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2019 : Palmarès de lecture

Contrairement à mes habitudes depuis quelques années, je publie début décembre ce palmarès de lecture.

En effet, je prévois début janvier un article qui ne sera ni tout à fait cinéphile, ni tout à fait profdoc, et cela me donnera également plus de temps pour vous préparer les comptes-rendus de lecture de février et mars prochains, sur des ouvrages que j’ai déjà pour projet de lire…

Cela me permettra aussi de vous donner quelques idées de cadeaux de Noël, si vous souhaitez glisser sous le sapin l’un ou l’autre des ouvrages sympathiques dont j’ai pu vous parler cette année.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Cette année je suis un peu donc encore plus ponctuelle que l’année passée puisque j’ai préparé ce palmarès à la mi-octobre et que je le publie début décembre.

J’ai l’impression d’être comme les magasins qui font leurs annonces de promos de rentrée au mois d’août ou sortent leurs catalogues de fêtes à la Toussaint…

Comme l’an dernier, voici d’abord un état chiffré des lectures 2019 :

  1. janvier. Deux lectures : Movieland, de David Honnorat et Games of Thrones : les cartes du royaume (deux ouvrages catégorie Beaux livres)
  2. février – mars. Deux lectures : Arrête de ramer, t’attaques la falaise ! de Philippe Lombard et Tout Truffaut, de Anne Gillain (catégorie Essais ?)
  3. avril : une lecture. Max, de Stéphane Olivié Bisson (roman poétique)
  4. juillet : deux lectures. Kaamelott, une livre d’histoire et Winter is coming (catégorie Essais)
  5. septembre : deux lectures. Matrix, de Joshua Clover (essais) et Louis de Funès, de Clémentine Déroudille (beau livre).

Alors oui, cela fait environ moitié moins de livres que l’an dernier, où j’ai lu 16 ouvrages qui ont pu faire l’objet d’un compte-rendu sur Cinéphiledoc. Mais vous verrez en janvier que, si j’ai moins lu sur le cinéma, j’ai tout de même beaucoup lu cette année…

Ces lectures ont l’air quelque peu disparate, mais on peut tout de même les organiser par thèmes.

Voici ce qu’on peut en retenir.

Palmarès 2019

Les figures tutélaires

Parmi les 9 ouvrages lus cette année, trois sont consacrés à un personnage emblématique du cinéma, et, sinon à l’univers cinéphile de chacun, du moins à mon imaginaire cinéphile personnel.

Il s’agit évidemment de François Truffaut, que j’ai retrouvé avec plaisir dans le Tout Truffaut de Anne Gillain, et qui m’a fourni le prétexte de quelques petites confessions ; de Max Linder, pris sur le vif dans le surprenant roman de Stéphane Olivié Bisson, et de Louis de Funès, dont l’évocation par Clémentine Déroudille m’a plongée dans une succession de répliques de films et m’a, une nouvelle fois, donné envie de revoir La Folie des grandeurs

Parmi ces trois ouvrages, je choisis le très succinct et néanmoins efficace tant dans l’écriture que dans l’émotion : Max, de Stéphane Olivié Bisson. Un texte troublant et poétique, et qui nous donne l’occasion de ranimer la mémoire sur un précurseur du cinéma comique, sur un poète maudit du cinéma muet, longtemps condamné à l’oubli. Une sorte de soldat inconnu du septième art dont la lecture de ce livre serait une des chances de ranimer la flamme.

Aux temps et lieux des séries

Il fallait bien pour la sortie tant attendue (mais je donnerai pas mon avis dessus) de la saison 8 de Game of Thrones, que je poursuive mes lectures sur le sujet.

J’ai donc eu une année 2018-2019 riche en découvertes : fin 2018 le Dictionnaire de la fantasy, publié chez Vendémiaire, et déjà évoqué dans le palmarès 2018 en janvier dernier. À la même période, l’excellent ouvrage de Cédric Delaunay, Game of Thrones : de l’histoire à la série.

Début 2019, j’ai parcouru Game of Thrones : les cartes du royaume, mais il ne s’agit pas de la lecture la plus accaparante qui soit…

Petit pas de côté dans l’univers des séries médiévales, j’ai exploré les influences historiques de Kaamelott, avec Kaamelott : un livre d’histoire, de Florian Besson et Justine Breton.

Enfin, en juillet j’ai découvert l’ouvrage de Carolyne Larrington, Winter is coming, qui revient brillamment sur les références littéraires médiévales de Game of Thrones. C’est sur ce dernier que je m’arrête pour son incroyable érudition et pour la plongée qu’elle nous offre dans le Moyen Âge.

Visite guidée du cinéma : jouer sur les cartes, jouer sur les mots

Enfin, les trois livres qui me restent sont plus compliqués à classer.

J’ai apprécié l’escapade rêveuse dans Matrix proposée par Joshua Clover, même si, je l’avoue, l’ouvrage ne fait par partie de mes préférés de la collection BFI : Les classiques du cinéma de chez Akileos.

J’ai vu qu’en septembre 2019 étaient parus deux nouveaux volumes, l’un sur Toy story, l’autre sur Terminator, je vous reparlerai donc peut-être à l’occasion de ce dernier…

J’ai impatiemment attendu en fin d’année dernière le Movieland de David Honnorat, qui ne m’a absolument pas déçue, et qui propose un fabuleux voyage cinéphile par itinéraires et associations d’idées, qui ne pouvait que me séduire.

C’est à lui que j’accorde ma dernière mention, pour cette raison et aussi parce que je ne peut pas accorder tous les ans une mention à l’un de mes auteurs cinématographique fétiche : Philippe Lombard, qui a, cette année encore (et ce n’est pas fini), réussi à m’apprendre beaucoup de choses sur le cinéma tout en me distrayant, avec son désopilant Arrête de ramer, t’attaques la falaise !

Vous voulez offrir deux livres à des amateurs de cinéma pour Noël ? Offrez Movieland et offrez un livre de Philippe Lombard, quel qu’il soit, vous trouverez forcément de quoi faire plaisir !

Bilan

Évidemment, pas de mention spéciale cette année, puisque j’ai eu beaucoup moins de lectures cinéphiles que l’an passé, même si mon été a été très riche de deux univers littéraires et cinématographiques captivants : celui de Daphné du Maurier et celui d’Agatha Christie.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire la biographie de Du Maurier, Manderley for ever, à lire l’autobiographie et la biographie d’Agatha Christie, et à reprendre dans l’ordre de leurs parutions les Hercule Poirot (au moment où j’écris ces lignes, j’en suis à Cinq petits cochons, c’est donc mon 23e Hercule Poirot pour 2019).

Je ne sais pas trop ce que me réserve 2020 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2019, notamment à des publications parues normalement en octobre-novembre et que j’ai beaucoup attendues.

J’y parlerai d’un cinéaste que j’apprécie énormément, et de tournages mouvementés…

D’ici là, je vous souhaite à nouveau de très belles fêtes de fin d’année, et je vous mitonne pour très prochainement le dernier article #profdoc de 2019.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

Novembre 2019 : séances et animations du CDI

Voici un compte-rendu des activités menées du 4 au 22 novembre, avec beaucoup d’expositions et (enfin) quelques nouveaux projets pédagogiques.

Le remplacement de Floriane étant prolongé, je me permets d’indiquer dans cet article les activités qu’elle a menées seule ou en concertation avec moi.

Valorisation du fonds : on continue sur notre lancée

Après un mois d’octobre où, outre les visites du CDI, la valorisation du fonds était l’une des activités principales menées, il a fallu en ce début du mois de novembre proposer de nouvelles sélections.

Initiatives individuelles

  • Première guerre mondiale

Pour cette exposition, j’ai recyclé les ressources (papier et numériques) qui avaient été proposées l’an passé dans le cadre du projet « Adopte un poilu ».

Une sélection de documentaires et de fictions :

Une affiche :

Un parcours en ligne mis à disposition dans un article sur le portail E-SIDOC :

Une fois cette exposition installée, je me suis rendue compte que j’aurais pu lui préférer une sélection sur les 30 ans de la chute du Mur de Berlin. Mais je n’avais pas non plus pléthore de ressources papier sur la question, donc j’ai fait une petite exposition avec une sélection de ressources en ligne.

  • 30 ans de la chute du Mur de Berlin

Sélection thématique :

Présentation cliquable :

  • Montesquieu

Pour faire suite aux sélections sur Baudelaire et sur Montaigne, j’ai proposé ce mois-ci une nouvelle sélection de documents sur Montesquieu, avec toujours :

  1. textes imposés et documentaires associés
  2. une affiche renvoyant vers des textes en lecture intégrale
  3. une citation qui fasse sens

Activités en concertation

  • Exposition #NonAuHarcèlement

Au retour des vacances, Floriane a proposé de remplacer sa sélection sur la coupe du monde de rugby par une exposition consacrée à la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire.

  • Après Jane Austen, Françoise Sagan

Floriane a proposé d’imprimer sur la porte du CDI le calendrier mensuel (Les bas bleus) proposé par MikanKey sur Instagram :

Nous lui avons associé à l’intérieur du CDI la citation et les sélections suivantes (avec également des QR-codes renvoyant vers des ressources en ligne) :

  • Journée du 25 novembre

Pour faire suite à l’exposition sur la journée du 7 novembre, Floriane a proposé une exposition pour la journée du 25 novembre, la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Elle a installé l’exposition suivante et entièrement réalisé sur Canva les visuels qui lui sont associés :

Un cas à part : l’exposition Fantasy

Comme pour la Chine un peu plus tôt dans l’année, il s’agissait d’une exposition que ma collègue, actuellement en arrêt maladie, avait réservé à la bibliothèque départementale de l’Essonne, et qui consistait en des panneaux d’exposition et une malle de livres.

Cette fois-ci, j’ai quelque peu anticipé et proposé dès la rentrée une sélection d’ouvrages :

L’affiche, réalisée sur Genial.ly, reprend une citation de L’Histoire sans fin, qui m’a donné vraiment envie de lire ce livre :

Voici également la malle de livres proposée par la médiathèque de l’Essonne :

Je posterai les photos des panneaux de l’exposition plus tard : en effet, juste après les avoir installés, nous avons appris que le lycée allait faire l’objet d’un blocus. Les panneaux ont donc été déplacés pour les protéger, et je n’ai pas eu le temps de les prendre en photos.

En revanche, cette exposition a été l’occasion de lancer le premier puzzle collaboratif de l’année, qui a très rapidement rencontré du succès :

Acquisitions, gestion et installations

Pour les (presque) dernières commandes de 2019, deux tendances se sont dégagées de mon côté.

  • Le renouvellement du fonds fantasy et du fonds « Stephen King », qui pourra éventuellement donner lieu à une exposition plus tard dans l’année…

  • Des ouvrages de vulgarisation scientifique et philosophique

En prolongement du réaménagement du coin manga déjà amorcé le mois précédent, voici l’affichage réalisé par Floriane une fois qu’il a été mis en place :

Cet affichage est régulièrement consulté par les élèves.

De mon côté, j’ai tenté (moins) régulièrement de mettre à jour les actualités du portail E-SIDOC avec les valorisations successives du fonds au mois de novembre.

Ce mois-ci nous avons pratiquement terminé l’équipement en codes-barres du fonds (sauf périodiques et spécimens), un chantier qui avait été amorcé il y a deux ans avec les rayons documentaires.

Nous avons commencé un chantier non moins dantesque : l’harmonisation des auteurs et des éditeurs de la base.

Séances pédagogiques

Comme je l’ai indiqué en préambule, après un début d’année difficile, la situation semble quelque peu s’arranger d’un point de vue pédagogique.

Certes, il nous manque toujours la visite de deux classes au CDI et certes, les mails adressés aux enseignants pour tenter de mettre en place des projets et des initiatives n’ont pas toujours de réponses.

Nous avons cependant été approchées début octobre par Anne, une collègue stagiaire d’éco-gestion, qui souhaitait faire travailler ses Premières STMG sur l’étude de gestion et sur la recherche d’information.

La séance se déroule en deux heures et a été élaborée à trois : Floriane, Anne et moi-même, avec les objectifs suivants :

  1. Cerner les habitudes de recherche d’informations des élèves de la classe
  2. Faire un rappel de la démarche de recherche sur internet depuis l’utilisation d’un navigateur jusqu’à la définition de mots clefs pertinents
  3. Faire un rappel des outils mis à disposition par les professeurs documentalistes (E-SIDOC)
  4. Faire le lien entre questionnement quintilien et caractérisation d’une organisation
  5. Rappeler l’utilité des réseaux sociaux et de l’actualité en ligne pour connaître la réputation et l’image d’une entreprise (rôle du community manager, évolution de l’entreprise)
  6. Réaliser la grille de caractérisation de l’entreprise choisie pour l’étude de gestion sous forme de carte mentale et commencer à réfléchir à une problématique

J’ai réalisé le support de présentation suivant :

Floriane a réalisé le sondage sur Wooclap sur la recherche d’information :

Enfin nous avons réalisé à deux, avec un modèle existant de Floriane, la fiche élève suivante sur Piktochart :

La séance a eu lieu le jeudi 21 novembre avec deux demi-groupes : le premier de 8h20 à 10h15 et le second de 13h à 15h.

Durant la première heure, nous avons beaucoup insisté sur le sondage et sur la réalisation de la carte mentale, nous avons réalisé avec les élèves la caractérisation de l’entreprise Nike :

Durant la deuxième heure les élèves ont été mis en action de manière beaucoup plus concrète pour eux, à savoir la réalisation à partir de la carte de Nike de leur propre carte mentale sur l’organisation de leur choix.

Autres activités

Voici pêle-mêle les autres activités professionnelles menées ce mois-ci :

  • publication des derniers articles #LudoDOC consacrés à #Ludovia16 (sauf un dernier qui tarde quelque peu)
  • préparation de différents stages auxquels j’aurai l’occasion de participer dans les mois qui viennent
  • participation à une réunion de bassin le mardi 19 novembre
  • participation au salon Educatice le mercredi 20 novembre

Un Louis, deux Funès

Pour le titre de ce compte-rendu de lecture du mois de novembre, je pastiche un article que François Truffaut avait publié en 1983 « Un ami, deux Broca », consacré au merveilleux réalisateur du Bossu ou de Tendre poulet.

C’est sur Twitter que j’ai trouvé les références du livre qui m’intéresse ce mois-ci, sur un compte que je trouve irrésistible : @justdefunes

De Funès fait partie des personnes qui me font rire, au même titre que les personnages de Kaamelott et des planches de Gaston Lagaffe. C’est pourquoi j’ai dans mes favoris un générateur de citations de Kaamelott et dans mes abonnements Twitter le compte @justdefunes et @Franquin_Cie

C’est aussi pour Sandrine, copine #profdoc, que je publie cet article, avec laquelle j’ai régulièrement des fous-rires et des clin d’oeil lorsqu’à un mot ou une phrase nous associons immédiatement toutes les deux une réplique de De Funès :

« But alors you are French ? », « Elle ment… elle ment en allemand », « Je suis ministre, je ne sais rien faire », « Non sire, pour une fois, ce n’est pas moi, j’étais là, je priais », « Je suis zinzin, je suis zinzin », « Yes my Lord. Yes my Lord. Yes my Lord. But I beg your pardon my Lord. In my opinion, I am sure, mais alors I am tout à fait sure que c’est un coup de Fantomas. »

Aimer De Funès

Mon éducation cinéphile s’est faite à coup de clivages, qui se sont généralement réconciliés, mais pas toujours.

Il fallait choisir qui aimer : Scarlett O’Hara ou Melanie Hamilton, Buster Keaton ou Charlie Chaplin, Deneuve ou Dorléac, Dewaere ou Depardieu, Bourvil ou De Funès.

Tous ces clivages, je les ai balayés plus tard quand j’ai compris que ce que l’on prenait à l’écran ou dans la vie pour des rivalités n’était vraiment pas avéré.

Donc j’apprécie autant l’impertinence de Scarlett que la douceur de Melanie et j’aime autant l’humour lunaire de Bourvil (et sa gravité dans Le Cercle rouge) que la folie hargneuse de De Funès.

Il n’y a que Truffaut qui pour moi sera toujours d’une supériorité stratosphérique face à Godard.

J’ai dû voir un nombre incalculable de fois La Grande Vadrouille, peut-être un peu moins Le Corniaud, autant de fois La Folie des Grandeurs, la série des Gendarmes fait partie de mes « plaisirs coupables » (au même titre que Les anges gardiens, avec Clavier et Depardieu), j’adore Rabbi JacobLe Grand restaurant, Les Grandes vacances, La Zizanie et La Soupe aux choux.

Bref, après avoir tenté, plus d’une fois, de mettre à distance ce petit personnage tout en grimaces, hargneux et antipathique, j’ai fini par reconnaître qu’il m’était impossible de ne pas l’aimer.

Avant sur Cinéphiledoc

Cela ne date d’ailleurs pas d’aujourd’hui, puisqu’en septembre 2012 j’avais trouvé un superbe dictionnaire, Louis De Funès de A à Z, de Bertrand Dicale, aux éditions Tana, que je m’étais empressée d’ajouter à ma bibliothèque.

Voici l’article que j’avais rédigé un peu plus tard, en mars 2013 :

Dictionnaires thématiques

Je n’avais écrit que quelques lignes, puisque dans la même collection avait aussi été publié un dictionnaire Marilyn Monroe.

Il n’empêche que tout amoureux de De Funès devrait avoir ce dictionnaire, superbement illustré, dans sa bibliothèque.

En 2016, à l’occasion des 50 ans de la Grande Vadrouille, j’ai réitéré la chose, puisqu’un ouvrage sur les coulisses du tournage avait été réédité :

50 ans et pas une ride

Et je ne résiste pas à la tentation de poser ici une petite sélection :

De Funès, 2019 et 2020

Avec le livre déniché sur Twitter, et avec quelques informations supplémentaires, si vous aussi vous êtes amateurs de De Funès, voici plusieurs occasions de le retrouver en 2019 et en 2020.

Ce livre, Louis de Funès, de Clémentine Deroudille, est en fait un catalogue d’exposition. Il a été publié à l’occasion de l’inauguration du musée Louis de Funès à Saint-Raphaël, inauguré en juillet 2019, donc tout récemment.

J’ignorais totalement l’existence d’un tel musée, je suis donc ravie qu’avec Chaplin World, il y ait un autre lieu qui mette un génie du comique à l’honneur.

Le site internet du musée est d’ailleurs quelque peu compliqué à trouver :

http://museedefunes.fr/

Néanmoins, Sandrine, note sur tes tablettes, voici encore un lieu où nous devons aller !

En attendant, l’ouvrage de Clémentine Deroudille sera des plus agréables à découvrir : une organisation chronologique, avec pour chaque chapitre une petite introduction biographique de une à deux pages, énormément de photographies, d’affiches, la présentation illustrée des principaux films, le tout ponctué de répliques de films ou de réactions de Louis de Funès (extraits d’interviews, notes dans des carnets).

C’est un admirable condensé, en près de 200 pages, de Louis de Funès, et qui est préfacé, j’ai oublié de le signaler, par la petite fille du comédien.

Avant, pendant ou après une visite du musée, il peut se savourer durant les 1h30 de vol d’un Paris-Nice, ou pendant l’équivalent en train (mais à compléter avec des films) qui dure environ 7h, d’après mes informations.

Et si comme moi vous ne bougez pas très souvent de la région parisienne, vous pouvez patienter jusqu’en avril 2020, date à laquelle la Cinémathèque française consacre une grande exposition à Louis De Funès, exposition qui a quelque peu enflammé les débats cinéphiles, comme en témoigne cet article du Figaro :

https://www.lefigaro.fr/cinema/2019/03/19/03002-20190319ARTFIG00137-la-retrospective-louis-de-funes-a-la-cinematheque-ne-fait-pas-rire-tout-le-monde.php

Ce débat m’a toutefois permis de découvrir cette lettre de Truffaut à Gérard Oury, où le premier indique au second avoir beaucoup aimé Le Corniaud :

Et il m’a aussi rappelé cet avis, toujours de Truffaut, selon qui, en substance, il est beaucoup plus difficile d’être De Funès que Bourvil, puisqu’il est plus difficile de faire rire en étant antipathique qu’en étant sympathique.

Là encore, je n’essaye pas de faire un choix entre Bourvil et De Funès, mais je me souviens toujours de manière émue, de la façon dont De Funès explique, très simplement, que tourner Rabbi Jacob lui a permis de se « nettoyer l’âme », cette interview à l’occasion du Corniaud :

et, un peu plus hors-sujet (mais pas tellement parce que cela fait partie du personnage) de cette vidéo sur son parc biologique :

Il reste donc les films, et ces quelques vidéos d’archives, et le livre de Clémentine Déroudille, et le dictionnaire de Bertrand Dicale, pour patienter jusqu’à l’exposition de la Cinémathèque :

https://www.cinematheque.fr/

Sandrine, des disponibilités en avril 2020 ?

Bonnes lectures, bons fous-rires et à bientôt sur Cinéphiledoc !

Octobre 2019 : séances et animations du CDI

Ce mois-ci vous trouverez, comme au mois de septembre, des activités du CDI qui ressortent principalement de l’animation.

En effet, en dehors des visites de découverte du CDI par les classes de seconde, je n’ai pas pu mener d’autres projets.

J’espère qu’au retour des vacances de la Toussaint, avec les nouveaux (nouveaux, nouveaux, nouveaux) emplois du temps, nous pourrons organiser quelques séances avec les collègues de Français, SNT et EMC.

Animations

Initiatives individuelles

Nous avons donc compensé le calme lié au faible nombre de séances par l’organisation d’un certain nombre d’expositions thématiques.

Exposition Chine

Ma collègue, actuellement en arrêt maladie, avait réservé une exposition à la bibliothèque départementale de l’Essonne, et qui consistait en des panneaux d’exposition et une malle de livres.

J’ai proposé le visuel suivant lorsque nous avons récupéré l’exposition et présenté les ouvrages, mais je n’ai pas pensé à prendre l’installation en photo.

Nous avons d’ailleurs désinstallé les panneaux plus tôt que prévu car les collègues d’espagnol du lycée souhaitaient consacrer une exposition à la semaine de l’hispanité dans le hall du lycée.

Semaine de l’hispanité

J’ai donc proposé la sélection de ressources suivantes :

Et comme à mon habitude, j’ai proposé la présentation cliquable associée disponible sur le portail E-SIDOC du CDI :

Jacques Chirac

Suite au décès de Jacques Chirac, après quelques hésitations, j’ai installé l’exposition ci-dessous :

Et j’ai proposé sur E-SIDOC une présentation cliquable associée :

Cette exposition est restée en place jusqu’au jour des obsèques.

Exposition Montaigne

Pour faire suite à la sélection thématique sur Baudelaire que j’avais installé en septembre dernier, j’ai poursuivi dans la série des textes imposés de français avec Montaigne, à la demande de plusieurs collègues de lettres.

Voici les deux affiches proposées, la seconde ayant été réalisée par Sandrine Duquenne, professeure documentaliste au lycée Emilie de Breteuil de Montigny-le-Bretonneux :

Et voilà ce que donne l’installation :

Fête de la science

Début octobre, j’ai proposé une mini-sélection autour de la thématique 2019 de la Fête de la science « Raconter la science, imaginer l’avenir », qui associait les ouvrages de science-fiction et les dernières acquisitions sur les 50 ans d’Apollo 11.

Les initiatives de Floriane

Depuis maintenant début septembre, j’ai avec moi Floriane Sallé, professeure documentaliste TZR, qui a suggéré d’installer un certain nombre d’expositions en lien avec l’actualité et le calendrier.

Journée mondiale du sport et coupe du monde de rugby

Elle a ainsi proposé l’installation suivante sur la coupe du monde de rugby (avec un calendrier des matchs à compléter) :

Sélection Jane Austen

Floriane a proposé d’imprimer sur la porte du CDI le calendrier mensuel (Les bas bleus) proposé par MikanKey sur Instagram :

Nous lui avons associé à l’intérieur du CDI la citation et sélection suivantes :

Halloween

Enfin, avant les vacances de la Toussaint, elle a également proposé aux élèves une sélection autour de Halloween, qui a eu beaucoup de succès :

Acquisitions, suivi des abonnements et installations

Comme nous avions la chance qu’il nous reste une bonne somme pour finir le budget, nous avons pu passer plusieurs commandes, trois fin septembre, déjà mise à disposition des élèves, et trois autres la dernière semaine avant les vacances, qui n’est donc pas encore arrivée.

Acquisitions : première fournée

Voici un petit aperçu de ce que nous avons reçu et mis à disposition en septembre :

Floriane m’a également proposé un tableau récapitulatif des mangas disponibles au CDI en format excel.

Suivi des abonnements au CDI

Afin d’avoir une idée claire des abonnements en cours au CDI, et avec l’aide de Sylvie, au service d’intendance, j’ai refait un tableau complet de ce que l’on reçoit, avec numéro d’abonnés, date d’échéance de l’abonnement et contact.

Suite à l’arrêt d’Ecoflash et d’Idées, et sur la suggestion de Floriane, j’ai abonné le CDI au Un et à Pour l’éco. J’ai également négocié avec mon référent numérique pour qu’il donne au CDI ses 01.net une fois qu’il les a lus.

Installation : entrée

Après mes nombreuses réclamations, les tables qui étaient devant l’entrée du CDI et qui servaient à donner des informations aux élèves (flyers orientation et culture) – enfin qui leur servaient principalement à s’assoir – ont été retirées et remplacées par de superbes petites étagères dont je suis très fan :

Installation : valorisation du fonds mangas

Suite aux commandes de mangas, le meuble dédié à ce fonds est en train de déborder.

Nous avons donc décidé d’utiliser un bac à bandes dessinées vides pour stocker les séries. Voici les visuels que j’ai proposés pour illustrer :

Je vous présente les affiches réalisées par Floriane qui indiquent les mangas disponibles au CDI :

Séances de découverte du CDI

Comme je l’indiquais dans l’article précédent, les visites du CDI par les classes de seconde sont pour l’instant les seules séances que j’ai pu organiser.

Pour ces séances, j’ai repris le scénario des deux années précédentes, celui d’Escape CDI.

Je voulais le modifier quelque peu pour le rendre un peu moins linéaire, j’ai donc ajouter une étape à l’escape game sur une suggestion d’Aurélie, ma copine de physique-chimie.

Entre deux ouvrages à trouver, les élèves doivent se rendre sur un ordinateur du CDI, et cliquer sur un Genial.ly affiché sur la page d’accueil d’E-SIDOC : ils doivent ouvrir par équipe un message qui s’auto-détruit pour trouver l’énigme suivante.

  • le PLUS : une étape amusante qui casse la linéarité de l’escape game et donne aux élèves un premier aperçu d’E-SIDOC
  • le MOINS : les messages sont à refaire entre chaque séance et le lien est à vérifier soigneusement

Voici l’image de la présentation sur laquelle ils doivent cliquer, je mettrai le lien derrière dès que toutes les séances se seront déroulées.

Sur les douze classes du lycée, nous en avons pour l’instant rencontrées dix.

Communication

J’en avais déjà parlé le mois dernier, je propose chaque semaine une lettre de diffusion, l’E-INSTANT CDI.

Cette année, j’ai introduit dedans une petite nouveauté en faisant des focus toutes les semaines ou tous les quinze jours sur une thématique particulière et en y associant des ressources.

Voici les thématiques déjà traitées :

  • fin septembre : un focus sur l’année des mathématiques, la fête de la science et la dernière lettre Edu_Num mathématiques.
  • le 10 octobre : un focus sur le Cybermois avec la lettre Edu_Num ressources n°6 qui revient sur le CRCN, PIX, le GAR et les dernières nouveautés d’éduthèque
  • le 18 octobre : un focus numérique sur le fact-checking avec les outils proposés par Outils Tice et deux articles de la Revue des médias.

Inauguration des locaux parisiens de C&F éditions

Enfin, pour terminer cet article, voici un petit état des réunions, formations, et autres rencontres professionnelles auxquelles j’ai assisté en octobre :

  • 1er et 7 octobre : formation de formateurs à Marly-Le-Roi
  • 11 octobre : réunion nationale des référents TraAM documentation

Le 5 octobre, je suis allée au 28 rue de Lagny à Paris assister à l’inauguration des locaux parisiens de C&F éditions.

J’ai pu rencontrer Hervé Le Crosnier, Olivier Ertzscheid, Stéphane Bortzmeyer, Anne Cordier, et j’ai pu revoir Bérengère Stassin, Valérie Scholtès et Elodie Gautier.

Un beau moment que même une migraine ne m’aurait pas fait rater !

Enfin, j’ai profité de quelques moments libres pour ajouter plusieurs articles sur #LudoDOC :

Voilà pour ces activités d’octobre !

Je vous souhaite des vacances sereines et reposantes et vous dis à bientôt sur Cinéphiledoc !

Rêves, philosophie et cinéma

Pour ce compte-rendu d’octobre, j’ai décidé d’évoquer des territoires familiers et pourtant étranges, des sujets déjà abordés, effleurés, mais que je n’avais pas approfondis, et comme l’indique le titre, qui s’y prêtent tout à fait, à savoir le rêve et la philosophie (cette dernière de façon un peu moins poussée) au cinéma.

Reprendre une habitude

Le premier des territoires familiers que j’aborde n’est cependant ni celui du rêve, ni celui de la philosophie, mais un territoire éditorial : celui d’Akileos et de sa collection, BFI : Les classiques du cinéma.

Cette petite collection d’ouvrages, chacun consacré à un film, et qui compte à présent 16 volumes, a fait des émules depuis son apparition, avec le premier consacré à Alien en 2016, en passant par Shining, Le Parrain, Blade Runner, Rio Bravo (mon préféré), ou encore Star Wars.

Territoires familiers mais étranges – inquiétante étrangeté – chaque volume est l’oeuvre d’un auteur, avec son style et sa personnalité, ce qui donne des analyses parfois très factuelles, parfois très oniriques, sans qu’il y ait cependant de ma part de critique cachée pour les unes ou pour les autres.

J’ai donc commencé très studieusement cette collection en 2016, au fil des parutions et des traductions. Le dernier volume que j’avais ajouté à ma bibliothèque était celui consacré à L’Exorciste (volume 12). J’ai ensuite fait une petite pause, jusqu’à apercevoir la couverture du numéro 16, celui consacré à Matrix.

Voilà pour le titre : rêves, philosophie et cinéma.

Premiers souvenirs de Matrix

Avant d’évoquer ce fameux numéro 16, j’aimerais revenir quelques instants sur mes premiers souvenirs de Matrix, ce qui me permettra, comme à mon habitude, de passer allègrement du livre qui m’intéresse à quelques autres petits sujets.

Matrix est sorti au cinéma en 1999. J’avais 13 ans en 1999… c’est dire si j’étais en plein dans ma période Leonardo di Caprio, Titanic, etc (à trois ans près, je sais, mais j’ai l’admiration tenace).

C’est dire également si j’étais loin d’un cinéma comme Matrix. À vrai dire, j’étais encore loin d’un cinéma tout court, puisque mon intérêt pour le cinéma a commencé à dépasser les plans de Leonardo vers ma période lycée.

2000 : je commence une période Russell Crowe (Gladiator, tout ça, tout ça…) je suis encore dedans, même si le bonhomme me fait moins fantasmer à l’heure actuelle qu’en général romain ou qu’en capitaine blond dans Master and Commander.

2001 : combo Le Seigneur des anneaux, Harry Potter et Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain. Vous remarquez que je commence enfin à suivre l’actualité… et Matrix dans tout ça ? Patience.

Je saute quelques années, et j’atterris entre 2004-2006 où la première personne qui me parle de Matrix est mon prof de philo (celui de terminale ? celui de khâgne ? je ne sais plus).

Et ce qu’il me dit, c’est que Matrix est une parfaite relecture du mythe de la caverne de Platon. Vais-je voir le film pour autant, je ne sais plus, peut-être le premier…

Je me souviens que Matrix a fait partie pour moi d’un vaste plan de rattrapage culturel à partir de 2008, et où j’ai décidé de revoir les films de « ma génération » que je n’avais pas pu voir à leur sortie : y figuraient pêle-mêle Terminator, Star Wars, Retour vers le futur et, côté français, La Cité de la peur. J’avais du pain sur la planche !

Mais toujours m’est restée cette petite phrase entendue en cours de philo : Matrix comme relecture parfaite du mythe de la caverne de Platon. Comme quoi, il suffit d’une petite phrase apprise à l’école au bon moment et par la bonne personne pour vous donner envie d’en savoir plus.

C’est cette même petite phrase qui m’a poussée vers le volume 16 des éditions Akiléos. Je voulais retrouver Matrix.

Une vision personnelle

Comme je l’indiquais un peu plus haut, chaque volume de cette collection est l’oeuvre d’un auteur qui va proposer sa vision personnelle du film.

C’est donc Joshua Clover qui nous propose, dans ce volume 16, sa vision de Matrix, vision écrite en 2004 et traduite pour le lecteur français en février 2019.

Si j’insiste tant sur cette spécificité de l’auteur, c’est parce que le volume sur Rio Bravo (par exemple) ne va absolument pas être pensé comme celui sur Les Sept samouraïs et celui sur Blade Runner ne ressemblera en aucun point à celui sur Matrix, bien que j’ai tenté, avec ces quatre exemples, de rapprocher des films qui pourraient être, disons de connivences.

Qui est Joshua Clover ? Un auteur de poésie, nous dit la quatrième de couverture, professeur de poésie et de poétique à l’Université de Californie à Davis.

Sa lecture, même photographies issues du film à l’appui, ne ressemblera donc en aucun cas à une analyse plan par plan.

Rêver de Matrix, écrire sur Matrix

Après une introduction qui évoquent quelques exemples de films abordant la frontière entre illusion et réalité, Joshua Clover joue sur les aspects contradictoires de Matrix et organise cette lecture en quatre temps :

  1. Numérique positif
  2. Numérique négatif
  3. Spectacle positif
  4. Spectacle négatif

Le tout réfléchit à la façon dont l’aspect du film offre au spectateur une image en contradiction avec sa vision des choses. Matrix est une prouesse technique et un succès commercial qui remet en cause l’univers numérique et le bonheur factice qu’offre le divertissement…

Je résume à gros traits le propos de l’auteur, car je dois avouer que son écriture quelque peu vertigineuse (poétique), non dénuée d’ironie par endroit, m’a parfois quelque peu perdue. J’avais constamment le sentiment d’être d’accord avec lui (quoique) mais de ne pas l’être pour des raisons évidentes.

Pour simplifier, la façon dont Joshua Clover parle de Matrix, qu’elle soit politique, philosophique, économique, qu’elle aborde l’industrie cinématographique, la relation de l’être humain au travail, ou les progrès technologiques de la société, n’est en aucun cas inexacte, mais elle est sinueuse.

J’ai passé toute ma lecture à hocher la tête en gromelant « Oui bien-sûr, mais pourquoi ne pas le dire plus simplement ? »

Joshua Clover m’a donné envie de revoir Matrix, mais presque par esprit de contradiction. Il indique souvent que lire Matrix de manière philosophique, c’est rester à la surface.

Par esprit de contradiction, je décide de continuer à rêver de la relation entre illusion et réalité, parce que j’ai toujours affectionné la façon dont les soeurs Wachowski représentent le monde, le rêve, l’illusion, les sens et notre éveil à une nouvelle conscience, que ce soit dans Matrix ou dans Sense8.

Rêver, philosopher, temps et espace, passé et futur : tout en un

Il y a deux univers cinématographiques et télévisuelles qui me fascinent : celui des soeurs Wachowski, avec Matrix, Cloud Atlas et Sense8, et celui de Christopher Nolan avec Inception et Interstellar.

Deux manières, justement, d’embrasser l’univers, le réel et l’illusion, l’individu et l’universel, le temps et l’espace, le passé et le futur, avec le vertige à chaque fois que procurent leurs inventions visuelles : Matrix et sa matrice, Sense8 et ses différentes personnalités qui se rejoignent et se complètent, Inception et le labyrinthe du rêve, Interstellar et le tourbillon de l’espace-temps.

Deux univers, deux virtuosités uniques et dont j’attend impatiemment chaque nouvelle manifestation.

Pour conclure sur rêves et cinéma, je reprend quelques mots d’un article que j’avais publié en 2016, et qui était consacré aux rêves dans les séries télévisées :

Vertigo d’Hitchcock, les films de Buster Keaton et de Chaplin, Chantons sous la pluie (…) Brigadoon, curieux film où deux Américains découvrent un village qui n’existe qu’un jour par siècle… La Maison du Dr Edwardes d’Hitchcock, La Femme au portrait, un magnifique film de Fritz Lang (peut-être mon préféré à ce jour), (…) Matrix et surtout Inception, entre autres, tous ces films où le rêve est tour à tour trompe-l’œil et réalité alternative.

Voici les quelques films que j’y avais évoqués, et voici les deux vidéos que je leur avais associées : un top 10

et un numéro de Blow Up :

Et pour ceux qui veulent rester sur un terrain moins onirique, plus philosophique, voici quelques titres :

  • Cinéphilo, d’Olivier Pourriol
  • Philosophie en séries, de Thibaud de Saint-Maurice
  • Game of Thrones : une métaphysique des meurtres, de Marianne Chaillan
  • Harry Potter à l’école de la philosophie, de Marianne Chaillan

Avec tout cela, rêvez bien, philosophez bien, replongez-vous dans des films qui embrassent l’univers, et à bientôt sur Cinéphiledoc !

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