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Femmes au cinéma

Mes deux articles de mars, cinéphile et #profdoc, auront des thématiques communes.

En effet, l’article cinéphile évoquera les femmes au cinéma, alors que l’article #profdoc traitera en grande partie d’une séquence que j’ai commencée le 9 mars avec mon collègue d’histoire-géographie sur les inégalités hommes/femmes, notamment dans l’univers de la culture.

Mais j’y reviendrai fin mars.

Pour cet article cinéphile, je parlerai tout de même un petit peu de ce projet, car il m’a amenée à faire quelques recherches. J’aborderai trois ouvrages, l’un très récent, les deux autres publiés en fin d’année dernière et en 2016, mais où à chaque fois, les femmes sont à l’honneur.

Recherches sur la question

Pour préparer mon travail avec les élèves, j’ai choisi plusieurs domaines où s’expriment les inégalités hommes/femmes, le sexisme, les représentations… Puis j’ai essayé de trouver des ressources de différentes natures : articles, infographies, images, vidéos.

Pour la représentation des femmes dans la culture, j’abordais la question sous différents angles :

  1. la représentation à proprement parler des femmes au cinéma (idéalisation, test de Bechdel…)
  2. le sexisme (en particulier à l’égard des réalisatrices)
  3. les affaires, plus ou moins récentes, de harcèlement

J’ai donc cherché des ressources sur ces différents sujets, j’ai voulu amener les élèves à (ré)écouter le discours de Natalie Portman, à visionner une vidéo sur le sexisme au cinéma, et à consulter l’émission que Stupéfiant! a consacré à ces différentes thématiques en novembre dernier.

Mais durant la première séance, le couac évidemment : l’accès aux vidéos de Stupéfiant! était impossible. Pendant que les élèves travaillaient, j’ai donc cherché des vidéos (ou autres) traitant des mêmes questions, et voilà ce que j’ai pu glaner :

Et bien-sûr, ces petites recherches m’ont fait repenser à mes lectures du moment, et à d’autres un peu plus anciennes, et m’ont d’autant plus donné envie d’écrire cet article.

50 femmes au premier plan

Le premier livre sur lequel je reviendrai est également mon achat le plus récent. Je vadrouillais comme à mon habitude dans le rayon cinéma, lorsque j’ai mis la main sur cet ouvrage :

50 Femmes de cinéma, de Véronique Le Bris, publié en février 2018 – ce qui tombe à pic dans le contexte actuel et avec pour horizon la journée internationale des droits des femmes – chez Marest éditeur.

Cela m’a donné l’occasion de découvrir un éditeur spécialisé en ouvrages sur le cinéma, qui m’était totalement inconnu ! Donc, déjà, merci à ce livre.

50 femmes, ça peut paraître beaucoup, mais c’est peu. Comment faire un choix ? Comment privilégier telle star, telle réalisatrice, telle assistante ou costumière, au détriment de telle autre ?

Pourquoi privilégier Olivia de Havilland par rapport à Bette Davis (l’une a perdu un procès quand l’autre l’a gagné), pourquoi préférer Coline Serreau à Diane Kurys ou Danièle Thompson, pourquoi citer Edith Head mais pas Suzanne Schiffman ?

Réponse : parce qu’il le faut bien, malheureusement ! 50, c’est 50. Et les choix de l’auteur sont construits, judicieux et justifiés.

C’est ce que j’ai le plus aimé dans ce livre : pour chaque femme, l’auteur indique en chapeau son « fait d’arme », ce qui fait de cette femme quelqu’un d’exceptionnel, et ce qui l’a amenée à figurer dans ce livre.

Quelques exemples :

Florence Lawrence : Elle a inventé le star system et le clignotant

Olivia de Havilland : En 1944, elle obtient au tribunal une définition plus stricte des contrats qui lient les acteurs aux studios hollywoodiens.

Jane Camion : En soixante-dix éditions du festival de Cannes, elle est la seule réalisatrice à avoir reçu une Palme d’or.

Le livre se découpe en trois chapitres : les pionnières, les passionnées et les engagées.

Les pionnières, bien-sûr, s’ouvre avec Alice Guy, la première réalisatrice de cinéma. On y fait un tour du monde, principalement de réalisatrices, mais pas seulement.

Dans les passionnées, on trouve des costumières, des compositrices, des productrices, des écrivains.

Enfin, dans les engagées, on retrouve des personnalités ayant arrêté leur carrière, temporairement ou non, pour se consacrer à des domaines complètement différents : engagement dans l’armée, sciences, politique, causes sociétales ou humanitaires…

Un beau tour d’horizon que cet ouvrage !

Princesse, et alors ?

Le deuxième livre que j’ai choisi pour cet article de mars 2018 est paru, dans sa traduction française, en octobre 2017.

J’aurais pu en parler bien avant, il a fait partie de mes « craquages » post-fêtes de fin d’année et je l’ai dévoré en quelques jours.

Il s’agit du Journal d’une princesse de Carrie Fisher aux éditions Dargaud / Fantask.

Carrie Fisher y raconte le tournage de Star Wars, avec un ton bien à elle, et on croit l’entendre parler à chacune des phrases qu’on lit.

L’ouvrage s’ouvre sur l’année 1976, année faste et riche en événements, durant laquelle ce qui ne s’appelait pas encore l’épisode IV fut tourné à Londres. Elle revient ensuite brièvement sur sa vie « avant Leia ».

Ensuite, récit du tournage, depuis le casting jusqu’à l’avion du retour aux États-Unis, en passant par la fameuse coiffure de Leia et la liaison de l’actrice avec Harrison Ford.

À la fin du récit du tournage, on passe à la lecture du journal que Carrie Fisher a tenu pendant cette période. Beaucoup de mal-être, des poèmes, quelqu’un qui se cherche… le ton tranche beaucoup avec le reste du livre, et pour cause : avant et après ce journal, on a le regard rétrospectif de la comédienne sur elle-même.

Le journal se clôt, on repasse quarante ans plus tard. L’atmosphère devient moins pesante, plus pince-sans-rire, un humour noir bien incisif, qui ne fait pas dans le détail et qui ne s’appesantit pas.

On assiste à l’après Star Wars, à la difficulté d’échapper à un personnage, aux produits dérivés, aux conventions de fans.

Plusieurs fois, l’ouvrage m’a fait hurler de rire. Un exemple ? La visite à Madame Tussauds, face à son double de cire :

Quand on se rapproche de mon double, on peut voir qu’elle a la peau un peu épaisse et qu’elle transpire, alors restez à distance. Il lui manque un grain de beauté sur les reins, mais je n’en aurais pas non plus si j’avais le choix. Peut-être mon moi en cire pourra prendre le relais quand mon moi de chair déposera les armes. Mais il devra le faire dans ce putain de Bikini.

C’est drôle, grinçant, et d’une franchise décomplexée pleine de naturel. Et cela rappelle à qui ne le saurait pas : Carrie Fisher n’était pas seulement une princesse, c’était un des script doctors les plus renommés de Hollywood, une scénariste et un écrivain de grand talent.

Ouvrir au hasard la bible des stars

Les 50 Femmes de cinéma m’ont donné envie de me replonger dans ma troisième lecture.

Je n’en avais pas vraiment besoin : j’ai toujours plus ou moins envie de me replonger dans ce livre, tant sa richesse et sa beauté me fascinent.

Je l’ai dit il n’y a pas très longtemps sur Twitter : le livre est posé à côté de mon lit, le soir je l’attrape, j’ouvre à une page au hasard, je découvre ou je redécouvre… et toujours je m’émerveille.

Il s’agit de Hollywood, la cité des femmes : Histoire des actrices de l’âge d’or d’Hollywood, 1930-1955, d’Antoine Sire, publié chez Actes Sud en août 2016.

Le livre d’Antoine Sire a tout d’une bible : c’est une merveille d’érudition, une référence sur la question (qui d’autre a bien pu rappeler, en France, l’importance d’une Agnes Moorehead, d’une Judith Anderson ou d’une Thelma Ritter ?), et on en tourne les pages avec précaution, avec son papier fin et sa couverture brillante.

Qu’y a-t-il d’autre à ajouter ? C’est l’ouvrage parfait pour le cinéphile, à la hauteur du Hitchbook ou de l’autobiographie de Chaplin…

Antoine Sire a d’ailleurs participé à l’émission Stupéfiant! dont je parlais au début de l’article, pour évoquer ces femmes de cinéma.

J’ai retrouvé sur YouTube l’émission en question, je la laisse en conclusion :

J’espère qu’elle sera disponible pendant un bon moment !

Bonnes lectures et bons films, et à bientôt sur Cinephiledoc !

Février 2018 : séances et animations du CDI

Le contexte d’écriture de cet article est un peu particulier et spartiate. En effet, je l’ai écrit sur ma tablette depuis le CDI, sans avoir nécessairement tous les documents qu’il me faut sous la main, puis de chez moi.

L’un de nos serveurs d’établissement est décédé il y a quelques jours et nous n’avons ni internet, ni accès aux documents que nous aurions déposé dessus, ni accès à la base documentaire…

Je rajouterai donc les éventuelles ressources manquantes au retour des vacances.

Animations

Le gros projet du mois, et qui m’a pris le plus de temps à préparer, est l’installation d’un espace jeux au CDI.

C’est un projet que j’avais en tête depuis assez longtemps, dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler, et que j’ai formalisé auprès de la proviseure à la fin du mois d’octobre.

Au mois de décembre j’ai préparé l’affiche de présentation aux élèves :

Au mois de janvier, j’ai proposé un « Protocole d’installation de l’espace jeux » (principalement nourri de ma lecture du dossier de Savoirs CDI « Organiser et animer des espaces pédago-ludiques au CDI »).

J’ai également commencé à acheter les jeux et à les équiper. Enfin, l’espace en tant que tel a été mis en place le lundi 12 février, dernier lundi avant les vacances. J’ai choisi un endroit relativement proche du bureau, plus facile à surveiller (à l’origine il était prévu que le rayon soit à côté de la SF), et à côté du coin lecture, donc associé à la partie « loisirs » du CDI.

Chaque jeu, comme indiqué dans le protocole, est enregistré dans la base, exemplarisé et estampillé, je plastifie à nouveau les cartes si besoin, j’ajoute une petite check-list sur laquelle figure un QR-code donnant accès aux règles du jeu, si jamais celles-ci ont été perdues.

Parallèlement à cet espace jeux, j’ai installé sur le bureau une boîte lumineuse qui diffusera des messages aux élèves.

En ce qui concerne les expositions, du fait de l’installation de cet espace, je n’ai pas pu prendre le temps d’installer des choses conséquentes.

J’ai changé de place mes expositions de janvier (Scène de crime et l’exposition consacrée à la journée de la mémoire) :

Et j’ai installé 3 mini-expos entre début et mi-février :

  • une sélection sur le Safer Internet Day

  • quelques documents (bien en avance) pour les 50 ans de mai 68

  • et une petite sélection pour la Saint Valentin

Voilà pour les animations mises en place au CDI au mois de février.

Préparation #SPME2018

J’ai également commencé à préparer la Semaine de la presse et des médias à l’école.

J’ai fait une présentation à destination des enseignants, j’ai également proposé un Hors-série à ma lettre de diffusion.

J’ai préparé des marques-pages sur Canva que je mettrai à disposition des élèves une fois la presse reçue :

https://www.canva.com/design/DACuJf8X7O4/xngZ-m_-g8WpSFNV84FlaA/view

Enfin j’ai produit, avec Sandrine Duquenne, ma comparse habituelle, un parcours sur Genially consacré aux médias, que nous avons appelé Info’Sphères.

Le mieux pour retrouver toutes ces ressources est que je vous fasse un copier-coller du mail adressé aux collègues :

Bonjour à tous,
Je vous envoie ce mail dans le cadre de la préparation de la semaine de la presse et des médias à l’école, qui aura lieu du 19 au 24 mars prochain, l’occasion de faire (re)découvrir la presse et les médias aux élèves et de venir faire des séances au CDI ou en salle informatique ! Cette semaine peut être élargie à la semaine d’avant et prolongée jusqu’aux vacances…
Je vous envoie une petite présentation qui vous donnera des pistes,
un parcours « Info’Sphères » réalisée avec une collègue professeure documentaliste (saurez-vous résoudre la charade ?), et un E-INSTANT CDI Hors-série entièrement consacré à la semaine de la presse ! Au plaisir de collaborer avec vous dans le cadre de cette semaine,
Bonnes découvertes !

Gestion

À côté de ces installations et de ces préparatifs, mon temps a été quelque peu monopolisé par de gros chantiers en terme de gestion, l’un prévu, l’autre un peu moins…

En effet, j’avais décidé l’an dernier, après l’harmonisation des cotes de mes rayons, de m’attaquer à l’équipement en codes barres des documents.

Comme il faut bien commencer quelque part, j’ai donc décidé de commencer par les documentaires et par les nouveautés, ce qui jusque-là, m’a permis d’équiper :

  • le rayon 000 – 100 – 200
  • une partie des rayons 400 – 700 – 800
  • les jeux et les nouveautés reçus au mois de janvier

Pour cela j’utilise les rapports de BCDI et j’ajoute les codes barres sur la première de couverture.

L’autre chantier, moins prévu, est le désherbage d’environ 200 (voire un peu plus) numéros de périodiques, en raison d’un dégât des eaux survenu dans la réserve du CDI, à cause d’une chaudière défectueuse (comme quoi, quand ce n’est pas internet…).

L’avantage : ça fait de la place, l’inconvénient : rien pour l’instant n’indique que ça n’arrive pas à nouveau…

Séances

Juste avant les congés de février, j’ai eu 3 heures de séances annulées en raison des problèmes informatiques du lycée, mais entre fin janvier et mi février, j’ai tout de même réussi à mener quelques projets…

  • Débat « Fake news et théories du complot »

Avec les Premières L2, que j’ai suivi durant toute leur découverte du parcours sur la désinformation, nous avons clôturé les séances par deux débats en demi-groupe sur les fake news et les théories du complot.

Une première heure quelque peu chaotique (cela se voit à la carte mentale de compte-rendu), une deuxième heure plus satisfaisante.

  • Parcours Désinformation 1L1

Avec le même collègue d’histoire-géo, en EMC, nous avons commencé des séances sur le parcours Désinformation, comme nous l’avions fait avec les 1L2. Là encore, ces séances ont pâti des problèmes informatiques, et nous avons dû les modifier en une forme de débat s’appuyant sur les vidéos du parcours.

  • Littérature et société / Webradio

Le lundi matin, j’aide toujours ma collègue de français dans ses séances en littérature et société, durant lesquelles elle veut faire réaliser un film à ses élèves.

Ces séances ont lieu en même temps que les séances de webradio menées par mon collègue référent numérique avec mon collègue d’histoire. Quand je finis un peu plus tôt, je peux aller assister à quelques séances, comme j’ai pu le faire début février, pour assister à un débat des Premières S4 sur les voitures autonomes :

  • Formation à la recherche en seconde

Il me reste deux classes de seconde à voir, et pour chacune d’elles, les séances ont soit été interrompues, soit reportées.

Avec l’une des deux classes, les Secondes 2, j’ai tout de même réussi à faire la première séance, sur le modèle que j’ai indiqué dans l’article précédent.

Voici un aperçu de la partie « brainstorming » de la séance :

La deuxième séance devrait avoir lieu au retour des vacances, sauf si le serveur n’a toujours pas été remplacé…

  • Arts visuels

J’ai poursuivi avec ma collègue d’histoire-géo les séances auprès des élèves d’arts visuels.

Après la visite du Perray-Vaucluse, mentionnée dans l’article du mois de décembre, nous avons fait travailler les élèves par groupe sur plusieurs thématiques, le but final étant de réaliser sur le lieu un film documentaire sur le modèle de Secrets d’histoire.

L’ensemble des recherches des élèves est centralisé sur un padlet, l’un des groupes étant également chargé de réfléchir au générique et à la manière dont les plans vont s’enchaîner…

Voilà pour ces quelques séances de fin janvier – début février, période qui a aussi vu la fin des TPE et la panique habituelle pour rédiger au dernier moment une note de synthèse et une bibliographie…

Et sinon à l’extérieur ?

  • #IANHGDOC18

Début février, j’ai assisté au séminaire des IAN (interlocuteurs académiques pour le numérique) documentation et histoire-géo, qui se tenait au lycée Jules Le Cesne du Havre les 8 et 9 février.

À cette occasion, nous avons, ma collègue et moi-même, proposé deux présentations, l’une bi-disciplinaire, l’autre propre à la documentation. De belles choses ont été présentées et réalisées, et pour retrouver l’ensemble des échanges de ce séminaire, je ne peux que renvoyer au Moment partagé sur Twitter par Éric Garnier, IAN documentation de Rouen.

  • Généalogie

Petite intrication du personnel dans le professionnel, et sur laquelle je conclurai cet article (ce qui fera également office de présentation de l’outil du mois…).

J’ai commencé depuis quelques temps des travaux de généalogie. Outre que je trouve cela passionnant, et que j’ai l’impression à chaque instant de plonger dans une enquête policière, cela m’est facilité par l’ensemble des numérisations d’archives qui a été réalisé – et continue de l’être.

J’en profite, pour ceux que cela intéresse, de vous partager la vidéo de Nota Bene, qui est très éclairante sur la question :

Si j’ose aborder cette question sur un article professionnel, c’est parce que je pense que la démarche peut intéresser les professeurs documentalistes qui ont une fibre d’historiens, d’enquêteurs ou d’archivistes, et que cela peut être un travail également à mener avec des élèves (reste à imaginer le cadre).

Bref, fin janvier, je me suis inscrite sur un site de généalogie, dont je ne ferai pas la publicité ici, mais qui me semblait correspondre à mes besoins (archives numérisées, possibilité de consulter l’arbre d’autres personnes et d’importer ou de partager des branches).

Je me suis vite rendue compte que mes souvenirs n’étaient pas aussi exacts qu’il l’aurait fallu, j’ai donc questionné un membre de ma famille qui m’a corrigé et permis d’avancer. J’ai réussi alors à mettre en place toute une démarche :

  • pour les parents / grands-parents : demander l’extrait d’acte de naissance, soit via un formulaire en ligne, soit directement sur place (avec une pièce d’identité), les pièces récentes n’étant pas encore numérisées
  • à partir des actes de naissances les plus anciens, récupérer le nom des parents, et retrouver leurs propres actes de naissance / décès / mariage…
  • … ce qui permet de remonter les branches une à une, quand on ne tombe pas sur un enfant naturel, qui n’a pas d’acte de naissance, et qui coupe nette une branche de l’arbre d’un côté.
  • arriver, du coup, à déchiffrer les écritures manuscrites des employés de mairie, ce qui n’est pas toujours simple !
  • à partir de là, beaucoup de choses peuvent intéresser : les ancêtres viennent-ils tous du même lieu ? quels métiers exerçaient-ils ? les femmes travaillaient-elles ? savaient-ils écrire et signaient-ils l’acte, même avec une croix ?

Mais le plus passionnant, jusque là, c’est aussi de fouiller dans les registres de matricules (RMM), à la recherche des ancêtres ayant participé à la première guerre mondiale.

Pour cela, le procédé est le suivant :

  • avoir le lieu de naissance / d’habitation du soldat, et son année de naissance
  • son année permet de déterminer sa classe (à 20 ans, il fait son service militaire), le lieu permet de trouver (ou de supposer) le bureau dont il dépendait
  • une fois que l’on a ces informations, on est susceptible de trouver la fiche matricule.

Pour un ancêtre né en 1883, on en déduit qu’il a fait ses classes en 1903. On récupère donc les tables alphabétiques annuelles du bureau concerné, on cherche son nom et on obtient son numéro de matricule qu’on va ensuite retrouver dans le registre de la même année.

Sur la fiche en question, on trouve son nom, le nom de ses parents, son année et lieu de naissance, son apparence physique, ses domiciles successifs et sa vie militaire jusqu’à sa démobilisation (ou plus tristement son décès).

On y apprend donc beaucoup de choses, et on a parfois quelques surprises…

Vous trouverez plus d’informations, par exemple ici :

http://archives.seine-et-marne.fr/rechercher-un-combattant-de-la-grande-guerre

La plupart des archives départementales sont numérisées (sauf une bonne tranche des archives de Paris qui est en cours de numérisation dans le cadre de la mission Centenaire), et évidemment le site du Grand Mémorial proposé par le ministère de la Culture permet aussi de trouver directement la fiche d’un combattant :

http://www.culture.fr/Genealogie/Grand-Memorial

Enfin le site de la mission Centenaire constitue aussi une mine d’informations :

http://centenaire.org/fr

Espérant avoir titillé votre curiosité documentaire, je vous dis à très bientôt, sur Cinephiledoc !

Rêveries de figurants solitaires

Je publie ce premier compte-rendu de lecture 2018 avec un peu de retard, et dans le désordre.

Depuis début janvier, en effet, j’ai lu ou parcouru cinq livres consacrés au cinéma, et j’en ai encore un en attente, une publication plus ancienne, sur un univers de série télévisée.

Pour respecter mon ordre de lecture, il aurait fallu que je commence par des publications datant d’octobre 2017, puis de novembre, et enfin de janvier 2018.

Si j’ai souhaité commencer par mes dernières lectures, ce n’est pas seulement parce qu’elles me demandent moins d’effort de mémoire, c’est aussi parce que les deux ouvrages se ressemblent beaucoup, et pourtant ils ne m’ont pas du tout laissé la même impression.

Seconds rôles et figurants

On les voit partout et parfois, dans le meilleur des cas, on connaît leur nom. Même si je les mets, par facilité, dans le même panier, il y a un fossé (ou un chemin) énorme qui sépare le second rôle du figurant.

Le second rôle, même sans le connaître, lorsqu’on va le retrouver d’un rôle à l’autre, va nous faire dire : « oui, c’est celui qui joue untel dans tel film », ou encore, en discutant avec des amis : « j’adore l’infirmière de James Stewart dans Fenêtre sur cour » (sans savoir à ce moment là qu’elle joue aussi aux côtés de Bette Davis dans All about Eve).

C’est aussi en s’intéressant d’un peu plus près aux seconds rôles, qu’on se rend compte que certains sont toujours abonnés aux mêmes rôles, ou que Agnès Moorehead, qu’on a vu toute notre enfance dans Ma sorcière bien aimée, a joué dans les premiers films d’Orson Welles et dans Les Passagers de la nuit, avec Lauren Bacall et Humphrey Bogart.

Bref, le second rôle est un visage connu.

Et le figurant ? Peut-être un visage connu en devenir… Johnny Hallyday a bien commencé par jouer l’un des gamins du pensionnat dans Les Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot, et on ne fait que l’apercevoir.

Vous le voyez, le petit blond derrière Simone Signoret, avec déjà une coupe de cheveux bien à lui ? Voilà un instant qui a dû faire le bonheur de quelques archéologues du cinéma quand ils l’ont déniché…

Pourquoi ce long préambule ? Parce que mes deux lectures évoquent des figurants qui le sont restés, qui n’ont pas atteint la marche des deux répliques au détour d’une porte, voire de la consécration du second rôle (pour ne rien dire du premier).

Au-delà de ce point commun, les deux ouvrages ont aussi comme caractéristiques similaires :

  • le fait d’être tout deux des romans
  • un narrateur interne (troisième personne pour le premier livre, première personne pour le second)
  • un personnage hyper cinéphile
  • un promeneur parisien amoureux du détail.

Et pourtant c’est bien là leurs seules ressemblances.

Éternel figurant cherche place dans le monde

Si jamais il souhaitait déposer une petite annonce – et si jamais c’était quelque chose qui se faisait encore – voilà ce que cette dernière pourrait dire : « éternel figurant cherche place dans le monde ».

C’est ainsi que je vois le personnage principal de Microfilm (écrit sur la première de couverture en minuscule) d’Emmanuel Villin, publié en janvier 2018 chez Asphalte éditions.

Microfilm, c’est aussi bien un objet / des objets (le contenu de la statuette tant convoité dans La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock – et pourtant on ne saura jamais ce qui figure dessus), que le propos du livre, tout entier captivé par des « micro films », des « micro – instants », des détails.

Le personnage principal, figurant de métier et évidemment anonyme, échoue lors d’un casting, se voyant décrit ainsi par la directrice « Physique quelconque, visage commun ».

Durant des démarches pour trouver un nouvel emploi, sous prétexte qu’il a un temps travailler pour une revue de cinéma étudiante appelée « Microfilm », on l’envoie en tant que spécialiste en microfilms auprès d’une obscure « Fondation pour la paix continentale ».

Sur cette fondation, ni le personnage principal, ni le lecteur ne comprendront quoi que ce soit, et puisque la visionneuse à microfilms restera inusitée durant tout le roman, on ne pourra que suivre dans un dédale absurde ce figurant qui reste figurant dans le monde réel.

Qu’il traverse imperturbablement Paris en vélo (sauf quand il découvre ce dernier vandalisé), qu’il échoue de salles d’exposition en brasserie, ou qu’il passe ses journées sur internet ou à tester différentes marques de stylos, ou qu’il doive sans raison se rendre au Portugal pour une soit-disant mission, tout lui échappe, et à nous aussi.

Le fait que sa voix se fasse entendre à la troisième personne rend la distance encore plus grande, tout comme son anonymat. On le suit, d’abord avec intérêt, curiosité, puis on finit (en tout cas moi) par osciller entre curiosité et agacement.

Certains apprécieront de se voir ainsi guidés par l’auteur puis perdus, déambulant dans cet univers où tout est si détaillé (du trajet en métro au langage HTML) mais où rien n’a de sens.

Et il est vrai que si le livre m’a quelque peu déroutée, et si le style, prompt à décortiquer chaque menu japonais et chaque voltage de visionneuse, m’a parfois prise de court, j’ai été sensible à cette absurdité, et à l’ironie que l’on sent poindre derrière chaque phrase.

C’est cependant un texte beaucoup plus mélancolique et nostalgique que j’ai préféré ce mois-ci, et dont je vais maintenant vous parler.

Bonheur fané, cheveux au vent, baisers volés, rêves mouvants

Il s’agit de mon premier coup de coeur de 2018, un vrai beau livre, tout en sobriété et en retenue, avec derrière chaque mot quelque chose de magique, une révélation.

Certes, le sujet avait tout pour retenir mon attention : le narrateur, qui cette fois s’exprime à la première personne, est figurant sur le tournage de Baisers volés, de François Truffaut. Il y rencontre Judith, apparition blonde et fugace, elle aussi figurante, qui n’en finira pas de lui échapper.

Quarante-cinq ans plus tard, il essaye toujours de retrouver cette silhouette évanouie, déambulant lui aussi dans Paris, tentant, à coup de photogrammes et de visionnage frénétique du film – arrêt sur images – de reconstituer ses souvenirs et de retrouver cet amour perdu qui correspond si bien à la chanson de Trenet qui ouvre le film.

Ce livre magnifique, simple, évident, c’est Le Figurant de Didier Blonde, publié dans la collection Blanche chez Gallimard.

J’ai dévoré ses 150 et quelques pages en deux jours, et j’ai suivi avec plaisir ce narrateur dans ses promenades sur les lieux du tournage, les cafés, les rues, la place de Clichy et ses alentours, le cimetière Montmartre (mais est-ce vraiment lui ?), dans ses recherches et ses reconstitutions.

À un moment, j’ai été prise de doute : et si tout cela était réel ? et si tout cela était faux ? qu’en était-il vraiment ? C’est bel et bien dans les rêves mouvants que Didier Blonde nous conduit.

J’ai voulu vérifier que la jeune fille blonde existait vraiment, et qu’elle apparaissait bien à l’instant où l’auteur l’avait fait apparaître.

Sans doute était-ce là le point de départ, ce qui l’avait marqué dans ce film, car même s’il a fini par donner une identité à Judith, une carrière, s’il a voulu étoffer un peu le rôle de la figurante, on continue à douter, et on ne fera que douter du début à la fin : est-ce réel ? est-ce inventé ?

Didier Blonde a réveillé chez moi des souvenirs et des bonheurs, essentiellement truffaldiens.

Il m’a poussé, certes, à revoir ces scènes de Baisers volés, qu’il évoque dans Le Figurant, mais dont tout cinéphile averti se souvient.

Il m’a fait m’interroger : quelles scènes, même sans les avoir vu de l’intérieur, avais-je retenu de Baisers volés ? Certainement celle avec Delphine Seyrig, à laquelle Blow Up a récemment rendu hommage :

Pour finir, j’ai vu passer un bon lot d’articles consacrés au livre de Didier Blonde, tout aussi élogieux les uns que les autres, et je ne voulais ni trop tarder, ni être en reste, car c’est vraiment l’un des plus beaux livres sur le cinéma, et l’un des plus beaux romans, que j’ai pu lire.

Et depuis que je guette des ouvrages sur le cinéma, depuis que je scrute non seulement les documentaires, mais aussi les fictions qui abordent ce thème, c’est avec Londres après minuit, Un renoncement, ou plus récemment The Freak, la plus belle découverte parmi mes lectures…

Cela m’a encore inspiré une attitude tout à fait truffaldienne, car je sais qu’il en avait l’habitude : celle de racheter et d’offrir les livres qu’on aime à notre entourage.

C’est donc tout naturellement que j’ai racheté en deux exemplaires Le Figurant, et c’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai trouvé Microfilms, son voisin immédiat dans la librairie où je vais régulièrement…

Pour toutes ces raisons, je voulais parler sans plus tarder de ces deux livres, si ressemblants et si différents, mais qui, chacun à leur manière, ont ouvert l’année 2018 de mes lectures cinéphiles, une année des plus prometteuses !

Sur ce, je vous souhaite d’aussi belles lectures que les miennes et vous dis à bientôt, sur Cinephiledoc !

Janvier 2018 : séances et animations du CDI

Voici un aperçu des activités que j’ai menées au CDI (et un peu en dehors) durant ce mois de janvier, mais aussi, par souci d’équilibre des articles, depuis la fin novembre, en termes de séances pédagogiques.

En effet, en début d’année, j’ai considérablement remanié mes séances de formation à la recherche à destination des élèves de seconde, et je vais donc vous présenter, en détail, ce que j’ai mis en place cette année.

Formation à la recherche en seconde

J’ai pour l’instant vu trois classes dans le cadre de ces séances, la plupart du temps en demi-groupes (sauf une fois en classe entière) et toujours en collaboration avec des enseignants de français. J’ai encore deux classes à voir, mais ce sera avant les vacances de février pour l’une, et dans le cadre d’une collaboration avec une collègue d’histoire-géographie pour l’autre.

La séquence se déroule en deux heures (4h en demi-groupe) avec le déroulé suivant :

  • Séance 1 : de mon ordinateur à ma recherche

Les élèves s’installent sur les ordinateurs. Sur l’écran, deux choses sont affichées, le conducteur de séance ci-dessous (en format images et PDF, qui permet aux élèves de savoir où je veux les emmener) :

Formation à la recherche internet

Et le jeu suivant :

https://learningapps.org/display?v=pt8qku7en17

qui permet d’ouvrir la séance de manière ludique.

Quant à moi, sur mon ordinateur et projeté au tableau, j’ai la présentation suivante :

Donc en début de séance, je laisse les élèves faire l’étape 1 en autonomie, puis je présente l’étape 2 au tableau (diapos 3 à 6 de ma présentation). Arrivés à la diapo 7 sur la formulation du besoin de recherche, je distribue une feuille à compléter (malgré mon envie de faire disparaître toutes les fiches papier à compléter, je n’ai pas encore réussi à me débarrasser de celle-là…).

Formation recherche fiche élève

Les élèves ont ensuite à réaliser une carte mentale à partir de toutes les idées (même homonymes) qui leur viennent sur la recherche demandée par leur enseignant de français. Je reproduis les réponses qu’ils me donnent au tableau.

Pour les plus réussis, ça donne ça :

J’attire leur attention sur certains homonymes et certaines polysémies (le groupe Tragédie pour la tragédie, la marque Zadig & Voltaire pour une recherche sur cette œuvre…) Je leur demande ensuite de faire une recherche sur le moteur de recherche de leur choix et d’observer les résultats.

Je leur distribue ensuite des petits papiers avec le numéro du résultat précis à analyser.

Enfin, je souligne sur la carte mentale au tableau les termes que je veux qu’ils cherchent sur Wikipédia, afin d’analyser les articles de l’encyclopédie. Et généralement je m’arrête là, car je n’ai pas le temps de faire l’étape 7…

Voilà pour cette première heure.

  • Séance 2 : Rechercher sur E-Sidoc et collecter les résultats de ma recherche

La deuxième heure ressemble beaucoup plus à ce que j’avais l’habitude de faire l’an dernier, même si j’ai quelque peu modifié ma présentation sur Genially :

J’ai à nouveau proposé aux élèves de renseigner, après cette présentation du portail, des Google Forms :

Une fois ces formulaires renseignés et envoyés, ils doivent ajouter des ressources à un Padlet sur leur sujet de recherche, et je mets à nouveau l’exemple le plus réussi, réalisé en seconde 11 (classe entière) :

https://padlet.com/jfiliol_pro/2nde11_2017

Et voilà pour cette deuxième heure.

Hormis ces séances là, les heures de TPE, et les séances sur la désinformation dont j’ai déjà parlé dans l’article précédent, je n’ai pas mené d’autres projets. J’ai continué les séances en arts visuels avec ma collègue d’histoire-géographie, et les séances en littérature et société avec ma collègue de français. En ce qui concerne les séances en arts visuels, j’en dirai un peu plus au mois de février.

Scène de crime / Crime scene

L’autre gros projet que j’ai mené au mois de janvier est une collaboration avec Sandrine Duquenne sur le roman policier.

J’ai organisé une exposition thématique de romans policiers, la police scientifique et les films noirs, avec l’affiche suivante :

L’exposition se présente ainsi :

J’ai recyclé des silhouettes que j’avais réalisé pour une exposition similaire lorsque j’étais en collège, le nuage de tags réalisé sur les films noirs pour l’exposition Cinéma du mois de novembre, et j’ai fait une silhouette de mort au sol.

Avec Sandrine Duquenne, nous avons réalisé le parcours Crime Scene sur Genially, un parcours accessible via l’affiche ci-dessous :

et sur le portail E-Sidoc du lycée, dans la rubrique « CDI connecté ».

Depuis la première page, on accède au sommaire, qui propose différentes salles. Dans chaque salle, des ressources, des images, des vidéos et une énigme à résoudre, donnant un des éléments de l’énigme finale.

Exposition consacrée à la Journée de la mémoire

L’autre exposition que j’ai installée est celle consacrée à la Journée de la mémoire du 27 janvier.

Pour cette dernière, pas d’affiche ni d’information ou de support spécifique, mais j’ai trouvé une frise chronologique de la Shoah vraiment intéressante à partager aux élèves…

http://www.memorialdelashoah.org/archives-et-documentation/quest-ce-que-la-shoah/dates-cles-de-la-shoah.html

Réunions

Enfin, pour finir avec les activités du mois de janvier, et avant la rubrique consacrée à l’outil du mois, que j’ajouterai plus tard, j’ai assisté le 18 janvier au séminaire de la DNE A2, durant lequel j’ai présenté un document sur le suivi des groupes dans les Travaux Académiques Mutualisés en Documentation, présentation que vous pouvez retrouver ci-dessous.

Avant un mois de février bien occupé, et quelques articles cinéphiles, je vous dis à bientôt sur Cinephiledoc !

2017 : Palmarès de lecture

Avec un peu de retard, je suis de retour sur le site pour vous souhaiter une excellente année 2018 et faire un petit point rapide sur mes lectures cinéphiles de 2017.

J’en profite également pour dire que j’ai déjà au moins trois livres bien sympathiques dont je pourrai vous parler dans les prochains articles cinéphiles sur #Cinephiledoc.

Un autre petit mot concernant le site : il reste encore quelques couacs, concernant l’intégration de ressources, des partages d’images, et aussi l’apparence de #Cinephiledoc, ils seront résolus d’ici le mois de mars, quand j’aurai un peu plus de temps à y consacrer.

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

C’est la première année que je le publie aussi tard, car j’hésitais à l’associer aux premières lectures de 2018…

Voici d’abord un état chiffré des lectures 2017 :

  1. janvier-février. 6 lectures, les Comment des éditions 404, et les deux sorties de janvier de Akileos, Le Parrain et Les Sept samouraïs
  2. mars.  1 lecture : La Parole du muet (tome 1)
  3. avril. 2 lectures : le catalogue d’expo de la Cinémathèque, Enfance et cinéma et l’ouvrage Hommage aux studios Ghibli : les artisans du rêve.
  4. mai. 2 lectures : Disney graphics : l’univers décrypté en infographies et Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes.
  5. juin. 1 lecture : le dernier volume d’Enrico Giacovelli sur le cinéma comique américain.
  6. septembre. 2 lectures : Les Mains au cinéma et le nouveau Gastronogeek sur les séries.
  7. octobre : deux lectures. Les deux sorties Akileos du moment : Rio Bravo et Retour vers le futur.
  8. novembre : deux  lectures. Akileos, toujours : Le Voyage de Chihiro et Blade runner.
  9. décembre : deux lectures. Le dernier Akileos de 2017 sur Star Wars et Faire des sciences avec Star Wars de Roland Lehoucq.

Au total 20 lectures, avec beaucoup de choses que j’ai pu retrouver d’une lecture à l’autre (pas forcément des lectures qui se démarquent, se détachent sur l’ensemble).

J’ai accordé cette année beaucoup d’importance aux petites collections que je commence à vraiment apprécier, et on y retrouve souvent les mêmes genres cinématographiques. Cependant, pour les curieux, voici ce qu’on peut retenir.

Palmarès 2017

Les petites collections qui montent…

Cette année aura été placée sous le signe de la maison d’édition Akileos, dont j’ai lu chaque opus successif : 7 lectures, au total.

Il y a aussi les petits « Comprendre » des éditions 404, mais leur parution ne s’est pas étalée sur toute l’année, et un bref coup d’oeil sur leur site internet m’a permis de constater que je n’avais pas manqué une sortie absolument indispensable ces derniers temps.

Donc la petite collection qui se démarque cette année, c’est encore une fois Akileos, avec une mention particulière pour leur ouvrage sur Rio Bravo, qui était absolument parfait !

Il y a aussi la collection Détails des éditions Aedon – La Septième obsession, mais, comme pour les éditions 404, pas de nouvelles publications annoncées prochainement dans cette maison d’édition. On en reste donc au curieux et néanmoins très agréable Les Mains au cinéma, même si depuis novembre, est sorti un ouvrage visiblement assez prometteur sur Le thriller érotique…

Univers d’enfance au cinéma

Voici un thème qui a parcouru au moins cinq de mes lectures cette année, avec une prédominance certaine de l’univers Ghibli.

Je laisse de côté le catalogue de la Cinémathèque, qui m’avait quelque peu déçue, tout comme le Disney Graphics.

J’ai suffisamment parlé d’Akileos pour ne pas avoir à revenir sur l’ouvrage consacré au Voyage de Chihiro, c’est donc à l’Hommage aux studios Ghibli : les artisans du rêve, que j’accorde ma préférence, tant pour la qualité de son analyse que pour sa mise en page soignée et qui rend tout à fait justice au foisonnement et à la beauté des studios.

Sur les quatre lectures, une seule donc à retenir à tout prix : celle co-éditée par Ynnis et Animeland.

Retrouvailles avec le cinéma comique

Je clos ce palmarès (même si je n’ai pas évoqué tous les livres et même si ceux laissés de côté sont loin de m’avoir déçue) par l’ouvrage d’Enrico Giacovelli, que j’ai longtemps attendu.

C’était mon petit bonheur de l’année de retrouver cet auteur, sa passion pour le cinéma comique, lui qui m’avait fait découvrir tout un univers que j’ignorais.

Et même si cette joie a été quelque peu assombrie par le projet de Giacovelli de réduire son panorama à ce dernier tome, j’ai été très heureuse de finir de partager cet univers avec lui.

Bilan

Voilà pour ce palmarès avec aussi trois constats :

  1. beaucoup moins d’ouvrages sur les séries télévisées cette année. Il est vrai qu’hormis l’excellent Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes, de Ioanis Deroide, et le Gastronogeek, je n’ai rien vu qui ait su retenir mon attention…
  2. presqu’aucune fiction, hormis la bande dessinée La Parole du muet. J’ai guetté toute l’année sans succès un écrivain qui puisse me parler de cinéma, et je n’ai pas réussi à trouver d’aussi bons livres que les années passées, en tout cas rien qui mérite de s’y arrêter…
  3. et cette année, j’ai fait dans le « léger », donc le petit livre, aussi agréable à lire que facile à transporter, en m’attardant moins sur ce qu’on appelle communément les « beaux livres »…

Pour 2018, donc, j’ouvrirai l’année des comptes-rendus avec :

  • un beau livre
  • un roman et une autobiographie
  • et éventuellement un livre consacré à des séries télévisées.

D’ici là, je vous souhaite à nouveau une belle année, et je vous mitonne pour très prochainement un site avec moins de couacs et le prochain article #profdoc.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

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