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Blog pour cinéphiles et profs docs

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Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte…

Voici le compte-rendu de lecture du mois de novembre, qui arrive assez tôt dans le mois, puisque j’ai profité des vacances pour me plonger dans mes lectures cinéphiles.

Cette lecture m’a permis de faire de belles découvertes ou redécouvertes, et m’a fait déroger à la règle que je m’étais fixée : ne plus acheter de pavé insoulevable et seulement me les faire offrir durant les fêtes de fin d’année ou pour mon anniversaire.

Films historiques

C’est en cherchant une lecture de vacances que je suis tombée, presque par hasard, sur le livre dont je vais parler plus en détail dans un instant.

J’avais vu passer l’information sur Twitter comme quoi ce livre était paru. J’avais cliqué, et je m’étais dit, dans un premier temps, qu’il n’était pas raisonnable de garnir ma bibliothèque d’un nouveau bouquin énorme : l’ouvrage concerné est en effet un pavé de plus de 600 pages.

Puis, en flânant dans une librairie très sympathique près de Solférino, et abandonnant le rayon « cinéma » pour le rayon « histoire », j’ai trouvé le livre.

Les habitués de ce blog savent que j’apprécie beaucoup les films historiques, j’ai consacré à ce sujet au moins deux articles, dont l’un sur l’ouvrage L’Histoire fait son cinéma.

Quel que soit le pays dont on reconstitue une époque, quel que soit le personnage dont on fait le biopic, les films historiques me fascinent (L’un de mes films préférés reste Barry Lyndon de Stanley Kubrick) – et je ne parle pas des séries : ma dernière découverte est la série anglaise The White Queen, qui évoque la guerre des Deux Roses, à travers le regard d’Elizabeth Woodville, l’épouse du roi York Edouard IV.

Tout cela pour dire que le livre déniché en librairie m’a enchantée, tout comme son auteur, même si je me doute bien que ce genre d’ouvrage n’est pas à la portée de tous les porte-monnaie (quoique 40€ pour un livre de cette taille et de ce poids ne me semble pas non plus excessif), ni proche des goûts de tout le monde.

Cet article me permet donc d’évoquer des films historiques, et, comme à mon habitude, je tenterai de le ponctuer d’extraits bien choisis, sinon pour vous convertir, du moins pour vous mettre en appétit…

Petit caporal sur grand écran (1)

Comme le titre de cet article le laissait deviner, c’est à Napoléon Ier qu’est consacré ce splendide pavé, paru en septembre 2015 aux éditions Ides et Calendes, Napoléon : l’épopée en 1000 films, sous la plume d’Hervé Dumont, et préfacé par Jean Tulard.

Napoleon-1000-films_01b

Mettons les choses au point tout de suite : je n’ai pas une admiration sans bornes pour Napoléon. Au mieux certains aspects de l’homme et de son règne me fascinent (j’ai le Mémorial de Sainte-Hélène dans ma bibliothèque), et j’ai appris à le considérer d’abord en tant que lectrice de Victor Hugo et de Stendhal, ce qui n’est pas toujours neutre comme point de vue, puis comme spectatrice au cinéma.

Avant de me pencher plus précisément sur l’ouvrage, un mot rapide sur Hervé Dumont, à qui je dois la découverte de sa merveilleuse encyclopédie en ligne du film historique : c’est un trésor ! Si histoire et cinéma vous passionnent, ne tardez plus : allez y flâner !

Et maintenant, Napoléon, le cinéma et Napoléon au cinéma !

Petit caporal sur grand écran (2)

Que peut-on dire de cette somme proposée par Hervé Dumont ?

Déjà, il faut y revenir, qu’elle est préfacée par Jean Tulard, spécialiste de Napoléon mais également auteur d’un Dictionnaire du cinéma qui fait référence.

Qu’ensuite, Hervé Dumont est l’auteur d’un certain nombre d’ouvrages sur le cinéma, notamment sur l’histoire du cinéma suisse et, nous l’avons dit, d’une encyclopédie du film historique en ligne qui semble être une mine d’or pour les passionnés.

Enfin (mais c’est loin d’être tout), Napoléon : l’épopée en mille films permet à l’amateur (d’histoire ou de cinéma) de se plonger tout à la fois dans une histoire et une filmographie gigantesques sans perdre pied. Sur le plan de l’organisation, l’ouvrage est juste grandiose. Je m’explique :

  • tout d’abord nous avons une introduction qui fait, entre autres, le point sur la représentation de Napoléon : précurseur de l’Europe moderne ou tyran, idéalisé ou diabolisé, comment a-t-il été décrit, condamné ou transfiguré, que les écrivains ou les réalisateurs soient français, anglais, russes, italiens, espagnols… Ce qu’il y a de sûr, et ce dont nous prévient l’auteur, c’est le nombre colossal de films qui lui sont consacrés ;
  • ensuite, après cette introduction déjà trop riche pour qu’elle puisse être résumée, l’auteur revient sur les films qui évoquent la trajectoire de Napoléon dans son ensemble, depuis sa naissance en Corse jusqu’à sa mort en exil à Sainte-Hélène ;
  • il aborde ensuite chacune des parties de la vie de l’Empereur de la façon suivante : un résumé historique, un résumé filmographique (une synthèse sur la façon dont les cinéastes ont abordé le sujet) et enfin la liste des films concernés, avec fiche technique, synopsis, histoire et analyse.

En bref, pourquoi ce mode de construction est-il l’idéal ? Parce qu’au lieu de prendre l’angle du cinéma, de faire une chronologie partant du cinéma muet jusqu’à 2015, l’auteur croise habilement les deux.

Chaque chapitre renvoie à une période de l’épopée napoléonienne, à un personnage, à un événement, dans l’ordre chronologique, et après seulement les films sont classés par ordre de sortie, ce qui évite de retrouver un film muet sur Waterloo avant un film récent sur le 18 Brumaire.

Cette organisation permet aussi une lecture personnelle de l’ouvrage : le lecteur scrupuleux suivra Napoléon au fil de ses batailles, de ses rencontres et de ses confrontations, le flâneur pourra s’aventurer d’une affiche de cinéma à une autre, d’un drame à une comédie, en passant – car Hervé Dumont, avec humour, ne laisse aucun genre de côté – par la satire, l’uchronie, voire le film érotique (et un épisode de Doctor Who !).

C’est d’ailleurs généralement avec humour que l’auteur s’exprime, mais aussi avec un ton friand d’anecdotes et sans indulgence. J’ai particulièrement retenu cette analyse d’un téléfilm anglais Napoléon de 2007, qu’il conclut ainsi :

Le téléfilm de Nick Murphy est l’unique fiction consacrée au siège de Toulon (…). L’assaut final sous la pluie battante (Bonaparte y est blessé à la cuisse) nous est offert avec moult ralentis et violons. Quant au jeune Corse joué par Tom Burke, c’est un dadais chevelu légèrement empâté, au sourire niais et montrant autant d’autorité qu’un koala.

Au cœur de l’épopée napoléonienne

Il est évidemment impossible de faire un résumé exhaustif de ce livre. Aussi je vous propose quelques haltes, parmi les films vus, revus et à voir, ceux que l’auteur considère comme des références et ceux qui ont nourri mon envie d’acheter son ouvrage et de m’y plonger.

  • L’une des références les plus souvent citées par Hervé Dumont, hormis l’article qu’il lui consacre, c’est bien entendu le Napoléon d’Abel Gance, sorti en version muette en 1927, ressorti en version sonore en 1935, qui devait à l’origine suivre Napoléon de Brienne jusqu’à Waterloo, mais qui pour des raisons financières s’achève sur la campagne d’Italie, et que j’avoue, à ma grande honte, ne pas avoir vu.
  • Sacha Guitry a consacré plusieurs films à Napoléon et à son entourage : son premier amour dans Le Destin fabuleux de Désirée Clary, ses relations avec Talleyrand dans Le Diable boiteux. C’est également l’un des rares à avoir consacré un film à la vie entière de Napoléon, de sa naissance à sa mort, et que j’ai vu et revu au point de le connaître presque par cœur, mais pas aussi bien tout de même que Si Versailles m’était conté. Une fresque incroyable, avec que des grands acteurs des années 50, où l’histoire est savamment triturée, racontée et orchestrée par Guitry.
  • L’ouvrage d’Hervé Dumont m’a donné envie de voir le film Désirée, consacrée au premier amour de Bonaparte, Désirée Clary, avec un Bonaparte incarné par Marlon Brando. Par contre, l’auteur n’est pas tendre avec Marie Walewska (The Conquest), le film qui évoque la relation de Napoléon (Charles Boyer) avec son « épouse polonaise » (Greta Garbo), bien que personnellement j’y trouve une Garbo tendre, douce, parfois rieuse et moins lointaine qu’à l’accoutumée…
  • Napoléon : l’épopée en mille films ne tarit pas d’éloges sur deux films en particulier, Les Duellistes (The Duellist), le premier film de Ridley Scott, que j’ai du coup acheté mais que je n’ai pas encore eu le temps de voir, et Master and Commander, de Peter Weir, avec Russell Crowe, une magnifique évocation des guerres maritimes napoléoniennes, entre les corsaires français et la marine britannique.
  • Ce livre m’a également rappelé un film superbe que j’avais vu un jour par hasard, Lady Hamilton, avec Vivien Leigh (la Scarlett d’Autant en emporte le vent) et Laurence Olivier (le Max de Winter de Rebecca), couple à la ville et à l’écran, et qui raconte la liaison entre Nelson et Lady Hamilton, épouse de l’ambassadeur britannique à Naples.
  • Hervé Dumont énumère les différentes adaptations de Madame Sans Gène, pièce de Victorien Sardou qui s’inspire de Catherine Hubscher, épouse du Maréchal Lefebvre, ma préférée reste la captation de la pièce avec Jacqueline Maillan, avec Alain Mottet dans le rôle de Fouché.
  • On y retrouve enfin quelques adaptations cinématographiques d’œuvres littéraires qui se sont penchées directement ou indirectement sur la période napoléonienne : Guerre et Paix avec Audrey Hepburn, une adaptation du Comte de Monte-Cristo (mes versions préférées sont celles avec Pierre-Richard Willm et avec Jean Marais, toutes deux réalisées par Robert Vernay), une des Misérables (ma préférée est une mini-série de 1972 réalisée par Marcel Bluwal, même si j’ai redécouvert tout récemment celle de Josée Dayan avec Gérard Depardieu), et enfin l’adaptation du Colonel Chabert avec Depardieu, Luchini et Fanny Ardant.

Voilà, en quelques lignes et en quelques vidéos, les films que ce superbe livre m’a donné envie de voir ou de revoir. Et j’espère que l’auteur, en plus de son encyclopédie du film historique en ligne, publiera d’autres livres du même genre, par exemple sur Louis XIV ou sur Elizabeth Ière d’Angleterre…

À bientôt !

Octobre 2015 : séances et animations du CDI

Voici déjà l’article pour le mois d’octobre, qui, même abrégé par 15 jours de vacances, m’a semblé bien occupé. Durant ces quinze jours presque hivernaux, j’ai surtout dû gérer beaucoup de questions informatiques, assister à diverses réunions, mais j’ai tout de même pu faire quelques séances avec les élèves et mettre en place certains projets… quand d’autres sont encore en suspens et se concrétiseront peut-être au retour des vacances.

Questions informatiques au CDI

Durant cette quinzaine, j’ai connu des hauts et des bas. Commençons d’abord par un point largement positif : le changement complet du parc informatique du CDI, avec de nouveaux ordinateurs, tout beaux tout neufs, et pour moi, la possibilité désormais de travailler avec deux écrans !

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En effet le conseil général a décidé de doter le collège, et plus particulièrement la salle de technologie et le CDI, de 24 nouveaux ordinateurs. Évidemment, il a fallu dans l’urgence déménager tous les anciens ordinateurs (et le mien encore plus brutalement, puisque j’ai dû en supprimer tous les documents personnels et de travail accumulés depuis 3 ans).

En tout cas, le résultat est des plus satisfaisants, les élèves sont ravis et moi aussi.

Un peu moins fun, j’ai dû, pendant toute cette quinzaine, géré les problèmes liés à l’ENT, que j’espérais moins importants cette année, mais qui se sont révélés tout aussi accaparants : séances de première connexion avec les sixièmes, élèves des autres niveaux ayant, aux trois quarts, égaré leur mot de passe, et pour finir, problème de connexion entre Pronote et l’ENT, ce qui fait qu’à cette veille de vacances, nous sommes bloqués : ni les élèves, ni les parents ne peuvent accéder à Pronote… Quant aux services de maintenance académiques, ils me font parfois penser à la maison des fous dans Les Douze travaux d’Astérix !

Ces questions informatiques ont accaparé beaucoup de mon temps, mais j’ai néanmoins pu faire quelques séances.

Séances : sixièmes et UPE2A

Après moult péripéties (élections des délégués, grèves), j’ai enfin réussi à caler ma troisième séance d’initiation à la recherche avec les élèves de sixième. Cette séance est consacrée aux ouvrages documentaires. Suite à une longue discussion à Ludovia avec mon ami prof doc de @cdi_les_pres, j’avais décidé de réfléchir à une nouvelle façon de parler aux élèves de la classification Dewey, mais je n’avais pas encore eu une vraie bonne idée.

Tout ce que je savais c’est que je voulais essayer de captiver mes petits loulous avec quelque chose d’ambitieux qui leur ouvre l’esprit. Vaste programme, me direz-vous.

  • IRD séance 3

Concrètement, j’utilise comme fiche élève le document suivant : IRD 3 6E 2015 2016

En début de séance je fais un bref rappel du classement des fictions, puis j’expose le problème suivant : le CDI étant un lieu aussi étendu en connaissances que l’univers, comment faire pour s’y retrouver et organiser tout ce savoir ? Pour le coup, il paraît que j’ai une vision aristotélicienne, voire biblique, du CDI,  je met en parallèle les éléments suivants :

CDI // univers ; Documents // système solaire ; Livre // Terre ; Documentaire // Homme ; Information // Atome.

Une fois qu’ils ont réussi à me dire qu’il fallait classer les documentaires par thème, je leur explique la classification en utilisant les comparaisons avec un arbre généalogique et la boite de la vache qui rit. Lorsqu’ils ont trouvé les différentes classes, puis, en histoire, les ouvrages sur l’histoire ancienne, la Grèce ancienne, et enfin le livre ayant une certaine cote, je manque parfois de temps pour qu’ils puissent étudier l’intérieur du livre. Je leur propose alors un blind test dont j’ai piqué l’idée à Camille, sur son Traflablog. Un élève de chaque table va chercher un documentaire au hasard et me donne la cote, et je dois deviner de quoi parle le livre.

J’ai fini la dernière séance très exaltée, en plagiant notre cuisinier qui leur dit souvent « Buvez du lait, c’est bon pour la santé », avec une voix de stentor. J’ai repris à ma sauce l’expression, en m’exclamant « Lisez des livres, c’est bon pour la santé !!! »

Le document élève proposé, que j’avais déjà remanié depuis l’année dernière (l’aspect « Mon CDI est l’univers » n’y figurait pas), n’est cependant pas complètement satisfaisant. Pour certains, les élèves ne parviennent pas à saisir la métaphore entre CDI et univers, etc.

Mon collègue d’histoire m’a donc suggéré d’ajouter des images de CDI, documents, livres, documentaires et informations à relier aux autres éléments. Ma feuille va à nouveau changer l’an prochain !

Je n’ai pas eu le temps de leur montrer mes vidéos, j’en avais prévu deux, l’une sur l’histoire du classement des connaissances :

l’autre sur le classement des documentaires au CDI :

Qu’à cela ne tienne, ils verront les vidéos durant l’évaluation finale, réalisée en collaboration avec mon collègue de technologie, avant la fin du trimestre. Pour l’heure, j’ai décidé de les mettre à disposition dans les différentes zones du CDI, via des QR-codes, que j’ai affichés : QR codes vidéos IRD

  • Séances avec les élèves UPE2A

Mon collègue référent et moi avons repris notre projet impliquant les élèves non francophones. Ces derniers viennent une heure par semaine au CDI. Suite à une idée d’exposition en images, nous avons souhaité travailler sur un projet que nous avons nommé « S’exprimer, communiquer, représenter ».

Durant la première et la deuxième séance, les élèves ont réalisé des affiches avec dix mots qu’ils aiment, soit dans leur langue maternelle, soit en français, avec leur traduction dans le premier cas, et accompagnés d’un dessin représentant le mot. Les affiches réalisées sont vraiment magnifiques, en particulier celles d’une élève dont la langue maternelle est l’arabe (bien qu’elle n’en ait trouvé que cinq), et une autre parlant tamoul.

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Durant la troisième séance, ils ont évoqué à l’oral leur départ pour la France, récits qu’ils ont commencé à transposer à l’écrit, et dont nous feront des vidéos à la rentrée, grâce aux tablettes du CDI.

Voilà pour ces quelques séances.

Expositions

Pour ce mois d’octobre, j’ai laissé, évidemment, la mini-expo sur la coupe du monde de rugby, cette dernière se terminant pendant les vacances.

Photo 18-09-2015 09 09 18

Pour l’exposition en images, j’avais prévu une histoire de l’information, de la documentation et de la communication, mais que j’ai reportée au profit de l’exposition des travaux des élèves UPE2A.

Semaine du goût

Pour la grande expo, enfin, j’ai désinstallé l’exposition consacrée à la Fête de la science pour une exposition sur la Semaine du goût, avec principalement des livres de recettes de cuisine des différents pays, ainsi que des affiches et des brochures que m’avait donné l’infirmière.

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Comme d’habitude depuis septembre, je propose également des QR-codes avec :

  • des recettes de cuisine en chanson (le pudding à l’arsenic de Astérix et Cléopâtre, le cake d’amour de Peau d’âne)
  • une vidéo sur la cuisine au cinéma, la version numérique du Ventre de Paris de Zola, une étude de nature morte
  • enfin une sélection de vidéos de C’est pas sorcier sur le chocolat, les bonbons, la cuisine et la nutrition.

Ces QR-codes sont à retrouver ici : Expo semaine du goût QR codes

Je n’ai toujours pas exposé les nouveautés du CDI pour septembre / octobre, mais je pense caler ça avant les vacances de Noël.

Ateliers

Je suis passée dans quasiment toutes les classes (excepté les troisièmes) pour présenter l’atelier Twitter, les affiches étant très peu regardées par nos élèves.

J’ai un certain nombre d’élèves intéressés (une vingtaine environ), que je compte relancer à la rentrée pour démarrer officiellement l’atelier.

Pour le présenter, j’ai expliqué aux élèves qu’ils seraient les ambassadeurs du collège sur l’extérieur et sur internet, qu’ils posteraient des tweets sur ce qui s’y passe et sur ce qu’ils aiment, sur la culture et l’orientation, sur l’actualité locale, et qu’ils échangeraient avec d’autres élèves d’autres collèges (s’il y a des collègues intéressés par de tels échanges, indiquez-le moi en commentaire !).

J’ai « pré-recruté » surtout des 5e et des 4e, mais aussi quelques petits choupinous de sixième, dont l’une connaissait parfaitement le fonctionnement de Twitter, hashtag compris.

Cet atelier remet du baume au cœur et fait oublier les péripéties ENTiennes.

Réunions et projets (en cours ou à venir)

Ce mois-ci, j’ai assisté ou animé quatre réunions :

  • une micro-réunion sur l’organisation de l’épreuve d’histoire des arts animée par ma collègue d’arts plastiques ;
  • la réunion de rentrée des professeurs documentalistes du bassin ;
  • une réunion sur le contrat d’objectifs du réseau (le collège fait partie d’un réseau de réussite scolaire) avec les professeurs des écoles maternelles et primaires ;
  • une micro-réunion sur le site internet du collège que j’ai moi-même animée.

Enfin voici les quelques projets dans lesquels je compte m’impliquer et qui sont, soit amorcés, soit au stade de la discussion :

  • un nouveau site internet d’établissement ;
  • la séance 4 d’initiation à la recherche documentaire, consacrée à la recherche sur Internet, et que j’ai beaucoup remaniée ;
  • la participation des élèves de sixième au défi Babelio ;
  • un projet autour de la COP21 avec mes collègues de sciences ;
  • une sensibilisation des élèves de sixième contre l’addiction aux jeux-vidéos et aux écrans ;
  • un partenariat, entièrement à mettre en place, avec la médiathèque de la ville, et auquel il faut que je réfléchisse sérieusement.

En attendant, pour ceux qui en ont la chance, passez de bonnes vacances, si possible ensoleillées et reposantes.

En attendant le réveil de la force…

Le 16 décembre, le 16 décembre, le 16 décembre… Si j’ai un peu du mal, de tête, à faire le décompte, je suis comme beaucoup à vouloir que cette date se rapproche le plus vite possible.

Certains sont suffisamment opiniâtres pour faire un compte à rebours. Je m’y mettrai sans doute quand je verrai qu’il reste moins de 30 jours, ou mieux, lorsque nous serons au 1er décembre, et j’imaginerais presque un calendrier de l’Avent exclusivement dédié à cet événement : la sortie de Star Wars, épisode VII.

Car c’est bien cette date-là que des milliers – et je n’hésite pas à dire des millions – de gens attendent. Les puristes l’ont compris, les autres ont haussé les sourcils et resteront perplexes voire hostiles.

Tant pis pour eux ! Comme beaucoup d’autres, j’ai savouré avec bonheur les premières bandes-annonces tant attendues :

Comme beaucoup d’autres, je vais calmer l’attente en revoyant tous les épisodes de la saga, même s’il faut en passer par l’épisode I et Jar Jar Binks et l’épisode II avec Padmé et Anakin qui se roulent dans l’herbe.

J’arriverai bien évidemment trop vite à l’épisode VI, et il me faudra encore patienter avant de pouvoir découvrir ce nouvel épisode, et retrouver Han Solo, Chewie, Luke et Leia…

Alors oui, vous l’aurez compris, durant cette période d’attente, je fais la joie des éditeurs et j’observe ce qui sort en librairie sur Star Wars.

Star Wars dans ma bibliothèque…

Si je fais un rapide recensement de l’existant, en tout cas dans ma bibliothèque, je trouve trois types d’ouvrages qui abordent Star Wars de près ou de loin :

  • ceux qui lui sont exclusivement consacrés. Outre le livre dont je vais parler dans quelques instants, j’en ai trouvé deux : Générations Star Wars, publié chez Hors collection et faisant la chronique des presque 30 ans qui séparent l’épisode IV de l’épisode III ; et Star Wars : aux origines du mythe, un superbe livre qui présente les travaux des illustrateurs ayant collaboré avec George Lucas.

star wars

  • ceux qui traitent du genre cinématographique dont Star Wars fait partie. J’en ai retenu deux en particulier : Sciences et science-fiction, un ouvrage que j’avais déjà évoqué dans un de mes hors-série de l’été 2014 ; et Cent ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction, de Jean-Pierre Andrevon, un spectaculaire et incontournable pavé sur le sujet, également mentionné dans un article du blog

100-ans-et-plus-de-cinema-fantastique-et-de-science-fiction

  • enfin, les livres qui évoquent moins cet univers que son public et ses amoureux, et je pense surtout à l’excellent livre de David Peyron, Culture Geek. Il y a aussi le Gastronogeek, sur lequel je reviendrai en fin d’article. J’ai enfin quelques ouvrages qui évoquent Star Wars à titre d’exemple, pour la musique de films ou pour les décors… et je pense avoir fait à peu près le tour, même si les références sur Star Wars se comptent par dizaines et même si ma bibliothèque fait pâle figure à côté…

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Quant aux ressources en ligne, évidemment il y a pléthore :

Bref, que je vadrouille en ligne ou que je parcours ma bibliothèque, j’ai (presque) de quoi ronger mon frein… Et je peux aussi me plonger dans les publications récentes des éditeurs qui surfent sur la vague.

Don’t feed the troll

Cette fois-ci, cependant, je ne me suis pas lancée dans la lecture de ce qu’on appelle, par abus de langage selon moi, un « beau livre » : j’ai choisi un petit ouvrage, modestement illustré, sans fac-similés et autres trésors déterrés, mais tenant dans un sac et prompt à donner envie de revoir l’un ou l’autre des épisodes et de suivre tel ou tel personnage de la saga.

Il s’agit de Star Wars : une saga, un mythe, de Laurent Aknin, paru en septembre 2015 aux éditions Vendémiaire.

star_wars

J’ai choisi ce livre à la fois pour son sujet, plus prosaïquement pour sa taille, et aussi parce qu’il était l’œuvre d’un auteur que je connaissais déjà, puisqu’il avait publié en 2012 Mythes et idéologie du cinéma américain, réédité chez Vendémiaire en 2014, et dont le compte-rendu sur le blog avait suscité un débat légèrement houleux.

Sources : http://www.livres-cinema.info/livre/5625/mythes-et-ideologie-du-cinema-americain

J’ai décidé de lire à nouveau un livre de Laurent Aknin, et d’observer si j’en ressortais avec le même ressenti que pour son opus précédent, qui, ma foi, m’avait beaucoup plu, mais qui ne faisait pas l’unanimité dans les commentaires de l’article que je lui avais consacré.

Et comme notre ami a l’air de nourrir une passion pour les mythes, j’ai eu l’impression que celle-ci était contagieuse, je lui ai donc laissé sa chance.

Un abécédaire non exhaustif de Star Wars

Cet ouvrage, Star Wars : une saga, un mythe, n’ambitionne pas de couvrir de manière synthétique l’ensemble de l’univers réalisé puis produit par George Lucas.

Il cherche cependant à comprendre de quelle manière Star Wars constitue un matériel cinématographique à la fois profondément original (une double et bientôt une triple trilogie, un film issu de l’imaginaire d’un auteur mais commercial, une œuvre destinée aux enfants aussi bien qu’aux adultes…) et s’appuyant sur, comme l’annonce la quatrième de couverture, le « plus vieux fonds légendaire de notre humanité ».

Sous forme d’abécédaire, il va donc tout autant décoder les racines des Jedis, de la Force, l’influence du mythe arthurien ou des cultures asiatiques sur la saga, et le fait que Star Wars fait désormais figure de mythe à part entière, avec produits dérivés et univers étendu.

L’ouvrage s’ouvre sur le processus d’ « agnition » (reconnaissance de deux personnes ou plus, avec notamment la célèbre phrase de Dark Vador (Darth Vader) à Luke Skywalker, « Je suis ton père »), et se ferme, comme il se doit, avec la figure de Yoda.

On y retrouve d’autres entrées, dédiées aux personnages, ainsi que l’explication de plusieurs points emblématiques de la saga : combats, couples, droïdes, élu, empire et dictature VS république et démocratie, fantasy et science-fiction, immortalité, initiation, ordre Jedi, padawan, religion, ou encore sabre.

Avantages et inconvénients de l’abécédaire

L’avantage de ce livre est qu’il offre une vision synthétique et très accessible de l’univers de Star Wars, même pour celui (voire surtout pour celui) à qui cet univers est complètement étranger.

Les références sont claires, le propos bien documenté, et pour le spectateur averti, le texte de Laurent Aknin est une excellente mise en bouche à un revisionnage scrupuleux des six épisodes actuels de la saga.

Cependant, j’ai relevé deux petites faiblesses dans le projet de l’auteur. La première, c’est que le fan absolu de Star Wars – ou même celui qui a une vision ne serait-ce que distanciée et cultivée de l’œuvre – va certes apprécier de retrouver tous ces éléments familiers, mais qu’il ne va pas forcément y faire beaucoup de découvertes.

Personnellement, j’aurais aimé que l’auteur approfondisse davantage et se pose plus en spécialiste des mythes (d’un point de vue littéraire et culturel) qu’en critique et historien de cinéma. Certes, j’ai appris des choses, ou plutôt l’auteur a confirmé ce que je pressentais des influences de George Lucas, mais il m’a aussi laissée quelque peu sur ma faim…

Et cela tient principalement à la forme que prend son ouvrage, ce qui en constitue la deuxième faiblesse. Certes, le fait d’organiser le livre en abécédaire permet un cheminement facile du lecteur et une lecture non linéaire.

Mais justement, au lieu d’un propos linéaire et plus approfondi, ce qui faisait la force du précédent texte de Laurent Aknin, Mythes et idéologie du cinéma américain, les différentes entrées m’ont fait ressentir les répétitions de certaines d’entre elles, et de certains angles d’attaque de son propos : ordre Jedi, chevalerie, et padawan, les nombreuses occurrences du mythe arthurien, l’influence des samouraïs et du bushido, pour ne citer qu’eux…

J’ai cependant bien conscience qu’il est très facile (trop facile) de critiquer un livre sur sa forme, et l’auteur rappelle parfaitement en introduction le caractère subjectif et non exhaustif de sa démarche. Il y évoque d’ailleurs de manière personnelle et, selon moi, très complice, son expérience cinéphile de la trilogie et de la prélogie.

Star Wars : une saga, un mythe reste, comme je l’ai déjà dit, une bonne entrée en matière et une bonne piqûre de rappel pour les amateurs de Star Wars, qu’ils soient eux-mêmes apprentis, chevaliers ou maîtres…

Vous avez dit mise en bouche ?

Pour finir, comme je l’ai mentionné plus haut, je reviens rapidement sur un ouvrage de ma bibliothèque qui évoque Star Wars sous un aspect culinaire. Il s’agit du Gastronogeek, que j’avais brièvement évoqué dans mon article de Noël dernier.

Gastronogeek

Dans ce livre de recettes consacré à l’univers geek, où se côtoient Le Seigneur des anneaux, Retour vers le futur et Doctor Who (pour ne citer qu’eux), le lecteur – cuisinier ou non – trouvera des idées d’expériences gastronomiques inspirées de Star Wars, à savoir :

  • la salade de la Lune forestière d’Endor ;
  • le Spatioporc de Mos Eisley ;
  • et le Dôme de Hoth.

gastronogeek-livre-des-potions

Très récemment (en septembre 2015), l’un des auteurs du Gastronogeek, Thibaud Villanova, et Stéphanie Simbo, ont sorti chez le même éditeur, Hachette cuisine, un deuxième ouvrage consacré aux recettes geeks, et cette fois-ci dédié aux boissons, soupes et autres milk-shakes, Le Livre des potions. Pour Star Wars, vous y retrouverez :

  • La Corellia, un cocktail à base de whisky, de bière ambrée et de cumin ;
  • et le Ragoût de racines de Dagobah.

D’ici le 16 décembre, je vous souhaite donc de bonnes lectures, de bons revisionnages ou de bonnes découvertes, et de bonnes expérimentations culinaires.

À très vite !

Septembre 2015 : séances et animations du CDI

Après des vacances ensoleillées et reposantes, et une escapade numérique à #Ludovia12, voici l’article des activités du CDI pour le mois de septembre, un tout petit peu en avance.

Cet article sera à l’image de mon mois de septembre : démarré sur les chapeaux de roues, bien occupé et tout en vidéos, infographies et numérique, avec les aléas et les surprises qui vont avec.

Je laisserai volontairement de côté les passages obligés d’une rentrée au CDI : manuels scolaires (forcément il en manque, mais je les gère uniquement en juin, en septembre c’est la vie scolaire qui s’en occupe), réabonnements, dernières commandes avant l’assèchement des crédits (pour les commandes j’y reviendrai lorsque j’aurai tout reçu et que je mettrai les nouveautés en exposition aux élèves), et réunion de rentrée où l’on parle projet d’établissement et politique documentaire.

Commençons par les séances au CDI.

Séances de septembre : les 6e et les 3e

À mon agenda ce mois-ci, également un passage obligé : les séances d’initiation à la recherche documentaire.

  • IRD sixième

Depuis un an je les fais en classe entière sur le même créneau pour les deux premières : l’heure d’aide au travail personnel, obligatoire pour tous les sixièmes, pour la séance 1, et une heure de français gracieusement cédée par mes collègues pour la séance 2.

Chaque année, c’est la même chose, j’ai modifié durant l’année l’organisation de ma séance, parce que j’ai perçu telle et telle difficulté chez les élèves, ou tel et tel défaut dans ma manière de fonctionner. Et chaque année, évidemment, je ne suis pas satisfaite, et je veux tout bouleverser l’année d’après.

J’avais gardé les documents de l’année dernière pour la séance 1 (découverte du CDI et de l’objet livre) et pour la séance 2 (se repérer dans le rayon fictions), j’avais juste essayé de clarifier sur la fiche élève quelques éléments.

Mais je pense tout remettre à plat pour l’an prochain – et ce d’autant plus avec la réforme du collège, mais ma réflexion à ce sujet et pour le contexte précis de mon collège est encore trop désordonnée pour que je la formalise…

Cette année, ce qui m’a frappée c’est la difficulté de mes bouts de choux 1) à remplir un texte à trous où ils ont définitions et exemples et où ils doivent retrouver le bon mot pour chaque phrase ; 2) à se détacher d’un exemple précis pour trouver la définition générale (le concept) attendue.

La grande nouveauté de cette année reste qu’à l’issue de ces séances je présente systématiquement aux élèves une vidéo récapitulative, vidéos que je réutiliserai lors d’une séance d’évaluation finale par QCM à la fin du trimestre.

Vous trouverez donc ci-dessous la vidéo de la première séance, davantage centrée sur les missions du professeur documentaliste :

Et la vidéo de la deuxième séance, consacrée au rayon fictions :

Bien-sûr, je le rappelle, je suis toujours loin d’être satisfaite de mes séances, et il en va de même de mes vidéos.

  • Autres séances

Ce mois-ci, à part les six séances d’initiation à la recherche pour les sixièmes, j’ai participé à deux séances avec les élèves de troisième faisant l’option DP3 (découverte professionnelle 3h).

La première séance était une séance de présentation de l’option, durant laquelle les élèves ont également fait des recherches sur un métier.

À partir de ces recherches, et de la fiche métier qu’ils remplissent via les documents du kiosque ONISEP et d’une liste de sites internet, ils doivent présenter à l’oral ce métier, en ayant comme support un diaporama.

La seconde séance durant laquelle je suis intervenue était donc une séance d’oraux blancs, qui avait pour but de les conseiller dans la manière de présenter un travail en public.

C’est avec ces élèves de 3ème que j’ai le plus l’habitude de travailler et qui m’avaient amenée à leur proposer l’an dernier de publier des articles sur un blog et d’alimenter un compte Twitter sur l’orientation.

Cette année, ils vont également être impliqués dans la refonte du site internet du collège, qui est l’un des enjeux numériques de l’année.

CDI et collège connectés

Mon collège ne fait pas partie des COCON, mais je récupère cette dénomination pour aborder toutes les questions en lien avec le numérique au CDI depuis début septembre.

  • Site internet

Je l’ai dit, la refonte du site est une priorité, l’existant étant assez ancien et actuellement en friche. Avec plusieurs collègues, nous souhaiterions le supprimer et travailler directement sur quelque chose de neuf. Les démarches sont en cours, bien que nous soyons peu nombreux à être motivés par le sujet, à mon grand regret.

  • L’ENT

En toute naïveté, je pensais échapper au calvaire de l’an dernier, les élèves conservant (ou plutôt étant censés conserver) leur mot de passe d’une année sur l’autre. Cette année il y a donc à gérer la même lenteur de mise en place, la nouvelle version soit disant plus belle et plus intuitive, les oublis de mots de passe, et les premières connexions – heureusement simplifiées – pour les élèves de sixième, en cours de technologie.

  • Mise à jour du portail e-sidoc : nouvelles rubriques

Depuis septembre, j’ai ajouté à mon Portail deux nouvelles sous-rubriques : l’une dans l’onglet « EMI » où je pense intégrer au fur à mesure mes vidéos d’initiation à la recherche : « Apprendre à… Chercher, s’informer, se documenter », l’autre sur la page d’accueil, « Découvrir… Le CDI en ligne ».

On y retrouve la page Facebook et le compte Twitter du CDI, qui ont fait peau neuve. Pour le compte Twitter, je souhaite l’alimenter un peu plus cette année (l’an dernier il était destiné principalement aux élèves de troisième) et à terme, qu’il soit implémenté sur le nouveau site du collège. Je souhaite également former les élèves volontaires à publier des infos via ce compte, selon des modalités que j’expliquerai un peu plus loin…

  • Tablettes

Je dispose depuis fin mars de trois tablettes au CDI. Depuis cette date, j’ai également fait auprès du conseil général une demande d’installation d’une borne Wifi, que j’attends toujours. Je butais bêtement sur ce problème jusqu’à ce que je me décide, provisoirement, à mettre mon smartphone en partage de connexion, et à faire venir le wifi, si le wifi ne venait pas à moi… là encore, la suite des explications arrive !

Expositions

Durant la première semaine de la rentrée, j’ai repris mes expos thématiques sous leur forme traditionnelle. J’ai gardé la rétrospective en images de l’année 2014-2015, ce qui me semblait une bonne idée pour montrer aux nouveaux sixièmes tout ce qui pouvait se passer en un an au CDI.

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Puis j’ai voulu systématiser un procédé que j’avais déjà commencé à tester l’an dernier :

  • une grande exposition thématique et « permanente » (ou presque), sur le modèle des musées, qui mobilise plusieurs tables et plusieurs grilles,
  • une exposition en images sur une autre grille (il faut d’ailleurs que j’enlève celle consacrée à la seconde guerre mondiale qui est au CDI depuis le 8 mai)
  • et une mini-expo à côté du coin lecture sur un sujet d’actualité, exposition « temporaire ».

Mais cette année, ce que j’ai aussi voulu faire, grâce à mes tablettes, ce sont des expos avec QR-codes, bluffée que j’ai été, entre autres, par les initiatives de Marie Soulié à #Ludovia12. Pour chaque exposition, j’ai donc (après quelques tâtonnements réflexifs) au moins 4 QR-codes :

  • un texte ;
  • un son ;
  • une image ;
  • une vidéo.

Depuis le début de l’année, j’ai intégré ce dispositif aux mini-expos et aux grandes expos. J’ai proposé aux élèves : une mini-expo sur les 300 ans de la mort de Louis XIV (avec des vidéos sur Versailles et des musiques de Lully)

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une mini-expo sur les 75 ans de la découverte de Lascaux, avec des vidéos de « C’est pas sorcier » sur le néolithique et une visite virtuelle de la grotte

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une exposition consacrée à la Fête de la science, avec des sons d’inventions, le texte de La Machine à explorer le temps, une analyse picturale d’une affiche de promotion du cinématographe Lumière et des vidéos de « C’est pas sorcier » (encore)

Fête de la science

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enfin, une mini-expo plus traditionnelle sur la coupe du monde de rugby

Photo 18-09-2015 09 09 18

Cependant, devant le peu de réactions suscitées, et voyant mes loustics intimidés à l’idée de me demander les tablettes, j’ai affiché ceci devant mon ordinateur :

Expos CDI

Le lien est disponible ici : https://magic.piktochart.com/output/8031135-expos-cdi

J’espère qu’ils seront moins timides dans les semaines qui viennent…

Ateliers

J’espère aussi qu’ils participeront aux ateliers que j’anime, et que je présente cette année avec cette affiche :

Ateliers CDI

Malheureusement, malgré mes efforts, également mis en affiche, l’atelier journal a du mal à trouver des volontaires.

Affiche atelier journal

Cela fait 3 ans que je le porte à bouts de bras et que je constate, à chaque fin d’année, les mêmes phénomènes : des élèves qui, arrivés en 3ème, n’ont plus le temps de participer (et c’est le cas de la majorité de mes élèves de l’an dernier), et d’autres, qui sont tiraillés entre tous les autres ateliers qu’on leur propose (slam, théâtre, AS, soutien, chorale, etc.). Pour l’instant, je n’ai donc qu’un inscrit.

C’est pour cette raison que j’essaye de mettre en place un atelier Twitter, qui semble un peu plus les attirer :

Atelier Twitter

Je poursuis toujours l’atelier jeux et l’atelier coloriage dont le succès ne se dément pas, et j’ai organisé la première session de l’atelier cinéma, qui a attiré quelques petits yeux…

Atelier cinéma

Évidemment, avec l’obligation de mettre en place un média scolaire par établissement, c’est l’atelier journal qui me tient le plus à cœur : quelle que soit la forme définitive qu’il prendra dans les semaines qui viennent, transformé ou non en atelier Twitter, conduit en collaboration avec un ou des collègues, je continuerai à le promouvoir et à chercher à le remettre sur pied.

Déco du CDI

Pour finir avec ce long article bien occupé, comme le mois de septembre, une petite note légère : j’avais fait pas mal de choses pour rendre attrayante la signalétique des fictions au CDI et pour aménager le coin lecture en mai et juin 2015.

J’ai poursuivi cette décoration, épaulée de manière assez inattendue par un ancien élève de 3ème, qui a offert au CDI des affiches d’Harry Potter : ces dernières ont fait la joie des élèves qui ont assisté à leur installation, elles sont respectivement proche du rayon science-fiction et du coin lecture et on m’a déjà réclamé une exposition Harry Potter pour cette année.

Cette initiative est pour moi l’occasion de vous montrer le CDI dans son ensemble :

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Merci donc à Lucas pour cette excellente idée !

À la recherche de Maurice Jaubert

Voici le premier compte-rendu de lecture de la rentrée, qui arrive assez tôt, puisqu’il s’agit d’un livre paru au mois d’août, et que je garde un deuxième compte-rendu en réserve pour fin septembre ou début octobre.

Pour le titre de cet article, j’ai quelque peu hésité : il aurait pu s’appeler, en référence à l’auteur du livre « La Femme qui aimait Maurice Jaubert » (référence également truffaldienne) mais cela m’a paru quelque peu excessif… et pourtant… j’y reviendrai.

Pv31

Finalement je me suis décidée pour ce « À la recherche… » car ce livre, que je nommerai dans quelques lignes, tout en allers et en retours, tout en nostalgie et en sensations, avait quelque chose de proustien.

Truffaldien et proustien, ça y est les deux termes sont posés, ceux qui me connaissent bien savent que l’ouvrage dont je vais parler m’a plu.

Parfums, promenades et musiques

Le livre en question est un roman publié par Maryline Desbiolles aux éditions du Seuil, collection Fiction & Cie, Le Beau temps. Comme j’avais déjà trouvé il y a quelques jours, un livre consacré au cinéma dont faire le compte-rendu pour le mois de septembre, je n’avais pas prévu d’acheter ce livre…

desbiolles

Mais le premier ouvrage ne devant sortir que dans une semaine, j’ai découvert en me promenant dans le rayon fictions de ma librairie, ce roman qui se trouvait parler surtout d’un homme, beaucoup de musique, mais aussi de cinéma, et dont je ne connaissais absolument pas l’auteure.

C’est en lisant une par une les quatrièmes de couverture des nouveautés que mon attention s’est fixé sur Le Beau temps. Il y avait aussi un autre livre, dont j’ai perdu le titre, mais la lecture – déterminante – des quelques premières lignes ne m’a pas vraiment emballée. Celles du Beau temps, au contraire, m’ont saisie :

L’Ariane est une donneuse. L’Ariane, la banlieue à l’est de Nice, est une donneuse de noms. Ariane en tout premier. Ariane, Maurice Jaubert. Maurice Jaubert est le nom du collège de l’Ariane où je suis invitée pour parler avec les élèves d’un de mes livres qui met leur quartier en scène.

Passées ces quelques lignes, je me dis : un livre qui s’ouvre par la visite d’un collège… J’hésite, puis je poursuis, car je pense en moi-même que l’auteure rêve sur les noms et sur les lieux – une onomastique, en somme – et déjà je pense à Proust et à son « Nom de pays : le Nom »…

Sa visite la fait s’interroger sur Maurice Jaubert, tout comme je me suis demandée moi-même souvent qui sont les Maryse Bastié, Corentin Celton, Paul Bert ou encore Edgar Quinet en voyant leur nom dans les rues et les stations de métro.

Mais c’est en revoyant La Chambre verte de Truffaut que sa curiosité va plus loin, Jaubert occupant dans ce film une place prépondérante.

Qui est Maurice Jaubert ?

Dans La Chambre verte, une photographie, une époque et surtout une musique.

La photographie, c’est celle-ci :

jaubert chambre verte

Elle apparaît dans la chapelle des morts imaginée par Julien Davenne, le héros du film incarné par Truffaut lui-même, un homme veuf, rescapé de la Grande guerre, qui préfère se consacrer au culte de ses chers disparus que vivre parmi les vivants.

Dans cette chapelle, Truffaut a fait figurer les hommes, vivants ou morts, qu’il admirait : Cocteau, Proust, Henry James, et donc, Maurice Jaubert.

Dans la scène ci-dessus, la chapelle restaurée de Davenne s’offre pour la première fois au regard du spectateur, avec, évidemment la musique de Maurice Jaubert.

La musique de ce dernier apparaît dans trois autres films de Truffaut : L’Histoire d’Adèle H., L’Argent de poche et L’Homme qui aimait les femmes.

Mais au moment où Truffaut utilise la musique de ce compositeur, celui-ci est mort depuis plus d’une trentaine d’années, victime malheureuse de la drôle de guerre, et même disparu d’une manière injustement idiote trois jours avant l’armistice signé par Pétain, le 19 juin 1940.

C’est donc à travers les films de Truffaut que Jaubert est connu aujourd’hui, mais aussi par son travail avec certains des plus grands cinéastes français de l’entre-deux-guerres : Jean Vigo, René Clair et Marcel Carné.

Pour Jean Vigo, il a notamment écrit la musique de l’Atalante et de Zéro de conduite :

Pour Marcel Carné, il compose la musique de Drôle de drame, Quai des brumes, Le Jour se lève et Hôtel du Nord :

(Je ne mets pas forcément ces films dans l’ordre chronologique, j’ai simplement fait la part belle à ceux que je préférais).

Je dois avouer que, pour moi, Maurice Jaubert est resté longtemps indéfectiblement lié à Truffaut. Je le savais compositeur et disparu en 1940, mais je n’avais pas fait le rapprochement entre Carné, Jouvet, Arletty, Hôtel du Nord – pour ne citer qu’eux – et Maurice Jaubert.

Je rêvais d’ailleurs sur les noms moi aussi, les titres des films de Carné étant pour moi des expressions en trois mots, avec une poétique bien particulière à faire résonner : Drôle de drame, Hôtel du Nord, Quai des brumes, visiteurs du soir, enfants du paradis (j’ôte le déterminant à dessein). Et je rêvais sur les visages : celui de Jouvet aux sourcils froncés, celui de Michèle Morgan transfigurée dans Quai des brumes, celui d’un Jean-Pierre Aumont espiègle dans l’un et fiévreux dans l’autre…

Bien-sûr, j’ai une petite préférence pour Les Enfants du paradis, fresque sur les arts du spectacle, dont Jaubert n’a pas pu composer la musique, à laquelle j’avais déjà consacré un article, et dont de temps en temps, quelques répliques me reviennent en mémoire :

« Vous êtes trop fier Pierre-François, il faut rentrer en vous-même ». Alors je suis rentré en moi-même… Les imprudents ! Me laisser seul avec moi-même et ils me défendaient les mauvaises fréquentations !

Ou encore…

Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment, comme nous, d’un aussi grand amour.

Je revois Arletty descendre le boulevard du crime, tout comme je peux revoir Jouvet caresser sa fourchette dans Drôle de drame, en répétant « Bizarre, bizarre… », Michel Simon chanter « Dormez, dormez, petits moutons », et Michèle Morgan demander à Gabin de l’embrasser. Tout comme je peux aussi revoir, chez Renoir, Pierre Fresnay jouer de la flûte dans La Grande illusion, ou Paul Meurisse sortir de la baignoire des Diaboliques de Henri-Georges Clouzot… il y a des choses qu’on a du mal à oublier.

Mais revenons-en à Maurice Jaubert, et plus précisément, au Beau temps de Maryline Desbiolles.

Mesures d’une vie ensoleillée

Si j’ai hésité à donner comme titre à mon article « La Femme qui aimait Jaubert » – en référence à L’Homme qui aimait les femmes – c’est parce que de la première à la dernière page, ce dont le lecteur fait l’expérience, c’est une rencontre amoureuse qui a eu lieu et n’a pas eu lieu.

Elle a eu lieu car nous y assistons, nous la voyons prendre forme et vie au fil des pages, à mesure que l’auteure explore et nous raconte la brève existence de Maurice Jaubert, qui prend plusieurs visages : Niçois, fils aimé, élève trop bon élève, amateur d’alpinisme et de voitures, étudiant en droit, soldat, musicien autodidacte devenu compositeur, intellectuel, époux et père de famille, mort pour la France… j’en oublie certainement.

Elle n’a pas eu lieu parce qu’elle reste un rendez-vous manqué, avec une figure immortelle et immortalisée mais absente, disparue, une photographie dans la chapelle des morts de La Chambre verte, où pour Maryline Desbiolles, il n’y aurait que les portraits de Jaubert, de sa naissance à sa disparition.

L’auteure n’est pas une spécialiste de musique : elle le dit elle-même, elle sait à peine lire les partitions, qui lui font l’effet d’un langage mystérieux et d’autant plus irrésistible. Elle s’attache davantage à l’homme derrière la partition, dont elle guette les moindres mouvements passés comme s’ils allaient encore advenir.

Elle suit Jaubert à la trace comme on se lancerait dans une filature. Elle nous en restitue la voix, que nous pouvons presque entendre, les mouvements, que nous pouvons presque sentir, et le regard, que nous pouvons presque croiser.

Ainsi, entre allers et retours, entre enfance et maturité, Maurice Jaubert n’est-il pas seulement compositeur de musiques des films que nous avons vus et revus, il devient à part entière un personnage de cinéma – d’une usine à rêves dans laquelle tantôt il s’éloigne, tantôt il se rapproche, flashbacks, gros plans, ralentis et arrêts sur image.

Arrêts sur image au milieu d’une promenade, qui passe par Nice, principalement, au passé (celui de l’auteur et celui de Jaubert) mais aussi au présent, par Paris, par le sud et la Provence, par l’Angleterre, par l’est fatal enfin.

Une page surtout m’a beaucoup plu, dans ce livre imprégné de poésie, de nostalgie et de tendresse :

Je regarde de nouveau À propos de Nice. Il est dit que Maurice Jaubert n’a pas rencontré Jean Vigo avant 1932. On m’a pourtant raconté que Maurice et son frère René auraient figuré dans À propos de Nice tourné en 1930. (…) je crois reconnaître Maurice parmi les endormis de la promenade des Anglais,  alangui sur une chaise, la figure posée sur sa main, la bouche entrouverte, le chapeau sur les genoux. Ce n’est sûrement pas lui, mais soudain l’innocente sieste m’annonce le dormeur du val de 1940, le dormeur soustrait au soleil du Midi, soustrait à la mer, le dormeur des futaies, de la mousse, des intermittences de la lumière, de l’ombre, il aura deux trous rouges au côté droit, son visage s’enfoncera dans la paume des bois, des Hauts Bois d’Azerailles dont la sonorité même est l’envers de Nice, de son unique syllabe, brillante, aérienne.

Les références poétiques, musicales et cinématographiques fourmillent dans ce roman, on y croise non seulement Carné et Vigo, mais aussi Ravel et Jean Giono, on s’y souvient de Rimbaud et de Proust, en attendant Truffaut.

L’auteur y mêle ses souvenirs à ceux de Maurice Jaubert, sa vie à la sienne, et partageant cette relation rêvée et privilégiée – elle nous y convie, nous amène à littéralement à vivre avec lui, avec elle – elle ne fait pas seulement de nous des spectateurs, ou les lecteurs attentifs d’une partition, mais le témoin indispensable de son amour en fuite.

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