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Catégorie : Aux infos, etc. ! (Page 7 sur 10)

Bourdonnements d’abeille

Gérard JOYON

Gérard JOYON

« La vie moderne autorise les voyages, mais ne procure pas d’aventure. »

C’est une amie à qui je parlais de mon intention de faire un petit bulletin d’informations hebdomadaire pour le collège, qui m’a envoyé cette citation de Mermoz. En effet, je voulais trouver un nom pour cette feuille, et un nom en relation avec le nom du collège, Jean Mermoz : mot valise ou jeu de mots, peu importe, mais quelque chose qui accroche.

Evidemment, quelques mots valises me sont venus à l’esprit, mais : « Mermozades » était déjà utilisé par mon prédécesseur pour mettre en valeur des bandes dessinées dans le CDI. Il organisait des « Mermozades » avec les élèves qui choisissaient une bande dessinée du fond, celle-ci devenant la BD du mois. Les « Mermoziennes » me paraissait trop féminin. De toute façon, je voulais aussi quelque chose qui sous-entende la rapidité, le flux, la circulation de l’information. J’en étais à « Mermoclic » quand j’ai commencé à en discuter avec l’amie citée plus haut.

Elle m’a alors indiquée que les lettres de Mermoz avaient été regroupées sous le magnifique titre Défricheur du ciel. C’est sans doute l’une des plus belles métaphores de voyageur qui existent, selon moi, et elle me rappelle ce poème en prose de Baudelaire, « La Soupe et les nuages », dans le recueil des Petits poèmes en prose :

Ma petite folle bien-aimée me donnait à dîner, et par la fenêtre ouverte de la salle à manger je contemplais les mouvantes architectures que Dieu fait avec les vapeurs, les merveilleuses constructions de l’impalpable. Et je me disais, à travers ma contemplation : « Toutes ces fantasmagories sont presque aussi belles que les yeux de ma belle bien-aimée, la petite folle monstrueuse aux yeux verts. »

Et tout à coup je reçus un violent coup de poing dans le dos, et j’entendis une voix rauque et charmante, une voix hystérique et comme enrouée par l’eau-de-vie, la voix de ma chère petite bien-aimée, qui disait : « Allez-vous bientôt manger votre soupe, sacré bougre de marchand de nuages ? »

Marchand de nuages… Défricheur du ciel… D’où la suggestion : Pourquoi ne pas appeler ce bulletin Défricheur du Net ? Même si l’idée était tentante, j’avais peur que les collègues ne saisissent pas l’allusion. Et puis il aurait, pour moi, fallu mettre l’expression au féminin, et défricheuse, je trouvais ça moins joli.

Mais du coup je me suis dit : pourquoi ne pas regarder les expressions du Net : clic, flux, fil, lien, etc. Fil, je l’utilise déjà pour le Fil culture. Et là, je tombe sur BUZZ. Je ne me rappelais plus de BUZZ. J’ai trouvé que le Buzz de Mermoz, avec tous ses ZZZZZ, c’était chouette. Allons-y pour le buzz de Mermoz.

Du coup, cet après-midi, j’ai envoyé par mail le premier numéro. Une simple feuille, avec trois petites parties :

  • D’abord, le programme du CDI pour la semaine suivante : séances et projets prévus, éventuelles fermetures, ateliers.
  • Ensuite, l’actualité de la semaine en cours (en gros, un peu de lecture pour le week-end) en éducation et culture. Je m’appuie pour l’éducation sur Eduscol, le Café pédagogique, le CRDP, le site du Ministère et de l’académie, les Chroniques éducation de Philippe Watrelot. Pour l’actualité culturelle sur le Net, j’utilise aussi le CRDP, Culture.fr, et la chaîne culturelle du Monde.
  • Enfin, tout en bas, l’inévitable rappel des sites du CDI et de Cinephiledoc.

Et voilà le premier numéro, tout chaud sorti du clavier :

Buzz de Mermoz 1

Les aventures du fil culture

idée

Au début du mois d’octobre 2012, comme je l’évoquais dans cet article, l’un de mes soucis (qu’il faut entendre comme ce qui tient à coeur, pas ce qui inquiète) était la veille culturelle au sein de mon collège. J’avais comparé la veille que je faisais au lycée (surtout par l’intermédiaire d’un portail Netvibes), et celle que je pourrais faire dans ce nouvel établissement.

Etant donné qu’au début, je ne disposais d’aucun mail et que le site Internet du collège était (et reste pour l’instant) à l’état de squelette… j’avais privilégié une diffusion papier. Chaque mois, je fabrique ce « fil culture » qui comportait les informations de la ville, de la communauté d’agglomérations (sachant que la ville n’appartient à aucune communauté d’agglomérations, j’ai pris celle qui me semblait la plus pertinente), et du département – avec quelques manifestations parisiennes. A la fin, j’ajoute les informations du CDI : adresse du portail E-SIDOC, du blog de l’atelier lecture et de Cinephiledoc. Le tout doit tenir sur un recto-verso, par économie de papier et économie d’attention.

Après fabrication, j’imprimais donc mon « fil culture » mensuel, environ quinze jours avant le mois en question, le temps pour les personnes de s’organiser (réservations, renseignements, etc.), puis j’allais en faire une cinquantaine de photocopies. A l’administration, je distribue en main propre. Idem généralement pour la vie scolaire. En salle des profs, je distribue dans les casiers.

Mais depuis décembre, j’ai constaté plusieurs choses :

  • Même recto-verso, cinquante feuilles de papier sont (et ne sont que) cinquante feuilles de papier, vouées à des destins très aléatoires en fonction de l’usager, de la manière dont il reçoit l’information et de son sens du rangement. En gros, soit je donne une information à quelqu’un de méticuleux et de curieux, qui va au moins prendre le temps de le parcourir, soit mon papier va voyager d’un casier surchargé à la poubelle la plus proche.
  • Le format qui plait à l’un ne plait pas forcément à l’autre. Face au problème « papier » je décide de passer à l’envoi en pièce jointe par mail. C’est sans compter sur la collègue qui m’affirme le même jour préférer le format papier et qui me suggère également l’affichage.

Donc, face à ces constatations, j’ai créé une liste de diffusion à partir de la boîte mail du CDI. J’envoie le « fil culture » sous format PDF, puis j’en photocopie une dizaine d’exemplaires mis à disposition en salle des profs pour les amateurs du papier. Je réfléchis également à un affichage format A3, et à un billet d’actualités hebdomadaire juste pour le CDI (avec veille, articles sur l’éducation et la culture). J’en reparlerai sans doute dans un prochain article.

Une dernière chose pour ce fil culture : une amie m’avait demandé de lui faire un petit fil culture spécialement pour elle, à titre d’expériences. J’ai donc appliqué le même procédé pour Chartres et sa région, et voilà le résultat :

Fil culture Centre janvier 2013

Bonne lecture !

Au menu des favoris

pharos (1)

J’ai déjà évoqué les favoris présents sur ce blog et se rattachant directement au CDI et au collège. Cet article constitue donc une sorte de « Favoris, épisode 2 ». Pour ce qui est du CDI et du collège, il s’agit du portail E-SIDOC, qui permet de consulter les ressources du CDI en ligne et qui offre tout un éventail d’informations. Il s’agit aussi du blog atelier lecture, que j’ai présenté dans l’article précédent, et qui constitue un outil destiné aux élèves de CLA et de soutien CLA. Par contre, je n’ai pas encore présenté les autres sites qui se trouvent dans cette rubrique.

Je distingue les favoris présents sur ce blog des sites internet, blogs et flux RSS présents sur le portail Netvibes que j’utilise pour ma veille professionnelle. Sur ce dernier, il y a cinq onglets : Général, avec l’actualité quotidienne de la presse en ligne (Le Figaro, Le Monde, L’Humanité, Libération), Education (actualité de l’éducation : bulletin officiel, éduscol, information syndicale, chroniques éducation, café pédagogique), Documentation, avec les blogs des chercheurs en sciences de l’information, Savoirs CDI, le CLEMI, etc., Formation (site des professeurs documentalistes de l’académie) et TIC avec Internet Actu. C’est avec ces principaux sites que je me tient au courant et que j’organise ma veille.

Les favoris de Cinephiledoc sont beaucoup plus ludiques, pour la plupart, même s’ils restent, encore pour la plupart, en relation étroite avec mon univers professionnel :

1°) Il y a ceux qui parlent des CDI et des professeurs documentalistes, et / ou qui sont tenus par des professeurs documentalistes :

  • BlOg O nOisettes : c’est le blog très complet d’une prof doc. Ce que j’apprécie surtout, ce sont ses critiques de films et ses comptes-rendus de lecture. Elle propose aussi son calendrier, semaine par semaine, une veille en science de l’info et des outils de préparation au CAPES de documentation : bref c’est une mine d’or.
  • Fenêtre sur : c’est le blog d’une collègue, également. Beaucoup plus axé Internet et technologies (beaucoup de bidouilles sur Internet et d’idées sur la formation des élèves à la recherche en ligne). Génial pour connaître les derniers outils de veille et de publication…
  • Mon CDI, c’est une caverne. Ô combien plus délirant. L’adresse m’a été donnée par mon ancien tuteur, dont le CDI, à son arrivée, ressemblait au musée des horreurs (imaginez uniquement des livres sur l’URSS dans la partie Russie de la géographie, et quasiment aucunes bandes dessinées). En gros, ce site tente de décerner les palmes des horreurs : ce qu’il y a de pire dans les rayons de nos CDI.

2°) Ensuite, il y a les sérieux, ceux qui parlent boulot :

  • Chroniques éducation : un collègue de sciences économiques et sociales épluche la presse pour nous faire un petit topo de toute l’actualité sur l’éducation. Pratique, si on veut se tenir au courant, l’argument pour les paresseux, et bien écrit : bref, un bon investissement.
  • Bertrand Calenge : carnet de notes. Les candidats au CAPES reconnaîtront l’auteur de leurs souffrances pour l’une des épreuves écrites de cette année. Actualités du monde des bibliothèques.

3°) Les professionnels, tendance dérision plus ou moins délirante :

  • Ciel ma bibliothèque ! : dans le même genre que Mon CDI est une caverne, mais élargi à l’univers des bibliothèques et à ses aspects humains (pas seulement musée des horreurs). Pour se défouler et rire un peu en fin de journée…
  • Second flore : un blog découvert par hasard, avec lettres ouvertes et comptes-rendus de lecture. Je n’ai pas encore pris beaucoup de temps pour m’y plonger, mais j’aime bien le ton, et j’ai adoré les mésaventures de l’auteur au salon du livre jeunesse de Montreuil…
  • Notorious Bib : un blog absolument génial sur l’univers des bibliothèques au cinéma. Du grand art ! Je survalide à 200%, dès que j’ai le temps de le lire.

4°) Enfin, il y a les coupines !

Bonne lecture !

Les archives nationales

Archives_nationales_(Paris)_Hôtel_de_Soubise

Au programme de la journée d’hier : sortie avec une classe d’élèves de cinquième aux archives nationales. On arrive à Paris station Saint Michel, marche le long des quais de Seine, petit détour pour entrer dans Notre-Dame – programme d’histoire de cinquième oblige, et la vieille dame fêtant ses 850 ans, il faut bien s’arrêter pour lui rendre hommage. En gros, petit itinéraire avant d’arriver aux archives :

Saint michel archives

Au menu de cette sortie, présentation aux élèves du lieu, les archives nationales, et de certaines pièces des collections, ainsi qu’un atelier d’enluminures.

Situé rue des Francs-Bourgeois, le site est très impressionnant : deux anciens hôtels particuliers, ayant appartenu à deux grandes familles de France apparentées, les Soubise et les Rohan. Devenus propriétés de l’Etat à la Révolution, l’un a été d’abord dévolu aux archives, l’autre à l’imprimerie nationale. Différentes ailes ont été ajoutées aux bâtiments principaux pour pallier l’arrivée constante des documents.

Les archives nationales regroupent en effet tout ce qui a trait à l’histoire politique, domaniale, financière et judiciaire de la France, avec des textes datant, pour les plus vieux, du VIIe siècle. Elles ont pour missions la collecte, le classement, la conservation, la restauration, la communication et la valorisation des archives publiques des services centraux de l’État. Les documents sur les arts et les sciences sont conservés par la Bibliothèque Nationale de France, le ministère de la Défense et celui des affaires étrangères ont leur propres centres d’archives. A l’exclusion de ces deux ministères, tous les autres font dépôt de leurs documents aux archives nationales. Etant donné que l’on considère la consultation des documents liés à notre histoire comme un droit, un espace au coeur du site est exclusivement dédié à la lecture : il s’agit du CARAN (centre d’accueil et de recherche des Archives nationales).

401px-Archives_nationales_(Paris)_la_galerie_du_Parlement_(Grands_Dépôts)

Les documents sont conservés dans ce qu’on appelle les « grands dépôts ». En hiver, la température est polaire, évidemment pour des raisons de bonne conservation. Les fenêtres sont occultées pour les mêmes raisons. Lorsqu’on y met les pieds, on a une impression de vertige. On se croirait dans la bibliothèque de Poudlard. Les textes sont conservés dans des boîtes à archives et dans des pochettes, sur des kilomètres et jusqu’au plafond. Le classement est thématique et chronologique. Sur les boîtes, généralement, une lettre pour distinguer le thème, un numéro (mais qui ne correspond pas à l’année du document), avec parfois une astérisque (???) et des gommettes – pour mettre en avant les documents les plus consultés, donc à restaurer…

Lors de l’atelier enluminures, on apprend à distinguer les différents supports d’écriture au Moyen-âge, comment l’on fabrique le parchemin, les écritures : caroline, gothique, et l’on apprend à dessiner sur un vrai parchemin (un dragon pour les uns, un dauphin faisant polémique pour les autres : le dauphin a des dents et une barbichette proéminente). Plume et encre, or en poudre (ça impressionne), pigments de couleurs. Chacun repart avec son parchemin.

Enfin, les archives présentent des éléments de leurs collections. A nouveau programme de cinquième oblige, les documents présentés sont du Moyen-âge, écriture caroline ou gothique, lettrines et enluminures, sceaux. Quand on voit ces documents, et quand on pense à tous ceux qui sont conservés : le procès des Templiers, l’édit de Nantes, le journal de Louis XVI, le testament de Napoléon, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, le serment du Jeu de Paume, les Constitutions successives de la France, on retient son souffle.

Edit de Nantes

Evidemment, ce qui titille les élèves, c’est la comparaison attendue entre le CDI et les archives. Je suis, selon eux « professeur du CDI », donc forcément, j’aime les vieux livres, les endroits où on grelotte. Je leur dis que j’ai une maison et différents équipements numériques ainsi qu’un compte facebook – non je n’ai pas connu la seconde guerre mondiale – ou je leur laisse croire que tous les soirs je déplie mon hamac dans la réserve du CDI ?

Les clichés ont la vie dure : forcément quand on est documentaliste, on aime les vieux livres qui sentent le renfermé, la poussière et les bibliothèques avec des échelles. Heureusement, il y a une vie en dehors du CDI, et de la vision qu’on en a.

Pour plus d’infos, voir la visite virtuelle des archives, le site du Musée et le site des archives.

Quoi de neuf docteur ?

bip bip coyote

Ce matin, atelier bricolage en coproduction permanence / CDI : l’objectif, fabriquer un panneau réversible OUVERT / FERME pour les deux portes du CDI. En gros, un sens interdit d’un côté, un smiley de l’autre. Le tout découpé, cartonné et plastifié. Tout cela pour éviter que les élèves traînent dans les couloirs à la pause déjeuner avec pour prétexte de venir au CDI et pour qu’ils sachent clairement quand ils peuvent entrer. Du coup, j’ai un peu l’impression d’être Sophie Marceau dans La Boom, avec son sens interdit sur la porte de sa chambre, sauf que c’est moi, l’adulte, qui empêche ou autorise les ados à entrer ! Et voilà une fois de plus démontrés les bienfaits d’une signalétique claire et explicite !

Ce midi, j’organisais la troisième séance de l’atelier cinéma avec un dessin animé de Tex Avery, Le Voyage dans la lune de Méliès et deux courts métrages de Chaplin : « Charlot et le masque de fer » et « Jour de paye ». Les élèves commencent à s’habituer à mon organisation et à ce que je leur projette : ils réclament maintenant Tex Avery au début de la séance et, avec faiblesse, pour une fois j’ai cédé. J’avais tendance normalement à leur projeter le cartoon en guise de dessert, ce que je ferai à nouveau la prochaine fois. Mais il est vrai que, moi-même, j’ai toujours apprécié ces situations absurdes, ces chutes interminables et ces poursuites.

Je me souviens surtout des tentatives toujours vouées à l’échec du Coyote pour attraper Bip-Bip et des inévitables « What’s up, Doc ? » de Bugs Bunny. Généralement, les sons que produisent sur mon portable l’envoi d’un message ou la mise à jour de Tweeter me font penser à ces scènes et ces personnages de cartoon. Même la manière de s’informer devient parfois aussi absurde que les situations des dessins animés de Tex Avery. Au lieu de prendre quarante fois de suite le même couloir à la poursuite d’un fuyard insaisissable, on actualise quarante fois de suite en l’espace d’un quart d’heure la même page Facebook, Twitter ou notre boîte mail. Si l’on regroupait quarante personnes dans un lieu, on les verrait répéter le même geste de manière répétitive, avec ou sans entonnoir sur la tête… ou bien les smartphones s’animeraient, et hurleraient en sautillant « TWEET, TWEET, TWEET !!!!! »

Non, je ne pète pas les plombs. J’essaye simplement de voir comment une manière de s’informer peut devenir délirante. Et de confronter deux manières de s’informer : le push et le pull. Le push, c’est la démarche d’aller chercher l’information sur un site, par exemple, faire la démarche d’aller consulter Google actualités ou les rubriques flash d’un site de presse en ligne. Le pull, c’est recevoir l’information envoyée par un flux RSS ou à laquelle on est abonné (pages Facebook, comptes Twitter). D’un côté, on court à la poursuite de Bip-Bip, de l’autre, notre portable vivant nous crie : « TWEET, TWEET, TWEET !!!!! »

S’informer sur les réseaux sociaux est devenue en quelques années une manière à part entière de s’informer (ce qu’avaient déjà expérimentés cinq journalistes en 2010, avec l’expérience « Huis clos sur le net »), avec en plus la possibilité de personnaliser l’information reçue et recherchée (voir sur les évolutions de ces pratiques l’article d’Olivier Ertzscheid sur Affordance.info) .

Sur Facebook, on a donc différents types d’information : les informations personnelles (mises à jour de statuts, partages de photos, créations d’évènements), les relais d’informations (partages), et le suivi de l’actualité des pages que l’on aime. Sur Tweeter, tout est mis sur le même plan : tweet (infos personnelles), retweet (partage), abonnements et abonnés (suivi d’actualité). Non seulement, l’information m’est directement fournie, instantanément – on me donne la becquée – mais en plus, il n’y a plus aucune différence entre ce que je suis, ce que je publie et ce que je recueille comme information. Je suis acteur, auteur et censeur de l’information publiée.

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