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Secrets de tournage, épisode 2

Comme je l’avais annoncé dans l’article du mois d’avril, et comme son titre l’indique, cet article est le deuxième épisode d’une série consacrée aux coulisses de films.

Je reprends ici la structure de l’article précédent, avec deux lectures cinéphiles récentes :

  • l’une dressera un panorama de la question, abordant une multitude d’aspects et de situations (dans l’article du mois d’avril, Ça alors ! de Philippe Lombard / dans cet article, 500 secrets de tournage, publié en octobre 2025) ;
  • l’autre se focalisera en gros plan sur la figure d’un réalisateur, en revenant sur ses écrits ou sur les coulisses du tournage de ses films (dans l’article précédent, la correspondance de François Truffaut avec ses comparses réalisateurs, tour à tour mentors, complices et disciples / dans cet article, le second volume des Guerres de Lucas en bande-dessinée).

Je profite donc opportunément du calendrier, qui coïncide avec le Star Wars Day, pour plonger une nouvelle fois dans l’univers de Star Wars.

À la recherche des anecdotes perdues

Comme pour l’article d’avril, c’est une idée pré-établie, et qui ne s’est pas forcément vérifiée par la suite, qui m’a lancée dans la lecture d’un des derniers ouvrages de Philippe Lombard, même si celui-ci en a depuis quatre ? cinq ? six ? de plus à son actif.

Qu’à cela ne tienne, j’avais envie de proposer cette série « coulisses de tournage » en deux parties, et je partais, convaincue de trouver, pour le premier épisode, quantités de lettres échangées entre François Truffaut et Steven Spielberg, en amont, en aval, au départ et à l’arrivée du tournage Rencontres du troisième type.

Il fallait bien ça après que Spielberg, cet éternel enfant admirateur de Peter Pan, ait décidé de donner le rôle de Claude Lacombe, scientifique français amateur d’extraterrestres, après avoir vu François Truffaut jouer le docteur Itard dans L’Enfant sauvage. L’anecdote est rapportée, ainsi que la suite du tournage, par Philippe Lombard dans Ça alors ! 

Je me suis donc plongée dans la correspondance de Truffaut, persuadée d’y trouver maintes évocations du tournage de la part de l’un des deux principaux intéressés. Comme je l’indique dans l’article du mois d’avril, j’ai finalement fait quelque peu chou blanc.

J’ai retiré bien d’autres choses de ces deux lectures, mais pas ce que je venais y chercher de prime abord… les joies de la sérendipité se révélaient une nouvelle fois à moi, comme elles n’ont pas tardé à le faire de nouveau pour cet article de mai.

Dans ma lecture des 500 secrets de tournage, j’étais persuadée de glaner un bon lot d’anecdotes sur les différents films de la saga Star Wars, ce qui me permettrait d’amorcer (et d’annoncer) la deuxième partie de cet article, et de lui adjoindre son lot de références et d’associations d’idées, de dresser – comme je l’avais fait en 2024 – un petit panorama de lectures sur l’univers de George Lucas.

Mais…

D’une part, cette rétrospective ne se serait nourrie que de fort peu d’éléments nouveaux, autres que ceux déjà mentionnés dans cette rétrospective de 2024 : j’y mentionnais déjà mes chouchous qui le sont restés, les ouvrages des éditions Taschen et le Journal d’une princesse de Carrie Fisher.

D’autre part, dans ses 500 secrets de tournage, Philippe Lombard ne mentionne la saga Star Wars que 4 fois dans l’index de l’ouvrage, et sur ces quatre fois, on ne peut retenir qu’une seule anecdote évoquant directement la saga. En effet :

  • la première d’entre elles raconte un élément de la carrière de J.J. Abrams ;
  • la seconde rapporte les plagiats turcs de la saga (que l’on peut retrouver dans l’excellent Ça retourne, du même Philippe Lombard) ;
  • la troisième revient sur les différents acteurs ayant doublé Harrison Ford en français.

Seule la toute dernière rapporte une anecdote directement liée à l’univers Star Wars, et à l’un de ses personnages. Et en furetant ici et là, on en retrouve aussi quelques autres,  au détour d’une page.

C’est donc en y cherchant les éléments pouvant donner accès à l’envers du décor et pénétrer l’esprit de George Lucas – si tant est que la chose fut possible, ce dont Carrie Fisher a quant à elle toujours douté – que j’ai collecté les pépites qui ont jalonné ma lecture de 500 secrets de tournage, et je garde celle sur Star Wars pour la fin.

Les cailloux de Petite poucette cinéphile

Sur le chemin de la cinéphilie, il y a certes des répliques et des scènes, mais il y a aussi des rencontres (pas que du troisième type, celle-là), des baisers, des passions et des haines, des cascades et des bagarres, des gueuletons et des cuites, des « Moteur, ça tourne, partez » et des « coupés au montage ».

Afin de m’y retrouver, j’ai semé, comme j’en ai pris l’habitude depuis quelque temps dans mes lectures cinéphiles (mais aussi pour retrouver quelques phrases mémorables dans mes piles de lecture), des post-it de toutes les couleurs.

J’avais commencé à en parsemer la correspondance de Truffaut, pour retrouver tel ou tel échange, comme la fameuse réponse à Jean-Luc Godard (anecdote #225 : Godard VS Truffaut) ou la lettre de Michel Audiard de 1982, après la découverte tardive de Tirez sur le pianiste (anecdote #204 : François Truffaut VS Michel Audiard).

Les couleurs ne correspondent à rien, je les dispose au gré de mes envies et de mes souvenirs, et au fil des pages, retrouvant :

  • tout au début (anecdote #2) la scène culte de Drôle de drame, entre Michel Simon et Louis Jouvet (« je vous assure mon cher cousin, que vous avez dit « Bizarre, bizarre »… – Moi j’ai dit « Bizarre » ? comme c’est bizarre »),
  • le recyclage d’un décor de La Folle de Chaillot aux studios Victorine de Nice pour le tournage de La Nuit américaine (anecdote #151), tiens d’ailleurs le même film qui a provoqué la rupture entre Godard et Truffaut (retour à l’anecdote #225)
  • Truffaut (encore lui) et Chabrol tombant dans une piscine en voulant interviewer Hitchcock (anecdote #130), faisant dire à Hitchcock plusieurs années plus tard « Je pense à vous à chaque fois que je vois des glaçons dans un verre de whisky »
  • le même Hitchcock sur le tournage de L’Étau (film d’espionnage sous-estimé de la filmographie de Hitch), qui engueule Piccoli et demande à Philippe Noiret « How was the paté ? » (scène de repas assez dingue et anecdote #90)
  • d’ailleurs si l’on veut poursuivre par une scène de repas, on peut compter sur les anecdotes concernant Lino Ventura (puisqu’il ne faudra compter que sur une seule scène de baiser avec Angie Dickinson), qu’il serve des pâtes en y mettant la quantité dans La Gifle, ou quand on sert à Jean Lefebvre un mélange de whisky, de cognac, de poire et de poivre pour le faire pleurer dans la scène de la cuisine des Tontons flingueurs (anecdote #79)
  • et c’est donc avec l’anecdote #480 que je termine (ou presque) cette petite promenade, et avec des larmes, celle d’un très jeune fan de Star Wars lors de sa rencontre avec Alec Guinness, lequel ne partageait absolument pas l’enthousiasme de son interlocuteur pour la saga…

Vous remarquerez que j’ai tenté, vaille que vaille, dans les morceaux choisis de ces secrets de tournage, de tisser un mince fil d’Ariane, sacrifiant au passage la cascade de Jeanne Moreau dans Jules et Jim (plouf, dans la Seine) et la baffe baguée de Bette Davis à Errol Flynn dans La Vie privée d’Elisabeth d’Angleterre.

Mais le propre d’une séance de rushes est bien de ne garder que certaines scènes.

L’une de ces scènes cultes est celle rapportée dans l’anecdote #111 « Nés sous X », classée secret défense et dans laquelle Carrie Fisher apprend par Mark Hamill durant le tournage du Retour du Jedi que Dark Vador est son père, ce qui provoque chez elle un fou rire.

En effet, propos de la principale intéressée : « c’est exactement comme si l’on m’avait dit : « Carrie, Eddie Fisher n’est pas votre père ! Votre père, c’est Hitler ! »

Secrets de tournage, épisode V

On assiste à une réaction quelque peu similaire dans le récit du tournage de L’Empire contre-attaque proposé par Laurent Hopman et Renaud Roche, à savoir la réaction d’Harrison Ford découvrant durant la projection de L’Empire contre-attaque la fameuse phrase « Luke, I am your father ».

Le premier volume des Guerres de Lucas, publié en 2024, revenait sur les jeunes années de George Lucas, sa venue au cinéma et le succès triomphal, quoiqu’enfanté dans la douleur, du premier épisode de la saga.

Oui, j’avoue qu’entre les différents numéros, chiffres romains ou chiffres arabes, on s’y perd un peu. Donc, dans cette deuxième partie de cet article, épisode 2 d’une série consacrée aux secrets de tournage, je vais évoquer désormais l’épisode 2 d’une série de bandes-dessinées consacré à l’épisode V (donc 2e volet de la trilogie) de la saga Star Wars. Suivent qui peuvent.

Après l’incroyable succès de Star Wars, ce deuxième tome s’ouvre sur le spectaculaire accident de voiture de Mark Hamill en janvier 1977, qui manque de compromettre la suite de l’aventure, ou tout du moins sa participation.

On y suit le calvaire de la production du film et les errances de créateurs de George Lucas, entre désir de lâcher-prise et volonté de contrôle, et parmi les nombreux déboires au compteur :

le budget du film qui enfle progressivement, un début de tournage calamiteux en Norvège par moins trente degrés, l’incendie des studios voisins occupés par Kubrick qui tourne Shining, obligeant l’équipe à se contenter d’un nombre restreint de plateaux, les jours de retard s’accumulant, le début de dépendance de Carrie Fisher à la drogue et à l’alcool qui malmène son jeu d’actrice…

Au détour des pages, on découvre les différents éléments qui viendront consolider le mythe : décors, effets spéciaux, véhicules de guerre, et l’apparition de Yoda, sur la genèse duquel les auteurs reviennent.

Si le premier volume donnait un aperçu de la psyché inaccessible de George Lucas (et donnait la part belle aux guerres intérieures du créateur pour accoucher de sa création), c’est sur ses combats contre financiers et collaborateurs que revient le deuxième opus, pour finalement offrir aux spectateurs ce qui est considéré encore aujourd’hui comme le chef d’oeuvre de cette saga.

Et si lorsque je découvrais le premier volume, j’avais en tête la partie de l’hommage de Carrie Fisher à George Lucas où elle s’exclame que tout le monde lui a caché que Star Wars serait un succès pour savoir à quoi ressemblerait son visage lorsqu’il change d’expression…

dans ce deuxième volume, j’avais plutôt en tête la partie, également présente dans cette superbe bande-dessinée, où Leïa devient même une bouteille de shampoing.

Il n’y a qu’un mot à dire pour clore cet article, vivement l’épisode 3 (et pour le coup, je parle de la bande-dessinée, même si cela pourrait tout à fait s’appliquer à autre chose) !

Avril 2026 : séances et animations du CDI

Pour cet article du mois d’avril, je présente les activités menées entre le 30 mars et le 17 avril, et comme promis, de manière plus détaillée la proposition de parcours à destination des élèves pour la semaine de la presse. 

Même s’il a été relativement court du fait du lundi férié et des vacances scolaires, ce mois d’avril a été intense professionnellement. 

En effet, le 1er avril, j’ai animé la deuxième partie d’une formation EAFC en documentation, le 2 avril je suis intervenue devant les CPE de mon bassin, et le 7 avril a eu lieu mon dernier rendez-vous de carrière. 

Durant cette période, j’ai à nouveau bénéficié de la présence d’Anaël au CDI, ce qui a été d’une aide non négligeable dans la gestion du quotidien. 

Concernant les séances pédagogiques, pour cette période il s’agissait exclusivement de séances en EMC : soit des projets déjà amorcés et proposés à d’autres classes, soit de nouveaux projets avec les mêmes classes et les séances menées dans le cadre de la semaine de la presse. 

Mais j’ai également pu mener deux séances en SNT, celles menées dans le cadre du rendez-vous de carrière mentionné plus haut. 

Comme pour l’article précédent, je reprends dans un premier temps les actions de communication pour montrer de quelles manières elles se répercutent sur les autres actions proposées. 

Communication

Aux élèves, enseignants et personnels

Afin d’avoir un aperçu global des actions, je reprends le tableau proposé l’an dernier, et je détaillerai ensuite chaque action proposée. 

Évidemment, au vu de l’actualité assez dense du début du mois, la communication s’est faite plus rare. 

Date Action Relai
25-26 mars Nouveautés fictions (Bookflix)

Nouveautés docs / Nouveautés BD

Actualités ENT

Compte Instagram

26 mars Nouvelle signalétique du coin orientation Compte Instagram
26 mars Planning du CDI Actualités ENT
31 mars Présentation des travaux proposés pour le concours photo Compte Instagram
2 avril – 13 avril Easter eggs au CDI Actualités ENT

Compte Instagram

Groupe Whatsapp

8 avril E-INSTANT Lettre de diffusion du CDI Actualités ENT
9 avril Planning du CDI Actualités ENT
10 avril Boîte à témoignages du club égalité 

Nouveau puzzle collaboratif

Compte Instagram
14 avril Zoom Actu CDI Actualités ENT

Compte Instagram

15 avril Annonce sélection / action “Briller à l’oral” Actualités ENT

Compte Instagram

16 avril Annonce Calendrier des sélections et actions thématiques (mai et juin) Portail E-SIDOC

Compte Instagram

Je détaille ci-dessous les actions qui relèvent plus précisément de la communication et de la publication d’informations et de ressources. Les sélections thématiques, nouveautés et les actions relevant de la valorisation du fonds seront à retrouver dans la partie dédiée. 

L’E-INSTANT est la lettre de diffusion à destination des enseignants et des personnels. Elle se composait jusqu’à juin dernier de 5 pages : la page d’accueil, le focus, et les pages « éducation », « culture » et « numérique ».

Il garde à peu près la même structure : une rubrique “En ce moment au CDI”, un coin lecture, une veille culturelle, pédagogique et numérique. Voici le numéro proposé pour avril : 

  • Actualités du portail E-SIDOC

Ce mois-ci, je n’ai pas eu le temps de proposer une autre actualité, j’ai donc laissé celle sur la sélection “Femmes en liberté”.

J’ai mis du temps à relancer cette proposition adressée aux enseignants, personnels et élèves. Il s’agit d’une revue de presse thématique s’appuyant sur les abonnements du CDI, les documents et les ressources numériques disponibles. 

J’ai proposé un nouveau numéro ce mois-ci sur la mission Artémis 2, ce qui change un peu parmi les autres actualités déprimantes de ces dernières semaines, et permet de faire un lien avec le programme d’HGGSP. 

  • Compte Instagram du CDI

Les actions postées directement sont principalement des photos mentionnées plus haut.

Sélections thématiques, nouveautés et valorisation du fonds

Événements recensés Animations proposées Date de début Date de fin Remplacé par
Sélection Booktok proposée par Lénaïg 18 octobre
Nouveautés documentaires / fictions / mangas 24 novembre – 17 zvril
Journée internationale du droit des femmes / Printemps des poètes Sélection et affiches “Femmes en liberté” 9 mars
14 – 25 mars

Semaine des mathématiques

Sélection en lien avec la thématique 16 mars 31 mars Concours photo et sélection photo
23 – 27 mars Semaine de la presse Affiches et presse reçue + exposition et passeport 18 mars
Sélection Bol de nature 23 mars
Concours photo et sélection photo 31 mars

Pour cette période, j’ai pu anticiper un peu plus sur les actions proposées, et j’ai terminé avec des choses légères et faciles à mettre en place. Je termine la période en ayant préparé les actions des 3 premières semaines de mai. 

Pour chacune de ces sélections, je partage ci-dessous l’affiche de présentation et la photo de l’exposition une fois installée. 

Sélections thématiques et actions sur la période
  • Activités ludiques mars – avril 2026

Pour ces activités, j’ai voulu anticiper et faire un effet d’annonce, en mettant sur le même plan la deuxième session du tournoi d’échecs, organisée du 31 mars au 4 mai (cela tient compte des jours d’ouverture du CDI sur la pause méridienne et de certaines de mes absences) et les easter eggs qui seront proposés la semaine du 6 avril.

J’avais partagé dans l’article de mars l’affiche annonçant ces activités, vous pouvez retrouver ci-dessous ce qui concerne plus spécifiquement les Easter eggs. 

  • Easter eggs : citations à retrouver, puzzles à compléter et sieste contée

Pour cette action, j’ai utilisé Canva et Genially. 

Canva m’a permis de réaliser les affiches, et de créer les oeufs de Pâques avec les citations que j’ai ensuite pu découper. 

Genially m’a ensuite permis de rendre l’un des visuels Canva interactif et d’y intégrer des puzzles à compléter. 

Enfin, j’ai proposé à mes habitués le midi du 9 avril une sieste contée avec une lecture du Petit Prince, puisqu’il s’agit des 80 ans de l’ouvrage.  

  • Semaine de la presse : Où est l’info ?

Comme je l’avais annoncé en mars, pour cette dernière action, j’ai choisi de m’appuyer sur certains documents et de réaliser aussi mes propres visuels. 

Il s’agissait à partir de la thématique de l’année : “Où est l’info ?”, de proposer aux élèves un parcours soit en séance, soit en autonomie, en explorant différentes cartes : une carte sur le paysage médiatique français, deux cartes du Monde diplomatique “Médias français, qui possède quoi ?” / “Édition française : qui possède quoi ?”, la carte de la liberté de la presse de Reporters sans frontières, les cartes issues de L’Atlas de la Tech des éditions Chut ! Explore, une infographie du Blog du modérateur et un Doodle proposé par Google pour son 25e anniversaire.

Les cartes étaient affichées dans les différentes zones du CDI, permettant aux élèves de circuler par petits groupes de l’une à l’autre, pour compléter un passeport de l’info que vous retrouverez plus bas, dans la rubrique “Séances pédagogiques”. 

  • Bol de nature et concours photo

J’avais décidé de faire une sélection autour du printemps pour proposer quelque chose de plus léger à réaliser pour moi que les actions autour de la semaine de la presse. 

Dans l’enquête réalisée auprès des élèves en décembre, un élève mentionnait l’idée d’un concours photo, j’ai repris cette idée avec une thématique “La nature autour de moi”. J’ai cependant eu beaucoup plus de contributions de collègues que d’élèves, mais je retenterai tout de même l’expérience l’an prochain. 

Nouveautés et valorisation du fonds

Outre ces sélections thématiques, je fais en sorte généralement de mettre en valeur les dernières nouveautés du CDI, mais j’ai eu moins de temps pour présenter ces nouveautés. J’ai pu avancer dans le catalogage, épaulée par Anaël, mais il m’a manqué quelques heures pour proposer les visuels associés, que je finaliserai et publierai au retour des vacances.

Gestion

Ce mois-ci, avec l’aide d’Anaël, j’ai pu avancer sur certaines tâches de gestion : 

  1. le catalogage de documentaires, bandes-dessinées, et fictions (deux commandes de mars reçues)
  2. la refonte de la signalétique du coin Orientation, suite à une enquête que j’avais menée en janvier / février auprès des élèves de Terminales et des enseignants du lycée
  3. le début d’une réflexion sur la réorganisation du fonds mangas
  4. le début de la rédaction du bilan d’activités
  5. une nouvelle commande passée à la librairie

Séances pédagogiques

Pour ce mois-ci, je recense rapidement les séances pédagogiques menées, et je vais détailler un peu plus les séances menées en collaboration en EMC : 

Secondes Premières Terminales
Semaine 1 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) /
Semaine 2 4h (EMC, 4 groupe, 3 classes) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) /
Semaine 3 2h (EMC, 2 groupes, 1 classes) 2h (EMC, 2 groupes, 1 classes)

1h (EMC, 1 groupe, 1 classe)

1h (HGGSP, 1 groupe)

/
Semaine 4 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe)
Semaine 5 2h (SNT, 2 groupes, 1 classe) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe)
Semaine 6 4h (EMC, 4 groupe, 3 classes) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe)
Total = 23h 14h 9h

Je détaille ci-dessous les différentes séances menées. 

  • Projets en EMC et HGGSP

Différents projets se poursuivent en EMC. 

Concernant une des classes de seconde, les élèves poursuivent leur travail sur le développement durable pour le reste de l’année.

Une deuxième classe de seconde a commencé à travailler avec une collègue d’EMC et moi-même sur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Nous avons pour l’instant fait la troisième séance, je reviendrai sur ce projet un peu plus tard. Nous avons également entamé le même travail avec son autre classe de seconde. 

La classe de première qui travaillait sur les politiques de solidarité a commencé un travail sur le masculinisme avec, en introduction, un débat mouvant sur les représentations autour du féminisme. Ce travail nous mènera jusqu’à la fin de l’année scolaire. 

Enfin, comme je l’avais indiqué plus haut, j’ai proposé des séances dans le cadre de la semaine de la presse, et l’une des classes est revenue au CDI pour terminer ce travail. 

Passeport de l’info SPME 2026

Vous trouverez ici le passeport de l’info remis aux élèves ainsi que des éléments de corrigés que j’ai fournis à mon collègue d’EMC, pour qu’il puisse faire un retour à ses élèves en séance en classe. 

  • Séances en SNT

Concernant la séance en SNT que j’ai présentée en PPCR, je l’intègre à un article que je publierai dans le courant du mois de mai. Je précise juste que cette séance s’est passé le mieux possible, ainsi que ce rendez-vous de carrière, et que j’étais très satisfaite de cette séance, raison de plus pour qu’elle fasse l’objet d’un compte-rendu séparé. 

Je vous l’annonce depuis quelques mois cet article, et il va enfin arriver et faire le point sur une thématique qui me tient particulièrement à coeur, mais j’avoue avoir besoin d’un peu de repos avant de m’y consacrer réellement, et j’en profite du coup pour vous annoncer ci-dessous, après les autres activités de la période, les petites choses à venir – ce qui me tiendra lieu de pense-bête !

Autres activités

Voici donc les autres activités professionnelles de la période.

Réunions, stages, déplacements
  • 1er avril : Deuxième partie de ma formation en visio “Dynamiser sa veille et visibiliser son action” (3h)
  • 2 avril : Intervention “Quels usages de l’IA en éducation ?” pour la réunion de bassin des CPE des bassins Centre Essonne et Sud Essonne à Dourdan
  • 10 avril : visite à une copine professeure documentaliste, Laurence Benoit, au lycée Timbaud de Brétigny (qui est en partie responsable de ma lubie de me mettre au bilan d’activités du CDI juste après)
  • 15 avril : entretien avec mon chef d’établissement dans le cadre du rendez-vous de carrière

Et comme je l’ai annoncé, voici un petit teasing des activités à venir : 

  • 5 mai : intervention auprès des professeurs documentalistes du bassin de Montgeron à Brunoy sur le jeu le matin et Grands oraux blancs dans mon lycée en HGGSP l’après-midi
  • courant mai : publication d’un article faisant la synthèse de certaines de mes activités, rédaction du bilan d’activités, préparation d’un escape game à destination des collègues du lycée dans le cadre des activités proposées par l’amicale
  • fin mai et courant juin : réflexion sur les séances de visites proposées aux élèves de seconde. 

Voilà pour ces activités du mois d’avril, je m’arrête pour cet article et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

Secrets de tournage, épisode 1

Pour cet article cinéphile du mois d’avril, je vous propose un premier épisode d’une série qui en comportera deux, consacrée aux secrets de tournage. Pour chacun des épisodes je reviendrai sur deux lectures récentes.

L’idée m’est venue d’associer ces différentes lectures, a priori relativement différentes les unes des autres, mais qui ont toutes pour point commun de nous plonger dans les coulisses, dans l’envers du décor ou dans la tête des réalisateurs.

Les deux livres présentés dans chaque article traitent cette thématique à chaque fois d’une façon qui a aussi retenu mon attention :

  • le premier dressera un panorama de la question, abordant une multitude d’aspects et de situations ;
  • le second se focalisera en gros plan sur la figure d’un réalisateur, en revenant sur ses écrits ou sur les coulisses du tournage de ses films

Côté casting

À l’origine de ce premier épisode, je place un élément personnel, à savoir l’organisation d’une journée thématique sur le cinéma et sur la lecture. Je souhaitais en effet proposer à mes convives quelques petits jeux autour des films et des livres, et j’avais collecté plusieurs pistes à explorer :

  • faire deviner un livre ou un film en le résumant très mal ;
  • le jeu du post-it avec des personnages littéraires ou cinématographiques ;
  • mimer la scène culte d’un film sans parler ;
  • et le dernier, qui correspondait de manière inattendue à l’une de mes dernières lectures cinéphiles, le casting improbable, en imaginant pour un film célèbre un casting complètement décalé, par exemple Star Wars avec uniquement des acteurs français…

À rebours de ce scénario a posteriori – trouver pour un rôle culte un acteur ou un personnage complètement improbable (j’essaye d’imaginer en ce moment même un acteur ayant une voix très aigüe ou avec un cheveu sur la langue pour incarner Dark Vador) – le premier livre qui m’intéresse dans cet article s’est plongé sur des projets bien réels, et qui ont pu donner lieu à de véritables réalisations cinématographiques.

Jeu d’énigmes, sept familles et Rubik’s cube

En reprenant en main ce premier ouvrage, me reviennent en tête non pas une mais deux scènes de La Nuit américaine, de François Truffaut.

Dans la première scène, on voit Jean-François Stévenin et Bernard Menez assister à un jeu sur le cinéma, portant sur la filmographie de Jeanne Moreau :

Dans quel film Jeanne Moreau était-elle la partenaire d’Orson Welles et l’interprète de Shakespeare ? (…) Dans quel film Jeanne Moreau était-elle la soeur de Charles IX et l’épouse du roi de Navarre ?

Dans la deuxième scène, on voit deux enfants jouer à un jeu de sept familles sur le cinéma : dans la famille opérateur la mère, etc.

Et je n’ai pas fini, une nouvelle fois, de parler de François Truffaut dans cet article.

Mais revenons-en à notre livre. Sur la première de couverture, on retrouve le même esprit joueur et assez taquin, même s’il ne s’agit ni d’un questionnaire, ni d’un jeu de sept familles.

En revanche, c’est un Rubik’s cube en train d’être manipulé, et sur les faces duquel sont disposés les visages entre autres de Jean Yanne, de Romy Schneider, de Dave, de Jean-Pierre Marielle, de Bruce Lee, ou encore de Truffaut dans La Nuit américaine. Et une autre image me vient : celle assez nostalgique du cinéma de Minuit.

Le générique de cette émission faisait se superposer des photographies de scènes cultes de cinéma, avec des couples composés d’un acteur et d’une actrice, changeant alternativement en fondu enchaîné.

D’une seconde à l’autre, on voyait donc apparaître sur l’écran le « vrai couple » ayant figuré au casting, suivi d’une scène rêvée n’existant que l’espace d’une seconde, avant de voir le nouveau couple de la scène réelle suivante, le tout avec une musique absolument hypnotique.

Le casting était presque parfait

Ce livre, avec sa couverture de Rubik’s cube, c’est le sixième opus d’une collection proposé par Philippe Lombard aux éditions La Tengo, collection qui commence sacrément à avoir de la gueule, et que j’énumère au gré des articles qui lui sont consacrés :

  1. Ça tourne mal !
  2. Ça tourne mal… à Hollywood !
  3. Ça s’est tourné près de chez vous
  4. Ça tourne mal… à la télé !
  5. Ça retourne !
  6. Et voici donc le petit sixième : Ça alors !

Ça alors ! au sous-titre prometteur : L’Histoire des castings de films les plus dingues, a été publié en octobre 2025, je n’ai donc pas beaucoup de retard à en parler maintenant !

Si dans un livre précédent, Philippe Lombard évoquait les splendeurs et misères d’un tournage dans les dunes espagnoles, celui-ci nous donnerait l’impression de voir surgir Alice Sapritch dans la dernière scène de La Folie des grandeurs, qui fait s’écrier à De Funès et Montand « La vieille ! »

Il reconstitue ainsi quelques apparitions mémorables, au moment où l’on s’y attend le moins, qu’il s’agisse des européens à l’affiche de films hollywoodiens, des américains venant tourner en France, de participations et de rencontres inattendues, dont voici un petit florilège :

  • l’ouvrage revient sur certains chocs culturels (des événements dont on peut encore se demander comment la mayonnaise a pu prendre, si jamais elle a pris), ainsi Mireille Darc dans un film de Godard – sur un tournage où il était odieux avec elle, est-ce surprenant ? ou Dorothée dans L’Amour en fuite de Truffaut (à titre personnel je n’y repense jamais sans une certaine tendresse) ;
  • les apparitions d’acteurs français dans des westerns, certains tournés à Almeria (reprendre ici le livre précédent de Philippe Lombard dont j’ai parlé un peu plus haut, Almeria 68) ;
  • les actrices françaises qui se retrouvent James Bond girl – à croire qu’il y a un marché dédié pour les recruter…
  • les invités surprises, jolie catégorie où l’on compte des sportifs, des chanteuses, des présentateurs télé, un actuel président des États-Unis (pfff) auquel je préfère la mention de Dave dans La Cité de la peur, et j’étais étonnée de ne pas y retrouver Glenn Close (bon, dans son élément mais barbue et en pirate) et Phil Collins dans Hook.
  • on retrouve ensuite des rencontres improbables de personnages, allant de Dracula avec les Charlots à Sherlock Holmes contre les nazis… des affrontements inattendus, des couples (bien ?) assortis, pour finir par quelques réunions au sommet, entre Einstein et Chaplin notamment ;
  • un petit détour par des doubleurs français bien connus, dont Robert Dalban qui a doublé Clark Gable dans Autant en emporte le vent, ou Patrick Dewaere ayant doublé Dustin Hoffman dans Le Lauréat, et quelques rencontres un peu moins innocentes…

Le tout imprime dans nos têtes quelques associations d’idées et quelques combinaisons d’acteurs que pourrait allègrement générer un outil d’intelligence artificielle, histoire de donner un semblant de réalité à nos fantasmes (mais ne vaudrait-il pas mieux qu’ils restent dans un coin de notre imaginaire, et que l’on en revienne à des rencontres bien réelles ?)

Quand Hollywood et Nouvelle vague se rencontrent

Dans les premières pages de Ça alors !, Philippe Lombard revient sur un casting a priori improbable : celui de François Truffaut incarnant le scientifique Claude Lacombe dans Rencontres du troisième type de Steven Spielberg.

Il revient sur les premiers écrits de critique de François Truffaut, pas vraiment tendres à l’égard de la science-fiction, puis sur l’idée de Spielberg, concrétisée par un coup de téléphone le 2 mars 1976 (comment la date précise est-elle parvenue jusqu’à nous… mystère, est-elle conservée dans les archives labyrinthiques de Truffaut, ou dans celle de Spielberg ? à quelle fourmi de l’archéologie du cinéma devons-nous ce détail ?)

Il n’en reste pas moins qu’entre mai 1976 et mars 1977, Truffaut va découvrir les conditions d’un tournage hollywoodien et ce qu’il conservera comme souvenir de l’attente des acteurs.

Cependant, finalement, il n’y a pas beaucoup d’écrits du principal intéressé sur cette expérience (en tout cas moins que ce à quoi on pourrait s’attendre de la part de quelqu’un ayant autant laissé de traces écrites)… et c’est ce qui a retenu mon attention pour faire la transition avec le deuxième ouvrage de cet article.

Le cinéaste parle aux cinéastes

En mars 2022, Bernard Bastide avait déjà publié aux éditions Gallimard 500 pages issues de la correspondance de François Truffaut.

J’étais revenue sur cette lecture qui m’avait permis non seulement de redécouvrir le François Truffaut épistolier mais également de découvrir ses destinataires.

En 2025, ce sont 500 nouvelles pages qui ont été publiées : cette fois, il s’agissait de la Correspondance de François Truffaut avec des cinéastes, ces échanges de pair à pairs s’étalant sur trente ans, entre 1954 et 1984.

Ce que je cherchais en ouvrant ce deuxième volume, c’était les échanges consacrés au tournage de Rencontres du troisième type avec Spielberg. Mais visiblement, comme le mentionne plus haut Ça alors !, les échanges entre les deux réalisateurs ont dû être principalement téléphoniques.

Du fameux tournage, une seule lettre fait le récit : celle adressée à Jacques Rivette en juillet 1976. Il y revient brièvement sur les conditions de tournage, sur le fait d’être mis dans la peau d’un acteur objet, et sur ses relations avec les autres acteurs du film.

Ce n’est donc pas cette seule lettre qui a marqué ma lecture, mais d’autres, bien d’autres et la totalité, me laissant encore une fois une impression de mélancolie et de tendresse, comme j’en éprouve à chaque fois que je lis un ouvrage de Truffaut ou sur Truffaut (et allez savoir pourquoi cela me met dans cet état…)

Il y a des choses qui m’ont amusée ou touchée : une lettre de Georges Lautner au critique François Truffaut qui n’a encore tourné que Les Mistons, les échanges filiaux ou fraternels avec Jean Renoir, le respect à l’égard du cinéaste Abel Gance et d’Alfred Hitchcock, une lettre à Gérard Oury… également des échanges avec des réalisateurs plus jeunes comme Claude Sautet ou Pascal Thomas.

On y retrouve quelques moments cultes qui ont marqué l’histoire du cinéma : la genèse des entretiens Hitchcock / Truffaut, l’affaire de la Cinémathèque, mais aussi deux lettres bien connues des cinéphiles : la lettre de Godard envoyée à Truffaut à la sortie de La Nuit américaine, et sa réponse. Les deux étant à lire en étant bien accrochés.

On y observe un correspondant tantôt cinglant à la plume acérée, tantôt plein de délicatesse à l’égard de ses destinataires. Personnellement, j’ai souvent souri des petites phrases au début de certaines lettres, que ce soit celles de Truffaut ou de ses correspondants : « J’ai essayé de vous joindre par téléphone sans succès, donc je vous écris ».

Ce n’est pas forcément la citation exacte, mais on retrouve ici l’esprit d’une époque, et d’une personne qui avait l’écriture chevillée au corps.

En reposant le livre, j’ai voulu me souvenir de toutes les scènes des films de Truffaut où les personnages s’écrivent, j’ai repensé à Jules et Jim, aux Deux Anglaises, à Baisers volés, à L’Homme qui aimait les femmes

J’ai repensé à la précédente préface de Bernard Bastide : la correspondance de Truffaut, c’est « Cent vint-deux boîtes d’archives, plus de vingt mètres linéaires, plusieurs milliers de lettres envoyées ou reçues ». Le Dictionnaire Truffaut indique quant à lui que la correspondance amoureuse de Truffaut était sous scellée jusqu’en 2005, sera-t-elle un jour publiée ?

Il n’y a chez moi aucun voyeurisme, juste un peu de curiosité, et l’idée que dans ce monde et ce temps bien mouvementé où tout se veut instantané, lire quelqu’un qui prenait autant de temps à écrire, qui se posait chaque jour et accomplissait l’acte généreux d’écrire à quelqu’un, peu importe à qui, lire les lettres de cette personne ne peut être qu’une façon (et je plagie Proust ici) de retrouver ce temps perdu et de savourer un moment précieux, hors du temps.

Mars 2026 : séances et animations du CDI

Pour cet article du mois de mars, je présente les activités menées entre le 9 et le 27 mars, à l’exception de la semaine de la presse, que je présenterai dans l’article du mois d’avril. 

Pour cet article, je me concentrerai sur les différentes activités de valorisation du fonds, sur la préparation des animations de la période et sur certaines activités professionnelles menées durant le mois.

Durant cette période, j’ai bénéficié de la présence d’Anaël au CDI, ce qui a été d’une aide non négligeable dans la gestion du quotidien. 

En effet, comme je l’avais indiqué dans l’article de février, Anaël est l’une de nos AED, et elle était avec moi au CDI durant les journées portes ouvertes. En février, elle a passé quelques heures au CDI, durant lesquelles j’ai pu lui montrer comment effectuer les opérations de bulletinage, de prêts et de retours de documents dans BCDI. 

Juste avant les vacances, j’ai élaboré un document de cadrage à destination du chef d’établissement et des CPE, afin qu’elle soit présente 5h par semaine au CDI (dont 3h seule). Le document de cadrage est disponible ci-dessous en format PDF.

DOCUMENT DE CADRAGE

Je lui ai également créé une base simplifiée dans BCDI (merci Magalie et Cécile pour les petites piqûres de rappel et pour les tutos pour faire ça – je précise que les tâches de gestion ne comptent pas parmi mes points forts…) 

Concernant les séances pédagogiques, pour cette période il s’agissait exclusivement de séances en EMC : soit des projets déjà amorcés et proposés à d’autres classes, soit de nouveaux projets avec les mêmes classes et les séances menées dans le cadre de la semaine de la presse. 

Comme pour l’article précédent, je reprends dans un premier temps les actions de communication pour montrer de quelles manières elles se répercutent sur les autres actions proposées. 

Communication

Aux élèves, enseignants et personnels

Afin d’avoir un aperçu global des actions, je reprends le tableau proposé l’an dernier, et je détaillerai ensuite chaque action proposée. 

Date Action Relai
8 mars Calendrier des sélections et animations thématiques mars avril 2026 Compte Instagram

Portail E-SIDOC 

8 mars  Femmes en liberté Compte Instagram

Portail E-SIDOC

10 mars Nouveautés documentaires Compte Instagram
10 mars – 30 mars Activités ludiques au CDI mars avril Compte Instagram

Actualités ENT

Mails élèves

11 mars  Nouveautés BD Compte Instagram
11 mars E-INSTANT CDI Actualités ENT
12 mars Bookflix CDI mars Compte Instagram 

Actualités ENT

12 mars Ouverture du CDI le vendredi  Compte Instagram
12 mars Planning du CDI Actualités ENT
16 mars Zoom Actu Actualités ENT
16 mars Semaine des maths Compte Instagram
17 mars Réunion de bassin des professeurs documentalistes Compte Instagram
18 mars Annonce sélection Bol de nature et concours photo Actualités ENT

Compte Instagram

19 mars Planning du CDI Actualités ENT
23 mars SPME Compte Instagram
23 mars Rappel Bookclub / Club égalité / Concours photo / Tournoi d’échecs Compte Instagram
24 mars Sélection Bol de nature Compte Instagram
25-26 mars Nouveautés fictions (Bookflix)

Nouveautés docs / Nouveautés BD

Actualités ENT

Compte Instagram

Je détaille ci-dessous les actions qui relèvent plus précisément de la communication et de la publication d’informations et de ressources. Les sélections thématiques, nouveautés et les actions relevant de la valorisation du fonds seront à retrouver dans la partie dédiée. 

  • Calendrier des animations mars – avril 

Avec cette nouvelle période de 6 semaines, j’ai mis à jour le calendrier mis en ligne sur E-SIDOC et affiché sur la porte du CDI :

L’E-INSTANT était la lettre de diffusion à destination des enseignants et des personnels que j’avais eu tendance à délaisser l’an dernier. Elle se composait jusqu’à juin dernier de 5 pages : la page d’accueil, le focus, et les pages « éducation », « culture » et « numérique ».

Il garde à peu près la même structure : une rubrique “En ce moment au CDI”, un coin lecture, une veille culturelle, pédagogique et numérique. Voici le numéro proposé pour mars :  

  • Actualités du portail E-SIDOC

Ce mois-ci, j’ai décidé de valoriser une sélection et des affiches qui me permettaient de faire se croiser la journée internationale du droit des femmes et la thématique 2026 du printemps des poètes, la liberté. 

J’ai donc proposé cette série d’affiches “Femmes en liberté”, avec quelques ouvrages provenant principalement des rayons Arts, Littérature et poésie. J’en ai profité pour commander quelques autres textes de poésie contemporaine qui viendront enrichir le fonds. 

J’ai mis du temps à relancer cette proposition adressée aux enseignants, personnels et élèves. Il s’agit d’une revue de presse thématique s’appuyant sur les abonnements du CDI, les documents et les ressources numériques disponibles. 

Si généralement je traîne des pieds, c’est parce que l’actualité a tendance à me déprimer et je ne voulais pas risquer d’être redondante, donc je ne suis pas des plus régulières dans sa publication. J’ai proposé un nouveau numéro ce mois-ci sur les élections municipales, au moment de l’entre deux tours. 

  • Compte Instagram du CDI

Les actions postées directement sont principalement des photos mentionnées plus haut.

Sélections thématiques, nouveautés et valorisation du fonds

Événements recensés Animations proposées Date de début Date de fin Remplacé par
Sélection Booktok proposée par Lénaïg 18 octobre
Nouveautés documentaires / fictions / mangas 24 novembre – 27 mars
6 février (JO d’hiver) – 11 février : journée internationale des femmes et des filles de sciences Girls can do it : sélection et affiches disponibles en version cliquable 21 janvier 9 mars Femmes en liberté
10 février : Safer Internet Day  Sélection écrans, ateliers avec enseignants et éco-délégués, puzzle collaboratif 2 27 janvier 10 mars Bookflix mars
14 février : Saint Valentin Sélection, ateliers et siestes contées 3 février 24 mars Bol de nature / Printemps / Pâques / Enfance
Sélection émotions littéraires “Les monstres dans ma tête” et ateliers + annonce bookclub 12 février 16 mars Semaine des mathématiques
Journée internationale du droit des femmes / Printemps des poètes Sélection et affiches “Femmes en liberté” 9 mars
14 – 25 mars

Semaine des mathématiques

Sélection en lien avec la thématique 16 mars
23 – 27 mars Semaine de la presse Affiches et presse reçue + exposition et passeport 18 mars
Sélection Bol de nature 23 mars

Pour cette période, j’ai commencé à préparer les sélections la semaine précédente pour la semaine suivante. Jusqu’à la mi avril, il me reste à préparer les animations de la semaine du 7 avril (easter eggs et sieste contée). 

Pour chacune de ces sélections, je partage ci-dessous l’affiche de présentation et la photo de l’exposition une fois installée. 

Sélections thématiques et actions sur la période
  • Activités ludiques mars – avril 2026

Pour ces activités, j’ai voulu anticiper et faire un effet d’annonce, en mettant sur le même plan la deuxième session du tournoi d’échecs, organisée du 31 mars au 4 mai (cela tient compte des jours d’ouverture du CDI sur la pause méridienne et de certaines de mes absences) et les easter eggs qui seront proposés la semaine du 6 avril. 

  • Femmes en liberté

J’ai pris dans le fonds les documents en lien avec cette sélection un peu avant les vacances. Pour les affiches, j’ai choisi de faire à chaque fois une page plus informative associée à une page de citations. 

  • Semaine des mathématiques

Je propose généralement une sélection pour cette semaine des mathématiques, et cette année, j’ai voulu élargir la thématique proposée, “Égalités”, en piochant dans le fonds histoire-géo, en économie et en sociologie. 

Voilà ce que cela donne en affiches : 

Voilà la sélection une fois installée : 

  • Semaine de la presse : Où est l’info ?

Pour cette dernière action, j’ai choisi de m’appuyer sur certains documents et de réaliser aussi mes propres visuels. Comme indiqué plus haut, j’y reviendrai dans l’article du mois d’avril, mais si vous êtes un peu pressés, vous pouvez d’ores et déjà les retrouver sur mon profil LinkedIn.  

  • Bol de nature et concours photo

J’avais décidé de faire une sélection autour du printemps pour proposer quelque chose de plus léger à réaliser pour moi que les actions autour de la semaine de la presse. 

Dans l’enquête réalisée auprès des élèves en décembre, un élève mentionnait l’idée d’un concours photo, j’ai repris cette idée avec une thématique “La nature autour de moi”. 

Nouveautés et valorisation du fonds

Outre ces sélections thématiques, je fais en sorte généralement de mettre en valeur les dernières nouveautés du CDI, et j’ai eu un peu plus de temps ce mois-ci, même si j’avance tout doucement mon catalogage, au gré des événements que j’organise. 

  • Nouveautés BD

Les dernières nouveautés reçues m’ont permis de proposer de nouveaux visuels de valorisation, avec ce que j’ai pu cataloguer en février et début mars. 

  • Nouveautés documentaires

Grâce à Anaël, le traitement des commandes s’est fait plus rapidement, j’ai donc pu mettre en avant quelques acquisitions des différents rayons documentaires, avec un premier visuel début mars et un deuxième à la toute fin du mois. 

Enfin, j’ai aussi pu remplacer la sélection de nouveautés fictions précédemment installée, avec un nouveau Bookflix et un focus sur le printemps (ce qui me permet d’annoncer une sélection thématique qui sera mise à disposition à la toute fin du mois), puis à la toute fin du mois, un deuxième numéro avec un focus sur les romans policiers. 

Gestion

Ce mois-ci, avec l’aide d’Anaël, j’ai pu avancer sur certaines tâches de gestion : 

  1. le catalogage de bandes-dessinées, BD et fictions (commande de mars reçue)
  2. le désherbage des quotidiens (février 2021 / février 2024) et de quelques BD
  3. le passage de deux nouvelles commandes à la librairie
  4. le passage d’une commande de matériel pour le CDI
  5. une nouvelle signalétique pour le coin orientation (voir ci-dessous) suite à un sondage à destination des élèves de premières et de terminales sur Pronote
  6. un début de réflexion sur la réorganisation du fonds manga

Séances pédagogiques

Pour ce mois-ci, je recense rapidement les séances pédagogiques menées, et je vais détailler un peu plus les séances menées en collaboration en EMC : 

Secondes Premières Terminales
Semaine 1 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) /
Semaine 2 4h (EMC, 4 groupe, 3 classes) 1h (EMC, 1 groupe, 1 classe) /
Semaine 3 2h (EMC, 2 groupes, 1 classes) 2h (EMC, 2 groupes, 1 classes)

1h (EMC, 1 groupe, 1 classe)

1h (HGGSP, 1 groupe)

/
Total = 13h 7h 6h

Je détaille ci-dessous les différentes séances menées, et je reviens sur les visites de secondes. 

  • Projets en EMC et HGGSP

Différents projets se poursuivent en EMC. 

Concernant une des classes de seconde, les élèves poursuivent leur travail sur le développement durable pour le reste de l’année.

Une deuxième classe de seconde a commencé à travailler avec une collègue d’EMC et moi-même sur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Nous avons pour l’instant fait la troisième séance, je reviendrai sur ce projet un peu plus tard. Nous avons également entamé le même travail avec son autre classe de seconde. 

La classe de première qui travaillait sur les politiques de solidarité a commencé un travail sur le masculinisme avec, en introduction, un débat mouvant sur les représentations autour du féminisme. Ce travail nous mènera jusqu’à la fin de l’année scolaire. 

Enfin, comme je l’avais indiqué plus haut, j’ai proposé des séances dans le cadre de la semaine de la presse et j’ai été sollicité aussi pour d’autres projets durant cette semaine. 

Pour ce qui est de ma propre initiative, cela a concerné une classe de seconde et une classe de première STMG, et quelques élèves de première HGGSP sur la base du volontariat. Pour les autres demandes, il s’agissait d’un groupe de première HGGSP. 

Autres activités

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période.

Ces activités ont été assez riches, et j’ai publié une partie des travaux menés sur mon profil LinkedIn. 

Repérage : Intelligence artificielle dans les programmes et en éducation

En lien avec le stage co-animé avec Cécile Paoli, “Développer des usages raisonnés de l’IA”, j’ai beaucoup échangé avec Cécile. 

Je me suis ainsi souvenue de différents travaux que j’avais proposés les années passées : l’EMI dans les nouveaux programmes de lycée et une grille de lecture des différents référentiels de compétences. 

Il m’a paru intéressant de faire un repérage similaire pour la question de l’intelligence artificielle dans les programmes et en éducation, et pour voir où le professeur documentaliste pouvait être amené à intervenir. 

Ma présentation propose trois onglets : 

  • des éléments de cadrages, des outils à mobiliser et des pistes de progression pédagogiques générées par IA
  • un premier repérage pour le cycle 3 et le cycle 4, avec les projets de programme EMI et quelques-uns des nouveaux programmes déjà publiés à ce jour
  • un second repérage pour le lycée en voie générale, technologique et professionnelle

J’espère que ce guide pourra être utile au plus grand nombre et permettra aux professeurs documentalistes d’être davantage impliqués et reconnus dans leurs établissements respectifs sur cette question. 

Le CDI comme terrain de jeux pédagogiques

Le 10 mars, je suis intervenue dans une table-ronde organisée en visioconférence par le réseau Canopé sur la thématique du jeu au CDI. J’y ai proposé un retour d’expérience sur mes pratiques, et j’en donne ici à nouveau le support. 

J’en termine justement par les activités professionnelles de la période. 

Réunions, stages, déplacements

  • 10 mars : Co-animation du stage “Développer des usages raisonnés de l’IA” avec Cécile Paoli (1h à distance) / Table-ronde Canopé : “Le CDI comme terrain de jeux pédagogiques”
  • 18 mars : Réunion de bassin des professeurs documentalistes et des CPE des bassins Centre Essonne et Sud Essonne sur la citoyenneté numérique.

Concernant mes autres activités, j’ai préparé et mis à jour des supports de formation, et j’ai principalement réfléchi à différents aspects de nos missions professionnelles, ce qui m’a amenée à produire différents supports réflexifs mais aussi différents visuels que j’aurai l’occasion de présenter dans de prochains articles, quand cette réflexion sera plus avancée.

Voilà pour ces activités du mois de mars, je m’arrête pour cet article et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

Agatha addict

Pour ce nouvel article cinéphile, j’ai voulu croiser plusieurs événements et plusieurs informations :

  • je voulais continuer à respecter une tradition instituée avec plus ou moins de réussite sur ce site, à savoir parler d’une femme ou parler de femmes au mois de mars : les années précédentes, j’ai ainsi pu évoquer des femmes autrices*, des femmes youtubeuses, des femmes réalisatrices, comédiennes ou scénaristes ;

* j’en profite pour indiquer qu’encore récemment, mes lectures et certaines initiatives professionnelles m’ont conduites à m’interroger sur le féminin du nom auteur : autrice ? auteure ? écrivaine ? Il semble que l’Académie française ait une préférence pour autrice. Mes cogitations ont été notamment suscitées par l’un de mes coups de coeur de début d’année : Comment torpiller l’écriture des femmes, de Joanna Russ.

  • je voulais honorer les 50 ans de la disparition de l’une de mes autrices (donc) : Agatha Christie, qui doit être certainement parmi les personnes dont je parle le plus sur ce site, en tout cas pour les écrivains (évidemment elle ne dépassera pas en occurrences François Truffaut pour les réalisateurs ou Romy Schneider pour les actrices), et je vais tenter de renouveler mon propos, puisque j’ai déjà consacré un article assez conséquent à Agatha Christie en 2019 ;
  • enfin je voulais marquer le coup de mon changement de dizaine avec une petite promenade personnelle.

Les deux premiers éléments sont liés, et sans davantage tergiverser, je vais aborder le sujet Agatha.

Agatha addict

Déjà en 2019, je dressais un panorama de cette addiction à l’univers de Lady Agatha, qui cherchait à être exhaustif mais ne revenait pas pour autant sur certains travers ni sur certains tocs qui la caractérisent.

En effet, si on peut faire remonter assez loin mon penchant pour la dame de Greenway, quand je farfouillais avec mon père sur les marchés et les brocantes à la recherche d’exemplaires d’occasion ou que je les retrouvais dans des librairies, très vite mon attention s’est focalisée sur le personnage d’Hercule Poirot.

Malgré quelques tentatives et exceptions (la lecture d’Un cadavre dans la bibliothèque et du Miroir se brisa, le visionnage du film éponyme avec Angela Lansbury en Miss Marple, les quelques épisodes de séries avec les différentes actrices ayant incarné la vieille dame à l’esprit affuté), c’est finalement les aventures d’Hercule Poirot que j’ai décidées de lire dans l’ordre chronologique il y a quelques années.

De la même manière, ce sont ses aventures qui ont la part belle dans mes bibliothèques, en VF d’abord, puis en VO. Agatha Christie est d’ailleurs l’autrice la plus lue dans le monde anglophone, après la Bible et devant Shakespeare.

Concernant les ouvrages qui reviennent sur son univers, son autobiographie est un incontournable, et de ce que j’ai pu glaner au fil des années s’ajoutent une biographie de Marie-Hélène Baylac et Agatha Christie, le chapitre disparu de Brigittte Kernel, qui revient sur sa mystérieuse disparition en 1926, qu’elle n’évoque évidemment pas dans l’autobiographie évoquée précédemment.

Côté voyage, mes pas m’ont conduite là encore à revenir sur différents lieux du crime, et si l’Egypte ou la Mésopotamie échappent à ce palmarès, ou si l’itinéraire de l’Orient-Express reste à des prix prohibitifs, je suis tout de même assez fière de moi :

  • au plus près géographiquement se trouve la ville de Dinard, qui a été le cadre d’une des intrigues de Poirot, Le Crime du golf ;
  • Londres est certainement la ville de l’univers de Christie où j’ai le plus déambulé, sans toutefois chercher à mettre mes pas dans ceux de ses personnages ou dans les siens propres (je ne suis jamais allée voir de près l’immeuble où Hercule Poirot incarné par David Suchet a son appartement, par contre je suis allée voir The Mousetrap au théâtre), mais cela pourra être l’un de mes prochains objectifs ;
  • en revanche je compte deux lieux indissociables de l’imaginaire des fans de la reine du crime : sa ville de naissance, Torquay, où j’ai passé 15 jours en 2024, et sa maison de Greenway que j’ai pu visiter à cette occasion. Ce séjour m’a permis de rapporter quelques exemplaires de romans en VO et quelques preuves de mon passage là-bas…

By Rod Allday, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8397126

Côté inclassable, jeux et autres excentricités, on peut repérer chez moi cette addiction à quelques indices supplémentaires : le fait d’avoir l’intégrale de la série avec David Suchet, mais aussi les films avec Albert Finney et Peter Ustinov (mais pas ceux de Kenneth Branagh), le fait d’avoir créé un parcours avec ma meilleure amie en 2017, le fait d’avoir construit avec elle (mais à distance et chacun le sien) l’Orient-Express en Lego en 2024, et enfin d’avoir aussi réalisé un escape game sur le Crime de l’Orient-Express à la demande d’une collègue d’anglais également en 2024.

Cette passion pour Agatha Christie a ses caprices et ses sursauts : d’un côté le fait de n’avoir jamais adhéré par exemple à la série française Les petits meurtres d’Agatha Christie – pourtant je sais que certains fans l’ont adorée – ni aux adaptations de Kenneth Branagh – pour ces dernières, nous sommes plus nombreux à compter parmi les détracteurs ; de l’autre, continuer à me plonger dans des ouvrages explorant un aspect ou un autre de son univers.

Agatha Christie, cru 2026

Ou pour être plus exact, cru 2025-2026.

Plusieurs publications ont très récemment titillé ma curiosité et réveillé ma passion pour la reine du crime, passion qui n’est jamais totalement endormie, et qui sursaute à la moindre conversation avec « bestie » ou avec « bichette », qui se reconnaîtront…

à la moindre rediffusion d’un Poirot ou du désoeuvrement d’une soirée, à se demander quoi regarder, pour finalement choisir avec délectation un épisode de la série déjà mentionnée…

aux posts Instagram de quelques comptes suivis comme @laboursofhercule (aux mèmes irrésistibles) ou @officialagathachristie…

mais si l’on s’en tient aux publications papiers, deux d’entre elles ont participé à entretenir le vice.

La première, c’est un ouvrage que j’attendais depuis très longtemps, non que je surveillais de près l’auteur ou la maison d’édition derrière le projet, mais je me disais depuis très longtemps « ce serait bien que quelqu’un fasse un point là-dessus quand même ».

J’ai été comblée avec l’ouvrage de Jérémy Picard, publié chez Hugo Doc en avril 2025 : Agatha Christie, des romans à l’écran.

Il s’agit d’un panorama plus que complet sur les nombreuses adaptations et les influences et emprunts à l’univers d’Agatha Christie, des plus connues et attendues :

avec les classiques Dix petits indiens (l’adaptation de René Clair ne fait pas l’unanimité, mais elle est inoubliable pour moi qui ai reconnu Judith Anderson, la Mrs Danvers de Rebecca, dans l’un des rôles), Le Crime de l’Orient-Express de Sidney Lumet, la série avec David Suchet, les différentes incarnations d’Hercule Poirot et de Miss Marple, les autres films et séries, tels que ceux de Pascal Thomas, les Benoit Blanc avec Daniel Craig…

aux rapprochements plus inattendus : j’y ai retrouvé le 8 femmes de François Ozon, et quel ne fut pas également mon bonheur de voir quelques pages consacrées à une de mes madeleines de Proust, un souvenir d’enfance et des après-midis passés chez ma grand-mère, à regarder Arabesque (Murder, she wrote) avec Angela Lansbury !

J’ai ainsi pu faire le grand écart en terme d’expérience télévisuelle, puisque en ce début d’année 2026, je me suis délectée de l’adaptation par la BBC des Sept cadrans sur Netflix, avec l’excellente Helena Bonham Carter, tout en redécouvrant Arabesque (cette fois-ci en VO), enfin disponible sur une plateforme, à savoir Amazon Prime.

Et évidemment, algorithmes de recommandation oblige, Amazon Prime « me connait » et me propose à chaque épisode visionné de céder à la tentation en prolongeant le plaisir avec, pourquoi pas ? un épisode de Columbo (mon autre travers).

Voilà, avec l’ouvrage de Jérémy Picard, de quoi se replonger dans l’univers d’Agatha Christie, en suivant tel ou tel itinéraire : film ou série TV, in english please ou à la française, grands classiques ou adaptations modernes, incontournables ou chemins de traverse.

Et comme je l’ai suggéré plus haut, un deuxième ouvrage permet de poursuivre cette promenade, cette fois-ci en levant les yeux du texte ou des adaptations, et en prenant l’Eurostar, terminus gare St Pancras International (bon et puis après, The tube ou bus à impériale, c’est vous qui voyez).

J’ai repéré cet ouvrage en janvier 2026 sur le compte Instagram déjà mentionné @officialagathachristie qui était en pleine célébration des 50 ans de la disparition de la romancière (tiens, romancière, c’est pas mal, et ça me permet d’esquiver mon hésitation entre autrice, auteure et écrivaine mentionnée plus haut).

Je l’ai directement commandé, pas chez mon libraire cette fois-ci (mea culpa) et j’en garde la lecture pour le printemps ou l’été, même si j’en ai déjà dégusté quelques chapitres… Il s’agit du Agatha Christie’s London : A historical guide to the Queen of crime’s capital, de Tina Hodgkinson.

Tina Hodgkinson est également l’autrice de l’article consacrée à « Christie’s London » sur le site officiel dédié à la romancière. Elle travaille comme guide à Londres et a créé depuis 2014 des circuits pour les fans de la reine du crime (comme ceux que l’on peut également faire sur Sherlock Holmes, Charles Dickens ou encore Jack l’éventreur).

Situant Agatha Christie davantage dans le Devon et dans les lieux déjà visités comme Torquay et Greenway, je n’ai jamais cherché durant mes séjours à Londres à réserver un circuit Agatha Christie, j’ai donc découvert l’existence de ces circuits en même temps que l’ouvrage.

Ce dernier me paraît tout aussi exhaustif que celui de Jérémy Picard avec ses promenades cinéphiles, de Poirot à Arabesque, et il est découpé en trois parties :

  1. le Londres d’Agatha Christie
  2. Londres dans les récits d’Agatha Christie
  3. une dernière partie consacrée au circuit en lui-même, avec plans et lieux à visiter

En attendant de concrétiser ces promenades, rien de tel que ces deux ouvrages pour quelques révisions indispensables !

Saute-mouton sur les dizaines : promenade personnelle

Comme je l’ai indiqué en introduction de cet article, j’inaugure une nouvelle dizaine ce mois-ci, et je terminerai avec un panorama. J’avais dans l’idée à l’origine de faire un inventaire des choses que j’aime associées à mon année de naissance.

J’ai en tête, comme à l’accoutumée, les vidéos de Blow Up Arte qui reviennent sur une année de cinéma, à l’heure où j’écris ces lignes, il semble que le magazine ait fait une vidéo pour 1996 et pour 2006, mais pas pour 1986.

Une autre idée qui m’est venue est de mentionner pour chaque décennie un livre, un film et une chanson.

  • 1986 : pour cette année, les livres énumérés par Wikipédia ne me disaient rien, à part Le Gone du Chaâba, mais si j’ai lu le livre au collège, il ne m’a pas laissé un grand souvenir…

L’année commence avec la disparition de Daniel Balavoine, je me souviens que je l’écoutais en boucle à la fin du collège et au lycée. Mais la chanson sortie cette année là et que je retiens, c’est « En rouge et noir » de Jeanne Mas, à laquelle j’accorde le même effet « madeleine » que les épisodes d’Arabesque… ou moins top 50 français, le concert de Queen à Wembley.

Comme film, je retiens mon chouchou Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery.

  • 1996 : j’ai le souvenir très précis du décès de François Mitterrand, ce qui semble logique, vu que je n’avais connu que lui comme président depuis ma naissance (même si son septennat s’était fini quelques mois auparavant).

Dans les livres, je retrouve les Lettres d’amour de 0 à 10 de Susie Morgenstern. J’ai découvert Susie Morgenstern au collège, et la fin de ma primaire était davantage marquée par le Club des cinq et les aventures de Fantômette.

Pour les films, j’ai l’embarras du choix niveau souvenirs, même si je ne les ai pas tous vus cette année-là. Néanmoins, ils ont construit ma cinéphilie : côté français, Beaumarchais l’insolent, Pédale douce, Le plus beau métier du monde (avant que je sois dégoûtée des films sur les profs et de Depardieu), Ridicule et Un air de famille. Le box-office américain ne m’inspire pas des masses…

Côté chansons, « Wannabe » des Spice girls, et pour suivre les copines j’ai eu une période Spice girls, même si j’écoutais à ce moment là davantage le Nostalgie de mes parents (visiblement « Un Portrait de Norman Rockwell » d’Eddy Mitchell, c’était là), et Non homologué de JJG.

  • 2006 : on a dû m’offrir cette année-là L’Élégance du hérisson de Muriel Barbery, mais j’étais en khâgne, et je devais bûcher mes bouquins au programme, qui m’ont laissé encore moins de souvenirs, d’autant que j’ai cubé, et du coup j’ai tendance à confondre les deux années.

De manière générale, j’ai passé les trois années de prépa comme entre parenthèses, et ce qui s’est passé « à l’extérieur » ne m’a pas marquée.

Les films, je les verrai aussi plus tard, mais je retiens Le Secret de Brokeback mountain, V pour Vendetta, Volver de Pedro Almodovar (celui-là, c’est sûr, je l’ai vu à sa sortie, comme La Tourneuse de pages) et Le Labyrinthe de Pan.

Côté chansons, je passe mon tour.

  • 2016 : pour le roman, même si je l’ai lu bien plus tard, c’est une évidence : En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut, qui a encouragé mon amour pour Nina Simone.

Pour les films, je retiens Carol avec Cate Blanchett, Deadpool, Doctor Strange et Rogue One. Le premier détonne un peu parmi les autres, mais je l’ai découvert quelque temps après et j’ai été subjuguée.

Et comme « tout finit par des chansons », autant que celle de 2016 donne le ton de la décennie à venir, je retiens « Can’t stop the feeling » de Justin Timberlake.

Que réservera 2026 et les années à venir ? Comme le titre du roman de Pierre Lemaître, de belles promesses, je l’espère.

D’ici là, je vous souhaite le meilleur et vous dis à très bientôt sur Cinéphiledoc !

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