain.

Visites des classes de secondes

Cette année, j’ai pu voir 6 classes sur 12 (je rappelle que je suis en double poste) : la première classe le 13 septembre, deux classes le 14, une le 18, une le 27 et la dernière le 4 octobre.

Le premier code à flasher

Pour ces séances, j’ai repris « Escape CDI », le scénario co-réalisé avec Sophie Gronfier l’an dernier, et que nous avions présenté à Ludovia au mois d’août – j’y reviens dans l’article du mois de septembre.

Je n’ai pour l’instant rien modifié, même si j’aimerais bien, pour l’an prochain, rendre ce scénario un peu moins linéaire… j’espère pouvoir retravailler là-dessus durant l’année avec Sophie !

TPE

Pour les TPE, je suis en charge de 4 classes, mais du fait d’un autre projet, l’organisation de cette année est un peu particulière.

Je vois les 1S1 le mardi matin, les 1S2 le mardi soir, les 1L le jeudi matin et les 1ES1 (presque) le jeudi soir.

Comme l’an dernier, j’ai adressé ce mail à mes collègues de discipline :

Bonjour chers collègues,
Un petit mail pour vous indiquer, qu’a priori, c’est sur mes horaires de présence que se dérouleront vos TPE. Afin de faciliter leur organisation, je vous propose de choisir tout à fait librement entre 3 types d’utilisation du CDI, et après concertation avec votre binôme, de me répondre ce que vous décidez.
1ère option : formule « indépendante »
« Tu es très gentille et le CDI est très beau, mais je pense qu’avec mon binôme et nos loulous, on va pouvoir se dépatouiller tout seuls dans une salle informatique. Par contre, si jamais tu avais un petit quelque chose pour leur rappeler comment faire une recherche et une bibliographie ce serait top, et si jamais je change d’avis ou si j’ai besoin exceptionnellement du CDI ou si le réseau du lycée tombe en rade et qu’il nous faut des livres et des articles, je t’envoie un petit mail pour te prévenir. »
2e option : formule « intermédiaire »
« Je ne vais pas avoir besoin du CDI tout le temps, mais ce serait chouette si en début de TPE, par exemple à partir de la semaine du 17 septembre (voire avant mais je précise ma date dans la réponse), tu pouvais consacrer 4/5 séances à rappeler la base à nos loulous :
– utilisation du CDI dans le cadre des TPE
– démarche heuristique et problématique
– méthodes de travail et recherche
– citation des sources »
3e option : formule « accro au CDI »
« Nous on est des fous, on viendra toutes les semaines, soit l’un soit l’autre, sauf si tu n’es pas là, on veut bien des séances au début, comme dans la formule intermédiaire, et puis on adore les livres, les périodiques, le portail esidoc et si nous on aime, y’a pas de raison que nos loulous ils n’aiment pas aussi… bref, on se voit le …»

En ce qui concerne l’organisation et la communication avec les élèves, je pensais pouvoir m’appuyer très rapidement sur le déploiement de l’ENT au lycée, mais comme je n’ai rien vu venir au bout d’une semaine, je me suis rabattue sur l’utilisation de l’application Postclass, même si cette utilisation reste pour l’instant encore rudimentaire avec les élèves.

J’ai fait une séance par classe avec comme présentations :

  • l’utilisation du CDI dans le cadre des TPE (via une infographie)
  • un rappel de méthodologie de recherche sur Internet et sur E-SIDOC ainsi que de citation des sources (sur Genial.ly)
  • un point sur des propositions d’outils avec lesquels travailler en groupes (également sur Genial.ly)
  • l’installation de l’application (au minimum un élève par groupes) grâce à laquelle je partage également aux élèves le padlet de ressources que je mets à leur disposition.

En ce qui concerne ce Padlet, j’ai vraiment voulu le réorganiser pour qu’il fasse moins « fouillis » que le précédent, et j’ai opté pour le padlet en « étagères », avec un classement chronologique – tout au long du TPE – des ressources.

Une fois cette séance menée dans les classes, j’ai un mode de fonctionnement différent pour chacune d’elles :

  • je vois les 1L à chaque séance et je les accompagne tout du long normalement, de septembre à février.
  • j’ai vu les 1S2 durant la séance de présentation, puis les deux enseignants ont choisi de commencer les expérimentations dans les salles de sciences – je devrais normalement les revoir avant la fin des TPE pour des séances de rappel sur la citation des sources et la note de synthèse.
  • je vois les 1S1 chaque semaine au CDI au moins jusqu’aux vacances de Toussaint, ensuite moins régulièrement (seulement un rappel sur la citation des sources et la note de synthèse).
  • enfin la petite particularité qui m’a donné le plus de difficultés : les 1ES1. Leurs horaires de TPE sont le jeudi de 16h à 18h – tandis que les heures d’arts visuels sont de 16h à 17h30. Je vois donc les 1ES1 de 17h30 à 18h pour un « suivi express » de leurs recherches, et c’est aussi pour eux à l’origine que j’avais choisi d’utiliser Postclass.
Arts visuels

Comme l’an dernier, je suis impliquée avec ma collègue d’histoire-géo dans l’enseignement d’arts visuels, qui a donc lieu le jeudi après-midi de 16h à 17h30. Les objectifs sont les suivants : faire découvrir aux élèves l’univers et les métiers du cinéma, et leur faire réaliser un film (court-métrage).

L’an dernier, nous devions travailler en collaboration avec le centre hospitalier du Perray-Vaucluse. À notre travail autour du cinéma s’ajoutait une sensibilisation auprès des élèves à un élément du patrimoine local et des recherches entre autres sur la folie, la psychiatrie…

Cette année (en théorie dernière année pour les enseignements d’exploration), nous avons voulu travailler sur la thématique du cinéma au cinéma.

Voici comment les premières séances se sont déroulées :

  • 6 septembre : séance de présentation, traditionnelles fiches à faire remplir aux élèves, premiers éléments sur les métiers du cinéma
  • 13-20-27 septembre : début de travail sur l’écriture scénaristique avec le visionnage en parallèle de Sunset Boulevard, de Billy Wilder. Nous avons demandé plusieurs travaux d’écriture aux élèves en lien avec ce film : après les premières vingt minutes, imaginez la suite / trouvez des éléments indiquant que Norma est amoureuse du narrateur / trouvez des éléments indiquant qu’elle est malade / enfin expliquez en quoi le film fait une critique de Hollywood.
  • 4 et 11 octobre : poursuite du travail sur l’écriture scénaristique. Comment écrit-on un scénario ? À partir de plusieurs extraits d’ouvrages racontant le passage du muet au parlant (voir fiche réalisée par mes soins ci-dessous), les élèves devaient s’imaginer dans la peau d’un scénariste qui veut mettre en scène l’arrivée du parlant. Puis, nous leur avons présenter et fait étudier deux scènes de Chantons sous la pluie et de The Artist. Enfin ils devaient expliquer laquelle de ces deux scènes était leur préférée.

En raison d’un déplacement professionnel sur lequel je reviens plus bas, je n’ai pas pu assister à la séance avant les vacances.

Animations

Deux temps forts ont marqué mon mois d’octobre cette année.

Semaine de l’hispanité / Semana hispanidad

En mai dernier, j’ai collaboré avec un collègue d’histoire-géo qui voulait proposer au lycée une « semaine de la Russie ».

Cette initiative a eu beaucoup de succès, et lorsque les enseignants d’espagnol ont voulu profiter de la semaine de l’hispanité, je leur ai proposé de m’associer à leurs initiatives, ce qui a été très bien accueilli.

  • affiches de l’événement

J’ai proposé aux collègues de réaliser les affiches de l’événement, une plaquette globale avec l’ensemble des animations et des affiches dédiées pour chacune d’entre elles. Voilà le résultat :

  • exposition thématique

Comme pour la semaine de la Russie, j’ai organisé une exposition thématique avec les ressources disponibles au CDI, voilà ce qu’elle donnait une fois installée :

  • ressources en ligne

Comme pour l’exposition russe, j’ai proposé deux autres affiches, l’une réalisée par Sandrine Duquenne et consacrée à la littérature espagnole :

L’autre consacrée aux séries et au cinéma :

  • jeu « Le code espagnol »

Enfin j’ai repris le modèle du « Code russe » que j’ai adapté en « Code espagnol », une petite série de jeux avec à chaque fois un indice à récolter pour résoudre une énigme finale :

Je tiens à saluer l’implication de ma collègue d’espagnol, Carla, avec qui j’ai beaucoup échangé, et qui a organisé beaucoup de choses, m’a aidée dans l’installation et la mise à disposition de ressources, a fait venir une danseuse de flamenco, m’a fait la surprise d’un drapeau espagnol au dessus de la porte du CDI, a organisé avec Sandrine, prof d’EPS, une démo de step dans le hall du lycée un jeudi soir et a permis que l’on ait un superbe repas hispanique à la cantine…

Fête de la science #FDS2018

Après un gros travail l’an passé, notamment avec le tableau périodique des éléments cliquable, je souhaitais mettre en place quelque chose de plus modeste, mais je tenais tout de même à profiter de la thématique de cette année, qui semblait incontournable : « Idées reçues et fausses informations ».

J’ai proposé à Sophie Gronfier, ma copine d’ESCAPE CDI, de travailler avec moi et elle a accepté.

Affiches Idées reçues et fausses infos

Nous avons décidé de proposer une sélection d’affiches (reproduites ci-dessous) sur les idées reçues, les complots, les fake news et les contestations de faits scientifiques. Chaque affiche propose un jeu permettant à l’élève de démêler le vrai du faux, et des sites de référence pour assouvir sa curiosité.

Sophie a réalisé l’affiche de présentation, ainsi que les suivantes : « La terre serait plate », l’affiche sur le sida, celle sur les vaccins et celle sur l’alimentation.

J’ai réalisé celles sur les femmes scientifiques, le climat, l’homme sur la Lune et la théorie de l’évolution.

Les affiches sont à retrouver ici sur Genial.ly

À la fin de chaque jeu, nous avons laissé des indices que les élèves peuvent collecter, pour résoudre le problème réalisé par un collègue de maths de Sophie – que j’en profite pour remercier : « Si la Terre n’est pas plate, prouve-le avec Eratosthène ».

J’ai bénéficié de la complicité de mes collègues de SVT, maths et physique-chimie pour afficher le tout au 3e, 4e et 5e étages du lycée.

Marques pages

En prolongement de ces travaux, j’ai à nouveau mis à disposition les marques-pages réalisés l’an dernier :

Marques pages savants

ainsi qu’un nouveau, renvoyant vers le tableau périodique cliquable réalisé avec Sandrine Duquenne :

 

Tableau périodique Fête de la science

Tableau dont je remets le lien ci-dessous, si vous voulez retourner le voir…

Sortie avec les Terminales S

Le 12 octobre, j’ai accompagné deux classes de Terminales S en sortie à l’université d’Evry.

Les élèves participaient à 4 ateliers : un quiz mené par des étudiants en 3e année de licence sur des connaissances scientifiques, une présentation sur des idées reçues en informatique et environnement, une séance de retrogaming avec quelques jeux d’arcade (dont Pac Man et Space Invaders) qui a eu beaucoup de succès, et une visite d’un laboratoire de biologie.

J’ai pu faire quelques photos que je glisse ci-dessous :

Gestion

Pour ce mois-ci, le gros de mon travail de gestion a été consacré au renouvellement du rayon histoire-géo. J’ai passé 3 commandes, dont pour l’instant seulement la première est arrivée.

En voici un petit aperçu, avec quelques ouvrages de fictions…

Réunions, formations, interventions

  • le 28 septembre, j’ai assisté à la réunion de rentrée du département A2 de la DNE.
  • le 2 octobre, j’ai assisté à une dernière réunion de formation de formateurs consacrée à la formation des T1 et des T2 dans l’académie de Versailles.
  • le 5 octobre, j’ai co-animé la réunion nationale des TraAM Documentation
  • enfin les 18 et 19 octobre, je suis intervenue dans les journées départementales des professeurs documentalistes de l’académie de Besançon, et je mets à votre disposition ci-dessous mon support de présentation. Merci encore à Laure Luchez et à toutes les personnes du réseau CANOPÉ qui nous ont accueillies, avec Brigitte Pierrat.

Lectures septembre / octobre

Pour terminer cet article, voici un point sur mes lectures de ces deux derniers mois.

  • début septembre, j’ai fini Jours barbares, de William Finnegan, l’histoire d’un gamin passionné de surf, que l’on suit tout autour du monde pendant qu’il cherche des vagues… un conseil de lecture de Gaël @daddidoc, et que j’ai commandé pour le CDI.
  • j’ai enchaîné avec la biographie de Romy Schneider, dont j’ai fait le compte-rendu dans l’article cinéphile du mois d’octobre ;
  • ensuite, j’ai beaucoup aimé Les Derniers jours de nos pères, de Joël Dicker, un conseil de lecture de @perrinechambaud
  • je me suis engouffrée dans Au revoir là-haut, que je n’avais pas lu au moment de sa sortie ni au moment de la sortie du film, et du coup j’ai commandé la suite pour le CDI…
  • puis j’ai lu Une vie, l’autobiographie de Simone Veil, qui m’a beaucoup touchée, et où j’ai apprécié les portraits des politiques qu’elle fait entre 1950 et les années 2000.
  • j’ai fini le mois de septembre par Les Suprêmes, d’Edward Kelsey Moore, l’histoire tantôt drôle, tantôt émouvante, de trois noires américaines entre les années 50 et 2000, sur fond de ségrégation et de droits civiques ;
  • j’ai entamé le mois d’octobre avec un superbe roman de fantasy, avec pour décor Marseille pendant les guerres de religion : Royaume de vent et de colères, de Jean Laurent del Socorro ;
  • ensuite : deux livres sur le cinéma, dont j’aurai l’occasion de reparler, les Courses poursuites et Chaplin’s world ;
  • pour l’instant je suis plongée dans La Maison de l’Âprevent (Bleak House) de Dickens, sur les conseils de @PierreNobis et j’ai prévu pour fin octobre – début novembre la lecture d’une sorte d’uchronie sur fond de Première guerre mondiale, Frankenstein 1918.

D’ici là, je vous souhaite de bonnes vacances. À bientôt sur Cinéphiledoc !

Romy Schneider, biographie féministe

Pour ce second compte-rendu de l’année 2018-2019, je retourne à des premières amours, à savoir une comédienne qui a été pour beaucoup dans ma cinéphilie, et je continue sur ma lancée de cette année – involontaire – qui met à l’honneur les femmes au cinéma.

Lorsque j’ai lancé ce blog, l’un des premiers articles que j’ai écrits était consacré à Romy Schneider. Elle m’a toujours fascinée et émue et, si encore beaucoup de sa filmographie m’est inconnue, j’en ai vu suffisamment pour en cerner l’incroyable complexité.

Je ponctuerai cet article de quelques-uns de ces films.

État de bibliothèque

Comme je l’expliquais à quelqu’un, Romy est l’un des aspects du cinéma sur lequel j’ai le plus de livres. Aspect ? Le terme peut paraître curieux. Disons qu’entre les réalisateurs, les thèmes, les époques, les genres et les acteurs, elle est l’actrice sur laquelle j’ai le plus de livres.

Certes, elle ne fait pas d’ombre à Hitchcock et Chaplin, encore moins à Truffaut, sur lequel j’achète le moindre livre qui sort et pour qui je recense régulièrement ce que j’ai et ce qui me manque.

La simple raison est que pour Romy, le tri est nécessaire.

Pourquoi ? Parce que la moindre publication peut verser dans le mélo, « cinéma à l’ancienne et crinoline », le pathos « mon dieu quel destin tragique », ou le relevé pharmaceutique « alcool et médicaments ».

Avant de lire un livre sur Romy, je tente donc d’observer s’il prend en compte l’un de ces quatre critères :

  1. il donnera la parole à la principale intéressée
  2. il racontera sa vie d’un ton neutre et objectif
  3. il se concentrera sur des photos et/ou des facs similés
  4. il apportera un éclairage inédit sans sensationnalisme

J’ai donc dans ma bibliothèque : le journal intime de Romy Schneider, une biographie publiée il y a plusieurs années, 3 ouvrages photos (dont l’un exclusivement sur L’Enfer de Clouzot) et le livre dont je vais vous parler aujourd’hui.

Une quatrième de couverture trompeuse…

C’est dans la presse que j’ai entendu parlé de ce livre pour la première fois, une parution récente, et qui intervient quelques mois seulement après la sortie d’un film paraît-il controversé (car faisant la part belle à une addiction à l’alcool et aux médicaments) sur Romy.

Je n’ai pas vu ce film, pas à cause d’un a priori négatif, mais simplement par manque de temps et parce qu’il ne passait dans aucune salle à proximité lorsque j’ai été plus disponible.

Ce n’est qu’après coup que j’ai compris pourquoi on parlait tant de Romy en ce moment : le 23 septembre dernier, elle aurait eu 80 ans. Les semaines précédant cette date, plusieurs ouvrages sont parus, Arte a diffusé plusieurs films avec Romy, comme d’habitude Alain Delon s’est fendu d’une communication larmoyante sur la question…

Pourquoi cette date anniversaire m’a-t-elle donc échappé ?

Explication n°1 : (la plus réaliste) je ne prête pas forcément attention aux dates anniversaires, j’essaye déjà de retenir ceux de mes proches…

Explication n°2 : (la plus romanesque) Sans doute associer ces deux termes « 80 ans » et « Romy » reste inconcevable. Romy fait partie de ces êtres qui ne vieilliront jamais, et qui me rappellent cet extrait du Premier homme d’Albert Camus :

C’est à ce moment qu’il lut sur la tombe la date de naissance de son père, dont il découvrit à l’occasion qu’il l’ignorait. Puis il lut les deux dates « 1885-1914 » et fit un calcul machinal : vingt-neuf ans. Soudain une idée le frappa qui l’ébranla jusque dans son corps. Il avait quarante ans. L’homme enterré sous cette dalle , et qui avait été son père, était plus jeune que lui.
Et le flot de tendresse et de pitié qui d’un coup vint lui emplir le coeur n’était pas le mouvement d’âme qui porte le fils vers le souvenir du père disparu, mais la compassion bouleversée qu’un homme fait ressent devant l’enfant injustement assassiné – quelque chose ici n’était pas l’ordre naturel et à vrai dire, il n’y avait pas d’ordre mais seulement folie et chaos là où le fils était plus âgé que le père. La suite du temps lui-même se fracassait autour de lui immobile, entre ces tombes qu’il ne voyait plus, et les années cessaient de s’ordonner suivant ce grand fleuve qui coule vers sa fin.

Donc – pour en finir avec cette digression : Romy n’a pas 80 ans, et j’ai lu un autre livre sur Romy.

Romy Schneider intime, de Alice Schwarzer est paru en août 2018 aux éditions de l’Archipel.

Sur la quatrième de couverture, un extrait du livre et ces deux lignes :

Durant une nuit entière, Romy s’est confiée à Alice Schwarzer comme jamais encore elle ne l’avait fait.

Allons bon, voilà qui est intéressant ! J’ai donc été facilement persuadée que le livre était une retranscription complète (une sorte d’entretien en mode traveling) d’une conversation.

Décembre 1976, on est en pleine période française, après La Piscine, en pleine période Sautet, et avant la date fatidique de 1981, le décès de David.

Donc pour moi le livre était une sorte d’arrêt sur image, d’instantané en pleine carrière où il y aurait certes des confessions, mais sans que cela donne au lecteur le sentiment d’être abusivement intrusif.

La quatrième de couverture n’était pas totalement trompeuse : l’auteur revenait largement sur cet entretien de 1976, mais il s’agissait davantage d’un fil conducteur pour retracer le parcours de Romy. Elle lui donnait régulièrement la parole mais en s’appuyant aussi sur le journal intime – que je connaissais déjà – et sur des lettres, que j’ai découvertes.

Alors, qu’est-ce que cet ouvrage a de différent des autres biographies et de la littérature déjà abondante sur Romy Schneider ? Que peut-il apporter de plus ?

Deux choses.

La biographie féministe de Romy Schneider

La première, c’est que cette biographie est l’oeuvre d’Alice Schwarzer, journaliste allemande, fondatrice et rédactrice du magazine féministe EMMA, figure emblématique – je l’ai découvert – du féminisme en Allemagne, « traductrice culturelle » (dit Wikipédia) de Simone de Beauvoir.

Elle a rencontré Romy Schneider en 1976 et souhaitait faire son portrait pour le premier numéro de son magazine, dont la sortie était prévue pour début 1977.

Dès l’avant-propos, le ton est donné :

Nous sommes en 1976. Nous les féministes, nous venons pour la première fois de briser le silence, de rompre l’omerta qui pèse sur la violence sexuelle, sur la maltraitance, le harcèlement et le viol (…) À Hollywood, la bulle n’a éclaté qu’un demi-siècle plus tard, en 2017, avec l’affaire Weinstein.

Et ce ton, il est dur, souvent cinglant, parfois attristé et sans illusion.

Donnant la parole à Romy, et ponctuant le récit d’extraits de son journal intime et de lettres, Alice Schwarzer revient sur la trajectoire d’une petite jeune fille, prodige du cinéma allemand.

Ce n’est pas une sinécure.

Évidemment on commence avec l’ombre de la seconde guerre mondiale, et l’amitié (voire plus) des parents de Romy, en particulier sa mère, avec un certain Adolf Hitler. Déterminant pour la suite, la construction d’une personnalité pleine de culpabilité, et des choix cinématographiques jamais anodins.

Ensuite, il y a tout ce carcan culturel et familial qui l’enferme dans le personnage de Sissi (et dans quelques rôles aussi « meringués »). La mère, intrusive, égocentrique et qui voit peu à peu sa fille l’éclipser ; le beau-père, une espèce de profiteur abusif qui a bien flairé la poule aux oeufs d’or.

Puis il y a la fuite pour retrouver Delon à Paris après le tournage de Christine. Après cela, le livre prend comme éclairage les rapports de Romy avec les hommes, ceux qui la mettent en scène et ceux qui vivent avec elle.

Et là non plus ce n’est jamais heureux : soit elle les domine et ça ne dure pas longtemps, soit ils la dominent et… ça ne dure pas longtemps.

Alice Schwarzer décrit une Romy hypersensible, qui attend beaucoup mais qui ne sait pas toujours ce qu’elle attend, qui accepte de se soumettre, mais pas trop longtemps, qui quitte un rôle (cinématographique ou familial) dans lequel elle se sent trop à l’étroit pour retrouver finalement un autre rôle qui n’est pas plus libre.

Les extraits de lettres et le journal témoignent de cette situation d’écorchée vive dont elle n’est jamais sortie.

À plusieurs reprises, l’auteur s’indigne et prend la défense d’une femme qui ne s’aimait pas et que beaucoup n’ont pas su aimer.

Éclairage allemand

La seconde chose qui rend cet ouvrage différent de ce que j’ai pu lire ailleurs, c’est la perspective qu’il adopte.

Dans tout ce que j’ai pu lire jusqu’ici, j’avais ce point de vue : Romy était une actrice allemande, qui s’était installée en France pour mener le plus beau de sa carrière – La Piscine, tous les films de Claude Sautet, Garde à vue

Grâce au livre d’Alice Schwarzer, j’ai pu voir l’autre côté du miroir (ou du Rhin), car cette dernière revient évidemment non seulement sur les premières années, puis sur les relations que les allemands et Romy ont entretenues après son premier départ, son mariage avec Harry Meyen et sa vie à Berlin, avant son retour en France.

Elle a d’ailleurs un oeil très critique sur la période française, de La Piscine (un rôle qu’elle juge « à côté de la plaque ») à tous les films de Sautet.

Au-delà de ces critiques, le livre offre un éclairage sur la vie artistique et culturelle de l’Allemagne (et sur les relations franco-allemande) entre 1938 et 1982 : les comédiens et comédiennes, l’univers du cinéma et du théâtre, les différences culturelles entre France et Allemagne et comment les deux pays se perçoivent mutuellement sous le prisme d’une femme et d’une actrice : Romy Schneider.

Se réconcilier avec Sissi ?

À quel moment voit-on Sissi pour la première fois ?

En ce qui me concerne, ça devait être enfant, à Noël, lors d’une des nombreuses rediffusions. J’ai adoré Sissi toute mon enfance, je l’ai délaissée lorsque j’ai découvert le reste de la filmographie de Romy Schneider.

Ensuite, je l’ai revu, mais si j’ai la trilogie sur mes étagères, elle ne sort pas très souvent de son coffret. Je lui préfère le dernier – en français Sissi face à son destin (!!!) et le film sur Victoria, Les jeunes années d’une reine.

J’ai de l’affection pour ces films mais ils ne définissent plus pour moi, depuis très longtemps, ce qu’est Romy Schneider.

Alice Schwarzer, à la fin de son livre, semble se réconcilier avec Sissi. Je me contente, pour ma part, de l’ombre de l’impératrice dans le Ludwig de Visconti.

Et si je devais retenir trois films de cette filmographie, sur lesquels je terminerais cet article, voilà ce que je garderais :

  • Les Choses de la vie
  • César et Rosalie
  • La Banquière

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