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2014 : Palmarès de lecture

Je suis très heureuse de reprendre cette idée de l’an dernier, suscitée par tous les tops et flops de fin d’année publiés par blogueurs et twittos…

Un petit mot tout d’abord sur les petites choses que j’ai eues à Noël, et dont je fais rarement la critique, car le plus souvent, il ne s’agit pas de parutions récentes, à de rares exceptions près…

Lectures cinéphiles à venir…

Je n’ai pas été très gourmande en livres sur le cinéma cette année, sur ma liste au Père-Noël. J’ai tout de même reçu deux ouvrages :

  • Le Gastronogeek, un livre qui passe en ce moment rarement inaperçu, puisqu’il s’agit d’une publication récente, que l’on retrouve aussi bien au rayon cuisine qu’au rayon cinéma. Sorti en novembre 2014 aux éditions Hachette, il est l’oeuvre de Thibaud Villanova et de Maxime Léonard, et est sous-titré fort justement « 42 recettes inspirées des cultures de l’imaginaire ». En effet, ce livre est moins un recueil de références culinaires que le prétexte à évoquer des souvenirs cinématographiques et télévisuels. Attention, ceci n’est pas un reproche. On y retrouve l’univers de Star Wars, de Doctor Who, d’Harry Potter, ou encore du Seigneur des anneauxun vrai bonheur pour les geeks. Mais je pense que j’aurai plus de facilité à réaliser le Beef Tannen Burger de Retour vers le futur, que l’Oeil de Sauron (un sabayon à la pulpe d’orange et chocolat noir) du Seigneur des anneaux, tout visuel et évocateur soit-il. Pour l’instant davantage mises en scène visuelles, il ne me reste plus qu’à sauter le pas pour voir si ces recettes, une fois réalisées, gardent le mystère et la magie que leur ont conférées leurs auteurs.

Gastronogeek

  • Stanley Kubrick, de Michel Ciment, un ouvrage publié en 2011 (édition définitive) aux éditions Calmann-Lévy et préfacé par Martin Scorcese. Je n’avais aucun livre sur Kubrick dans ma bibliothèque – ce qui me manquait beaucoup – et je cherchais quelque chose qui soit à la fois un ouvrage récent et de référence sur le sujet. Michel Ciment étant un spécialiste du cinéma américain, et l’auteur d’une quantité incroyable d’entretiens avec des réalisateurs hollywoodiens, je pense que j’ai visé juste avec ce livre, qui semble promettre autant visuellement que dans son contenu. J’en dirai quelques mots plus tard, lorsque je l’aurai parcouru un peu plus en détail, ce dont j’ai hâte.

kubrick michel ciment

Palmarès 2014

Passons maintenant au palmarès proprement dit.

  • Le prix du livre dont je n’ai pas fait la critique sur ce blog est attribué à Screen, la réédition récente d’un roman américain de Barry N. Malzberg, où le héros reçoit la palme du fantasme masculin, puisqu’il a la capacité d’entrer dans un film et de coucher avec les comédiennes les plus célèbres de l’époque, le tout avec un vocabulaire des plus crus. Je ne me considère pas comme quelqu’un de particulièrement prude ou coincée, mais je dois avouer que la perspective de devoir insérer des citations dans un article consacré à ce livre m’a arrêtée, moins par gêne qu’à l’idée qu’on tombe sur mon blog avec des équations de recherche quelque peu inattendues. Mais si vous voulez des émotions fortes, et que la littérature érotique actuelle ne trouve pas grâce à vos yeux, je vous recommande tout de même ce livre… attachez vos ceintures !
  • Le prix du second volume qui tient toutes ses promesses, et qui nous fait attendre avec impatience la sortie du troisième est attribué à l’ouvrage d’Enrico Giacovelli, Le Silence est d’or, consacré aux années flamboyantes du cinéma muet hollywoodien, un livre qui tire absolument parti des ressources du numérique en proposant une chaîne YouTube à consulter au fil de sa lecture.

Le silence est d'or

  • Le prix du roman sur le cinéma, pas tout à fait autobiographie romancée, mais plutôt instantané romancé de trois destins qui se croisent, est attribué à L’Année des volcans, de François-Guillaume Lorrain, qui revient avec enthousiasme sur la rencontre de Roberto Rossellini et Ingrid Bergman, et sur un amour à trois explosif : Rossellini, Bergman et Anna Magnani, avec en toile de fond les tournages de Stromboli et de Vulcano. Bien que cette lecture m’ait un peu moins portée que le roman retenu l’an dernier, elle m’a tout de même fait passer un très agréable moment, et m’a permis de revenir sur la manière dont je choisis mes lectures cinéphiles.
  • Le prix de la découverte dépaysante est attribué au premier volume de l’autobiographie de la comédienne Anjelica Huston, A story lately told, qui, non content de nous faire voyager dans le temps, et entre les États-Unis, Paris et l’Écosse, m’a permis de proposer, le premier article à quatre mains et bilingue de Cinephiledoc !
  • Le prix du générateur de trolls est attribué aux Mythes et idéologie du cinéma américain, de Laurent Aknin, qui analyse les obsessions et les angoisses du cinéma américain post-11 septembre, notamment dans les films de super-héros et de science-fiction. La critique que j’ai faite de ce livre m’a valu un échange passionné avec une personne qui ne voulait pas comprendre qu’un compte-rendu de lecture ne peut être exhaustif et que, même si j’essaye d’en donner une idée générale, pour se faire une opinion sur le livre dont je parle, mieux vaut également le lire.
Sources : http://www.livres-cinema.info/livre/5625/mythes-et-ideologie-du-cinema-americain

Sources : http://www.livres-cinema.info/livre/5625/mythes-et-ideologie-du-cinema-americain

  •  Le prix de l’autobiographie qui aurait pu être un roman est décerné à La Mécanique du rire, de Buster Keaton, qui revient, dans un style qui rappelle les romans américains tels que ceux de Mark Twain ou le Martin Eden de Jack London, sur son enfance saltimbanque, sur sa venue au cinéma et sur ses aléas professionnels et personnels à la venue du parlant.
  • Le prix de la déclaration d’amour au cinéma est attribuée à la compilation des écrits d’Henri Langlois, réalisé à l’occasion des cent ans de sa naissance, et de l’exposition que lui a consacrée la Cinémathèque française en début d’année.
Source : Decitre

Source : Decitre

  • Le prix de la réhabilitation – quoi que ce ne soit pas le terme le plus approprié – en même temps que le prix de « je suis objectif mais quand même » est décerné à l’ouvrage Truffaut et Godard d’Arnaud Guigue, où clairement pour l’auteur, ce n’est certainement pas Godard > Truffaut, ni même Truffaut ≥ Godard, mais bien Truffaut > Godard (ou comment réutiliser d’une manière complètement impromptue et jubilatoire des symboles de maths étudiés en primaire).
  • Enfin, le prix du « je vous en aurais bien parlé si je n’en avais pas déjà parlé » est attribué au livre Game of thrones saison 3 et 4, magnifique ouvrage revenant sur les coulisses des deux dernières saisons de la série. En effet, j’avais déjà consacré un article à l’ouvrage traitant des saisons 1 et 2, et le plus récent rassemblant toutes les qualités de ce dernier, je ne vois rien de plus à ajouter…

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… Si ce n’est bonne fin d’année à tous et rendez-vous en 2015 pour de nouvelles lectures et de nouveaux projets !

Hors-série 2-2014 : histoire et cinéma

Voici déjà le deuxième hors-série de l’été, qui se penche, cette fois-ci, sur les relations entre histoire et cinéma. J’ai déjà eu l’occasion sur ce blog d’évoquer des films et des séries télévisées abordant des sujets historiques, de près ou de loin.

N’étant pas historienne, je ne peux malheureusement pas établir le degré de fidélité d’une reconstitution, ou savoir que les pierres de tel ou tel château ne colle pas forcément avec l’époque qu’elles sont censées représenter.

Ce que je voudrais traduire ici, grâce aux références convoquées, ce n’est pas tant l’histoire comme une science, mais de quelle manière la grande histoire se présente aux cinéphiles comme une merveilleuse histoire, une illusion fantastique, à l’image des projections qu’ont pu susciter les ancêtres du cinéma que sont les lanternes magiques.

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Je me souviens encore des quelques mots prononcés par le narrateur au début de Fanfan la Tulipe, film de Christian-Jaque avec Gérard Philipe, pas pour ce qu’ils ont d’incroyablement chauvin, mais uniquement pour les images qu’ils évoquent :

Il était une fois un pays charmant qui s’appelait la France. Regardez-la par le petit bout de la lorgnette, c’est elle en plein XVIIIe siècle. Alors on vivait heureux, les femmes étaient faciles et les hommes se livraient à leur plaisir favori : la guerre — le seul divertissement des rois où les peuples aient leur part.

Si j’aime autant l’histoire, le cinéma y est pour beaucoup. Et ce que j’aime au cinéma, ce sont (mais pas seulement, bien entendu) les films historiques.

HORS-SERIE

Parmi ces films historiques, il y a un bon nombre d’oeuvres consacrées à l’Antiquité, oeuvres récentes ou non, de Ben-Hur à Gladiator, des films sur le Moyen-âge, tels que Kingdom of heaven, sur la Renaissance, sur Louis XIV, sur l’histoire anglaise (surtout l’ère élisabéthaine), sur le siècle des Lumières (Beaumarchais l’insolent, Barry Lyndon), sur Napoléon, sur l’ère victorienne, sur la première guerre mondiale, et ce jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

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N’étant pas une passionnée d’histoire contemporaine, je m’arrête généralement en 1945, même s’il peut y avoir des exceptions, comme ce film italien de six heures, Nos meilleures années, consacré à l’histoire de l’Italie entre 1966 et 2004, et qui suit une famille tout au long de cette période.

Généralement, si je regarde un film historique, en dehors de ce qu’il peut m’apprendre, ce n’est pas pour retrouver une réalité trop proche, mais au contraire, pour plonger dans des époques lointaines.

Histoire et cinéma

Le livre que j’ai retenu pour ce hors-série satisfera autant ceux qui veulent, comme moi, partir à la découverte d’autres époques, que ceux qui ne souhaitent pas trop s’éloigner.

L'histoire fait son cinéma

L’histoire fait son cinéma en 100 films, de Guillaume Evin, est paru l’année dernière, en avril 2013, aux éditions de la Martinière, et est préfacé par le réalisateur Costa-Gavras, président de la Cinémathèque française, mais également auteur d’un certain nombre de films historiques, tels que Z, L’Aveu ou encore, plus récemment, Amen.

L’ouvrage est sous-titré : « De la Guerre du feu à Démineurs ». Et c’est donc une chronologie quasi impeccable et scrupuleuse que va suivre l’auteur.

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Cent films, suivant les périodes, c’est trop peu ou c’est trop : le Japon des samouraïs en un film, la France de Louis XIV en un film, Napoléon en quatre films (dont deux versions de Guerre et Paix, l’une américaine, l’autre russe). Fort heureusement, la seconde guerre mondiale, et toute sa complexité, fait l’objet de plusieurs sous-parties : montée du nazisme, Résistance, collaboration, déportation et génocide, espionnage, débarquement… Mais le choix a dû être rude !

L’ouvrage est, par ailleurs, très agréable à feuilleter, et à lire. Il n’est jamais jargonnant, et est à la portée aussi bien d’un public d’experts que d’amateurs. Il n’y a rien à redire à ce livre, exceptée une toute petite chose, qui va sembler en contradiction avec ce que je disais plus haut.

L’auteur ne confronte pas une réalité historique et son interprétation cinématographique. Certes, il donne quelques détails sur la période reconstituée, mais il s’intéresse visiblement aux choses dans leur ensemble : film, tournage, anecdotes, et histoire. Il veut être le plus exhaustif possible sur le sujet, ou plutôt sur ses 100 sujets choisis – et bien-sûr c’est compréhensible : qui pourrait faire l’analyse complète d’un film, puis de 99 autres dans un seul ouvrage ?

Et pourtant, même si je ne peux pas toujours prêter attention à un détail historique, c’est bien ce détail historique qui m’a un peu manqué, qui m’a laissée sur ma faim, cette petite révélation qui m’aurait permis de me dire « Ah oui, bien-sûr, dans tel film ça colle, dans tel autre, ça ne colle pas. » Là encore, je pinaille, car cet ouvrage est vraiment magnifique et suscite chez son lecteur, malgré tout, un superbe voyage dans le temps…

Quelques étapes du voyage

La vie privée...

À défaut de cerner exactement la personnalité du personnage historique, le réalisateur reprend au fond la mythologie de la reine vierge, celle qui a réussi à forger sa propre icône au cours d’un règne long de plus de quarante-quatre ans (…). La clé psychologique de la figure jouée par Bette Davis ? Un être écartelé, comme Garbo dans La Reine Christine, face à un dilemme entre femme privée et reine publique.

  • Barry Lyndon, film de 1975 réalisé par Stanley Kubrick avec Ryan O’Neal et Marisa Berenson :

Si l’action de Barry Lyndon s’ancre en principe entre la guerre de Sept Ans (1756-1763) et l’année 1789, il ne s’agit pas à proprement parler d’un film sur l’Histoire. (…) Lors de la bataille de Minden en août 1759 entre Français d’un côté et Anglais et Prussiens de l’autre, Kubrick se concentre ainsi sur l’aspect esthétique de l’affrontement entre uniformes bleu et blanc d’un côté et rouges de l’autre, avec son lot de fumées, de tambours et de drapeaux au vent, et non sur sa dimension historique. Ne confiait-il pas qu’il avait voulu restituer le XVIIIe siècle « tel qu’il se voyait lui-même », c’est-à-dire raffiné, spirituel et cultivé alors qu’il était aussi et surtout injuste, cruel et laid ?

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Si Autant en emporte le vent fascine, ce n’est assurément pas pour sa fidélité historique. Dans cette superproduction archétypique de l’âge d’or des studios, les esclaves noirs sont forcément épanouis et dévoués, l’organisation clandestine d’auto-défense que rejoint Ashley Wilkes – une analogie avec le Ku Klux Klan – est présentée sous son meilleur jour tout comme les confédérés, contrairement aux yankees de l’Union, dépeints comme des soudards et des brutes sanguinaires. On n’y croise aucun protagoniste majeur de l’affrontement Nord-Sud, ni Lee, ni Jackson, ni Grant. Le film s’apparente au fond à un film de guerre sans batailles, avec le spectacle de la mort (…) mais sans la gloire épique d’une vaste reconstitution.

Voilà pour ces quelques exemples, parmi tant d’autres que proposent cet ouvrage. À présent, quelques bonnes adresses pour compléter.

Poursuivre le voyage…

Le site (ou plutôt la page) qui a retenu mon attention et qui confronte très justement cinéma et histoire, c’est une page du site « La Boîte verte », qui propose 120 personnages historiques et les acteurs qui les ont incarnés.

Les personnages sont classés par ordre alphabétique, et tous les domaines sont représentés : du personnage religieux au politique, en passant par l’écrivain, l’artiste et le scientifique. On est frappé de voir combien d’incarnations ont pu avoir certains d’entre eux, et on y retrouve aussi bien Beethoven que Tony Blair, Albert Einstein ou Elvis Presley.

Une façon amusante d’appréhender l’histoire par l’intermédiaire du cinéma :

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Autre référence, le dossier très complet proposé par le Ciné-club de Caen : « Cinéma et histoire« , et qui, à l’instar de l’ouvrage de Guillaume Evin, offre une approche chronologique, et une sélection de films par période historique – parfois précédée d’une brève analyse (voir entre autres les rubriques « Moyen-âge », « Ancien régime » ou encore « La première guerre mondiale au cinéma ».

Pour compléter ces références, voici une petite sélection d’articles et de sites internet qui s’interrogent sur les relations entre histoire et cinéma :

Pour finir un petit échantillon de films et de séries…

3 films à voir ou à revoir

  • Après la pluie, film de 1999 réalisé par Takashi Koizumi d’après un scénario écrit par Akira Kurosawa, et dont je dois à un collègue la découverte récente. Le film nous plonge dans l’histoire captivante d’un samouraï sans maître, dans le Japon du XVIIIe siècle. Les personnages et les comédiens sont magnifiques, ainsi que la musique et les paysages. L’accord parfait !

après la pluie

  • Master and Commander, film de 2003 réalisé par Peter Weir. Sur fond de guerres napoléoniennes, la poursuite d’un vaisseau français par un capitaine anglais, incarné par Russell Crowe, et son équipage. On y retrouve la vie des marins, du simple mousse au capitaine, à bord d’un vaisseau militaire – batailles, punitions, mutilations, évocation de Nelson et prémices du naturalisme moderne lors d’une escale aux Galapagos.

master and commander

  • Le Discours d’un roi, film de 2010 réalisé par Tom Hooper, avec une pléiade d’acteurs britanniques magnifiques. L’histoire du futur George VI, incarné par Colin Firth, et de son combat contre le bégaiement, aidé d’un orthophoniste peu commun, Lionel Logue, joué par Geoffrey Rush.

le discours d'un roi

3 séries historiques

  • Rome, série en 2 saisons retraçant l’avènement au pouvoir d’Octave, futur empereur Auguste, depuis la fin de la Guerre des Gaule, sous les yeux de deux personnages fictifs : un centurion, Lucius Vorenus, et un légionnaire, Titus Pullo. Reconstitution magistrale !
  • The Borgias, série en 3 saisons, canadienne, hongroise et irlandaise (à ne pas confondre avec la série franco-allemande produite par Canal +), qui nous plonge dans l’Italie des Borgias, famille d’origine espagnole, dont le père, Rodrigo, incarné par Jeremy Irons, parvient à être élu Pape sous le nom d’Alexandre VI.
  • Boardwalk Empire, série produite par HBO et le réalisateur Martin Scorsese et Mark Wahlberg, se déroulant dans l’Amérique de la Prohibition, avec des personnages tels que Lucky Luciano ou Al Capone, dans les décors de New York, Chicago et Atlantic City.

Épilogue

On ne peut oublier que le cinéma, fruit de cultures différentes, tout autant fabrique des mythes, des civilisations et des événements historiques qu’il en est le témoin. Pour ne citer que deux exemples, Griffith, Disney, Ford, Capra, Spielberg, Lucas, ont construit l’Amérique tout autant qu’ils l’ont représentée, et les cinéastes de la Nouvelle vague ont jeté les premières bases de Mai 68 en prenant la défense d’Henri Langlois durant l’Affaire Langlois de février 68.

L’histoire du cinéma fait partie de l’Histoire. Ceci n’est qu’une petite aparté sans originalité pour clore cet hors-série sur quelques images, cette fois-ci de l’histoire du cinéma…

Space opera et sagas de science-fiction

Ce nouvel article ne portera pas sur un seul livre, mais sur plusieurs livres consacrés à deux sujets en particulier, tout en m’appuyant pour cela sur deux parutions récentes.

J’ai déjà consacré quelques articles aux ouvrages traitant la question de la science-fiction, mais ces ouvrages étaient généraux : l’un, Nos années science-fiction, publié l’année dernière, revenait sur les séries télévisées de cet univers, de la Quatrième dimension jusqu’à X-Files, l’autre était consacré au cinéma, 100 ans de cinéma fantastique et de science-fiction.

Culture geek

Les deux parutions récentes auxquelles se consacre cet article seront, quant à elles, des ouvrages spécifiques, nous plongeant dans l’univers foisonnant et toujours en expansion – mais n’est-ce pas le propre de l’univers – d’une série télévisée et d’une saga de science-fiction en particulier.

Toutes deux sont des éléments fondamentaux de la culture geek. En tout cas leur perpétuel enrichissement répond parfaitement à la définition que David Peyron donne de cette culture, dans l’ouvrage qu’il lui avait consacré en août dernier.

Doctor Who

Privilège de l’âge, je commencerai par la série télévisée. En effet il s’agit de la série doyenne de la télévision, Doctor Who, dont on attend actuellement avec impatience, la saison 8 (première série de 26 saisons entre 1963 et 1989, deuxième série depuis 2005).

Son personnage principal, le Docteur, peut changer de visage de manière beaucoup plus logique que James Bond, puisqu’il s’agit d’un alien doué d’un pouvoir de régénération, et qu’il a donc connu, en l’espace de 50 ans, pas moins de 12 incarnations, si l’on compte le « war doctor » – la 13e ayant tout juste fait son apparition dans le dernier épisode.

Sources : tardib

Sources : tardib

Je ne vais pas faire un résumé de tout ce qui se passe dans cette série, je n’en viendrai jamais à bout. Disons juste que le Docteur voyage dans le temps et l’espace, à l’intérieur d’une cabine téléphonique de police, le TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), un objet plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur, et qu’il est généralement accompagné – compagnons féminins mais pas toujours – afin de combattre les menaces qui pèsent sur l’univers.

Les amateurs de cet univers peuvent remplir des étagères entières de bibliothèques sur ce sujet. Pour ceux qui ne connaissent pas, je conseille une petite escapade à Londres, au magasin Forbidden Planet, où des rayons entiers de produits dérivés, DVD et Bluray, livres et jeux, sont dédiés au culte de Doctor Who, parmi d’autres jeux vidéos, films et séries télévisées de la culture geek. J’ai moi-même fait le voyage, et voici la « partie » de la vitrine réservée à Doctor Who :

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Des ouvrages sur Doctor Who, il y en a de très bons, mais la plupart ne sont disponibles qu’en anglais. En français n’ont été publiés que quelques-unes des aventures de Doctor Who mises en romans. Il n’existait jusqu’à ce jour aucun documentaire consacré exclusivement à cette série.

Les ouvrages documentaires sur le Docteur sont généralement publiés par la BBC, et sont vraiment excellents, tout en restant faciles d’accès à tous ceux dont l’anglais n’est pas la langue maternelle. Quelques exemples :

Les deux premiers proposent un tour d’horizon quasi exhaustif de l’univers de Doctor Who, sous forme de dictionnaire ou d’encyclopédie – sachant que l’encyclopédie est également très agréable à consulter, vu le nombre d’illustrations qui la composent.

Le troisième reprend les principaux événements de la série, ce qui n’est pas rien, étant donné que nous sommes confrontés à un personnage de voyageur temporel. Il permet ainsi aux spectateurs de remettre les événements dans un ordre, sinon chronologique, du moins logique, et toujours avec beaucoup de richesse et d’approfondissements.

Ouvrage documentaire en français

Tout cela pour dire que la parution récente, et en français, d’un ouvrage consacré exclusivement aux personnages de Doctor Who, promettait, d’autant que ce dernier adopte la forme et la mise en page des ouvrages proposés par la BBC.

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Il s’agit de Doctor Who : L’encyclopédie des personnages, oeuvre de trois auteurs, Jason Loborik, Annabel Gibson et Moray Laing, publié dans sa version française en février 2014 par Huginn & Muninn.

Très bien illustré, on y retrouve les différentes incarnations du Docteur, ses compagnons (Rose, Martha, Amy, Rory, River…) et ses principaux alliés ou adversaires (Daleks, Sondariens, le Silence…).

Cependant l’ouvrage a un défaut majeur. Est-ce dû au fait que la maison d’édition est américaine, que la BBC n’a pris aucune part dans la conception de ce livre, si ce n’est en tant que consultant ?

(je tiens à dire au passage que je n’ai absolument rien contre les maisons d’éditions outre Atlantique et contre les américains en général, et que j’apprécie grandement le travail de Huginn & Muninn, notamment sur Harry Potter)

Les auteurs sont vraisemblablement eux aussi des passionnés de cette série, et ne sont pour rien, selon moi, dans le défaut de ce livre. Je pense que réalisé directement par la BBC, ou juste en Grande Bretagne, celui-ci aurait d’ailleurs pu être écarté.

Un livre pour enfants

En effet, L’encyclopédie des personnages est conçue pour des enfants – ou, en tout cas, elle semble s’adresser directement à eux. Elle consacre une page, une seule et unique page à chaque personnage, qu’il soit récurrent ou n’apparaisse que dans un épisode. Et comme les encyclopédies destinées aux enfants, elle s’attarde sur quelques détails vestimentaires des personnages, sans approfondir leur rôle, leur psychologie ou leur relation avec le Docteur.

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Prenons par exemple la onzième incarnation du Docteur, jouée par Matt Smith. Présenté dans le livre comme « gamin surdoué », sa fiche retient, entre autre : « élégant toupet, veste en tweed, pantalon slim ». Le texte au total peut tenir en une vingtaine de ligne seulement. Il fait quelques rappels mais n’est absolument pas exhaustif, et surtout il simplifie à l’extrême une histoire, certes farfelue, mais qui n’est absolument pas réservée aux enfants, loin de là.

Il faudrait donc suggérer aux auteurs et à l’éditeur de publier la version adulte.

Star Wars

Doctor Who a eu 50 ans, Star Wars vient d’avoir 30 ans. Là encore, possibilité d’enrichir sa bibliothèque d’ouvrages de qualité, et visite à Forbidden Planet hautement recommandée !

Parmi les ouvrages documentaires sympas que l’on peut se procurer sur le sujet, il y a notamment le Manuel du Jedi, le Livre des Sith et la Génération Star Wars, que j’avais déjà évoquée :

Cette Génération Star Wars revient sur les origines de cette saga, depuis les influences de George Lucas – ouvrages de science-fiction, Metropolis et autres films – jusqu’à l’épisode VI. Le livre prend la forme d’une chronique qui restitue année par année la construction de Star Wars.

Dernièrement, c’est à nouveau un ouvrage des éditions Huginn & Muninn qui est paru : Star Wars : aux origines du mythe.

star wars aux origines du mythe

Il s’agit d’un livre d’art – exclusivement des dessins – recensant les oeuvres d’artistes qui ont participé à la création de l’univers de George Lucas. Hormis une courte présentation, aucun texte dans ce livre, juste les dessins réalisés pour la trilogie, la prélogie, The Clone wars et les jeux vidéos inspirés par la saga.

C’est très beau, très évocateur. On y retrouve surtout des décors et une atmosphère, mais aussi les principaux personnages.

Pour les amateurs de la saga qui attendent l’épisode VII, feuilleter ce livre permettra, avec la rediffusion des épisodes précédents, de calmer leur attente… et peut-être de préparer la visite de l’exposition Star Wars identities qui se tient en ce moment à la cité du cinéma :

exposition-star-wars-identites

Jeux et cinéma

Voici un petit article pour préparer les fêtes et avoir des idées de cadeaux à la fois ludiques et cinéphiles, pour passionnés et amateurs.

C’est aussi le moment d’avouer une petite faiblesse : j’aime les jeux de culture générale. Les éditeurs ayant tendance à innover ces derniers temps, et à surfer sur la vague du « j’apprend en m’amusant, durant un apéro entre amis », les rayons de ce genre de jeux ont eu tendance à s’étoffer.

Où trouver les jeux ?

Pour les trouver, deux pistes :

  • les magasins de jouets et jeux (de la petite boutique type caverne d’Ali-Baba à la chaîne type Grande récré, Picwic ou Toys R us) ;
  • les enseignes culturelles comme Cultura, la FNAC ou Furet du nord, rayon Sports et loisirs (et non pas le rayon cinéma si vous voulez trouver un jeu sur le cinéma ou le rayon histoire pour un jeu sur l’histoire, rien à faire, dans ces rayons-là, vous n’aurez que les livres)

Bref, comment enrichir ou réviser sa culture cinématographique en s’amusant ?

Quels jeux pour quel public ?

Il y a tout d’abord les grands classiques, pour un public qui va de l’amateur au passionné le plus chevronné :

  • la Boite à questions « Les meilleures répliques du cinéma » pour les nuls, collection réalisée pour doper la culture dans n’importe quelle matière – j’avais d’ailleurs évoqué dans un article leur Histoire du cinéma pour les nuls ;
  • le Culture cube cinéma, une petite boîte noire avec des cartes fonctionnant par paires. Le but du jeu : associer une carte question et sa réponse – ou une carte expression et sa définition (voir image ci-dessous) ;
  • beaucoup plus corsé, sorti récemment et nécessitant des connaissances vraiment abouties sur l’émission, le jeu « Le masque et la plume ». À n’utiliser qu’avec un public averti !

culture cubes cinéma

Passons maintenant à mes petits chouchous…

Bandes-annonces de répliques cultes

Pour les fanatiques de dialogues inoubliables, « atmosphère, atmosphère » et autres « Je vais lui faire une offre qu’il ne refusera pas », l’un des meilleurs jeux, en dehors du site Cinelog.fr, est le Shabadabada Cinoche, éloquemment sous-titré « Vous êtes cinéphile ? Prouvez-le ! »

shabadabada cinoche

Le principe : vous disposez d’une boîte de cartes sur lesquelles figure à chaque fois, au recto et au verso, une réplique de film. A partir de cette réplique, à vous de donner – chacun son tour – le plus d’informations possible sur le film d’où est tirée la phrase culte : titre, noms du réalisateur, des acteurs et personnages principaux, année de sa sortie, scénariste, anecdotes, autres répliques, chansons du film, compositeur, etc. Le premier qui sèche (équipe ou joueur individuel) a perdu. Le but du jeu : récupérer le plus de cartes.

Un exemple, sous forme de dialogue, là encore. Vous tirez la carte qui indique « Il y a sur cette terre des milliers de boîtes de nuit et il a fallu qu’elle choisisse la mienne ».

  • Casablanca.
  • Avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman.
  • Réalisé par Michael Curtiz.
  • 1942.
  • Rick et Ilsa.
  • La Marseillaise.
  • Max Steiner.
  • As time goes by.
  • Jusqu’au bout personne ne connaissait la fin de l’histoire.
  • « Here’s looking at you, kid ».
  • « Louis, I think this is the beginning of a beautiful friendship ».

Evidemment, plus vous êtes calés sur un film, et plus le joueur d’en face l’est aussi, plus vous pouvez faire durer le plaisir, que vous soyez fan de Casablanca, du Parrain, de Star Wars, du Seigneur des anneaux ou de La Cité de la peur. Il y en a pour tous les goûts dans cette petite boite !

Et si vous êtes, en plus d’un cinéphile, un amateur de chansons, le jeu existe en version « chansons », où vous devez trouver je ne sais combien de titres avec un prénom ou avec une couleur…

(Me replonger dans ce petit jeu m’a fait penser au dernier article de Foutaises : et si on proposait des bandes-annonces de livres comme on le fait avec les films ?)

La mémoire des dates

Pour les cinéphiles qui se souviennent de tous les anniversaires, de leur numéro de carte bleue cryptogramme inclus, et qui ont mémorisé tout leur répertoire téléphonique, je recommande Timeline, version « Cinéma et musique » – car cela existe aussi en version « Evénements historiques » et « Découvertes scientifiques ».

timeline musique et cinéma

Vous piochez quatre cartes, face « date » de l’événement cachée. Puis vous piochez une carte face « date » visible. Chacun son tour, vous allez ensuite devoir disposer les autres cartes en fonction de la date de la première – retrouver les bonnes dates – et des cartes que les autres joueurs auront placés avant vous. Une carte placée au mauvaise endroit = une pioche. Le premier joueur à n’avoir plus de cartes a gagné.

Exemple : vous piochez face visible « Pulp fiction, 1994″ et vous avez devant vous, face cachée : Matrix, Psychose, Les dents de la mer et Autant en emporte le vent. L’ordre de vos cartes, si vous les placez bien, sera :

  1. Autant en emporte le vent, 1939
  2. Psychose, 1960
  3. Les Dents de la mer, 1975
  4. Pulp fiction, 1994
  5. Matrix, 1999

Du sang, du gore, du trash ? C’est par ici.

Un petit côté malsain ? Ou vous êtes tout simplement amateur de films d’horreur et de suspense ? Le prochain jeu est pour vous.

Black Stories, édition cinéma – il existe aussi en édition normale ou sur le moyen-âge – propose 50 cartes d’énigmes macabres sur le cinéma : scènes de crime, meurtres, criminels, etc.

black stories cinéma

Le recto de la carte propose une énigme, à la fin de laquelle le joueur qui la lit demande « Pourquoi donc ? » : les autres joueurs doivent deviner la réponse, en formulant des hypothèses à laquelle le premier doit pouvoir répondre par oui ou non.

Exemple : « A l’ouverture du rideau, la belle blonde meurt de façon horrible. » Pourquoi donc ? J’attends les hypothèses et éventuellement la réponse dans les commentaires…

Vous êtes geek ? Prouvez le !

J’avais déjà consacré un article à la culture geek. Voici LE jeu pour les geeks et fiers de l’être.

culture geek

La boite à culture geek décline les différents aspects de cette culture :

  • Geek & Pop-corn, cartes sur les films et séries télévisées
  • Geek & Start, sur les jeux de plateau, jeux vidéos et jeux de rôle
  • Geek & Strass, sur les people
  • Geek & She, pour les geekettes
  • Geek & Techno, pour les pro de l’informatique
  • Geek & Collants, pour les superhéros geeks.

Comme je suis d’humeur joueuse – sans blague ? – voici deux exemples de cartes se rapprochant le plus du cinéma :

  • Geek & Pop-corn : « Pour que la DeLorean de Doc voyage dans le temps, elle doit atteindre la vitesse de… ? »
  • Geek & Collants : « Vous avez 1 minute pour donner le nom des six superhéros qui forment l’unité des Avengers dans le film de Joss Whedon sorti en 2012. Top ! »

Nouvelle année, nouveau calendrier

Pour finir avec les jeux et autres énigmes sur le cinéma, et comme c’est la période, voici quelques idées d’éphémérides sympas à déposer au pied du sapin :

Passez de bonnes fêtes !

Lectures picorées au parfum de nostalgie

Depuis quelques années, on trouve des livres sur ce qui s’est passé l’année ou la décennie de notre naissance. Ces livres surfent sur la vague des cartes de « bon anniversaire » qui énumèrent les événements de telle ou telle année, des cadeaux « Une de journal » du jour de votre naissance, et autres initiatives qui nous conduisent inévitablement à penser que nous prenons de l’âge ou que nous faisons partie d’une certaine génération.

Et vous, vous êtes nés quand ?

Avant d’entrer plus dans le détail en ce qui concerne ces livres, et comme, certains ont pu le remarquer, j’ai en ce moment un esprit assez joueur, j’ai voulu partager un instant de nostalgie autour de mon année de naissance (s’il y a des amateurs, je les laisse faire de même en commentaires…) :

  • Commençons avec cinéphilie : je suis née l’année où sont sortis L’Effrontée, Highlander, Out of Africa et Le Nom de la rose. Cette année disparaissait Cary Grant.
  • En littérature, je n’ai rien vu de particulièrement notable, à part le décès de Jean Genet et celui de Simone de Beauvoir.
  • En musique, je retiens parmi beaucoup de choses Russians de Sting et Andy des Rita Mitsouko.
  • Enfin en sciences : passage de la comète de Halley, inauguration de la Cité des sciences et sortie du Mac Plus.

Après cette petite digression personnelle, revenons aux livres qui célèbrent nos années ou notre génération. Il y a du bon et du moins bon. Le moins bon, pour moi, ce sont les livres 19.., le livre de ma jeunesse, aux éditions Hors collection, collection Livre anniversaire. Ils proposent une sélection de ce qui s’est passé l’année de votre naissance et de ce que vous avez pu connaître dans votre enfance et votre adolescence. Je les trouve mal construits et assez vieillots finalement dans leur présentation.

Très curieusement, je leur préfère les livres d’une autre collection de la même maison d’édition, collection Humour ou Nostalgie. Voici celui publié sur les années 80-90, et paru en 2007 :

80-90

C’est bien illustré, évocateur et très sympa à feuilleter, sans le côté vieillot de l’autre collection. Vous trouvez les mêmes ouvrages Albums de ma jeunesse pour les années 30-40, 40-50, 50-60, 60-70 et 70-80. Si vous voulez retrouver le club Dorothée, X-Files, la collection Chair de Poule, ou vos consoles de jeux préférées, ce livre vous conviendra tout à fait.

Chez ce même éditeur, on retrouve des livres sur les jeux vidéos, les dessins animés et les séries de telle ou telle période, un superbe livre sur la Génération Star Wars sorti en 2012 ou encore un Intégrale comique du cinéma français, paru en octobre 2013.

star wars

L’ouvrage sur Star Wars peut aisément être considéré comme une bible par les amateurs de la saga. Année par année, il reprend l’histoire de cet univers. Cette histoire ne débute pas, cependant, en 1974, l’année de la sortie de l’épisode IV, mais aux origines, aux multiples influences de George Lucas pour construire Star Wars. Et parmi ces influences on retrouve aussi bien Metropolis de Fritz Lang, que les comics et la série Star Trek. Puis viennent la rencontre avec Spielberg, l’élaboration de la Trilogie originale, avec une description très riche des décors et des costumes, et au fil des années, l’ouvrage nous conduit à la Prélogie. Un indispensable magnifiquement illustré et très agréable ! (j’en profite pour rappeler aux amateurs le marathon Star Wars organisé au Grand Rex les 29 et 30 novembre 2013).

Univers science-fiction

nos années science fiction

Dans le même esprit que ce livre, est sorti ce mois-ci, toujours chez Hors collection, dans la collection Stars et musique, Nos années Science-fiction, consacré aux séries télévisées de science-fiction, depuis La Quatrième dimension jusqu’à X-Files. L’auteur, Alexandre Raveleau, prend soin de nous présenter chacune de ces séries, avec à chaque fois un « journal de bord » qui rappelle les dates clefs de la série et ses protagonistes principaux, et des encarts « Le saviez-vous ? » qui nous permettent de réviser…

On retrouve quelques fondamentaux (une partie entière est consacrée à Star Trek). Les fans de Doctor Who apprécieront la double page qui est consacrée à la plus longue série télévisée – 50 ans cette année (personnellement, j’ai une préférence pour le duo David Tennant – Catherine Tate et pour le personnage de River Song). Je conseille d’ailleurs à ces fans de se procurer l’édition la plus récente – en anglais – de l’encyclopédie Doctor Who. Les amateurs de Stargate SG 1 y trouveront aussi leur compte. Et les uns et les autres pourront réviser ou apprendre quelques notions de klingon et de goa’uld.

On trouve également quelques surprises : la mention des émissions Temps X et Objectif Nul – « À des millions d’années burosse de la Terre, Zeitoun, Panty, Syntaxerror, le mercenaire et le capitaine Lamar, dérivent à bord du Liberator. Leur objectif ? Nul ! », et celle de la série Alf, l’extraterrestre bouffeur de chats.

Un seul petit regret par rapport à ce livre : il n’y est pas fait mention de The Big bang theory, qui n’est certes pas une série de science-fiction, mais bien un hommage à tout l’univers de la science-fiction à elle-seule.

Autres lectures sous forme de tour d’horizon

intégrale comique

Je l’ai signalé, cette même maison d’éditions a sorti ce mois-ci un Intégrale comique du cinéma français. Cet ouvrage de Marc Lemonier recense 250 films, et est illustré d’affiches, de publicités. Il fait la part belle aux comédiens : Bourvil, De Funès, Jean Poiret et Michel Serrault, ainsi qu’aux réalisateurs qui les ont dirigés. On y retrouve aussi bien les grimaces de De Funès, que la fameuse scène de la cuisine dans Les Tontons flingueurs, ou les mésaventures de la troupe du Splendid dans les Bronzés ou Le Père Noël… Un véritable concentré de bonne humeur !

les pages noires

Enfin, pour en finir avec cette petite sélection du mois d’octobre (et avant de consacrer un article plus important à un seul livre), je vous présente Les pages noires des méchants, de Didier Roth-Bettoni, paru aux éditions Milan et sous-titré « Le Grand livre de ceux et celles que vous avez adoré détester ». C’est un livre très sympathique, mais avec beaucoup plus d’images que de textes, et qui recensent les affreux du cinéma, de la bande-dessinée et des dessins animés : la sorcière de Blanche-neige, le Joker de Batman, Cruella d’enfer, Olrik, l’ennemi de Blake et Mortimer, M le Maudit ou encore Voldemort.

Un beau petit voyage pour tous ceux qui, comme moi, trouvent les méchants bien plus intéressants, comme personnages, que les gentils, et qui se sont toujours demandés ce que le prince trouvait à cette niaise de Blanche-neige qui passe son temps à faire le ménage, ou pourquoi Gros minet n’attrape jamais Titi…

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