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2022 : Palmarès de lecture

Le voici comme chaque année, fidèle au rendez-vous, le palmarès des lectures cinéphiles de 2022.

Dans ce palmarès de l’année, je retrouve des visages familiers que je continuerai à fréquenter en 2023, puisqu’ils s’invitent régulièrement dans ma boîte aux lettres – ici clin d’oeil appuyé à un hyperactif du livre cinéphile – ou que bim bam boum quelqu’un décide de publier un ouvrage sur Truffaut qui ne figure pas encore dans ma bibliothèque.

Mais ne nous précipitons pas !

Présentation du palmarès

Comme chaque année depuis 2013, je finis le mois de décembre ou commence le mois de janvier par un palmarès de lecture de l’année passée.

Je vous glisse ici les liens des éditions précédentes :

Comme chaque année lorsque j’ajoute cette succession de liens, je m’agace de voir le lien de l’année précédente figurer juste après les deux points… mais je sais que, comme d’habitude, je n’y changerai rien !

Pour 2022, mes lectures ont commencé relativement tôt, à la faveur de l’été et j’ai réussi à terminer ces lectures et la rédaction des articles au mois de septembre.

Cependant, contrairement à l’année dernière, je n’avais pas fini ces lectures en avance : j’ai terminé ma dernière lecture cinéphile fin octobre pour un article que je comptais publier début novembre.

Ce sont ces lectures cinéphiles qui ont primé sur toute mon activité de lecture cette année, puisque, par rapport à 2021, mon rythme de lecture s’est encore ralenti : je suis ainsi passée en 2020 de 6 à 12 livres par mois, à 3 à 6 livres en 2021 pour une année 2022 où, quand j’arrivais à lire un livre dans le mois, c’était généralement celui auquel je souhaitais consacrer un article.

Le bilan est assez catastrophique, avec une embellie estivale cependant. Janvier : deux lectures, février : deux lectures, mars : zéro, avril : trois lectures, mai : une lecture, juin : zéro,  juillet : une lecture, août : six lectures ! septembre : une lecture, octobre : une lecture… allez je ferai mieux l’an prochain !

Concernant mes lectures cinéphiles, en voici un petit bilan :

  • Être Cary Grant, Martine Reid (lu en 2021)
  • Alice Guy, Catel & Bocquet (lu en février 2022)
  • Ridley Scott : rétrospective, Ian Nathan (lu en avril 2022)
  • Ça s’est tourné près de chez vous, Philippe Lombard (lu en avril 2022)
  • La Leçon de cinéma, François Truffaut (lu en mai 2022)
  • Numéro deux, David Foenkinos (lu en août 2022)
  • Voyage avec Chihiro, Marta Garcia Villar (lu en septembre 2022)

La pause estivale était cette année la bienvenue, elle m’a permis de prendre un peu d’avance sur la fin de l’année, et de reprendre les bonnes habitudes qui consistent à profiter des vacances de la Toussaint et des journées courtes de novembre et décembre pour avancer mes lectures et écrire mes prochains articles.

Palmarès 2022

Chaque année, j’essaye de regrouper ces quelques lectures en catégories plus ou moins signifiantes. Comme l’an dernier, trois catégories peuvent se distinguer : réalisateurs / réalisatrices, acteurs… et un inclassable qui commence à être habitué à être inclassable.

Réalisateurs / réalisatrice

Et pour le coup je laisse la réalisatrice singulière au singulier.

Dans cette catégorie, je regroupe :

  • Alice Guy, Catel & Bocquet, éditions Casterman, septembre 2021
  • Ridley Scott : rétrospective, Ian Nathan, éditions Gründ, octobre 2021
  • La Leçon de cinéma, François Truffaut, éditions Denoël, novembre 2021
  • Voyage avec Chihiro, Marta Garcia Villar, Ynnis éditions, avril 2022

Vous vous attendiez peut-être à ce qu’une nouvelle fois, je choisisse l’ouvrage consacré au cinéma de François Truffaut, qui effectivement, a tenu toutes ses promesses pour moi en matière à la fois de qualité, de satisfaction intellectuelle et cinéphile, et d’émotions.

Mais j’ai été bluffée à ma lecture de cette biographie d’Alice Guy, autant parce qu’elle me permettait de découvrir la figure d’une pionnière du cinéma à travers la bande-dessinée que parce qu’il s’agissait d’un travail de documentation sur le sujet d’une érudition complète.

Acteurs

Cette catégorie est un peu plus artificielle, j’y regroupe :

  • Être Cary Grant, Martine Reid, éditions Gallimard, mai 2021
  • Numéro Deux, David Foenkinos, éditions Gallimard, janvier 2022

Outre le fait d’être consacrées tous les deux à l’expérience de l’acteur, qu’elle soit considérée comme réussie ou comme manquée, ces livres sont aussi tous les deux des romans – ou des biographies plus ou moins romancées – qui font la part belle à la quête de l’identité.

Si je retiens Numéro deux, dont la lecture est plus récente, c’est justement parce qu’il s’intéresse à un rendez-vous manqué, dont l’exploration m’a réellement marquée, parce que j’ai eu le sentiment d’en être complice.

La trajectoire de Martin Hill, le garçon auquel on a préféré Daniel Radcliffe pour jouer Harry Potter dans la saga des huit films du même nom, c’est avec virtuosité que David Foenkinos la déroule sous nos yeux.

Et que l’on soit partie prenante ou seulement spectateur de la Pottermania, cette quête identitaire ne peut pas laisser indifférent.

L’inclassable

Pour cette dernière catégorie, il l’aura compris avant d’arriver à cette phrase si jamais il avait commencé à lire cet article, puisqu’il se fraye régulièrement un chemin à la fois dans mes lectures et dans ce palmarès annuel.

Il s’agit de Ça s’est tourné près de chez vous ! Une histoire des faits divers du cinéma français, de Philippe Lombard, publié aux éditions La Tengo en novembre 2021.

Cette lecture m’a permis de rédiger un article qui me faisait aussi bien évoquer Hitchcock, Clouzot, Pascal Thomas, Le Prénom, François Ozon, Hercule Poirot, Arabesque et Columbo, Garde à vue, le théâtre de Jean Genet, Les Enfants du paradis et Chaplin.

Plus j’avance dans mes lectures et plus ma cinéphilie se construit, plus j’ai cette impression d’être envahie d’images et de les susciter, de les convoquer, aussi bien dans mes autres lectures et lorsque je vois de nouveaux films, que dans mes rencontres, où derrière une personne, j’aperçois un poème, une chanson, un personnage de cinéma et une citation littéraire ou cinématographique.

C’est aussi ce que je recherche lorsque je lis un ouvrage sur le cinéma : ce pouvoir évocateur des images, ce feu d’artifices d’échos et de résonances entre les oeuvres mais également en moi. Et c’est ce qu’a admirablement réussi Philippe Lombard dans son histoire des faits divers.

Je l’annonce donc d’ores et déjà, les petits derniers de Philippe Lombard feront l’objet de l’un des premiers articles de 2023, d’une part parce que j’en ai reçu deux dans ma boite aux lettres et que j’ai dévorés cet automne, d’autre part parce que… vous verrez bien !

Bilan et projets

Voilà pour ce palmarès et ces lectures cinéphiles de 2022, qui ont tout de même été assez variées.

En 2022, j’ai également proposé cet été deux hors-série, notamment sur des objets en lien avec le cinéma, si jamais vous voulez offrir un cadeau de Noël à un cinéphile, vous y trouverez peut-être quelques idées !

Concernant mes lectures de 2023, ma liste est déjà assez conséquente, d’autant plus que j’ai pris du retard sur mes autres lectures, et plus que jamais je fais mienne cette phrase que l’on entend en anglais « So many books, so little time »

Comme je l’ai indiqué plus haut, il y aura déjà deux Lombard dans la liste, mais aussi l’ouvrage d’une YouTubeuse que j’ai découvert cette année, et certainement encore un livre consacré à Truffaut.

Vous retrouverez aussi, comme l’an passé, quelques escapades pour découvrir les expositions de la cinémathèque ou d’autres lieux appréciés des cinéphiles.

D’ici là, je vous souhaite à nouveau de très belles fêtes de fin d’année, et je vous mitonne pour très prochainement le dernier article #profdoc de 2022.

À très bientôt sur #Cinephiledoc !

Novembre 2022 : séances et animations du CDI

Dans cet article, je recense les activités menées au lycée pendant les trois premières semaines de novembre, ainsi que quelques travaux amorcés au mois d’octobre.

La période me donne à la fois l’impression de passer très vite – nous n’avons que six semaines entre les vacances de la Toussaint et les vacances de Noël – et d’être, au moins pour ces trois premières semaines, relativement calme.

En tout cas, elle s’est avérée beaucoup plus calme en terme de séances pédagogiques que la période précédente, qui était très intense, avec toutes les visites de seconde et de premières STMG, ainsi que les autres projets.

Elle constitue le premier « ventre mou » de l’année, avant un nouveau sursaut : plusieurs séances sont programmées dans l’agenda pour les trois dernières semaines de la période.

Séances et actions pédagogiques

Je mentionne néanmoins ici les quelques séances ayant eu lieu entre le 7 et le 25 novembre.

Détail des séances menées
  • début des séances en SNT en classe de seconde pour nous deux : participation à l’axe thématique « Internet et web ». Pendant que nos collègues chargés de l’enseignement gardent un demi-groupe dans leur salle, nous accueillons l’autre demi-groupe au CDI. Je reviendrai sur le détail de ces séances dans mon article de décembre.
  • séances sur l’orientation sur quatre semaines avec des élèves de première dans le cadre de l’enseignement moral et civique : j’ai réutilisé un support réalisé sur genial.ly et déjà utilisé l’an dernier, présentant l’ensemble des ressources disponibles.
  • participation à des projets à l’année dans le cadre de l’enseignement moral et civique en terminale générale et technologique avec deux classes : mémoire de l’esclavage et de la colonisation à raison d’une heure par semaine (suivi des activités et accompagnement des élèves dans leurs recherches)
  • suivi des campagnes PIX pour les élèves de seconde, première, terminale et les étudiants de deuxième année de BTS
  • mon collègue a mené des séances sur la BD Astérix avec les élèves latinistes de première et de terminale avec notre collègue de lettres classiques

Sélections thématiques / valorisation du fonds

Pour cette période, il a fallu renouveler la plupart des expositions proposées, qui pour certaines étaient installées depuis la fin septembre.

Roman étant très accaparé par différents ateliers et la préparation de plusieurs projets pédagogiques en SNT et latin, mais aussi par le catalogage des dernières nouveautés, j’ai de mon côté pas mal accaparé l’espace, en profitant de certains événements.

  • 10 novembre : Journée de lutte contre le harcèlement

Pour cette journée, j’ai proposé la sélection ci-dessous :

J’ai profité de l’une des initiatives – nombreuses cette année – des élèves du lycée : ils ont souhaité créer une « safe zone » sur Instagram, où ils peuvent échanger de manière sereine, notamment sur des questions de mal-être et de harcèlement, ce que j’ai souhaité, avec leur accord, mettre en lumière :

  • 25 novembre : journée de lutte contre les violences faites aux femmes

Pour cette sélection, j’avais catalogué un certain nombre de nouveautés, et j’ai également repris quelques documents issus de la sélection proposée lors de l’attribution du prix Nobel de littérature à Annie Ernaux :

Le visuel réalisé sur Canva et publié sur le blog du CDI est cliquable et renvoie vers les notices des documents.

  • Sélection « Une lecture sous un plaid »

Pour cette sélection, j’ai voulu jouer avec les mots et avec les températures, et rappeler aux élèves le petit coin Do It Yourself avec les échantillons de laine mis à leur disposition.

J’ai donc réalisé l’affiche suivante :

Cette sélection remplace justement celle proposée sur littérature et féminisme durant le mois d’octobre.

  • Valorisation du fonds / dernières nouveautés

Voici, comme le mois dernier, une petite galerie des nouveautés reçues durant cette période, outre celles mises en avant dans les différentes sélections.

  • 11 octobre – 22 novembre : puzzle collaboratif

Le 22 novembre, le premier puzzle de l’année scolaire installé au CDI a été terminé :

Communication

Je reviens ici sur les publications proposées dans le blog du CDI à destination des élèves, des enseignants et du personnel, sur un nouveau blog lancé le mois dernier et sur le bulletin de veille à destination des enseignants.

Blog du CDI

Voici les articles publiés durant cette période :

  • 20 octobre : ZOOM ACTU (Le 49.3 c’est quoi ?)
  • 20 octobre : la TO DO LIST des vacances, une affiche que je compte systématiser avant chaque vacances pour faire quelques rappels aux élèves…

  • 8 novembre : présentation de la journée de lutte contre le harcèlement
  • 15 novembre : présentation de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes
  • 17 novembre : ZOOM ACTU (Ocean Viking et politique migratoire)
  • 21 novembre : un article sur le concours de logo organisé par la MDL
  • 22 novembre : l’article sur la sélection « Une lecture sous un plaid »
  • 25 novembre : ZOOM ACTU (COP 27)
ZOOM ACTU

Voici les différents ZOOM ACTU en format images :

Blog « Ressources numériques pédagogiques du lycée »

Depuis le mois dernier, je propose un blog sur l’ENT destiné aux enseignants et au personnel du lycée, afin de valoriser les ressources numériques disponibles sur l’ENT – mais pas seulement.

J’ai pris cette initiative, vu que je suis référente GAR, régulièrement destinataire de mails me demandant de relayer ces différentes ressources, et que j’ai voulu dépasser l’aspect jusque-là technique du GAR pour renforcer ses usages pédagogiques, souvent mal connus, par les enseignants.

J’ai proposé le premier point le 13 octobre, et depuis j’essaye de publier un article par semaine, soit en copiant-collant un mail reçu sur ma boite académique, soit en réalisant des visuels sur Canva pour inciter à consulter les ressources…

  • 13 octobre : octobre 2022, ressources à disposition (visuel réalisé sur Canva, j’envisage une mise à jour mensuelle)
  • 20 octobre : présentation de ressource. Suite à un appel téléphonique et l’envoi d’un mail, j’ai présenté sur le blog la ressource Startlab.
  • 8 novembre : Focus Ressources sur Educ’Arte. J’ai proposé cet article suite à la réception de flyers papier, d’affiches et de deux guides d’utilisation au CDI. J’ai gardé les guides d’utilisation et j’ai mis le reste en salle des profs…

  • 15 novembre : Utiliser Universalis en spécialités HGGSP, HLP et SVT. À nouveau destinataire d’un mail, j’ai préféré utiliser la forme de l’affiche (comme pour Educ’Arte) pour relayé l’information :

  • 17 novembre : Ressources en économie. Pour cet article, j’ai utilisé deux types de ressources : un article publié sur le site académique des SES en Nantes et consacré à l’utilisation d’Educ’Arte en SES, et des flyers que Christophe, mon collègue de maths, m’avait rapporté de la cité de l’économie.

  • 22 novembre : deux activités pour préparer le grand oral avec Universalis (mail reçu avec le lien de deux articles sur le blog Universalis et deux fiches d’activités en PDF).

Ce blog me permet de faire connaître les ressources, éventuellement d’impulser de nouveaux usages, de délester ma boite mails, et de ne pas surcharger le bulletin de veille que je propose en parallèle aux enseignants et au personnel.

Revue de presse « On en parle »

Ce mois-ci, j’ai enfin pris le temps de mettre à jour la revue de presse physique que je propose à côté du coin lecture.

Voici les différents éléments ajoutés en novembre :

Et voilà un aperçu du résultat :

E-INSTANT CDI

Concernant ce bulletin de veille que j’essaye d’envoyer à peu près régulièrement aux enseignants, je me suis rabattue cette année pour des mises à jour toutes les deux semaines, et aussi en fonction du temps dont je dispose.

Voici la page d’accueil du mois de novembre :

Faute de temps, le focus est resté le même sur octobre et novembre, avec la présentation du blog « Ressources numériques » :

J’essaierai prochainement de faire un nouveau focus, centré soit sur des publications nationales, soit sur les journées thématiques du mois de décembre.

Autres activités (réunions, stages, déplacements)

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période :

  • 27 octobre : le deuxième cours pour les étudiants de Master 2 de l’université de Montpellier, en collaboration avec mon ancienne proviseure, sur la méthodologie de travail – ce deuxième cours m’a conduite à une réflexion sur l’organisation des espaces du CDI et leur évolution, que je vous partage ci-dessous :

  • 8 novembre : le troisième cours consacré à l’analyse du rapport du jury concernant les attendus de l’épreuve disciplinaire appliquée et à la politique documentaire ;
  • 15 novembre : une formation de formateurs initialement prévue a été annulée ;
  • 16 novembre : appels téléphoniques avec les référentes TraAM documentation pour le suivi des travaux ;
  • 17 novembre : classe virtuelle des référents numériques de l’Essonne ;
  • 18 novembre : accueil au CDI de deux étudiants M1 en SVT ;
  • 24 novembre : participation à la première réunion de bassin des professeurs documentalistes

J’ai pris le temps de réveiller LudoDOC en contactant les copines profs docs qui y participent par mail, et je ne désespère pas de remettre le nez sur le site d’ici quelques semaines…

D’ici là je vous souhaite bon courage pour les trois semaines à venir, et je vous dis à très bientôt pour un prochain article sur Cinephiledoc !

Dégustation chez Ghibli

Afin de se réchauffer sous un plaid en buvant du thé, et afin de poursuivre un itinéraire dans nos imaginaires cinéphiles déjà amorcé avec Harry Potter, je vous propose pour le dernier article de cette année 2022 avant le traditionnel palmarès, un petit voyage dans l’univers des studios Ghibli.

D’ailleurs, je ne l’ai pas fait exprès, mais je publie cet article quelques jours à peine après l’ouverture du parc Ghibli au Japon !

Il me semble avoir déjà abordé cet univers, à travers des publications proposées par les éditions Ynnis, une maison d’édition qui s’est spécialisé dans les hommages (c’est même le titre d’une de leurs collections) visuels aux dessins animés en général et aux studios Ghibli en particulier.

J’avais lu ce petit ouvrage ci-dessus, qui figure toujours dans ma bibliothèque, et qui constituait véritablement ce que peut être un hommage à Ghibli : riche en images et en couleurs.

L’idée de cet article m’est venue de deux impressions qui me viennent à chaque nouveau visionnage d’un film de Miyazaki :

  1. être émerveillée par les visuels
  2. avoir faim à chaque scène qui présente de la nourriture

et c’est la lecture de deux ouvrages qui n’a fait que conforter ces impressions.

Petits bonheurs à voir

Ma collection de films comporte une étagère entière de films d’animation, qui déborde même sur une deuxième.

On y retrouve les Disney jusqu’à La Reine des neiges, avec quelques exceptions notables (Rebelle, Raiponce, La Princesse et la grenouille, ainsi que les suites que généralement je n’ai pas envie de voir, comme la suite du Roi Lion, les volets suivants d’Aladdin…) 

Figurent des adaptations d’Astérix, quelques séries animées comme Il était une fois les découvreurs, des films des studios Pixar, des réalisations de Don Bluth que je regardais enfant (Fievel, Brisby, Le Petit dinosaure…), des productions françaises comme Le Roi et l’oiseau et Gandahar. Et une quinzaine de films des studios Ghibli, de Miyazaki mais pas seulement.

Parmi ces derniers, ceux que je revois le plus régulièrement sont Mon voisin Totoro, Porco Rosso, Le Voyage de Chihiro, et mon préféré de loin : Le Château ambulant.

Ce n’est pourtant pas à celui-ci que se consacre l’ouvrage qui m’a intéressée, à nouveau une publication des éditions Ynnis.

Il s’agit de Voyage avec Chihiro, de Marta Garcia Villar, publié en version originale en 2017, et en 2022 pour sa traduction française dans la présente édition.

Que soit écrit sur la couverture du livre au dessus du titre « Ma petite bibliothèque Ghibli » laisse espérer que de prochaines publications seront consacrées aux autres films des studios – vous avez compris que je guette celle sur Le Château ambulant.

Cependant l’ouvrage est en lui-même une petite bibliothèque, une petite encyclopédie à lui tout seul, puisqu’il s’attache à faire le tour, à dresser un panorama complet, visuel et particulièrement érudit, du Voyage de Chihiro.

La passion de l’auteure pour le film est en effet particulièrement palpable.

Au sommaire, et de manière non exhaustive, on retrouve :

  • une présentation de l’équipe (quasi) complète aux commandes du film,
  • le contexte de création du film avec un rappel des événements mondiaux contemporain de sa sortie, et toute l’épopée de sa création, depuis la situation des studios en 2001 jusqu’à la post-production,
  • une présentation des différents personnages du film,
  • un panorama des aspects culturels avec les thématiques présentes, ainsi qu’un chapitre entier sur le folklore japonais,
  • une analyse des aspects techniques : animation numérique, décors, son, musique, influences esthétiques et littéraires (entre autres),
  • des clefs de lecture pour comprendre Le Voyage de Chihiro,
  • les échos de Chihiro dans les autres films des studios Ghibli (et réciproquement),
  • des entretiens et des témoignages,
  • un aperçu du merchandising et des objets promotionnels vendus ou distribués à la sortie du film

Le tout est très riche, très dense, abondamment illustré, comme peut l’être une table bien garnie dans un film des studios.

Cela m’a rappelé la façon très généreuse dont les studios mettent à disposition de manière totalement gratuite les images issues de leur film…

La chose avait été soulignée et évoquée lorsqu’ils en avaient pris l’initiative en 2020, ce qui permet de retrouver les images qu’on a vues et revues de ces films, et de pouvoir illustrer un tel article comme il se doit !

L’ouvrage de Marta Garcia Villar me l’a rappelé indirectement, et m’a irrémédiablement donné envie de revoir Le Voyage de Chihiro (ainsi que plusieurs autres films des studios et en particulier de Miyazaki)… mais elle m’a aussi rappelé l’autre élément auquel je ne résistais jamais dans ces films : la nourriture.

Petits bonheurs à déguster

Cette question est souvent abordée par les amateurs des studios Ghibli, il n’y a qu’à voir le nombre de vidéos sur YouTube se demandant pourquoi la nourriture a l’air aussi appétissante et comment reproduire les plats qui y sont préparés.

Là encore, je ne résiste pas à montrer le plus alléchant, non seulement dans Le Voyage de Chihiro :

et ce n’est pas étonnant que les parents de Chihiro cèdent à la tentation, je n’aurais moi-même pas pu y résister…

mais aussi dans Le Château ambulant :

où des oeufs au bacon m’ont rarement autant mise en appétit, ce que le personnage de Marco rend bien communicatif :

Il n’y a qu’à voir la façon dont le lard brille, dont les oeufs reluisent, dont le jaune coule dans l’assiette, pour en avoir directement l’eau à la bouche.

Pour tenter de reproduire ces univers culinaires quasiment à la perfection, il n’y a pas mieux que Gastronogeek.

Les différents ouvrages de Thibaud Villanova commencent à faire une sacrément belle collection, lorsqu’on commence à les accumuler, et cela même si l’on n’est pas un virtuose de la cuisine. Je reproduis ici telle quelle sa bibliographie sur Wikipédia, en ne notant que les ouvrages qui figurent dans ma bibliothèque :

  • Gastronogeek, de Thibaud Villanova, Paris, Hachette Cuisine, .
  • Gastronogeek – Le Livre des potions, de Thibaud Villanova et Stéphanie Simbo, Paris, Hachette Heroes, .
  • Gastronogeek – 37 recettes inspirées des séries cultes, de Thibaud Villanova et Mathilde Bourge, Paris, Hachette Heroes, .
  • Les banquets d’Astérix, de Thibaud Villanova et Nicolas Lobbestael, Paris, Hachette Heroes, .
  • Gastronogeek spécial dessins animés, de Thibaud Villanova, Paris, Hachette Heroes, .
  • Gastronogeek recettes végétariennes, de Thibaud Villanova, Paris, Hachette Heroes, .
  • La cuisine dans Ghibli, de Thibaud Villanova et Nicolas Lobbestaël, Paris, Hachette Heroes, .

Je n’achète pas tout systématiquement, en revanche l’un de ceux qui manque à ma mini-collection et que je me garde éventuellement comme craquage à venir est l’ouvrage co-écrit avec Benjamin Brillaud, alias Nota Bene : Cuisiner l’Histoire, de Thibaud Villanova et Benjamin Brillaud, Paris, Hachette Heroes, .

J’ai beau ne pas cuisiner régulièrement – ou plus exactement ne pas me lancer chaque jour un nouveau défi culinaire à réaliser – c’est à Thibaud Villanova que je dois ma recette préférée de donburi, une recette d’okonomiyaki et surtout un émerveillement régulier devant les vidéos de recettes qu’il poste sur YouTube ainsi que devant certaines pages de ses livres.

Son ouvrage La Cuisine dans Ghibli publié en juin 2022 ne fait pas exception.

Comme d’habitude avec les livres de Thibaud Villanova, globalement et visuellement, ça en jette. Si les films de Ghibli donnent faim, les livres de recettes filent carrément la fringale du siècle.

Si je fais un petit parallèle entre une scène de film (celle des parents en train de se baffrer dans Chihiro) :

ce qui déjà est assez insoutenable, voilà ce que cela donne dans le livre :

Une merveille !

Et encore, ma fameuse scène avec les oeufs au plat du Château ambulant m’apparait du coup sous cette forme :

et suscite immédiatement chez moi l’envie d’aller mettre une poêle sur ma plaque à induction.

Après la présentation des recettes toutes plus alléchantes les unes que les autres, vient une partie consacrée aux astuces pour la préparation des légumes, des nouilles.

On retrouve aussi, pour notre immersion dans la culture japonaise, un glossaire des termes culinaires, des recettes de bouillons, des astuces pour la cuisson du riz (ce qui me rappelle que je ne suis jamais parvenue à faire un riz à sushi satisfaisant, ce qui reste une vraie frustration pour moi), des conseils en terme d’assaisonnement.

Le livre refermé, comme tous les livres de la collection Gastronogeek, on se retrouve comme l’âne de Buridan qui hésite entre voir des films de Miyazaki ou cuisiner des recettes Ghibli, ou alors l’inverse, ou peut-être les deux à la suite, ou peut-être les deux simultanément.

En tout cas, c’est sûr, la prochaine fois que je regarde le Château ambulant, c’est en mangeant des oeufs au bacon.

D’ici là, je vous souhaite de bonnes dégustations, visuelles et culinaires, et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

Octobre 2022 : séances et animations du CDI

Comme je l’avais annoncé dans l’article du mois de septembre, je vais détailler ici un ensemble d’actions menées en septembre et en octobre, en essayant de maintenir un équilibre entre les différents articles.

Je risque donc, de la même manière que pour l’article du mois de septembre, d’opérer une sorte de lissage qui se reportera certainement sur l’article de novembre.

Séances et actions pédagogiques

Je vais énumérer ci-dessous les séances menées entre le 26 septembre et le 22 octobre, et revenir plus en détail sur un projet en particulier : ENTER-PRISE avec les élèves de Première STMG.

Détail des séances menées
  • comme indiqué dans l’article du mois de septembre, entre le 5 septembre et le 7 octobre, nous avons vu la totalité des classes de seconde en demi-groupe pour la découverte du CDI sous la forme d’un escape game
  • entre le 26 septembre et le 6 octobre, nous avons accueilli les 6 groupes de Première STMG pour le projet ENTER-PRISE que je vais présenter plus bas
  • participation à des projets à l’année dans le cadre de l’enseignement moral et civique en première : mémoire de l’esclavage et de la colonisation à raison d’une heure par semaine (suivi des activités et accompagnement des élèves dans leurs recherches)
  • présentation du portail E-SIDOC et des ressources du lycée aux élèves de terminale en enseignement moral et civique pour des recherches sur la démocratie, pour les projets sur la mémoire de l’esclavage et de la colonisation, et en enseignements de spécialité (mathématiques et HGGSP) pour la préparation du grand oral – pour ces séances, j’ai repris des supports utilisés l’an dernier
  • accompagnement à la recherche pour les élèves de spécialité HLP terminale (2h) sur l’axe thématique de la recherche de soi avec des thèmes de recherche tels que la psychanalyse, le romantisme, le surréalisme et le double
  • accueil d’une classe de terminale pour un travail sur l’orientation avec leur professeure principale
  • suivi des campagnes PIX pour les élèves de seconde, première, terminale et les étudiants de deuxième année de BTS
  • mon collègue a mené des séances sur la BD avec deux classes de seconde en collaboration avec une collègue de français
Projet ENTER-PRISE : Escape Game Première STMG

Parallèlement à la réalisation en juin de l’escape game « La quête du savoir » à destination des élèves de seconde, nous avons été approchés Roman et moi par l’enseignante coordonnatrice en éco-gestion, qui souhaitait faire un rappel aux élèves de Première STMG en début d’année scolaire sur les ressources du CDI, principalement autour de l’orientation.

Là encore, c’est la forme de l’escape game que nous avons privilégiée, afin d’impliquer au mieux les élèves dans l’activité.

Le scénario est le suivant :

Enter – prise est une start-up recrutant des profils très variés : vous avez décidé d’y postuler.
Pour cela, vous devez déjà retrouver le métier que vous exercez, puis passer l’entretien d’embauche, qui vous permettra d’accéder à votre profil.
Il vous faudra ensuite gravir les différents échelons pour parvenir, ensemble, à la tête de l’entreprise.
Bonne chance !

Pour démarrer la séance et constituer les équipes, nous avons repris l’idée de la collègue d’éco-gestion, qui utilise les cartes du jeu des 7 familles de l’informatique.

Une fois les équipes constituées, les élèves ont à leur disposition une brochure ONISEP et 6 CV fictifs, dont je reproduis un un modèle ici :

Une fois qu’à l’aide de la brochure, ils ont trouvé parmi les 6 CV celui qui correspond à leur équipe, une fiche équipe leur ai remis :

Contrairement à ce qui est indiqué sur la fiche, une fois cette dernière récupérée, ils passent directement à l’étape 3 (je reviendrai plus bas sur l’étape 2).

  1. pour cette étape 3, ils doivent reconstituer l’image du puzzle, qui est la couverture d’un livre, puis ensuite chercher ce livre sur E-SIDOC pour aller le récupérer dans le rayon ;
  2. dans le livre, ils récupèrent un code morse qu’ils doivent traduire, ce qui leur donne deux titres de presse associés à la filière éco-gestion, ils doivent ensuite aller chercher ces titres dans le kiosque, et récupérer les mots croisés de l’un des deux titres, qui combinés avec une autre équipe qu’ils doivent retrouver, leur donnent deux mots ;
  3. chaque équipe doit ensuite traduire la première lettre d’un de ces deux mots en chiffre grâce à une roue de César, ce qui leur donne le code final

L’ensemble de ces activités peut prendre jusqu’à une heure, mais les groupes étaient accueillis au CDI pendant deux heures, ce qui permettait de moduler les activités en fonction de leur rapidité.

À la fin de l’escape game, s’il restait du temps durant la première heure, était ainsi prévue l’activité de « l’entretien d’embauche » réalisée entièrement par Roman.

Pour celle-ci, il a utilisé le principe du jeu CODE NAME, en ne gardant que les cartes qui pouvaient être associées à l’univers de l’entreprise et à la filière éco-gestion. Nous avons ainsi imprimé et plastifié 3 jeux de 25 cartes, pour faire s’affronter les 6 équipes.

Durant la deuxième heure, en reprenant les CV fictifs proposés à chaque équipe et en utilisant les ressources du CDI sur l’orientation (classeurs du CIDJ, brochures ONISEP), les élèves font des recherches sur les métiers accessibles via la filière éco-gestion pour ensuite les présenter à l’oral.

Mis à part quelques réajustements et quelques petites améliorations, les séances ont été très appréciées à la fois par les élèves et par les collègues d’éco-gestion qui sont venus avec leurs groupes.

Sélections thématiques / valorisation du fonds

Comme indiqué dans l’article du mois de septembre, je reviens ici sur les sélections proposées entre début septembre et le 22 octobre, de manière chronologique.

J’avais pu aux mois de juin / juillet préparer certaines de ces sélections, mais comme les espaces de présentation étaient occupés par les travaux réalisés en arts plastiques, et comme j’ai parfois zappé certaines dates, je ne les ai pas toujours mis en valeur comme je l’avais initialement prévu.

J’indique comme à mon habitude par un code couleur les sélections proposées par Roman, les miennes, ou celles proposées à deux.

  • 13 septembre : journée des développeurs et des programmeurs (J)

Pour cette journée, j’ai recyclé une affiche déjà réalisée sur Canva, en mettant simplement à jour la liste des ressources proposées :

Je lui ai associé la sélection suivante en tête de rayon :

J’avais prévu initialement de proposer aussi des documents détournant les notions d’algorithmes, comme ces visuels :

Mais je n’y ai plus repensé ensuite, et ils sont restés sur mon chariot derrière le bureau…

  • 17-18 septembre : journées européennes du patrimoine (R)

À l’occasion des journées européennes du patrimoine, Roman a proposé la présentation suivante sur le blog du CDI :

à cette présentation était associée la sélection suivante :

  • Semaine européenne du développement durable (J)

Le 19 septembre, j’ai installé une sélection de ressources avec certaines affiches de Good Planet à l’occasion de la semaine européenne du développement durable :

Pour compléter cette sélection, j’ai publié sur le blog du CDI la présentation suivante, réalisée sur Canva :

  • 26 septembre : journée mondiale du rêve (J)

Pour cette petite sélection préparée en juin, je voulais associer aussi bien la figure de Martin Luther King que des ressources en cinéma ou en littérature…

Cette sélection a remplacé celle proposée par Roman dans le cadre des journées du patrimoine :

  • 6 octobre : sélection littérature et féminisme (J)

À l’occasion du Prix Nobel de littérature attribuée à Annie Ernaux, j’ai proposé une sélection d’ouvrages sur le féminisme, de textes écrits par des autrices, et évidemment des œuvres d’Ernaux.

Si je n’ai pas proposé un visuel qui lui était exclusivement consacré, j’en ai fait un numéro de mon ZOOM Actu que vous trouverez plus bas.

  • sélection Halloween (J)

Pour cette sélection, nous avons aussi proposé le premier puzzle collaboratif de l’année (nous attendons toujours d’en avoir terminé avec les visites de seconde pour l’installer) : cette année, nous ouvrons la saison des puzzles avec Harry Potter.

Voici les deux installations, avec quelques araignées qui se sont invitées :

 

  • sélection BD historiques

Roman étant un spécialiste incontesté de la bande-dessinée, je lui ai proposé de faire cette sélection à quatre mains, en donnant chacun 3 coups de cœur de bandes-dessinées historiques :

Nous avons installé cette sélection devant le rayon Histoire-géo :

  • nouveautés

Voici une petite galerie avec les nouveautés reçues durant cette période :

Communication

Je reviens ici sur les publications proposées dans le blog du CDI à destination des élèves, des enseignants et du personnel, sur la communication élève autour des campagnes PIX et sur le bulletin de veille à destination des enseignants.

Blog du CDI

Voici les articles publiés durant cette période :

  •  6 septembre : la présentation des horaires d’ouverture du CDI,
  • 8 septembre : la remise en route du ZOOM ACTU (vie publique et démocratie),
  • 9 septembre : « Elizabeth II : comprendre la couverture médiatique d’un événement »
  • 13 septembre – 26 septembre : les journées et semaines présentées plus haut
  • 29 septembre : ZOOM ACTU (développement durable)
  • 7 octobre : ZOOM ACTU (féminisme et littérature)
  • 11 octobre : Halloween
  • 13 octobre : BD historiques
  • 14 octobre : ZOOM ACTU (géopolitique des énergies)
ZOOM ACTU

Voici les différents ZOOM ACTU en format images :

Campagnes de rentrée sur PIX

Ayant lancé les campagnes de rentrée aux alentours du 13 septembre, j’ai décliné l’affiche proposée aux enseignants sur PIX ORGA pour une version élèves que j’intègre dans les différents mails qui leur sont envoyés :

Étant depuis cette année administratrice de l’ENT, j’en ai profité pour doubler les mails par des messages flash sur l’ENT pour tenter d’avoir plus d’impact.

E-INSTANT CDI

Concernant ce bulletin de veille que j’essaye d’envoyer à peu près régulièrement aux enseignants, je me suis rabattue cette année pour des mises à jour toutes les deux semaines, et aussi en fonction du temps dont je dispose.

J’ai ainsi refondu quelque peu la page d’accueil :

La principale nouveauté est la petite étoile qui indique à chaque fois que la sélection thématique proposée au CDI est doublée d’un article sur le blog, pouvant permettre d’accéder éventuellement à un contenu enrichi.

Le premier focus était consacré au dossier « Kit de survie numérique au lycée » déjà présenté dans l’article de septembre.

J’avais enfin choisi sur la page « Éducation » de mettre en avant les évolutions de la formation continue avec l’EAFC :

Concernant la communication à destination des enseignants, je propose désormais également un blog sur les ressources numériques, que je vous présenterai dans l’article du mois de novembre.

Autres activités (réunions, stages, déplacements)

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période :

  • 27 septembre : temps de travail pour le prochain cours de master 2
  • 4 octobre : formation de formateurs
  • 6 octobre : conseil pédagogique
  • 12 octobre : réunion nationale des référentes TraAM en documentation (à distance)
  • 17 octobre : conseil pédagogique

LudoDOC est du coup encore un peu en sommeil, mais je ne désespère pas de réveiller le site pendant la prochaine période…

D’ici là je vous souhaite bon courage, de bonnes vacances, et je vous dis à très bientôt pour un prochain article sur Cinephiledoc !

Sur les traces de Harry Potter

Pour cet article #lecture du mois d’octobre, je reviens sur quelques promenades littéraires et cinéphiles que j’ai faites durant cet été.

En effet, le livre dont je vais vous parler dans quelques instants a été le très heureux préambule d’une de mes escapades estivales, et je l’ai dévoré en une poignée d’heures.

Cela faisait un moment qu’on me le recommandait, et j’ai attendu la fin de l’année (scolaire) pour me décider à arrêter de passer devant dans les librairies sans l’acheter. Je ne l’ai absolument pas regretté.

Relations personnelles à une saga

J’avais 11 ans quand le premier tome de Harry Potter a été publié dans sa langue originelle.

Donc, si l’on se plonge directement dans l’histoire du sorcier le plus connu au monde, je pourrais affirmer de manière très péremptoire que Harry Potter et moi avons le même âge et avons grandi ensemble – évidemment comme l’ensemble d’une génération.

Nous n’avons pas grandi ensemble, nous avons (au début) grandi côte à côte. La Chambre des secrets a été publiée en 1998, Le Prisonnier d’Azkaban en 1999, et La Coupe de feu en 2000.

Quant aux traductions françaises, si l’on reprend du début, cela donne : 1998 pour le premier, 1999 pour le deuxième, 1999 pour le troisième et 2000 pour le quatrième. Le léger décalage a vite été rattrapé par la suite compte tenu du succès de la saga. Les trois derniers tomes sont sortis respectivement en 2003, 2005 et 2007.

Concernant les adaptations cinématographiques, j’énumère rapidement les 8 années concernées : 2001, 2002, 2004, 2005, 2007, 2009, 2010 et 2011.

Harry Potter et moi avons donc au début grandi côte à côte. Lorsque le premier tome est traduit en français, je n’y prête pas attention. Pas plus pour les trois suivants.

C’est en 2001 que je découvre Harry Potter, non pas avec l’adaptation au cinéma mais à la faveur d’un petit séjour à l’hôpital, durant lequel on m’offre le premier tome pour occuper mes journées. Évidemment, je réclame directement la suite. Et c’est ainsi que je plonge tête baissée dans l’univers de J.K. Rowling.

Nous ferons alors ensemble la suite du parcours : en 2003, je guette la traduction française du cinquième tome (qui restera mon préféré), puis en 2006 celle du sixième tome. En 2007, je ne peux pas supporter d’attendre 4 mois pour découvrir le septième tome dans sa traduction, je le lis directement en anglais.

Je guette les adaptations cinématographiques, je rajoute à ma bibliothèque les ouvrages qui accompagnent la saga… et j’ai un bon nombre de produits dérivés qui meublent mon quotidien (vous en trouverez quelques-uns ici), et qui vont du pins au porte-clefs en passant par la baguette d’Hermione.

Mon addiction, si elle ne s’embarrasse pas des polémiques qui ont depuis entouré J.K. Rowling et ses personnages, ne s’étend pas cependant à l’univers des Animaux fantastiques, dont je n’ai vu pour l’instant que les deux premiers volets, sans forcément ressentir le même attachement.

Bref, pour résumer, j’ai grandi finalement avec Harry Potter et j’aime son univers, qui demeure pour moi une sorte de « doudou » affectif.

Dans l’ombre de Harry Potter

J’en reviens donc à ce livre, devant lequel je suis passée et repassée plusieurs fois avant de me décider 1/ à l’acheter 2/ à le lire.

Il s’agit de Numéro deux, de David Foenkinos, publié chez Gallimard en février 2022. De Foenkinos, j’avais déjà lu Charlotte, La Tête de l’emploi et Le Mystère Henri Pick, dont j’avais adoré l’adaptation au cinéma avec Luchini et Camille Cottin.

Associant le nom de l’auteur et la quatrième de couverture, je me suis plongée dans ce roman, mêlant faits réels et éléments imaginés, avec beaucoup de curiosité.

C’est à cette quatrième de couverture que je laisse la parole ici :

« En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre.
Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi. »

Si l’on s’attarde sur le titre et la fin de ce petit résumé, cela revient à mettre en parallèle les deux destins : celui qui dans les romans (dans leur version originale) est appelé « the chosen one », ou l’élu, d’un côté, et de l’autre, cet ironiquement fameux « numéro deux » (the second one en anglais), « celui qui n’a pas été choisi ».

C’est ce parcours que David Foenkinos nous invite à suivre : celui du garçon qui a failli être Harry Potter, une histoire poignante, troublante, parfois pleine d’ironie et parfois glaçante.

À l’une des étapes du roman, il compare cette trajectoire à celle de Pete Best qui fut le premier batteur des Beatles avant d’être remplacé par Ringo Starr.

Pour ma part, le livre m’a surtout rappelé un film sorti en 2011 : Killing Bono :

À Dublin, Neil McCormick et son jeune frère Ivan montent le groupe de rock Shook Up, avec l’ambition de devenir le plus grand groupe de rock du monde. Au même moment, Paul Hewson, leur camarade de classe, chante dans son propre groupe qui vient lui aussi de se former. Neil, persuadé que le sien est bien meilleur, ne se doute pas encore que le groupe qui le concurrence va bientôt sortir de l’ombre sous le nom de U2, et que Paul Hewson deviendra une star planétaire sous celui de Bono.

Ce film évoquait, comme Numéro deux, toute la difficulté de se construire une identité quand on a constamment sous les yeux l’identité encombrante de ce qu’on aurait pu être.

La difficulté principale du héros, Martin Hill, elle tient aussi à la proportion démesurée que prend l’engouement des lecteurs et des spectateurs pour l’univers de Harry Potter : durant ces années où la sortie des livres et celle des films sont quasiment simultanées, le nom de Harry Potter est sur toutes les lèvres, et il est de plus en plus difficile d’y échapper, d’en être en quelque sorte déconnecté.

Ce phénomène se rapproche à mon sens de l’usage que l’on fait du numérique ou des réseaux sociaux : nous avons presque tous côtoyé dans notre entourage cette personne qui, se défendant d’avoir un smartphone, d’être inscrit sur tel ou tel réseau social, finit par sauter le pas sous l’influence d’autrui ou pour pouvoir effectuer des démarches de la vie courante.

Alors certes, on ne devient pas du jour au lendemain fan absolu de Harry Potter si (et ici j’opère un raccourci quelque peu facile) l’on n’est pas tombé dedans étant petit. Mais cet univers s’est frayé un tel chemin jusque dans nos vies quotidiennes que même une personne complètement étrangère sera amenée à l’avoir sous les yeux.

Harry Potter à Londres

C’est suite à cette lecture que je suis allée à Londres au mois d’août dernier.

Comme je connaissais déjà la ville, j’avais déjà pu voir certains lieux emblématiques de la saga :

  • évidemment la fameuse voie 9 ¾ à la gare de King’s Cross – désormais prise d’assaut et absolument inaccessible, avec le chariot de Harry Potter (juste à côté il y a la boutique officielle Harry Potter, où il faut jouer des coudes et se frayer un chemin pour savoir si oui ou non on se décidera à acheter un retourneur de temps, une écharpe Gryffondor ou un plateau d’échecs…)
  • le Millenium Bridge qui apparaît au début du 6e film, Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé, pour être détruit par les Mangemorts
  • Piccadilly Circus que l’on retrouve dans le 7e film, Les Reliques de la Mort (Partie 1), lorsque Harry, Ron et Hermione s’enfuient du mariage du frère de Ron suite à une attaque des Mangemorts. C’est à Piccadilly Circus que Hermione les fait réapparaître, plus précisément sur Shaftesbury Avenue et ses nombreux théâtres, où elle leur explique qu’elle allait souvent avec ses parents.

L’application Visit London (et sûrement énormément d’autres applications et sites internet) recense les activités et les lieux associés à Harry Potter lorsqu’on se rend à Londres. Voici celles que je garde éventuellement pour un prochain séjour :

  • les studios de la Warner Bros (auxquels il faut réserver une journée entière)
  • le zoo de Londres
  • des parcours thématiques organisés dans la ville
  • le spectacle « Harry Potter and the cursed child » au Palace Theatre (en deux parties de 2h30 chacune)…

Et voici celles que j’ai pu mener :

  • la visite du Leadenhall Market, ayant inspiré le chemin de Traverse, et dont vous avez un petit aperçu ci-dessous :

J’y suis allée un dimanche matin, l’endroit était désert, mais donnait malgré tout une idée de son charme et de son effervescence habituelle.

  • durant une de mes balades, je suis passée devant le Palace Theatre où se joue le spectacle mentionné plus haut

J’aurais pu réserver une place, mais j’avoue que la durée et le fait de devoir réserver forcément les deux parties le même jour (à 13h la première et à 18h la deuxième) m’a un peu freinée… je garde donc l’idée pour une prochaine fois.

Mais l’activité principale en lien avec l’univers de J.K. Rowling et à laquelle j’ai consacré du temps était :

  • The Harry Potter Photographic Exhibition au London Film Museum

Le London Film Museum est situé non loin de Leicester Square et de Covent Garden, c’est un musée qui organise des expositions temporaires (durant mon séjour sur Harry Potter, mais précédemment sur la saga James Bond).

On y accède en réservation un billet en ligne, et l’exposition est vraiment immersive, tout en se concentrant sur les tournages des films.

On y retrouve donc quelques éléments de décors, des photos de tournage, ainsi que des vidéos de témoignages (producteurs, acteurs, décorateurs…).

On peut se faire prendre en photo sur un balai devant un fond vert, voir la moto d’Hagrid, le registre de Gringotts, la robe de sorcier de Voldemort…

En fin de parcours, il y a évidemment un café où déguster de la biéraubeurre (mais je n’ai pas testé) et une boutique où l’on retrouvera les mêmes produits dérivés qu’à King’s Cross.

La visite dure environ 1h30 et vaut le détour pour les fans de la saga, et elle est une excellente invitation à revoir les films ou à relire les livres, preuve supplémentaire de l’impact de l’univers de Harry Potter dans notre imaginaire collectif.

C’est sur cet univers et sur cet imaginaire que je vous laisse, et vous dis à très bientôt pour un nouvel article – et un tout autre univers – sur Cinephiledoc !

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