cinephiledoc

Blog pour cinéphiles et profs docs

Étiquette : réseaux sociaux (Page 6 sur 8)

La petite surprise du week-end

J’ai un petit peu hésité sur la forme à donner à cet article, vous allez vite comprendre pourquoi. Hier, en vadrouillant sur mes petits sites et blogs favoris, je me suis rendue compte que j’avais été citée par Petite Noisette dans un article consacré au Versatile blogger award.

asterix

Cette découverte a immédiatement suscité trois réactions :

  1. Petite Noisette m’a citée ! C’est super chouette ! J’adore son blog, c’est trop génial !
  2. Ok, mais il faut encore que je fasse un article sur ces awards, ma foi, fort sympathiques, mais à force je n’ai plus d’idées ? J’ai déjà fait deux articles là-dessus ! Pour preuve, ici et ici.
  3. Oui, mais bon, c’est tout de même Petite Noisette qui me cite, faut que je fasse quelque chose ! Je vais quand même écrire un petit mot.

J’ai donc décidé de ne pas poursuivre cette petite chaine, mais de faire un petit truc à ma sauce. D’abord en expliquant ce revirement. Qui est Petite Noisette ? Eh bien c’est la rédactrice du BlOg-O-nOisettes, un blog de référence pour les profs-docs et futurs profs-docs, une mine d’informations non seulement sur les textes, les séances pédagogiques, mais aussi sur la littérature jeunesse et le cinéma. Clairement, c’est le blog de quelqu’un d’hyperactif et curieux, qui s’intéresse à tout et qui ne fait rien à la légère.

Être citée par Petite Noisette, c’est un peu comme lorsque l’on voit pour la première fois l’un de ses articles publiés dans une revue scientifique, sentiment qu’a bien dû ressentir Eva lors de la parution de son article sur la sérendipité dans la revue Cygne noir (ceci est une parenthèse).

Bref, voilà, moi contente ! Et pour fêter cet évènement, j’ai décidé de mentionner dans ce petit article cinq blogs cinéphiles et cinq blogs docs (hormis le BlOg-O-nOisettes) !

Les blogs docs :

  1. L’Odyssée d’Ln, un blog très complet sur le quotidien d’une prof-doc avec ses projets, ses séquences pédagogiques et ses bilans.
  2. Fenêtre sur, le blog hyper-pro d’une prof-doc hyper-geek, avec des tutoriels et des séquences, sans cesse à l’affût de nouvelles idées (dont la profdocOsphère).
  3. Docabord, et le quotidien du CDI semaine après semaine, avec séquences et projets, évoqué par Marie.
  4. Gribouilles de doc, un blog BD très très sympa pour retrouver les affres et les bonheurs du métier en dessin…
  5. Vie de doc, une déclinaison de Vie de merde, spécialement pour les profs-docs.

Mais évidemment, maintenant que Camille, lauréate toute fraîche du CAPES de doc, est à présent stagiaire quelque part dans les montagnes, je n’attend qu’une chose, c’est qu’elle lance elle aussi son propre blog (et je l’aurai à l’usure).

Les blogs cinéphiles :

  1. Notorious Bib, un super blog sur les bibliothèques dans l’univers du cinéma, de L’Ombre d’un doute à Star Wars
  2. Cinémiam, le blog des gourmands qui ont faim quand ils vont au cinéma (sa rédactrice a d’ailleurs publié tout plein de livres bien sympas : cuisine dans les films de Chaplin, cuisine dans l’univers de James Bond et autres petites dégustations…)
  3. Ma semaine cinéma, le blog d’un hyperactif du ciné, qui donne envie de voir plein de choses (et en plus j’adore la présentation et des catégories comme « 10 bonnes raisons de regarder…« )
  4. Il a osé, un blog cinéphile passionné et passionnant, qui dévore tout, grands classiques et derniers sortis, avec le même appétit.
  5.  The Season of Margaux, un blog que Eva m’avait fait découvrir, lui aussi très beau visuellement, et dont la lecture ne me fait jamais regretter le voyage !

Dimension visuelle de Facebook

Aujourd’hui, pas de cinéma, et ce n’est pas non plus l’un des hors-séries promis pour cet été, mais simplement une petite réflexion personnelle, qui m’a été soufflée par l’une de mes amies sur Facebook. Cette réflexion, que j’ai intitulée « Dimension visuelle de Facebook » vient aussi d’une habitude tenace chez moi : Facebook est l’un des premiers sites auxquels je me connecte le matin, et l’un des derniers dont je me déconnecte le soir. C’est dire si je suis sensible à ses effets visuels…

Un échantillon de dépendance numérique

On peut aborder Facebook sous différents angles, de diverses façons – l’année où j’ai passé le CAPES de documentation était d’ailleurs celle durant laquelle est sorti au cinéma The Social network, film que je recommande à ceux qui ne l’auraient pas vu :

  • Réseau social avec la mise en question de la gestion des données personnelles et, justement, de la sociabilité de l’internaute ;
  • Partage et mutualisation de l’information ;
  • Veille de l’actualité. De quelle manière y’a-t-il une particularité « Facebook » dans le suivi de l’actualité (sélection de l’information par l’internaute) ?
  • Profilage des publicités en fonction du sexe et de l’âge de l’abonné (bandeau de droite) ;
  • Ou encore, question qui se pose de manière plus générale sur l’ensemble des sites internet, droit à l’image et droit de l’image.

Ce qui m’intéresse – et cela, complètement en amateur – ce sont les effets visuels de Facebook. Les stimuli, ce qui attire l’oeil lorsqu’on se connecte. Au-delà de la prédominance bleue, une fois que je me retrouve sur la page d’accueil, les premières choses que je regarde, ce sont :

Capture d’écran 2013-06-26 à 10.02.42

  1. les notifications, messages et demandes d’ajout en haut à gauche – en rouge, un chiffre. Le rouge capte directement l’attention.
  2. le bandeau de gauche : y’a-t-il de nouvelles infos sur lesquelles cliquer ? Nouveaux messages, informations classées par listes et par groupes auxquels je suis abonnée.
  3. le fil central d’actualité. Qu’est-ce qui s’est passé depuis les cinq dernières minutes où j’étais dans la cuisine / dans la salle de bain / le dos tourné, et qui serait miraculeusement apparu entre temps ?
  4. la traque des petits points verts. Qui est connecté en même temps que moi ?

Capture d’écran 2013-06-26 à 10.02.51

La lecture visuelle de Facebook n’est pas plus originale, et pas moins, que celle de n’importe quel site Internet. Une lecture d’informations de gauche à droite et de haut en bas. En revanche, dans le cas de la lecture d’images, cela peut donner parfois des petites choses intéressantes.

Je ne m’avancerai pas à faire de grandes théories sur le conditionnement du regard par le réseau social, ou sur la comparaison d’une image lue sur un site de presse en ligne ou sur Facebook, même si je suis convaincue que ce serait passionnant. Je me contenterai d’évoquer un petit cas particulier.

Photographie et réseau social

Hier, je me suis connectée sur Facebook. Après la traque aux petits points rouges, la première chose qui m’a attiré l’oeil, c’est une photo publiée par une amie. Cette amie, passionnée de photographie, publie une fois par semaine (et parfois plus souvent) ses productions. Vous pouvez retrouver différents exemples de son travail sur son espace Flickr.

Sandrine aime les petites choses, les contrastes entre ombres et lumières, les instantanés qu’elle capture, les moments fugitifs. J’adore les photos qu’elle a prises cet hiver, de flocons et de glaces ; ses images d’insectes en gros plan, de nervures de feuilles d’arbre…

Chaque semaine, elle publie une photo en relation avec un thème choisi par l’administrateur d’un groupe Facebook dont elle est membre. Cette semaine, le thème était : « Faire deviner une odeur ».

Capture d’écran 2013-06-25 à 22.04.18

La photo était à ce moment-là la première information affichée dans le fil d’actualité, et la lumière a tout de suite attiré mon attention. Il s’agit d’un mouvement pris sur le vif, celui de la flamme et de la fumée – Sandrine m’a expliqué qu’il s’agissait d’une photo réalisée avec un retardateur et en mode rafale.

La lumière s’étale sur la main qui tient l’allumette, se propage. On a l’impression d’une flamme en suspension dans l’air, d’une goutte de lumière qui vivrait par elle-même, presque générée par la personne qui se tient à l’arrière-plan.

Retour aux origines

Ce qui rend la lecture de cette image particulière, c’est que, pour une fois, il faudrait la lire de droite à gauche pour suivre le mouvement. Et cependant, lorsqu’elle apparaît sur la page d’accueil de Facebook, notre oeil va de gauche à droite et de haut en bas, et il suit un mouvement anté-chronologique.

La photo se déplie progressivement, à mesure que nous faisons glisser les informations et voilà le sentiment qui s’en dégage : celui d’un retour en arrière. La conséquence (la flamme) avant la cause (utiliser une allumette) ; la lumière avant le mouvement qui l’a suscitée. L’être avant le devenir.

Une fois ce premier mouvement du regard achevé, une fois qu’on a lu, à l’envers, cette photo, l’oeil peut alors reconstituer le véritable mouvement logique, il peut le revivre, et replacer à l’endroit la cause et la conséquence.

Sandrine Leroy

Sandrine Leroy

Tout cela pour dire quoi ? Avec une simple photo, j’ai eu l’impression de revoir ces mouvements avant / arrière d’un cinéma au ralenti ou d’un magnétoscope en accéléré (pour les nostalgiques). J’ai eu le sentiment d’un flashback et d’une accélération du mouvement simultanés. J’ai senti qu’on m’offrait plus qu’un moment, qu’un instantané incroyablement fugitif : dans la fraction de seconde où mon regard est allé de gauche à droite, puis revenu de droite à gauche, j’ai participé au processus de création. J’ai moi-même suscité ce mouvement et fait de cette photo ce que son auteur voulait qu’elle soit, un instant étiré, une « minute affranchie de l’ordre du temps », et que l’on pourrait revivre à l’infini.

Cinephiledoc a un an !

Le moment est donc venu de faire un petit historique et un petit rapport d’activités de ce blog. Après l’article d’hier, vous constaterez que nous sommes dans une semaine pleine d’anniversaires, même si celui de Cinephiledoc est bien plus modeste !

gateau-anniversaire-1-an-249x300

Pourquoi Cinephiledoc, donc ?

Même si j’ai parfois eu l’occasion de m’expliquer sur certains aspects de ce blog, notamment sur sa dernière rubrique, la Bibliothèque cinéphile, je ne me suis jamais étendue sur ses origines.

Beaucoup de personnes me suggéraient dans mon entourage de me lancer dans l’aventure du blog, et jusqu’à l’année dernière, je n’avais pas été plus convaincue que cela. Je ne voulais pas d’un blog littéraire de plus, qui fait étalage de ses sentiments et de ses états d’âme – ce que certains bloggeurs appellent avec lucidité une thérapie en ligne. Je ne me sentais pas prête non plus pour mettre en ligne des textes fictifs, mais beaucoup plus personnels.

Ayant consacré il y a peu un article sur les blogs de professeurs documentalistes, je ne voulais pas ajouter un blog qui aurait fait comme les autres (descriptions de séances, réflexions info-documentaires) en moins bien qu’eux.

Pourtant – j’étais stagiaire l’année dernière, je ne sais plus si je l’ai déjà mentionné – dès le lendemain de la visite de mon inspecteur (il y a donc tout juste un an et un jour), je suis allée sur le site du premier gestionnaire de blog qui m’est venu à l’esprit, j’ai choisi thème et titre, et j’ai rédigé mon premier article.

Capture d’écran 2013-05-15 à 10.17.32

Je n’avais pas d’objectifs clairs à l’époque, si ce n’est celui de faire découvrir à mon entourage un métier toujours ramené au cliché de la « dame du CDI » et de parler aussi de cinéma, de littérature, et des aspects des sciences de l’information qui m’intéressaient. Bref, un joli fourre-tout !

Les évolutions de Cinephiledoc

Jusqu’en janvier dernier, j’ai donc écrit des articles tantôt sur mon travail, tantôt sur la littérature, le cinéma, les séries télévisées, etc. J’en profite pour rendre hommage à certaines de mes anciennes comparses de prépa ou de master qui m’ont soufflé des idées d’articles à leurs moments perdus ou qui ont échangé avec moi des articles.

Il s’agit de Camille, fan de blogs BD et fraichement lauréate du CAPES interne de documentation, l’extravagante Eva et son merveilleux blog aux articles désopilants, et Sky, qui nous fait sans cesse découvrir les aspects mystérieux et éclectique de la vie berlinoise. Elles ont assisté aux premiers pas de Cinephiledoc, où le blog tentait déjà d’être aussi cinéphile que doc.

Grâce à elles, en particulier grâce aux conseils de Sky, brillante rédactrice de Rainbow Berlin, le blog a connu plusieurs évolutions en matière de communication, que je savais nécessaires mais que je n’avais pas encore osé amorcer : liens internes et externes, compte Twitter et page Facebook.

C’est vers cette période également que je me suis rendue compte que mon blog devenait TRES addictif et que je commençais à le désigner sous son nom, comme s’il s’agissait presque d’un autre Moi, ou à la rigueur d’un autre aspect de ma personnalité.

Enfin, en janvier, Cinephiledoc a connu son évolution majeure, qui justifie à elle seule son nom : cette rubrique de la Bibliothèque cinéphile, qui propose des comptes-rendus de lecture d’ouvrages sur le cinéma.

Petit rapport d’activités de Cinephiledoc

En un an, Cinephiledoc a publié 117 articles : 27 consacrés aux sciences de l’information, de manière plus ou moins fouillée, 16 sur la littérature, 27 sur la vie quotidienne du professeur documentaliste et du CDI, 26 sur le cinéma et 16 sur les ouvrages consacrés au cinéma. A ce jour, 329 tweets lui ont servi de relais sur Twitter.

J’ai parfois pu publier jusqu’à deux articles par jour – c’était tout de même très rare. Généralement, j’essaie de publier au moins deux articles par semaine : l’un consacré à mon métier, l’autre à mes goûts littéraires ou artistiques. Mais ce n’est jamais aussi inflexible. Je peux parfois écrire jusqu’à quatre articles par semaine, et parfois j’enchaîne articles sur la documentation ou articles sur le cinéma. De manière très ponctuelle je peux publier le week-end, et encore plus ponctuelle, pendant les vacances (il n’y a eu aucun article publié en août dernier). Voici d’ailleurs un aperçu d’un mois de l’année où Cinephiledoc fonctionne à plein régime :

Capture d’écran 2013-05-15 à 11.49.22

Je peux mettre deux heures ou deux jours à écrire un article, et pourtant rien n’indique que celui qui m’a pris deux jours sera préféré à celui qui m’a pris deux heures. Il y a parfois de curieux hasards qui m’amusent. Pour exemple :

  • J’ai écrit un article sur Greta Garbo et j’ai rattaché la vie et l’œuvre de cette comédienne aux notions infodocumentaires de bruit et de silence (j’aime relier cinéma et sciences de l’information), avant d’étudier l’ouvrage qui était récemment paru sur elle. J’ai commencé l’article un dimanche soir, je l’ai fini le mardi soir à plus de minuit, et il n’a été que très peu consulté, alors que je le considère comme l’un des meilleurs.
  • À l’inverse, j’ai écrit l’article sur les blogs de professeurs documentalistes en à peine trois heures et c’est à ce jour l’un des articles les plus consultés.

Les voies de la lecture (en ligne) sont-elles impénétrables ?

Dans tous les cas, c’est un plaisir d’écrire ce blog, et j’espère pouvoir continuer à l’écrire pendant très longtemps.

Pour mon père.

Hors série : Liebster Blog Award

Voilà une petite chose qui vient s’intercaler entre mes deux articles prévus sur Hollywood. Hier, en regardant les commentaires de mes derniers articles, j’ai appris que j’avais été nominée – j’ai toujours eu du mal avec ce mot, employé pour la première fois par Romy Schneider et son délicieux français, mais bon, ça fait quand même plaisir – aux Liebster Blog Award, par le blog « La petite quincaille de la culture« … Merci merci merci !!!

liebster2

Même si je n’aime pas les chaines, j’aime bien cette idée de faire connaître les blogs qui nous plaisent et de se faire mutuellement une petite pub, tout en introduisant dans le jeu une sorte de petit questionnaire proustien… Car voici les règles du Liebster Blog Award :

  • I. Chaque personne doit écrire 11 faits sur soi
  • II. Répondre aux questions que la personne qui vous a tagué a posté et créer 11 questions destinées aux personnes que vous allez taguer
  • III. Choisir 11 personnes et mettre un lien vers leur blog dans votre post
  • IV. Les en informer sur leur page
  • V. On ne peut pas taguer la personne qui vous a tagué !

11 faits sur ce blog

  1. Cinephiledoc est un blog hybride, entre personnel et professionnel. C’est une créature un peu étrange, quoique fort sympathique, du moins j’espère ;
  2. Cinephiledoc fêtera son anniversaire le mois prochain. A cette occasion elle proposera un article spécial sur ce blog – encore une occasion de faire du métatexte et du paratexte !
  3. Rubrique « Aux infos, etc. ! » : des pratiques numériques et informationnels, des réflexions sur la documentation, l’information et la communication.
  4. Rubrique « Bouquins bouquins » : des critiques littéraires et des regroupements thématiques autour de la littérature.
  5. Rubrique « L’usine à rêve » : la rubrique cinéphile, avec quelques critiques de films
  6. Rubrique « Bibliothèque cinéphile » : la petite dernière, dans laquelle vous retrouverez des idées de lecture sur le cinéma, les acteurs et les réalisateurs.
  7. J’ai d’ailleurs eu du mal à décider si cette rubrique dépendait plus de la rubrique « Bouquins bouquins » ou de la rubrique « L’usine à rêve ». Finalement je trouve ça cohérent…
  8. Rubrique « Le petit lien du jour » : une rubrique plutôt désertée, que je n’ai plus trop le temps de faire, une sorte de veille sur des sujets de curiosité.
  9. Rubrique « Tics de docs » : le quotidien de la « dame du CDI », les séances, les projets, les rapports avec les élèves, etc.
  10. Ce blog me permet de prendre du recul par rapport à mon métier et de parler, dans le cadre de mon métier, de ce que j’aime.
  11. J’essaye de poster au moins deux articles par semaine, c’est devenu quelque chose d’assez addictif.

Les questions de « Quincaille culture »

  1. Si vous étiez un film américain ? Fenêtre sur cour, Hitchcock.
  2. Si vous étiez un film français ? La Nuit américaine, François Truffaut.
  3. Si vous étiez un personnage de Walt Disney ? Archimède, le hibou de Merlin l’enchanteur.
  4. Si vous étiez une série télé ? Game of thrones.
  5. Si vous étiez une chanson ? « C’est ta chance », Jean-Jacques Goldman.
  6. Si vous étiez un chanteur / une chanteuse ? Adèle.
  7. Si vous étiez un musée ? La National Portrait Gallery à Londres.
  8. Si vous étiez une ville ? Londres
  9. Si vous étiez une couleur ? Rouge.
  10. Si vous étiez un peintre ? Van Gogh
  11. Si vous étiez un personnage de fiction ? Jivago, personnage principal du Docteur Jivago, de Pasternak.

Mes questions.

  1. Si vous étiez un écrivain ?
  2. Si vous étiez un roman ?
  3. Si vous étiez une pièce de théâtre ?
  4. Si vous étiez un réalisateur ?
  5. Si vous étiez un acteur ?
  6. Si vous étiez un courant philosophique ?
  7. Si vous étiez un personnage historique ?
  8. Si vous étiez une période de l’histoire ?
  9. Si vous étiez une conviction (ou absence de conviction) religieuse ?
  10. Si vous étiez un homme politique ?
  11. Si vous étiez une citation ?

Mes nominés.

  1. Eva, de Thèse antithèses foutaises ;
  2. Sky, de Rainbow Berlin ;
  3. Jean-Paul Galibert, Philosophie de l’inexistence ;
  4. Gribouilles de doc ;
  5. Un p’tit creux ?
  6. Le blog de Messer Gaster ;
  7. Cinemiam ;
  8. Le blog de Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française ;
  9. Notorious Bib ;
  10. BlOg-O-nOisettes ;
  11. Le Rat de librairie.

Jeux de mots, accentuation, atténuation et point Godwin

Avant le prochain article cinéphile, voici un petit post sans prétention, inspiré par cet article de Thèse antithèse foutaises, et qui mêlera figures de style, mots très curieux et sujets tendancieux…

L’idée de départ est de voir de quelle manière nous jouons avec et sur les mots au quotidien.

L’un de mes précédents articles explorait de quelle manière, pour les littéraires, l’amour des cartes heuristiques peut être lié au plaisir de représentation géographique et imaginaire des mots. Pour ces littéraires, le travail de formulation d’une recherche, l’analyse d’une notion pour préparer une séquence et le moindre des projets pris sous le prisme du vocabulaire et des champs lexicaux, peuvent prendre des allures d’escapade exotique.

Cependant, bien que cet aspect des choses m’enchante, je préfère en relever les implications les plus informelles et les plus ludiques, à savoir : les jeux d’énigmes, le double discours et l’ironie en tant qu’outils pédagogiques, et les conversations caféinées.

Jeux de mots

Depuis quelques temps, j’ai redécouvert la magie d’un dictionnaire… Pas même le dictionnaire de figures de style, qui recense les anacoluthes, prosopopées et autres zeugmes, mais le dictionnaire réduit à sa simple expression et à sa destination première : collecte et définition des mots de la langue française.

A quoi dois-je ce bonheur ? Aux journées de formation, où une collègue a dit mettre toutes les semaines une énigme sur la porte du CDI. L’idée m’a paru excellente, et dès la semaine d’après, j’ai commencé à mettre mes « énigme du jour » sur la porte. Je cherche le mot qui me semble le plus mystérieux et j’en demande le sens. J’ai déjà affiché : nyctalope, triskaïdékaphobie, procrastination et aujourd’hui, palimpseste.

Bien-sûr, je ne peux pas faire trop compliqué, mais j’aime jouer avec les sonorités et voir les réactions qu’elles provoquent. Évidemment, nyctalope est tout de suite pris pour une insulte ; les autres suscitent juste quelques difficultés à être prononcés. Mais cela fait plaisir de voir les élèves se ruer sur un dictionnaire, même si, j’avoue, la récompense (une boîte de Smarties ou un Carambar) y est pour beaucoup.

Je pense à un mot dont la découverte m’a marquée – pas forcément le plus long ou le plus difficile à trouver – c’est le cas pour procrastination, qui chante à merveille l’occupation la plus agréable qui soit, et palimpseste, dont j’aime les deux « p » qui donnent bien l’idée d’une écriture qui se réécrit sur un même support sans cesse recyclé. Pour la prochaine énigme, je pense à utopie, crépuscule ou encore à kaléidoscope…

De l’imprononçable à l’ironie : palettes du discours.

L’amie de Thèse Antithèse Foutaises évoque sa figure de style favorite : le zeugme, qui correspond ma foi très bien à sa loufoquerie, à sa capacité de digression et de changement de ton. Chaque littéraire semble donc voué à apprécier dans une plus large mesure une figure de style en particulier, qui finit par le représenter.

Mes figures de prédilection sont celles dans lesquelles s’expriment le mieux un double discours, une nuance, un soulignement, voire de l’ironie ou du cynisme : la litote et l’antiphrase, avec une légère préférence pour la litote, qui est devenue dans un cercle d’amis, l’un de mes surnoms.

La litote, en effet, est le juste milieu entre le silence réprobateur et la méchanceté gratuite. C’est une figure de style assez subtile, qui permet à son usager de déguiser sa pensée de façon à en faire deviner toute la force véritable.

Cette figure, qui va de conserve avec le sens de la répartie, je l’admire chez mes amis, comme chez certains écrivains qui manient la plume avec le plus élégant cynisme (Sartre dans Les Mots, Queneau dans Le Chiendent, Drieu La Rochelle dans Gilles). Ces auteurs que j’ai cités étaient ceux que nous faisait découvrir mon ancien directeur de recherche, connu par tous ses étudiants pour son humour pince-sans-rire, qui s’accompagnait généralement d’un petit sourire en coin du plus bel effet.

C’est sans doute grâce à ce dernier que je dois le meilleur exemple des bienfaits de l’ironie en pédagogie et dans les relations humaines en général. Les exemples sont quotidiens, quoique parfois risqués, du classique :

– Madame, j’ai plus de place sur la feuille.

– Eh bien écris sur la table…

au non moins classique et beaucoup plus cruel :

 – J’ai rien fait.

– Si, tu existes.

Mes sources d’inspiration sont diverses – je suis parfois en panne sèche de répartie originale – j’ai pu dire à un élève baratineur qu’il serait capable de vendre du sable dans le désert. Il est vrai que je suis davantage un public facile qu’une artiste en la matière : j’admire l’ironie chez les autres comme une habileté, une sorte d’artisanat exercé, mais j’ai plus de difficulté à la mettre en pratique et à la doser…

De l’ironie au point Godwin : dérapages du discours

Ou comment passer de la maîtrise total à la perte de contrôle. L’ironie, en particulier, et la relation à autrui en général, étant des exercices de haute voltige, que ce soit dans le face à face direct ou sur Internet, il est inévitable dans une conversation polémique d’atteindre le point Godwin.

Greg Williams

Greg Williams

Petit rappel de définition :

La loi de Godwin provient d’un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin relatif au réseau Usenet, et popularisée depuis sur Internet : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1. » Dans un débat, atteindre le point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin. Par extension, du fait de la polysémie du mot « point », des « points Godwin » sont parfois attribués à l’unité. (source : Wikipédia)

Ce qui est le plus fascinant, à mon sens, c’est de considérer les deux moments de la discussion, point de départ et point d’arrivée, car le point de dérapage reste lui très subjectif, et très humain.

Exemple concret de recette : l’explosion de deux bombes au marathon de Boston comme ingrédient de base. Ajouter un participant à la discussion plus enthousiaste qu’informé, plus engagé politiquement que le reste du groupe. Déjà s’aperçoit la pente vers :

  • théorie du complot
  • Corée du Nord
  • le 11 septembre : malgré les avions, faut-il y croire ou non ?
  • La guerre froide, la superpuissance américaine…

Remuez, mélangez tous ces ingrédients individuellement inoffensifs (ou presque) et vous obtenez un magnifique raccourci pour expliquer Boston par l’incendie du Reichstag organisé par Hitler…

Bref, pour résumer :

Bombes sur le marathon de Boston ———————————> Incendie du Reichstag.

A partir de ce constat très simple, il serait amusant d’imaginer pour chaque personne son point Godwin, ou ce qui va déterminer l’arrivée du point Godwin dans son système de pensée, sans se restreindre à Hitler, évidemment. Ainsi :

  • Pour un scientifique : la moindre des ignorances ou des incohérences du non-scientifique envers lui serait équivalent à refaire le procès de Galilée ;
  • Pour un littéraire, le point Godwin n’aurait pas d’autre formulation que le rappel des inepties de Frédéric Lefebvre sur « Zadig et Voltaire ». On y retrouverait aussi pêle-mêle Thomas More condamné au bûcher, Flaubert et Baudelaire condamné pour indécence ou la mort de Socrate…
  • Pour un professeur documentaliste, ce serait la simple mention de l’expression « dame du CDI ».
  • Pour un cinéphile, ce serait très certainement les films de Vin Diesel.

Et pour vous, quel est le point Godwin ?

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén