cinephiledoc

Blog pour cinéphiles et profs docs

Mois : janvier 2013 (Page 2 sur 3)

Un rallye librairie : pourquoi pas ?

bibliotheque-chat

Depuis un petit moment, inspirée par ma blogueuse de Berlin, je prévois, j’annonce et je promets un article sur la lecture et sur les librairies. J’ai commencé à y réfléchir fin novembre, mais, une chose en amenant une autre, un projet succédant à un autre, j’ai repoussé lectures et librairies de semaines en semaines… jusqu’à aujourd’hui. Mais la fréquentation des librairies étant généralement antérieure à l’activité de lecture, je me concentre sur les premières et repousse à nouveau la seconde.

J’en profite : j’ai envoyé aujourd’hui par mail mon Buzz de Mermoz pour la semaine suivante, mon exposition pour la journée de l’amitié franco-allemande est prête et déjà consultée par les premiers élèves, et je ne peux pas mettre à jour mon portail E-SIDOC en raison d’une opération de maintenance. Je peux donc me consacrer à ce rallye librairies. Les principales librairies que j’ai fréquenté jusqu’à maintenant sont soit seine-et-marnaises, soit parisiennes.

On peut penser beaucoup de choses sur Melun : personnellement, je l’ai toujours trouvée sinistre comme ville. Si j’essaye de faire abstraction de cet a priori, je dirais juste que je la trouve beaucoup moins vivante, comme ville « de province », que Fontainebleau, alors que Melun est une préfecture. Cependant, s’il y a quelque chose qui me plait à Melun, ce sont deux de ses librairies : la librairie Pollen, et la librairie L’Escalier.

Pour L’Escalier, c’est à la fois la configuration des lieux, et l’accueil, agréable et de bon conseil, qui me plaisent. Elle est située dans le centre-ville, juste à côté de l’église Saint Aspais. Il faut monter quelques marches, et l’on se retrouve dans un petit univers sur deux étages. Je n’ai d’ailleurs jamais compris si le nom « L’Escalier », c’était à cause des quelques marches, ou à cause de l’escalier en colimaçon qui permet d’accéder au rayon des beaux livres, au premier.

Pour Pollen, c’est davantage une question de coup d’oeil et de curiosité. Je ne connais pas énormément de librairies qui se trouvent sur des péniches. Rien que pour ça, il faut aller y faire un tour.

Il aurait fallu aussi parler de la Bande des six nez, une librairie spécialisée en BD, également située à Melun, mais l’accueil n’y est pas très sympathique (on se demande si le gérant veut faire des affaires)… je préfère parler d’une autre librairie spécialisée BD, que j’ai déjà mentionnée, et qui, elle, se trouve à Paris :

Bulles en tête

Il s’agit de Bulles en tête, située rue des Dames, juste derrière le boulevard des Batignolles, métro Rome. Non seulement le fond est impressionnant, elle est incroyablement bien fournie, mais les vendeurs y sont super sympas et donnent d’excellents conseils. Il m’est déjà arrivé de ressortir avec quatre ou cinq bandes dessinées. Au sous-sol, il y a des expositions d’affiches et de dessins. Pour plus d’infos, voir sur la page Facebook de la librairie et leur site Internet.

L’une de mes découvertes récentes, c’est la librairie L’antre monde, rue du Chemin vert, métro Père Lachaise. Elle est spécialisée science fiction, fantasy et ésotérisme. Une vraie mine d’or pour les passionnés. Un temple dédié à George Martin, Philip K Dick, Asimov, Terry Pratchett, Bram Stoker et tant d’autres… Elle est gérée par une libraire très dynamique et qui adore papoter (ou en tout cas qui préfère papoter que prendre sa pause déjeuner). Plus d’infos là encore sur sa page Facebook, sur son site Internet et sur son blog.

Pour les cinéphiles comme moi, il y a aussi la librairie de la Cinémathèque française et l’inévitable librairie Ciné Reflet, rue Monsieur le Prince, à deux pas de la Sorbonne. Si jamais vous voulez dénicher une rareté cinématographique (les aventures d’Antoine Doinel, introuvable ailleurs), allez-y, laissez votre numéro. Dès que le libraire aura mis la main sur la perle rare qui vous fait défaut, il vous passera un coup de fil. Ne pas y aller si l’on veut faire des économies.

En librairie anglophone, il y a bien-sûr Shakespeare and Company, sur les quais juste en face de Notre Dame, que l’on aime pour son côté fouillis et pêle-mêle. Mais je lui ai toujours préféré WH Smith, rue de Rivoli, métro Concorde, où j’avais trouvé une superbe édition de Rebecca, de Daphné du Maurier, et l’autobiographie de Chaplin en VO.

Sinon, en généraliste, parmi les parisiennes, j’en retiens une seule : L’Humeur vagabonde, rue du Poteau dans le 18e. Une librairie qu’on aime surtout pour le nom, et ensuite pour l’accueil, s’il n’a pas changé depuis. Elle se trouve à deux pas de la pizzeria Rossini, rue Damrémont, restaurant tenu par un sosie de Roberto Benigni et sa famille, qui fait selon moi la meilleure cuisine italienne que j’ai pu trouver en France. Vous manquez de soleil en ce moment ? Allez vous acheter un livre à l’Humeur vagabonde et manger des pâtes chez Rossini.

On me demandera : et les librairies de l’Essonne alors ? Je suis en contact avec la librairie Atout Papier de Savigny sur Orge, pour mes commandes, et le gérant est très gentil et efficace. Par contre, je n’ai pas encore réussi à trouver le temps de m’y arrêter pour voir à quoi elle ressemblait.

Voilà, je l’ai fait mon article sur mes librairies fétiches. J’attends l’équivalent berlinois maintenant !

Prendre la vie (scolaire) du bon côté

wanted

Hier après-midi, j’étais en réunion de bassin. Les réunions de bassin sont le nom donné aux retrouvailles régulières entre collègues professeurs documentalistes. En effet, le plus souvent, nous sommes seuls en poste, alors que les autres professeurs de discipline ont souvent un ou plusieurs collègues de leur matière dans l’établissement, avec lequel (ou lesquels) ils peuvent échanger sur leurs pratiques. Mon collège étant très petit, cependant, je ne suis pas la seule à représenter d’une seule voix un lieu ou une matière.

Bref, tout cela pour dire que les réunions de bassin sont l’occasion d’échanger et de retrouver les professeurs documentalistes d’une même zone géographique. Elles servent de groupes de travail, d’information et de mutualisation, et à l’occasion de bureau des pleurs et de défouloirs. Elles sont thématiques, d’une année à l’autre on choisit parmi une liste de thèmes fournis les quatre qui vont être abordés durant les réunions obligatoires (trois réunions sont facultatives).

Cette fois-ci, l’ambiance de la réunion était particulièrement vivante, puisqu’à cette dernière étaient conviés les conseillers principaux d’éducation (CPE), qui sont gérés par les mêmes inspecteurs, dont le petit nom est Inspecteurs académiques – Inspecteurs pédagogiques régionaux Etablissement et vie scolaire (IA-IPR EVS). Décidément, j’adore les sigles de l’EN !!!

Le thème de la réunion était : … attention c’est long et ambitieux… « Renforcer l’implication des professeurs documentalistes et des CPE dans le parcours des élèves ». Il partait du constat idyllique que ses deux fonctions étaient transversales, avaient un regard global sur l’établissement et étaient pour beaucoup dans la construction d’un certain climat scolaire. L’importance des deux fonctions rappelée, nous avons été répartis en plusieurs groupes lycées / collèges, eux-mêmes se partageant différentes questions, que voici :

  • l’accueil des élèves à la rentrée de septembre
  • la distribution des manuels scolaires
  • le flux d’élèves pendant les récréations et la pause du midi
  • la place du CDI dans les inclusions / exclusions
  • le CESC (comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté)
  • la vie de classe
  • l’orientation
  • les projets menés en partenariats
  • la formation des délégués
  • la complémentarité CDI / permanence
  • la sensibilisation au bon usage d’Internet (je préfère dire bon usage que les termes utilisés par certains collègues « dangers », « problèmes » d’ampleur : ils considèrent à mon sens la chose sous un angle excessivement méfiant et dramatique, et trop éloigné des pratiques des élèves)

Un groupe « Lycées » a travaillé sur la distribution des manuels et a souligné l’importance de trouver une complémentarité entre les différentes personnes et services référents (vie scolaire, CDI, intendance, professeurs principaux). Concernant l’accueil des élèves en septembre, il a proposé, parallèlement à la grand messe en usage, des questionnaires communs sur les chartes Internet, les lieux de l’établissement et le personnel. Il a aussi abordé la question de la formation des délégués, de l’orientation et de l’accompagnement des élèves.

Un groupe « Collèges » a travaillé sur les projets menés en partenariats, partant du constat qu’il y avait un certain nombre de facteurs qui les empêchaient (affinités, architecture, temps, politique du chef d’établissement, etc.) et un élément qui les favorisait : une mission d’animation éducative commune. Il a travaillé sur les projets et les problématiques communes : l’accueil, le climat scolaire et les thématiques ponctuelles (internet, prévention, suivi des élèves, café philo…). Un autre groupe a abordé l’accueil des élèves, les nouveaux arrivants en cours d’année et la place du CDI dans les inclusions et exclusions d’élèves.

Notre groupe « Collèges » a travaillé sur les flux d’élèves et le lien entre CDI et permanence. Nous avons abordé le problème par différents angles :

  • la configuration des lieux et la proximité ou l’éloignement géographiques des deux pôles que sont vie scolaire et documentation ;
  • les élèves à accueillir : profil, travail demandé, gestion des flux (inscriptions, fiches, pass, rituels d’accueil), autonomie des élèves, activités proposées ;
  • la répartition des flux en fonction des niveaux et des activités ;
  • les missions des professeurs documentalistes et des CPE et la circulation de l’information à destination des élèves et de la communauté éducative en général.

J’ai l’avantage de travailler dans un très petit collège où quasiment tous les lieux sont concentrés. Le CDI est réellement au coeur de l’établissement par sa position géographique. L’ambiance parfois difficile avec les élèves est très largement compensée par l’ambiance entre collègues et avec l’équipe pédagogique et éducative. Nous avons donc témoigné, mes collègues et moi, d’une situation très simple et, pour ainsi dire, sans ombres au tableau, et nous avons eu la surprise de voir que nous étions l’exception à la règle.

Cette réunion, loin de nous interroger sur des problèmes qui, dans notre situation particulière, n’existent pas, nous a seulement encouragé à donner un coup d’accélérateur aux projets dont nous avions déjà envie. Depuis décembre, aux pauses café et entre deux couloirs, nous parlons d’un club journal que nous pourrions gérer en commun une fois par semaine.

Dès la fin de la réunion, nous avons discuté de son organisation et aujourd’hui, après accord de notre chef d’établissement, nous avons commencé une campagne d’affichage afin de dénicher les bonnes volontés :

Affiche journal

Vivement les premiers volontaires !

L’échange de (bons) procédés

Bons pour vous, je ne sais pas, vu que vous allez subir. Bons pour moi, ça reste à voir… Après les chaînes de courrier, les chaînes sur Facebook, les « postez ce message pendant une heure si vous êtes d’accord avec l’élevage domestique des huîtres », je découvre un nouveau concept, grâce à l’aimable intervention de Rainbow Berlin : les échanges co-promotionnels entre blogueurs.

Le but d’un blog étant principalement d’être lu, beaucoup de pratiques permettent d’accentuer sa visibilité : partager les articles sur Facebook et sur Twitter, rajouter l’adresse du blog à sa signature automatique lorsque l’on envoie un mail, enregistrer le blog dans un répertoire, citer des copains copines blogueurs / blogueuses qui nous rendent la politesse. Ces pratiques me sont devenues progressivement familières depuis que je tiens Cinephiledoc.

Et aujourd’hui, j’ai été taguée pour The Versatile Blogger Award, par Rainbow Berlin, le blog d’une copine française installée à Berlin, que j’avais déjà présenté dans mon article « Au menu des favoris ». Bien que je considère Cinephiledoc moins comme un outil de communication personnel que professionnel, le principe de co-promotion m’a séduit. Il est, de loin, moins agaçant que les chaînes et plus intéressant, plus éclairant sur la communauté des blogueurs. Voilà en quoi il consiste.

1°) Remercier la personne qui vous a tagué :

Merci donc, Rainbow Berlin, de cette promotion impromptue, et de me faire découvrir TVBA. Non contente d’être seulement la rédactrice d’un superbe blog sur le Berlin insolite, culturel, quotidien, caché, elle consent de temps à autre à me livrer quelques-uns de ses secrets professionnels issus du web marketing, que j’ai mis à profit dans la gestion de mon blog.

2°) Dévoiler 7 choses sur moi, que vous ne savez pas déjà (dans la limite de la décence et de l’intimité – je rajoute).

Exercice difficile, le blog étant ce que mon ex-directeur de recherche appellerait l’usage de l’extime, ou plutôt, l’exhibition au sein d’une sphère publique, d’une part d’intimité. Voyons, voyons.

  1. J’aime donner des surnoms aux gens, autant ceux que j’aime que ceux que je déteste. Seuls n’ont pas de surnom les gens qui me laissent totalement indifférentes. Les personnes que j’admirent le plus peuvent à elles seules avoir trois ou quatre surnoms à leur actif, qui ne sont pas toujours de mon cru. J’ai dernièrement donné un surnom à un élève et j’ai craint l’espace d’un instant qu’il me devrait sa future psychanalyse.
  2. J’ai une tendance à l’agoraphobie : je n’aime ni les centres commerciaux les jours de solde, ni les transports en commun. Je suis une râleuse professionnelle mais refoulée : je râle dans ma tête, au volant, et quand je suis sûre de ne pas être entendue. Au fond, c’est un comportement typiquement français, il me semble.
  3. Je déteste la niaiserie, les histoires de princesses, les attitudes girly des filles qui se maquillent dans le RER et racontent leur vie au téléphone. Par contre je peux passer la soirée à regarder Mary Poppins et avoir Le Morceau de sucre toute la journée dans la tête le lendemain au boulot.
  4. Quand je suis stressée, je range et je nettoie. Lorsque j’attendais les résultats du CAPES, j’ai failli pleurer parce que j’avais nettoyé tout l’appart’ et je me demandais ce que je pouvais bien faire d’autres. Mais non, dans ces cas-là, je ne viens pas chez vous faire votre ménage.
  5. Jusqu’à maintenant, l’un de mes rêves était d’avoir une salle de projection de cinéma à domicile. Cette année, j’ai craqué : j’ai acheté un écran et un vidéoprojecteur.
  6. J’ai une théorie selon laquelle en littérature, cinéma et musique, nous avons tous des goûts inavouables (pas forcément honteux, mais qu’on ne va pas hurler à tout le monde dans une soirée de rock celtique), et je n’en livrerai ici que deux : j’adore Dalida et Joe Dassin.
  7. J’ai horreur d’être en retard : lorsque je dois commencer au collège à 8h30, je suis là à 7h40. Cela me permet de savourer ma dose de caféine, de papoter, de bien prendre mon temps, de dire bonjour, bref de « me mettre en conditions ». Par contre, le soir, je pars à l’heure et ne fais pas une minute de plus que l’horaire prévu (sauf si j’ai été prévenue dans un délai supérieur à 24h).

3°) Nommer à son tour 15 victimes.

Etant donné que ce blog se veut, en grande partie, professionnel, je n’en nommerai que quelques-uns, et sur le lot, j’en préviendrai moins que ça. Donc, Aradane, le BlOg O NOisettes, les carnets de Bertrand CalengeOeil d’ailleurs, Chroniques éducation, Fenêtre sur, Notorious Bib, La CLAsse : atelier lecture (mais c’est pas du jeu parce que c’est en partie mon mien), et Second Flore.

4°) Prévenir les victimes.

Je le ferai – ou pas. Je ne sais pas… Flemme ?

5°) Ajouter le logo et les règles.

FIN

Bourdonnements d’abeille

Gérard JOYON

Gérard JOYON

« La vie moderne autorise les voyages, mais ne procure pas d’aventure. »

C’est une amie à qui je parlais de mon intention de faire un petit bulletin d’informations hebdomadaire pour le collège, qui m’a envoyé cette citation de Mermoz. En effet, je voulais trouver un nom pour cette feuille, et un nom en relation avec le nom du collège, Jean Mermoz : mot valise ou jeu de mots, peu importe, mais quelque chose qui accroche.

Evidemment, quelques mots valises me sont venus à l’esprit, mais : « Mermozades » était déjà utilisé par mon prédécesseur pour mettre en valeur des bandes dessinées dans le CDI. Il organisait des « Mermozades » avec les élèves qui choisissaient une bande dessinée du fond, celle-ci devenant la BD du mois. Les « Mermoziennes » me paraissait trop féminin. De toute façon, je voulais aussi quelque chose qui sous-entende la rapidité, le flux, la circulation de l’information. J’en étais à « Mermoclic » quand j’ai commencé à en discuter avec l’amie citée plus haut.

Elle m’a alors indiquée que les lettres de Mermoz avaient été regroupées sous le magnifique titre Défricheur du ciel. C’est sans doute l’une des plus belles métaphores de voyageur qui existent, selon moi, et elle me rappelle ce poème en prose de Baudelaire, « La Soupe et les nuages », dans le recueil des Petits poèmes en prose :

Ma petite folle bien-aimée me donnait à dîner, et par la fenêtre ouverte de la salle à manger je contemplais les mouvantes architectures que Dieu fait avec les vapeurs, les merveilleuses constructions de l’impalpable. Et je me disais, à travers ma contemplation : « Toutes ces fantasmagories sont presque aussi belles que les yeux de ma belle bien-aimée, la petite folle monstrueuse aux yeux verts. »

Et tout à coup je reçus un violent coup de poing dans le dos, et j’entendis une voix rauque et charmante, une voix hystérique et comme enrouée par l’eau-de-vie, la voix de ma chère petite bien-aimée, qui disait : « Allez-vous bientôt manger votre soupe, sacré bougre de marchand de nuages ? »

Marchand de nuages… Défricheur du ciel… D’où la suggestion : Pourquoi ne pas appeler ce bulletin Défricheur du Net ? Même si l’idée était tentante, j’avais peur que les collègues ne saisissent pas l’allusion. Et puis il aurait, pour moi, fallu mettre l’expression au féminin, et défricheuse, je trouvais ça moins joli.

Mais du coup je me suis dit : pourquoi ne pas regarder les expressions du Net : clic, flux, fil, lien, etc. Fil, je l’utilise déjà pour le Fil culture. Et là, je tombe sur BUZZ. Je ne me rappelais plus de BUZZ. J’ai trouvé que le Buzz de Mermoz, avec tous ses ZZZZZ, c’était chouette. Allons-y pour le buzz de Mermoz.

Du coup, cet après-midi, j’ai envoyé par mail le premier numéro. Une simple feuille, avec trois petites parties :

  • D’abord, le programme du CDI pour la semaine suivante : séances et projets prévus, éventuelles fermetures, ateliers.
  • Ensuite, l’actualité de la semaine en cours (en gros, un peu de lecture pour le week-end) en éducation et culture. Je m’appuie pour l’éducation sur Eduscol, le Café pédagogique, le CRDP, le site du Ministère et de l’académie, les Chroniques éducation de Philippe Watrelot. Pour l’actualité culturelle sur le Net, j’utilise aussi le CRDP, Culture.fr, et la chaîne culturelle du Monde.
  • Enfin, tout en bas, l’inévitable rappel des sites du CDI et de Cinephiledoc.

Et voilà le premier numéro, tout chaud sorti du clavier :

Buzz de Mermoz 1

Les aventures du fil culture

idée

Au début du mois d’octobre 2012, comme je l’évoquais dans cet article, l’un de mes soucis (qu’il faut entendre comme ce qui tient à coeur, pas ce qui inquiète) était la veille culturelle au sein de mon collège. J’avais comparé la veille que je faisais au lycée (surtout par l’intermédiaire d’un portail Netvibes), et celle que je pourrais faire dans ce nouvel établissement.

Etant donné qu’au début, je ne disposais d’aucun mail et que le site Internet du collège était (et reste pour l’instant) à l’état de squelette… j’avais privilégié une diffusion papier. Chaque mois, je fabrique ce « fil culture » qui comportait les informations de la ville, de la communauté d’agglomérations (sachant que la ville n’appartient à aucune communauté d’agglomérations, j’ai pris celle qui me semblait la plus pertinente), et du département – avec quelques manifestations parisiennes. A la fin, j’ajoute les informations du CDI : adresse du portail E-SIDOC, du blog de l’atelier lecture et de Cinephiledoc. Le tout doit tenir sur un recto-verso, par économie de papier et économie d’attention.

Après fabrication, j’imprimais donc mon « fil culture » mensuel, environ quinze jours avant le mois en question, le temps pour les personnes de s’organiser (réservations, renseignements, etc.), puis j’allais en faire une cinquantaine de photocopies. A l’administration, je distribue en main propre. Idem généralement pour la vie scolaire. En salle des profs, je distribue dans les casiers.

Mais depuis décembre, j’ai constaté plusieurs choses :

  • Même recto-verso, cinquante feuilles de papier sont (et ne sont que) cinquante feuilles de papier, vouées à des destins très aléatoires en fonction de l’usager, de la manière dont il reçoit l’information et de son sens du rangement. En gros, soit je donne une information à quelqu’un de méticuleux et de curieux, qui va au moins prendre le temps de le parcourir, soit mon papier va voyager d’un casier surchargé à la poubelle la plus proche.
  • Le format qui plait à l’un ne plait pas forcément à l’autre. Face au problème « papier » je décide de passer à l’envoi en pièce jointe par mail. C’est sans compter sur la collègue qui m’affirme le même jour préférer le format papier et qui me suggère également l’affichage.

Donc, face à ces constatations, j’ai créé une liste de diffusion à partir de la boîte mail du CDI. J’envoie le « fil culture » sous format PDF, puis j’en photocopie une dizaine d’exemplaires mis à disposition en salle des profs pour les amateurs du papier. Je réfléchis également à un affichage format A3, et à un billet d’actualités hebdomadaire juste pour le CDI (avec veille, articles sur l’éducation et la culture). J’en reparlerai sans doute dans un prochain article.

Une dernière chose pour ce fil culture : une amie m’avait demandé de lui faire un petit fil culture spécialement pour elle, à titre d’expériences. J’ai donc appliqué le même procédé pour Chartres et sa région, et voilà le résultat :

Fil culture Centre janvier 2013

Bonne lecture !

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