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Blog pour cinéphiles et profs docs

Septembre 2020 : une rentrée (presque normale) au CDI

Je profite de cet article pour souhaiter à nouveau une rentrée la plus sereine possible à tous les profs docs (mais pas que), et pour revenir sur la préparation de cette rentrée si particulière, ainsi que sur les trois premières semaines de septembre passées au lycée.

Appréhender la rentrée (presque) normalement

Comme la plupart d’entre nous – en tout cas la plupart des personnes avec lesquelles j’ai pu échanger – je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de reprendre.

Dès le début du mois d’août, j’ai commencé à me sentir comme un cheval qui freine à l’approche d’un obstacle dans une course hippique. Je sentais que les vacances d’été (pas assez reposantes à mon goût) allaient sur leur fin et je n’avais aucune envie de remettre le pied à l’étrier.

D’habitude, j’arrive à la fin du mois d’août assez reposée et prête à replonger dans le bain, mais évidemment, cette année, comme pour tout le monde, ce n’était pas vraiment le cas.

Et puis je suis allée voir Bénédicte, copine prof doc #LudoDOC dans le sud pour un « Aude trip », j’en ai profité pour voir quelques copains profs (docs) et pour effectuer la traditionnelle visite à Ludovia.

Comme chaque année, le charme « Ludovia » a opéré, et le fait d’échanger avec ces copains m’a inspirée et reboostée. Je suis revenue en région parisienne avec un bien meilleur moral et prête à en découdre, et voilà donc ce à quoi mon mois de septembre a ressemblé.

Présentation de pré-rentrée

La première idée que j’ai rapportée de mon séjour dans le sud – plus précisément de Narbonne – c’est l’ami Paul Rouffia qui me l’a soufflée.

En effet, j’avais obtenu de ma cheffe d’intervenir en réunion de pré-rentrée pour présenter le bilan d’activités de l’an dernier. Mais tout le monde sait à quoi ressemblent ces réunions : c’est long, trop long, et quand on intervient sur la fin, les collègues ont faim et attendent leurs emplois du temps.

La présentation proposée par Paul m’a davantage plu : elle était claire et synthétique, et pouvait être adaptée à un chronomètre contraint.

Voici ma version personnelle de cette présentation :

J’ai tenu le chrono et suis intervenue moins de 10 minutes. J’ai ensuite envoyé cette présentation par mail sur la liste de diffusion du lycée.

Pendant cette réunion de pré-rentrée, j’ai aussi fait la connaissance de Lucile Guiton, TZR en documentation, qui remplace ma collègue en arrêt maladie depuis septembre 2019, et qui prend la suite de Floriane. J’ai proposé à Lucile de présenter certaines de ses actions dans cet article, vous les retrouverez donc plus bas.

Préparer le CDI à l’accueil des élèves

En juin dernier avec Floriane nous avions commencé à réfléchir à l’accueil des élèves et à l’adaptation des services au contexte sanitaire.

J’avoue avoir passé l’été à déprimer en pensant à mes puzzles collaboratifs et à mon rayon jeux. De nouveau, les échanges avec les profs docs narbonnais et ludoviens m’avaient aidée à y voir plus clair.

Après en avoir discuté avec Lucile, nous avons donc élaboré les quatre affiches suivantes, détaillant le fonctionnement du CDI :

Nous avons retiré la moitié des chaises du CDI et condamné trois jours par semaine l’accès au rayon jeux. Les élèves peinent parfois à comprendre les différentes mesures (mise en quarantaine des jeux et des ouvrages, accès restreint pendant les récréations), j’espère pouvoir les assouplir progressivement…

Nous avons ensuite procédé (pour la première fois) à l’interconnexion entre E-SIDOC et l’ENT, ce qui nous a permis de proposer désormais la réservation des documents aux élèves et aux enseignants.

Le visuel ci-dessous a été réalisé par Lucile pour expliquer aux élèves comment réserver des documents au CDI :

Gestion

Les deux premières semaines ont été accaparées par différentes tâches de gestion : le bulletinage de l’été, l’arrivée de 5 commandes passées début juillet, le désherbage d’anciens spécimens, l’attribution des licences numériques et ses nombreuses péripéties, l’installation d’un nouveau portique antivol au CDI.

Je ne m’étends pas sur ces différentes tâches, je vous laisse découvrir le résultat en photos :

Concernant l’attribution des licences numériques, j’ai laissé à disposition de mes collègues (depuis mai dernier) un mode d’emploi en deux pages, que certains d’entre eux ont transmis à leurs élèves :

Animations

Une fois les commandes traitées et les diverses tâches de gestion effectuées, j’ai pu concrétiser quelques idées que j’avais en tête ou que j’ai glanées ici et là, et que j’avais consciencieusement listées sur mon bullet journal.

  • S’informer sur l’actualité

Parmi les cinq commandes passées début juillet, trois d’entre elles étaient principalement composées d’ouvrages documentaires, avec des parutions récentes sur l’oral et des demandes spécifiques des collègues de HGGSP.

Floriane m’a donc soufflé l’idée de consacrer l’une des premières expositions thématiques à l’information d’actualité.

Les deux affiches de présentation ci-dessous ont été réalisées sur CANVA, avec une version cliquable :

Une fois installée, voilà à quoi l’expo ressemble :

  • Langue des signes, langage et culture sourde

La deuxième exposition thématique était un peu moins conséquente, mais j’avoue avoir davantage pensé à l’affiche qu’à ce que j’aurais pu trouver dans le fonds du CDI pour la nourrir.

Il s’agissait d’inciter les élèves à découvrir la LSF et la culture sourde, principalement grâce à un livre mais aussi quelques vidéos glanées sur Twitter :

J’y ai donc ajouté cette maigre sélection :

  • CDI à l’extérieur

Ayant vu passer l’initiative sur Twitter également, j’ai voulu la proposer aux élèves et aux enseignants le vendredi midi.

J’ai pu échanger avec une collègue de français enthousiaste, qui m’a incitée à informer ma proviseure. J’ai partagé l’affiche auprès des enseignants et sur le blog du CDI.

L’initiative ayant été un peu tardive (et sur le même créneau qu’une heure syndicale), elle n’a pas attiré grand monde. Les élèves se tenaient à (trop) bonne distance.

Néanmoins nous avons été remarquées et avons retenté l’expérience le vendredi suivant. Pour ce dernier, nous avions une installation un peu plus visible, des élèves ont posé des questions, regardé les ouvrages présentés, certains se sont même installés, davantage pour discuter avec nous que pour lire…

Malgré ce maigre succès – et les messages encourageants des collègues – nous ne pensons pas renouveler l’initiative. Les exemples que j’ai vus passer sur Twitter ont, semble-t-il, eu meilleur accueil : parce que c’était en collège ? parce que la cour était plus petite ? l’approche différente ? Les hypothèses sont nombreuses…

Séances

Le début d’année dernière avait été très compliqué, avec la mise en place de la réforme et les emplois du temps. Nous avions pu mener seulement 10h de séances sur toute la période de septembre-octobre.

En dépit du contexte sanitaire, cette rentrée semble (pédagogiquement) se dérouler sous de meilleurs hospices, puisque j’avais déjà quelques demandes bien spécifiques de la part de collègues, auxquelles sont venues s’ajouter d’autres propositions.

  • E-SIDOC en 10 étapes pour un article en 120 secondes

Christophe, mon collègue de maths, m’a demandé d’intervenir auprès de ses élèves de terminales en enseignement scientifique, sur un projet visant entre autres à leur faire découvrir la presse scientifique et à les entraîner à l’oral.

Je lui ai donc proposé le support suivant :

Avec Lucile, nous avons alors pu intervenir auprès des quatre classes de Christophe, auxquelles se sont ensuite ajoutées les quatre classes d’un autre collègue de maths.

  • Préparation du grand oral en EMC Terminale

Suite à mes ateliers organisés en juin dernier, j’ai été sollicitée à la rentrée pour intervenir dans le cours d’une collègue de SES, qui viendra régulièrement avec ses élèves sur ses créneaux d’EMC pour préparer le grand oral.

J’ai repris pour cela la présentation déjà utilisée au mois de juin :

  • Teasing de la visite des secondes au CDI

Avec Lucile, nous avons longuement échangé sur l’organisation de cette visite. Pour moi il était impossible d’accueillir les élèves selon les modalités des années précédentes (un escape game d’une heure en classe entière).

Nous sommes parvenues la troisième semaine de septembre à un déroulé de séance qui nous paraît satisfaisant, et que nous espérons pouvoir expérimenter auprès de plusieurs classes avant les vacances de la Toussaint.

Communication

  • Blog du CDI

Fort de l’impulsion donnée à l’utilisation de l’ENT pendant le confinement, le blog du CDI a repris du service à la rentrée, à raison d’un à trois articles par semaine.

Semaine 1 : un article sur la rentrée au CDI, avec horaires d’ouverture et modalités d’accueil.

Semaine 2 : le tuto de réservation mentionné plus haut, l’annonce du CDI à l’extérieur, et la présentation des nouveautés fictions proposée par Lucile :

Semaine 3 : la présentation de l’exposition thématique « S’informer sur l’actualité », un tuto proposé par Lucile pour soumettre des avis sur E-SIDOC :

  • Communication aux enseignants : E-INSTANT, mails, pearltrees et ENT

Pour cette nouvelle année, j’ai repris la formule hebdomadaire de ma lettre de diffusion, en prévenant les enseignants que je la communiquerai progressivement via l’ENT. Voici la présentation envoyée avec le premier numéro :

Bonjour à tous,

Voici l’E-INSTANT CDI n°1 de l’année 2020-2021 pour la semaine du 7 au 13 septembre.

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, c’est une petite lettre d’information que je vous propose de retrouver chaque semaine (parfois une fois tous les quinze jours) avec quelques informations éducatives, culturelles et numériques, l’actualité du CDI (et parfois quelques pistes pour se détendre dans les moments où l’on en a besoin !) et enfin quelques informations techniques telles que :

  • recevoir des spécimens éditeurs
  • consulter les manuels numériques

Je vous l’adresse habituellement par mail mais je passerai progressivement cette année à un envoi via la messagerie de l’ENT.

Pour rappel :

– adresse personnalisée pour faire vos demandes de spécimens auprès du GIDEC (cette année aucun formulaire papier ne sera envoyé par le CDI au GIDEC, il vous faudra donc exclusivement passer par ce site pour faire vos demandes)

https://gidec-gecri.fr/IdProf/

– portail E-SIDOC du CDI

https://0911346u.esidoc.fr/

– veille et informations pratiques (notamment pour accéder aux manuels numériques via l’ENT)

https://www.pearltrees.com/juliettefiliol/veille-e-instant-cdi/id31363817

E-INSTANT CDI n°1

Au menu cette semaine :

Visite virtuelle du CDI, présentation de rentrée, protocole d’accueil

– côté éducation :

  • Circulaire de rentrée 2020
  • Lettre Edu_Num en SVT
  • Veille en économie-gestion
  • Focus sur le numérique avec : la version actualisée du guide d’accompagnement du CRCN, les états généraux du numérique pour l’éducation et une sélection de ressources pour enseigner avec le numérique

– côté culture :

  • La nouvelle saison de l’émission « Quand l’histoire fait date » sur Arte
  • Une visite interactive du tableau « Le jardin des délices » de Jérôme Bosch
  • Deux vidéos de Nota Bene sur les complots et sur Pompéi
  • Un article sur la représentation de l’histoire dans les journaux télévisés

– côté numérique :

  • Deux ressources de la Revue des médias : un hommage au chercheur Bernard Stiegler, une série sur l’histoire de l’information
  • Une infographie (en anglais) sur la collecte des données personnelles par les grandes entreprises du numérique

À découvrir ici, avec d’autres infos :

https://create.piktochart.com/output/15886286-e-instant-cdi

Et à retrouver sur e-sidoc, dans l’onglet « équipe éducative », avec quelques anciens numéros hors-série :

http://0911346u.esidoc.fr/rubrique/view/id/43

Vous pouvez retrouver toutes les ressources des numéros précédents (2018-2019) :

https://www.pearltrees.com/juliettefiliol/veille-e-instant-cdi/id31363817

Bon week-end à tous

Réunions, interventions, et quelques autres petites choses…

Durant cette période (fin août – septembre) voici les événements et réunions auxquels j’ai participé.

  • Réunions, activités extérieures

Durant cette période, j’ai participé à un conseil pédagogique et à une réunion des professeurs principaux de seconde.

J’ai retrouvé ma comparse Audrey pour une nouvelle année à la DNE, avec au menu de la programmation de tweets, de l’animation de réseaux et de la publication en ligne.

L’agenda reste encore peu rempli pour l’instant, ce qui permet de gérer encore relativement bien la reprise du rythme et le contrecoup des premières semaines.

  • Ludovia17 et #LudoDOC

J’en termine avec la #notepositive – petite initiative lancée le lundi sur Twitter – et avec un retour sur l’escapade de la fin du mois d’août.

Pour la cinquième fois, j’ai participé avec plaisir à Ludovia, et pour la troisième j’ai retrouvé Bénédicte sous la bannière #LudoDOC.

Pour cette édition un peu particulière de Ludovia, voici les interventions inspirantes qui m’ont redonné la pêche avant la rentrée : la présentation de Marie Soulié sur sa pédagogie des petits pas (qui m’a donné mon mot d’ordre de l’année : faire les choses sans stress et à petits pas), l’intervention de Stéphanie de Vanssay sur « Lézécrans, même pas peur » ; la présentation par Audrey de Ceglie d’une typologie des enseignants face à l’injonction du numérique.

De notre côté, avec Bénédicte (et Sophie, qui était avec nous à distance), nous avons pu présenter notre explorcamp sur « Et, ou, sauf le numérique« . Je dois encore publier la restitution de cet explorcamp sur le site LudoDOC, ce que j’espère avoir le temps de faire très prochainement !

Nous avons aussi pu rencontrer ou retrouver quelques collègues profs docs, ce qui est chaque fois un plaisir !

Malgré les masques, le pari de Ludovia est à nouveau remporté cette année : préparer la rentrée, dans une atmosphère propice à l’inspiration et aux échanges.

Voilà pour ce début de nouvelle année scolaire.

Je vous souhaite encore une fois le meilleur pour la suite, et vous dis à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Des crinolines à Hollywood

Pour ce compte-rendu de lecture du mois de septembre je vais tenter, une fois n’est pas coutume, non pas de partir de mes habituelles associations d’idées pour en venir au livre, mais bien de partir du livre pour partager ensuite les associations d’idées qui m’ont été communes avec son auteur.

Un roman de cinéma

J’ai parfois eu l’occasion d’en parler sur ce site : de quelle façon j’en viens à choisir un roman sur le cinéma.

Parfois il suffit du titre, parfois de la quatrième de couverture. Pour le livre qui m’intéresse aujourd’hui, ce qui a été déterminant, ce n’est pas seulement son titre, ni même sa quatrième de couverture, sur laquelle, avant de me plonger complètement dans la lecture, je m’étais à peine attardée.

Ce qui a été déterminant, ce sont ses premières lignes :

Hollywood, USA, 1932

Un matin de printemps et le jour qui se lève sur l’immensité de la ville, les milliers de maisons alignées, la perpendicularité inexorable des avenues là où vingt ans plus tôt s’étendaient les champs d’orangers, de citronniers et les pâturages, vingt ans plus tôt à peine, lorsque Griffith, DeMille et les autres décidèrent de planter leurs caméras ici, sous le soleil de plomb californien, précisément ici, quelque part vers le croisement de Vermont et de Sunset. Cet Hollywood-là, déjà, n’est plus, et l’aventure a disparu du monde moderne.

Il me semble que, lorsque j’ai pris ce livre sur le présentoir de la librairie où je l’ai acheté, avant d’en lire la quatrième de couverture, j’en ai lu ces premières lignes, et déjà, rien qu’avec le souffle de cette première phrase, j’ai été happée par la beauté de ce style et par la mélancolie qui s’en dégageait. Et c’est ce qui a été déterminant pour me faire retourner le livre et en consulter le résumé.

De quoi s’agit-il ? D’un roman de Nelly Alard, La Vie que tu t’étais imaginée, publié aux éditions Gallimard en janvier 2020.

J’ai lu les premiers mots, j’ai tourné et retourné le livre, assez frappée par cette photographie en noir et blanc – cheveux ondulés, posture pour écrire plus qu’inconfortable, sourcils légèrement arqués – et par cette fameuse quatrième de couverture :

«Quand on ne connaît pas sa mère, on ne comprend pas ce qu’on fait sur cette terre», m’avait dit Caroline.

J’avais voulu en savoir plus sur Elissa Landi, j’étais servie. Sa vie tout entière était là, sous forme de coupures de presse, photographies, contrats avec ses agents et ses producteurs, programmes, agendas et lettres. Des milliers de lettres. Mais ce n’était pas tout. Dans ces cartons il y avait aussi la vie de la mère d’Elissa, Karoline Zanardi Landi, la soi-disant «fille secrète» de l’impératrice Sissi, que la plupart des historiens qualifiaient de mythomane.

Je pense qu’il n’y aurait pas pu y avoir plus grand effet de surprise que ce grand écart entre deux univers : d’un côté Hollywood, presse, photographies, maisons de productions, films et contrats, de l’autre, l’impératrice Elisabeth d’Autriche dite Sissi.

Ce livre, c’est d’ailleurs davantage qu’un grand écart, puisque ce qui fait le pont entre ces deux univers tout aussi fastueux et invraisemblables l’un que l’autre, c’est une narratrice dont on va suivre la quête en oscillant constamment entre la tendresse et l’étonnement sceptique.

Trios de têtes

L’ouvrage s’ouvre sur une première partie qui s’intitule « Marie, Marie et Marie », dont le lecteur découvrira au fur à mesure qu’il s’agit de la soeur d’Elisabeth d’Autriche, Marie de Naples, de sa nièce Marie Wallersee, et de sa dame d’honneur, Marie Festetics.

Et pourtant, dans ce début de roman, ce n’est aucune de ces trois Marie que nous rencontrons en premier, mais un autre personnage, le premier personnage de la quatrième de couverture, Elissa Landi, dans son Hollywood des années trente.

Ce chapitre est relativement court, on y suit Elissa dans ses promenades à cheval et en voiture décapotable, on y découvre sa mère Karoline, et on reçoit avec elles deux une curieuse lettre venue d’Autriche.

Dès le deuxième chapitre, la caméra prend du recul. Ce n’est plus Elissa qui se trouve au premier plan, mais la narratrice à l’origine de cette curieuse quête.

Marie de Naples

Au-delà des trois Marie donnant son titre à la première partie, le roman nous conduit en effet d’un trio de têtes à un autre.

Il y a Marie, Marie et Marie, des figures qui seraient presque des figurantes si elles ne prenaient pas de temps en temps la parole.

Il y a le trio principal : Elisabeth d’Autriche, Elissa Landi et la narratrice.

Il y en a un dernier, tout aussi important : Karoline, la mère d’Elissa, Elissa Landi et sa fille, Caroline Thomas.

Autour de toutes ces figures féminines gravitent quelques autres figures masculines si ce n’est bien moins intrigantes, en tout cas réduites à l’état de spectateurs : le réalisateur Henri, rencontré par la narratrice ; le premier mari d’Elissa, John ; le second mari de sa mère, Pi ; et le plus surprenant : Proust.

Comme l’indique l’auteure – narratrice (frontière aussi indéterminée que pour le narrateur et l’auteur de la Recherche) :

Les lieux, les temps, les personnes, Proust et le Café Central, Sassetot et Elissa, moi et Hollywood, tous nous tournons, nous confondons, nous mélangeons dans la grande essoreuse du Temps.

Cet ouvrage est un va-et-vient continu dans cette galerie improbable de personnages qui sont tous à la recherche d’une réponse (pas forcément unique ni simple) : Karoline, la mère d’Elissa, est-elle la fille cachée de Sissi ?

Sissi ou Elisabeth ?

Tout l’intérêt du livre est de ne pas répondre ici à cette question, que je laisse en suspens.

J’en viens maintenant aux faisceaux de réactions et d’associations que ce roman a suscités en moi.

D’abord Sissi ou plutôt Elisabeth de Wittelsbach, impératrice d’Autriche. Au gré des pérégrinations historiques de l’auteure, j’ai eu l’impression de replonger dans une atmosphère que, comme tout le monde, j’ai d’abord connu avec les films de Romy Schneider.

C’est curieux d’ailleurs cette tendance à parler des films de Romy Schneider, puisque, certes, elle y incarne le premier rôle, de plus en plus à son corps défendant au fil des films, mais elle n’en est pas la réalisatrice.

Ces trois « films » dégoulinants de guimauve et de bonnes intentions, et présentant Magda Schneider, la mère de Romy, comme bien plus maternelle qu’elle ne l’a sans doute jamais été, sont l’oeuvre d’Ernst Marischka et si la plupart des gens connaissent Elisabeth d’Autriche aujourd’hui, c’est par son intermédiaire.

J’ai eu l’occasion d’aborder sur ce site dans différents articles le rapport compliqué qu’entretenait Romy Schneider avec son personnage de Sissi. Nelly Alard me donne avec son roman l’occasion de changer de point de vue et de considérer à nouveau quel personnage de cinéma on a fait de Sissi.

Je me suis ainsi rendue compte que je n’ai vu pas forcément tous les films mais la plupart de ceux qui lui sont consacrés (et qui apparaissent dans la filmographie proposée ici).

Si, comme l’auteure, je suis vite revenue de la trilogie mielleuse des Sissi, j’ai pu apprécier une Ava Gardner vieillissante et néanmoins toujours aussi impériale dans Mayerling, j’ai adoré l’apparition en mouette d’une Sissi énigmatique dans le Ludwig de Visconti (la revanche de Romy Schneider sur son personnage) et je n’avais par contre pas fait le lien entre Sissi et L’Aigle à deux têtes de Cocteau, avec une magnifique Edwige Feuillère.

J’ai aussi le vague souvenir d’un téléfilm avec Arielle Dombasle, et qui contrastait quelque peu avec la vision fantasmée et habituelle du personnage, car aucun des films mentionnés précédemment ne semblent approcher la réalité d’Elisabeth d’Autriche, du moins telle qu’on semble l’approcher désormais : sa frigidité (qui cadre mal d’ailleurs avec la naissance d’une enfant cachée), son anorexie, son anticonformisme, son narcissisme, son refus de vieillir et d’être photographiée – Nelly Alard nous révélant dans son roman que la fameuse photo mortuaire n’est elle-même qu’un fake issu du premier film consacré à l’impératrice.

J’ai eu aussi une bonne période où l’empire austro-hongrois m’intéressait beaucoup, peut-être pas autant que cela intéressait Nelly Alard, mais j’ai gardé de cette période un ouvrage de Bernard Michel dans ma bibliothèque, où j’ai retrouvé les portraits de François-Joseph, côtoyant les tableaux de Klimt et la musique de Johann Strauss…

Ce sont ces images réelles très floues et ces images fantasmées très réelles que suscitent en nous La Vie que tu t’étais imaginée, elles se superposent à des films de Max Ophüls, à des romans de Stefan Zweig, aux mots de Proust nous décrivant la vie artistique, littéraire et mondaine de la fin du dix-neuvième siècle, et elles viennent côtoyer le Hollywood des années trente et l’histoire surprenante d’Elissa Landi.

Elissa Landi

Dans la superbe bible qu’Antoine Sire consacre aux stars des années 30 aux années 50, Hollywood, la cité des femmes, Elissa Landi ne fait l’objet que d’une seule et unique mention : à la page 194, dans le chapitre consacré à Claudette Colbert, et dans la section elle-même consacrée au Signe de la croix, le film de Cecil B. DeMille de 1932.

J’en profite pour recommander une nouvelle fois la lecture de cet ouvrage passionnant qu’est Hollywood, la cité des femmes.

Ce n’est cependant pas avec lui qu’on en apprend plus sur Elissa Landi. Je ne pense pas avoir déjà vu un film où elle apparaît, si ce n’est éventuellement Le Comte de Monte-Cristo avec Robert Donnat, que je ne connais que parce qu’il est le film préféré de V dans V pour Vendetta

J’ai donc laissé Nelly Alard me parler d’Elissa, et si l’on apprend à bien connaître Elissa dans ce livre, c’est d’abord par l’intermédiaire de sa fille, puis à travers les échanges qu’elle a avec sa mère, et c’est pour cette raison que la deuxième partie du roman fait le lien entre non pas trois, mais quatre générations de femmes : Karoline et Elissa, Caroline et Elissa.

Cherchant à démêler cette histoire incroyable, la narratrice pousse ses recherches jusqu’à prendre contact avec Caroline Thomas, la fille d’Elissa, qui lui donne accès à ses archives. S’ensuit une troisième partie dans laquelle Elissa, à travers ses lettres, prend pleinement la parole.

On y découvre une femme tiraillée entre l’écriture et le cinéma, entre l’Angleterre et les États-Unis, entre ses relations avec les hommes et son désir d’indépendance, entre son amour pour les siens et ses ambitions personnelles.

Du Je au Je, de Elissa à la narratrice

Je dois l’avouer, c’est dans les parties consacrées à Elissa, et où elle lui donne la parole dans un discours indirect libre, que Nelly Alard m’a quelque peu perdue.

En définitive, et citant de mémoire mon Pascal, « On aime mieux la chasse que la prise », j’ai préféré, et de loin, la quête de la narratrice, allant d’un personnage à l’autre, d’une Marie à une autre, d’une Elisabeth à une Elissa, d’une Karoline à une Caroline, à la mise en scène, via les lettres retrouvées, de son Elissa.

J’ai préféré le jeu des multiples coïncidences, les effets de miroirs et de reflets, les allers retours entre Hollywood, l’Autriche et la Bretagne, aux hésitations, aux tergiversations et tourments endurés pendant sa trop courte carrière et sa trop courte vie par Elissa Landi.

Et si en refermant le livre j’ai l’impression d’avoir couru après de vagues silhouettes, qu’elles soient impératrice, star hollywoodienne, auteure en quête de personnages, ce sont moins les rares arrêts sur image dont je garderai le souvenir que les foisonnements fugaces de ce kaléidoscope.

En espérant vous avoir, vous aussi, donné envie de participer à cette quête, je vous souhaite de belles lectures, et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

Hors-série 2 : dix lectures sur les séries télévisées

Pour ce deuxième hors-série estival, j’ai choisi de vous suggérer quelques lectures sur les séries télévisées, à la manière de ce que j’ai fait pour le cinéma au mois de juillet.

Évidemment, j’ai dans ma bibliothèque beaucoup moins de livres sur les séries télévisées que sur le cinéma, je vais donc traiter la question de manière un peu différente.

L’angle que je vais prendre sera le suivant : quelles lectures peut avoir le fan de séries télévisées, soit pour s’immerger dans cet univers, soit pour en décortiquer l’un ou l’autre des aspects ?

Il n’y a donc pas de classements, de palmarès de lectures à proprement parler dans cet article, mais plutôt un guide du voyageur dans l’univers des séries télévisées.

Un guide du voyageur

Comment peut se repérer le spectateur de séries télévisées dans cet univers en quasi perpétuelle expansion ?

D’abord comme tout lecteur ou comme tout cinéphile : il fait son entrée grâce à une série en particulier. Pour certains qui n’auront pas fait cette rencontre, les données du problème sont simples : ils ne regardent pas de séries télévisées parce que ce n’est pas « leur truc ».

J’ai tendance à penser que, comme pour les livres et comme pour les films, ce n’est pas « leur truc » tant qu’ils n’ont pas trouvé la bonne série.

Une fois la première série terminée (s’il s’agit d’une série ayant déjà un point final), le spectateur va en choisir une autre qui va peut-être plus ou moins ressembler à la première, puis va tenter de sortir progressivement de sa zone de confort, j’ai en tête l’image de graphes littéraires, on pourrait imaginer la même chose avec les différentes séries télévisées.

10 lectures sur les séries télévisées

Pour rédiger cet article, j’ai donc observé ce que, moi, en tant que spectatrice de séries télévisées, j’avais dans ma bibliothèque et ce que j’attendais d’un livre qui se consacrerait soit aux séries télévisées en général, soit sur une thématique propre à un ensemble de séries, soit à une série en particulier.

1/ Faire un tour d’horizon

Afin d’avoir une vision d’ensemble, générale et accessible, des séries télévisées, le mieux selon moi est de disposer d’un dictionnaire.

Certes, comme tous les dictionnaires, il va être publié à une date donnée, et il va falloir le réactualiser régulièrement, mais le dictionnaire ou l’encyclopédie reste pour moi la porte d’entrée idéale dans un univers.

Dans ce domaine, la référence reste le Dictionnaire des séries télévisées de Nils C. Ahl et Benjamin Fau, publié en 2011 chez Philippe Rey et réédité en 2016.

C’est un ouvrage qui se veut le plus exhaustif possible, mais j’ai tout de même une petite réserve le concernant : l’absence totale d’illustration.

Je lui préfère le livre Séries : une addiction planétaire, de Charlotte Blum, publié la même année (en 2011) chez la Martinière.

Donc oui, la réédition du Dictionnaire est plus récente, mais pour un bel ouvrage sur l’univers des séries télévisées, on se tourne vers le livre de Charlotte Blum.

Si l’on s’intéresse à une version en ligne de ce type d’ouvrages, je renvoie vers le portail Séries télévisées de Wikipédia.

2/ Sortir de sa zone de confort

Lorsque, après avoir savouré sa première série, on cherche à en découvrir d’autres, on peut s’appuyer généralement aujourd’hui sur toutes les suggestions proposées par le bouche à oreilles, par des articles sur internet, par les plateformes de streaming auxquelles on est abonné.

Parce que je n’ai pas pu résister au plaisir de revoir Friends sur Netflix, Netflix persiste à vouloir me suggérer de regarder How I met your mother, série dont j’avais certes regardé le début, mais dont j’ai vite décroché.

Dans les suggestions, et au moment où j’écris cet article, l’application me propose la partie 4 de La Casa de Papel (que j’ai déjà vu sur un autre profil), me suggère de reprendre la lecture de The Good place, ou m’indique la série The English game, sans doute parce que j’adore The Crown.

Avant que ce type de suggestions soit disponible, Charlotte Blum, déjà mentionnée plus haut, avait écrit un superbe ouvrage : Vous aimez les séries, ce livre est fait pour vous, publié en 2015 chez La Martinière.

Ce livre adoptait le principe génial de présenter à chaque fois une série d’anthologie, et de présenter une à quatre autre séries que le spectateur pourrait apprécier s’il était fan de la première.

Je me suis amusée à feuilleter à nouveau ce livre pour écrire cet article, et je confirme : c’est un bijou !

3 à 5 / Décrypter l’univers

Une fois que l’on a vu sa première série, et que l’on s’est laissé suggérer trois ou quatre autres titres, puis que l’on a plongé tête baissée et sans plus jamais ressortir la tête, à chaque fois que l’on va reprendre sa respiration, on va s’interroger sur ce qui fait une bonne série télévisée, et comment s’exerce son pouvoir de fascination.

Je donne ici quelques titres dont j’ai fait des lectures un peu en mode « butinage » : je ne suis pas forcément allée jusqu’au bout du livre mais les éléments que j’en ai retirés ont enrichi mon regard sur les séries télévisées.

Le premier que j’ai eu entre les mains était L’Anatomie du scénario, de John Truby, un ouvrage publié en 2010 aux éditions Nouveau monde et qui analyse des centaines de films, de pièces de théâtre, de romans, et de séries télévisées, afin d’offrir au  scénariste en herbe une bible de l’écriture.

Le second est un ouvrage en plusieurs tomes (dont à ce jour je n’ai que le premier) : L’art des séries télé, de Vincent Colonna, publié en 2015 chez Payot dans la collection Petite bibliothèque.

Enfin, le dernier, et le plus récent, est Décoder les séries télévisées, un ouvrage universitaire dirigé par Sarah Sepulchre et publié en 2017 chez Deboeck Supérieur.

6 et 7 / Miroirs de la société

Ce qui est ensuite intéressant dans les séries qu’on regarde, c’est ce qu’elles nous révèlent de nous mêmes et de la société qui nous entoure.

Deux ouvrages m’ont particulièrement intéressée dans ce domaine, et j’ai pris beaucoup de plaisir à les lire et à les chroniquer sur ce site.

Le premier est Friends : Destins de la génération X, de Donna Andréolle et publié en 2015 aux éditions PUF.

Le second est Sex and the séries, d’Iris Brey, publié aux éditions de l’Olivier en 2018, et qui explore les différents aspects de la sexualité et ses représentations dans les séries, comme l’indique le résumé proposé sur le site de l’éditeur :

Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l’expérience des femmes.

En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le « regard masculin » est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ?

Érudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.

8, 9 et 10 / Les séries historiques

Enfin, on a tous un genre de série télévisée de prédilection. Le mien est la série historique, quelle que puisse être la période traitée : je vais apprécier tout autant Rome, The Crown, Chernobyl, Downton Abbey, ou encore Kaamelott.

Je vais regarder tout autant la série qui se veut la plus fidèle possible à ce qu’elle représente que la série parodique, voire les séries qui ont une inspiration historique plus ou moins lointaine et appartiennent à des genres plus éloignés, comme Game of Thrones, qui s’apparente au médiéval fantastique.

Les livres qui m’attirent vont donc tout naturellement traiter ces thématiques, et je terminerai donc cette liste par trois lectures :

  • Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes, un ouvrage de Ioanis Deroide, publié en 2017 chez Vendémiaire
  • Game of Thrones : de l’histoire à la série, un de mes coups de coeur, l’ouvrage de Cédric Delaunay publié en 2018 aux éditions Nouveau monde
  • Kaamelott : un livre d’histoire, de Justine Breton, publié lui aussi chez Vendémiaire en 2018

J’en aurai certainement une prochaine à ajouter, puisque Ioanis Deroide a publié en février dernier un ouvrage qui me semble des plus passionnants : L’Angleterre en séries, chez First éditions, et auquel je consacrerai très certainement un article un de ces jours…

Pour aller plus loin…

Afin de préparer cet article, j’ai cherché aussi quelques sites qui abordent l’univers des séries télévisées, et voilà où m’ont conduit mes recherches :

Voilà pour ce deuxième hors-série estival.

Je vous souhaite une belle fin d’été, et je vous donne rendez-vous très bientôt sur Cinephiledoc !

Hors-série 1 : dix lectures cinéma indispensables

Cet été j’ai décidé de vous proposer deux hors-série relativement simples, et qui n’exigent pas de moi, comme l’an dernier, une énorme pile de lectures.

L’an dernier je vous avais proposé un hors-série sur Daphné du Maurier et un hors-série sur Agatha Christie. À cette occasion, j’avais lu biographies et autobiographies, romans de ces deux auteures, et j’avais vu des films adaptés de leurs oeuvres et des documentaires qui leur étaient consacrés.

Cette année, j’ai profité du confinement pour réfléchir à ces deux hors-série, et j’ai donc commencé à les rédiger au mois d’avril – je me rends ainsi compte que je n’ai jamais été aussi en avance sur ce blog, car, exception faite des articles de profdoc, mes articles cinéphiles sont prêts parfois jusqu’à six mois à l’avance.

Deux hors-série palmarès

Donc pour cet été, deux hors-série qui vont être de tout repos, tant dans leur conception que dans le stock de livres qu’ils exigeront.

Pour ce premier article de juillet, je vous propose la liste de mes 10 indispensables en lectures sur le cinéma.

J’ai l’habitude de vous proposer à chaque fin d’année un palmarès de lectures de l’année passée, j’élargis aujourd’hui le concept et cède moi aussi aux « 10 livres [cinéma] à emporter sur une île déserte », déjà parce que j’aime les listes (sinon je ne serais pas abonnée à la chaîne Blow Up Arte et je ne ferais pas non plus un bullet journal) et ensuite parce que j’aime les palmarès, même si en fonction des époques ils peuvent être des plus changeants.

Voici donc le palmarès de mes lectures sur le cinéma, presque depuis que je suis cinéphile et presque aussi depuis que je tiens Cinephiledoc.

1/ Le classique

Pour moi le classique des classiques en terme de lecture sur le cinéma reste l’ouvrage Hitchcock/Truffaut, familièrement appelé le Hitchbook.

Publié pour la première fois en 1966 aux éditions Robert Laffont, il restitue l’entretien entre Alfred Hitchcock et François Truffaut, sur une idée originelle de ce dernier : décortiquer l’oeuvre d’Hitchcock en abordant pour chaque film sa naissance, l’écriture de son scénario, les circonstances du tournage et le regard qu’Hitchcock porte sur chaque film.

Pourquoi c’est un classique du livre de cinéma ? Parce qu’il confronte deux réalisateurs qui parlent de leur art, parce qu’il est abondamment illustré, et parce qu’il a lui-même suscité un certain nombre d’analyses, de livres et de films.

2/ L’autobiographie

S’il ne fallait retenir qu’une autobiographie de cinéma, étant donné le côté périlleux et narcissique de l’exercice, il faudrait délaisser les souvenirs de stars, les mémoires dont on ignore si la personne l’a rédigé elle-même ou s’est fait aider, et les textes inachevés retrouvés juste après un décès au fin fond d’un grenier.

L’autobiographie de cinéma par excellence, c’est celle de Charlie Chaplin : Histoire de ma vie.

Elle a été publiée pour la première fois en 1964, et elle revient donc de son vivant (Chaplin est né en 1889 et mort en 1977) sur la plus grande partie de la vie de Chaplin.

Pourquoi c’est un incontournable ? Parce qu’elle se lit comme un roman (au départ un roman de Dickens), depuis la naissance et l’enfance de Chaplin dans la misère londonienne, sa vie d’enfant artiste, sa découverte du cinéma, les studios hollywoodiens, ses voyages, jusqu’à sa gloire et son immense popularité qui ne se sont jamais démenties depuis.

M’étant attardée sur les deux premiers indispensables, je vais aller un peu plus rapidement pour les suivants.

3/ La biographie

Pour les mêmes raisons que l’autobiographie de Chaplin, je retiens comme biographie le François Truffaut de Serge Toubiana et Antoine de Baecque, une biographie de référence, publiée pour la première fois chez Gallimard en novembre 1996.

L’ouvrage a été revu en 2001, l’édition de poche est disponible chez Folio : c’est un livre de près de 900 pages qui a été rédigé à partir des multiples témoignages de ses proches et de ses amis et de ses archives personnelles, qui étaient foisonnantes, puisqu’elles regroupaient notamment ses textes critiques, ses scénarios et sa correspondance, entre autres.

Je lui adjoindrais Le Petit voisin de Jérôme Tonnerre, pour un regard extérieur et une touche romanesque.

4/ Le roman

Et puisque nous parlons de romanesque, venons-en au roman. J’ai beaucoup hésité avec Le Figurant de Didier Blonde, mais j’ai voulu m’écarter quelque peu de l’univers truffaldien. J’aurais aussi pu choisir le Livre des illusions de Paul Auster, dont j’ai déjà abondamment parlé sur ce site, et qui a été publié en 2003, mais je cherchais quelque chose de plus récent.

Je replace donc ici LE roman étourdissant et presque inégalé sur le cinéma : Londres après minuit, d’Augusto Cruz : c’est une enquête policière doublée d’un road movie captivant à la poursuite d’un film muet disparu. Un chef d’oeuvre !

5/ Le dictionnaire

Là encore, il y a foison, c’est un genre que les auteurs apprécient : il y a le Dictionnaire Truffaut, d’Arnaud Guigue et Antoine de Baecque, il y a le Dictionnaire Spielberg de Clément Safra paru chez Vendémiaire.

Et puis il y a le Dictionnaire Hitchcock de Laurent Bourdon, préfacé par Claude Chabrol (s’il vous plaît) publié chez Larousse en 2007.

Alors oui, ça parle encore d’Hitchcock (et je n’ai pas fini) mais ça parle d’Hitchcock avec une érudition étourdissante, et qui s’attarde sur le moindre détail, un peu à la Blow Up. Si l’on reprend le résumé :

TOUT sur Hitchcock, ses films (et téléfilms), ses acteurs et actrices, ses collaborateurs et collaboratrices, son père, sa mère, sa femme, sa fille, ses chiens, ses lubies, ses secrets, ses trucs de tournage…
Un dictionnaire exhaustif (4 millions de signes), comptant plus 1 500 entrées.

Plus de 1000 biographies consacrées aux hommes et femmes ayant travaillé avec le maître.

– De Ronald Adam (un aristocrate dans Les Amants du capricorne) à Peter von Zerneck (un pronazi dans Les Enchaînés), tous les comédiens et comédiennes dirigés par Hitchcock de son premier film (The Pleasure garden) à son dernier (Complot de famille).
– Les auteurs, adaptateurs, scénaristes ayant travaillé avec Hitchcock, ainsi que les directeurs de la photographie, les monteurs, les musiciens…
Chaque article est accompagné d’une présentation exhaustive de cette collaboration.

De nombreux thèmes sont traités (voyeurisme, culpabilité, homosexualité) et des personnages types (couples mariés, alcooliques, handicapés, logeuses…) des pays ou des monuments. Et également des objets « fétiches » (menottes, cabines téléphoniques, trains, etc…), des entrées variées

Chacun des 57 longs métrages d’Hitchcock est l’objet d’un développement in extenso, sur de nombreuses pages, par l’auteur.

6/ Un film

Pour un ouvrage consacré à un film précis, je remonte le temps et je prends l’un de mes tous premiers coups de coeur de lectrice cinéphile.

Il s’agit de 5e avenue, 5 heures du matin, un ouvrage consacré au tournage de Diamants sur canapé, écrit par Sam Wasson et publié chez Sonatine en 2012.

C’est une chronique du tournage, avec anecdotes, secrets et photos, et qui se laisse apprécier bien plus qu’Audrey Hepburn n’appréciait le croissant qu’elle devait manger dans la fameuse scène d’ouverture…

7/ Un réalisateur

Là encore, je vais essayer de sortir de mon panthéon habituel Truffaut – Hitchcock – Chaplin. Je sélectionne donc l’ouvrage déjà mentionné (et pas plus tard que le mois dernier) : Les archives Stanley Kubrick aux éditions Taschen.

Un ouvrage exhaustif et superbement illustré, qui met à la portée du cinéphile le plus modeste « une grande partie des images les plus mémorables extraites des films de Kubrick, des interviews éloquentes et de nombreux documents issus de ses archives personnelles tels que des éléments de conception de décor, des scénarios, des notes, des lettres et des plans de tournage ».

8/ L’archéologue

Là encore, pas de surprise, je cite à nouveau mon Simon Braund fétiche et son magnifique ouvrage : Les plus grands films que vous ne verrez jamais, publié en 2013 aux éditions Dunod

Simple, beau, efficace, et éclairant de manière émouvante les oeuvres qui n’ont pas pu voir le jour.

9/ Le culinaire

J’ai quelque peu hésité pour ces deux dernières rubriques : le culinaire et le vagabond.

Parce qu’à nouveau, j’aurais pu choisir de mettre à l’honneur Hitchcock avec l’ouvrage La Sauce était presque parfaite, ou Chaplin, avec À table avec Charlie Chaplin, qui m’a rappelé l’excellent site de Claire Dixhaut, Cinémiam.

Je choisis les ouvrages du Gastronogeek, que j’ai eu encore récemment l’occasion de feuilleter, et qui permettent de voyager, avec les papilles, dans un univers cinématographique des plus étendus, allant des dessins animés des années 80 aux banquets d’Astérix.

10/ Le vagabond

Je termine enfin ce palmarès par les livres qui nous font voyager au cinéma. Il y en a à foison : ceux qui se consacrent au cinéma étranger (cinéma japonais, cinéma italien, cinéma espagnol, cinéma américain), ceux qui s’attardent sur une ville (New York ou Paris) et qui me rappellent les virées cinéphiles du Fossoyeur…

Et puis il y a la série des ouvrages de Philippe Lombard publiés chez Parigramme, avec notamment Le Paris de François Truffaut (mais j’avais dit que je quittais mon panthéon) et Paris en 100 films de légende.

C’est donc avec ces promenades cinéphiles que je vous quitte, vous souhaitant un bel été et vous disant à bientôt sur Cinephiledoc !

Juin 2020 : profdoc et CDI en (dé)confinement ?

Comme je l’avais indiqué dans les articles #profdoc d’avril et de mai, et afin d’équilibrer entre elles les différentes publications sur ce site, voici ce que vous retrouverez dans cet article du mois de juin :

  • quelques-unes des activités menées début mai que je n’avais pas encore abordées ;
  • quelques activités déjà abordées et sur lesquelles je vais revenir pour les approfondir (en particulier la fin des séances en SNT et le blog du CDI) ;
  • les activités menées entre le 25 mai et le 26 juin.

Pour cet article, je reprends aussi la structure de l’article d’avril avec les différentes problématiques de télétravail, en y ajoutant les problématiques de déconfinement du CDI.

Le bujo du (dé)confinement

J’avais commencé à partager mes pages de bullet journal avec les indications de mes différentes activités : voici la suite, avec la période du déconfinement, et qui alterne travail à distance et travail sur place.

1 – Adaptation à distance des séances pédagogiques afin de maintenir les projets prévus en collaboration avec les enseignants.

De nouveau, je ne reviens pas sur les blogs d’histoire géographie géopolitique sciences politiques HGGSP (2 d’entre eux fonctionnent très régulièrement avec des dépôts de travaux d’élèves, le troisième est quelque peu au point mort), ni sur le blog d’EMC 1ère. Je ne reviendrai pas non plus sur le blog d’histoire-géo : faute de nouvelles du collègue, j’ai arrêté de publier dessus.

Je vais par contre finir de développer un peu plus les présentations proposées le mois dernier des deux derniers blogs de SNT ainsi que les productions réalisées par les élèves.

SNT : 5 blogs

Au terme de cette période, et pour traiter la thématique des réseaux sociaux, c’est donc 5 blogs sur l’ENT que j’ai consacrés à l’enseignement de SNT. J’ai déjà présenté en avril et mai le blog « crash test » des 2NDES9, les blogs des 2NDES11 et 2NDES12 avec le déroulé des activités, et j’avais présenté également le déroulé des activités des 2NDES3.

Concernant la dernière classe, les 2NDES2, nous avons repris les mêmes activités que pour les 2NDES3.

J’ai été impressionnée par la qualité du travail fourni par les élèves, quelles que soient les classes.

Je précise à nouveau, pour la présentation des réseaux sociaux, que les élèves présentent le réseau social de leur choix en utilisant les codes graphiques et le vocabulaire propre à ce réseau. Bien évidemment, on ne les force pas à s’inscrire sur un réseau ou à divulguer le nom de leur compte. Ils peuvent faire preuve d’ingéniosité et utiliser captures d’écran et retouches d’images.

Mais la plupart d’entre eux font montre d’une véritable virtuosité : comme cet élève qui a présenté Twitter sous la forme d’un thread, ou ces deux jeunes filles qui ont présenté YouTube avec une vidéo des plus abouties.

Voici donc une présentation de leurs travaux (j’ai réalisé pour chaque classe le même type de présentation, et les élèves étaient ravis), que je vous laisse apprécier…

Productions des élèves

Retour et analyse de ces séances

J’ai eu l’occasion d’intervenir durant un webinaire organisé par le réseau CANOPÉ sur ces séances et leur adaptation à distance. Le webinaire s’est tenu le lundi 8 juin et le mercredi 24 juin pour une deuxième session. Pour l’occasion, j’avais préparé un premier compte-rendu, que vous trouverez ci-dessous :

Puis un deuxième, qui sera publié sur le site a priori.

Présentation de l’épreuve du grand oral aux classes de première

Je l’avais indiqué au tout début du confinement, Aurélie, une copine qui enseigne la physique-chimie et l’enseignement scientifique au lycée, m’avait demandé de préparer une séance pour présenter le grand oral à ses élèves de première.

J’ai donc planché sur une séance, en m’appuyant sur une formation que j’avais suivie début mars avec les professeurs documentalistes de mon bassin, et qui était animée par Laura Dahan, comédienne et metteuse en scène.

Cette séance était évidemment pensée pour être menée en présentiel, mais fin mai arrivant, Aurélie m’a demandé de la faire à distance avec ses élèves.

Lorsque durant un conseil pédagogique, j’ai pu présenter l’initiative (juste avant la date de la séance), j’ai été sollicitée par plusieurs collègues, j’ai donc contacté les professeurs principaux de premières pour leur proposer de mener la séance avec leurs classes.

Voici le support que j’avais proposé :

Ainsi qu’une présentation synthétique que j’ai également mis à disposition des élèves, avec d’autres ressources que je leur ai partagées sur l’application Pearltrees de l’ENT.

Enfin, voilà le bilan de ces séances :

2 – Sélection, proposition de ressources pour les professeurs et pour les élèves et communication

Voici les initiatives réalisées à destination des professeurs et des élèves : il s’agit principalement de veille culturelle avec une mise en forme sur Genial.ly dans certains cas.

« Et après, qu’est-ce qui se passe ? »

Le but de cette présentation était d’inciter les élèves (et les enseignants) à la lecture en leur proposant une sélection d’incipits, et en permettant d’accéder à la suite de l’oeuvre si la première phrase « accrochait » son lecteur.

8 mai 1945

Pour le 8 mai 1945, je prévoyais une grande exposition de ressources au CDI… évidemment je n’ai pas pu. Je me suis donc rabattue sur une présentation cliquable, avec principalement des discours, des vidéos, et des liens renvoyant vers des expositions et des musées.

Blog « Le point culture et lecture du CDI »

J’ai continué à alimenter le blog du CDI sur l’ENT, à raison d’un à deux articles par semaine.

  • Semaine du 25 mai : une présentation consacrée à Victor Hugo, à l’occasion des 135 ans de sa disparition, un article présentant le padlet réalisé par le CIO de Sainte-Geneviève-des-Bois pour informer les élèves sur l’orientation, un article publié par Christophe, collègue de maths, sur les conférences de l’école Polytechnique
  • Semaine du 1er juin : une présentation sur Hitchcock (je voulais à l’origine organiser une exposition Hitchcock au CDI), un nouvel article publié par Christophe, et un article sur le CDI déconfiné
  • Semaine du 8 juin : un article sur les lieux culturels déconfinés, la présentation des travaux de SNT des 2NDES 3
  • Semaine du 15 juin : une présentation sur l’appel du 18 juin ; une présentation – que j’aurais souhaité ne jamais faire – en hommage à l’écrivain disparu Carlos Ruiz Zafòn
  • Semaine du 22 juin : un deuxième article sur le CDI déconfiné avec les différentes étapes de réaménagement du coin lecture et orientation.
Présentation Victor Hugo

J’ai réalisé cette présentation pour les 135 ans de la disparition de Victor Hugo, et en clin d’oeil pour une collègue de français qui me racontait lire sa correspondance avec Juliette Drouet pendant le confinement :

Présentation Hitchcock

Pour les 40 ans de la disparition du réalisateur, je voulais organiser une petite exposition au CDI sur le cinéma, le suspense, les scènes de crime… je me suis rabattue comme d’habitude pendant cette période sur cette présentation cliquable, à laquelle j’ai ajouté des gifs pour donner plus de dynamisme :

Appel du 18 juin

Enfin, pour clôturer cette année riche en présentations réalisées sur Genial.ly, j’ai proposé cette dernière sur les 80 ans de l’appel du 18 juin :

Pearltrees « Veille E-INSTANT CDI »

J’ai ajouté dans ce pearltrees la plupart de mes Genial.ly culturels réalisés depuis deux ans. J’ai aussi organisé mes collections et je propose désormais à gauche de chaque section une note qui explique ce qu’elle contient.

Ainsi, je propose à côté de la section « veille thématique » une note « Je veille pour vous ». Le but est, en cas d’une utilisation très restreinte du CDI à la rentrée de septembre, de donner aux enseignants la possibilité de me faire part de leurs besoins en terme de veille et de ressources numériques.

Cette possibilité fait le lien avec le travail de gestion, que je vais maintenant aborder.

Visite virtuelle du CDI

Afin d’anticiper sur l’incertitude de la rentrée de septembre, et en lien avec les travaux de réaménagement de l’espace lecture et orientation (voir plus bas), j’ai décidé de proposer aux élèves une petite exposition virtuelle du CDI :

3 – Travail de gestion

Afin d’anticiper la période assez incertaine du déconfinement du CDI et de la fin d’année scolaire, voici les activités réalisées ce mois-ci.

Nouvel onglet sur le portail E-SIDOC : le CDI outside

J’ai voulu proposer un espace dédié sur le portail E-SIDOC et qui permettrait aux élèves d’avoir accès à un CDI virtuel, au cas où son accès en septembre soit toujours des plus contraints.

J’ai donc imaginé trois rubriques : le DRIVE IN, le PICK UP, et le CLICK AND COLLECT. Pourquoi ces termes et pourquoi en anglais ?

D’abord parce que ces termes sont accrocheurs, ils donnent envie selon moi. Ensuite, chacun de ces termes correspondent, dans mon esprit, à la traduction à distance d’une mission du professeur documentaliste :

  • DRIVE IN, c’est « entrer » : c’est la formation à la recherche de l’information, cette rubrique est dédiée à l’EMI, aux parties des programmes du lycée qui intéressent de près le prof doc, au numérique et à l’esprit critique
  • PICK UP, c’est « ramasser » : c’est la gestion du centre de ressources. Dans cette rubrique, l’élève trouve des contenus qui vont approfondir ses connaissances disciplinaires (textes imposés de français, vulgarisation scientifique)
  • CLICK AND COLLECT, enfin, c’est « cliquer et collecter » : c’est l’ouverture sur l’extérieur. L’élève y trouvera des actualités et des ressources culturelles

Je me suis évidemment inspirée d’autres portails E-SIDOC, et de ressources publiées par des profs docs, comme Anne-Lise Dupont et Sandrine Duquenne. Concernant les visuels de présentation de l’espace, j’ai proposé à Floriane de les réaliser, ce qu’elle a fait, comme d’habitude, admirablement.

Pour chaque rubrique figure en en-tête une présentation sur Genial.ly, ainsi que quelques éléments d’introduction. Voici un exemple avec le Genial.ly réalisé pour l’espace DRIVE-IN :

J’ai ajouté des sitographies et des flux RSS pour enrichir chacun des espaces.

Visuel sur les manuels numériques

Afin également d’anticiper la rentrée de septembre, j’ai mis à disposition des enseignants sur le pearltrees un visuel de présentation de l’accès aux manuels numériques sur l’ENT.

Bilan d’activités

Pendant le confinement, nous avons rédigé le plus gros du bilan d’activités de l’année, un document assez conséquent, et c’est à nouveau Floriane qui s’est chargé d’en réaliser une version plus visuelle :

Activités de gestion sur place

J’ai pu retourner au CDI avec Floriane à partir du 27 mai. Nous avons donc pu réaliser les tâches suivantes :

  • bulletinage des quotidiens et magazines reçus pendant le confinement, archivage, réabonnements
  • rangement des expositions mises en place avant le confinement
  • gestion des « retards » : prise de contact avec les enseignants des élèves concernés, avec la vie scolaire et envoi d’un mail individuel sur l’ENT
  • gestion des spécimens : envoi aux enseignants d’un tableau où ils peuvent s’inscrire pour indiquer un créneau de récupération
  • récolement

Nous avons reçu, au moment où j’écris ces lignes, près de 80 cartons de spécimens. Lorsque mes collègues sont venus les récupérer, je n’ai pas pu résister à leur proposer ce petit problème de maths, réalisé avec la complicité de Christophe, mon comparse de maths au lycée.

Réaménagement du coin lecture / orientation : avant et après

Voici en photos l’évolution de l’espace avec une modernisation du kiosque ONISEP, et l’installation d’un nouveau meuble à mangas pour les élèves :

4 – Auto-formation

Avancées dans PIX

Pour cette période des mois de mai et juin, j’avoue avoir quelque peu mis en pause mes progrès sur la plateforme, voilà cependant où j’en suis :

  1. Information et données : 5 / 5 / 4
  2. Communication et collaboration : 4 / 5 / 4 / 5
  3. Création de contenus : 2 / 4 / 3 / 1
  4. Protection et sécurité : 4 / 4 / 4
  5. Environnement numérique : 2 / non commencé

En tout j’ai obtenu pour l’instant 485 pix.

Lectures

Voici mes lectures entre le 21 mai et le 26 juin :

  • les comics édités par la plateforme Netflix : Prodigy, Sharkey : Le chasseur de primes et The magic order ;
  • le tome 1 de la BD James Bond 007, VARGR publié chez Delcourt ;
  • L’Angleterre en séries, de Ioanis Deroide ;
  • Saison des roses (BD) de Chloé Wary ;
  • Les 3 tomes de la trilogie Wielstadt de Pierre Pevel : Les Ombres de Wielstadt, Les Masques de Wielstadt et Le Chevalier de Wielstadt, trilogie que j’ai adoré !
  • Le Tatoueur d’Auschwitz de Heather Morris

Hommage à Carlos Ruiz Zafón

Je termine cet article (et cette année scolaire) par la présentation hommage que j’ai consacrée à l’écrivain Carlos Ruiz Zafón.

Comme je l’indiquais plus haut, j’aurais souhaité ne pas avoir à faire cette présentation. En effet, Zafón est l’un de mes écrivains préférés : j’ai visité Barcelone en lisant L’Ombre du vent, sur les conseils d’une amie, et j’étais persuadée pouvoir continuer à découvrir des ouvrages de cet auteur pendant encore au moins vingt ans…

Bref, c’est avec Carlos Ruiz Zafón que je vous laisse pour cet été, en vous souhaitant tout le repos possible pendant ces vacances, de belles lectures et de belles découvertes.

À très bientôt sur Cinephiledoc !

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