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Guide de survie au CDI

Voici un petit bilan des activités du CDI au mois de novembre.

Source : wikipédia

Source : wikipédia

Liaison CM2 – Sixième

Durant la première et la deuxième semaines, j’ai accueilli les cinq classes de CM2 des deux écoles primaires du secteur, pour une séance de découverte du CDI que j’avais déjà présentée dans un article précédent. Grâce au fonctionnement sous forme d’ateliers et à l’investissement des professeurs des écoles et des assistants pédagogiques qui y ont participé, ces séances se sont très bien passées, du moins de mon point de vue. J’ai fait un bilan rapide de cette séance, disponible ici :

Bilan séance 1 liaison cm2 6e

Forte de cette expérience, j’ai pu réfléchir plus précisément aux activités des élèves durant les séances 2, 3 et 4 (je rappelle que j’accueille ces élèves pour quatre séances dans l’année, à raison d’une séance par période).

Pour les deuxième et troisième séances, les élèves seront confrontés à différents outils et méthodes de recherche, sous la forme de quatre ateliers, avec toujours pour thème la vie de Jean Mermoz :

L’objectif est de fonctionner par petits groupes, de faire en sorte que chaque groupe fasse au moins deux ateliers, et de les faire tourner à la troisième séance.

Durant la quatrième et dernière séance (en mai-juin), les élèves (par groupe) choisissent de présenter au choix  la fiche biographique, les voyages ou un exposé sur les avions à l’oral. Ils présentent obligatoirement – et individuellement – le logo et la devise qu’ils auront imaginés.

A l’issue de cette présentation, les intervenants (professeurs, assistants pédagogiques et autres adultes volontaires) votent pour un logo et une devise ; les élèves votent également – interdiction de voter pour son propre logo ou sa propre devise.

Initiation à la recherche documentaire

Parallèlement à l’accueil des CM2 au CDI, j’ai poursuivi mes séances d’initiation à la recherche avec les classes de sixième. N’ayant pas d’heure dédiée dans mon emploi du temps, je travaille avec un collègue d’histoire-géo depuis l’année dernière. Cette année, je pourrai normalement faire venir au moins quatre fois les élèves au CDI dans le cadre de ces séances d’initiation (la forme de ces séances est amenée à évoluer, étant donné l’accueil et la présentation du CDI qui ont été faits au CM2) :

  • Découverte du CDI et rayon fictions
  • Documentaires
  • Évaluation de l’information sur Internet
  • Wikipédia

La semaine dernière, j’ai accueilli les 3 classes dédoublées pour la séance sur les documentaires. Dans un précédent article j’ai indiqué avoir modifié la fiche d’exercices de l’année dernière, mais conserver la même fiche de cours. J’ai entre temps changé d’avis. Voici la nouvelle fiche d’exercice qui était proposée aux élèves :

Je fais une recherche documentaire

ainsi que la nouvelle fiche de cours : Je fais une recherche documentaire COURS

La fiche de cours, ainsi que toutes les autres fiches de cours ultérieures seront regroupées dans un nouvel outil disponible au CDI.

Guide de survie au CDI

L’idée de cet outil m’a été donnée par un collègue et ami qui met à la disposition de ses sixièmes plusieurs classeurs regroupant l’ensemble des cours d’initiation à la recherche – parce que les élèves n’ont pas de classeurs dédiés, et par souci d’économie de papier.

J’ai tout simplement repris cette idée et décidé de faire un véritable guide du CDI et de ses activités, sous la forme d’un lutin disponible sur mon bureau. Au sommaire – provisoire :

  • un mode d’emploi du CDI, avec horaires, outils numériques, conditions de prêts et animations
  • recherche au CDI (fictions, liste des mangas disponibles, documentaires)
  • recherche sur Internet (évaluation de l’information, utilisation de Wikipédia)
  • citation de sources (bibliographie, sitographie, utilisation du tutoriel disponible sur E-SIDOC)
  • orientation (s’informer sur son orientation, CV et lettre de motivation)
  • travaux divers (article de presse, exposé, diaporama, panneau d’exposition)

Je présente le guide à chaque fois en séance, et dès qu’un élève a des difficultés ou pose une question, afin de créer un réflexe d’utilisation. Je compte également ajouter une partie « Foire aux questions » (pourquoi le CDI est fermé à la récréation de l’après-midi ? à quelle condition puis-je avoir accès aux ordinateurs ?…) ainsi qu’un plan du CDI tout au début.

Pour les fiches, j’en ai déjà joint à certains articles, mais voici quelques exemples, de la première à la dernière page :

Les vérités bonnes à lire

Suite à l’article que j’avais publié il y a un peu moins d’un mois sur l’interprétation d’une information sur Facebook, à partir d’une expérience personnelle, les réactions suscitées par cet article m’ont amenée à m’interroger, avec l’une des amies qui avaient participé directement à cette expérience, sur la place de la vérité sur Internet, et sur Internet comme source d’informations.

L’article d’aujourd’hui ne sera pas des plus originaux – cette question a suscité déjà de nombreuses publications, beaucoup plus étayées et approfondies que ce que je pourrais publier sur le sujet sur Cinephiledoc. Ce que je propose donc ici, c’est justement le cheminement de ma réflexion, relié directement aux sites Internet et aux articles qui en constituent les étapes.

L’humour et la vérité, de Rabelais au point Godwin

Je me souviens que, lorsque je faisais mes études, une de nos enseignantes nous faisait étudier Le Quart livre de Rabelais. Je ne saurais plus donner les détails de ces cours, mais ce qui m’est restée en mémoire, c’est qu’elle nous signalait l’humour de Rabelais, comme un humour qui paraîtrait déplacé de nos jours, au même titre qu’un humour d’il y a vingt ou trente ans. On ne peut plus rire des mêmes choses aujourd’hui, qu’il y a quelques années et, par conformisme ou par peur, on n’en est désormais réduit à marcher sur des oeufs.

Pantagruel dans Le Quart livre, illustré par Gustave Doré

Pantagruel dans Le Quart livre, illustré par Gustave Doré

La même chose intervient lorsque l’on utilise les réseaux sociaux, et cela pour deux choses :

  • d’une part, on se rend compte que toute vérité n’est pas bonne à dire, et qu’il faut, justement, sur ces réseaux sociaux, maintenir des « apparences sociales ou sociables » ;
  • d’autre part, l’usage du second degré, de l’ironie, ou d’un humour qui devrait se mesurer comme les ondes sismographiques ou l’intensité du vent, d’un peu déplacé à très déplacé, doit, lorsque l’on se revendique comme personne civilisée, s’accompagner d’une mention « troll », « lol », « mdr » et autres efforts de traduction qui rendent ce mode d’expression perceptible à ceux qui nous lisent.
Do not feed troll. Source : Wikipédia. Auteur : Sam Fentress

Do not feed troll. Source : Wikipédia. Auteur : Sam Fentress

Que ce soit l’humour ou la vérité – et je ne rentrerai pas dans des définitions de la vérité qui ferait ressembler cet article à un cours de philo – ces deux modes d’expression sont tantôt édulcorés, affadis, tantôt complètement à vif.

Dans le premier cas, on évite de heurter la sensibilité des autres, en vertu d’une nétiquette non formulée – une sorte d’auto-censure. Dans le second, si jamais on manifeste une vérité ou une critique, ou si l’on pousse l’humour un peu trop loin – volontairement ou involontairement, en fonction du public qui nous lit, on glisse sur la pente fatale qui mène inévitablement de l’incompréhension jusqu’au point Godwin, si le site ne dispose pas de modérateurs vigilants.

Sarcasim mark : le symbole assumé de l'ironie sur Internet

Sarcasim mark : le symbole assumé de l’ironie sur Internet

Ainsi, comme je l’avais brièvement abordé dans l’article sur l’interprétation de l’information, l’expérience soit disant tentée par un internaute de dire toute la vérité – et cela jusqu’à l’insulte, sans souci des convenances ou de la sensibilité d’autrui, était forcément vouée à l’échec, car elle vérifiait l’idée bien connue de « dire tout haut ce que l’on pense tout bas ».

Cette expérience, si elle avait été vraie, aurait-elle eu le même impact ? Un véritable internaute, exaspéré par le consensus social qui nous pousse à forcément « aimer » le statut d’untel ou à ne pas réagir aux commentaires d’untel, aurait-il adopté la même virulence dans la critique ?

Il lui aurait fallu dans ce cas renoncer à tout un attirail de règles de comportements que l’on intègre inconsciemment lorsque l’on s’inscrit sur un réseau social, et du coup s’exposer à un inévitable ostracisme. Pour résumer rapidement : sur Facebook, tu aimes ou tu le quittes.

La vérité brute est tue, et l’humour assez mal accepté, puisqu’il y a quasiment autant de formes d’humour qu’il y a d’individus. Mon humour a peu de chance de ne blesser personne, et l’humour d’autrui peut à tout moment me heurter, que je n’y sois pas réceptive ou que je sois tout simplement mal disposée.

Splendeurs et misères du canular

Vrai ou faux, humour ou sérieux, peu importe de toute façon. Un article construit, fouillé, étayé de sources et d’arguments peut autant susciter la polémique qu’un fake. Il n’y a qu’à comparer les articles plus ou moins approfondis parus suite à la fameuse affaire du bijoutier de Marseille qui avait désarmé son braqueur – fait divers réel ayant suscité la polémique et des commentaires passionnés sur la meilleure façon de se faire justice – et cet article paru sur Darons.net, sur un bébé ayant été mis en garde à vue pour tapage nocturne. Les deux suscitent le même débordement enflammé.

Bon nombre d’internautes tombent têtes baissées dans le panneau – et même un internaute averti, voire un professionnel de l’information, peut, par négligence, ou par manque de temps, se faire avoir. Mais une fois son erreur constatée, grâce aux « A propos », « Qui sommes-nous ? » ou simplement grâce au sous-titre du site, son exploration d’internet n’en sera que plus riche, puisqu’il savourera d’autant plus l’information fausse en la sachant fausse.

Le Courrier des échos

Le Courrier des échos

Il trouvera notamment son bonheur sur :

Le Gorafi

Le Gorafi

Une source inépuisable de surinformation

Encore une fois, vraie ou fausse, cette information foisonnante concentrée sur Internet, et plus encore sur les réseaux sociaux, se substitue de plus en plus aux autres moyens de s’informer. En 2010, cinq journalistes ont participé à l’opération « Huis clos sur le Net » : enfermés pendant cinq jours avec seulement Facebook et Twitter pour s’informer. Et aujourd’hui, je n’ai pas besoin de regarder un match de foot alors que je peux en avoir un compte-rendu minute par minute sur Twitter.

J’ai accès à une information instantanée, mise à jour en temps réel, et que je peux contribuer à transmettre et à fabriquer. Je participe à son éternelle « rafraîchissement », et là encore, je suis confrontée aux réactions qu’elle suscite – enflammées, passionnées, polémiques, spontanées. A moi de faire le tri, et de prendre le recul nécessaire face à cette surinformation.

Sources et pour aller plus loin…

  • Le point culture : l’humour au 16e siècle, Rabelais et Montaigne, sur Fabula.org et la définition de Rabelaisien sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.

L’atelier journal prend son envol

Atelier journal

Dans un article précédent, j’évoquais la remise en route de l’atelier journal, les documents donnés aux élèves pour les aider dans la rédaction de leurs articles et le blog que j’ai créé pour faciliter leurs publications.

En ce début d’année, les effectifs de l’équipe de rédaction ont quasiment doublé : principalement des élèves de sixième (7 inscrits) et de cinquième (3 inscrits) ; deux élèves de quatrième et deux de troisième.

détective journaliste

Sur le blog du journal, j’ai créé pour chacun des identifiants, et chacun a ses domaines de prédilection : j’ai un bon lot de journalistes qui veulent parler de cinéma, séries télévisées et musique, un autre petit lot qui se consacre au sport. Mes habitués de l’année dernière gardent leurs rubriques. Le fait d’avoir plusieurs élèves qui se consacrent à un même domaine permet de pallier les absences et les différences de personnalités.

Par contre, j’ai toujours mon élève hyperactif de l’an passé (qui avait voulu créer dès la fin de la première séance un compte Twitter et une page Facebook) et qui m’a déjà envoyé cinq articles sur le collège, l’AS, différentes manifestations sportives et les dernières sorties en jeux vidéos. Il y évoque d’ailleurs le jeu Grand Theft Auto V : à votre avis, je publie ou je ne publie pas ?

Le grand point positif du blog, c’est qu’il permet de publier beaucoup plus régulièrement que la forme papier. Déjà quatre articles corrigés et publiés depuis hier. J’en ai profité pour créer des rubriques et changer le thème du blog, pour quelque chose d’un peu plus sobre.

J’ai également constaté qu’avec leur statut de « contributeur », les élèves ne peuvent pas ajouter eux-mêmes les images, ce qui me permet de sélectionner moi-même l’illustration de l’article, parmi des images du domaine public ou libres de droit (source : fotosearch, généralement).

Après cette première semaine, je peux esquisser les principales étapes de publication du Mermoz News :

  1. Les élèves écrivent leurs articles, au brouillon (brouillon papier et en ligne), de manière libre durant la journée, en fonction de la disponibilité des places aux ordinateurs et au CDI, puis ils soumettent l’article à la relecture.
  2. Je relis l’article / les articles. Je corrige, j’ajoute des précisions, des images, les sources de l’article. Je fais alterner les différents sujets et les différents rédacteurs sur le blog (je ne mets pas d’un seul coup les cinq articles d’un même élève).
  3. Régulièrement, j’annonce la publication des articles sur la page Facebook du CDI (et j’ai mentionné dans les actualités, sur E-SIDOC, l’adresse du blog).
  4. Une fois qu’un certain nombre d’articles traitant de sujets variés aura été publié, nous récupérons ces articles, mon collègue CPE et moi-même, pour mettre au point une version papier du Mermoz News.

Autres infos du CDI

Comme suggéré par Petite noisette sur son blog, j’ai joint à mon dernier Buzz (bulletin d’informations hebdomadaire à destination du personnel du collège), la liste des nouveautés du CDI pour le mois de septembre, à retrouver ici :

Nouveautés septembre 2013

Grâce à l’article très complet de Doc pour docs sur les manifestations pour l’année 2013-2014, j’ai également pu préparer une exposition à destination des élèves pour la journée européenne des langues du 26 septembre :

Expo journée européenne des langues

Voilà pour les dernières infos du CDI, en attendant la mise en place d’autres ateliers et d’autres expositions.

Google, c’est rien qu’une dissertation – ou comment rendre le n’internet compréhensible aux littéraires

Comme promis depuis une semaine, voici (enfin) la contribution de Sky, de Rainbow Berlin, sur Cinephiledoc. En effet, suite à sa proposition d’évoquer les splendeurs du cinéma allemand, je lui ai demandé d’apporter ses lumières à la question cruciale « Comment réussir sur Internet quand on est motivé mais naïf ? »

Avec son franc-parler naturel, elle a donc décidé de donner quelques ficelles, non pas aux profs-docs studieux qui ont bien suivi leurs cours sur les moteurs de recherche, la veille et autres joyeusetés numériques, mais plutôt aux littéraires pur jus ! Pour les premiers, voici une plaisante piqûre de rappel ; pour les seconds, une petite mise à l’étrier. Dans tous les cas, attachez vos ceintures, ça va secouer un brin !

« Tu m’écris un truc sur la visibilité sur internet en échange ? » Voilà ce que m’a dit Juliette, un dimanche soir, quand je lui ai demandé si elle était intéressée pour publier un article mon blog Rainbow Berlin à propos du cinéma allemand. Ce à quoi j’ai répondu : « C’est-à-dire ? » « T’as carte blanche »

Carte blanche. Gnié ? Alors, entre deux articles sur les élections allemandes (qui sont très drôles cette année, c’est la folie…) j’ai un peu réfléchi à cette histoire de visibilité.

Toi, toi et toi, là, au fond, vous avez aussi un blog, non ? Et à l’instar de Juliette sur cinephiledoc, ou de moi-même sur Rainbow Berlin, vous écrivez des trucs orignaux et de qualitésuper drôles, genre coolissimes à mort, parfois même carrément intelligent, et du coup, vous voulez qu’on vous lise. Nan mais parce qu’écrire pour soi seulement, ben, euh, c’est pas top moumoute. C’est l’intérêt du n’internet après tout : obtenir une audience de fooolie !

Et avouez-le : les résultats n’ont pas été à la mesure de vos espérances. Pas d’Eldorado du lecteur, pas d’amour, pas de gloire, pas de beauté. Est-ce que Google vous aurait trahis ? Hé bah non ! C’est juste que vous êtes nuls. Et voici comment l’être (un peu) moins.

Travaillez votre référencement

Source : Fenêtre sur

Source : Fenêtre sur

Vu que je m’adresse à des littéraires, je vais faire simple : Google, c’est une grande bibliothèque remplie d’étudiants studieux. L’étudiant studieux, appelé « bot » ou « spider », parcourt sans arrêt la bibliothèque (le web) pour alimenter et mettre à jour ses connaissances (soit sa base de données). Il collecte :

  • L’adresse de chaque page trouvée : soit le titre de l’œuvre et son auteur.

  • Le contenu de cette page : soit les citations

  • La liste de liens de cette page : soit les références sur lesquelles s’appuient le travail universitaire consulté

Un étudiant consciencieux prendra le temps de consulter les références données par les œuvres consultées pour enrichir sa culture et étayer ses connaissances, à l’instar du bot qui, une fois sa lecture terminée, saute à la page liée et continue son travail de recherche.

L’idée pour l’étudiant est de pouvoir, le jour de l’examen, et au regard de la problématique donnée par le sujet (soit la requête sur le moteur de recherche), s’appuyer sur les travaux et les œuvres maîtresses les plus pertinentes (soit les résultats sur les moteurs de recherche).

Donc si vous voulez que votre contenu soit visible sur Gros Google, il faut que les gens fassent référence à votre contenu : il faut qu’ils mettent des liens, de préférence dans leurs articles, vers votre site web.

Plus un étudiant studieux va voir une référence à vos œuvres dans ses recherches, plus il va se dire qu’elles sont importantes et il faut qu’il les connaisse, les consulte, les lise, les analyse. La même pour le bot : plus il voit votre lien, plus il va le suivre et tomber sur votre site et le crawler c’est-à-dire lire son contenu – et Google va se dire que, si tant de gens vous « link » (oui, le online marketeur, il parle franglais parce que c’est la classe etpicétou) alors vous devez être une pierre angulaire du grand woueb et vous devez apparaître devant les autres sur son moteur de recherche. Votre site répond à la problématique de l’internaute, tout comme des œuvres répondent à la problématique d’une dissertation.

Cela s’appelle une stratégie de backlink. Il existe d’ailleurs un petit outil très simple qui vous permet de voir quels et combien de liens pointent vers votre site – en gros, kicéki parle de vous.

La puissance de feu des mots-clefs – attention aux âmes sensibles !

Retour, donc, à notre étudiant.

Imaginons maintenant que nous avons là un élève un peu fainéant (hum, comment ça, c’est pas difficile à imaginer ?) qui lui, aimerait juste trouver deux trois œuvres pour avoir juste la moyenne, parce que oh, hein, faut pas déconner, ce soir, on s’la colle et Gégé a ramené de la vodka, et pis y’a Maud à pécho, elle est trop bonasse, enfin, c’est Gilles qui l’a dit.

Bref.

Cet étudiant fainéant va aller au plus court en allant directement au rayon de la bibliothèque qui traite de son sujet. Pour l’exemple, on prendra la littérature allemande parce que ça fait nana érudite de prétende savoir ce qu’est la littérature allemande. A l’appui de la classification de Dewey, l’étudiant va donc se rendre au rayon 830 et chercher son bonheur.

Et bien Google fonctionne (presque) pareil grâce aux Index. L’algorithme de Google dresse – à l’avance – une liste de toutes les pages qui contiennent le mot « littérature » et « allemande » de façon à pouvoir répondre immédiatement aux recherches sur ces mots : c’est un index. Et cet index, c’est le rayon 830 de la bibliothèque.

Google fait cet exercice pour tout type de combinaison de mots, dans quasiment toutes les langues du monde. Dewey peut aller se rhabiller !

Il est donc important de construire vos articles avec les mots-clefs thématiques liés à votre sujet pour que Google puisse vous intégrer à son index, et de préférence dans le bon index, hein. Parce que recevoir des visites sur son site avec des mots-clefs « Homme nu en érection » ou « Pute à baiser » fait questionner le type de contenu qu’on a publié (Juliette, tu pourras me remercier des quelques visiteurs (parce que ce sera forcément des hommes, hein) qui viendront chercher du porno sur Cinephiledoc, c’est cadeau).

Le backlink, lui, faisant preuve de votre expertise sur le sujet et vous permettant de damner le pion à vos concurrents.

J’ai beau être une experte de l’online marketing (sisi, je suis une experte d’abord), moi aussi j’ai des visites sur des mots-clefs bizarres. Pourquoi ? A cause de mon article « Pute, baiser et autres motsallemands qui nous font ricaner ». Ah bah ça, fallait s'y attendre, hein ! 

J’ai beau être une experte de l’online marketing (sisi, je suis une experte d’abord), moi aussi j’ai des visites sur des mots-clefs bizarres. Pourquoi ? A cause de mon article « Pute, baiser et autres mots allemands qui nous font ricaner ». Ah bah ça, fallait s’y attendre, hein !

Mais attention ! Tous les mots-clefs ne se valent pas ! Certains attirent plus de trafic que d’autres : en gros, ça revient à dire que certains sont des sujets plus facilement traités et donc vous aurez plus de mal à apporter un éclairage nouveau dessus, vos concurrents étant en place depuis longtemps. L’intérêt des mots-clés est de se positionner sur des termes ou des expressions pas trop concurrentiels : vous aurez ainsi plus de chances d’obtenir un bon référencement sur des requêtes très précises.

Pour continuer l’analogie avec la bibliothèque, si vous écrivez un livre sur « Toute la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013», votre livre (c’est à dire site) va être consulté, certes, mais :

  • Vous allez en chier à l’écrire (oui, quand même, c’est un peu long)

  • Les étudiants vont être noyés dans le flot d’informations et leur engagement, calculé par Google, sera pauvre (je vais expliquer ça plus bas). S’il faut que notre étudiant fainéant se farcisse 4 000 pages avant de trouver les deux à trois infos qu’il cherche, il va aller chercher l’info ailleurs au bout de 2 secondes. Et donc ne pas lire, ni référencer votre contenu.

  • Les bots vont avoir du mal à comprendre l’information car elle ne sera pas segmentée en partie claires et unifiée.

  • Du coup, Google ne va pas être capable de vous ranger dans un index précis (quel rayon, 840 ou 930 ?)

Finalement, et même si votre bouquin est intéressant et qu’on vous référence dans d’autres publications, Google vous trouvera chiant, ennuyant, confus, et peu pertinent par rapport aux recherches des utilisateurs. Il vous laissera tomber aux oubliettes, là d’où Chuck Norris, Miley Cyrus et des conseils très pratiques liés à votre santé n’auraient jamais dû sortir.

Il aurait était plus pertinent d’écrire plusieurs livres en découpant le sujet en unités thématiques faisant sens, pour que l’étudiant fainéant, mais aussi l’etudiant studieux (le bot quoi) trouvent l’info rapidement sans se farcir tous les auteurs relous de la littérature allemande et puissent l’intégrer à l’index qui lui est dévolu : le 840 et non le 930.

Google propose un outil très pratique nommé adwords (si vous avez des amis/connaissance qui travaillent dans le n’internet, probablement qu’ils l’ont beaucoup maudit ces derniers temps…), qui permet de générer des mots-clés sur un sujet donné, et de voir les tendances de recherche pour ces mots-clés, ainsi que leur degrés de concurrence. Cet outil est configurable par langue, par région et donne un aperçu (presque) complet des mots-clefs synonymes que vous pouvez utiliser pour vous sortir de la masse de la concurrence.

Le contenu est roi (la forme aussi un peu)

La plupart d’entre vous ici sont profs, non ? Et vous savez, comme tout prof, qu’une bonne dissertation rencontre plusieurs écueils.

Le premier, c’est la gangrène de l’enseignement : le plagiat. On connait tous l’histoire d’un prof qui a piégé ses élèves et les a pris en flagrant délit de recopiage du woueb. Pour Google, c’est tout pareil : le contenu copié (duplicate content pour les initiés, ouais, toujours ce problème de franglais, c’est une tare, dans ce métier) est pénalisé et vous risquez de perdre vos places durement acquises. Votre contenu doit donc être unique ! Mais aussi n’être ni trop court, ni trop long. En terme internetstique, 1500 mots est une longueur raisonnable et beaucoup appréciée des bots.

Second écueil : la forme. Et oui, forme et contenu sont indissociables. Lorsqu’un étudiant écrit une dissertation, il y a un minimum à respecter : le texte doit faire une longueur suffisante, le contenu doit être utile/pertinent au regard de la problématique et ce ne doit pas être du recopiage. Si vous récupérez du contenu depuis un autre article, l’œuvre d’un écrivain (soit d’un autre site), de manière légitime, vous prenez bien soin de nommer l’auteur, de mettre sa citation entre guillemet, de réécrire en entier le titre de l’article et de le souligner (soit mettre un lien vers le site original). Et bien entendu, éviter trop de fautes de gras mère et d’or tôt graphe dans votre dis sert ta sion.

Et bien c’est tout pareil pour votre site ! Il ne faut, en plus, pas abuser des mots-clés, la juste mesure se trouvant entre ce dont les bots ont besoin pour indexer votre contenu et la compréhension qu’aura l’internaute de votre contenu. En cas de doute, toujours faire pencher la balance du côté expérience utilisateur, car un contenu de qualité amène toujours du backlink de qualité spontané. Aussi garder à l’esprit les internautes, pressés et impatients (comme le sont les profs qui corrigent les copies sur un coin de table de la salle des profs en écoutant d’une oreille les ragots de Mme C. tout en essayant de corriger suffisamment vite pour aller chercher leur petite dernière au judo) lisent vos textes en diagonale et n’hésitent pas à sauter des paragraphes. Il faut donc ETRE CLAIR et structurer votre article !

Troisième écueil : les metrics (je vous le dis, indécrottables, ces marketeurs de l’internet, ils ne savent même plus parler frenssè correctement, une honte !), donc, les metrics, disais-je, des internautes visitant votre page sont pris en compte par Google pour juger de la qualité de votre texte : taux de rebond, temps de lecture, nombre de pages vues par visites etc. Soit l’intérêt que le lecteur (professeur) porte à votre site (dissertation). Si les metrics sont mauvaises, si les étudiants abandonnent votre livre sur « Toute la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013» dès la première page pour consulter le deuxième résultat du moteur de recherche, alors Google va envoyer votre contenu prendre la poussière sur les rayons de la réserve, là où atterrissent les livres qui ne servent plus à rien. Si les utilisateurs apprécient mieux votre concurrent, alors votre concurrent se doit d’être devant vous.

Si vous arrivez à passionner suffisamment le vieux Mr. W. pour qu’il oublie Mme C. ragotant sur Mme V. ou de passer prendre sa petite dernière au judo, alors vous avez tout bon et Google va le remarquer. Et va vous booster devant vos concurrents.

Alors si avec tout ça vous n’obtenez ni l’amour, ni la gloire, ni la beauté, vous aurez au moins quelques lecteurs en plus. Bon, allez, les devoirs pour cette semaine : faire monter votre site sur la première page de Google. Un bon point à celui qui arrive à se placer en premier dans les résultats de recherche sur le mot-clef : « la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013 ».

Remettre en route l’atelier journal

Voici un petit article sur les quelques activités que j’ai eues hier et aujourd’hui afin de préparer la première séance de l’atelier journal demain soir. En effet, depuis six mois, nous tentons, avec mon collègue CPE, de faire paraître plus ou moins régulièrement le Mermoz News.

Information

Nous comptions l’année dernière 7 membres : un sixième, deux cinquièmes, une quatrième et trois troisièmes. Un petit groupe plus enthousiaste qu’organisé, et c’est en partie de ma faute, parce que je les ai lancés dans la fabrication d’un journal sans vraiment établir des objectifs ou fixer des règles…

Il n’est donc pas étonnant que nos journalistes en herbe fussent davantage des adeptes du copier-coller et des images à tout va, même si nous repassions toujours derrière eux pour la correction et la mise en page.

Les résolutions de l’atelier journal

Tout cela pour dire que j’ai souhaité repartir sur de nouvelles bases :

  • Proposer une mise en forme pré-formatée et plus rapide (qui permettrait aussi aux élèves d’écrire plus régulièrement, du moins je le souhaite). J’ai donc créé un blog où les élèves pourront publier au fur à mesure, sur le Web pédagogique. A partir des articles mis en ligne, mon collègue et moi pourront travailler à la mise en page d’un journal papier, en sélectionnant les articles les plus récents.

Voici le squelette de ce blog : http://lewebpedagogique.com/mermoznews/

  • Former dès la première séance les élèves à une écriture et une déontologie journalistique. Je me suis appuyée pour cela sur deux documents du CNDP, disponibles sous format PDF, ainsi que sur le site du CLEMI, et sur les articles de Wikipédia traitant de la déontologie du journaliste. Cela a abouti à ce document :

Recette du journal du collège

J’y donne les principaux ingrédients d’un bon journal, et je fais un bref rappel de la structure d’une Une de presse.

Le Mermoz News a réussi à sortir trois numéros l’année dernière, entre février et juillet. J’ose espérer que nos journalistes garderont le même enthousiasme et seront plus à l’aise dans l’écriture de leurs articles.

Sources et ressources

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