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#Ludovia20 : avant, pendant, après

À quelques jours de la reprise, je renoue avec une tradition assez ancienne sur ce site, celle de la participation à l’université d’été Ludovia, qui fête cette année sa vingtième édition.

J’ai voulu, pour ce vingtième anniversaire, proposer un petit article, et j’ai fouillé farfouillé dans mes archives sur Cinephiledoc.

J’ai hésité (pas très longtemps) entre la première forme que j’avais choisie : celle de l’abécédaire de ma première participation, en 2015, et celle de l’avant / pendant / après que j’ai utilisée pour deux éditions : en 2016 et en 2017.

Avant donc de parler de Ludovia, et avant de parler de l’avant Ludovia, je me permettrai de faire un petit point sur mes précédentes participations, en remettant les liens des articles qui leur étaient associés.

Avant : éditions précédentes

Sur mon profil LinkedIn, j’ai fait un petit résumé des éditions précédentes, je vais ici le développer un peu plus. Pour ces différentes participations, j’ai eu différentes casquettes.

  • 2015 / Ludovia#12 : première participation, la néophyte que j’étais a essayé d’apprivoiser l’événement via un abécédaire dans un article intitulé « À quelques jours de la rentrée ».

Pour cette édition, j’avais déjà la casquette de l’experte numérique, et je venais à Ludovia en compagnie des experts disciplinaires de la DNE.

  • 2016 / Ludovia#13 : deuxième participation, toujours casquette DNE, j’inaugure avec cette édition une forme d’article « Avant, pendant, après » avec le défi de compléter en direct mon article au moment du « pendant »
  • 2017 / Ludovia#14 : troisième participation, cette fois en tant qu’intervenante pour un explorcamp. Je présente le travail réalisé avec Sandrine Duquenne autour de QR-codes afin de promouvoir la lecture. Je reprends la forme de l’avant / pendant / après. Je repars de Ludovia avec une petite idée qui va faire lentement son chemin dans ma tête : LudoDOC.
  • 2018 / Ludovia#15 : pour la première fois, grâce au soutien d’Aurélie Julien et d’Éric Fourcaud, le collectif #LudoDOC organise son premier événement associé, avec entre autres les interventions de Bérengère Stassin qui propose une conférence sur « Cyberharcèlement & EMI », des présentation de Sandrine Geoffroy, Sophie Gronfier et Audey Démonière-Rouvel

Pour l’occasion, est lancé le site LudoDOC, sa chaîne YouTube grâce à laquelle seront réalisées cette année-là des superbes interviews de profs docs et son compte Twitter.

J’ai retrouvé sur mon site le moment Twitter (toujours consultable) de l’édition et je mets ici le lien de la rubrique LudoDOC de l’événement.

À partir de cette année et jusqu’en 2023, je délocalise sur LudoDOC les participations à Ludovia.

  • 2019 / Ludovia#16 : nouvel événement associé LudoDOC. Cette fois, on a un beau roll-up bien visible, toujours conservé et convoyé par Bénédicte.

Pour cette édition, nous avons le bonheur d’accueillir une conférence de Stéphanie de Vanssay, des interventions enthousiastes et dynamiques des profs docs de Créteil (même si on mettra du temps à avoir les articles – poke ADR), et de Magalie et Dany qui nous présentent le Défi Babelio. 

Cette année-là, je fais le trajet avec Aurélie, une copine du lycée, et nous présentons un escape game qui met en oeuvre une collaboration entre profdoc, SVT et physique-chimie.

Nous organisons un concours de Bookfaces, et nous remportons à la fin de l’édition un prix des blogueurs de l’édition.

J’ai d’ailleurs un petit pincement au coeur car nous devons une partie de ce prix à la lumineuse Caroline, qui s’était prêtée avec humour au concours de bookfaces, et dont l’esprit, je n’en doute pas, accompagnera la vingtième édition de Ludovia…

  • 2020 : Ludoviales et Ludovia#17. Deux éditions sous covid, l’une à distance en avril, et l’une en août. Nous nous retrouvons avec Bénédicte pour cette édition masquée et hybride, mais non dépourvue de bonne humeur.

Nous y rencontrons Béatrice et Fabienne, deux nouvelles recrues dont le fourmillement d’idées nourrira par la suite notre site LudoDOC.

En 2021, des contraintes personnelles m’éloignent pour la première fois de Ludovia, en 2022 je sèche (physiquement et intellectuellement) pour l’édition Ludovia#19.

En 2023, Ludovia me rattrape avec sa thématique et, après une conversation téléphonique avec Bénédicte (nos conversations durent généralement au minimum une heure, ce qui s’explique par l’alliance de deux bavardes dont l’une est une prof doc du sud…), nous décidons de soumettre notre candidature à un explorcamp.

Fin mai, nous apprenons que cette candidature est retenue, c’est donc parti pour Ludovia#20 !

Mémo parce que oui, cet article est supposé être structuré…

Et je me rends compte qu’avec cette rétrospective, j’ai été très bavarde, donc voici, cette fois plus rapidement, les préparatifs de l’édition 2023, et un rappel de structure de l’article, façon édition Ludovia#14 :

Dans « Avant », vous retrouverez mon petit programme personnel, les petits points de rendez-vous que je me suis fixée, les explorcamps et tables rondes auxquels je tenterai d’assister (et qui ne correspondent pas toujours à mon formulaire d’inscription, mais l’université étant assez détendue, je ne me fais pas trop de soucis…) mais aussi, pour cette année, l’explorcamp co-animé avec Bénédicte.

Dans « Pendant », vous trouverez des mises à jour de cet article que j’essaierai de faire au fur et à mesure, même si je ne garantis rien.

Enfin, dans « Après », vous trouverez le vendredi ou le lundi suivant Ludovia, des productions, story, cogitations, ressentis, etc.

Donc Ludovia#20… Avant

Mardi 22 août

  • J’arrive par le train aux environs de 17h45, en espérant voyager léger et sans retard, mais avec quelques lectures sur l’intelligence artificielle dans mes bagages…

  • Il est donc quelque peu ambitieux d’espérer assister à l’ouverture officielle à 18h, mais bon j’aurai peut-être la chance de suivre le premier barcamp sous la halle…

Mercredi 23 août

  • Je pensais assister à la conférence de Philippe Meirieu, mais nous avons un premier temps de notre explorcamp pile à ce moment-là avec Bénédicte.
  • 9h-9h45 donc : explorcamp avec Bénédicte (première version) « IOUPI est-il le baromètre du bien-être au CDI ? »
  • 10h15 : un intitulé bien alléchant « Escape game et compétences psychosociales »
  • 14h30 : là encore, décidément j’ai été happée par l’intitulé « Comment redonner aux élèves le plaisir d’apprendre en exploitant leur créativité ? »
  • j’ai vu qu’il y avait aussi une rencontre tout l’après-midi sur la thématique du cyberharcèlement donc j’essaierai d’y faire un saut
  • il y a aussi l’atelier photo marathon de la copine Bénédicte où je serai une groupie pom pom girl très intériorisée
  • j’ai également repéré un explorcamp sur des BD sonores pour lutter contre les discriminations

Comme d’habitude avec Ludovia, le principal regret (et défi) c’est de ne pas avoir le don d’ubiquité…

Jeudi 24 août

  • 9h : une table ronde sur les communs numériques à la salle café-musique du casino
  • 14h : j’aurai juste le temps d’assister à l’explorcamp de Marie Soulié sur le Paris d’Haussmann revisité !
  • 15h : deuxième prise de notre explorcamp avec Bénédicte (et vous pensez que ce sera la même chose mais non)…
  • 16h30 : je veux absolument assister à la conférence plénière sur les 19 éditions précédentes de Ludovia !
  • 17h30 : j’assisterai à la cérémonie des coups de coeur, parce que c’est un bon moyen de voir tout ce que j’ai loupé en n’ayant pas le don d’ubiquité…
  • 19h30 : je garderai encore un peu de sociabilité en réserve pour le dîner de clôture.

Et donc vous voulez voir si j’arrive à tenir ce programme, si je suis bien arrivée, si je n’ai pas oublié mes adaptateurs, ma batterie de secours et tous les documents prévus pour l’explorcamp, même en ayant noté tout ça scrupuleusement dans mon bullet journal ?

Rendez-vous si dessous pour le Pendant et l’Après…

Pendant

22 août : Ludovia, ça se mérite 

Et donc, suis-je bien arrivée à Ludovia ? La réponse est oui, et vous pouvez retrouver ma story Ludovia#20 sur Instagram (@juliettefiliol) pour avoir pour en avoir un premier aperçu…

Ça n’a cependant pas été sans mal. Partie de chez moi vers 6h, arrivée pour un TGV en Gare Montparnasse, le dit TGV est parti comme prévu à 9h07, avant de s’arrêter dans le tunnel de Massy pendant une bonne heure, suite à une panne à un poste d’aiguillage.

Première escale surchauffée en gare de Toulouse Matabiau où tout le monde suffoque (36 degrés dans la gare), je repars dans le TER à 15h47. Mais je suis en bonne compagnie puisque je fais connaissance avec Maryline Brosset, TNE 95, et de Florent Nouguez, professeur des écoles à Grigny (nous sommes voisins) et formateur, créateur d’applications, auteur d’un site Classe de Florent, et fan de robots en classe… et qui a dû courir en sortant de la gare à Ax pour une intervention prévue à 18h !

Moi à 18h je n’ai eu le courage que de faire mon inscription, écouter l’ouverture et les mots très touchants d’Aurélie sur Caroline, d’aller déposer mes bagages et de revenir pour un dîner très sympathique en compagnie de ludoviens.

23 août : programme pas tout à fait respecté 

Comme je l’avais pressenti, hormis l’explorcamp du matin avec Bénédicte, je n’ai pas vraiment respecté le programme que je m’étais fixé.

Nous avons tenu cet explorcamp à 9h avec Bénédicte, devant des spectatrices rares mais bienveillantes, au moment où Philippe Meirieu faisait salle comble… Les témoignages unanimes m’ont incitée à visionner dès que possible en replay cette conférence, à laquelle je regrette tout de même un tout petit peu de n’avoir pas assisté…

J’ai essayé ensuite de circuler un peu sur les Explorcamps suivants et de glaner de bonnes idées.

J’ai fureté autour du stand Canopé qui rassemble plein de publications alléchantes. J’ai pu croiser Anne Delannoy, que j’ai côtoyée pendant 8 ans avec la DNE en tant que IAN de Toulouse. Puis j’ai retrouvé avec plaisir Véronique Gardair, une des super profdoc de Montpellier, pour le déjeuner.

Nous avons ensuite assisté ensemble à trois présentations :

  • celle sur les dérives scolaires de Stéphanie de Vanssay
  • une présentation de la fresque des écrans de l’entreprise Colori (avec des cartes qui m’ont à la fois rappelé le jeu S’prit critique & S’team de soi des profs docs de Guyane et l’utilisation du photolangage en formation)
  • enfin une proposition de photo marathon par Bénédicte Langlois, qui en plus de fournir des éléments théoriques sur la photographie, nous invitait à un temps de pose / pause pour quelques photos dans Ax-les-Thermes

Enfin, après un verre, j’ai dîné à l’Auzeraie avec Véronique et Denis Tuchais.

Il n’était pas garanti que je poste ce petit compte-rendu ce soir, mais c’est tout de même fait. J’ajouterai les photos en rentrant dans mes pénates, mais vous pouvez d’ores et déjà les retrouver sur mon compte Instagram.

24 août : matinée tranquille, après-midi intense ?

N’ayant pas d’intervention le matin, j’ai profité d’un temps un peu plus relâché que la veille. J’ai pu prendre le temps de papoter avec Béatrice, l’une de nos Ludodoc. Je suis ensuite aller écouter le début de la table ronde animée par Alexis Kauffmann sur les communs numériques et j’ai ensuite glané les dernières minutes de l’Explorcamp de Marie Soulié et Romain Bourdel-Chapuzot sur le bien-être et les classes flexibles.

J’espère que la présentation sera d’ailleurs disponible, parce que je n’ai pu voir que la fin et elle avait l’air incroyable…

L’après-midi, pour être sûre de ne pas le louper, je me suis installée à l’explorcamp de Marie Soulié et David Plumel sur le projet de simulation globale autour du Paris d’Haussmann, et avec les Explorcamps co-animés avec Bénédicte, je dois dire que cela restera un de mes meilleurs souvenirs de cette édition.

Nous avons ensuite co-animé avec Bénédicte la deuxième prise de notre atelier IOUPI, dans une version plus participative que la veille, et nous en publierons très prochainement la restitution.

Mes neurones grillés par le soleil ont eu un petit coup de paresse et mon corps n’a pas réussi à se mouvoir pour la clôture de ce Ludovia, mais je repars comme d’habitude avec le plein d’idées, d’envies et d’énergie, et vous retrouverez très prochainement ci-dessous dans la partie APRÈS, mes notes, les publications et une version de cet article enrichie des photos que j’ai pu prendre.

Après : notes, publications et productions

Inspirations

Comme promis je poste ici les bonnes idées, les liens de ressources que l’on m’a partagés ou les présentations auxquelles j’ai assisté, mais aussi en guise d’aide-mémoire, ce que je dois aller consulter.

  • un site partagé dans le TER en allant à Ludovia, qui permet de transformer un dessin en personnage animé
  • le replay de la conférence de Philippe Meirieu et sa présentation qu’il a ensuite partagée sur son compte
  • l’atelier d’une collègue dont l’explorcamp était sur la table à côté de la nôtre et qui avait l’air vraiment intéressant : une proposition d’escape game en utilisant la programmation Python
  • le site Dérives scolaires de Stéphanie de Vanssay qui revient sur toutes les pratiques glissantes auxquelles on assiste dans certains établissements, soi-disant pour favoriser le bien-être
  • la fresque des écrans de l’entreprise Colori pour travailler avec les élèves sur l’usage des écrans
  • une présentation sur l’intelligence artificielle que plusieurs personnes m’ont signalée
  • un parcours EMI « Les veilleurs de l’info » proposé par la ligue de l’enseignement, gratuit et téléchargeable
  • les boîtes de jeux Challenge bac proposées par les éditions Belin

Productions

Je poste ici le lien de la rubrique LudoDOC où serons disponibles notre présentation « IOUPI est-il le baromètre du bien-être au CDI ? » et les productions associées à cet atelier :

Notes de lecture sur l’intelligence artificielle (épisode 2)

Voici un deuxième épisode de mes notes de lecture sur l’intelligence artificielle, qui tentera entre autres de répondre à la question suivante : les livres jaunes sont-ils de bons vulgarisateurs ?

En d’autres termes : l’expression « pour les nuls » permet-elle réellement à un non-spécialiste de maîtriser un sujet ?

Ce deuxième épisode s’intéressera donc, après celui qui m’avait mis le pied à l’étrier et qui s’intéressait à la question en proposant une chronologie et un regard scientifique, à des ressources qui revendiquent, si je peux m’exprimer ainsi, de traduire l’intelligence artificielle en langage naturel.

Dans cet épisode :

  1. les ouvrages Comprendre la révolution de l’intelligence artificielle et L’intelligence artificielle pour les nuls
  2. les dossiers de Geek junior n°23 et du hors-série de Tangente n°86
  3. une sélection de ressources

Comprendre la révolution de l’intelligence artificielle, Stéphane d’Ascoli

Ouvrage publié en 2020 chez First éditions, 189 pages. 13 chapitres, un glossaire à la fin, ainsi que des propositions bibliographiques de prolongement.

Les 13 chapitres sont répartis en quatre parties distinctes. La première partie « Intelligence artificielle : retour aux sources » revient sur des éléments définitionnels et chronologiques.

chapitre 1 : le monde des algorithmes / chapitre 2 : l’ia des mythes originels à aujourd’hui
  • retour sur des éléments de définition déjà évoqués dans mon épisode 1 : algorithme, machine learning, deep learning.

L’ouvrage fait en outre la distinction entre IA symbolique qui suit des règles explicites et IA connexionniste qui utilise des exemples pour fonctionner et améliorer ses réponses.

  • chronologie depuis l’Antiquité (Pygmalion et Galatée) jusqu’à AlphaGo.

Les deux parties suivantes vont s’intéresser aux deux modes de fonctionnement de l’intelligence artificielle : le machine learning (3 chapitres) et son sous-domaine le deep learning (4 chapitres).

chapitre 3 : comprendre le machine learning
  • apprendre à partir de données et généraliser l’apprentissage à de nouvelles données en ajustant avec différents curseurs. Plus un algorithme dispose de curseurs, plus il pourra résoudre des problèmes en ayant une fonction de perte satisfaisante (un score de performance : plus il est élevé, moins les performance sont bonnes) ;
  • bruit et silence en intelligence artificielle : l’overfitting (un algorithme avec trop de curseurs mémorise des informations inutiles) et l’underfitting (un algorithme avec trop peu de curseurs qui n’aura pas assez de données pour fonctionner correctement)
  • 3 types d’apprentissages pour les algorithmes : supervisé, non supervisé et par renforcement.
chapitre 4 : un jour dans la vie d’un concepteur d’ia

Pour mettre au point une IA, l’analogie de la recette de cuisine : il faut une recette (l’algorithme), des ustensiles (les processeurs de calcul) et des ingrédients (les données).

Le chapitre détaille les différentes étapes de traitement des données :

  1. récolter les données
  2. les nettoyer
  3. sélectionner les caractéristiques d’intérêt
  4. formater les données
  5. séparer les données d’entrainement et de test

et l’évaluation d’un algorithme à travers deux types de critère : la sensibilité (capacité d’un algorithme à donner un résultat positif lorsqu’une hypothèse est vérifiée) et la spécificité (capacité à donner un résultat négatif lorsqu’une hypothèse n’est pas vérifiée).

chapitre 5 : quelques applications célèbres
  • la régression linéaire pour déterminer les taux de prêt
  • l’utilisation d’arbres décisionnels pour établir un diagnostic médical à partir d’une série de symptômes
  • les systèmes de recommandation

Pour suggérer des films susceptibles de vous plaire, Netflix doit apprendre vos goûts au moyen d’un système de recommandation. (…) Cette méthode se résume dans une formule récurrente « Les utilisateurs qui ont aimé X ont également aimé Y ».

L’idée est simple : séparer les utilisateurs en groupes, correspondant à des « communautés » de goûts.


chapitre 6 : comprendre le deep learning
  • le perceptron (modèle mathématique du neurone) comme premier pas vers le deep learning ;
  • le transfer learning permet aux algorithmes entrainés à une certaine tâche de se conformer à une nouvelle tâche

Les trois chapitres suivants s’intéressent à différentes applications du deep learning : les images, le langage et les agents intelligents.

chapitre 7 : deep learning et images

Ce chapitre revient sur les différentes formes de traitement de l’image par les algorithmes dont :

  • la reconnaissance faciale qui utilise des réseaux convolutifs (opération qui consiste à scruter par parcelles pour extraire de manière autonome les caractéristiques d’une image),
  • la génération d’image qui s’appuie sur des algorithmes génératifs (comme pour les deep fakes) fonctionnant avec des réseaux de neurones encodeurs et décodeurs.
chapitre 7 : deep learning et langage

Pour représenter les mots, les algorithmes utilisent la méthode du plongement lexical qui consiste à représenter des mots par des vecteurs – soit un paquet de nombres (cela permet entre autres de repérer les discours de haine sur les réseaux sociaux).

Le chapitre étudie également le fonctionnement des claviers prédictifs avec les réseaux récurrents, le mécanisme d’attention utilisé par les outils de traduction automatique, et les étapes de réponse à une demande par les assistants vocaux.

chapitre 8 : deep learning et agents intelligents

L’agent intelligent est un algorithme capable de percevoir son environnement et d’interagir avec lui.

Le chapitre revient sur l’apprentissage par renforcement des algorithmes avec les exemples d’AlphaGo et des voitures autonomes.


La dernière partie de l’ouvrage est consacrée à « L’humanité face à l’intelligence artificielle » avec des problématiques qui peuvent être réutilisées dans le cadre de débats avec les élèves (SNT, enseignement scientifique, EMC, philosophie).

  • Chapitre 10 : l’intelligence artificielle face à l’intelligence humaine (avec le test de Turing) avec un retour sur le fonctionnement d’AlphaGo.

Citation d’Albert Einstein : « Les ordinateurs sont incroyablement rapides, précis et stupides. Les hommes sont incroyablement lents, inexacts et intelligents. L’ensemble des deux constitue une force incalculable ».

  • Chapitre 11 : faut-il craindre l’IA ? Culture populaire avec Asimov, Kubrick, Terminator… Applications militaires et dérives de l’intelligence artificielle (système de crédit social en Chine, reconnaissances faciales, deep fake, falsification d’identité). Impacts de l’IA sur le monde du travail et sur l’environnement.
  • Chapitre 12 : comment concevoir une IA « éthique » ?

Le chapitre revient sur les problématiques d’utilisation des données : collecte des données personnelles, enfermement dans les bulles de filtres, retour sur le scandale Cambridge Analytica, biais des algorithmes.

Quelle responsabilité donner aux algorithmes (Moral Machine) ? Comment réduire les impacts environnementaux du numérique ?

  • Chapitre 13 : l’IA peut-elle servir l’humanité ? Retour sur les potentialités de l’intelligence artificielle dans les domaines du handicap, de la recherche scientifique (lutte contre le cancer, physique des particules, astrophysique) et de l’éducation.

Mon avis sur l’ouvrage :

Le plus : il s’agit d’un véritable ouvrage de vulgarisation, les schémas sont parlants et lisibles, des encarts permettent de faire des rappels synthétiques, et l’auteur propose pour des notions techniques des analogies qui permettent vraiment de comprendre le sujet sans être noyé d’informations.


L’intelligence artificielle pour les nuls, John Paul Mueller & Luca Massaron

Ouvrage publié en 2019 chez F1rst intractive, 343 pages. 20 chapitres, une introduction qui fait office de mode d’emploi du livre, un index en fin d’ouvrage.

Les 20 chapitres sont répartis en 6 parties distinctes, dont l’introduction explicite si le propos s’adresse davantage aux novices ou aux spécialistes.

Partie 1 : introduction à l’ia

Cette première partie se décompose en 4 chapitres qui vont expliciter le fonctionnement basique d’une intelligence artificielle.

Le premier chapitre « Introduction à l’IA » redonne des points de définition (en particulier sur ce que l’on entend par intelligence) et un bref aperçu historique de l’intelligence artificielle.

La porte d’entrée de l’ouvrage, contrairement aux deux autres livres abordés précédemment (Turing à la plage et Comprendre la révolution de l’intelligence artificielle) se fait non pas via la machine mais de manière plus approfondie via les données traitées et les algorithmes.

Dans le deuxième chapitre « Définir le rôle des données« , les auteurs reviennent sur les sources et la fiabilité des données exploitées par les algorithmes.

Focus sur les listes déroulantes :

Les listes déroulantes sont adaptées à toutes sortes d’entrées de données, et elles rendent la saisie de données par un utilisateur humain extrêmement fiable, puisque l’utilisateur n’a pas d’autres possibilité que d’utiliser une des entrées proposées par le système.

Les auteurs identifient cinq types de données incorrectes : les données mensongères, les omissions volontaires, les erreurs de perspectives (divergence de points de vue), les biais et le cadre de référence (c’est-à-dire le contexte et la situation d’utilisation des données).

L’intérêt de ce chapitre est de mettre en lumière la vigilance à avoir vis à vis de l’information, et ce au-delà de la question de l’intelligence artificielle :

  • utilisation d’un thesaurus / descripteurs VS mots clés pour la question des listes déroulantes
  • différentes formes de désinformation et prolongement de la question des données incorrectes vers les biais de confirmation et les bulles de filtres.
  • l’ouvrage renvoie vers le site Data never Sleeps qui permet de voir l’évolution de la collecte des données quotidiennes depuis 2013

Les chapitres 3 et 4 reviennent sur le fonctionnement des algorithmes et du matériel informatique (processeurs graphiques).

partie 2 : recenser les utilisations de l’ia dans la société

Cette seconde partie revient sur les utilisations de l’intelligence artificielle dans les applications informatiques, et sur les deux fonctionnalités principales qui sont attendues de l’intelligence artificielle : les corrections et les suggestions.

On retrouve notamment les corrections non seulement dans les vérificateurs orthographiques mais aussi dans la correction de trajectoire des voitures, et la suggestion dans le traitement automatique du langage naturel et la recherche d’information.

L’intelligence artificielle sert également à automatiser des processus courants et à s’épargner des tâches ennuyeuses et répétitives (principalement dans le domaine de l’industrie). Dans le domaine médical, l’IA est utilisée pour le suivi des patients, le diagnostic et de nouvelles techniques chirurgicales.

Enfin elle permet d’améliorer l’interaction humaine en créant de nouveaux alphabets (emojis), en automatisant la traduction ou en créant des liens sur les réseaux sociaux.

partie 3 : travailler avec des applications électroniques de l’ia / partie 4 : travailler avec l’ia dans des applications matérielles

Dans la troisième partie de l’ouvrage, les auteurs reviennent sur les analyses de données par l’intelligence artificielle.

Les points que je retiens de ces chapitres :

  • l’utilisation pour l’analyse des données des outils statistiques (moyenne et variance) et du calcul de corrélation et de la régression linéaire, qui indiquent si des phénomènes peuvent être liés les uns aux autres, ce qui m’a rappelé l’épisode d’E-penser sur la différence entre corrélation et causalité ;
  • un retour sur l’apprentissage machine avec les distinctions entre apprentissage supervisé, non supervisé et par renforcement ;
  • les probabilités, les graphes et les arbres de décision.

Le dernier chapitre de la troisième partie est consacré à l’apprentissage profond et à ses modes de fonctionnement. Les auteurs s’intéressent à son application dans les agents conversationnels.

Ils reviennent sur le premier agent conversationnel, ELIZA, élaboré par Joseph Weizenbaum en 1966, qui propose une réponse à partir d’un ensemble d’associations et de sujets présélectionnés. Deux autres agents plus récents sont mentionnés : Google Smart Reply et Tay, ainsi que le prix Lobner. Le chapitre se termine par la mention suivante :

Pour avoir une idée des progrès de ces technologies, lisez les pages consacrées à ces réseaux sur le site Internet d’OpenAI, un organisme de recherche sur l’IA à but non lucratif (…).

La quatrième partie s’intéresse aux applications matérielles : la robotique (prétexte à reprendre les lois de la robotique d’Asimov), les drones et les voitures autonomes. Ces problématiques peuvent être réutilisées dans le cadre de débats avec les élèves (SNT, enseignement scientifique, EMC, philosophie).

Un encart dans le chapitre sur les drones revient sur le film WarGames qui donne l’exemple d’une intelligence artificielle (l’ordinateur PROG) dont le fonctionnement est biaisé par le piratage.

partie 5 : se pencher sur l’avenir de l’ia / partie 6 : la partie des dix

Ces deux dernières parties sont consacrées aux perpectives offertes par l’intelligence artificielle, dont certaines sont à relativiser ou à actualiser étant donnée la date de publication de l’ouvrage.

Dans la partie 5, les auteurs reviennent sur certains domaines de l’intelligence humaine et où l’intelligence artificielle trouve ses limites, à savoir la créativité, l’imagination, l’originalité, et la fiabilité des données – puisque les résultats d’une IA peuvent être biaisés par des facteurs humains ou des déficiences techniques.

Sont abordés à nouveau les « hivers de l’IA« , périodes durant lesquelles un optimisme démesuré se confronte à des échecs pourtant prévisibles.

Le chapitre 16 est consacré aux applications de l’IA dans l’espace (question qui peut être traitée notamment dans le programme d’HGGSP Terminale) avec l’observation spatiale, l’exploration, l’exploitation des ressources. Le chapitre 17 aborde les possibilités de l’IA notamment dans le domaine environnemental.

La « partie des 10 » propose des pistes de réflexion autour de trois chapitres (à réutiliser en EMC, philosophie et HLP, et en sujets de grand oral) :

  • 10 activités à l’abri de l’IA, où l’on retrouve le domaine de l’interaction humaine, notamment l’enseignement (ouf), de la créativité et de l’intuition
  • 10 contributions importantes de l’IA à la société (médecine, industrie, projets spatiaux)
  • 10 exemples d’échecs de l’IA, principalement dans le domaine des relations et de la connaissance intrapersonnelle : compréhension, éthique, extrapolation des données, empathie, affinité intellectuelle, remise en question et croyances.

Mon avis sur l’ouvrage

Comme beaucoup d’ouvrages de la collection « Pour les nuls » que j’ai pu parcourir, celui-ci ne m’a pas vraiment satisfait.

Cette collection peut être très utile lorsqu’il s’agit de proposer un guide pratique pour apprendre une langue (ou un langage informatique… le seul qui figure dans ma bibliothèque est consacré aux codes HTML, XML et CSS).

En revanche pour traiter d’une thématique, je trouve la structure et le propos souvent complexes et alambiqués, et vulgarisant finalement très mal le sujet qu’ils sont censés aborder, avec des systèmes de renvois à des articles en ligne et certaines phrases jouant sur une connivence avec le sujet que le lecteur ne parvient pas à s’approprier.

Geek Junior n°33 d’avril 2023

Cette revue dédiée à la culture numérique proposait un dossier consacré à l’intelligence artificielle et à ChatGPT dans son numéro d’avril 2023.

Ce numéro aborde l’intelligence artificielle sous différents aspects :

  • le dossier donne la parole à un « expert » (Laurence Devillers, chercheuse au CNRS) avec 3 questions : définition / limites de ChatGPT et conseils d’utilisation (p.9)
  • 8 questions / réponses sur ChatGPT et un encart de mise en garde face aux fake news (p.10-11)
  • un lexique de l’intelligence artificielle et un retour sur ce qu’est un prompt (p.12)
  • un tutoriel pour s’initier à l’intelligence artificielle avec Adacraft (une application web qui fonctionne en prolongement de Scratch) p.21-23
  • un quiz et des mots mêlés  p.29-30

Tangente Hors-série n°86 de juin 2023

Cette revue spécialisée dans l’enseignement des mathématiques consacre un article à « Chat-GPT : une IA très mathématique » (p.16-18).

L’article revient sur le mode de fonctionnement de Chat-GPT : agent conversationnel et réseau de neurones, où la modélisation du texte généré passe par la vectorisation (chaque mot = un vecteur), par l’apprentissage par renforcement et par un mécanisme d’attention (scores et récompenses données en fonction de la pertinence de la réponse).

Autres ressources

Pour finir voici un petit panel de ressources pour prolonger ces lectures et pour garder la trace d’autres lectures à venir :

  • deux Digipad : une veille sur l’IA et un Digipad « IA et éducation« 
  • le journal gratuit Day-Click que l’on reçoit gratuitement dans les établissements scolaires, et son numéro de mai 2023, qui revient sur les technologies de rupture, avec deux pages sur l’intelligence artificielle

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Notes de lecture sur l’intelligence artificielle (épisode 1)

Voici mes notes de lecture et une sélection de ressources sur l’intelligence artificielle.

 

Ce premier épisode revient sur :

  1. l’ouvrage Turing à la plage
  2. le dossier « ChatGPT : ce n’est que le début… » du numéro 25 de la revue Epsiloon
  3. une sélection de ressources numériques

Turing à la plage : l’intelligence artificielle dans un transat, Rachid Guerraoui, Rachid et Lê Nguyên Hoang.

Ouvrage publié en 2020, 220 pages. 8 chapitres, un glossaire à la fin, ainsi que des propositions bibliographiques de prolongement.

Le prologue propose quelques éléments biographiques sur Alan Turing. Sur l’intelligence artificielle les points clefs sont :

  • le test Turing qui met à l’épreuve la faculté d’une machine à discuter avec un être humain (prix Loebner : lien avec les bots conversationnels) ;
  • l’article publié en 1936 par Turing qui décrit une machine modèle de nos futurs ordinateur ;
  • le décryptage d’Enigma ;
  • l’article Computing Machinery and Intelligence publié en 1950 sur les machines qui pensent.
Chapitre 1 : au cœur de l’intelligence artificielle

Selon Turing, l’intelligence des machines réside nécessairement dans l’algorithme qu’elles exécutent, c’est-à-dire une liste d’instructions et d’opérations logiques ou une recette permettant de résoudre des problèmes compliquées à partir d’étapes simples.

Ada Lovelace est la première à avoir l’idée de programmer les machines à calculer inventées initialement par Pascal et Babbage, en utilisant des cartes perforées.

Dans son article de 1936, Turing propose une machine universelle qui serait capable d’apprendre des algorithmes et de les exécuter à la demande, algorithmes qui peuvent être transposés d’une machine à l’autre.

L’exemple de PageRank : cet algorithme développé par Google consiste à calculer un score de popularité pour chaque page web, en s’appuyant sur les liens entre les pages.

« Plus les liens qui pointent vers une page sont nombreux, plus PageRank lui attribue un score élevé. »

Ce système de recommandations s’applique également aux suggestions d’amis sur Facebook ou sur le conseil de produits sur des sites et des applications.

Ce que l’on désigne généralement sous le terme « intelligence artificielle », ce sont les algorithmes auto-apprenants qui apprennent de leurs expériences pour résoudre des problèmes de plus en plus complexes et les systèmes experts qui déduisent des faits à partir de règles, et qui peuvent en déduire de plus en plus lorsque de nouvelles données leur sont fournies.

Idée de définition retenue : l’intelligence artificielle est la capacité d’un algorithme à résoudre un problème que seul l’humain pensait être capable de résoudre.

chapitre 2 : les limites des machines

Notions retenues :

  • la théorie d’incomplétude de Kurt Gödel selon laquelle toute théorie mathématique contient des vérités non démontrables ;
  • le paradoxe du Crétois. Un Crétois déclare « je mens ». Si ce qu’il dit est vrai, alors ce qu’il dit est faux. Et si ce qu’il dit est faux, alors le Crétois dit la vérité.
  • les algorithmes seront toujours confrontés à des problèmes qu’ils ne pourront pas résoudre.
Chapitre 3 : des progrès ahurissants

Des premières machines purement mécaniques, on en vient à la Seconde guerre mondiale à construire des machines électromécaniques à des fins de cryptanalyse (la plus connue est Enigma).

Pour décoder Enigma, Turing et ses collègues conçurent une machine à calculer surpuissante, la Bombe de Turing.

  • 1943 : Mark 1, une machine de la société IBM
  • 1956 : invention du transistor, un interrupteur actionnable électroniquement. La combinaison de plusieurs transistors permet la fabrication de circuits logiques.
  • 1988 : le joueur d’échecs David Levy est battu par l’algorithme Deep Thought, lui-même battu l’année suivante par Gary Kasparov.
  • 1996 : l’algorithme Deep Blue bat Kasparov, avant d’être battu par d’autres algorithmes.

La mise en réseau des machines (Internet) permet d’aller plus vite et de traiter un plus grand nombre de données en répondant à deux besoins : la tolérance aux défaillances et la puissance de calcul. Google répond à presque 4 milliards de requêtes par minute.

chapitre 4 : le code de l’intelligence

Contrairement au langage naturel, le langage machine n’a pas d’ambiguïté. Il est composé par les symboles 0 et 1 manipulés par le processeur d’une machine. Les langages de programmations sont des intermédiaires entre ces langages machines et le langage naturel.

Un langage de programmation est dit « Turing-complet » s’il est universel, c’est-à-dire traduisible dans un autre langage. On parle de « pensée algorithmique » pour décrire une façon de construire des idées à l’aide de ces langages de programmation.

Extrait p.109 :

Nous sommes capables instinctivement de reconnaître un chat dans une image, mais nous ne savons pas comment. (…) Nous parvenons à exécuter l’algorithme de détection de chat qui se trouve dans nos cerveaux, mais il nous est impossible de décrire cet algorithme.

Cette distinction est particulièrement importante à faire dans le cadre des sciences afin d’aiguiser son esprit critique. Il nous arrive souvent d’être persuadés d’une chose sans être capable de décrire le raisonnement logique qui nous a conduits à cette conclusion.

Exemple des captchas : démontrer qu’on est un humain revient à trouver les objets demandés, une tâche facile pour l’humain et complexe pour l’algorithme.

1950 : l’argument de Turing. Aucun humain ni groupe d’humain ne serait capable d’écrire ligne à ligne le code algorithmique d’une IA de niveau humain. Cela induit le principe des learning machines, qui doivent remplacer l’humain dans l’écriture du code et apprendre leur propre algorithme.

chapitre 5 : des machines qui pensent

Le jeu de l’imitation ou test de Turing est un test visant à mesurer la capacité d’une intelligence artificielle à imiter une conversation humaine.

Voir notamment le prix Loebner mentionné plus haut, les chat bots, le film Her de Spike Jonz ou les applications développées récemment comme ChatGPT.

De nombreuses IA modernes fonctionnent avec un apprentissage par renforcement, c’est-à-dire par le fait de recevoir des récompenses en cas de prouesses (ou de clics de l’utilisateurs) et des punitions en cas de défaillances, le tout sous la forme de signaux, qui vont modifier leurs propres algorithmes.

chapitre 6 : des artistes de silicium

Ce chapitre s’intéresse aux capacités des machines à développer de la créativité, c’est-à-dire la capacité à nous fasciner ou à nous surprendre.

  • l’algorithme AlphaGo développé par Google Deepmind en 2016
  • les créations artistiques réalisées par des algorithmes qui passent un test de Turing artistique
  • les algorithmes de recommandation développés pour estimer ce qui plaira aux utilisateurs (Spotify, Netflix)
Chapitre 7 : des algorithmes dans la nature

Dans ce chapitre sont étudiés les mécanismes naturels qui déterminent les différentes formes et structures des êtres vivants (soit le domaine de la morphogénèse) et le mécanisme de l’hérédité (soit la réplication de l’information génétique).

Applications vivantes de l’intelligence collective : les nuées d’oiseaux et les bancs de poissons.

chapitre 8 : l’IA est-elle un danger pour l’humanité ?
  • Inquiétudes autour de l’IA : dans la culture populaire avec 2001, l’Odyssée de l’espace, Terminator et Matrix.
  • Dans l’univers de la science-fiction avec Isaac Asimov et ses lois de la robotique.
  • Applications militaires et gouvernementales de l’IA : armes, drones, reconnaissance faciale. Dérives avec les deepfakes.

Le chapitre s’intéresse en outre aux biais des algorithmes, dont le logiciel de recrutement proposé en 2015 par Amazon qui éliminait systématiquement les CV des femmes.

Les effets secondaires : la question des algorithmes de recommandation, p.188

Typiquement, ces algorithmes de recommandation nous conduisent à cloisonner nos centres d’intérêt. Il s’agit d’une conséquence du biais de familiarité : plus une chose nous est familière, plus nous l’apprécions. Mais alors, plus nous apprécions un contenu, plus l’IA de YouTube nous recommandera ce contenu, et plus ce contenu nous deviendra familier. Et plus nous l’apprécierons. Petit à petit, les différentes communautés d’intérêt se referment ainsi sur elles-mêmes, tandis que s’appauvrit l’esprit critique de ses membres. On assiste à une polarisation croissante des opinions, et au développement d’une culture de l’entre-soi.

Mon avis sur l’ouvrage :

Le plus : un rappel historique et scientifique de ce qu’est l’intelligence artificielle et une bonne mise en bouche qui permet une compréhension du sujet, même pour des non-scientifiques.

Cette approche est la plus théorique et scientifique de l’intelligence artificielle, et me permet de survoler certains des concepts abordés dans les autres ouvrages.

Dossier « ChatGPT : ce n’est que le début… » du numéro 25 de la revue Epsiloon (juillet 2023) pp. 42-57

Ce dossier s’intéresse aux implications les plus récentes de l’intelligence artificielle, avec GPT-4, le successeur de ChatGPT.

Il prend comme point de départ la fascination évoquée plus haut et suscitée par ChatGPT, et les craintes qui vont de pair.

Aux origines : un article publié par une équipe de Google : « Attention is all you need » en 2017 qui proposait une nouvelle architecture, Transformer, basée sur un mécanisme d’attention, en d’autres termes « un système statistique qui tente de prédire le mot suivant d’une phrase, en s’appuyant sur le texte environnant ».

GPT-4 intègre 1000 milliards de paramètres, et parvient à réussir différents examens et concours mieux que la plupart des étudiants.

GPT-4 semble capable de développer des capacités sociales telles que raisonnement, sens commun, compréhension, créativité ou abstraction.

L’enjeu est de comprendre le fonctionnement de ces machines pour mieux appréhender les failles qu’elles présentent : biais sexistes et racistes, fautes de langage, réponses intuitives et précipitées, invention de faits et de concepts.

Pistes d’évolution de ces intelligences : leur fournir de nouvelles perceptions comme la vue, la mémoire à long terme…

En fin de dossier : les réactions de chercheurs de différents domaines (géopolitique, sociologie, droit, physique, SIC, sciences cognitives…).

Les encarts « Des étincelles d’intelligence » 

Ces encarts reviennent sur certaines prouesses de GPT-4 :

  • la capacité à réussir des tests cognitifs
  • le test de l’équilibre
  • la recherche d’informations (chercher une info dans un moteur de recherche, utiliser les commandes Linux d’un ordinateur pour le pirater…)

Le dossier propose en prolongements les trois vidéos sur la question publiées par l’INRIA : Comment fonctionne ChatGPT, Le Prompting, Les limites de ChatGPT.

Ressources supplémentaires

  • Le site Moral Machine qui compile différentes perspectives humaines sur les décisions morales prises par les machines intelligentes
  • La vidéo d’Hugo Décrypte publiée en février 2023 :

Juin 2023 : séances et animations du CDI

Dans cet article, je reviens sur les activités menées au CDI, au lycée et à l’extérieur entre le 29 mai et le 23 juin.

Si cet article se concentrera principalement sur les tâches de fin d’année habituelles (gestion, bilan d’activités, fiches projets…), j’en profiterai également pour revenir sur les dernières séances pédagogiques.

Également ce mois-ci, une annonce un peu particulière, sur laquelle je reviendrai de manière détaillée, et qui fera peut-être l’objet d’un article séparé au mois de juillet, si je vois que j’ai tendance à un peu trop m’étendre dans celui-ci, puisque j’ai une propension naturelle aux digressions…

Séances et actions pédagogiques

Pour cet article, je reviendrai sur les actions menées entre le 29 mai et le 26 juin, qui sont uniquement des séances en continuité de projets déjà amorcés ou des reprises avec d’autres classes de séances déjà proposées durant l’année ou les années précédentes.

Je ne les développerai pas de manière approfondie (sauf pour revenir, pour l’une d’elles sur des différences de modalités) et me contenterai de les lister chronologiquement.

  • 1er juin : Séance « S’informer » en HGGSP Première (1h), SNT réseaux sociaux en seconde (1h)
  • 2 juin : Accompagnement à la préparation du grand oral pour les élèves de spécialité SES (2h), Séance « S’informer » en HGGSP Première (2ème heure), Accueil de classes en EMC (1h)
  • 5 juin : Grand oral blanc, jury candide en HGGSP. 8 candidats convoqués, deux élèves se sont présentés.
  • 6 juin : Participation à un jeu sérieux proposé par le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU, et organisé par une collègue d’histoire-géographie pour une classe de seconde (3h)
  • 9 juin : Accueil d’une classe de première NSI qui participait à un escape game réalisé par la collègue en charge de la spécialité (1h)
  • 19-22 juin : convocation aux épreuves de grand oral en tant que jury au lycée Jean-Baptiste Corot de Savigny-sur-Orge

Comme indiqué plus haut, je reviens sur deux séances.

SNT Réseaux sociaux (2 juin)

Pour cette dernière séance d’une heure, et comme il s’agissait de la dernière semaine de cours, le moins qu’on puisse dire était que les élèves n’étaient pas les plus captivés par cette séance.

Deux activités leur étaient donc proposées :

  1. soit traiter une thématique de leur choix, Cyberviolence ou Fake news, en consultant les ressources mises à disposition dans une collection Pearltrees et réaliser une affiche de sensibilisation ;
  2. soit réaliser une campagne sur PIX, avec là encore une thématique à choisir : Cybersécurité ou Réseaux sociaux

Une activité finale avec le jeu Terms and conditions leur était proposée.

HGGSP première (S’informer) : 26 mai, 1er et 2 juin

Pour ces séances, mes disponibilités me permettaient de voir un groupe sur deux heures et l’autre groupe seulement sur une heure.

Les deux groupes avaient les mêmes ressources à disposition (déjà mentionnées dans l’article du mois de mars).

  • Pour le premier groupe, en deux heures. La première heure, les élèves par groupes de trois ou quatre choisissent un atelier, consultent les ressources et renseignent le livret qui leur est distribué. La deuxième heure, ils finissent ce travail si besoin et font, groupe par groupe, une restitution à l’oral.
  • Pour le second groupe, en une heure. Les élèves par groupes de trois ou quatre choisissent un atelier, puis au bout de 40 minutes, ils se déplacent dans les autres ateliers pour échanger sur les thématiques traitées par les autres groupes.

Même d’un format plus court, j’ai eu une préférence pour la deuxième modalité, qui est bien plus dynamique et vivante, et engage les élèves dans un rôle d’expert qui les amène à expliquer à leurs camarades les informations qu’ils ont récoltées.

Fin d’année : communication

Pour cette fin d’année, nous avons produit plusieurs documents qui reviennent sur les activités et le fonctionnement du CDI.

  • Charte du CDI

En juillet 2022, au moment où le lycée préparait déjà les documents de communication pour la rentrée de septembre, nous nous sommes rendus compte que le règlement du CDI commençait quelque peu à dater (il remontait à 2017).

Nous avons donc décidé de l’actualiser et avons travaillé à une première version avant les grandes vacances. Cette version a dormi dans nos documents toute l’année, avant que je ne m’en souvienne. Nous l’avons soumise début juin à la direction, qui nous a demandé de réduire le texte à une page.

Voici la version actuelle :

Charte du CDI

  • Fiches projets

Cette année, nous n’avons pas trop pris le temps de réfléchir à des projets à mener, et nous étions tellement en pilote automatique que nous n’avons pas réussi à forcément avoir de recul sur les projets proposés en 2021-2022.

J’ai donc reproposé deux fiches projets auxquelles j’ai associé Roman, puisqu’il a obtenu le poste et que notre binôme est pérennisé. Nous sommes enfin deux titulaires poste fixe au lycée, ce qui va permettre de construire une action à plus long terme dorénavant.

Voici les deux fiches projets déposées, intégrées au document de présentation des projets pour 2023-2024 :

  • Bilan d’activités 2022-2023

Comme chaque année, nous commençons à travailler à ce bilan d’activités au moment de l’arrêt des prêts élèves, d’abord sur la version « brute » d’une vingtaine de pages, puis une fois cette dernière finalisée, je propose une version « light » sur genially.

Cette année, j’ai repris le modèle déjà utilisé l’an dernier :

Cette année, nous avons mis en avant le fait que la fréquentation du CDI s’est renforcée et que le nombre de prêts a doublé.

Concernant les projets pédagogiques, nous avons réussi à travailler avec l’ensemble des classes de seconde, et à toucher huit classes sur treize en SNT. Nous avons également pu accompagner cinq enseignements de spécialité dans la préparation du grand oral.

Fin d’année : gestion

Pour cette fin d’année, voici la liste des activités de gestion que nous avons réussies à mener à bien :

  • interruption estivale des quatre quotidiens auxquels le lycée est abonné (Le Monde, Le Figaro, Libération, L’Humanité)
  • archivage des périodiques pour la période janvier – juin 2023
  • récolement
  • finalisation de la signalétique des fictions et des documentaires

Me concernant, comme je suis administratrice du site du lycée, j’ai eu aussi quelques mailles à partir avec une migration du site sur la nouvelle plateforme SPIP, ce qui a occasionné une disparition du bandeau horizontal et des bugs dans l’inclusion directe des images et des documents PDF.

Cela m’a donné l’occasion de travailler avec la collègue en charge de la spécialité NSI, qui m’a aidée à remettre un bandeau horizontal provisoire (mais sans le menu déroulant pour les différentes sous-rubriques). J’ai réussi aussi, après avoir lu et relu trois fois un article sur SPIP, à rétablir les inclusions directes des PDF, et j’ai proposé une petite méthodo au secrétariat de mon lycée :

Inclusion directe d’un document PDF sur un site SPIP

Autres activités (réunions, stages, déplacements)

Voici les autres activités professionnelles menées durant cette période :

  • 12 juin : conseil pédagogique de fin d’année
  • 13 juin : formation de formateurs avec une intervention de Virginie Vion sur les sciences cognitives et un travail préparatoire sur les formations en documentation pour l’année 2023-2024
  • 14 juin : un dernier cours en visio avec les étudiants de Master 2 MEEF documentation de l’université Paul Valéry de Montpellier, en vue des oraux d’admission du CAPES externe qu’ils passent la semaine du 19 juin
  • 15 juin : réunion d’entente des examinateurs du grand oral pour les départements du 91 et du 78

Annonce de fin d’année

Je termine cet article de fin d’année scolaire par une annonce concernant mes activités professionnelles.

En effet, à la fin du mois de mai dernier, j’ai pris la décision de mettre un terme à la mission d’experte disciplinaire en documentation que j’exerçais depuis huit ans auprès de la Direction du Numérique en Éducation.

J’effectuais cette mission, pour laquelle j’avais été recrutée en septembre 2014 par Blandine Raoul-Réa, en plus de mon temps de service au lycée. J’ai vu au fil des années la mission évoluer, et voici, en images, ce qui était attendu de moi :

Lorsque j’ai commencé à travailler à la DNE, j’étais encore jeune dans mon métier, je n’avais que deux ans d’ancienneté en tant que titulaire, et je trouvais cette mission enrichissante et valorisante : selon moi, elle me permettait de faire une veille quasi instantanée sur l’actualité de ma profession et de côtoyer des personnalités inspirantes.

J’aurai l’occasion d’y revenir dans un article un peu plus conséquent sur la question au mois de juillet (qui fera office de hors-série estival, ce qui changera des années précédentes où mes hors-séries étaient exclusivement cinéphiles) mais durant ces huit années, ce qui m’a poussée à poursuivre cette mission, ce sont les rencontres que j’ai pu faire, les échanges, les discussions et les productions issues des travaux académiques mutualisés, que j’avais la chance de découvrir en avant-première.

Je souhaite désormais trouver d’autres façons de me nourrir professionnellement et intellectuellement, tout en récupérant une certaine liberté de ton, que je muselais consciencieusement sur Twitter depuis ces dernières années.

Mon cerveau s’est quelque peu assoupi et reposé sur cette mission, il a paressé sans forcément prendre du temps pour continuer à mûrir et consolider ses pratiques de terrain, et il fourmille désormais d’idées, d’envies et de projets que vous découvrirez prochainement.

Ainsi, j’utiliserai une rubrique de ce site que j’ai depuis longtemps délaissée : « Aux infos, etc ! » pour y partager des réflexions professionnelles, des lectures, des activités… et je donnerai un aperçu mensuel de ces activités toujours dans mes articles de profdoc.

Et comme je l’ai indiqué un peu plus haut, je prendrai un peu plus de temps le mois prochain pour revenir sur quelques souvenirs de ces huit années (de préférence les bons souvenirs) et j’en profiterai pour tirer quelques chapeaux à certaines personnes que j’ai eu la chance de rencontrer – vous pouvez d’ailleurs en retrouver quelques-unes dans les parcours de profdoc publiés sur le site Ludodoc.

D’ici là je vous souhaite une très belle fin d’année scolaire et vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel article sur Cinéphiledoc !

Janvier 2023 : séances et animations du CDI

Cet article revient sur les projets et les activités menées au lycée entre le 3 et le 25 janvier.

Durant cette période, j’ai pu poursuivre des projets amorcés au mois de décembre (séances de lecture avec les élèves de seconde dans le cadre du concours « Et si on lisait à voix haute ? », suite des séances en SNT avec 3 classes de plus), mais nous avons également dû répondre à d’autres sollicitations.

Concernant l’animation du CDI, nous n’avons pas encore désinstallé toutes les expositions thématiques proposées en décembre, mais les journées portes ouvertes ayant lieu prochainement, nous avons commencé à accueillir des travaux d’élèves réalisés dans différentes disciplines.

Séances et actions pédagogiques

Pour cet article je reviens plus en détail sur les projets amorcés fin novembre et début décembre avec différentes classes de secondes, ainsi que sur d’autres mis en route ce mois-ci.

« Web : l’adresse d’une info » en SNT

Si je reviens sur ces séances déjà présentées au mois de décembre, c’est parce que j’ai mené ces séances avec trois autres classes. Néanmoins, l’organisation que j’avais imaginée à l’origine ne m’a pas satisfait et j’ai remanié cette séance.

Plutôt que de partir d’un rappel sur l’adresse URL, j’ai décidé de partir de la notion de source, ce qui parle davantage aux élèves.

En effet, dans les séances précédentes, j’amorçais le cours avec la composition de cette adresse, du coup lorsque j’essayais d’aborder la question de la source avec les élèves, ils en revenaient toujours à cette adresse URL.

Voici la fiche élève remaniée :

Et j’ai donc adopté le déroulé suivant :

  1. la notion de source (l’adresse, l’origine d’une information) et les différents éléments que l’on va retenir pour connaître et retrouver la source d’une information, ce qui permet d’aborder les notions d’auteur et de norme bibliographique ;
  2. le jeu de rôles « Dans la peau d’une source »
  3. un rappel sur l’adresse URL : à partir des adresses URL des ressources numériques disponibles au lycée, retrouver la façon dont une adresse URL se compose
Autres séances

Durant ces quatre semaines, voici les autres séances que j’ai co-animées avec des collègues de discipline :

  • 3 janvier : deux heures d’entrainement à la lecture à voix haute en demi-groupes avec la classe de seconde inscrite au concours « Et si on lisait à voix haute ? »
  • 9 janvier : accueil au CDI des élèves latinistes de première et de terminale
  • 10 janvier : trois heures de TP en SVT sur les écosystèmes avec une classe de seconde (je détaille plus bas cette séance) et deux heures d’entrainement à la lecture à voix haute en demi-groupes
  • 12 janvier : trois heures de TP en SVT
  • 13 janvier : accueil des élèves de 1G5 en EMC dans le cadre du projet « Mémoire de l’esclavage et de la colonisation » (les élèves doivent réaliser une affiche sur Christiane Taubira)
  • 16 janvier : accueil des élèves latinistes de première et de terminale
  • 17 janvier : une heure d’entrainement à la lecture à voix haute en classe entière
  • 20 janvier : trois heures de TP en SVT
  • 24 janvier : deux heures de SNT sur les réseaux sociaux en co-animation et en classe entière, deux heures de lecture à voix haute pour désigner le représentant de la classe au concours.
TP de SVT en seconde (3 classes) : à la découverte des écosystèmes

À la demande d’une collègue de SVT, nous avons accueilli au CDI ses trois classes de seconde en TP à raison d’une heure et demie par demi-groupes.

Les élèves devaient durant cette heure et demie choisir un écosystème à étudier (forêt, montagne, coraux, océans…) et faire découvrir cet écosystème à travers une production libre (film, animation, bande-dessinée, jeu de plateau…).

La présentation devait respecter les points suivants : une description de l’écosystème, un zoom sur deux êtres vivants précis, les dangers et la protection de cet écosystème, enfin deux métiers liés à ce dernier.

Ces séances permettaient de présenter aux élèves les ressources numériques et les documents du CDI, à savoir :

  1. pour démarrer les recherches, la fonction « carte mentale » des articles de l’encyclopédie Universalis
  2. le portail E-SIDOC
  3. les ressources sur l’orientation

Sélections thématiques / valorisation du fonds

Pour cette période, nous avons renouvelé certaines expositions proposées, et avons laissé les autres à disposition.

Sélections

Sur la période voici les expositions déjà présentées et conservées :

  • la sélection « Une lecture sous un plaid » proposée fin novembre ;
  • la sélection développement durable installée depuis octobre ;
  • les nouveautés

Les nouvelles sélections proposées sont :

  • une sélection Jules Verne (R)

  • une sélection sur la journée internationale du sport féminin (R)

  • une sélection Stephen King à l’occasion des Nuits de la lecture sur la thématique de la peur (J)

Pour cette sélection j’ai proposé le visuel suivant réalisé sur Canva :

  • Une sélection sur Vienne qui vient en appui des travaux réalisés en allemand par les élèves (J)

Travaux d’élèves

En effet, nous accueillons depuis début janvier deux expositions de travaux réalisés par les élèves, celle en allemand déjà mentionnée :

Celle proposée par les élèves de deux classes de seconde en français autour des Lais de Marie de France :

Puzzles collaboratifs

Le précédent puzzle ayant causé quelques difficultés aux élèves, nous en avons installé un nouveau début janvier, qui avance petit à petit :

Activités de gestion

Voici un petit récapitulatif des activités de gestion des dernières semaines :

  • une commande d’ouvrages de fictions
  • une commande de documentaires
  • une commande de mangas et bandes-dessinées
  • inscription à la semaine de la presse
  • renouvellement des abonnements

Communication

Je reviens ici sur les publications proposées dans le blog du CDI à destination des élèves, des enseignants et du personnel, sur le blog « ressources numérique » et sur le bulletin de veille à destination des enseignants. J’en profite pour parler aussi d’un petit nouveau, un blog qui a profité du déferlement d’informations sur nos boîtes mails pour voir le jour.

Blog du CDI
  • 5 janvier : un Zoom Actu de Bonne année 2023

  • 6 janvier : la présentation sur les Nuits de la lecture
  • 18 janvier : un visuel réalisé sur Genially « Le cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois au cœur de l’actualité »

Ce dernier visuel avait pour objectif de faire s’intéresser les élèves à l’actualité locale et à l’actualité internationale, en leur expliquant pourquoi le cimetière russe situé à 15 minutes à pied du lycée se retrouve au cœur du conflit entre la Russie et l’Ukraine.

Blog « Ressources numériques pédagogiques du lycée »

Durant cette période, j’ai publié cinq articles sur ce blog en m’appuyant sur les mails reçus sur ma boîte académique :

  • 5 janvier : un article présentant les fonctionnalités de Universalis Edu

Le saviez-vous Universalis

  • 5 janvier : un article présentant la ressource QIOZ

  • 10 janvier : un article relayant des fiches de séances proposées par Universalis « Organiser un débat mouvant en EMC avec Universalis »
  • 10 janvier : un article relayant un webinaire organisé par Mindview « Gestion de projet, oral, progression pédagogique avec Mindview »
  • 17 janvier : un article pour utiliser Universalis en HLP

E-Instant CDI : Focus intelligence artificielle

Concernant ce bulletin de veille que j’essaye d’envoyer à peu près régulièrement aux enseignants, j’ai enfin réussi au mois de janvier à en proposer une mise à jour, en particulier dans la rubrique focus.

Voici la page d’accueil du mois de janvier :

et voici la partie focus consacrée ce mois-ci à l’intelligence artificielle :

Blog « S’informer sur son orientation »

Au retour des vacances de Noël, nous avons commencé à être inondés de mails sur les journées portes ouvertes organisées par les écoles, lycées et universités. Les années précédentes, j’avoue que je ne m’attardais pas vraiment sur ces mails, qui m’écœuraient vraiment par leur surabondance.

Cette année, forte du précédent proposé aux enseignants sur les ressources numériques, j’ai décidé de transformer l’ensemble de ces mails reçus en blog sur l’ENT, à destination des élèves, des enseignants et du personnel du lycée.

Cela permet de relayer au maximum ces informations, et de compléter ce qui est affiché dans le hall par des articles sur ce blog.

Pour ces quatre semaines de janvier voici le rythme de publication qui est quelque peu soutenu :

  • 9 janvier : article de lancement du blog + 4 articles
  • 10 janvier : 5 articles
  • 11 janvier : 3 articles
  • 12 janvier : 2 articles
  • 13 janvier : 3 articles
  • 16 janvier : 4 articles
  • 17 janvier : 2 articles
  • 19 janvier : 1 article
  • 20 janvier : 7 articles
  • 23 janvier : 1 article

Les articles prenant généralement la forme de l’affiche envoyée par l’établissement organisateur, avec un bref descriptif des formation proposé, reproduire ici ces articles ne présente aucun intérêt.

La gestion de ces trois blogs ne m’a pas permis de mettre à jour mon bulletin de veille à destination des enseignants ni de publier d’articles sur le site du lycée.

Autres activités (réunions, stages, déplacements)

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période :

  • 13 janvier : un point en visio sur les TraAM documentation avec les référentes TraAM de trois académies
  • 17 janvier : participation à une réunion de bassin commune professeurs documentalistes et CPE sur l’orientation au lycée Tesla de Dourdan
  • 18 janvier : appel téléphonique avec une collègue professeure documentaliste de l’académie de Besançon en vue de l’organisation d’un atelier au séminaire des IAN documentation
  • 25 janvier : réunion TraAM documentation à distance puis deux heures de cours en visio avec les étudiants de Master 2 de l’université Paul Valéry pour un cours « Compétences et profdoc »
  • 27 janvier : séminaire des experts du 2nd degré DNE-TN3 au CNAM

Grâce à Béatrice, l’une de nos LudoDOC qui a été à l’initiative du mail, le site de LudoDOC a repris du service avec un article sur les actions proposées dans le cadre des Nuits de la lecture : vous y retrouverez les actions menées par Béatrice, Fabienne et les miennes.

Une année sous le signe de la lecture

Voilà pour ces activités de janvier, je vous renouvelle mes vœux de bonne année et vous dis à très bientôt pour un prochain article sur Cinephiledoc !

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