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BD et cinéma (épisode 2)

Pourquoi « épisode 2 » ? J’avais déjà consacré il y a un petit moment un article à une bande-dessinée qui évoquait le cinéma : La Parole du muet.

En effet, les rencontres entre septième et neuvième arts, si elles restent relativement rares, n’en demeurent pas moins fascinantes. Et encore, relativement rares… seulement d’un côté : disons que chacun de ces deux arts a tendance à observer l’autre.

Bandes-dessinées et story-boards

La bande-dessinée emprunte au cinéma l’idée de scénario et de mouvements, ce dynamisme et cette énergie qui font passer d’une case à l’autre sans que le lecteur s’en rende compte.

Le cinéma emprunte à la bande-dessinée le story-board, qui permet de planifier l’ensemble des plans qui constitueront le film.

Je renvoie les intéressés à l’exposition en ligne de la Cinémathèque française consacrée au story-board.

Storyboard de Psychose, la scène de la douche, réalisé par Saul Bass, également auteur du générique

Voici en outre quelques petites pépites glanées dans mes recherches :

Si j’avais déjà évoqué BD et cinéma, il ne me semble pas avoir déjà parlé de storyboard, mais ce n’est cependant pas le sujet de cet article…

Reprenons : les BD empruntent au cinéma le mouvement, le cinéma emprunte à la bande-dessinée le découpage.

En revanche, si l’on retrouve un certain nombre d’adaptations (plus ou moins heureuses) de bandes-dessinées au cinéma, le cinéma est, à ma connaissance, encore relativement peu abordé dans la bande-dessinée.

Hormis les références proposées par le génial Gotlib dans ses Dingodossiers et autres albums, la première fois que j’ai pu lire un scénario de bande-dessinée consacrée au septième art, c’était avec cette fameuse Parole du muet que j’évoquais plus haut.

La collection 9 ½ de Glénat

Et puis j’ai vu apparaître cette collection chez Glénat : la collection 9 ½.

Sur le site de l’éditeur, elle est décrite comme suit :

Collection de romans graphiques consacrée aux grandes figures du cinéma : réalisateurs et acteurs. Co-dirigée par Noël Simsolo, éminent spécialiste du cinéma et auteur d’ouvrages de référence sur le sujet, cette collection offre à la fois un panorama large de l’histoire du cinéma aux lecteurs et une totale liberté de création aux auteurs qui y participent, puisque la pagination et le traitement graphique des ouvrages sont libres.

Les deux premiers ouvrages publiés n’ont pas vraiment retenu mon attention : il s’agissait d’albums sur Sergio Leone puis sur Lino Ventura.

Le troisième, consacré à Hitchcock, m’a presque tentée. Je me souviens l’avoir feuilleté, hésitant à l’acheter. J’avoue que c’est le style du dessin qui m’a freinée.

Quand je lis une bande-dessinée, hormis les « madeleines » de l’enfance que sont les classiques franco-belges (Astérix, Tintin, Lucky-Luke, Gaston Lagaffe, Blake et Mortimer…), j’ai besoin d’être attirée par le travail du dessinateur.

Pour Hitchcock, si le choix du noir et blanc m’avait séduite, il n’y avait pas eu de déclic supplémentaire  qui m’aurait convaincue. Cependant, j’avais constaté qu’enfin, une collection de bandes-dessinées (ou de romans graphiques si vous préférez) se consacrait exclusivement au septième art, co-dirigée par Noël Simsolo.

Le nom me disait quelque chose, je décidais d’aller à la pêche aux informations :

Né en 1944, le curriculum-vitae du monsieur est assez impressionnant. Critique cinématographique, scénariste de bande-dessinée (justement), auteur d’essais. C’est là que je le retrouve, notamment auteur d’un ouvrage sur Clint Eastwood paru aux éditions des Cahiers du cinéma, et d’un Dictionnaire de la Nouvelle vague publié en 2013 chez Flammarion.

Metteur en scène de théâtre (et acteur), intervenant à la radio (et producteur), également auteur de romans (avec une prédilection pour le polar), acteur pour le cinéma et la télévision, réalisateur et scénariste, bref Noël Simsolo est une espèce de touche-à-tout hyperactif.

De quoi susciter mon intérêt.

Et voilà qu’en août 2020, visitant l’exposition Louis de Funès à la Cinémathèque française, je tombe à la librairie devant le dernier ouvrage publié dans la collection 9 ½ de Glénat.

François Truffaut : personnage de bande-dessinée ?

Après Sergio Leone, Lino Ventura et Hitchcock, c’est à François Truffaut que cette collection avait décidé de consacrer un album.

Je guette régulièrement les ouvrages – fictions ou documentaires – qui décident d’aborder la vie ou l’oeuvre de François Truffaut, le dernier d’entre eux ayant fait l’objet d’un article sur ce site était L’Amie américaine de Serge Toubiana, qui reste l’un de mes meilleurs souvenirs de lecture pour l’année 2020.

En tenant entre les mains l’album publié chez Glénat, en le tournant et le retournant, je n’ai pas pu m’empêcher d’être quelque peu réticente. Néanmoins, ma collectionnite aiguë a eu le dernier mot, et je suis ressortie de la Cinémathèque avec le François Truffaut, signé Simsolo pour le scénario et Marek pour le dessin et paru le 19 août 2020.

Un mot tout d’abord sur la couverture : elle est assez synthétique et a le mérite de faire apparaître trois éléments significatifs du cinéma de Truffaut : déjà Truffaut lui-même (au second plan), les jambes des femmes (au premier) et une Tour Eiffel en arrière-plan.

Le cinéphile averti reconnaîtra ces trois éléments et saluera le pouvoir évocateur de cette couverture. Et ensuite ?

Eh bien j’avoue n’avoir été convaincue ni par le dessin ni par le scénario.

Rendez-vous manqué

Laissons de côté le dessin, qui est une affaire beaucoup trop subjective : on accroche ou non à un style, à un trait, au travail d’un dessinateur. Je ne remets absolument pas en question la qualité du travail de Marek, simplement je n’ai pas eu de coup de coeur pour son dessin.

Concernant le scénario, qu’est-ce qui m’a interpellé ?

L’ouvrage s’ouvre sur la fameuse cérémonie des Césars du 31 janvier 1981, un triomphe pour Truffaut, qui avait tout raflé pour son film Le Dernier métro : dix Césars, record toujours inégalé :

Fin de la cérémonie, Truffaut prend un taxi et demande au chauffeur de l’amener à la Tour Eiffel. Puis, flash-back en 1941, pendant l’Occupation et l’enfance de Truffaut.

Au fil des pages, le scénario multiplie les allers-retours entre l’enfance et la jeunesse de Truffaut, et la suite de sa carrière.

Autant le dire : pour quelqu’un pour qui la filmographie de Truffaut et sa carrière, justement, n’ont pas de secret, et qui s’est intéressé de près à sa vie, c’est déjà compliqué de suivre ces allers-retours.

Qu’importe, on suit, on se concentre sur l’évocation des différents personnages qui ont croisé sa route, on parvient vaille que vaille à raccrocher tel événement à telle année. On ressort de la lecture de l’album avec une synthèse très rapide (trop rapide ?) de la vie et de l’oeuvre du cinéaste.

Mais le néophyte ? Celui pour qui cette bande-dessinée est la première confrontation au cinéma de Truffaut. Vous me direz, il doit être rare. L’amateur de bande-dessinée ne va peut-être pas spontanément choisir une BD consacrée à un réalisateur qu’il ne connaît pas sur le bout des doigts sans se documenter un minimum en amont.

C’est pourtant cette impression qui a prédominé après ma lecture. Je me suis demandé ce que conserverait de cette lecture quelqu’un qui n’aurait pas la même connaissance que moi de l’univers de Truffaut. Ma réponse était malheureusement : pas grand chose.

La BD conviendra aux aficionados de Truffaut, et encore. Si l’on avait voulu dépasser ce cercle, on aurait éventuellement accompagné la filmographie, présente en fin d’ouvrage, d’une petite chronologie explicative à laquelle le lecteur aurait pu se référer…

Ce n’est cependant que mon impression, je vous laisse sur le site de Glénat découvrir les premières pages, et si le coeur vous en dit, vous faire votre propre opinion.

Du coq à l’âne (ou presque)

Refermant cette bande-dessinée et essayant de me plonger dans autre chose, j’ai attrapé l’un des ouvrages qui se trouvait sur ma pile de lectures.

Ouvrage n’est pas tout à fait le terme exact. Il s’agissait d’un numéro de la revue Schnock qui m’avait été envoyé par les éditions La Tengo.

La Tengo fait partie de ces maisons d’éditions que j’essaye de surveiller lorsque je suis en panne d’inspiration pour mes articles cinéphiles, et qui publie à intervalles réguliers certaines œuvres de Philippe Lombard.

J’ai découvert La Tengo avec Ça tourne mal ! et c’est avec cette lecture que j’ai fait le rapprochement avec Schnock, que je croisais déjà fréquemment en librairie, assez amusée par les couvertures et toujours à deux doigts d’être tentée de prendre un abonnement.

Quel rapport avec la BD ? Il est assez éloigné, je l’avoue. Je profite juste de cette occasion pour toucher deux mots de cet OVNI.

Donc Schnock, c’est une revue de cinéma/chanson/télévision/bande-dessinée. Une espèce de pot pourri assez jouissif (et jouisseur) qui a pour slogan « La revue des vieux de 27 à 87 ans ».

Avant de recevoir ce numéro 33 qui est en grande partie consacré à Lino Ventura (mais pas que), j’avais vu passer en librairie le numéro sur Jean-Pierre Marielle, celui sur Gainsbourg, et celui sur Depardieu.

J’ai depuis farfouillé pour comprendre un peu plus ce drôle de phénomène, et je suis tombée sur un article des Inrocks :

Fondée en mai 2011, la revue éditée par les éditions La Tengo bénéficie d’un accueil favorable, et rassemble plus de 10 000 lecteurs par numéro, un joli score pour un nouvel arrivant dans une économie de l’édition touchée par la crise. Comme un pied de nez à notre société bienséante, après Coluche, Jean Yanne et Serge Gainsbourg, le trimestriel Schnock affichait pour son douzième numéro l’humoriste Pierre Desproges en couverture. Un carton ! Quelques milliers d’exemplaires supplémentaires ont été réimprimés pour l’occasion…

Depuis son premier numéro sur Jean-Pierre Marielle publié en 2011, la revue est publiée dans son format mook (entre le livre et le magazine) quatre fois par an, chaque numéro coûtant une quinzaine d’euros. Le dernier en date de mars 2021 est consacré à Henri Salvador.

Dans mon fameux numéro 33, avec sa couverture tonton flingueur et ses articles illustrés qui, pour le coup, m’ont bien fait penser à un format BD, j’ai trouvé un panorama des publicités de cigarettes – bien après que Bogart les surnomme les clous du cercueil, mais bien avant les campagnes anti-tabac – un dico Schnock de Lino Ventura (bien chouette), des tops, des interviews, Yves Simon, Marcel Bluwal, Popeck… bref un vrai bain de nostalgie qui m’a donné la banane pour un petit moment.

Et une autre bande-dessinée sur le cinéma ? Et bien ça attendra !

Avril 2021 : séances et animations du CDI

On y était presque ! Depuis septembre, tous mes articles avaient retrouvé ce titre « séances et animations du CDI ». Je conserve le même titre pour le mois d’avril, même si j’aurais pu opté pour « séances et animations presqu’au CDI. »

Dans cet article, je reviendrai donc sur les activités menées du 22 mars au 9 avril, trois semaines d’activités dont deux au lycée : raison supplémentaire de garder le titre habituel.

Ouf, une vraie semaine de la presse

Je l’avais indiqué dans l’article du mois de mars, j’ai mis du temps cette année à préparer la semaine de la presse, et c’est seulement (comme plusieurs de mes connaissances) lorsque j’ai su qu’elle avait une chance d’avoir lieu au lycée que j’ai commencé à communiquer dessus.

Je ne reviens pas ici sur la communication destinée aux enseignants, puisque vous la retrouverez dans l’article du mois de mars, ni sur les séances exclusivement menées par Lucile en lien avec l’exposition de la BnF « Histoires de fausses nouvelles ».

En revanche je reviendrai sur trois activités menées sur cette période : les articles proposés sur le blog du CDI, l’exposition des titres reçus par l’intermédiaire du CLEMI et une séance menée avec une collègue d’anglais.

Blog du CDI : spécial semaine de la presse

Comme nous avions un certain nombre d’articles prévus sur le blog avec Lucile et que d’habitude nous publions entre deux et trois articles par semaine, nous avons décidé de publier un article par jour en lien avec la semaine de la presse :

  • le lundi : une présentation de l’exposition des titres reçus
  • le mardi, un focus sur la désinformation en lien avec l’exposition « Histoires de fausses nouvelles »

  • le mercredi : un article à quatre mains présentant deux sélections autour de l’intelligence artificielle, côté fictions pour Lucile (à découvrir ci-dessous), côté documentaires pour moi (déjà mentionnée dans l’article précédent)

  • le jeudi : un autre article à quatre mains avec un retour sur les projets encyclopédiques avec la sélection et les présentations déjà présentées en février (l’aspect historique de mon côté / les 20 ans de Wikipédia par Lucile)
  • le vendredi : un premier numéro d’une revue de presse réalisée par Lucile, et que je vous invite à découvrir ci-dessous :

Exposition des titres reçus

Comme chaque année, malgré le peu de titres reçus, nous avons essayé de les mettre au mieux en valeur au CDI. Voilà ce que cela donne en images :

Information flow

Contrairement à Lucile qui a vu plusieurs classes dans le cadre de l’exposition « Histoires de fausses nouvelles », de mon côté je n’ai vu qu’une classe, en collaboration avec une collègue d’anglais.

Il s’agissait d’une séance que nous avions préparée l’an dernier déjà à l’occasion de la semaine de la presse, puis que nous avions adaptée à distance. Cette année, nous avons donc réussi à la réadapter à nouveau à une organisation en présentiel.

La séance se focalise sur la circulation de l’information (information flow en anglais) et sur l’emballement médiatique (a media uproar), et comme cette séance avait lieu le 1er avril, nous avons décidé, sur une suggestion de Lucile, de terminer cette séance sur les canulars du 1er avril (April fool’s hoaxes).

La séance durait une heure avec le déroulé suivant :

  1. à la maison, avant la séance : regarder la vidéo « Have you heard ? » et faire un résumé en anglais
  2. durant l’heure : le travail sur la circulation de l’info (avec le vocabulaire et le fonctionnement en anglais d’une agence de presse – j’avais traduit en anglais l’an dernier les infographies de l’AFP avec l’aide de ma collègue) et sur l’emballement médiatique
  3. en fin d’heure et après la séance : la présentation des canulars du 1er avril (choisir l’un des canulars et en faire une description en anglais, puis inventer son propre canular)

Je vous partage ci-dessous :

Séance fake news anglais

Séances et actions pédagogiques

J’indique ici les actions pédagogiques menées entre le 22 mars et le 9 avril, exception faite de la séance en anglais présentée plus haut.

  • Participation aux ateliers de préparation de Science Po, l’objectif des dernières séances menées au mois de mars était d’aider les élèves à préparer leurs écrits motivés et leur oral. Les dernières séances ont eu lieu les 4, 11, 17 et 25 mars. Le 1er avril, j’ai participé aux oraux blancs de quatre élèves avec le collègue de SES qui organise ces ateliers.
  • HLP premières : foire aux livres. Suite à la séance menée en février, les élèves devaient produire un écrit et, sur la base du volontariat, présenter leur livre à l’oral, selon le scénario suivant proposé par la collègue de philosophie :

Un dictateur veut faire disparaître votre ouvrage, brûler tous les exemplaires qui existent afin que plus personne ne puisse le lire. La classe d’HLP entre dans la résistance, et décide de sauver le plus possible de livres. Malheureusement, elle ne pourra pas tous les soustraire au feu : elle devra en sélectionner seulement quatre. Il faudra donc tenter de convaincre la classe de l’intérêt de votre œuvre et de ce que nous avons à perdre à sa disparition.

– Le résumé de l’œuvre doit être clair, synthétique et pertinent.
– Les raisons de sauver l’œuvre doivent venir de son contenu, et pas de
causes extérieures que vous auriez inventées (par exemple : dire qu’il
faut sauver l’œuvre parce que l’auteur a déjà beaucoup souffert dans sa vie n’est pas un argument recevable).

Suite à cette séance nous avons décidé de valoriser les lectures et les livres « sauvés » par les élèves, à travers une affiche :

ainsi qu’une installation :

  • Printemps des poètes : deux classes de seconde. Comme je l’ai indiqué dans l’article du mois de mars, une collègue de français m’a sollicitée pour mener des travaux avec ses deux classes autour de cet événement.

Il s’agissait pour les élèves de choisir un poème, de le recopier soigneusement sur une affiche, de le décliner sous la forme d’un nuage de mots via le site Wordart, et enfin de le lire à voix haute. Je vous partage ci-dessous mon support de séance :

Et je vous invite à découvrir en images quelques-unes des réalisations des élèves :

  • Accompagnement à la préparation au grand oral : spécialités HGGSP (en groupe classe 18 élèves) et physique-chimie (4 élèves, le reste du groupe passant des épreuves de SVT) sur deux heures à chaque fois. Les élèves travaillaient en autonomie au CDI et étaient encouragés à emprunter.

Focus sur les projets culturels du CDI : idées et rebondissements

Après un début de mois de mars bien occupé par la semaine de la presse, le printemps des poètes et la semaine des maths, la fin du mois et le début du mois d’avril promettaient d’être consacrés à la culture.

En effet, j’avais beaucoup échangé à cette période avec des élèves du CVL, qui souhaitaient notamment mettre en place un club musique au lycée. Pour appuyer ce projet, j’ai décidé de présenter à ma proviseure deux autres projets culturels que je voulais mettre en place, et en profiter pour lui faire part de mon intérêt et de mon soutien pour cette idée de club musique.

Les trois projets étaient dans ma tête regroupés autour d’un même leitmotiv : « Partageons la culture ».

  • Prêts des DVD aux élèves

La première idée, que je partage ci-dessous, c’était d’ouvrir le prêt des DVD (achetés via l’ADAV, Zéro de conduite, etc. et réservés normalement aux enseignants) aux élèves.

Les DVD étaient à l’origine stockés dans la réserve du CDI, il doit y avoir en temps normal un prêt à l’année (généralement une pièce de théâtre, empruntée par un collègue de français).

L’idée était donc de rendre visible et accessible aux élèves ce fonds.

J’ai réalisé les étiquettes apposées sur les DVD :

Lucile a réalisé des onglets spécifiques pour les documentaires :

ONGLETS DVDS DOC

Et nous devions communiquer sur le blog du CDI, avant les vacances prévues à l’origine le 16 février, avec l’affiche suivante :

Nous avons récupéré l’un des bacs à BD, et nous avons installé ce fonds à côté du rayon « Arts et loisirs » :

Du coup, le coin BD a lui aussi connu quelques réaménagements :

Pour l’instant, pas d’emprunts et le réaménagement est trop récent pour mesurer l’impact auprès des élèves…

  • Café littéraire

Le deuxième projet était l’organisation au CDI d’un café littéraire avec les enseignants et les élèves intéressés.

J’ai quelques collègues avec lesquels j’ai l’habitude d’échanger des conseils de lecture, et quelques élèves qui viennent aussi emprunter et discuter au CDI. J’avais donc prévu d’organiser un café littéraire la semaine avant les vacances, les 12 et 16 avril :

En catastrophe, j’ai transformé le tout en café littéraire virtuel, et cela a fait l’objet d’un article sur le blog du CDI le vendredi 2 avril :

Premier créneau prévu : le vendredi 9 avril, j’ai envoyé par mail le lien (sur Jitsi) aux collègues, j’ai partagé ce même lien sur le compte Instagram du CVL et je croise les doigts pour avoir quelques personnes connectées…

Autres publications et communication

Comme le mois précédent, j’indique ici par un code couleurs les actions menées par Lucile (en vert) et les actions que j’ai pu mener (en violet).

L’économie numérique (L)

Cette présentation, à l’origine prévue dans le cadre de la semaine de la presse, mais finalement publiée le 29 mars, a permis de valoriser des acquisitions récentes, reçue lors de la précédente commande :

Revue de presse : un nouveau rendez-vous le mercredi sur le blog du CDI (L)

À la base prévue le vendredi (son premier numéro est sorti le 26 mars), mais pour des questions d’organisation finalement publiée tous les mercredis, cette initiative de Lucile permet aux élèves d’avoir un aperçu de la presse :

 

Lettre de diffusion : focus n°2, le CDI à distance (J)

Comme je l’ai indiqué le mois précédent, j’ai complètement refondu ma lettre de diffusion :

  • Sur la page d’accueil : un rappel du numéro et des actualités du CDI (globalement prévu pour deux semaines), en rouge on retrouve les dernières nouveautés qui sont ainsi plus facilement identifiables ;
  • Une rubrique « Focus sur… » qui peut être sur un événement (la semaine de la presse pour le premier numéro), sur une thématique (développement durable, numérique, orientation…) sur des nouveautés reçues par le CDI ou même sur des informations propres au lycée (manuels numériques, PIX…) et qui pourra être conservée entre deux semaines et un mois. En ce moment, le Focus est consacré au CDI à distance :

  • Les trois autres rubriques (éducation, culture, numérique) existaient déjà dans l’ancien format, les liens sont modifiés chaque semaine d’environ un tiers

Je vous invite à nouveau à consulter cette lettre de diffusion en ligne :

https://view.genial.ly/60473dbb9aa3bc0dbe94f013

J’ajoute à nouveau ici la liste des articles publiés sur le blog du CDI durant cette période :

  • 22-26 mars : les 5 articles de la semaine de la presse
  • 29 mars : économie numérique
  • 31 mars : revue de presse
  • 2 avril : café littéraire
  • 8 avril : revue de presse (avec un jour de retard à cause des bugs sur l’ENT)
  • 9 avril : escape game réalisé par les élèves latinistes de première et de terminale

Autres activités

Durant cette période, j’ai participé à plusieurs réunions, dont plusieurs étaient destinées à préparer un stage en co-animation avec une collègue professeure documentalistes de l’académie.

Après plusieurs rebondissements, nous avons appris, d’abord de manière informelle, puis de manière officielle le 5 avril, que notre stage de deux jours des 6 et 8 avril était annulé.

Autant dire que ma première semaine « à distance » s’est révélée beaucoup plus calme que prévu…

Enfin j’en termine, comme depuis janvier, avec la préparation et la publication d’articles sur le site du collectif LudoDOC. Durant cette période, deux articles ont été publiés sur le site :

À venir : l’article de Bénédicte sur sa thèse sur la ludification publié avant la fin du mois, et un nouveau parcours de #profdoc publié normalement au début du mois de mai !

D’ici là, je vous souhaite des vacances les plus reposantes possibles et je vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

 

Mon nom est Tarantino

Pour ce troisième compte-rendu de lecture de 2021, je suis heureuse d’évoquer pour la première fois d’un réalisateur, dont, me semble-t-il, je n’avais jamais parlé sur Cinéphiledoc.

Et c’est encore une fois l’ami Philippe Lombard qui me donne cette opportunité : j’ai ajouté au palmarès de lectures 2020 une section spécifiquement lombardienne, mon premier article cinéphile de 2021 lui est consacré, et je n’attends pas qu’un tiers de 2021 soit passé pour vous proposer à nouveau un compte-rendu sur l’un de ses travaux…

Tarantino… un long apprivoisement

Commençons d’abord par une petite introduction sur le principal intéressé, non pas l’auteur du livre, mais le sujet de ce dernier.

Mes premiers contacts avec le cinéma de Tarantino ont été tardifs. Comme le bonhomme égale Kubrick en perfectionnisme – puisse-t-il par contre ne pas suivre son exemple en terme de longévité – il est assez facile pour le cinéphile de pouvoir connaître en un temps relativement court, l’ensemble de son œuvre. Ce n’est cependant pas mon cas.

Si l’on restreint le catalogue exclusivement aux films qu’il a réalisés, je n’ai jamais vu Reservoir dogs, Jackie Brown et Boulevard de la mort, et au moment où j’écris cet article, je viens tout juste de voir Once upon a time in Hollywood.

De Tarantino, comme premiers souvenirs, j’ai l’image d’un gars assez impressionnant en ouverture du festival de Cannes qui hurle de manière très convaincante « VIVE LE CINÉMA ! » et qui remet la palme d’or à Michael Moore pour Fahrenheit 9/11.

À peu près à la même période, je découvre enfin Pulp fiction, que je trouve complètement barré mais auquel j’accroche assez pour avoir envie de le revoir à intervalles réguliers, sans pour autant le connaître par cœur.

De ces premières impressions, à la fois de Tarantino et de son cinéma je garde deux choses que j’aurai à cœur de retrouver dans chacun de ses films, son enthousiasme contagieux et les musiques qui restent en tête : Chuck Berry et son You never can tell, Girl, You’ll be a woman soon dans Pulp Fiction, David Bowie et son Cat People dans Inglourious Basterds et ma préférée, I got a name dans Django Unchained.

Descendez la rue… Tarantino au travail

C’est Inglourious Basterds qui a été pour moi un déclic, bien-sûr pour sa manière de traiter l’histoire, pour sa pléiade d’acteurs absolument incroyable et la découverte de Christoph Waltz – un méchant qu’on adore détester ou qu’on déteste adorer, au choix, qu’il sera jubilatoire de le retrouver dans Django, et qui a été sous-employé de manière tellement décevante dans le 007 Spectre

Mais c’est aussi parce que j’étais impatiente de retrouver un décor que j’avais croisé au hasard, dans le quartier où j’habitais à l’époque.

Imaginez, vous rentrez chez vous après une journée à la Sorbonne et vous tombez nez à nez avec une reconstitution du Paris en pleine Seconde Guerre Mondiale.

La scène était tournée au Bistrot La Renaissance au croisement de la rue Championnet et la rue du Poteau à Paris dans le 18e arrondissement de Paris, mais la reconstitution débordait l’intégralité du carrefour, avec des colonnes Morris et des voitures d’époque…

Évidemment, le fan inconditionnel de l’époque devait déjà savoir que Tarantino tournait à Paris, moi je n’en savais strictement rien, j’étais juste fascinée par la transformation de cette rue que j’empruntais tous les jours en un morceau de passé.

(C’était la deuxième fois que j’apercevais un tournage de film, la première fois étant une journée de tournage de L’Heure zéro, de Pascal Thomas, au lycée Michelet de Vanves, où je faisais ma prépa)

Portrait de l’artiste en justicier uchronique

L’aspect de l’oeuvre de Tarantino que je préfère, c’est celui qui, à mon sens, transparaît le mieux dans trois de ses films : Inglourious Basterds, Django Unchained et Once upon a time in Hollywood.

Dans ces trois films, on a l’impression d’avoir aux commandes un gamin facétieux et cinéphile, qui décide qu’une bande de juifs vont aller tuer du nazi pendant la seconde guerre mondiale, qu’en 1858 un esclave du Texas va se lier d’amitié avec un chasseur de primes pour donner du fil à retordre aux propriétaires de plantation du sud et autres membres du KKK, ou que dans le Hollywood des années 60 un fait divers monstrueux ne va peut-être pas se passer comme ça.

Le gamin décide que l’histoire est mieux quand c’est lui qui la raconte, il la blinde de références cinématographiques, se défoule et en fait un cocktail explosif et jubilatoire.

À chaque fois, on s’y laisse prendre, car son film est un feu d’artifices : il installe une atmosphère et un décor, joue avec le montage et les personnages, nous donne l’occasion de les connaître et les apprécier, puis la tension monte, les fils se rassemblent jusqu’au bouquet final.

Et s’il décide à la fin de tuer Hitler dans un cinéma, de faire exploser une plantation, ou de « se faire » la famille Manson, qui pourra finalement le lui reprocher ? Parce que c’est ce que nous aussi, nous aurions aimer voir arriver.

Les Tarantinophobes et les Tarantinovores

C’est en découvrant Inglourious Basterds au cinéma que j’ai compris qu’avec Tarantino, j’avais affaire à un univers cinématographique unique en son genre, et ce n’est pas le fan inconditionnel mentionné précédemment qui me contredira.

J’ai essayé de rattraper mon retard (avec quelques trous dans sa filmographie, vous l’aurez compris), j’ai ainsi vu Kill Bill volume 1 et 2, et j’ai guetté les nouvelles réalisations. Mon préféré reste aujourd’hui Django, que je revois régulièrement.

Au fil de mes discussions avec d’autres cinéphiles, j’ai pu voir combien Tarantino suscitait le débat, les uns le rejetant complètement, les autres attendant fébrilement les sorties de ces films.

Si je fais davantage partie de la deuxième catégorie, mon éducation n’en est pas moins à poursuivre : il me reste quelques films à voir, et je suis loin de saisir toutes les références dont Tarantino parsème ses scénarios.

Une littérature encore timide

Heureusement, Philippe Lombard est venu à ma rescousse !

Comme en atteste la bibliographie à la fin de son ouvrage – ouvrage dont je parlerai enfin dans quelques instants – la littérature cinématographique sur Tarantino est encore assez mince.

Lorsque l’on parcourt la bibliographie proposée dans l’article qui lui est consacré sur Wikipédia, on note une quinzaine de publications, et dont la plus récente remonte à 2018, aux éditions Gremese, une maison d’édition que j’affectionne tout particulièrement, puisqu’elle avait publié les trois tomes de l’histoire du cinéma comique qu’avait proposé Enrico Giacovelli.

Jusqu’alors je n’avais donc rien dans ma bibliothèque sur le cinéma de Tarantino, contrairement à ma trentaine d’ouvrages de et sur Truffaut, mes livres nombreux sur Hitchcock et Chaplin, et trois publications sur Kubrick, pour citer les réalisateurs les plus présents chez moi.

J’étais impatiente de découvrir le travail de Philippe Lombard sur le sujet, et je n’ai pas été déçue.

Tarantino Reservoir films

Sur son compte Twitter et sur son site, Philippe Lombard évoquait régulièrement la sortie de son ouvrage, prévue initialement pour mars 2020.

En raison de la crise sanitaire du coronavirus, la sortie a été décalée en novembre 2020, mais l’ouvrage était disponible directement sur le site de l’éditeur, Omaké books, j’ai donc pu le recevoir assez rapidement.

N’allons pas par quatre chemins.

Non seulement il s’agit d’un excellent livre sur Tarantino, avec une première partie « The filmmaker », qui revient sur l’ensemble de la carrière du réalisateur, et deux autres parties qui, comme le sous-titre l’indique, reviennent sur ses sources d’inspiration, mais c’est aussi par ses petites trouvailles visuelles que l’ouvrage s’attache son lecteur.

Juste avant le sommaire, en page 6, deux « recettes » sont proposées pour s’approprier le livre, et plonger dans l’univers de Tarantino :

  • les QR-codes qui vont ponctuer d’extraits et de bandes-annonces chaque page de Reservoir films (avec un mode d’emploi indiquant comment les lire)
  • les légendes ou pictogrammes, qui vont indiquer au lecteur à quel film de Tarantino correspond chaque source d’inspiration

Un exemple ci-dessous :

Cette double-page est consacrée au film de Sergio Leone, Le Bon, la brute et le truand. On peut voir à droite du titre que ce film a servi d’inspiration à Tarantino dans Reservoir Dogs, Kill Bill, Pulp Fiction, Django Unchained, Les 8 salopards et Inglourious Basterds. Le QR-code renvoie à la bande-annonce du film. En bas de l’article, un autre système de renvois permet d’aller directement aux autres films en lien avec le film de Sergio Leone, qui fait l’objet d’un encart avec citation.

Trois sources d’inspiration sont détaillées dans Reservoir films :

  • les films, qui sont précédés par un petit lexique des principaux genres du cinéma qu’affectionne Tarantino : on peut citer principalement les films de Blaxploitation qui mettent en avant la culture et les acteurs noirs américains, le chambara (film de sabre japonais), le revenge movie ou le western spaghetti

Plusieurs pages font dialoguer les images d’acteurs dans ses films et dans ceux qui l’ont inspirés (Pam Grier, John Travolta, Don Johnson, David Carradine), quand d’autres reviennent sur l’influence de Jean-Pierre Melville sur son cinéma.

Une double-page est dédiée aux westerns et réalisateurs de westerns préférés de Tarantino, une autre aux films évoquées dans le Jackrabbit Slim’s, le restaurant où vont dîner Travolta et Uma Thurman dans Pulp Fiction.

  • les séries télévisées
  • la musique, avec notamment le Cat People de David Bowie, mais surtout les bandes originales de Ennio Morricone

Ce foisonnement de références, et l’aspect visuel de Tarantino Reservoir films rendent parfaitement compte de la personnalité du réalisateur : un amoureux forcené du cinéma, un enthousiaste pour qui ce cri, qui m’avait tant marquée au festival de Cannes 2004, était on ne peut plus sincère.

Chant du cygne ?

Contrairement aux Tarantinophobes, qui rejettent en bloc son univers, j’ai toujours eu l’impression en voyant les films de Tarantino, d’une extrême érudition doublée d’une passion presque enfantine pour le cinéma, et d’un perfectionnisme qui rendait chaque film suivant meilleur que le précédent.

Plusieurs bruits ont circulé selon lesquels Once upon a time in Hollywood serait le dernier film de Tarantino, et bien que cela ne m’étonnerait pas, je ne veux pour l’instant pas leur prêter voix.

L’ouvrage de Philippe Lombard m’a permis de découvrir tout (ou presque tout) ce que Tarantino a en tête quand il construit son film, il m’a également permis d’ajouter une nouvelle maison d’édition, Omaké Books, à la liste de celles que je surveille de temps à autre, en quête de nouvelles lectures.

Son Reservoir films s’adresse parfaitement aux inconditionnels, qui auront à cœur de décortiquer avec lui l’univers de leur réalisateur favori ; mais il s’adresse aussi aux personnes qui, comme moi, veulent à un moment en savoir un peu plus sur cet ovni du cinéma américain qui, je l’espère, nous donnera encore des choses à voir…

D’ici là, je vous souhaite de belles promenades cinématographiques et vous dis à très bientôt, sur Cinéphiledoc !

 

Mars 2021 : séances et animations du CDI

Je publie cet article un petit peu avant la fin du mois, et avant le début de la semaine de la presse.

Comme a tendance à le souligner ma comparse Audrey Démonière-Rouvel (et je l’invite en commentaire à corriger si jamais je déforme ses propos) : « il n’y a pas beaucoup d’événements sur lesquels travailler en janvier – début février, on a l’impression que tout le monde a la gueule de bois »…

Et évidemment, mars comme d’habitude avec le printemps des poètes, la semaine des maths et la semaine de la presse… De la même manière, tous les projets qui sont dans le creux de la vague en janvier – février commencent à reprendre un peu de vigueur avec l’arrivée du printemps !

Dans cet article je présenterai donc les actions s’étant déroulées entre le 1er et le 19 mars.

Préparation de la semaine de la presse

Chaque année, j’essaye d’anticiper la préparation de cette semaine, mais j’avoue que cette année (et j’ai l’impression de ne pas être la seule dans cette situation), j’avais le contrecoup du confinement de l’an dernier. J’ai donc envoyé ma traditionnelle présentation aux enseignants juste avant les vacances de février.

J’en avais aussi marre des modèles de présentation que j’avais utilisés depuis quelques années, j’ai donc tout repris pour en créer un nouveau.

J’ai également fait de cet événement le focus de mon nouveau format de lettre de diffusion que je vous présenterai un peu plus bas.

Cette année, grâce à Lucile, nous avons reçu l’exposition de la BnF « Histoire de fausses nouvelles » que nous avons installée le 5 mars au CDI et à laquelle Lucile a associé des sélections de ressources :

Plusieurs classes doivent venir visiter cette exposition, avec un questionnaire associé.

Valorisation du fonds

Comme le mois précédent, j’indique ici par un code couleurs les actions menées par Lucile (en vert) et les actions que j’ai pu mener (en violet).

Nous avons pu profiter début février de l’arrivée de deux commandes d’ouvrages que nous avons commencés à valoriser juste avant les vacances.

  • Nouveautés littérature mars 2021 (J)

Après une première sélection au mois d’octobre, j’ai repris le même modèle que j’avais déjà réalisé sur Canva pour proposer une nouvelle sélection de nouveautés pour le rayon romans.

Pour chaque sélection j’essaye de faire environ trois regroupements thématiques et de signaler un coup de cœur :

J’ai proposé cette nouvelle sélection directement au retour des vacances, le lundi 1er mars :

  • Nouveautés du rayon maths (J)

Pendant les vacances, j’ai travaillé avec Christophe, mon collègue de maths, sur un visuel permettant de valoriser les nouveautés du rayon à l’occasion de la semaine des maths.

Nous avons donc construit ensemble cette présentation :

L’exposition des nouveaux ouvrages a été installée le 2 mars :

  • Nouveautés sciences (L)

De son côté, Lucile s’est occupée des nouveautés du rayon sciences, pour lesquelles elle a réalisé le visuel suivant :

La sélection est proposée en tête du rayon :

  • Nouveautés bandes-dessinées (L)

Également réalisé par Lucile, un visuel sur les nouveautés reçues pour le rayon bandes-dessinées :

La sélection remplace les différentes sélections successives que Lucile avait installées sur la culture japonaise :

  • Intelligence artificielle (J)

Pour remplacer une précédente sélection autour de « Algorithmes et data », j’ai réalisé début mars cette affiche :

Cette sélection, en tête du rayon philo, remplace la sélection précédemment citée, qui avait été installée à l’occasion de la journée mondiale de protection des données :

  • Autres sélections proposées

Voici d’autres sélections proposées par Lucile durant cette période.

On retrouve notamment une sélection sur l’intelligence artificielle, le numérique et les mondes virtuels, et une sélection autour du roman Americanah, complété sur le blog du CDI par la présentation ci-dessous :

Publications et expositions thématiques

Trois événements ont retenu notre attention durant cette période : la journée internationale du droit des femmes, le printemps des poètes et la semaine de la presse.

Pour les deux premiers, curieusement, je n’avais pas prévu à l’origine de faire quoi que ce soit de particulier. J’ai finalement réussi à me dégager un peu de temps pour préparer des visuels et des sélections thématiques.

  • 8 mars : journée internationale du droit des femmes (J)

Pour valoriser cette journée, j’ai réalisé un visuel sur Genial.ly qui met en avant des acquisitions récentes du CDI mais qui pointe également vers des réalisations précédentes (femmes auteures en littérature, femmes dirigeantes politiques…) :

L’exposition une fois installée permettait également d’attirer l’attention des élèves sur plusieurs publications récentes :

Une petite réalisation supplémentaire s’est ajoutée sans crier gare en lien avec cette journée sur le blog du CDI.

En effet, comme je l’ai indiqué plus haut, nous avions reçu au CDI l’exposition sur l’histoire des fausses nouvelles. Nous avions prévenu les enseignants de cette installation en décembre, puis en janvier, et nous avons demandé des grilles d’exposition avant les vacances aux agents.

Parallèlement, nos collègues d’espagnol ont demandé des grilles pour une exposition de travaux d’élèves sur la journée du 8 mars. Un quiproquo en a résulté pour les agents, qui ont cru qu’il s’agissait d’une seule et même exposition.

Nous avons réussi à partager équitablement les panneaux d’exposition et j’ai réalisé une présentation des travaux des élèves :

  • Printemps des poètes (J)

J’y reviendrai plus bas mais j’ai été sollicitée courant février par une collègue de français pour organiser des séances autour du printemps des poètes.

Là encore, je n’avais pas prévu d’installation particulière, mais les documents présentés en tête du rayon littérature étaient les mêmes depuis des mois. Cette sollicitation m’a donc donné l’occasion de proposer une nouvelle sélection :

Voici cette nouvelle sélection :

  • Semaine de la presse (J et L)

Je l’ai indiqué plus haut, le temps fort cette année de la semaine de la presse est celui organisé par Lucile autour de l’exposition consacrée à l’histoire des fausses nouvelles, avec les deux sélections proposées :

Nous avons co-construit le document de communication mentionné plus haut, et nous avons installé ensemble la sélection de titres envoyés par le CLEMI (je présenterai l’installation dans l’article du mois d’avril).

Séances et actions pédagogiques

J’indique ici les actions pédagogiques menées entre le 1er et le 19 mars, et qui sont, pour la plupart, la poursuite de projets déjà commencés.

  • EMC en classe de première. Les premières travaillent sur le lien social (2 classes), à l’aide du support déjà présenté en octobre. Début mars j’ai assisté aux exposés des deux classes et j’ai participé à l’évaluation des travaux présentés.
  • Participation aux ateliers de préparation de Science Po, l’objectif avant les vacances était l’organisation d’un débat entre les différents groupes d’élèves, à savoir « Faut-il interdire les pesticides ? ». J’ai assisté le 11 février à ce débat (j’ai évalué 4 élèves avec une collègue d’allemand qui participait au jury). Désormais il s’agit d’aider les élèves dans l’élaboration de leurs écrits personnels qui constituent leur dossier de candidature à Science Po.
  • Accueil des élèves latinistes au CDI : le mardi soir, j’accueille désormais régulièrement les élèves latinistes de secondes dans le cadre d’un projet de recherche autour des Panathénées.
  • EMC en classe de terminale : travail autour de la presse. J’ai présenté dans l’article de février les supports des deux premières séances. Pour la troisième séance, les élèves doivent choisir un article de presse à présenter à l’oral en tenant compte des connaissances acquises dans les ateliers des deux premières séances.
  • Printemps des poètes : deux classes de seconde. Comme je l’ai indiqué plus haut, une collègue de français m’a sollicitée pour mener des travaux avec ses deux classes autour de cet événement. Je présenterai cette action dans l’article du mois d’avril.

Lettre de diffusion : d’une forme à l’autre

Certains d’entre vous le savent, j’ai toujours attaché beaucoup d’importance (c’est peut-être un défaut) aux formes de communication que je mets en place à destination de l’équipe éducative (en gros, organiser sa veille et la partager).

Quand je suis arrivée au lycée, je me contentais d’un mail sibyllin « voici le numéro untel de la veille, bon week-end ». Puis m’est apparue la nécessité de donner aux lecteurs envie de cliquer, avec des présentations plus détaillées, sous forme de teasing.

L’an dernier, j’ai profité du confinement pour rapatrier toute cette veille sur Pearltrees. Je cogite régulièrement sur le contenu de ma lettre de diffusion, sur sa mise en forme, sur sa manière de l’adresser aux enseignants.

Cependant, j’avais toujours gardé le format de lettre de diffusion sur Piktochart, qui me satisfaisait de moins en moins : trop figé, trop linéaire. Lorsque Audrey (citée plus haut) m’a demandé des conseils sur sa propre lettre de diffusion, puis me l’a partagée, j’ai eu un déclic, et j’ai décidé de sauter le pas et de transformer ma lettre en genial.ly.

J’avais en tête un modèle en particulier, qui prenait la forme d’un organiseur de tâches. J’en ai modifié la première page, où figure le titre, le numéro, le mois (ou la semaine) et les dernières actualités du CDI :

Vous remarquerez que la publication a comme titre « Lettre d’information hebdomadaire du CDI », ce qui figurait déjà sur le précédent format. Cependant, si généralement l’envoi de la lettre a lieu chaque jeudi ou chaque vendredi (sauf périodes de vacances), je ne modifiais jamais entièrement le contenu et l’organisation reste la même avec ce nouveau format qui se décline comme suit :

  • Sur la page d’accueil : un rappel du numéro et des actualités du CDI (globalement prévu pour deux semaines) ;
  • Une rubrique « Focus sur… » qui pourra être sur un événement (la semaine de la presse pour le premier numéro), sur une thématique (développement durable, numérique, orientation…) sur des nouveautés reçues par le CDI ou même sur des informations propres au lycée (manuels numériques, PIX…) et qui pourra être conservée entre deux semaines et un mois
  • Les trois autres rubriques (éducation, culture, numérique) existaient déjà dans l’ancien format, les liens sont modifiés chaque semaine d’environ un tiers

Une fois cette transformation de piktochart à genial.ly effectuée, j’ai envoyé le premier numéro à trois « béta-testeurs » : Aurélie, Christophe et Stéphanie, qui ont eu la gentillesse de me faire leurs retours avant l’envoi officiel du premier numéro le vendredi 12 mars.

Je vous partage ci-dessous les différentes pages en format image (vous trouverez l’accès à la version en ligne en cliquant directement sur la première page qui figure plus haut) :

J’en ai profité pour créer une collection pearltrees spéciale Semaine de la presse que j’ai ajouté sur la page Focus.

J’ajoute ici la liste des articles publiés sur le blog du CDI durant cette période :

  • développement durable : zoom sur les énergies (1er mars)
  • nouveautés du rayon romans (3 mars)
  • focus sur les sciences (5 mars)
  • journée internationale du droit des femmes (8 mars)
  • nouveautés bandes-dessinées (10 mars)
  • sur un air de jazz : Boris Vian / Gainsbourg (12 mars)
  • zoom sur les maths (15 mars)
  • autour d’Americanah (17 mars)

Réunions, formations et autres activités

La période du 1er au 19 mars a été un peu plus calme en réunions et formations que janvier et février :

  • 8 mars : un webinaire sur Pix
  • 17 mars : un profdoc café avec les IAN documentation

Enfin j’en termine, comme depuis janvier, avec la préparation et la publication d’articles sur le site du collectif LudoDOC. Durant cette période, deux articles ont été publiés sur le site : l’article de Fabienne présentant une action de promotion de la lecture menée en collège, et un deuxième parcours de #profdoc, celui de Brigitte Pierrat, publié le 5 mars.

À venir : l’article de Sophie sur la ludification publié avant la fin du mois, et un nouvel épisode de l’histoire numérique de la documentation au début du mois d’avril !

D’ici là, je vous souhaite une très belle semaine de la presse et je vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

So british, god save the Queen, etc.

Pour ce second compte-rendu de lecture de 2021, j’ai choisi un livre qui m’a permis d’associer étroitement deux univers que j’apprécie tout particulièrement : l’histoire britannique et les séries télévisées.

J’ai souvent expliqué à mes proches que j’aurais dû naître anglaise, puisque, hormis le climat et la cuisine, chez nos amis d’outre-Manche, tout me plaît – quand bien même le Brexit est passé par là : la littérature, les paysages, les jardins, la musique, l’humour, Londres, et surtout, surtout ! l’histoire.

Entre Londres et moi…

Quand j’étais enfant je n’avais pas pour habitude de faire de grands voyages, et les rares fois où je suis allée à l’étranger, c’était dans un cadre scolaire : une fois en Italie, et deux fois en Allemagne.

La première fois où j’ai pu me rendre de mon propre chef à l’étranger, j’avais 18 ans et j’ai voulu aller à Londres. Et déjà l’image que j’avais de Londres était très influencée par les films que j’avais pu voir, ce qui à l’époque se résumait à Coup de foudre à Notting Hill, Harry Potter et Mary Poppins.

Imaginez ma déception quand je me suis rendue compte que l’allée des cerisiers (Cherry tree Lane) de Mary Poppins n’existait pas.

Fort heureusement j’ai pu soigner cette déception en découvrant d’autres lieux de Londres, bien réels, en retournant régulièrement dans cette ville, et en élargissant peu à peu ma connaissance de l’île par Windsor, Exeter, Torquay, puis plus tard, délaissant un peu l’Angleterre pour l’Écosse, Edimbourg, Glasgow, et Inverness.

Et même en y étant allée plusieurs fois, il me reste toujours l’idée fixe qui me trotte dans la tête « Il faut que je retourne à Londres ».

Quelle histoire !

Hormis la littérature – en particulier les romancières anglaises – c’est principalement l’histoire de l’Angleterre qui me fascine.

Et grâce au talent des scénaristes de films et de séries télévisées, j’ai toujours réussi – contrairement aux grands événements de l’histoire de France – à trouver des productions de qualité qui en faisaient le récit (avec peut-être quelques réserves ici ou là).

Je veux une série qui retrace les péripéties de la Blanche-nef ? Je regarde Les Piliers de la Terre. 

Je m’intéresse à quelques épisodes de la guerre des deux roses ? Je me plonge dans le très soigné The White Queen.

Je suis captivée par Henry VIII ? Je regarde les Tudors (oui, oui), et Deux soeurs pour un roi. Puis j’enchaîne avec la suite de la dynastie en engloutissant sans distinction les films et les séries consacrées à Elisabeth Ire (avec une petite préférence pour Helen Mirren dans le rôle titre). Je laisse de côté Marie Stuart qui n’a décidément rien pour me plaire.

Je fais un petit bond dans le temps et je savoure la série sur Victoria avec Jenna Coleman dans le rôle titre. Nouveau petit saut temporel et je suis à la trace les Windsor avec Downton Abbey, Le Discours d’un roi, Les Heures sombres, The Crown et The Queen.

J’en oublie certainement dans le lot, mais chacun de ces films, chacune de ces séries m’a laissé un excellent souvenir et je m’y replongerais sans hésiter !

C’est d’ailleurs ce que m’a permis de faire le livre qui m’intéresse ici.

Trois séries pour un siècle d’histoire

Ce livre, c’est L’Angleterre en séries, un ouvrage de Ioanis Deroide, publié en février 2020 chez First éditions, et qui s’intéresse de près à trois séries anglaises :

  • Downton Abbey
  • Peaky Blinders
  • The Crown

Ioanis Deroide était déjà l’auteur d’un ouvrage consacré aux séries télévisées prises sous le prisme de l’histoire : Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes.

Je dois avouer que la perspective de le voir décortiquer deux de mes séries favorites m’a enchantée, bien que j’avoue n’avoir pas réussi à regarder la troisième, Peaky Blinders, à laquelle il faudrait que je redonne sa chance…

Histoires de rois et de reines

Après une courte introduction, la première partie de l’ouvrage, qui s’intitule « Des personnages réels empruntés à l’Histoire », revient dans un premier chapitre sur les quatre monarques de cette période historique que couvrent nos trois séries :

  • l’austère George V (que nous avons appris à côtoyer dans Le Discours d’un roi sous les traits de Michael Gambon),
  • l’éphémère Edouard VIII,
  • le tourmenté et tenace George VI,
  • et celle dont le règne est désormais le plus long de l’histoire anglaise, Elisabeth II

Une partie est consacrée à chacun d’eux, avec à chaque fois quelques encarts historiques « C’est l’histoire qui le dit ! », qui apportent des précisions sur tel ou tel aspect soulevé par la fiction, et quelques encarts « Secrets de tournage » qui eux viennent faire la lumière sur l’univers des séries.

The Crown, sans aucune objectivité

Ioanis Deroide consacre deux chapitres à la figure d’Elisabeth II, à son caractère impassible et intouchable, et au fait que deux comédiennes l’incarnent si superbement bien dans The Crown : d’abord Claire Foy pour les deux premières saisons, puis Olivia Colman à partir de la troisième.

Changer le casting lorsque l’on change d’époque n’est pas la moindre des virtuosités de cette série, dont je guette désormais chaque saison, préférant y consacrer un week-end entier à leur sortie.

Je n’ai donc, et je l’assume, aucune objectivité lorsque je parle de The Crown, qui pour moi fait désormais partie d’une trilogie  – ou d’un panthéon – ainsi conçue :

  • Le Discours d’un roi
  • The Crown
  • The Queen

(et auquel je rajoute éventuellement Les Heures sombres avec Gary Oldman) avec à chaque fois les éléments incontournables qui font que je vais mordre à l’hameçon : casting parfait, reconstitution quasiment sans défaut, et dialogues percutants.

Dans un deuxième puis un troisième chapitres, après s’être intéressés aux monarques, l’auteur aborde d’abord leur entourage immédiat, en se concentrant presque exclusivement sur celui d’Elisabeth II (Philip d’Edimbourg, la princesse Margaret, le prince Charles), puis les hommes politiques qu’ils ont côtoyés, Chamberlain et Churchill pour ne citer qu’eux.

Événements, communautés, mentalités

M’étant jusqu’ici focalisée sur la première partie de l’ouvrage – les personnages historiques – je vais tâcher de passer un peu plus rapidement sur les trois autres parties.

Je précise à nouveau que si j’ai été la spectatrice assidue de The Crown et de Downton Abbey (même si pour cette dernière, le souvenir est plus ancien), je n’ai pas la même connaissance de Peaky Blinders, je m’y attarde donc beaucoup moins.

  • Événements

La deuxième partie « La représentation des moments-clefs du XXe siècle » s’intéresse principalement aux deux guerres mondiales (mettant en avant la spécificité britannique d’avoir participé aux deux conflits sans être envahi), puis à trois événements distincts du vingtième siècle : 1912, qui ouvre la série Downton Abbey (son créateur Julian Fellowes avait d’ailleurs écrit le scénario d’une mini-série sur le Titanic en 2012), la crise de 1929, et octobre 1956.

Trois événements (le naufrage du Titanic, le krach boursier et la crise du canal de Suez) qui, comme l’indique l’auteur, ne montrent pas l’Angleterre à son avantage, mais au contraire la fragilisent, comme ils vont considérablement impacter les personnages des trois séries.

Enfin, et ce qui fait la transition avec la troisième partie, la seconde partie prend le temps d’évoquer dans un dernier chapitre les évolutions et les mouvements sociaux, avec les revendications des groupes communistes, des suffragettes et des indépendantistes irlandais.

  • Communautés

La troisième partie est elle consacrée aux « Groupes sociaux et communautés en Angleterre » : aristocrates et valets, minorités et gangs des villes anglaises, phénomènes d’inégalités, de hiérarchies et d’ascension sociales, avec la spécificité très cloisonnée de la famille royale.

Les trois séries couvrent un large éventail de l’échelle sociale, depuis les milieux défavorisés de Peaky Blinders à Buckingham Palace dans The Crown, en passant par les relations complexes (et en subtile évolution) entre maîtres et valets de Downton Abbey.

Elles insistent en revanche beaucoup moins sur la place des minorités ethniques, les seuls étrangers de Downton Abbey étant pratiquement restreints aux Irlandais, et les rares rencontres de The Crown sont dans le contexte très encadré des visites officielles, c’est dans Peaky Blinders que le spectateur trouvera une représentation un peu plus « métissée » de la société.

Enfin, Ioanis Deroide fait le parallèle entre la dynamique d’une série télévisée et la circulation entre ces classes sociales relativement cloisonnées. Pour avancer et pour être suivie, une série doit montrer l’ascension sociale des personnages ou leur déclin, fussent-ils improbables ou spectaculaires, ou évoquer, en écho, comme dans The Crown, les évolutions sociales.

  • Mentalités

Une dernière partie de l’ouvrage s’intéresse enfin à l’esprit britannique, avec comme titre « La British touch dont on raffole ! »

Sont mis à l’honneur dans ce final les costumes, les décors, et l’humour, trois critères qui, je l’ai dit plus haut, deviennent parfois déterminants dans l’assiduité que l’on va avoir à suivre une série.

On y apprend que les cinq personnages féminins principaux de Downton Abbey ont porté pas moins de 1200 costumes différents, qui suivent de près l’évolution de la mode de la Belle époque aux années folles. Ou que la copie de la robe de mariée d’Elisabeth II a nécessité deux mois de travail.

On se promène dans un Highclere Castle bien réel et dans son parc, propriété de 11000 m² de l’arrière-petit fils de Lord Carnavon, qui finança les fouilles du tombeau de Toutankhamon. A contrario, on visite dans The Crown un Buckingham Palace reconstitué, assemblage de plusieurs plateaux de studio et de pièces de palais et manoirs.

Enfin, the last but not the least, on savoure l’humour si caractéristique de Dame Maggie Smith avec ses réparties qui font toujours mouche au milieu d’une conversation, dont le relai est pris dans The Crown par les personnages de Philip ou de Margaret, et le flegme so british de la galerie de portraits proposée par ces trois séries, qui nous offrent si bien ce que nous adorons détester ou ce que nous détestons adorer chez nos amis anglais.

C’est ce tour d’horizon auquel nous invite Ioanis Deroide, et qui donne envie de se replonger, non seulement dans les trois séries qui font ce livre, mais également dans Hercule Poirot, Orgueil et préjugés, Sherlock, et autres bijoux produits, entre autres, par ce fleuron qu’est la BBC.

Le vrai, le faux, et la suspension volontaire d'(in)crédulité

Petite aparté pour en finir (provisoirement) avec The Crown. En effet, lorsque j’ai commencé à rédiger cet article, je guettais encore avec impatience la saison 4 de la série (il me tardait de voir enfin Gillian Anderson en Margaret Thatcher) et j’étais plongée dans un autre livre consacré à The Crown :

Les auteurs de cet ouvrage sont également à l’origine d’un podcast, Vérifiction, qui s’attache à vérifier les faits (historiques) présentés dans les séries télévisées. L’ouvrage publié chez Gründ revient ainsi sur les événements des trois premières saisons de The Crown, de manière très détaillée, à raison d’un chapitre par épisode.

Comparaison d’images d’archives et de plans issus de la série, sources citées avec beaucoup de précision : le tout est un travail d’enquête captivant !

Et pourtant, il peut décourager : lorsque j’ai partagé cette lecture sur Twitter, j’ai été surprise de voir que chez d’autres personnes, cette même lecture les avait poussé à abandonner The Crown, trop éloigné à leurs yeux de la réalité.

De mon côté, si je retiens dans un coin de ma tête toutes les corrections historiques apportées par les auteurs de ce livre, et si je prends acte de toutes les inexactitudes assumées par la série, je lui garde néanmoins toute mon admiration, qu’il s’agisse de la reconstitution, du scénario et du jeu des acteurs.

Et je n’attends pas avec moins d’impatience la saison suivante.

J’espère vous avoir donné envie de voir et de revoir ces quelques scènes, et je vous dis à très bientôt pour un nouvel article sur Cinephiledoc !

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