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Retrouvez ici le moment Twitter de la quinzième édition de Ludovia#15 !

 

 

Hors-série 2 : Paris en livres

Pour ce second hors-série de l’été, j’adopterai la même structure que pour « Paris au cinéma » : affiche et présentation sur Genially, comptes-rendus de lecture et petite sitographie (si ce que je trouve me convient).

Pour finir j’évoquerai l’une de mes lectures coup de coeur de l’été, où là encore, le livre a la part belle.

Productions

Comme je l’ai indiqué dans l’article précédent, dans le cadre d’une valorisation du fonds littérature (documentaires et oeuvres classiques) au CDI, j’ai proposé un mois de « découverte littéraire » consacré à Paris.

Pour chacun de ces mois, et chacune de ces « découvertes », je propose une affiche mettant en valeur une citation :

et une affiche renvoyant vers des oeuvres disponibles à la lecture via l’utilisation de QR-codes :

Sur la version en ligne dont j’ajoute le lien ici, les portraits des écrivains sont cliquables et renvoient vers leur biographie.

Une fois encore, je propose désormais une image interactive réalisée sur Genially, derrière laquelle vous trouverez quelques-unes de mes citations favorites sur Paris.

Je reprends en image le même plan, dont évidemment je modifie très légèrement les informations, et sur lequel j’ajoute mes textes de prédilections…

Lectures : quelques égarements…

Pour ce hors-série, je recherchais évidemment des ouvrages évoquant certes des écrivains, mais surtout des oeuvres littéraires.

J’ai toujours pris plaisir à voir un personnage déambuler dans les rues d’une ville, et c’est souvent mes livres préférés qui me restituent à merveille l’atmosphère d’une ville : le Londres de Drood, de Dan Simmons, le Barcelone de L’Ombre du vent, qui m’a définitivement convertie à l’univers de Zafón, plus récemment le Saint-Malo de Toute la lumière que nous ne pouvons voir, d’Anthony Doerr.

Mes premiers tâtonnements pour trouver quelques promenades parisiennes n’ont pas été entièrement couronnés de succès. La faute n’en est cependant pas aux livres, mais vraiment à ce que j’en attendais.

Le petit guide de Parigramme

Ainsi le premier d’entre eux qui m’est tombée sous la main était : Paris des amateurs de littérature : 100 lieux pour lecteurs passionnés et auteurs en devenir, de Sophie Herber, publié en janvier 2018 aux éditions Parigramme.

C’est un petit guide très sympathique, pratique, accessible, et bien illustré, et dont voici le sommaire :

L’accent de ce petit livre est mis sur une pratique disons « active » de la littérature : rencontres d’auteurs, clubs de lecture, ateliers d’écriture, quelques musées, quelques librairies incontournables, avec un dernier chapitre plus spécifiquement consacré à des promenades littéraires, mais qui se concentrent sur des maisons d’écrivains.

Cela n’enlève rien aux qualités de cet ouvrage, mais ce n’est pas tout à fait ce que j’attendais… j’ai donc poursuivi mes recherches.

Paris vu d’ailleurs

Le deuxième livre sur lequel j’ai mis la main avait un titre prometteur, Paris : Escapades littéraires, publié chez Robert Laffont dans la collection Pavillons Poche en février 2018.

Cependant, lorsque je l’ai reçu, je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un recueil de textes d’écrivains étrangers – Henry James, Graham Greene, Dino Buzzati – évoquant Paris.

J’en ai donc remis la lecture, sans doute très agréable, à plus tard, l’ouvrage ne correspondant pas, une nouvelle fois, à mes attentes.

Le troisième est presque le bon

J’ai repris mes recherches, et je me suis tournée à nouveau du côté de Parigramme, qui est décidément une caverne d’Ali-Baba pour tout amoureux de Paris : il n’y a qu’à voir les références proposées dans le catalogue de cette maison d’édition !

Outre un Paris : 100 films de légende, qui m’avait échappé, on y trouve pêle-mêle des ouvrages historiques, des guides par arrondissements, des restaurants, des livres pour enfants, le Paris souterrain, les abris… C’est également chez Parigramme qu’est paru le Paris de François Truffaut dont j’ai fait le compte-rendu dans le premier hors-série.

Promenades littéraires dans Paris : 500 adresses habitées par les mots est l’oeuvre de Gilles Schlesser et a été publié en février 2017.

Les principales qualités de ce livre sont les suivantes :

  • compact, pratique, très complet,
  • découpant Paris en différents quartiers, avec pour chaque quartier un plan,
  • un nombre incroyable de demeures d’écrivains ou de lieux où ils ont leurs habitudes (cela va des cafés et des restaurants… aux cimetières parisiens),
  • quelques évocations de personnages (dont les auteurs ne sont jamais très loin)
  • une mise en page agréable, le livre étant illustré de photographies anciennes ou récentes, de portraits d’auteurs, et agrémenté de citations

Voici quelques pages en exemples :

Le seul petit bémol à mon goût (mais cela reste purement subjectif…) : beaucoup d’écrivains et trop peu de personnages, trop de Victor Hugo et pas assez de Gavroche, Javert, Marius ou Jean Valjean.

Néanmoins cela reste un ouvrage excellent et, ne serait-ce cette réserve, je me serais arrêtée là.

De l’égarement à la balade en passant par l’escapade et la promenade

Il se trouve qu’il ne faut jamais chercher très loin ce qu’on a sous les yeux. Le dernier livre, et celui qui correspondait parfaitement à mes recherches, était depuis de nombreuses années dans ma bibliothèque !

Il s’agit d’un ouvrage paru en 2004, co-édité par les éditions Nouveau monde et Terres d’écrivains : Balades littéraires dans Paris du 17e au 19e siècle.

Ce qui m’avait empêchée de m’y replonger à l’origine, c’était justement cette délimitation dans le temps : du 17e au 19e. Je savais que je n’y trouverai ni Proust, ni Aragon, ni Prévert…

Je l’ai donc négligemment laissé de côté. Jusqu’à ce que je constate que deux autres ouvrages complétaient cette collection :

Du 17e au 19e siècle

Le premier du lot est parfait : un traitement chronologique, une mise en perspective historique et littéraire, une biographie de chacun des auteurs présentés, de larges extraits littéraires, et des balades, mais de VRAIES  balades, avec une proposition de point de départ et d’arrivée, un temps de parcours, et des balades qui mêlent le parcours d’un auteur bien réel et les déambulations de ses personnages.

On y retrouve évidemment Hugo et Balzac, mais aussi Choderlos de Laclos, Rétif de la Bretonne, George Sand et Eugène Sue.

En fin d’ouvrage, les plans, qui constituent l’unique bémol de ce petit bijou. Déjà lorsque l’on m’a offert ce livre en 2004, je trouvais qu’ils manquaient de lisibilité, superposant les quartiers anciens aux nouvelles rues. Mon avis n’a pas changé là-dessus.

Mais pour ceux qui souhaitent un petit itinéraire dans Paris au côté de Victor Hugo et de Jean Valjean, ou de Balzac et de Rastignac, c’est l’ouvrage idéal.

De 1848 à l’affaire Dreyfus

Le 2e volume se concentre sur la période qui court de 1848 à 1906. On y retrouve quelques-uns des écrivains présents en fin du premier volume.

Cinq promenades nous sont proposées, à l’intérieur desquelles on retrouvera plusieurs itinéraires :

  • les barricades de 1848
  • les écrivains dans la tourmente de la Commune de Paris
  • un chapitre consacré davantage à la poésie, avec la figure prédominante de Verlaine
  • l’affaire Dreyfus
  • et la dernière, qui a ma préférence « Proust à Paris : promenades depuis une chambre »

J’ai commandé ce livre en guettant ce dernier chapitre proustien, qui m’a vraiment comblée, et qui a su estomper quelques petites déceptions : un Maupassant bien absent (mais plus normand que parisien, il faut dire), un Baudelaire vite esquissé, et des plans qui, bien que plus lisibles, sont toujours peu pratiques… Enfin ce deuxième volume fait moins la part belle que le premier aux extraits d’oeuvres.

1900-1945

Dans ce troisième et dernier volume, on voyage, moins à la poursuite des oeuvres qu’à celles des écrivains.

Quatre promenades, cette fois-ci, foisonnantes de biographies d’écrivains ayant un jour élu domicile à Paris :

  • Montmartre
  • un Paris « surréaliste de la lost Generation » (et où l’on retrouve davantage de Lost generation que de surréalistes)
  • Trois André (Breton, Gide et Malraux) et un congrès
  • Des écrivains très occupés

La partie la mieux réussie selon moi est celle consacrée à l’Occupation, d’autant qu’on y trouve trois itinéraires sur les « romans du Paris occupé ».

Comme pour les deux ouvrages précédents, c’est ce type d’informations que j’ai apprécié le plus, même en n’ayant pas lu certains des romans qui m’étaient présentés.

Ces trois petits livres, malgré leur date de parution (2004-2005) offrent un véritable tour d’horizon parisien, historique et littéraire, du 17e siècle à 1945, et viennent admirablement compléter les autres ouvrages de cet article.

Petite sitographie

La lecture coup de coeur de l’été

Comme promis, voici l’un de mes coups de coeur de cet été (je garde les autres pour les articles de la rentrée sur Cinéphiledoc).

En vadrouillant dans la sublime librairie Labbé de Blois, je suis tombée dans le rayon des arts sur une véritable merveille :

Il s’agit de L’Art de la lecture : Livres et lecteurs dans l’art de Pompéi à nos jours, de David Trigg, publié en juin 2018 aux éditions Phaidon.

L’ouvrage recense une très belle collection d’oeuvres d’art, toutes périodes confondues, et où le livre apparaît. Enfants ou écrivains au travail, bibliothèques, lecteurs et lectrices, peintures, sculptures, installations d’art contemporain : tout témoigne de la relation des hommes aux livres (ou au Livre), relation tentant épanouie, tantôt influencée par l’histoire.

La préface est érudite et construit la progression du livre, des saints et des scribes aux livres brûlés. Sur chaque double page, les rapprochements entre deux oeuvres sont savamment orchestrés, avec généralement seulement le titre et le nom de l’artiste. Quelques oeuvres font l’objet d’une description plus approfondie, demandant au lecteur davantage d’explications.

Le tout est un trésor, à mettre dans toutes les mains des amoureux des livres. Et c’est sur ce trésor que je vous laisse, vous souhaitant une belle fin d’été.

À bientôt, sur Cinéphiledoc !

Hors-série 1 : Paris au cinéma

Pour cet été, je vous propose sur Cinéphiledoc deux hors-série, encore une fois thématiques, et consacrés cette année à Paris.

Dans ce premier hors-série, je glisserai quelques productions que j’ai réussi à faire cette année, une petite nouveauté réalisée pour l’occasion, un compte-rendu de lecture, quelques bonnes adresses de sites internet, et un autre compte-rendu de lecture que j’ajouterai un peu plus tard…

Productions

Comme je l’ai indiqué dans un précédent article, je souhaitais depuis longtemps valoriser le rayon littérature du CDI (et plus spécifiquement le rayon 800, consacré dans mon CDI aux textes théoriques sur la littérature, et les oeuvres classiques). Grâce à Sandrine Duquenne, j’ai donc eu l’idée de proposer chaque mois une « découverte littéraire », la première de ces découvertes étant Paris.

Pourquoi parler d’oeuvres classiques quand mon article veut se consacrer à Paris au cinéma ? Parce que pour chaque découverte, j’adjoins une affiche sur le cinéma, et voici celle que j’ai réalisée sur Paris :

Évidemment, cette affiche est des plus statiques… on y retrouve quatre films emblématiques de la capitale, ainsi qu’une citation. J’ai donc décidé cet été de lui ajouter une version augmentée :

On y retrouve une petite sélection de vidéos associées aux films se déroulant à Paris.

J’ai choisi pour cette carte :

  • Hôtel du Nord et Les Enfants du Paradis
  • Les Quatre-cents coups et Baisers volés
  • La Traversée de Paris et La Grande Vadrouille
  • Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain

Cela complète les deux cartes d’Europe que j’avais réalisées l’an dernier, proposant une sélection de films et de séries télévisées.

Compte-rendu de lecture

Pour cette réalisation, j’ai été très aidée et inspirée par l’une de mes dernières lectures cinéphiles de l’année scolaire, et dont je souhaitais faire véritablement le coeur de mon article.

Il s’agit d’une publication assez récente (mai 2018) et sitôt après avoir eu connaissance de cette parution, je n’ai pas pu résister longtemps avant de la commander.

Bien m’en a pris.

Le Paris de François Truffaut est l’oeuvre de Philippe Lombard, publié aux éditions Parigramme et c’est un petit bijou pour n’importe quel amoureux des films de Truffaut, ponctué de citations et de références.

Si dans ses premiers chapitres l’auteur reste sur un plan biographique, et s’attache aux quartiers familiers de l’enfance puis de la vie de cinéaste de Truffaut (Montmartre, la Cinémathèque française – première du nom – la maison de production des films du Carrosse), c’est dans les chapitres suivants que le livre prend toute sa saveur et son envol.

On y retrouve les lieux familiers des films, la Tour Eiffel qui revient sans cesse, depuis Les 400 coups où la caméra la cherche (la vraie) pendant tout le générique, jusqu’à Vivement dimanche !, où Fanny Ardant s’en sert (une réplique) pour assommer un suspect.

On y respire le parfum d’une certaine époque, faite d’autobus à plate-forme, de téléphone public, d’horloge parlante et de pneumatiques. On y fréquente évidemment les cinémas (et le plus grand d’entre eux, le Gaumont Palace), les salles de concert et les théâtres.

On se perd dans le Paris des livres chers à Truffaut (réels ou fictifs) et le Paris historique, de la Belle époque et de l’Occupation.

Enfin, on y suit, film après film, la saga Antoine Doinel, des 400 coups à L’Amour en fuite, avec cette superbe carte insérée dans le livre, et qui m’a justement donné l’idée de la carte que vous avez pu consulter plus haut.

Bref, ce livre est une merveille, que je recommande à tous les amoureux de Paris et à tous les amoureux des films de Truffaut.

Et c’est précisément ce livre qui m’a donné aussi l’idée de ces hors-série estivaux.

Paris fait son cinéma

Le second ouvrage dont je vais faire un bref compte-rendu de lecture a été publié en 2012 et a fait l’objet d’une mise à jour en 2014 : il s’agit de Paris fait son cinéma, de Barbara Boespflug et de Beatrice Billon, aux éditions du Chêne.

C’est un livre agréable, facile à lire, dont la mise en page est des plus soignées, et qui recense, comme sa couverture l’indique, 101 adresses « qui ont inspiré les plus grands films ».

J’avais déjà évoqué, il y a quelques années (sans doute les deux sorties ou mises à jour ont été simultanées) dans la même collection New York fait son cinéma.

L’ouvrage sur Paris a les mêmes qualités : une présentation agréable, des lieux classés par quartiers et dont est fait un bref historique, un QR-code renvoyant vers la bande-annonce du film principalement évoqué, quelques allusions à d’autres films qui ont pu être tournés au même endroit.

Le petit bémol : une préférence marquée pour les films récents, malgré quelques incursions dans les « classiques » (Hôtel du Nord, La Grande vadrouille, À bout de souffle), même si, j’en conviens, les classiques sont mentionnés et il est plus attrayant pour le public d’avoir des références récentes lorsqu’il visite les lieux.

Le petit plus : la page ci-dessous, très sympathique à découvrir,

et le site qui complète l’ouvrage, que je glisse juste après dans les adresses internet à retenir.


Pour conclure cet article, voici quelques sites que j’ai pu collecter sur Paris au cinéma :

Voilà pour cette première petite sélection, qui ne demande qu’à s’enrichir, et voilà pour ce premier hors-série de l’été, que je complèterai dès que possible.

Rendez-vous début août pour cette petite mise à jour, et fin août pour le deuxième hors-série !

 

Juin 2018 : séances et animations du CDI

Un petit article relativement court pour cette fin d’année, et qui reviendra sur trois gros dossiers qui m’ont occupée en juin.

Fin du projet « Arts visuels »

  • Visite du CNAM

Je m’étais arrêtée à la fin du mois de mai avec les mésaventures que nous avons rencontrées, avec ma collègue, durant la réalisation et le montage final du film consacré à l’hôpital du Perray-Vaucluse.

Au milieu de ces péripéties, nous avons tout de même pu emmener les élèves passer une demi-journée au conservatoire national des arts et métiers, pour visiter, évidemment, les salles consacrées à la photographie et au cinéma.

Petit retour en images de cette visite :

  • Exposition et présentation des travaux des élèves

J’avais expliqué dans les articles précédents que les élèves, à partir des objets personnels des anciens patients de l’hôpital, et avec l’aide d’un artiste, avaient réalisé un certain nombre de travaux, avec une autre classe. Les uns ont fait des montages photos, les autres ont écrit des lettres fictives entre les patients et leurs familles.

Nous avons également assisté à une projection du film, film que je ne peux pas partager ici, car en raison des problèmes techniques, ma collègue d’histoire géo a fait quelques petites entorses au droit d’auteur dans le montage (musique et extraits de films).

Toute la partie du travail en collaboration avec l’artiste Sébastien Remy a fait l’objet d’un article dans le Parisien :

http://www.leparisien.fr/essonne-91/l-histoire-du-perray-vaucluse-racontee-par-des-lyceens-dans-une-exposition-11-06-2018-7765413.php

Ma collègue et moi-même sommes très fières de leur travail !

Jouer au CDI

Le dernier mois de l’année a été en grande partie consacrée aux projets « pédago-ludiques » du CDI.

J’ai organisé des sessions jeux avec mes collègues :

J’ai co-animé le stage « Jouer au CDI, et pourquoi pas ? » avec Isabelle Poulain, et dont voici le support sur Genially :

Suite à ce stage, j’ai décidé d’enrichir le fonds jeux du CDI :

Et j’ai proposé une sélection de jeux numériques ainsi qu’une rubrique dédiée et enrichie sur le portail E-SIDOC du lycée.

Voilà pour ces activités très thématiques de fin d’année.

Au niveau de la gestion, j’ai fini d’équiper mes rayons en codes-barres et d’archiver mes périodiques, j’ai catalogué mes dernières nouveautés, et j’ai passé une bonne partie du mois de juin à préparer mes projets de l’an prochain… mais je ne vous dis rien avant septembre !

Mise en place d’une politique documentaire

Avec ma collègue, nous avons été sollicitée par notre chef d’établissement afin d’élaborer une politique documentaire pour le lycée, dans le cadre de l’élaboration du nouveau projet d’établissement.

J’ai lu pas mal de documents sur la question, et j’ai beaucoup échangé avec Perrine Chambaud et Sandrine Duquenne, qui m’ont été d’un grand secours sur la question, Sandrine ayant proposé une infographie de présentation sur Genially, qu’elle m’a autorisé à adapter pour l’utiliser au lycée.

Ce début de réflexion a pris du temps, car ma proviseure ne m’avait pas donné de réponse, faute de temps, sur cette première présentation.

La voici :

Elle sera envoyée fin août à l’ensemble de l’équipe éducative, ainsi qu’une première enquête. Cela permettra de constituer un petit groupe de travail et, pour l’enquête, de faire participer ceux qui souhaitent une implication de moins grande ampleur…

Bilan d’activités 2017-2018

Cette année j’ai réussi à faire mon bilan d’activités relativement tôt, et sa conception a été facilité car j’ai gardé le même modèle que l’an dernier, en changeant simplement les couleurs.

Voici donc le bébé, en format image, PDF et en lien vers sa version en ligne sur Genially :

Version PDF :

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Voilà pour ces quelques infos, je sors de cette année très riche fatiguée mais très heureuse d’avoir pu mener à bien tout ça, et impatiente de mettre en place (et de vous montrer) ce que j’ai prévu pour l’an prochain.

Avant de vous laisser pour l’été (durant lequel je ne posterai que 2 articles de promenades littéraires et cinéphiles), un petit point Ludovia / LudoDOC.

Ludovia / #LudoDOC

Pour rappel, vous avez jusqu’au 15 juillet pour vous inscrire via le Google Form à l’événement associé #LudoDOC, puis pour vous inscrire directement sur le site de Ludovia.

Lien du Google Form : https://goo.gl/forms/lHG1fR8SkfZCjjek2

Lien pour s’inscrire à Ludovia (en n’oubliant pas de cocher « Ludodoc » dans le formulaire d’inscription) : http://ludovia.org/2018/sinscrire/

Nous avons pu mettre notre programme en ligne sur le site, à retrouver ici :

http://ludovia.org/2018/programme/

L’agenda général est également disponible ici :

http://ludovia.org/2018/agenda-general/

En attendant de, peut-être, vous y retrouver, je vous souhaite à tous un très bel été !

À très vite sur Cinéphiledoc !

Rochefort, l’élégance à la française

Fin d’année 2017 (bon, pour exact, entre juillet et décembre 2017) : trois monuments du cinéma français.

Claude Rich, Jeanne Moreau, Jean Rochefort

Ces trois-là ont bercé ma cinéphilie.

Ils faisaient partie des personnages que je croyais éternels du fait de leur longévité.

Claude Rich, pour moi, allait du truculent personnage d’Antoine Delafoy dans Les Tontons flingueurs au Crime est notre affaire de Pascal Thomas, en passant par Talleyrand dans Le Souper ou Panoramix dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre.

Claude Rich est allé jusqu’à jouer Claude Rich dans Les Acteurs de Bertrand Blier, et à mettre le doigt, non sans distance et sans auto-dérision sur son côté « Claude Rich » :

Jeanne Moreau.

L’un de mes premiers souvenirs de Jeanne Moreau, c’est dans un film de Jean Dréville, La Reine Margot, où elle incarne ce personnage bien avant Adjani dans le film de Patrick Chéreau. Et enfant, puis adolescente, j’ai encensé ce film. Il faut dire que j’adorais aussi Françoise Rosay en Catherine de Médicis, et la petite apparition de Louis de Funès en Nostradamus.

Jeanne Moreau, je l’ai adorée dans Ascenseur pour l’échafaud, dans Les Quatre cents coups, dans Jules et Jim et dans Viva Maria, en étoile de la Nouvelle vague. À l’international, dans Le Procès, dans Le Journal d’une femme de chambre et dans Une Histoire immortelle. Plus tard, plus mûre, avec sa voix si particulière et sa détresse, dans Les Valseuses. Âgée et sans illusion, dans Le Temps qui reste de François Ozon. Et finalement à la télévision, en Mahaut d’Artois dans le remake des Rois maudits.

Mais toujours sous la pluie de Louis Malle et chantant un certain tourbillon pour Truffaut…

Vous l’aurez compris, cet article est un prétexte à faire résonner certaines voix. Passons à la principale.

Un jour en octobre 2017

Ce jour-là, c’était un lundi. Je me souviens du décès de Jean Rochefort comme je peux me souvenir de celui de Simone Veil, celui de David Bowie, celui de Michaël Jackson ou celui de Michel Serrault. Pas pareils vous me direz.

Mais de la même manière, je sais exactement ce que je faisais au moment du 11 septembre 2001, au moment du décès de Diana ou de celui de Mitterrand…

Voilà si l’on remonte assez loin dans « mon temps ».

Et je vais arrêter là la rubrique nécrologique !

Bref, ce lundi matin, j’échangeais par SMS avec une copine prof-doc qui se reconnaîtra, et une fois la nouvelle tombée, notre sentiment était commun : il fallait faire connaître (ou reconnaître) aux élèves ce qu’était Jean Rochefort. Non seulement la personnalité cinématographique, l’acteur et le comédien, mais aussi le formidable passeur de culture.

Et du coup, en quelques minutes, j’ai fabriqué ça :

Je ne prétends pas connaître par coeur l’intégralité de la filmographie de Jean Rochefort, mais j’ai le souvenir exact de son visage, sans moustache ou avec, dans tous les films où je l’ai vu.

En partenaire de Jean-Paul Belmondo dans Cartouche, ou de Jean Marais dans Le Masque de fer (quoiqu’il me semble qu’ils n’aient aucune scène commune, et qu’il faudrait plus parler de Jean-François Poron comme partenaire). Je n’ai jamais été une fan de la saga Angélique, donc je ne peux rien en dire. Voilà pour la période « sans moustache ».

Quelle moustache !

Mais pour moi, Jean Rochefort, ce sont deux rôles.

D’abord l’inaltérable Étienne Dorsay.

Plus que l’abbé Dubois dans Que la fête commence, plus qu’Antoine dans Le Mari de la coiffeuse, j’adore Rochefort dans Un éléphant ça trompe énormément et dans Nous irons tous au paradis, avec ses trois compères, Brasseur, Bedos et Lanoux.

L’absurdité, le contraste entre la voix du narrateur (Jean Rochefort) et la situation dont le spectateur est témoin, le flegme d’Étienne, les dialogues soignés, et la tendresse que l’on a pour chacun des personnages, en dépit de leurs défauts, tout cela rend ces deux films très attachants, et assez intemporels.

Mais il y a un autre rôle où j’adore Rochefort. C’est celui du marquis de Bellegarde dans Ridicule (sans moustache), en particulier une scène où il évoque sa collection de bons mots et où il rapporte celui prononcé par un jeune soldat décapité durant une bataille, qui trouve le temps de prononcer « Ciel, mais où ai-je la tête ? » (pardon pour l’inexactitude, je cite de mémoire).

Le comble est que pour ces deux films, je ne trouve pas d’extrait vidéo qui me satisfasse…

Consolons-nous donc avec un épisode des Boloss des belles lettres, et pas des moindres, celui sur Madame Bovary !

Je rajoute le lien de la chaîne YouTube, ça fera passer du bon temps 😉

https://www.youtube.com/channel/UC32vOdZp-NN4eZZhJrUNR6w

Par écrit, on entend encore sa voix

En mars 2018, les éditions Nova ont publié un livre regroupant des interviews et des conversations de Jean Rochefort.

Le titre ? Ultime : Jean Rochefort, interviews & conversations.

Collection Ultime.

Comme indiqué en deuxième de couverture :

ultime : La collection qui tire le portait d’une immense figure culturelle par le biais d’entretiens majeurs et de conversations inédites.

Effectivement, ça résume bien l’idée générale.

J’ai lu ce livre en une journée. C’est un petit bonheur à dévorer.

Après les quelques premiers entretiens, où Rochefort débutant rappelle plusieurs fois, à des interlocuteurs différents, son parcours, son enfance, ses premières armes au théâtre et au cinéma, on s’envole.

Les échanges fourmillent de pépites, dont le fameux « Sans moustache, j’ai l’air asexué ».

L’un des bonheurs à découvrir, est une interview à trois voix avec Marielle et Noiret, où chaque question des journalistes commence par « Vous n’en avez pas marre ? » :

Vous n’en avez pas marre de vous voir ? (…)

Vous n’en avez pas marre de toutes ces interviews ?

Chacune de ces questions ponctue l’interview sans la surcharger, laissant les trois énergumènes développer la réponse.

Lire cet ouvrage m’a rappelé Bernard Pivot échangeant avec Truffaut dans Apostrophes, et indiquant que la qualité des entretiens était que parfois, certaines questions étaient plus longues que les réponses.

(je remets l’échange ci-dessous, c’est vraiment un beau moment)

C’est le cas quand Rochefort est en conversation avec deux personnes : Frédéric Beigbeder et Frédéric Mitterrand, et je ne pense pas que ce soit une question de prénom…

… mais plutôt une question de profession. Les deux Frédéric ayant fait profession d’écrivains, ils n’ont pu que s’accorder avec cet amoureux de la littérature (c’est du moins ce que j’ai ressenti à ma lecture) – Frédéric Mitterrand lisant également dans cet entretien des extraits d’un livre écrit par Rochefort.

Ce petit livre de 200 pages est à garder, parcourir, feuilleter, poser, et reprendre, et ranger à côté des Mémoires cavalières de Noiret, de quelques livres de Brialy ou du Vous avez dit Serrault ? de Michel Serrault… bref, à côté de ces monstres qui savent tout jouer et qui, en plus, lorsqu’ils écrivent, restent en mémoire.

Rien de plus à ajouter, si ce n’est pour retrouver, encore une fois, Jean Rochefort, l’épisode que Blow Up lui a consacré :

Bons mots, bons films, bonnes lectures et bel été à tous (après le dernier article #profdoc de l’année scolaire) !

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