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Projets presse

Nouvelles

J’avais promis un article en deux parties de lectures cinéphiles, mais la force des choses fait que je dois le repousser de quelques jours… En gros, pas trop de temps pour lire et beaucoup de travail en cours.

Il y a quelques semaines, j’ai mentionné un projet vie scolaire / CDI que nous essayions de mettre en place, mon collègue CPE et moi-même. Il s’agissait de monter un club journal au collège, et j’avais lancé toute une campagne d’appel aux volontaires. En moins d’une semaine, nous avons récolté une quinzaine de noms d’élèves motivés : des sixièmes, des cinquièmes et quelques troisièmes. Comme j’anime déjà un atelier jeu et un atelier cinéma sur les temps de midi, trois jours par semaine, il ne restait plus que le vendredi de disponible.

Mais nous avons négligé un aspect de la question : la plupart des élèves volontaires étaient externes. Après deux vendredis où seul un des journalistes en herbe était présent, nous avons pris le taureau par les cornes et proposé un autre horaire, de 17h à 18h, le mardi. Nous avons organisé une réunion sur une récréation pour présenter le projet et refait une campagne d’affichage… qui met la pression :

club journal

Enfin, mardi soir (12 février), cinq de nos volontaires étaient présents. Première étape, proposer un titre, les différentes suggestions étant :

  • Mermoz tag
  • Mermoz times
  • Mermoz news
  • Mermoz nyan (miaou en japonais, suggestion d’une élève fan du Japon)
  • Mermoz ado
  • La gazette mermozienne (suggestion d’une collègue de français)
  • Le Mermozien

Nous avons pour l’instant choisi provisoirement le Mermoz news. Difficile d’installer les choses en une heure, surtout face à des élèves impatients, motivés et qui ont une idée à la seconde. Après avoir établi la fréquence de publication (une fois tous les quinze jours) et les rubriques (collège et hors collège – infos culturelles, mode, informatique, blagues et jeux, dessins), nos journalistes en herbe ne voulaient pas en démordre : il fallait un numéro spécial Saint Valentin – et dire que je pensais en avoir fini avec cette saint-là ! J’ai d’ailleurs déjà trouvé mes trois gagnants pour le concours organisé au CDI

De toute urgence, nous devions établir les rôles de chacun dans ce numéro pilote. J’ai créé en quelques clics une adresse mail réservée au club journal pour nos digital natives. Le soir même, nous recevions sur cette boîte les premiers articles de S., en sixième, volontaire pour la rubrique informatique, et qui n’a rien eu de plus pressé que de créer, au nom du journal, une page Facebook et un compte Twitter, ce qui a suscité une légère panique : il fallait calmer notre geek et freiner un peu sa communication débridée…

J’ai corrigé – en oubliant sans doute quelques fautes – et mon collègue CPE a tout mis en forme. Le résultat, sorti tout chaud de la photocopieuse vers 14h30 cet après-midi, le voici :

mermoz news pilote 1 2013

Evidemment, ce premier numéro était un test qui nous permettait de voir la motivation de l’équipe et de susciter des vocations parmi les autres élèves et parmi les volontaires qui, mardi soir, ont manqué le premier rendez-vous.

Dès cet après-midi, je m’attelais aux démarches administratives propres à tout journal scolaire :

Avant, pendant et après cette semaine de la presse, il risque donc d’y avoir du mouvement entre CDI et vie scolaire, et avec d’autres disciplines, mais j’aurai l’occasion d’y revenir un peu plus tard. En attendant, je dois fabriquer une boîte à idées pour les prochains numéros du Mermoz news.

Echanges inter-blogaux : regards croisés sur la journée franco-allemande

Un article a fait brièvement son apparition sur ce blog, puis a disparu. Cet article est parti, mais pas loin : il apparaît désormais ici, sur le blog Rainbow Berlin, magistralement tenu par Sky.

Sky – Lise pour les intimes, mais je ne sais pas si je peux briser de manière honteuse son anonymat, on verra – Sky, disais-je, n’est pas seulement une littéraire en camouflage, une dénicheuse d’anecdotes, et quelqu’un qui a une excellente capacité à lever le coude. C’est aussi une blogueuse de premier ordre, forte de son expérience en Web marketing.Rainbow Berlin lui ressemble parfaitement : riche (intellectuellement), curieux, volontiers anti-conformiste, aventureux, pragmatique et plein d’humour

A l’occasion de la Journée de l’amitié franco-allemande qui a eu lieu ce mardi 22 janvier, nous avons eu l’idée d’un échange inter-blogal : je lui transmets l’article sur l’organisation de cette journée et sur la manière de la faire connaître à des élèves français de collège, elle m’envoie ses impressions outre-Rhin : non seulement son regard de française infiltrée à Berlin, mais aussi sa vision de l’Allemagne, des relations franco-allemandes au quotidien, dans la culture. L’article qui suit est comme un jeu de ping-pong avec soi-même : par son regard de cosmopolite, elle nous offre une partie inédite entre la France et l’Allemagne, sous un seul crâne. 

Mais trêve de bavardage, laissons-lui la parole :

22 janvier

Gendarmenmarkt, un mardi soir. La place est couverte de quelques centimètres de neige, et une petite foule se serre dans la froideur piquante, dans l’espoir d’avoir un peu plus chaud. Sur les abords de la place, des voitures vertes de la police, et un camion de la Rote Kreuz. Il se met à neiger, quelques flocons timides. Sur les façades des cathédrales, les lumières s’affichent et se mettent à danser.

Aujourd’hui, c’est le Deutsch-Französische Tag. Et sur la Gendarmenmarkt, les gens sont venus assister à un light show, à l’emblème des deux nations, pour commémorer ce jour.

Lumières

Le choix de cette place berlinoise n’est pas juste du à son côté romantique et féérique et sa place privilégiée au cœur du quartier berlinois de Mitte. Non, Gendarmenmarkt, c’est surtout un bel emblème des relations franco-allemandes : bordée par un salle de concert nommée Konzerthaus, les deux cathédrales françaises et allemandes se font face, le Französischer Dom et le Deutscher Dom, deux amis, deux ennemis, unis dans la pierre et les évènements successifs qui se déroulent tout au long de l’année sur une des places les plus connues de Berlin.

Mais qui ça intéresse, Outre-Rhin, la journée franco allemande ?

Au dessus des toits enneigés, dans un nuage de brouillard, brille la Fersehturm. Elle est éclairée pour l’occasion, de vert. De vert ? Oui, de vert, car cette semaine est aussi celle de la Grüne Woche, un des salons internationaux les plus connus dédié à l’agriculture, l’horticulture et les industries alimentaires diverses. Avec ses 400000 visiteurs dépassent largement cette petite célébration qu’est la journée franco-allemande.

Et la Fashion Week, alors ? Ca aussi, c’est un événement qui a la classe. Même si cela est loin d’égaler ses grandes sœurs de New York, Paris, Londres et Milan, la Fashion Week de Berlin a lieu devant la Brandenburger Tor et réuni plus de 150 designers internationaux. Elle a fini le 20 Janvier, mais ses retombées passent largement le mois de février.

Alors que vaut la Deutsch-Französische Tag face à une compétition pareille ?

Pas grand chose, en tout cas, pas les gros titres.

Des relations franco-allemandes tendues

Merkel et Hollande ont beau sourire sur les photos des journaux allemands et français, il n’empêche qu’à vivre en Allemagne, on se rend compte des tensions constantes entre les deux pays.

Les titres des journaux, les infos dans le métro, jusqu’à ce policier, d’ailleurs fort charmant et qui portait des piercings un peu partout, avec lequel j’ai discuté, un soir où j’attendais quelqu’un en retard dans le froid, tous ont des mots durs pour la France.

Le nouveau président passe mal, pour sûr, et quand j’ai dit à ce policier que j’étais venue à Berlin pour travailler, il m’a dit : « Ca se passe donc si mal en France ? »

Mes amis se moquent de l’homophobie qui règne au pays des droits de l’homme et ne comprennent pas pourquoi la France laisse des gens comme Barjot manifester (moi non plus d’ailleurs). Les Allemands disent que nous allons droit dans le mur, que notre économie s’effondre, que notre système sociale s’écroule et qu’on ne va bientôt même plus pouvoir sauver les meubles. Et difficile de leur expliquer le contraire.

En attendant, ils ne valent pas mieux, avec leur pseudo AAA : rapport sur la pauvreté édulcoré, multiplication des emplois précaires ne garantissant même pas un niveau de vie décent (dont j’ai aussi été la victime), le modèle allemand a aussi ses limites !

Des amis ennemis, qui voient la paille dans l’œil du voisin, mais pas la poutre dans le leur.

Clichés anciens et nouveaux

Les vieux préjugés et les vieux stéréotypes n’ont pas atterri dans les poubelles de l’histoire.

Selon une étude allemande récente, les Allemands associent la France à « Paris, la Tour Eiffel, le vin rouge et baguettes ». Quant aux Français c’est « Merkel, bière, Berlin et les voitures » qu’évoquent l’Allemagne. Dès qu’un(e) Allemand(e) me sait Française, j’ai droit au même discours :

– « Je parler un peu Franssais »

– Nan mais cool, mais on peut parler Allemand, c’est bon

– Ja, petiteeuh femme, Moulin Rouche, bakette, vin rouche

– Ouais, ok, tu parles bien Français, on passe à autre chose, maintenant ?

(ouais, j’suis souvent parfois désagréable)

Et quand je rentre en France, c’est toujours les mêmes blagues graveleuses et idiotes que me sort ma famille et mes amis Français. Et ils ne s’en lassent pas. Moi si.

Au niveau des compétences linguistiques, les Français sont largués : six pour cent des Allemands parlent Français couramment et trois pour cent des Français peut parler la langue de Goethe. Dans la réalité, c’est bien plus, et dans les magasins berlinois, il ne vous sera pas difficile d’avoir des renseignements en Français (approximatifs, mais compréhensibles).

Et moi, et moi, et moi ?

En tant que Française habitant à Berlin depuis maintenant 5 ans, ce jour n’a rien de spécial. La journée franco-allemande, pour moi, c’est 24h/24, que je me batte avec l’administration allemande, monassurance sociale (tout sauf sociale, bande de rats), que je regarde le journal télévisé ou demande une baguette de pain à la boulangerie en bas de chez moi. On n’a pas l’impression, car ce sont nos voisins, mais les différences culturelles avec l’Allemagne sont bien réelles et parfois, déroutantes

Finalement, le 22 janvier, c’était juste une journée normale, sauf qu’on a eu le droit à un spectacle de lumières et à quelques articles sur François Hollande, où les mots Freude, Freundschaft et Freunde avaient enfin remplacé Fremde, Unfähigkeit et Unverantwortlich.

Je pense cependant que les relations franco-alllemandes sont suffisamment solides pour résister aux désagréments passagers européens. Un solide réseau de relations a émergé, un réseau de jumelage est né, plus de huit millions de jeunes Allemands et Français se sont rencontré ; et certains même se sont mariés, ont fondés une famille franco-allemande.

Aucun pays dans le monde ne peut se targuer d’avoir une relation aussi proche et intime avec un pays voisin. L’Allemagne et la France, c’est amis-ennemis, Freunde-Fremde.

Et vous, quelles sont vos relations avec notre voisin Outre-Rhin ?

Pour en apprendre plus sur l’Allemagne, visitez mon blog !

Bourdonnements d’abeille

Gérard JOYON

Gérard JOYON

« La vie moderne autorise les voyages, mais ne procure pas d’aventure. »

C’est une amie à qui je parlais de mon intention de faire un petit bulletin d’informations hebdomadaire pour le collège, qui m’a envoyé cette citation de Mermoz. En effet, je voulais trouver un nom pour cette feuille, et un nom en relation avec le nom du collège, Jean Mermoz : mot valise ou jeu de mots, peu importe, mais quelque chose qui accroche.

Evidemment, quelques mots valises me sont venus à l’esprit, mais : « Mermozades » était déjà utilisé par mon prédécesseur pour mettre en valeur des bandes dessinées dans le CDI. Il organisait des « Mermozades » avec les élèves qui choisissaient une bande dessinée du fond, celle-ci devenant la BD du mois. Les « Mermoziennes » me paraissait trop féminin. De toute façon, je voulais aussi quelque chose qui sous-entende la rapidité, le flux, la circulation de l’information. J’en étais à « Mermoclic » quand j’ai commencé à en discuter avec l’amie citée plus haut.

Elle m’a alors indiquée que les lettres de Mermoz avaient été regroupées sous le magnifique titre Défricheur du ciel. C’est sans doute l’une des plus belles métaphores de voyageur qui existent, selon moi, et elle me rappelle ce poème en prose de Baudelaire, « La Soupe et les nuages », dans le recueil des Petits poèmes en prose :

Ma petite folle bien-aimée me donnait à dîner, et par la fenêtre ouverte de la salle à manger je contemplais les mouvantes architectures que Dieu fait avec les vapeurs, les merveilleuses constructions de l’impalpable. Et je me disais, à travers ma contemplation : « Toutes ces fantasmagories sont presque aussi belles que les yeux de ma belle bien-aimée, la petite folle monstrueuse aux yeux verts. »

Et tout à coup je reçus un violent coup de poing dans le dos, et j’entendis une voix rauque et charmante, une voix hystérique et comme enrouée par l’eau-de-vie, la voix de ma chère petite bien-aimée, qui disait : « Allez-vous bientôt manger votre soupe, sacré bougre de marchand de nuages ? »

Marchand de nuages… Défricheur du ciel… D’où la suggestion : Pourquoi ne pas appeler ce bulletin Défricheur du Net ? Même si l’idée était tentante, j’avais peur que les collègues ne saisissent pas l’allusion. Et puis il aurait, pour moi, fallu mettre l’expression au féminin, et défricheuse, je trouvais ça moins joli.

Mais du coup je me suis dit : pourquoi ne pas regarder les expressions du Net : clic, flux, fil, lien, etc. Fil, je l’utilise déjà pour le Fil culture. Et là, je tombe sur BUZZ. Je ne me rappelais plus de BUZZ. J’ai trouvé que le Buzz de Mermoz, avec tous ses ZZZZZ, c’était chouette. Allons-y pour le buzz de Mermoz.

Du coup, cet après-midi, j’ai envoyé par mail le premier numéro. Une simple feuille, avec trois petites parties :

  • D’abord, le programme du CDI pour la semaine suivante : séances et projets prévus, éventuelles fermetures, ateliers.
  • Ensuite, l’actualité de la semaine en cours (en gros, un peu de lecture pour le week-end) en éducation et culture. Je m’appuie pour l’éducation sur Eduscol, le Café pédagogique, le CRDP, le site du Ministère et de l’académie, les Chroniques éducation de Philippe Watrelot. Pour l’actualité culturelle sur le Net, j’utilise aussi le CRDP, Culture.fr, et la chaîne culturelle du Monde.
  • Enfin, tout en bas, l’inévitable rappel des sites du CDI et de Cinephiledoc.

Et voilà le premier numéro, tout chaud sorti du clavier :

Buzz de Mermoz 1

Les aventures du fil culture

idée

Au début du mois d’octobre 2012, comme je l’évoquais dans cet article, l’un de mes soucis (qu’il faut entendre comme ce qui tient à coeur, pas ce qui inquiète) était la veille culturelle au sein de mon collège. J’avais comparé la veille que je faisais au lycée (surtout par l’intermédiaire d’un portail Netvibes), et celle que je pourrais faire dans ce nouvel établissement.

Etant donné qu’au début, je ne disposais d’aucun mail et que le site Internet du collège était (et reste pour l’instant) à l’état de squelette… j’avais privilégié une diffusion papier. Chaque mois, je fabrique ce « fil culture » qui comportait les informations de la ville, de la communauté d’agglomérations (sachant que la ville n’appartient à aucune communauté d’agglomérations, j’ai pris celle qui me semblait la plus pertinente), et du département – avec quelques manifestations parisiennes. A la fin, j’ajoute les informations du CDI : adresse du portail E-SIDOC, du blog de l’atelier lecture et de Cinephiledoc. Le tout doit tenir sur un recto-verso, par économie de papier et économie d’attention.

Après fabrication, j’imprimais donc mon « fil culture » mensuel, environ quinze jours avant le mois en question, le temps pour les personnes de s’organiser (réservations, renseignements, etc.), puis j’allais en faire une cinquantaine de photocopies. A l’administration, je distribue en main propre. Idem généralement pour la vie scolaire. En salle des profs, je distribue dans les casiers.

Mais depuis décembre, j’ai constaté plusieurs choses :

  • Même recto-verso, cinquante feuilles de papier sont (et ne sont que) cinquante feuilles de papier, vouées à des destins très aléatoires en fonction de l’usager, de la manière dont il reçoit l’information et de son sens du rangement. En gros, soit je donne une information à quelqu’un de méticuleux et de curieux, qui va au moins prendre le temps de le parcourir, soit mon papier va voyager d’un casier surchargé à la poubelle la plus proche.
  • Le format qui plait à l’un ne plait pas forcément à l’autre. Face au problème « papier » je décide de passer à l’envoi en pièce jointe par mail. C’est sans compter sur la collègue qui m’affirme le même jour préférer le format papier et qui me suggère également l’affichage.

Donc, face à ces constatations, j’ai créé une liste de diffusion à partir de la boîte mail du CDI. J’envoie le « fil culture » sous format PDF, puis j’en photocopie une dizaine d’exemplaires mis à disposition en salle des profs pour les amateurs du papier. Je réfléchis également à un affichage format A3, et à un billet d’actualités hebdomadaire juste pour le CDI (avec veille, articles sur l’éducation et la culture). J’en reparlerai sans doute dans un prochain article.

Une dernière chose pour ce fil culture : une amie m’avait demandé de lui faire un petit fil culture spécialement pour elle, à titre d’expériences. J’ai donc appliqué le même procédé pour Chartres et sa région, et voilà le résultat :

Fil culture Centre janvier 2013

Bonne lecture !

Lectures de fêtes

travailler moins pour lire plus

Je profite de ce dernier jour avant les fêtes et les vacances, pour un petit billet de plaisir – non que les autres ne soient pas de plaisir aussi, mais celui-ci le sera à la fois dans le fond et dans la forme. Cet article était un petit peu fourre-tout dans ma tête mais je vais essayer de l’organiser. D’abord il me faut un point de départ :

à l’occasion des fêtes resurgissent les clichés concernant les littéraires et, à plus forte raison, les documentalistes (je mets de côté l’aspect avant le trait d’union : professeurs) : à Noël, il faut nous offrir des livres, on aime ça, on aime sans doute que ça, et, nous, on offre des livres. Depuis quelques années, c’est d’ailleurs un défi pour moi de trouver pour chacun de mes proches autre chose qu’un livre ou un DVD, en tout cas quelque chose de plus personnel.

Mais bon, il faut bien le dire, les vacances seront aussi pleines de lectures, dont je ferai le compte-rendu (ou pas), à leur issue :

Je suis dans une période biographies, en particulier de régentes, dirigeantes et reines de France. Je suis donc plongée en ce moment dans la biographie d’Elizabeth Ière, de Michel Duchein, une somme de près de 800 pages, mais très complète et prenante. J’envisage par la suite la lecture des biographies suivantes : Catherine de Médicis, Marie Stuart et Anne d’Autriche, ainsi qu’un livre sur les guerres de religion, ou, en tout cas, sur les derniers Valois.

elisabeth Ière

Il y a les inévitables lectures professionnelles que j’emporte pour les vacances. Dans le labyrinthe : Evaluer l’information sur Internet, d’Alexandre Serres, et Du Tag au Like : La pratique des folksonomies pour améliorer ses méthodes d’organisation de l’information, d’Olivier Le Deuff.

dans le labyrinthe

Enfin, outre les livres que l’on va certainement m’offrir pour Noël, je serai plongée dans le dernier roman de Carlos Ruiz Zafon, Le Prisonnier du ciel, qui fait partie de la tétralogie du Cimetière des livres oubliés.

le prisonnier du ciel

Evidemment, à chaque vacances, ma liste de lecture est beaucoup plus ambitieuse que le temps dont je dispose et que le temps que j’y consacre, généralement avachie sur le canapé. Si l’on prend en considération le temps passé à se goberger (j’aime bien le mot goberger, et tous les synonymes de la prise de repas : se restaurer, se baffrer, se goinfrer, s’empiffrer, etc.) mon temps de lecture subit de cruels rabotements.

En parlant des lieux où on lit – qui se résument pour ma part à trois : le lit, le canapé et les transports en commun – j’avais un moment imaginé un article sur les lieux insolites de lecture, dont ma confrère blogueuse de Berlin aurait fait un pendant sur les lieux de lecture de la capitale allemande. Pendant les vacances, j’essayerai aussi de concrétiser cela, en espérant qu’outre Rhin, mon article soit source de motivation…

En attendant, et sans céder aux énièmes élèves qui me rabattent les oreilles de leur fin du monde, bonnes fêtes à tous et à bientôt.

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