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Blog pour cinéphiles et profs docs

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2020 : Palmarès de lecture

Comme pour l’année dernière, je publie ce palmarès au mois de décembre, afin de pouvoir, à nouveau, en janvier, faire un petit article sur le Bullet Journal.

Cela me permettra aussi de vous donner quelques idées de cadeaux de Noël, si vous souhaitez glisser sous le sapin l’un ou l’autre des ouvrages sympathiques dont j’ai pu vous parler cette année.

Je n’ose pas indiquer ici depuis combien de temps ce palmarès est prêt, mais si je vous dis – et j’aurai l’occasion de le redire au mois de janvier – que le confinement m’a permis d’avancer plus vite dans mes lectures et l’écriture de mes articles, et que le bullet journal a modifié et amélioré mon organisation, vous en aurez une petite idée.

Lectures cinéphiles et écriture d’articles

Je profite d’ailleurs de ce palmarès pour revenir sur la façon dont je procède lorsque je choisis un livre et lorsque je décide d’en faire un article sur ce blog.

J’ai déjà indiqué plusieurs fois comment je m’y prends pour choisir une lecture, à quels éditeurs je m’intéresse, comment je repère un roman sur le cinéma, et quel type d’ouvrage va titiller ma curiosité.

C’est plus le rythme de lecture et l’organisation que je vais présenter ici, un rythme et une organisation qui se sont peu à peu modifiés.

Si je considère les choses en année scolaire, comme j’ai professionnellement l’habitude de le faire, disons que :

  • de septembre à novembre de l’année en cours Y, je vais proposer des articles sur des livres parus de l’année précédente X
  • de janvier à juin de la nouvelle année Z, je vais proposer des lectures publiées là encore durant l’année X mais aussi commencer à faire des articles sur des livres de l’année Y
  • en juillet – août, je fais des hors-séries, et je ne me préoccupe pas des dates de parution des livres
  • de septembre à novembre de l’année Z, je propose cette fois-ci des livres sortis en année Y

Concrètement pour 2020-2021 voilà ce que ça donne si je démarre à février 2020 :

  • février – juin 2020 : il s’agissait de livres sortis en 2019
  • juillet – août 2020 : des lectures indispensables, donc sans que la date de parution importe
  • septembre – novembre 2020 : livres sortis en février et mars 2020
  • février – juin 2021 : je n’ai pas encore de visibilité, mais pour février et mars 2021, il s’agira de livres sortis là encore début 2020

Cette organisation, optimisée par le Bullet Journal, me permet, de temps à autre, de prendre un peu d’avance et de pouvoir préparer les articles bien en amont de leur publication.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Pour 2020, mes lectures ont commencé en décembre 2019 et se sont achevées avant les vacances d’été. J’ai lu considérablement cette année, je lis désormais beaucoup plus qu’il y a quelques années, mais ce ne sont pas exclusivement des lectures sur le cinéma.

Entre 2012 et 2018, j’ai eu un passage à vide, et je ne me consacrais pratiquement plus qu’à ces lectures cinéphiles. C’était le comble pour une profdoc – et une ancienne littéraire, avec un master en littérature française – je n’arrivais plus à lire.

Ce qui m’a redonné envie de lire, c’est ma marraine, lectrice chevronnée et curieuse de tout, ancienne prof de maths et bénévole en médiathèque, qui ne cessait de me parler de ses lectures, et avec qui j’ai commencé à échanger des livres par voie postale. Échanger avec elle est toujours assez captivant, mais pour le coup, c’est elle qui m’a remis le pied à l’étrier.

En 2019-2020, j’ai donc beaucoup lu, parfois jusqu’à quasiment une vingtaine de livres par mois, mais pas exclusivement sur le cinéma. Si je fais un retour sur les articles publiés entre février et novembre nous avons donc :

  • Ça tourne mal, de Philippe Lombard
  • l’ouvrage sur Terminator de Sean French publié chez Akileos
  • le petit focus sur Tolkien au mois d’avril, avec un petit palmarès de lecture consacré à Tolkien et des livres qui ne sont ni totalement cinéphiles, ni toujours de 2019, mais où je m’étais penchée plus précisément sur Tolkien et les sciences de Roland Lehoucq
  • Survivre dans la galaxie, le petit guide de Christian Blauvelt sur Star Wars, avec quelques autres lectures consacrées à Star Wars
  • le Barry Lyndon de Kubrick publié chez Taschen
  • La Vie que tu t’étais imaginée, de Nelly Alard
  • Sous la casquette de Michel Audiard, de Philippe Lombard (à nouveau : c’est donc désormais un fait établi, il y aura au moins chaque année un livre de Philippe Lombard dont je parlerai sur ce blog)
  • L’Amie américaine, de Serge Toubiana

Ce petit aperçu me permet de faire 4 catégories : les Lombard(s), les voyages dans un film, les occasions rétrospectives et les romans biographiques.

Palmarès 2020

Les Lombard(s)

Parmi les 8 ouvrages lus cette année, deux d’entre eux sont l’œuvre de Philippe Lombard – et encore, il aurait y en avoir un troisième, et même un quatrième, que je garde sous le coude pour début 2021.

Les quatre livres que j’évoque sont donc :

  • Ça tourne mal !, Éditions La Tengo, 2019 (ISBN 2354611722).
  • Sous la casquette de Michel Audiard – Les secrets de ses grandes répliques, Éditions Dunod, 2020 (ISBN 2100808451).
  • Louis de Funès à Paris, les aventures d’un acteur en vadrouille, Éditions Parigramme, 2020 (ISBN 2373951304).
  • Tarantino Reservoir Films , Éditions Omaké Books, 2020 (ISBN 237989017X).

J’ai reçu l’ouvrage consacré à De Funès un peu plus tard que les autres, et à suivre le compte Twitter de Philippe Lombard, j’ai tout de même l’impression qu’il en manque un ou deux – mais peut-être suis-je trop habituée à son hyperactivité…

Ceci étant dit, mon préféré à l’heure actuelle pour 2020 reste Ça tourne mal, et ça tombe bien (si j’ose dire), car un tome 2 est sorti très récemment, consacré aux tournages de films étrangers, tome 2 qui est encore sur ma pile de lecture, et que je garde précieusement pour les vacances de Noël !

L’écriture de ce palmarès m’a donné à nouveau l’occasion de me promener sur son site pour suivre les prochaines publications et pour découvrir ce court-métrage :

Je remets le lien du site ici. Et vous l’aurez compris, vous n’échapperez pas à un nouveau Lombard en 2021 (voire plusieurs)…

Voyage dans un film / occasions rétrospectives

Ces deux catégories peuvent se fondre en une seule. Elles s’appliquent à quatre de mes lectures :

  • l’ouvrage sur Terminator, qui m’a donné l’occasion d’évoquer les robots au cinéma,
  • Tolkien et les sciences, qui a permis un petit voyage dans les ouvrages sur l’univers Tolkien,
  • le petit guide Survivre dans la galaxie, avec un article publié le 4 mai, où j’ai pu faire un palmarès Star Wars, à la fois des films et des ouvrages consacrés à la saga
  • enfin le Barry Lyndon de chez Taschen, qui m’a permis un petit focus sur Kubrick

C’est à ce dernier que va ma préférence, tant au niveau du visuel, de la forme, que du sujet traité : un film magnifique, que j’ai pu redécouvrir, et qui m’a permis d’ailleurs, pendant le confinement, de voir en replay le documentaire diffusé sur Arte, Kubrick par Kubrick, prenant principalement appui sur les entretiens du cinéaste avec Michel Ciment.

Les romans biographiques

Enfin, pour cette dernière catégories, deux ouvrages : La Vie que tu t’étais imaginée de Nelly Alard, et L’Amie américaine de Serge Toubiana.

Le premier faisait se croiser l’auteure du livre, l’impératrice Elisabeth d’Autriche, et l’actrice hollywoodienne Elissa Landi, dans une atmosphère qui m’a quelque peu rappelé les séries Feud et Hollywood, toutes les deux créées par le génial Ryan Murphy.

Le deuxième mettait en lumière la figure fascinante d’Helen Scott, qui a accueilli François Truffaut aux États-Unis en 1960, a permis l’existence des entretiens Hitchcock/Truffaut et a accompagné le cinéaste tout au long de sa carrière et de sa vie.

C’est ce livre de Serge Toubiana qui clôt pour moi l’année 2020 et qui en demeure ma lecture préférée, par sa délicatesse, sa tendresse et son émotion.

Bilan

Voilà pour ce palmarès et ces lectures cinéphiles de 2020, qui ont tout de même été assez variées.

2020 a aussi été l’occasion pour moi de proposer, l’été dernier, deux palmarès de lectures indispensables sur le cinéma et les séries télévisées, mais aussi de finir une entreprise de lectures entamée en juillet 2019 : lire tous les Hercule Poirot dans leur ordre de parution, soit 40 ouvrages, lus entre juillet 2019 et mai 2020.

Ma prochaine « entreprise de lecture » (c’est ainsi que j’appelle les projets de lecture qui me prennent plusieurs mois et qui viennent s’intercaler entre d’autres livres lorsque j’ai un moment) sera de relire en entier Le Seigneur des anneaux, pour clôturer en beauté cette année Tolkien.

Indépendamment de cette entreprise, je ne sais pas trop ce que me réserve 2021 pour mes lectures, même si j’ai une petite idée de ce à quoi ressembleront déjà mes articles de février et de mars, qui, normalement, seront consacrés à quelques dernières publications de 2020 : un Philippe Lombard, comme je l’annonçais un peu plus haut, et deux livres sur les séries télévisées britanniques.

D’ici là, je vous souhaite à nouveau de très belles fêtes de fin d’année, et je vous mitonne pour très prochainement le dernier article #profdoc de 2020.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

Novembre 2020 : séances et animations du CDI

Pour ce nouvel article #profdoc, c’est à nouveau – à mon grand soulagement – le titre traditionnel qui revient ce mois-ci. Je ferai le point sur quelques actions mises en place avant les vacances de la Toussaint, et sur toutes les initiatives ayant eu lieu entre le 2 et le 21 novembre.

Actions pour le 2 novembre

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai essayé durant toutes les vacances de faire une coupure et d’échapper (en vain) à la réalité des événements du 16 octobre dernier. J’avoue au départ avoir vraiment appréhendé cette reprise, et ne pas avoir vraiment su quoi proposer aux élèves et aux collègues.

Comme souvent dans ce genre de circonstances, ce sont les actions d’autres collègues qui m’ont inspirée et servi d’exemples, notamment les articles et les ressources proposées par le site des professeurs documentalistes de l’académie de Lyon.

Sur la base de ces ressources, j’ai donc proposé à mes collègues une collection Pearltrees « Laïcité et liberté d’expression » et aux élèves un article de blog avec une sélection de ressources du portail E-SIDOC du CDI.

Le week-end précédant la rentrée, j’ai voulu compléter ces sélections de ressources par une valorisation et une exposition au CDI. J’ai donc réalisé le visuel suivant :

Voilà à quoi ressemblait l’exposition une fois installée :

Enfin, pour en revenir au temps d’hommage à Samuel Paty dans mon lycée, ma proviseure avait fait le choix de banaliser les deux premières heures du 2 novembre pour organiser un temps de concertation.

Comme les élèves allaient directement en cours juste après et qu’il y avait de fortes chances pour que nous n’ayons personne au CDI, j’ai choisi de passer l’heure avec Stéphanie, collègue de lettres classiques, et avec ses élèves latinistes.

Actions de promotion de la lecture

Ma première période de l’année se focalisait en toute logique sur l’accueil des élèves au CDI (protocole sanitaire, aménagement, affichage, visites des élèves de seconde…).

Cette seconde période, déjà amorcée la dernière semaine avant les vacances de la Toussaint, a principalement tourné autour de la thématique de la lecture, aussi bien dans mes activités personnelles que professionnelles.

  • Conseils de lecture (profs)

Lorsque j’ai fait ma présentation de pré-rentrée au mois de septembre, j’ai piqué l’idée à Paul Rouffia, profdoc dans l’académie de Montpellier, de présenter des lectures de vacances.

Finalement, plusieurs collègues étant venus emprunter des ouvrages que j’avais conseillés, j’ai décidé de proposer une présentation que je mettrai à jour régulièrement, avec mes lectures :

J’y indique également avec des systèmes de badges les ouvrages présents au CDI et des liens pour découvrir le début du livre.

  • Conseils de lecture (élèves)

Pour faire pendant à cette présentation côté élèves, j’ai propose un visuel réalisé sur Canva à destination des élèves juste avant les vacances de la Toussaint :

Voilà ce que donnait l’exposition installée :

  • Soutien à la librairie

Au retour des vacances, la situation de la librairie avec laquelle j’ai l’habitude de travailler m’inquiétait : il me restait deux commandes déjà transmises, ainsi qu’une dernière commande à passer avant la clôture du budget.

J’ai pu échanger avec mon libraire via sa page Facebook, puis j’ai voulu savoir de quelle manière il était possible de lui manifester notre soutien, d’autant que la librairie est située sur la commune de Brétigny-sur-Orge, où est installé un gigantesque siège d’Amazon – bref, c’est un peu David et Goliath en Essonne…

J’ai d’abord échangé avec lui, puis je suis allée voir ma proviseure, qui a donné son accord pour la collaboration suivante, tant que la librairie serait contrainte d’être fermée, et évidemment tant que le lycée serait ouvert :

L’initiative a remporté l’adhésion des collègues, qui, je l’espère, seront nombreux à passer leurs commandes de Noël au Livre d’Orge !

  • Lecture à voix haute

Une autre initiative que je souhaitais mettre en place depuis un certain temps m’a aussi été inspirée par Paul, qui proposait durant le confinement des lectures à voix haute sur Instagram, ainsi que par mes séances de lectures échangées avec Bénédicte Langlois entre avril et août 2020.

Au retour des vacances, je me suis lancée et j’ai communiqué via le blog du CDI sur l’action suivante :

Ce premier texte est évidemment un clin d’œil à Perrine Chambaud qui m’a accueillie en Guyane au mois de février.

Vous pouvez retrouver mes premiers balbutiements de lecture à voix haute dans la collection pearltrees dédiée, sur laquelle j’invite également mes collègues à déposer leurs propres lectures.

  • Premiers pas sur Insta…

Enfin, depuis les vacances de la Toussaint, je m’aventure désormais à publier mes expériences de lectures, et quelques photos de promenades sur Instagram.

Vous pouvez me suivre, c’est par ici.

Valorisation du fonds par rayons

Après le focus thématique sur le grand oral puis sur le rayon littérature, et grâce aux acquisitions récentes, j’ai poursuivi des actions de valorisation du fonds par rayons.

Ce mois-ci, j’ai donc ajouté deux rayons à ma collection :

  • Rayon Philo (100)

J’en profite pour évoquer un petit événement en lien direct avec la philosophie. Avant les vacances de la Toussaint, je suis sollicitée par ma proviseure qui m’évoque la situation de Laïla, contractuelle en philosophie rattachée au lycée, qui se retrouve sans poste, et à qui le rectorat demande un emploi du temps pour qu’elle soit payée.

Ma proviseure avait donc pensé à la faire venir au CDI. Après y avoir réfléchi avec Lucile et en avoir discuté avec des collègues profs docs, j’ai répondu qu’il serait judicieux que Laïla propose des initiatives directement en lien avec sa discipline et son parcours (elle a fait science po et est docteure en philosophie).

Dans ma réponse, j’ai suggéré les actions suivantes : l’accompagnement des élèves volontaires pour la préparation du grand oral sur des temps de pause méridienne ou en séances (HGGSP, SES), l’accompagnement des élèves préparant le concours de science po, un soutien aux élèves et des propositions d’ateliers philo qui pourraient se tenir au CDI, éventuellement à destination des élèves de terminale volontaires mais également des élèves de HLP (en concertation avec les collègues des disciplines concernées).

Dès le retour des vacances, nous avons donc accueilli Laïla et nous avons commencé à mettre en place ces actions (elle a également proposé des ateliers philo via un pad sur l’ENT). Pour enrichir le rayon jeux, nous avons acquis le jeu « Philodéfi », qui constitue un support supplémentaire pour ces différentes actions.

  • Rayon Langues (400)

Pour chaque rayon, une installation présente les ouvrages, et le visuel est publié sur le blog du CDI. Je réalise ces différents visuels généralement en simultané, puis ils sont publiés et installés de manière échelonnée, en fonction des actions proposées par Lucile sur les autres rayons ou sur le blog.

  • Affiche « sujets sensibles » au CDI + marques-pages

S’il y a une initiative que j’ai mis du temps à réaliser, alors que j’en avais l’idée (glanée dans ma veille) depuis un moment, c’est bien celle-ci : indiquer aux élèves où se trouvent des livres traitant d’un certain sujet, sans qu’ils aient à nous demander ou sans que leurs camarades soient au courant :

J’ai décliné également ces différents sujets sous forme de marques-pages thématiques :

L’ensemble a été mis à disposition des élèves la semaine du 9 novembre :

Actions et expositions thématiques

Comme le mois précédent, j’indique ici par un code couleurs les actions menées par Lucile (en vert) et les actions que j’ai pu mener (en violet).

  • BD documentaires (L)

Pour mettre en valeur les récentes acquisitions – principalement issues de la collection de la petite bédéthèque des savoirs, Lucile a réalisé ce visuel publié sur le blog du CDI :

Les différents ouvrages sont présentés en tête des rayons sciences (300, 500 et 600)

  • Développement durable : zoom sur la consommation (L)

Pour faire suite aux précédentes sélections sur le climat et l’alimentation, voici l’exposition proposée sur l’objectif « Consommation et production responsable ».

  • Prix Manga (L)

En fin d’année dernière nous avions commandé les mangas de la sélection du prix Manga Senseï, Lucile a choisi de les mettre en valeur en organisant un prix manga avec une rubrique dédiée sur le portail E-SIDOC du lycée :

Les récentes acquisitions sont présentées aux élèves :

  • Générateur d’idées de lecture (L)

Pour inciter les élèves à découvrir d’autres textes, Lucile a mis à disposition sur le blog du CDI un générateur d’idées de lecture, renvoyant vers des sélections sur le portail E-SIDOC du lycée :

Cette présentation a également permis d’installer des focus littéraires à l’intérieur des rayons fictions, dont voici quelques exemples :

  • Femmes et politique (J)

Pour faire suite à l’exposition thématique sur les élections américaines, j’ai d’abord cherché un sujet d’actualité ou un événement ayant lieu au mois de décembre. Je n’ai rien trouvé de satisfaisant, jusqu’à ce que je pense à la figure de Kamala Harris, j’ai donc décidé de proposer quelque chose sur les femmes au pouvoir, d’abord avec ces deux visuels :

puis avec cette présentation cliquable :

Voilà le résultat une fois installé :

  • Charles de Gaulle (J)

J’ai remplacé une sélection en tête du rayon histoire-géo présentant les nouveautés du rayon, par une sélection sur le général de Gaulle :

Cette mini-sélection était accompagnée du visuel suivant :

Séances et actions pédagogiques

Concernant les séances menées durant cette période, il s’agit pour la plupart de séances déjà engagées au mois d’octobre, sur lesquelles je ne rentrerai pas dans les détails. Je ne reviendrai que sur les dernières, les séances menées avec les STS1 (un projet déjà mené en 2019-2020 et pour lequel j’ai apporté quelques modifications).

  1. Visites des classes de secondes : 3 classes accueillies
  2. EMC en classe de première et terminale. Les premières travaillent sur le lien social (2 classes), à l’aide du support déjà présenté le mois dernier. Les terminales préparent le grand oral (1 classe).
  3. Accompagnement à la recherche dans la préparation du grand oral : nous avons été sollicitées par une collègue de HGGSP pour une présentation des ressources à disposition des élèves (E-SIDOC, ENT, GAR) accompagnée d’une sélection de documents du CDI
  4. Participation aux ateliers de préparation de Science Po. Chaque année des élèvent de terminale participent à des ateliers afin d’intégrer Science Po. Pour l’instant j’ai participé à deux ateliers, le premier afin de rappeler des éléments d’information sur la recherche et la citation des sources dans E-SIDOC, le second pour mettre à disposition une sélection d’ouvrages et de périodiques sur le sujet qui fera l’objet d’un débat entre les différents groupes d’élèves, à savoir « Faut-il abandonner le nucléaire civil français ? »
  5. Séances de recherche en STS1

Pour ces dernières séances, je fais un point un peu plus détaillé. En effet, il s’agit d’une séance menée l’an dernier auprès des élèves de STS1 sur la recherche et la citation des sources.

Cette année, la collègue de STS m’a à nouveau demandé d’intervenir en axant davantage le propos sur la recherche d’information.

J’ai repris la structure de la séance menée l’an dernier avec Floriane, en y ajoutant certains éléments notés ici en gras :

  • sondage de pratiques sur la recherche d’informations
  • présentation de différents moteurs de recherche
  • fiabilité / pertinence et outils de fact-checking
  • recherche en action : chaque équipe doit s’approprier un outil de recherche en temps limité et rendre compte de sa démarche
  • quelques trucs et astuces de recherche
  • jeu de rôles sur la citation des sources et boîte à outils

La séance fait alterner les mises en activités des étudiants (sondage, défi de recherche et jeu de rôles) et les temps plus descendants et de restitution. C’est une séance que j’ai énormément appréciée, avec des élèves réceptifs, curieux, et très agréables.

Réunions, communications et autres activités

  • entre Pearltrees, Twitter et Instagram + articles sur le blog du CDI

Durant cette période, j’ai mis à jour mon Pearltrees avec les deux collections consacrées à la liberté d’expression et à la lecture à voix haute. J’ai aussi réorganisé ma collection « Veille E-INSTANT CDI » pour y ajouter les sélections thématiques réalisées sur Canva.

Je communique aussi plus régulièrement sur mon compte Twitter les expositions installées et les visuels qui leur sont associés. Hormis le #VendrediLecture, je réserve mes lectures personnelles à mon compte Instagram.

Le blog du CDI lancé au mois de mars prend sa visite de croisière, à raison de deux à trois articles par semaine. Ce mois-ci : les nouveaux romans, les ressources sur la liberté d’expression et la laïcité (deux articles), les BD documentaires, le projet de lecture à voix haute, le prix manga, les femmes au pouvoir, le générateur d’idées de lecture, et l’article sur développement durable et consommation.

  • Réunions, formations, autres activités

Ce mois-ci j’ai assisté à deux conseils pédagogiques élargis organisés pour répondre aux questionnements sur la situation sanitaire et sur l’hommage à Samuel Paty.

J’ai assisté à distance à une réunion de bassin (la première de l’année), à un webinaire sur PIX, à une formation de formateurs (organisation des stages pour 2020-2021) ainsi qu’à plusieurs visioconférences avec des collègues.

À la fin de ce mois de novembre, j’ai également repris quelques activités pour LudoDOC : calendrier et organisation de l’année, préparation d’articles, échanges de mails. Je n’en dis pas plus pour l’instant, mais l’année va certainement être très riche sur ce site, je vous raconterai tout ça dans un prochain article !

D’ici là, bon courage à tous et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

À l’ombre du cinéma

Pour ce dernier compte-rendu de lecture de l’année 2020 – le prochain article étant consacré à mon traditionnel palmarès de lecture – je vais revenir sur l’un des livres les plus délicats et les plus émouvants que j’ai eus entre les mains cette année.

C’est l’un de ces livres dont on arrive à la fin en regrettant vraiment de l’avoir fini, et bien que l’histoire soit sans suspense aucun, on se prend à redouter les derniers chapitres, les dernières phrases, les derniers mots.

Lecture de confinement

Ce livre, que j’annonce cette fois sans retard et sans associations d’idées préalables – elles viendront après – c’est L’Amie américaine de Serge Toubiana, publié aux éditions Stock en mars 2020.

Lorsque j’ai eu connaissance de la publication de cet ouvrage, je savais déjà de qui et de quoi il parlait, avant même d’en avoir lu un résumé et de l’avoir eu entre les mains. Le titre et le bandeau étaient suffisamment évocateurs pour que j’aie immédiatement envie de lire ce livre.

Étant donnée sa date de publication, je me suis hâtée de le commander, pour le recevoir avant que le confinement et les aléas de la poste m’en empêchent. Heureusement, dès la mi mars, le livre était dans ma boîte aux lettres, et après les lectures des derniers Hercule Poirot, des trois premiers volumes de L’Amie prodigieuse et de La Servante écarlate (entre autres), j’ai eu le bonheur de me plonger dans l’ouvrage de Serge Toubiana.

Truffaut, Helen, Hitchcock

Je suis donc passée, avec beaucoup de plaisir pour mon esprit amateur d’associations d’idées et de jeux de mots, de L’Amie prodigieuse à L’Amie américaine.

Connaissant les goûts de Serge Toubiana pour le cinéma de Truffaut – car, vous l’avez compris, c’est encore de Truffaut qu’il s’agit ici – je suis persuadée que ce titre L’Amie américaine est trop proche de La Nuit américaine pour être totalement innocent…

En effet, Serge Toubiana est l’auteur d’une biographie de François Truffaut co-écrite avec Antoine de Baecque, qui fait référence en la matière et que j’ai classée cet été dans les 10 lectures indispensables sur le cinéma. Il y a quatre ans il avait publié des mémoires que j’ai déjà évoquées : Les Fantômes du souvenir. Il a par ailleurs été directeur de la Cinémathèque française entre 2003 et 2015.

Son Amie américaine est une biographie consacrée à Helen Scott.

Des femmes, François Truffaut en a compté beaucoup dans sa vie : épouse, filles, muses, collaboratrices, amies. Les femmes sont omniprésentes également dans son cinéma, depuis la mère des Quatre cents coups à la partenaire idéale incarnée par Fanny Ardant dans Vivement dimanche !

Et si l’on peut dire, la relation qu’il eut avec Helen Scott est un condensé de toutes ces relations. Helen Scott est principalement connue des cinéphiles pour avoir accueillie Truffaut aux États-Unis pour les débuts de sa carrière hollywoodienne en janvier 1960, et pour avoir traduit en simultané les entretiens entre Hitchcock et Truffaut en 1962, puis pour avoir travaillé sur l’édition anglaise du Hitchbook.

En témoigne cette photo :

En témoignent également les entretiens enregistrés au magnétophone :

Helen avant François

Ce que l’on connait moins, et ce que Serge Toubiana s’emploie à nous raconter, c’est la vie d’Helen Scott avant sa rencontre avec Truffaut, et la force de cette amitié une fois la rencontre survenue.

On y découvre son enfance entre New York et Paris, son militantisme communiste dans les années trente, ses relations avec la résistance et la France libre pendant la seconde guerre mondiale, son mariage très éphémère avec un monsieur Scott dont elle a gardé le nom toute sa vie.

Certains mystères qui restent irrésolus donnent à Helen la dimension d’un personnage de roman : a-t-elle assisté aux procès de Nuremberg ? était-elle une espionne soviétique ?

Toujours est-il que la femme qui côtoyait dans les années trente et quarante une certaine élite politique (défilent devant nous Geneviève Tabouis, Eleonor Roosevelt, Pierre Mendès-France), a traversé quelques années de galère, black-listée et victime du maccarthysme, avant d’être engagée par le French Film Office comme publiciste en 1959.

Ma chère Helen, mon cher François

Ce que nous raconte enfin Serge Toubiana dans L’Amie américaine, c’est, à partir de 1960, l’histoire d’un coup de foudre puis d’une amitié à la fois fantasmée, fusionnelle, mais aussi épistolaire.

Ici, petite digression personnelle : je me souviens après avoir découvert le cinéma de Truffaut (c’était il me semble au lycée entre 2002 et 2004) j’avais commencé à accumuler les livres qu’il avait écrits et ceux qui lui étaient consacrés.

J’avais ainsi mis la main sur une biographie d’Annette Insdorf parue aux éditions Gallimard dans la collection « Les découvertes », le Dictionnaire Truffaut, la biographie co-écrite par Antoine de Baecque et Serge Toubiana, et j’avais appris que sa correspondance avait été publiée.

Pour mettre la main dessus, quelle aventure, à une époque où certes mes parents disposaient déjà d’un ordinateur et d’une connexion Internet (avec le fameux modem) mais où le marché du livre d’occasion n’était pas aussi accessible qu’il peut l’être maintenant.

J’avais donc trouvé sur un site un exemplaire d’occasion, récupéré dans une librairie parisienne (était-ce passage Jouffroy ?) et qui figure depuis, encore aujourd’hui dans ma bibliothèque.

Dans cette Correspondance, une sélection des lettres de Truffaut. La première des lettres à Helen qui y figure date de mars 1960, la dernière date de février 1975.

La lecture de L’Amie américaine nous donne à voir cette correspondance comme beaucoup plus abondante, principalement du côté d’Helen, qui peut écrire 5 lettres quand Truffaut n’en répond qu’une…

Elle nous donne à découvrir quelques-unes de ces lettres, toujours lucides, toujours pleines d’affection et d’humour, entre « Scottie » et « ma Truffe », qui se livrent tantôt à des coups de gueule, tantôt à des confidences.

Elle nous donne enfin à connaître une personnalité des plus touchantes et des plus fascinantes, par son humour, sa simplicité et sa culture.

Helen Scott a côtoyé bon nombre de réalisateurs, acteurs et scénaristes, français et étrangers (de Rossellini à Bill Murray), a encouragé la carrière outre-Atlantique de plusieurs metteurs en scène, a réalisé les sous-titres de films français, a mis en contact untel et untel, puis, s’étant installée à Paris, a fréquenté cinémathèque et ciné-clubs, réalisateurs et producteurs.

Et pour Truffaut ? Elle participe évidemment à l’aventure du Hitchbook – la bible du cinéphile par excellence – elle assiste au tournage de Fahrenheit 451, elle relit des scénarios, est parmi les premiers spectateurs des films, conseille et encourage, et apparaît même dans Domicile conjugal, dans une scène aux côtés de Jean-Pierre Léaud :

Évidemment, j’oublie, je vais vite en besogne, je n’insiste pas sur des détails ô combien touchants de cette amitié, que Serge Toubiana prend, lui, le temps de nous raconter.

Les dernières pages, je l’ai dit, sont sans suspense (ni surprise). Elles me permettent cependant une nouvelle digression.

Promenade à Montmartre

Cette digression, je vais tâcher de ne pas la rendre trop macabre… et si jamais j’y échouais, je tâcherai de me rattraper dans la dernière partie de cet article.

Après avoir découvert le cinéma de Truffaut, je suis allée en prépa à Vanves, puis j’ai fait mes études à la Sorbonne. Jusqu’à ma deuxième année de master, j’ai principalement fréquenté le sud de Paris, le parc Montsouris, la porte d’Orléans et la station Corentin Celton.

Puis je me suis installée dans un petit studio rue Damrémont et pour aller à l’INSPÉ qui s’appelait encore l’IUFM, je descendais la rue Damrémont puis la rue Caulaincourt, qui surplombait le cimetière Montmartre, pour rejoindre le boulevard des Batignolles.

J’allais de temps en temps me promener dans le cimetière Montmartre, avec à l’entrée Lucien et Sacha Guitry, Michel Berger, Dalida et Fred Chichin, et je ne manquais pas de m’arrêter dans les allées de l’avenue Berlioz, où se trouve une grande tombe en marbre noir avec des lettres blanches, sur laquelle on trouve toujours des tickets de métro.

Mais à aucune de mes visites je n’avais imaginé qu’Helen, disparue trois ans après Truffaut, se trouvait à proximité, voisine discrète mais toujours fidèle.

Figures de l’ombre, passeurs de cinéma

Le livre de Serge Toubiana m’a fait souvenir de quelques-uns (et ici plutôt quelques-unes) de ces passeurs de cinéma, ces personnages que le spectateur ne soupçonne pas toujours, mais qui restent indispensables à une oeuvre et à sa transmission.

Je suis reconnaissante à l’auteur de L’Amie américaine d’avoir ainsi mis en lumière la silhouette d’Helen Scott, et je me suis alors imaginée combien il serait captivant que certains destins de ces figures de l’ombre se retrouvent éclairés.

Je me souviens de la scénariste Frances Marion, enfin sur le devant de la scène dans le Hollywood Boulevard de Melanie Benjamin.

Qui pourra écrire la biographie de Lotte H. Eisner, collaboratrice de Henri Langlois à la Cinémathèque française et spécialiste du cinéma de Murnau ou de Fritz Lang ?

Qui pourra écrire une biographie d’Edith Head, qui a réalisé notamment les costumes du Eve de Mankiewicz, de Vacances romaines, et, pour Hitchcock de Vertigo, Fenêtre sur cour ou La Main au collet, et a remporté pas moins de huit Oscars ? Qui, d’ailleurs, pour écrire un livre sur Alma Hitchcock ?

Qui, pour écrire un livre sur Suzanne Schiffman, l’assistante de Truffaut et l’une de ses plus proches collaboratrices ?

Qui, cette fois, pour écrire un livre sur Nina Companeez, réalisatrice des Dames de la côté et de L’Allée du roi ?

Il est vrai que certaines de ces personnalités, aussi discrètes qu’efficaces, préfèrent rester dans l’ombre… mais n’en sont pas moins de formidables passeurs de cinéma.

Je vous encourage à les découvrir, et vous dis à très bientôt, sur Cinephiledoc !

Quant à moi, je vais ranger L’Amie américaine en bonne place dans l’étagère de ma bibliothèque où se trouvent les livres de Truffaut ou ceux qui lui sont consacrés, livres qui commencent à constituer à eux-seuls un fonds à part entière (j’en ai dénombré 32 jusqu’ici) parmi tous mes ouvrages sur le cinéma…

Octobre 2020 : séances et animations du CDI

Pour la première fois depuis février 2020, je reprends le titre habituel de mes articles #profdoc mensuels, et même si l’on ne sait pas encore ce que la suite de l’année nous réserve, je vous avoue que ce maigre retour à la normale me donne une petite satisfaction…

Voici donc le compte-rendu des activités menées entre le 21 septembre et le 17 octobre, avec ce mois-ci, entre autres, des séances en EMC à nouveau, la visite des secondes au CDI, la réception de nouvelles commandes et des expositions thématiques.

Séances

Visite des classes de seconde au CDI
  • Cogitations initiales

Comme je l’ai indiqué dans l’article du mois de septembre, nous avons beaucoup réfléchi et échangé avec Lucile, qui travaille cette année avec moi.

À l’origine, pour celles et ceux qui s’en souviennent, j’avais organisé les années précédentes une visite du CDI sous forme d’escape game, en m’appuyant sur un scénario pédagogique co-construit avec Sophie Gronfier, professeure documentaliste dans l’académie de Dijon.

J’avais apporté des modifications à ce scénario originel l’an passé, et j’avais l’intention de le modifier encore pour donner à l’escape game un aspect un peu moins linéaire. Faute de temps, j’ai continuellement repoussé le moment de me pencher à nouveau dessus.

Cette année, il était impensable pour moi de dispenser les élèves de seconde d’un passage au CDI mais également de conserver une visite du CDI en classe entière avec l’escape game tel que je le proposais.

J’étais davantage encline à proposer un scénario inspiré de celui réalisé avec mes collègues de sciences il y a deux ans, et c’est vers quoi nous nous sommes tournées.

  • Élaboration du scénario

Initialement tout début septembre j’avais simplement réalisé un petit jeu de repérage dans l’espace (en lien avec la visite virtuelle réalisée en fin d’année dernière) à destination des élèves de seconde. L’idée est rapidement venue d’intégrer ce jeu dans un parcours de visite.

Après réflexion, nous avons construit avec Lucile une forme d’escape game en demi-classe, avec deux équipes et 5 énigmes à résoudre, chaque énigme correspondant à un objectif spécifique :

  1. compter le nombre de mensuels / quotidiens / hebdos dans une sélection (découvrir la presse)
  2. jeu d’orientation (se repérer dans l’espace)
  3. à partir du sommaire d’un livre, retrouvez une partie du livre (se repérer dans un livre)
  4. aller chercher un ouvrage en rayon (retrouver un document – fictions)
  5. aller chercher dans le catalogue puis en rayon (documentaire)

Chaque énigme permet à l’équipe de retrouver un chiffre, l’ensemble des chiffres dans l’ordre voulu correspondant à la cote d’un livre.

L’accueil par demi-groupe et le fonctionnement en équipes permettent de gérer la circulation des élèves dans l’espace, avec 3 tables et 3 ordinateurs par équipe, des étiquettes de couleurs et des fiches missions pour les différencier.

  • Fiches missions et corrigés

Une fois le scénario élaboré j’ai conçu les fiches missions et le corrigé sur Canva.

  • Jeu d’orientation

Le jeu d’orientation correspondant à l’énigme B a été réalisé sur Genially.

Je profite de cet article pour mettre en ligne les photos qui m’ont servi pour ce jeu, et que je vais réutiliser dans un projet ultérieur :

Je n’en dis pas plus pour l’instant.

  • Visites

Sur les 12 classes de secondes, six sont venues avant les vacances. Cinq visites sont programmées après les vacances. Seuls les professeurs (principaux et de français) d’une classe n’ont pas répondu à nos demandes.

Globalement, les élèves sont investis dans le jeu, même si l’on remarque les mêmes problématiques qui se répètent d’une classe à l’autre : la difficulté à lire les consignes, à travailler en équipe et à se répartir les tâches.

EMC – classes de première

En début d’année, j’ai été sollicitée par deux collègues, en histoire-géo et en SES, qui souhaitaient faire venir leurs élèves de première en EMC pour travailler sur le lien social.

Sur le même modèle que la présentation proposée à mon collègue de maths en enseignement scientifique, j’ai présenté aux élèves le support suivant :

La première classe est venue deux fois au CDI fin septembre et début octobre. La seconde classe est venue pour la première fois le 15 octobre.

Si je fais un bilan des séances pédagogiques menées durant cette première période de l’année scolaire, je dois dire qu’en dépit du contexte sanitaire, je suis vraiment heureuse d’avoir pu voir beaucoup plus de classes que l’an dernier.

En effet, l’année passée, la mise en place de la réforme et les emplois du temps des classes avaient constitué un tel parcours du combattant que je n’avais fait quasiment aucune séance en septembre, et seulement 8 séances au mois d’octobre.

Expositions thématiques

Je liste dans cette partie et dans la suivante mes propres initiatives (J) ainsi que celles de Lucile (L), je vous laisse vous référer au code couleur pour voir qui a fait quoi.

  • Élections américaines (J)

Pour faire suite à l’exposition consacrée à l’information d’actualité, je me suis dit que j’allais essayer de proposer une fois par mois une exposition thématique en lien avec un sujet d’actualité.

Ce mois-ci je me suis donc penchée sur les élections américaines, et j’ai proposé deux affiches (dont l’une est cliquable et renvoie vers des documents sur E-SIDOC)

Je pense réutiliser à chaque fois la première page (et la loupe qui y figure) pour mettre en valeur le sujet d’actualité traité.

Également conçu pour l’occasion, une présentation cliquable sur Genially, renvoyant vers des ressources en ligne :

Une fois installée, voilà ce que donne l’exposition :

  • Développement durable (L)

Lucile a souhaité de son côté travailler plus spécifiquement sur le développement durable, en reprenant les cubes de l’agenda 2030. Pour l’occasion j’ai également récupéré à l’atelier CANOPÉ de Marly-Le-Roi une sélection d’affiches présentant les objectifs de l’agenda 2030.

Elle a également proposé sur le blog une présentation cliquable :

Mise en valeur des acquisitions

Comme je l’avais expliqué dans l’article du mois de septembre, nous avons passé un certain nombre de commandes (nous attendons encore des livraisons), et nous avons donc choisi de valoriser les thématiques associées à ces acquisitions.

  • Grand oral (J)

La première mise en valeur de mon côté a concerné des ressources proposées aux élèves dans le cadre de la préparation de l’épreuve de grand oral.

J’ai donc proposé le visuel suivant sur le blog du CDI :

Puis j’ai mis les ouvrages en exposition :

  • Sélection sur la littérature – rayon 800 (J)

Forte de l’exemple de Floriane, qui a l’habitude de bien soigner ses visuels sur Canva, et ayant appris que nous aurions une coupure du serveur pédagogique les 14 et 15 octobre, j’ai passé la semaine du 5 octobre à préparer trois autres visuels de sélections thématiques, que j’ai installés progressivement au CDI.

Le premier d’entre eux était consacré aux récentes acquisitions pour le rayon 800 :

Chacun des visuels réalisés sur Canva est cliquable et renvoie vers les notices du portail E-SIDOC.

J’ai installé cette sélection le 10 octobre :

  • Combats féministes (L)

De son côté, Lucile a choisi de mettre en valeur les documents reçus sur la condition féminine, avec un article déposé sur le blog du CDI :

Les ouvrages ont été mis en exposition au CDI jusqu’aux vacances.

Nous avons reçu d’autres nouveautés qui ont été mises à disposition des élèves sans forcément leur associer une valorisation thématique, mais Lucile a également pu réaliser un visuel sur Canva pour ces dernières nouveautés :

Affichages / communication

Concernant l’affichage et la communication aux élèves et aux enseignants, j’ai depuis le mois de septembre opéré plusieurs changements.

  • Accès au CDI pendant les récréations

L’idée originelle était d’éviter le brassage de population en limitant l’accès durant les récréations aux élèves ayant à rendre ou à emprunter des documents.

Nous avons décidé d’adopter un mode de fonctionnement plus souple en autorisant l’accès aux élèves se trouvent déjà sur place au moment de la récréation, et à ceux ayant une heure de permanence l’heure suivante :

  • Accès au rayon jeux

La pré-réservation d’un jeu la veille pour le lendemain étant absolument incompréhensible pour les élèves, nous avons là encore assoupli le mode de fonctionnement, sans toutefois négliger les aspects sanitaires :

  • Blog du CDI, communication via l’ENT, portail E-SIDOC

Nous continuons à publier régulièrement des articles sur le blog du CDI (jusqu’à trois par semaine grâce à Lucile).

J’utilise désormais la messagerie de l’ENT pour communiquer le bulletin de veille hebdomadaire (sauf les semaines avant les vacances, car l’équipe éducative n’a pas encore l’habitude d’utiliser la messagerie de l’ENT au lycée).

Enfin nous avons largement communiqué avec Lucile (voir article du mois de septembre) sur les fonctions de réservations et de partage d’avis sur E-SIDOC auprès des élèves.

Réunions et activités extérieures

Entre le 21 septembre et le 18 octobre, j’ai pu participer à différentes réunions au lycée ou à l’extérieur.

  • 25 septembre : Séminaire de rentrée de la DNE-TN3 à Sèvres
  • 7 octobre : Prof doc café des IAN documentation (à distance)
  • 9 octobre : Réunion au lycée sur le partenariat avec Science Po
  • 12 octobre : Formation de formateurs à Marly-Le-Roi
  • 16 octobre : Réunion sur PIX au lycée

Durant cette période, j’ai échangé également par mail avec l’équipe des profs docs de LudoDOC, afin d’établir un calendrier de publication sur le site : nous avons d’ailleurs publié notre premier article de l’année scolaire 2020-2021, une restitution de l’atelier proposé à Ludovia17  « Et, ou, sauf le numérique ? »

Et, ou, sauf le numérique ?

Très prochainement, un autre article sera mis en ligne.

D’ici là, je vous souhaite à toutes et tous les vacances les plus reposantes possibles, et je vous dis à très bientôt sur LudoDOC et sur Cinéphiledoc !

Des dialogues aux petits oignons

Lorsque l’on commence, enfant, à regarder des films, les dialogues ne sont pas forcément ce qui retient notre attention. Plus tard, ce n’est pas non plus forcément ce qui nous interpelle lorsque l’on découvre un film.

Et pourtant, plus j’y pense, plus la voix et l’intonation, et le rythme, et la musique, tout cela me paraît crucial.

Voix, rythme, musique et dialogues

Lorsque petite je regardais des dessins animés Disney, j’étais sensible aux voix et aux musiques, à tel point que lorsque je découvre dans l’édition récente d’un film que le doublage a été modifié, je me sens trahie.

Lorsque je compare l’ancien doublage et le nouveau doublage de la chanson « Histoire éternelle » de La Belle et la bête, il arrive forcément un moment où j’arrête de comparer, je coupe le son de la version la plus récente, pour remettre ce que je considère comme la « vraie voix » de Mrs Samovar.

J’ai une véritable mémoire sonore de ces choses-là, et je peux me souvenir des années après d’un dialogue de film, simplement parce que je l’ai entendu et entendu encore.

Lorsque j’étais un peu plus âgée et que je ne regardais plus que des dessins animés Disney, j’ai eu un CD-ROM sur le cinéma français. Ce CD-ROM permettait de voir des photographies de films, d’écouter des dialogues cultes et de voir des extraits de films.

C’est ainsi que j’ai toujours gardé en mémoire cet échange entre Pierre Brasseur et Arletty dans Les Enfants du Paradis, bien avant de voir le film :

Rendez-vous, destin tragique, voilà seulement deux minutes que nous vivons ensemble, et vous voulez déjà me quitter. Et me quitter pour quoi, pour qui, pour un autre évidemment, et vous l’aimez cet autre ?

Oh moi j’aime tout le monde.

Eh bien voilà qui tombe à merveille, je ne suis pas jaloux, mais lui, l’autre, il l’est, hein, jaloux ?

Qu’est-ce que vous en savez ?

Oh ils le sont tous, sauf moi…

J’arrête là, je pourrais continuer jusqu’à la fameuse réplique de Arletty (et le meilleur râteau de l’histoire du cinéma) « Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment comme nous d’un aussi grand amour« .

Déjà j’avais plus de facilités à retenir ce genre de choses que les déclinaisons en allemand et les verbes irréguliers anglais…

Je les retenais, je les emmagasinais, mais je n’avais pas encore perçu l’importance de celui (ou de ceux) qui en était à l’origine. J’aurais été incapable de dire que les quelques lignes que je viens de citer de mémoire étaient l’oeuvre de Jacques Prévert.

Un univers de voix

Ce n’est désormais pas étonnant que les voix et les musiques aient pris une telle importance pour moi, lorsque je regarde dans ma « discothèque » et que j’y trouve pêle-mêle les bandes originales de Chaplin, Hitchcock, Truffaut, Barry Lyndon, et qu’on y retrouve aussi Chantons sous la pluie, Le Seigneur des anneaux, My Fair Lady, Mary Poppins et les musiques de Nino Rota et d’Ennio Morricone.

Si je dépasse cette atmosphère musicale pour en venir aux voix, celles qui m’entourent sont évidemment celle de Truffaut (notamment dans La Nuit américaine – et on sait le soin minutieux qu’il apportait à ses dialogues), celles de Bourvil et de De Funès, celles des personnages de Kaamelott ou de Astérix et Obélix mission Cléopâtre, celles de Catherine Frot et André Dussolier dans Mon petit doigt m’a dit et Le Crime est notre affaire.

Si je donne un tour un peu plus anglophone à la chose, je vais garder en tête principalement (et autant pour la voix que pour les paroles qu’elle assène) Bette Davis, Lauren Bacall et Humphrey Bogart, Katharine Hepburn et Greta Garbo. Plus récemment je garde celle d’Alan Rickman, ou de Helen Mirren dans The Queen, et la plupart des répliques du Seigneur des anneaux.

Mais là encore, je serais bien en peine de citer de mémoire qui a écrit les dialogues du Eve de Mankiewicz ou du Port de l’angoisse de Hawks, bien qu’il me revienne presque miraculeusement en mémoire que ceux du Grand sommeil soient l’oeuvre de Raymond Chandler.

Il me semble que la première fois que j’ai retenu le nom d’un scénariste, c’était pour le scénario de Confidences trop intimes, un film de Patrice Leconte, dont les dialogues avaient été écrits par Jérôme Tonnerre, auteur également d’un de mes livres préférés sur Truffaut, Le Petit voisin.

C’est ce qui m’a peut-être permis de dissocier dans un film le réalisateur qui met en scène, l’acteur qui prononce les dialogues et le scénariste qui les a écrits, même si parfois, en quelques occasions, les frontières se brouillent.

Un orfèvre des répliques

Pourquoi cette longue introduction, dont je suis coutumière presqu’à chaque fois qu’il s’agit de présenter un livre ?

Parce que j’ai reçu en début d’année l’un des petits derniers de Philippe Lombard. Philippe Lombard, cette fois-ci, pas la peine de m’éterniser, j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer sa cinéphilie et son hyperactivité dans mon article du mois de février, consacré à son ouvrage Ça tourne mal.

Cette fois-ci, c’est avec les dialogues d’Audiard qu’il nous régale : Sous la casquette de Michel Audiard : les secrets de ses grandes répliques a été publié en mars 2020 aux éditions Dunod.

Ce livre m’a donné l’occasion de mieux connaître un scénariste et un réalisateur dont j’avais jusque-là retenu deux choses :

  • il avait signé les dialogues des Tontons flingueurs, que je connais aussi quasiment par coeur ;
  • il a habité Dourdan, pas très loin de chez moi

Il faisait aussi partie de cette bande Blier – Ventura – Gabin dont je retrouvais avec affection de temps en temps les images d’archives :

Je ne résiste pas à en partager un deuxième extrait :

Voilà quel était l’état de mes maigres connaissances sur Michel Audiard au moment où j’ai ouvert le livre de Philippe Lombard.

Ce que ce dernier décortique dans Sous la casquette de Michel Audiard, ce sont les influences et les sources d’inspiration d’Audiard : on y retrouve son style, son langage, la musique de ses dialogues, ses passions (le vélo, Céline et Proust…) les références de son époque, qui vont de la prostitution aux flics, de la télévision et de la publicité à la vie politique, et de l’Occupation à Paris.

Au détour d’une réplique ou d’une citation de roman, on découvre une atmosphère, un esprit, on retrouve un certain parfum.

Quand Philippe Lombard cite Audiard : « J’ai mon 14e arrondissement qui me colle aux godasses », je n’ai pas pu m’empêcher de retrouver le mien (ou plutôt celui de ma grand-mère), de 14e arrondissement : le bassin du parc Montsouris, son observatoire, la statue du général Leclerc, l’église d’Alésia et le Lion de la place Denfert-Rochereau… je ne suis donc pas prête de le trouver aussi laid que le trouvait Audiard, à le lire.

Au fil des pages, je me suis rendue compte que j’en connaissais un peu plus sur Audiard que je l’imaginais, et, outre les Tontons flingueurs, il y avait quelques films qui m’avaient marquée sans que j’ai pu soupçonner qu’ils étaient signés de la plume de ce dernier.

Panthéon Audiard

  • Les Tontons flingueurs

Au sommet de mon panthéon Audiard, il y a évidemment les Tontons flingueurs, que je connais quasiment par coeur.

Si je voue un culte à certaines répliques telles que « éparpillé aux quatre coins de Paris façon puzzle » ou à la scène de la cuisine, j’ai une tendresse particulière pour la réplique de Francis Blanche :

Et c’est pour ça que je voudrais intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoire qu’ils feraient mieux de fermer leur claque-merde.

ainsi que pour Lino Ventura, l’homme de la pampa parfois rude qui sait rester courtois…

  • Un Singe en hiver

Un Singe en hiver fait partie de mes découvertes les plus récentes, je l’ai vu très tardivement. Et pourtant je n’ai pu que me délecter de ces dialogues aux petits oignons et de ces échanges alcoolisés entre Gabin et Belmondo.

  • Tendre poulet

S’il y a une comédienne française dont j’aime la voix et que je n’ai pas citée plus haut, c’est Annie Girardot.

Il était donc tout naturel qu’à un moment je tombe sur Tendre poulet, cette histoire facétieuse de retrouvailles entre un professeur de grec à la Sorbonne incarné par Philippe Noiret tendance un peu anar, et un « flic en jupons » et avec beaucoup de gouaille, Annie Girardot, que l’on suit dans l’une de ses enquêtes.

C’est fin, plutôt trépidant et finalement irrésistible.

  • Garde à vue

Enfin, j’en termine avec le plus sombre mais dont inconsciemment, j’avais retenu très tôt l’une des répliques, qui figurait dans le CD-ROM dont j’ai parlé plus haut.

En effet, dès le générique de ce CD-ROM, on entendait la voix de Michel Serrault :

Ne dites pas ça, c’est pas vrai.

Alors oui, à première vue, ce n’est pas la réplique de cinéma la plus mémorable qui soit. Mais elle m’est restée dans la tête jusqu’à ce que je puisse la retrouver dans le film de Claude Miller, un huis clos très tendu avec Lino Ventura et Michel Serrault.

Pourquoi ai-je eu l’occasion de voir (et de revoir plusieurs fois) ce film : parce qu’au-delà de ce duo de choc que j’adore et qui reste des plus improbables, Ventura et Serrault, c’est l’un des derniers rôles de Romy Schneider, apparition fantomatique et glaçante.

Alors oui, j’ai bien conscience qu’avec ce dernier film, je ne clos pas temporairement ce panthéon sur la note la plus joyeuse et débridée, mais il fait partie de ces huis clos où les répliques s’enchaînent avec virtuosité et s’échangent comme des balles de tennis, percutantes et efficaces.

Et c’est aussi pour cela qu’elles restent en tête.

Voilà pour cette petite promenade dans l’univers des dialogues de cinéma et des mots d’Audiard, j’espère vous avoir donné envie de réécouter vos propres répliques cultes, et je vous dis à très bientôt pour un nouvel article sur Cinephiledoc !

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