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Hors-série 2 : dix lectures sur les séries télévisées

Pour ce deuxième hors-série estival, j’ai choisi de vous suggérer quelques lectures sur les séries télévisées, à la manière de ce que j’ai fait pour le cinéma au mois de juillet.

Évidemment, j’ai dans ma bibliothèque beaucoup moins de livres sur les séries télévisées que sur le cinéma, je vais donc traiter la question de manière un peu différente.

L’angle que je vais prendre sera le suivant : quelles lectures peut avoir le fan de séries télévisées, soit pour s’immerger dans cet univers, soit pour en décortiquer l’un ou l’autre des aspects ?

Il n’y a donc pas de classements, de palmarès de lectures à proprement parler dans cet article, mais plutôt un guide du voyageur dans l’univers des séries télévisées.

Un guide du voyageur

Comment peut se repérer le spectateur de séries télévisées dans cet univers en quasi perpétuelle expansion ?

D’abord comme tout lecteur ou comme tout cinéphile : il fait son entrée grâce à une série en particulier. Pour certains qui n’auront pas fait cette rencontre, les données du problème sont simples : ils ne regardent pas de séries télévisées parce que ce n’est pas « leur truc ».

J’ai tendance à penser que, comme pour les livres et comme pour les films, ce n’est pas « leur truc » tant qu’ils n’ont pas trouvé la bonne série.

Une fois la première série terminée (s’il s’agit d’une série ayant déjà un point final), le spectateur va en choisir une autre qui va peut-être plus ou moins ressembler à la première, puis va tenter de sortir progressivement de sa zone de confort, j’ai en tête l’image de graphes littéraires, on pourrait imaginer la même chose avec les différentes séries télévisées.

10 lectures sur les séries télévisées

Pour rédiger cet article, j’ai donc observé ce que, moi, en tant que spectatrice de séries télévisées, j’avais dans ma bibliothèque et ce que j’attendais d’un livre qui se consacrerait soit aux séries télévisées en général, soit sur une thématique propre à un ensemble de séries, soit à une série en particulier.

1/ Faire un tour d’horizon

Afin d’avoir une vision d’ensemble, générale et accessible, des séries télévisées, le mieux selon moi est de disposer d’un dictionnaire.

Certes, comme tous les dictionnaires, il va être publié à une date donnée, et il va falloir le réactualiser régulièrement, mais le dictionnaire ou l’encyclopédie reste pour moi la porte d’entrée idéale dans un univers.

Dans ce domaine, la référence reste le Dictionnaire des séries télévisées de Nils C. Ahl et Benjamin Fau, publié en 2011 chez Philippe Rey et réédité en 2016.

C’est un ouvrage qui se veut le plus exhaustif possible, mais j’ai tout de même une petite réserve le concernant : l’absence totale d’illustration.

Je lui préfère le livre Séries : une addiction planétaire, de Charlotte Blum, publié la même année (en 2011) chez la Martinière.

Donc oui, la réédition du Dictionnaire est plus récente, mais pour un bel ouvrage sur l’univers des séries télévisées, on se tourne vers le livre de Charlotte Blum.

Si l’on s’intéresse à une version en ligne de ce type d’ouvrages, je renvoie vers le portail Séries télévisées de Wikipédia.

2/ Sortir de sa zone de confort

Lorsque, après avoir savouré sa première série, on cherche à en découvrir d’autres, on peut s’appuyer généralement aujourd’hui sur toutes les suggestions proposées par le bouche à oreilles, par des articles sur internet, par les plateformes de streaming auxquelles on est abonné.

Parce que je n’ai pas pu résister au plaisir de revoir Friends sur Netflix, Netflix persiste à vouloir me suggérer de regarder How I met your mother, série dont j’avais certes regardé le début, mais dont j’ai vite décroché.

Dans les suggestions, et au moment où j’écris cet article, l’application me propose la partie 4 de La Casa de Papel (que j’ai déjà vu sur un autre profil), me suggère de reprendre la lecture de The Good place, ou m’indique la série The English game, sans doute parce que j’adore The Crown.

Avant que ce type de suggestions soit disponible, Charlotte Blum, déjà mentionnée plus haut, avait écrit un superbe ouvrage : Vous aimez les séries, ce livre est fait pour vous, publié en 2015 chez La Martinière.

Ce livre adoptait le principe génial de présenter à chaque fois une série d’anthologie, et de présenter une à quatre autre séries que le spectateur pourrait apprécier s’il était fan de la première.

Je me suis amusée à feuilleter à nouveau ce livre pour écrire cet article, et je confirme : c’est un bijou !

3 à 5 / Décrypter l’univers

Une fois que l’on a vu sa première série, et que l’on s’est laissé suggérer trois ou quatre autres titres, puis que l’on a plongé tête baissée et sans plus jamais ressortir la tête, à chaque fois que l’on va reprendre sa respiration, on va s’interroger sur ce qui fait une bonne série télévisée, et comment s’exerce son pouvoir de fascination.

Je donne ici quelques titres dont j’ai fait des lectures un peu en mode « butinage » : je ne suis pas forcément allée jusqu’au bout du livre mais les éléments que j’en ai retirés ont enrichi mon regard sur les séries télévisées.

Le premier que j’ai eu entre les mains était L’Anatomie du scénario, de John Truby, un ouvrage publié en 2010 aux éditions Nouveau monde et qui analyse des centaines de films, de pièces de théâtre, de romans, et de séries télévisées, afin d’offrir au  scénariste en herbe une bible de l’écriture.

Le second est un ouvrage en plusieurs tomes (dont à ce jour je n’ai que le premier) : L’art des séries télé, de Vincent Colonna, publié en 2015 chez Payot dans la collection Petite bibliothèque.

Enfin, le dernier, et le plus récent, est Décoder les séries télévisées, un ouvrage universitaire dirigé par Sarah Sepulchre et publié en 2017 chez Deboeck Supérieur.

6 et 7 / Miroirs de la société

Ce qui est ensuite intéressant dans les séries qu’on regarde, c’est ce qu’elles nous révèlent de nous mêmes et de la société qui nous entoure.

Deux ouvrages m’ont particulièrement intéressée dans ce domaine, et j’ai pris beaucoup de plaisir à les lire et à les chroniquer sur ce site.

Le premier est Friends : Destins de la génération X, de Donna Andréolle et publié en 2015 aux éditions PUF.

Le second est Sex and the séries, d’Iris Brey, publié aux éditions de l’Olivier en 2018, et qui explore les différents aspects de la sexualité et ses représentations dans les séries, comme l’indique le résumé proposé sur le site de l’éditeur :

Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l’expérience des femmes.

En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le « regard masculin » est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ?

Érudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.

8, 9 et 10 / Les séries historiques

Enfin, on a tous un genre de série télévisée de prédilection. Le mien est la série historique, quelle que puisse être la période traitée : je vais apprécier tout autant Rome, The Crown, Chernobyl, Downton Abbey, ou encore Kaamelott.

Je vais regarder tout autant la série qui se veut la plus fidèle possible à ce qu’elle représente que la série parodique, voire les séries qui ont une inspiration historique plus ou moins lointaine et appartiennent à des genres plus éloignés, comme Game of Thrones, qui s’apparente au médiéval fantastique.

Les livres qui m’attirent vont donc tout naturellement traiter ces thématiques, et je terminerai donc cette liste par trois lectures :

  • Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes, un ouvrage de Ioanis Deroide, publié en 2017 chez Vendémiaire
  • Game of Thrones : de l’histoire à la série, un de mes coups de coeur, l’ouvrage de Cédric Delaunay publié en 2018 aux éditions Nouveau monde
  • Kaamelott : un livre d’histoire, de Justine Breton, publié lui aussi chez Vendémiaire en 2018

J’en aurai certainement une prochaine à ajouter, puisque Ioanis Deroide a publié en février dernier un ouvrage qui me semble des plus passionnants : L’Angleterre en séries, chez First éditions, et auquel je consacrerai très certainement un article un de ces jours…

Pour aller plus loin…

Afin de préparer cet article, j’ai cherché aussi quelques sites qui abordent l’univers des séries télévisées, et voilà où m’ont conduit mes recherches :

Voilà pour ce deuxième hors-série estival.

Je vous souhaite une belle fin d’été, et je vous donne rendez-vous très bientôt sur Cinephiledoc !

Hors-série 1 : dix lectures cinéma indispensables

Cet été j’ai décidé de vous proposer deux hors-série relativement simples, et qui n’exigent pas de moi, comme l’an dernier, une énorme pile de lectures.

L’an dernier je vous avais proposé un hors-série sur Daphné du Maurier et un hors-série sur Agatha Christie. À cette occasion, j’avais lu biographies et autobiographies, romans de ces deux auteures, et j’avais vu des films adaptés de leurs oeuvres et des documentaires qui leur étaient consacrés.

Cette année, j’ai profité du confinement pour réfléchir à ces deux hors-série, et j’ai donc commencé à les rédiger au mois d’avril – je me rends ainsi compte que je n’ai jamais été aussi en avance sur ce blog, car, exception faite des articles de profdoc, mes articles cinéphiles sont prêts parfois jusqu’à six mois à l’avance.

Deux hors-série palmarès

Donc pour cet été, deux hors-série qui vont être de tout repos, tant dans leur conception que dans le stock de livres qu’ils exigeront.

Pour ce premier article de juillet, je vous propose la liste de mes 10 indispensables en lectures sur le cinéma.

J’ai l’habitude de vous proposer à chaque fin d’année un palmarès de lectures de l’année passée, j’élargis aujourd’hui le concept et cède moi aussi aux « 10 livres [cinéma] à emporter sur une île déserte », déjà parce que j’aime les listes (sinon je ne serais pas abonnée à la chaîne Blow Up Arte et je ne ferais pas non plus un bullet journal) et ensuite parce que j’aime les palmarès, même si en fonction des époques ils peuvent être des plus changeants.

Voici donc le palmarès de mes lectures sur le cinéma, presque depuis que je suis cinéphile et presque aussi depuis que je tiens Cinephiledoc.

1/ Le classique

Pour moi le classique des classiques en terme de lecture sur le cinéma reste l’ouvrage Hitchcock/Truffaut, familièrement appelé le Hitchbook.

Publié pour la première fois en 1966 aux éditions Robert Laffont, il restitue l’entretien entre Alfred Hitchcock et François Truffaut, sur une idée originelle de ce dernier : décortiquer l’oeuvre d’Hitchcock en abordant pour chaque film sa naissance, l’écriture de son scénario, les circonstances du tournage et le regard qu’Hitchcock porte sur chaque film.

Pourquoi c’est un classique du livre de cinéma ? Parce qu’il confronte deux réalisateurs qui parlent de leur art, parce qu’il est abondamment illustré, et parce qu’il a lui-même suscité un certain nombre d’analyses, de livres et de films.

2/ L’autobiographie

S’il ne fallait retenir qu’une autobiographie de cinéma, étant donné le côté périlleux et narcissique de l’exercice, il faudrait délaisser les souvenirs de stars, les mémoires dont on ignore si la personne l’a rédigé elle-même ou s’est fait aider, et les textes inachevés retrouvés juste après un décès au fin fond d’un grenier.

L’autobiographie de cinéma par excellence, c’est celle de Charlie Chaplin : Histoire de ma vie.

Elle a été publiée pour la première fois en 1964, et elle revient donc de son vivant (Chaplin est né en 1889 et mort en 1977) sur la plus grande partie de la vie de Chaplin.

Pourquoi c’est un incontournable ? Parce qu’elle se lit comme un roman (au départ un roman de Dickens), depuis la naissance et l’enfance de Chaplin dans la misère londonienne, sa vie d’enfant artiste, sa découverte du cinéma, les studios hollywoodiens, ses voyages, jusqu’à sa gloire et son immense popularité qui ne se sont jamais démenties depuis.

M’étant attardée sur les deux premiers indispensables, je vais aller un peu plus rapidement pour les suivants.

3/ La biographie

Pour les mêmes raisons que l’autobiographie de Chaplin, je retiens comme biographie le François Truffaut de Serge Toubiana et Antoine de Baecque, une biographie de référence, publiée pour la première fois chez Gallimard en novembre 1996.

L’ouvrage a été revu en 2001, l’édition de poche est disponible chez Folio : c’est un livre de près de 900 pages qui a été rédigé à partir des multiples témoignages de ses proches et de ses amis et de ses archives personnelles, qui étaient foisonnantes, puisqu’elles regroupaient notamment ses textes critiques, ses scénarios et sa correspondance, entre autres.

Je lui adjoindrais Le Petit voisin de Jérôme Tonnerre, pour un regard extérieur et une touche romanesque.

4/ Le roman

Et puisque nous parlons de romanesque, venons-en au roman. J’ai beaucoup hésité avec Le Figurant de Didier Blonde, mais j’ai voulu m’écarter quelque peu de l’univers truffaldien. J’aurais aussi pu choisir le Livre des illusions de Paul Auster, dont j’ai déjà abondamment parlé sur ce site, et qui a été publié en 2003, mais je cherchais quelque chose de plus récent.

Je replace donc ici LE roman étourdissant et presque inégalé sur le cinéma : Londres après minuit, d’Augusto Cruz : c’est une enquête policière doublée d’un road movie captivant à la poursuite d’un film muet disparu. Un chef d’oeuvre !

5/ Le dictionnaire

Là encore, il y a foison, c’est un genre que les auteurs apprécient : il y a le Dictionnaire Truffaut, d’Arnaud Guigue et Antoine de Baecque, il y a le Dictionnaire Spielberg de Clément Safra paru chez Vendémiaire.

Et puis il y a le Dictionnaire Hitchcock de Laurent Bourdon, préfacé par Claude Chabrol (s’il vous plaît) publié chez Larousse en 2007.

Alors oui, ça parle encore d’Hitchcock (et je n’ai pas fini) mais ça parle d’Hitchcock avec une érudition étourdissante, et qui s’attarde sur le moindre détail, un peu à la Blow Up. Si l’on reprend le résumé :

TOUT sur Hitchcock, ses films (et téléfilms), ses acteurs et actrices, ses collaborateurs et collaboratrices, son père, sa mère, sa femme, sa fille, ses chiens, ses lubies, ses secrets, ses trucs de tournage…
Un dictionnaire exhaustif (4 millions de signes), comptant plus 1 500 entrées.

Plus de 1000 biographies consacrées aux hommes et femmes ayant travaillé avec le maître.

– De Ronald Adam (un aristocrate dans Les Amants du capricorne) à Peter von Zerneck (un pronazi dans Les Enchaînés), tous les comédiens et comédiennes dirigés par Hitchcock de son premier film (The Pleasure garden) à son dernier (Complot de famille).
– Les auteurs, adaptateurs, scénaristes ayant travaillé avec Hitchcock, ainsi que les directeurs de la photographie, les monteurs, les musiciens…
Chaque article est accompagné d’une présentation exhaustive de cette collaboration.

De nombreux thèmes sont traités (voyeurisme, culpabilité, homosexualité) et des personnages types (couples mariés, alcooliques, handicapés, logeuses…) des pays ou des monuments. Et également des objets « fétiches » (menottes, cabines téléphoniques, trains, etc…), des entrées variées

Chacun des 57 longs métrages d’Hitchcock est l’objet d’un développement in extenso, sur de nombreuses pages, par l’auteur.

6/ Un film

Pour un ouvrage consacré à un film précis, je remonte le temps et je prends l’un de mes tous premiers coups de coeur de lectrice cinéphile.

Il s’agit de 5e avenue, 5 heures du matin, un ouvrage consacré au tournage de Diamants sur canapé, écrit par Sam Wasson et publié chez Sonatine en 2012.

C’est une chronique du tournage, avec anecdotes, secrets et photos, et qui se laisse apprécier bien plus qu’Audrey Hepburn n’appréciait le croissant qu’elle devait manger dans la fameuse scène d’ouverture…

7/ Un réalisateur

Là encore, je vais essayer de sortir de mon panthéon habituel Truffaut – Hitchcock – Chaplin. Je sélectionne donc l’ouvrage déjà mentionné (et pas plus tard que le mois dernier) : Les archives Stanley Kubrick aux éditions Taschen.

Un ouvrage exhaustif et superbement illustré, qui met à la portée du cinéphile le plus modeste « une grande partie des images les plus mémorables extraites des films de Kubrick, des interviews éloquentes et de nombreux documents issus de ses archives personnelles tels que des éléments de conception de décor, des scénarios, des notes, des lettres et des plans de tournage ».

8/ L’archéologue

Là encore, pas de surprise, je cite à nouveau mon Simon Braund fétiche et son magnifique ouvrage : Les plus grands films que vous ne verrez jamais, publié en 2013 aux éditions Dunod

Simple, beau, efficace, et éclairant de manière émouvante les oeuvres qui n’ont pas pu voir le jour.

9/ Le culinaire

J’ai quelque peu hésité pour ces deux dernières rubriques : le culinaire et le vagabond.

Parce qu’à nouveau, j’aurais pu choisir de mettre à l’honneur Hitchcock avec l’ouvrage La Sauce était presque parfaite, ou Chaplin, avec À table avec Charlie Chaplin, qui m’a rappelé l’excellent site de Claire Dixhaut, Cinémiam.

Je choisis les ouvrages du Gastronogeek, que j’ai eu encore récemment l’occasion de feuilleter, et qui permettent de voyager, avec les papilles, dans un univers cinématographique des plus étendus, allant des dessins animés des années 80 aux banquets d’Astérix.

10/ Le vagabond

Je termine enfin ce palmarès par les livres qui nous font voyager au cinéma. Il y en a à foison : ceux qui se consacrent au cinéma étranger (cinéma japonais, cinéma italien, cinéma espagnol, cinéma américain), ceux qui s’attardent sur une ville (New York ou Paris) et qui me rappellent les virées cinéphiles du Fossoyeur…

Et puis il y a la série des ouvrages de Philippe Lombard publiés chez Parigramme, avec notamment Le Paris de François Truffaut (mais j’avais dit que je quittais mon panthéon) et Paris en 100 films de légende.

C’est donc avec ces promenades cinéphiles que je vous quitte, vous souhaitant un bel été et vous disant à bientôt sur Cinephiledoc !

Juin 2020 : profdoc et CDI en (dé)confinement ?

Comme je l’avais indiqué dans les articles #profdoc d’avril et de mai, et afin d’équilibrer entre elles les différentes publications sur ce site, voici ce que vous retrouverez dans cet article du mois de juin :

  • quelques-unes des activités menées début mai que je n’avais pas encore abordées ;
  • quelques activités déjà abordées et sur lesquelles je vais revenir pour les approfondir (en particulier la fin des séances en SNT et le blog du CDI) ;
  • les activités menées entre le 25 mai et le 26 juin.

Pour cet article, je reprends aussi la structure de l’article d’avril avec les différentes problématiques de télétravail, en y ajoutant les problématiques de déconfinement du CDI.

Le bujo du (dé)confinement

J’avais commencé à partager mes pages de bullet journal avec les indications de mes différentes activités : voici la suite, avec la période du déconfinement, et qui alterne travail à distance et travail sur place.

1 – Adaptation à distance des séances pédagogiques afin de maintenir les projets prévus en collaboration avec les enseignants.

De nouveau, je ne reviens pas sur les blogs d’histoire géographie géopolitique sciences politiques HGGSP (2 d’entre eux fonctionnent très régulièrement avec des dépôts de travaux d’élèves, le troisième est quelque peu au point mort), ni sur le blog d’EMC 1ère. Je ne reviendrai pas non plus sur le blog d’histoire-géo : faute de nouvelles du collègue, j’ai arrêté de publier dessus.

Je vais par contre finir de développer un peu plus les présentations proposées le mois dernier des deux derniers blogs de SNT ainsi que les productions réalisées par les élèves.

SNT : 5 blogs

Au terme de cette période, et pour traiter la thématique des réseaux sociaux, c’est donc 5 blogs sur l’ENT que j’ai consacrés à l’enseignement de SNT. J’ai déjà présenté en avril et mai le blog « crash test » des 2NDES9, les blogs des 2NDES11 et 2NDES12 avec le déroulé des activités, et j’avais présenté également le déroulé des activités des 2NDES3.

Concernant la dernière classe, les 2NDES2, nous avons repris les mêmes activités que pour les 2NDES3.

J’ai été impressionnée par la qualité du travail fourni par les élèves, quelles que soient les classes.

Je précise à nouveau, pour la présentation des réseaux sociaux, que les élèves présentent le réseau social de leur choix en utilisant les codes graphiques et le vocabulaire propre à ce réseau. Bien évidemment, on ne les force pas à s’inscrire sur un réseau ou à divulguer le nom de leur compte. Ils peuvent faire preuve d’ingéniosité et utiliser captures d’écran et retouches d’images.

Mais la plupart d’entre eux font montre d’une véritable virtuosité : comme cet élève qui a présenté Twitter sous la forme d’un thread, ou ces deux jeunes filles qui ont présenté YouTube avec une vidéo des plus abouties.

Voici donc une présentation de leurs travaux (j’ai réalisé pour chaque classe le même type de présentation, et les élèves étaient ravis), que je vous laisse apprécier…

Productions des élèves

Retour et analyse de ces séances

J’ai eu l’occasion d’intervenir durant un webinaire organisé par le réseau CANOPÉ sur ces séances et leur adaptation à distance. Le webinaire s’est tenu le lundi 8 juin et le mercredi 24 juin pour une deuxième session. Pour l’occasion, j’avais préparé un premier compte-rendu, que vous trouverez ci-dessous :

Puis un deuxième, qui sera publié sur le site a priori.

Présentation de l’épreuve du grand oral aux classes de première

Je l’avais indiqué au tout début du confinement, Aurélie, une copine qui enseigne la physique-chimie et l’enseignement scientifique au lycée, m’avait demandé de préparer une séance pour présenter le grand oral à ses élèves de première.

J’ai donc planché sur une séance, en m’appuyant sur une formation que j’avais suivie début mars avec les professeurs documentalistes de mon bassin, et qui était animée par Laura Dahan, comédienne et metteuse en scène.

Cette séance était évidemment pensée pour être menée en présentiel, mais fin mai arrivant, Aurélie m’a demandé de la faire à distance avec ses élèves.

Lorsque durant un conseil pédagogique, j’ai pu présenter l’initiative (juste avant la date de la séance), j’ai été sollicitée par plusieurs collègues, j’ai donc contacté les professeurs principaux de premières pour leur proposer de mener la séance avec leurs classes.

Voici le support que j’avais proposé :

Ainsi qu’une présentation synthétique que j’ai également mis à disposition des élèves, avec d’autres ressources que je leur ai partagées sur l’application Pearltrees de l’ENT.

Enfin, voilà le bilan de ces séances :

2 – Sélection, proposition de ressources pour les professeurs et pour les élèves et communication

Voici les initiatives réalisées à destination des professeurs et des élèves : il s’agit principalement de veille culturelle avec une mise en forme sur Genial.ly dans certains cas.

« Et après, qu’est-ce qui se passe ? »

Le but de cette présentation était d’inciter les élèves (et les enseignants) à la lecture en leur proposant une sélection d’incipits, et en permettant d’accéder à la suite de l’oeuvre si la première phrase « accrochait » son lecteur.

8 mai 1945

Pour le 8 mai 1945, je prévoyais une grande exposition de ressources au CDI… évidemment je n’ai pas pu. Je me suis donc rabattue sur une présentation cliquable, avec principalement des discours, des vidéos, et des liens renvoyant vers des expositions et des musées.

Blog « Le point culture et lecture du CDI »

J’ai continué à alimenter le blog du CDI sur l’ENT, à raison d’un à deux articles par semaine.

  • Semaine du 25 mai : une présentation consacrée à Victor Hugo, à l’occasion des 135 ans de sa disparition, un article présentant le padlet réalisé par le CIO de Sainte-Geneviève-des-Bois pour informer les élèves sur l’orientation, un article publié par Christophe, collègue de maths, sur les conférences de l’école Polytechnique
  • Semaine du 1er juin : une présentation sur Hitchcock (je voulais à l’origine organiser une exposition Hitchcock au CDI), un nouvel article publié par Christophe, et un article sur le CDI déconfiné
  • Semaine du 8 juin : un article sur les lieux culturels déconfinés, la présentation des travaux de SNT des 2NDES 3
  • Semaine du 15 juin : une présentation sur l’appel du 18 juin ; une présentation – que j’aurais souhaité ne jamais faire – en hommage à l’écrivain disparu Carlos Ruiz Zafòn
  • Semaine du 22 juin : un deuxième article sur le CDI déconfiné avec les différentes étapes de réaménagement du coin lecture et orientation.
Présentation Victor Hugo

J’ai réalisé cette présentation pour les 135 ans de la disparition de Victor Hugo, et en clin d’oeil pour une collègue de français qui me racontait lire sa correspondance avec Juliette Drouet pendant le confinement :

Présentation Hitchcock

Pour les 40 ans de la disparition du réalisateur, je voulais organiser une petite exposition au CDI sur le cinéma, le suspense, les scènes de crime… je me suis rabattue comme d’habitude pendant cette période sur cette présentation cliquable, à laquelle j’ai ajouté des gifs pour donner plus de dynamisme :

Appel du 18 juin

Enfin, pour clôturer cette année riche en présentations réalisées sur Genial.ly, j’ai proposé cette dernière sur les 80 ans de l’appel du 18 juin :

Pearltrees « Veille E-INSTANT CDI »

J’ai ajouté dans ce pearltrees la plupart de mes Genial.ly culturels réalisés depuis deux ans. J’ai aussi organisé mes collections et je propose désormais à gauche de chaque section une note qui explique ce qu’elle contient.

Ainsi, je propose à côté de la section « veille thématique » une note « Je veille pour vous ». Le but est, en cas d’une utilisation très restreinte du CDI à la rentrée de septembre, de donner aux enseignants la possibilité de me faire part de leurs besoins en terme de veille et de ressources numériques.

Cette possibilité fait le lien avec le travail de gestion, que je vais maintenant aborder.

Visite virtuelle du CDI

Afin d’anticiper sur l’incertitude de la rentrée de septembre, et en lien avec les travaux de réaménagement de l’espace lecture et orientation (voir plus bas), j’ai décidé de proposer aux élèves une petite exposition virtuelle du CDI :

3 – Travail de gestion

Afin d’anticiper la période assez incertaine du déconfinement du CDI et de la fin d’année scolaire, voici les activités réalisées ce mois-ci.

Nouvel onglet sur le portail E-SIDOC : le CDI outside

J’ai voulu proposer un espace dédié sur le portail E-SIDOC et qui permettrait aux élèves d’avoir accès à un CDI virtuel, au cas où son accès en septembre soit toujours des plus contraints.

J’ai donc imaginé trois rubriques : le DRIVE IN, le PICK UP, et le CLICK AND COLLECT. Pourquoi ces termes et pourquoi en anglais ?

D’abord parce que ces termes sont accrocheurs, ils donnent envie selon moi. Ensuite, chacun de ces termes correspondent, dans mon esprit, à la traduction à distance d’une mission du professeur documentaliste :

  • DRIVE IN, c’est « entrer » : c’est la formation à la recherche de l’information, cette rubrique est dédiée à l’EMI, aux parties des programmes du lycée qui intéressent de près le prof doc, au numérique et à l’esprit critique
  • PICK UP, c’est « ramasser » : c’est la gestion du centre de ressources. Dans cette rubrique, l’élève trouve des contenus qui vont approfondir ses connaissances disciplinaires (textes imposés de français, vulgarisation scientifique)
  • CLICK AND COLLECT, enfin, c’est « cliquer et collecter » : c’est l’ouverture sur l’extérieur. L’élève y trouvera des actualités et des ressources culturelles

Je me suis évidemment inspirée d’autres portails E-SIDOC, et de ressources publiées par des profs docs, comme Anne-Lise Dupont et Sandrine Duquenne. Concernant les visuels de présentation de l’espace, j’ai proposé à Floriane de les réaliser, ce qu’elle a fait, comme d’habitude, admirablement.

Pour chaque rubrique figure en en-tête une présentation sur Genial.ly, ainsi que quelques éléments d’introduction. Voici un exemple avec le Genial.ly réalisé pour l’espace DRIVE-IN :

J’ai ajouté des sitographies et des flux RSS pour enrichir chacun des espaces.

Visuel sur les manuels numériques

Afin également d’anticiper la rentrée de septembre, j’ai mis à disposition des enseignants sur le pearltrees un visuel de présentation de l’accès aux manuels numériques sur l’ENT.

Bilan d’activités

Pendant le confinement, nous avons rédigé le plus gros du bilan d’activités de l’année, un document assez conséquent, et c’est à nouveau Floriane qui s’est chargé d’en réaliser une version plus visuelle :

Activités de gestion sur place

J’ai pu retourner au CDI avec Floriane à partir du 27 mai. Nous avons donc pu réaliser les tâches suivantes :

  • bulletinage des quotidiens et magazines reçus pendant le confinement, archivage, réabonnements
  • rangement des expositions mises en place avant le confinement
  • gestion des « retards » : prise de contact avec les enseignants des élèves concernés, avec la vie scolaire et envoi d’un mail individuel sur l’ENT
  • gestion des spécimens : envoi aux enseignants d’un tableau où ils peuvent s’inscrire pour indiquer un créneau de récupération
  • récolement

Nous avons reçu, au moment où j’écris ces lignes, près de 80 cartons de spécimens. Lorsque mes collègues sont venus les récupérer, je n’ai pas pu résister à leur proposer ce petit problème de maths, réalisé avec la complicité de Christophe, mon comparse de maths au lycée.

Réaménagement du coin lecture / orientation : avant et après

Voici en photos l’évolution de l’espace avec une modernisation du kiosque ONISEP, et l’installation d’un nouveau meuble à mangas pour les élèves :

4 – Auto-formation

Avancées dans PIX

Pour cette période des mois de mai et juin, j’avoue avoir quelque peu mis en pause mes progrès sur la plateforme, voilà cependant où j’en suis :

  1. Information et données : 5 / 5 / 4
  2. Communication et collaboration : 4 / 5 / 4 / 5
  3. Création de contenus : 2 / 4 / 3 / 1
  4. Protection et sécurité : 4 / 4 / 4
  5. Environnement numérique : 2 / non commencé

En tout j’ai obtenu pour l’instant 485 pix.

Lectures

Voici mes lectures entre le 21 mai et le 26 juin :

  • les comics édités par la plateforme Netflix : Prodigy, Sharkey : Le chasseur de primes et The magic order ;
  • le tome 1 de la BD James Bond 007, VARGR publié chez Delcourt ;
  • L’Angleterre en séries, de Ioanis Deroide ;
  • Saison des roses (BD) de Chloé Wary ;
  • Les 3 tomes de la trilogie Wielstadt de Pierre Pevel : Les Ombres de Wielstadt, Les Masques de Wielstadt et Le Chevalier de Wielstadt, trilogie que j’ai adoré !
  • Le Tatoueur d’Auschwitz de Heather Morris

Hommage à Carlos Ruiz Zafón

Je termine cet article (et cette année scolaire) par la présentation hommage que j’ai consacrée à l’écrivain Carlos Ruiz Zafón.

Comme je l’indiquais plus haut, j’aurais souhaité ne pas avoir à faire cette présentation. En effet, Zafón est l’un de mes écrivains préférés : j’ai visité Barcelone en lisant L’Ombre du vent, sur les conseils d’une amie, et j’étais persuadée pouvoir continuer à découvrir des ouvrages de cet auteur pendant encore au moins vingt ans…

Bref, c’est avec Carlos Ruiz Zafón que je vous laisse pour cet été, en vous souhaitant tout le repos possible pendant ces vacances, de belles lectures et de belles découvertes.

À très bientôt sur Cinephiledoc !

Barry Lyndon format vinyle

Voici un article presqu’exclusivement consacré à un film : le Barry Lyndon de Stanley Kubrick.

Des histoires d’articles

J’ai tendance à parler « du » Barry Lyndon de Stanley Kubrick, comme on peut parler du Dracula de Francis Ford Coppola, comme s’il existait d’autres Barry Lyndon que celui de Kubrick, qui pourtant est bien unique.

Et pourtant sur la couverture du livre dont je vais vous parler, on utilise bien la forme anglaise du possessif, à savoir Stanley Kubrick’s Barry Lyndon, donc le Barry Lyndon de Kubrick est une formule qui insiste moins sur le caractère unique ou non de l’oeuvre que sur sa paternité : c’est LE Barry Lyndon DE Kubrick.

J’espère après ces trois paragraphes ne pas déjà avoir perdu tout le monde…

Presqu’exclusivement ?

J’ai déjà eu l’occasion sur ce blog de parler de Stanley Kubrick – ne serait-ce que pour vous rabattre les oreilles du Napoléon qu’il n’a jamais tourné – et de Barry Lyndon.

Je vais donc dans cet article ne parler quasiment que de Barry Lyndon, en faisant quelques petits détours ici ou là, mais qui ne me conduiront jamais bien loin de l’Irlande ou de Kubrick.

Afin de me remettre proprement dans l’ambiance du film, au moment où j’écris cet article, je viens de lancer la lecture de la bande originale.

Musique et voix

Si je tente de faire abstraction de tout ce que j’ai déjà pu dire sur Barry Lyndon, il faut en effet que je ferme les yeux et que je revienne à quelque chose de purement sensoriel : la musique dans ce film.

C’est quelque chose d’assez entêtant (si je cherche un élément de comparaison, on pourrait éventuellement choisir la musique d’Inception ou d’Interstellar), globalement mélancolique, pour une atmosphère qui, à de rares exceptions près, reste relativement pesante.

Cette musique, j’ai le souvenir de l’avoir écouté, écouté encore, et réécouté encore sur une cassette audio dont la boite en plastique avait bien souffert, mais par chance la cassette avait résisté jusqu’à ce que les cassettes passent de mode – avant d’être remises sur le devant de la scène avec la série Stranger things

Pendant des années, j’ai cherché la bande originale en CD : les prix atteignaient des sommes astronomiques, et puis, un beau jour, enfin ! Ce CD, sur fond blanc, avec une silhouette noire, bottée, qui tient un pistolet et qui piétine une rose rouge de sa botte gauche.

Et donc cette musique, elle se compose globalement de 3 ou 4 éléments :

  • la sarabande de Haendel
  • le trio pour piano et cordes n°2 de Schubert, opus 100
  • des musiques traditionnelles irlandaises
  • d’autres compositions de musique classique : du Mozart, du Bach, du Vivaldi

Voilà pour l’atmosphère générale.

Le deuxième souvenir, c’est la voix. Imaginez en français, sur deux cassettes vidéos (première et deuxième partie) la voix du narrateur : Jean-Claude Brialy, un narrateur qui n’existe pas dans le roman original de William Thackeray, mais que Kubrick a ajouté, et qui donne une saveur particulière à l’histoire, avec son ironie, son détachement, et cette voix qui apparaît dès la première scène, juste après un générique triomphal ponctué par Haendel…

Histoire, sons et lumières

Bon pour ce qui est du son, vous en avez déjà eu un aperçu qui ne sera jamais exhaustif, mais cela peut vous en donner une idée.

L’histoire maintenant :

Une histoire en costumes, magnifique, avec des décors somptueux, et des personnages auxquels, petite, je ne comprenais pas grand chose : un garçon un peu niais du fin fonds de l’Irlande, amoureux déçu, qui s’en va jouer au petit soldat, qui change d’uniforme, qui devient joueur, puis qui se marie…

Le contexte est celui des années 1750 et va nous conduire jusqu’en 1789, en nous entraînant de l’Irlande jusqu’en Prusse, en passant par toutes les cours d’Europe et l’Angleterre.

Concernant les décors, je renvoie d’ailleurs aux virées cinématographiques du Fossoyeur de films consacrées à l’Irlande :

Lorsque l’on tombe sur ce film étant enfant, on est plein d’attachement pour ce héros qui veut absolument réussir, et ça ne va pas beaucoup plus loin. On admire les décors, les paysages, la lumière des bougies sur les visages, les costumes, les batailles, les châteaux :

Avec le temps, on comprend qu’on ne peut ressentir de sympathie pour aucun des personnages : Barry est un amoureux déçu, qui a perdu toutes ses illusions et qui devient une crapule qu’on souhaite tout de même voir arriver à ses fins.

Quasiment tous les autres personnages sont lâches, hypocrites, menteurs, et même les bons laissent indifférents, comme lorsqu’on lit les Liaisons dangereuses, et qu’on se surprend à préférer la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont, tout odieux et machiavéliques qu’ils soient, face à la niaiserie et à la candeur de tous les autres.

La mère de Barry est une arriviste odieuse, paysanne irlandaise mal dégrossie, Lady Lyndon, une femme assez fade malgré sa beauté, son fils est un adolescent sombre qui peine à avoir du caractère, et le petit Bryan, le fils de Barry, est un gamin capricieux et insupportable.

Alors, pourquoi regarder un film où l’on n’éprouve de sympathie pour personne ? Pour assister de manière assez voyeuse à la grandeur puis à la décadence, dans une somptueuse mise en scène, tout en se félicitant d’être du côté du narrateur !

J’ai appris à apprécier la composition des scènes, la magnifique photographie, et le soin accordé à chaque détail, et l’ensemble est superbement restitué dans le livre dont je vais maintenant vous parler.

Stanley Kubrick’s Barry Lyndon

Ce livre a été publié par les éditions Taschen – qui n’en sont pas à leur coup d’essai sur Kubrick – en 2019.

On y trouve en mention : « en coopération avec le Stanley Kubrick estate, édité par Alison Castle » ainsi que « Dans les coulisses : Livre & DVD PLUS : affiche originale ». Trois films de Kubrick ont fait l’objet de cette mise en lumière : 2001, Orange mécanique et Barry Lyndon.

Je ne voue pas aux deux premiers le même culte qu’au troisième. Et pourquoi ai-je acheté le livre, puisque j’avais déjà le Blu-ray ?

Pour deux raisons :

  • l’affiche originale, qui est magnifique
  • le format, que j’ai trouvé incroyable, et qui sort de l’ordinaire par rapport à ce que Taschen propose habituellement. Un format vinyle donc, on s’attendrait presque à trouver un disque dans sa pochette, et bon courage pour ranger la merveille dans sa bibliothèque !

Sur le site de Taschen, voilà comment est résumé l’ouvrage :

Barry Lyndon est un chef-d’œuvre cinématographique sans égal. Incompris à sa sortie en 1975, le film s’est fait une place de choix dans la filmographie de Kubrick et est aujourd’hui considéré comme une de ses plus belles réussites. Chaque coffret de la collection Making of a Masterpiece inclut le DVD du film remasterisé, son affiche originale ainsi que de très nombreux documents de production issus des archives de Kubrick, le tout dans un format LP de luxe.

Voilà le résultat en quelques images, que le site permet de télécharger :

Visuellement, le résultat est à couper le souffle, et permet de saisir tout l’enjeu de ce format : de même qu’on ne regarde pas Barry Lyndon sur son smartphone, on ne lit pas un livre sur Barry Lyndon dans un format poche.

Kubrick

Les éditions Taschen aiment visiblement beaucoup Kubrick, il n’y a qu’à voir le nombre de livres consacrés à ce réalisateur dans leur catalogue :

https://www.taschen.com/pages/fr/search/kubrick

En 2016 ils ont publié une version « accessible » des archives de Stanley Kubrick (quand je dis accessible, c’est qu’il s’agit d’un format qui se range facilement dans une bibliothèque ET qui coûte 15€). Cette version figure en bonne place dans ma bibliothèque et a fait partie pendant un temps des ouvrages que j’offrais autour de moi.

C’est une bible pour tout cinéphile qui se respecte, au même titre que le Hitchbook, ou que, encore sur Kubrick, l’ouvrage de Michel Ciment, qui reste une référence en la matière. C’est d’ailleurs à partir de cet ouvrage qu’a été réalisé le documentaire Kubrick par Kubrick diffusé par la chaîne Arte en avril 2020, et qui est disponible encore quelques jours en replay.

Kubrick fait partie des réalisateurs dont on reconnaît évidemment l’oeuvre au premier regard. Je me souviens d’avoir vu 2001 l’odyssée de l’espace et, en découvrant les premières images, de m’être dit « c’est pas possible, j’ai pas d’images, qu’est-ce qui se passe [vérifie les câbles, arrête le film, le remet] ah ça doit être normal, après tout, c’est un Kubrick ».

Aucun de ses films ne m’a laissée indifférente. Il y en a que j’aime moins évidemment, et même un ou deux qui suscite chez moi une certaine répulsion, pas parce que je m’y ennuie, mais parce que le film me dépasse.

Il est triste de pouvoir dire qu’il est relativement facile de connaître tout Kubrick, d’une part parce qu’il est mort assez brutalement, d’autre part parce qu’il était suffisamment perfectionniste pour prendre un temps considérable sur chaque projet.

En tout 16 films, courts métrages inclus. Que des classiques quasiment. Si je reprends la liste entière depuis 1957, ça donne :

  • Les Sentiers de la gloire ++
  • Spartacus ++
  • Lolita +
  • Docteur Folamour +
  • 2001 +…
  • Orange mécanique ++++
  • Barry Lyndon +++++++++++
  • Shining ++++
  • Full metal Jacket +++
  • Eyes wide shut +… (1999)

Vous avez une idée avec les + du nombre de fois, approximatif, que j’ai pu voir ces films.

Vous mesurez donc le bonheur qu’a été pour moi d’avoir entre les mains ce livre format vinyle des éditions Taschen, et ce jusqu’à ce que je tombe sur cette petite phrase à la page 94 sur 95 :

Que croyez-vous que j’ai fait ? J’ai cherché la filmographie de Cary Joji Fukunaga (j’ai découvert qu’il était aux commandes du prochain James Bond), j’ai cherché dans la filmographie de Kubrick, dans la liste des films consacrés à Napoléon… rien, aucun signe pour l’instant de ce projet de mini-série. Des articles de 2016, de 2017, de 2018, depuis, plus rien !

J’ai donc refermé le livre avec un espoir quelque peu méfiant, en me disant qu’un jour peut-être je verrai enfin LE Napoléon DE Kubrick, encore une question d’articles, de possessif et de complément du nom, le projet d’un homme et d’un réalisateur, qui, même disparu, continue à nous faire attendre…

Cet article est le dernier article cinéphile avant l’été et avant septembre prochain, je vous proposerai après le dernier article profdoc de l’année scolaire deux petits hors-séries estivaux.

D’ici là, belles lectures, et à bientôt sur Cinephiledoc !

Mai 2020 : profdoc et CDI en confinement

Comme je l’avais indiqué dans l’article #profdoc d’avril, et afin d’équilibrer entre elles les différentes publications sur ce site, voici ce que vous retrouverez dans cet article du mois de mai :

  • quelques-unes des activités menées début avril que je n’avais pas encore abordées ;
  • quelques activités déjà abordées et sur lesquelles je vais revenir pour les approfondir (en particulier certains blogs de l’ENT) ;
  • les activités menées entre le 20 avril et le 20 mai.

Pour cet article, je reprends aussi la structure de l’article d’avril avec les différentes problématiques de télétravail.

Le bujo du confinement

J’avais commencé à partager mes pages de bullet journal avec les indications de mes différentes activités : voici la suite, avec la période des « vacances apprenantes » et le début du mois de mai.

1 – Adaptation à distance des séances pédagogiques afin de maintenir les projets prévus en collaboration avec les enseignants.

Je ne reviens pas sur les blogs d’histoire géographie géopolitique sciences politiques HGGSP (2 d’entre eux fonctionnent très régulièrement avec des dépôts de travaux d’élèves, le troisième est quelque peu au point mort), ni sur le blog d’EMC 1ère.

Je vais par contre développer un peu plus les présentations proposées le mois dernier des blogs de SNT et du blog de révisions d’histoire-géo en Terminale.

SNT : 4 blogs

Le premier blog, pour les Secondes 9, qui a servi de « crash test » en terme d’adaptation à distance de séance pédagogique, est désormais assez calme. Sur une classe de 31 élèves, 5 ont fait la totalité des travaux demandés, 13 en ont fait une partie, et 13 n’ont jamais communiqué. Cependant, étant donné que la collègue de SNT n’avait jamais répondu à mes sollicitations, je considère l’expérience comme très positive.

Deux autres blogs, pour les Secondes 11 et 12 ont été créés dans la foulée exactement sur le même modèle, et les travaux sont en cours de réalisation avec l’appui de l’enseignant des deux classes.

Pour chaque classe, j’ai créé un document qui me permet de faire un suivi des travaux réalisés par les élèves : j’indique les différents travaux demandés, les dates de rendus et dans un tableau je coche au fur à mesure ce qui a été fait. Voici un exemple avec la classe de 2nde11 :

Enfin pour le quatrième blog, le blog des Secondes 3, celui-ci a été créé en parfaite collaboration avec l’enseignante de la classe et en proposant des activités supplémentaires :

  1. Adaptation du support de présentation à une séance à distance
  2. Lien d’un questionnaire en ligne à remplir sur cette présentation
  3. Réalisation d’une carte mentale de l’identité numérique
  4. Choix d’un réseau social à présenter – ces quatre activités correspondent à la première séance
  5. Pour la deuxième séance, deux activités sont proposées au choix : d’une part une vidéo et un questionnaire sur les fake news ainsi que des articles et des ressources à consulter sur le coronavirus ; d’autre part une vidéo et un questionnaire sur la cyber-violence
  6. l’activité principale étant de réaliser une affiche de sensibilisation contre la désinformation ou contre le cyber-harcèlement sur CANVA (sans les choix proposés aux autres classes, étant donné que l’enseignante de la classe les avait déjà fait travailler sur CANVA.
  7. Activité finale sur les graphes : cette activité est proposée par ma collègue de SVT (elle s’appuie notamment sur une vidéo de la chaîne YouTube Fouloscopie), elle est fortement recommandée pour les élèves choisissant l’an prochain des spécialités scientifiques, et est proposée dans une forme allégée aux autres.
Histoire-géo : blog de révisions

Concernant le blog d’histoire-géographie, je reviens un peu plus en détail car c’est un blog que j’ai créé à la demande d’un collègue avec lequel je travaille régulièrement, mais qui m’a laissé toute latitude pour publier dessus, en m’indiquant simplement la partie du programme qu’il était en train de traiter avec ses élèves.

Il faut dire que j’aime l’histoire – beaucoup moins la géographie – on m’aurait demandé de créer un blog de maths ou de SES, j’y aurais peut-être réfléchi à deux fois.

Bref, j’ai commencé à chercher des ressources pour permettre aux élèves de réviser, sachant que je n’avais comme indication que les parties de programmes : les États-Unis et le monde depuis 1918 pour l’histoire, le continent américain pour la géographie.

Il fallait trouver autre chose que des sites de soutien scolaire. La veille que j’effectue sur Twitter se focalise donc un peu plus sur les ressources d’histoire-géo.

J’ai commencé par mettre des liens vers les contenus proposés par Lumni aussi bien pour l’histoire que pour la géographie. Ensuite, j’ai trouvé des articles sur Wikiversité et sur GéoImages du CNES. Puis j’ai trouvé un site pour la géographie, et des podcasts pour l’histoire.

N’ayant ni nouvelles, ni indications du collègue, et les épreuves d’histoire-géo ayant été annulées, j’ai quand même voulu continuer à alimenter le blog et j’ai donc proposé des suggestions de séries télévisées à regarder pour réviser le programme d’histoire, les numéros hors-série du Monde « Réviser le bac » en téléchargement gratuit, et des vidéos d’Arte.

Je cherchais au début à être relativement régulière dans les publications et à alterner l’histoire et la géographie. À présent, je poste au fil de ma veille, donc de manière beaucoup plus irrégulière.

2 – Sélection, proposition de ressources pour les professeurs et pour les élèves et communication

Étant donné qu’à partir du 4 avril, nous étions censés être dans la période de « vacances apprenantes », j’ai quelque peu ralenti mes publications et mes communications sur l’ENT et sur le groupe whatsapp « salle des profs » entre le 4 et le 19 avril.

Blog « Le point culture et lecture du CDI »

Cependant, comme je ne voulais pas complètement couper cette communication, j’ai continuer à poster des articles sur le blog du CDI, à raison de deux fois par semaine.

  • Semaine du 6 avril : un concours de bookface, un deuxième article sur les expositions virtuelles ;
  • Semaine du 13 avril : un genial.ly pour « S’évader… par la fenêtre » (que je poste plus bas dans cet article), et le genial.ly que j’avais réalisé l’an dernier et que j’ai recyclé sur l’incendie de Notre-Dame ;
  • Semaine du 20 avril : un article « Se cultiver et s’amuser avec l’espace et le temps » qui rassemble l’outil Gallicarte, l’outil de la NASA pour les 30 ans de Hubble et le site du ministère de la culture consacré à Notre-Dame ; un article « Ma liste du confinement« , inspiré par l’initiative de @Docabord et l’article de Marion Carbillet sur le site À l’école du partage (voir ci-dessous)
  • Semaine du 27 avril : un article « Et après, qu’est-ce qui se passe ? » pour inciter les élèves à découvrir des romans en en lisant les premières phrases sous la forme du présentation genial.ly ; un article pour les fans de fantasy. Mon collègue de maths, Christophe m’a demandé s’il pouvait publier sur le blog du CDI un article sur les rencontres virtuelles organisées par l’école Polytechnique pour découvrir les métiers d’ingénieurs et de chercheurs.
  • Semaine du 4 mai : un article pour les fans de mangas et de culture japonaise ; une présentation cliquable sur le 8 mai 1945.
  • Semaine du 11 mai : une présentation de valorisation des travaux des 2NDES11 en SNT ; un article pour les fans de bandes-dessinées et de comics
  • Semaine du 18 mai : une présentation de valorisation des travaux de 2NDES12 en SNT, un article sur la phase d’admission de Parcoursup et deux articles présentant le nouvel onglet du portail E-SIDOC (à retrouver dans l’article de juin)

Pour compléter ma sélection de ressources culturelles pour les « vacances apprenantes », j’ai proposé un petit parcours sur le blog du CDI « Évadez-vous… par la fenêtre ».

On ouvre la porte de la présentation, on choisit une des trois fenêtres qui, chacune, ouvre sur d’autres fenêtres avec des tableaux de paysages, des vues de l’espace et des monuments ou des paysages.

Pour la liste du confinement, comme je l’indiquais plus haut, il s’agit d’une initiative inspirée par une action de @Docabord relayée sur Twitter.

J’ai proposé aux élèves (et aux enseignants) de partager leurs listes du confinement en commentaire de l’article publié, dans lequel je me suis prêtée au jeu :

C’est l’article qui a connu le plus de succès sur le blog, avec une dizaine de commentaires, ce qui n’a l’air de rien mais que je considère comme une vraie victoire…

Concernant l’article d’incitation à la lecture « Et après, qu’est-ce qui se passe ? » et la présentation sur le 8 mai 1945, les valorisations et les nouvelles rubriques, je les posterai dans l’article du mois de juin.

Pearltrees « Veille E-INSTANT CDI »

Comme Pearltrees a été intégré à l’ENT du lycée, j’ai décidé de rapatrier dessus toute ma veille que je partage avec les enseignants depuis 2 ans.

À l’origine, il s’agissait juste d’une collection de liens fort peu esthétique que je leur mettais à disposition via un Google Doc.

Grâce à Pearltrees, j’ai pu tout réorganiser de manière thématique pour partager cette veille à la fois sur l’ENT, par mail et sur le portail E-SIDOC du lycée.

Voilà ce que cela donne :

3 – Travail de gestion

La mise à jour du portail E-SIDOC du CDI étant à peu près terminée, il nous restait avec Floriane à avancer, autant que possible, sur le bilan d’activités du CDI.

J’ai repris également un document sur lequel j’avais indiqué les activités (aussi bien de gestion, de valorisation du fonds, de communication, que les séances pédagogiques et les différentes réunions) que nous aurions à mener au CDI d’ici la fin de l’année.

  • Interruption des abonnements de quotidiens

Quand j’ai vu que j’avais indiqué, comme chaque année, « interruption des quotidiens pendant l’été », je me suis rendue compte que nous continuions à recevoir les quotidiens (soit 4 abonnements) pendant le confinement. Je n’en voyais vraiment pas l’intérêt, et après concertation avec les enseignants, j’ai voulu suspendre les quatre abonnements jusqu’au 31 août.

Chaque quotidien a des modalités différentes concernant l’interruption des abonnements : pour Libération, aucune difficulté pour interrompre jusqu’au 31 août ; pour Le Figaro : interruption de 3 mois, et ils demandent que la démarche soit faite à nouveau pour interrompre jusqu’au 31 août ; pour Le Monde : ils indiquent tout bonnement que l’interruption est impossible, elle ne peut pas excéder 3 mois (j’ai donc redemandé cette interruption entre le 1er juin et le 31 août) ; et pour L’Humanité, ils ont fait la sourde oreille et ont continué d’envoyer la version numérique du journal sur ma boîte mail jusqu’à la fin avril.

  • Document de réflexion sur le déconfinement

Suite aux différentes annonces, nous avons commencé à réfléchir avec Floriane à la manière dont nous allions travailler en cas de déconfinement.

Voici le fruit de nos réflexions, avec évidemment possibilités d’évolutions en fonction de la situation.

https://docs.google.com/document/d/1SM8E39TYSXDxrcY0f7Z4okG1Mzs9RnDop-R4MBi_hVw/edit?usp=sharing

  • Nouvelle rubrique « CDI outside » sur E-SIDOC

Je reviendrai plus en détail sur cette nouvelle rubrique dans l’article de juin.

4 – Auto-formation

Avancées dans PIX

Pendant cette période, j’ai continué à progresser timidement dans PIX.

Je tiens à préciser que lorsque je démarre un test sur une compétence en particulier, je n’ai pas « révisé » avant, je découvre donc le test en temps réel, et j’ai parfois beaucoup de facilités, parfois beaucoup plus de difficultés.

J’ai n’ai eu aucun mal à arriver au niveau 4 et au niveau 5 pour les domaines « Informations et données » et « Communiquer et collaborer ». J’ai eu beaucoup plus de mal pour le domaine « Création de contenus ».

Une fois que j’aurai un aperçu global de ce à quoi je suis arrivée (je n’ai pas du tout avancé la dernière semaine d’avril), je compte remettre à zéro les compétences où je n’ai pas obtenu le niveau 4 ou 5, et je travaillerai plus précisément sur ces compétences.

Concernant le domaine « Protection et sécurité », je suis arrivée au niveau 4 pour les trois compétences. J’ai commencé la compétence « Résoudre les problèmes techniques » du domaine « Environnement numérique », et je n’ai pas encore commencé « Construire un environnement numérique ».

Lectures

Voici mes lectures entre le 18 avril et le 20 mai :

  • La Fête du potiron, Témoin à charge, Allo Hercule Poirot, Une mémoire d’éléphant, Le Bal de la victoire et Hercule Poirot quitte la scène, d’Agatha Christie,
  • La Vie que tu t’étais imaginée de Nelly Alard,
  • Soif d’Amélie Nothomb,
  • L’Amie prodigieuse : celle qui fuit et celle qui reste, d’Elena Ferrante,
  • L’Amie américaine de Serge Toubiana,
  • L’Étrange défaite, de Marc Bloch,
  • Les tomes 3 et 4 de 1602 Marvel
Veille pro et publications
  • Ludoviales

Pendant cette période, j’ai évidemment continué ma veille professionnelle, et avec Bénédicte Langlois, nous nous sommes occupées de LudoDOC. Nous avions en effet décidé de candidater à l’événement en ligne des Ludoviales (du 27 au 30 avril) pour mutualiser sur les pratiques de professeurs documentalistes pendant le confinement.

Voici le visuel que nous avions réalisé pour l’occasion :

Notre candidature ayant été retenue, nous nous sommes inscrites aux Ludoviales.

J’ai assisté aux ateliers et tables-rondes suivants :

Nous avons avec Bénédicte co-animé deux fois notre atelier, et nous avons pu échanger avec deux petits groupes de collègues sur différentes actions de continuité pédagogiques : les séances pédagogiques, la SNT, l’EMI, la semaine de la presse, la lecture, l’ouverture culturelle, la veille…

Le tout est à retrouver ci-dessous :

https://ludodoc.wordpress.com/category/ludoviales-2020/

  • Réunions diverses et variées

Entre la mi avril et le 20 mai, j’ai participé à deux conseils pédagogiques à distance, une réunion virtuelle par semaine avec la DNE, une formation Pearltrees avancée, et à la formation du CLEMI sur Classe Investigation.

  • Veille pro DNE

Pendant cette période, j’ai continué à faire de la veille pour le compte Twitter @eduscol_DOC ; j’ai aussi produit un document de synthèse sur les nouvelles pratiques académiques de « profs docs cafés ».

Veille culturelle et coups de coeur de la période

Enfin je profite de cet article un peu particulier – pour la deuxième fois cette année – pour partager quelques éléments de ma veille culturelle, des ressources que j’ai trouvées sur Twitter et qui m’ont particulièrement plu (et aider à tenir) pendant ce confinement.

Puzzles en ligne

Sur Twitter, j’ai découvert cet outil signalé par Gallica :

Jigsaw Explorer

Cet outil permet de faire des puzzles en ligne, et ça m’a rappelé les puzzles du CDI, je l’ai donc immédiatement partagé avec mes collègues et les élèves sur ma présentation (voir l’article du mois d’avril).

On peut choisir le modèle, importer sa propre photo et changer le nombre de pièces et augmenter la difficulté.

Vidéos sur YouTube

Voici un petit florilège des vidéos que j’ai pu voir pendant le confinement.

  • la chaîne Fouloscopie et sa vidéo sur les réseaux sociaux

  • les vidéos Cut du Fossoyeurs

  • une chronique sur le film Hook

  • la cuisine de Gastronogeek

  • les sociétés secrètes par Nota Bene

Expositions virtuelles et initiatives de musées

Voici mes coups de coeur durant cette période.

  • Visite 360° Venise : je voulais trouver un site qui me permette de me promener dans Venise, j’ai trouvé 360 images, le site d’une agence de photos panoramiques
  • Giverny : cela fait longtemps que je veux aller voir la maison de Monet, je peux la découvrir à distance grâce à ce site
  • Expos virtuelles cinémathèque : ce n’est pas nouveau, j’adore la cinémathèque, et depuis le début du confinement, je suis de près ses initiatives sur Twitter (un baiser par jour, un film tous les soirs) mais l’on peut aussi redécouvrir ses publications plus anciennes…
  • Versailles : le château propose une visite virtuelle sur son site
  • Chapelle Sixtine : elle est toujours surchargée de touristes, voilà l’occasion de la découvrir sans miroir et sans bousculade…
  • le site Potter at home de JK Rowling
  • Plus généralement, je me promène de temps en temps au gré du hashtag #Culturecheznous, qui me procure de belles découvertes…

Gallicarte, un outil proposé par Gallica

Je me suis amusée à me promener dans la carte de Cassini, et à retrouver les lieux où j’ai vécu et que j’ai connus.

https://gallica.bnf.fr/html/und/cartes/france-en-cartes/la-carte-de-cassini?mode=desktop

C’est un outil très intuitif et très sympathique à utiliser. Cela fait bizarre de voir des petits villages là où aujourd’hui on trouve des villes, et des paysages qui ont aujourd’hui disparu.

L’outil de la NASA pour les 30 ans du télescope Hubble

La NASA a mis à disposition un outil qui permet de voir quelle photo a été prise par le télescope Hubble le jour de son anniversaire.

Un très bel outil pour rêver d’espace !

https://www.nasa.gov/content/goddard/what-did-hubble-see-on-your-birthday

Retronews, l’outil de presse… et de généalogie ?

Le YouTubeur NotaBene a publié le 10 avril une vidéo sur le site Retronews de la BnF.

Si évidemment je connaissais Retronews comme site de presse, je n’aurais jamais eu l’idée de taper directement mon nom dedans : on y trouve quelques pépites, avec des personnes qui ne sont pas forcément de sa famille, mais qui portent le même nom.

J’ai trouvé des histoires de testament, de personnes arrêtées, de tueurs, d’abus de confiance, et des avis de décès, et même cet article, racontant les meurtres et la fuite d’un individu des plus infréquentables, et qui heureusement, d’après mon arbre généalogique, ne m’est pas apparenté…

Je m’y suis également rendue compte que l’orthographe de mon nom a toujours été approximative.

Si je dois sans cesse l’épeler et préciser plusieurs fois (parfois à la même personne), qu’il n’y a qu’un L au milieu, lorsque je fais une recherche sur Retronews, j’ai des résultats aussi bien avec FILIOL qu’avec FILLIOL, FILLOL et même FILHOL.

Bref, je ne suis pas sortie du sable…

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