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Escapades cinéphiles 2025

Pour cet article de retour de vacances, je vous propose un petit circuit dans les expositions et les musées que j’ai pu visiter cet été, et qui m’ont permis de feuilleter ou de redécouvrir quelques ouvrages consacrés aux univers cinématographiques que j’ai côtoyés durant ces visites.

Cet article sera donc un moyen de garder un peu la tête ailleurs, tout en reprenant en douceur. J’en profite pour indiquer que, si j’ai délaissé depuis deux ans les hors-séries estivaux, qui me prenaient beaucoup de temps d’écriture, pour m’octroyer une véritable pause sur ce site, ce n’est pas moins durant l’été que je m’avance dans la lecture de mes ouvrages cinéphiles et dans l’écriture des articles de l’automne.

J’ai eu en effet un été très riches en lectures, et j’ai profité de quelques jours de calme au mois d’août pour préparer mes comptes-rendus de lecture de cette fin d’année (septembre, octobre, et novembre 2025) que vous pourrez retrouver sur ce site à chaque début de mois.

Mais n’anticipons pas trop et retournons, au moins pour quelques lignes, à notre été 2025 et à ses escapades cinéphiles.

Cinémathèque 2025 : Wes Anderson

C’était l’une des expositions de la cinémathèque que j’attendais avec le plus d’impatience, après leur magnifique exposition James Cameron de 2024.

Je n’ai cependant pu y aller que dans les derniers jours de cette exposition, qui était installée jusqu’à la fin juillet 2025, avant la fermeture estivale de la cinémathèque.

Les expositions de la cinémathèque : tentative d’analyse

En effet, pour les habitués du lieu (et pour les autres), la cinémathèque propose – si l’on s’appuie sur le calendrier scolaire – généralement une première exposition à l’automne (la prochaine, consacrée à Orson Welles, sera proposée du 8 octobre 2025 au 11 janvier 2026), puis une deuxième exposition de mars ou avril à la fin juillet, avant de fermer pour le mois d’août.

Je n’ai pas gardé en tête assez scrupuleusement les thématiques des expositions précédentes, mais chaque année permet aussi généralement de découvrir ou de redécouvrir une personnalité du cinéma (acteur ou réalisateur) et un univers thématique (l’enfance, l’espionnage…).

Pour l’année 2023-2024, après l’exposition consacrée à Agnès Varda installée d’octobre 2023 à janvier 2024, c’est l’exposition James Cameron qui a eu la part belle des lieux avec une exposition installée d’avril 2024 à janvier 2025… il faut dire aussi qu’avec les jeux olympiques et paralympiques se déroulant à proximité, l’attention se portait à l’été 2024 de l’autre côté du parc de Bercy.

Exposition Wes Anderson : mars-juillet 2025

Pour revenir aux origines de cette exposition, il a fallu me débattre avec l’architecture du site de la Cinémathèque, puisque j’écris cet article une fois l’exposition terminée.

Ce qui est donc mis en avant sur le site de la Cinémathèque, c’est donc l’annonce de la prochaine exposition, My name is Orson Welles, au mois d’octobre prochain.

Pour retrouver la trace de l’exposition précédente, le visiteur devra donc retourner sur un moteur de recherche, taper « Wes Anderson cinémathèque », et ainsi retomber sur la page du site dédié à l’exposition.

On y apprend qu’il s’agit de la première exposition consacrée au cinéaste, et pour les fans qui auraient loupé cette rétrospective parisienne, ou qui voudraient la retrouver au détour d’une escapade londonienne, elle sera installée sous une forme remaniée au Design Museum de Londres de novembre 2025 à mai 2026.

Comme l’exposition James Cameron qui la précédait, l’exposition consacrée à Wes Anderson était des plus réussies.

On y retrouvait toute la trame d’élaboration des projets du réalisateur, allant des carnets de notes minutieux (qui confinent à la maniaquerie) aux storyboards, en passant par les objets, les costumes et les éléments du décors.

 

Le véritable fan du réalisateur y trouvera son compte, depuis les premiers projets avec Bottle Rocket et Rushmore, jusqu’aux derniers films (l’exposition se clôt avec Asteroid City) en passant par ses célèbres incursions dans le cinéma d’animation, avec Fantastic Mr Fox et L’Île aux chiens.

Pour ma part, malgré un petit rattrapage tardif pour À bord du Darjeeling Limited, j’ai suivi scrupuleusement l’oeuvre du réalisateur, à l’exclusion de ses tout derniers films, j’allais donc en terrain connu avec cette exposition.

J’ai l’impression d’ailleurs qu’à l’instar de Quentin Tarantino, Wes Anderson se bonifie avec le temps. J’avais adoré Rushmore lorsque je l’ai découvert, mais mes préférés à ce jour sont The Grand Budapest Hotel et The French Dispatch. Il me manque donc Asteroid city et The Phoenician Scheme pour vérifier cette théorie.

Trouver un livre sur Wes Anderson

Il était du coup naturel pour moi de me rendre directement à la librairie de la Cinémathèque à la fin de l’exposition, pour jeter un coup d’oeil au catalogue et aux autres ouvrages proposés.

Cependant, tous ceux que j’ai pu feuilleter ce jour-là soit allaient pour moi au rebours de la fantaisie du réalisateur et au foisonnement de son imaginaire – j’avoue que le catalogue en lui-même a suscité une réaction digne de quelqu’un que la lecture rebuterait : trop de texte, pas assez d’images – soit étaient disponibles uniquement en anglais.

J’y ai vu un abécédaire qui me semblait assez sympathique, mais toujours en anglais, un ouvrage sur les lieux de ses tournages (Accidentally Wes Anderson), un autre, non officiel, consacré à sa filmographie, et finalement ceux qui ont retenu mon attention, et rendent selon moi le mieux justice au réalisateur, sont ceux, encore une fois en anglais, de Matt Zoller Seitz, The Wes Anderson Collection, le premier publié en 2013, un deuxième consacré au Grand Budapest Hotel, et un troisième sur Asteroid City.

Enfin, pour clôturer cette rétrospective Wes Anderson, j’ai souvenir d’avoir vu à Angoulême en 2021 une exposition éphémère à la Cité internationale de la bande-dessinée et de l’image, qui revenait sur le tournage de The French dispatch, qui avait eu lieu dans la ville.

Influences cinéphiles : quelques pas à Cologne

Pour cette deuxième étape, quelques lignes suffiront. J’ai en effet profité d’un séjour à Cologne cet été pour visiter le musée du parfum et le musée du chocolat.

La première visite, en français, vous plonge grâce à son guide (en costume du 18e siècle) dans l’univers du parfum, vous donne envie de relire le roman de Patrick Süskind, et de revoir son adaptation, même si elle a ses détracteurs.

La seconde visite a des allures de Charlie et la chocolaterie, vous y découvrez les secrets de fabrication du chocolat, et l’exposition se termine sur une salle où se croisent Tim Burton et Harry Potter.

Disney 100 : l’exposition

La dernière étape de ces escapades cinéphiles 2025, contrairement à l’exposition Wes Anderson, est actuellement toujours disponible, jusqu’au 14 octobre prochain.

C’est un morceau de choix, puisqu’il s’agit de l’une de ces expositions proposées à Paris Expo, Porte de Versailles.

Promenade de Mickey à Star Wars

Chacune des expositions que j’ai pu visiter dans ce lieu m’a véritablement marquée : il y a eu l’exposition Titanic l’an dernier (qui faisait un beau pendant à l’exposition James Cameron et à une exposition consacrée à la mer au cinéma au Musée de la marine), mais aussi une exposition Harry Potter et une exposition Game of Thrones les années précédentes.

Si le billet n’est pas toujours à un prix accessible, cela vaut tout de même généralement le détour, et ça se vérifie encore pour cette exposition consacrée aux 100 ans de Disney.

Dessins, photographies, extraits musicaux, documentaires sur les effets sonores et sur la construction des films, objets, reconstitutions de décors, l’immersion est totale. À tout scruter de près, on peut bien y rester trois heures, peut-être même davantage.

Évidemment, on retrouve les premiers films, et la création du personnage de Mickey puis de tous les autres, la genèse et l’expansion de l’empire Disney, qui s’étend non seulement aux parcs d’attraction mais aux univers Star Wars et Marvel. Que l’on soit petit ou grand, on retournera forcément en enfance pour se faire prendre en photo à côté de Simplet en pleine sieste, d’un des chevaux de bois de Mary Poppins ou à côté de Chewbacca, R2D2 et C-3PO.

L’exposition se clôt avec un film qui convoque tous les personnages des studios Disney qui décident de se réunir pour une photo de groupe.

Et côté livres, ça donne quoi ?

Comme pour Wes Anderson à la Cinémathèque, on reste un peu sur sa faim pour cet aspect de l’exposition. Il y a bien une encyclopédie, mais je l’ai quelque peu boudée, en particulier parce que je me suis souvenue d’un détail qui a son importance.

Pour rendre justice, encore une fois, au foisonnement visuel d’un univers comme celui de Disney (et ce dont les amateurs et spécialistes de Wes Anderson pourraient bien s’inspirer), rien de mieux que les éditions Taschen.

J’en avais parlé il y a quelques temps, car pour ce qui concerne des archives de cinéma, Taschen est passé maître en la matière, même si les premières éditions des ouvrages sont à des prix généralement prohibitifs (comptez une version XXL à 150€, contre une version normale à 75€, voire une version compacte à 25€).

Néanmoins, pour ce qui concerne Disney, leur catalogue commence à vraiment bien s’étoffer (même si certains ouvrages restent pour l’instant uniquement disponibles en anglais, mais ne désespérons pas !).

Il y a évidemment la merveille des merveilles : The Walt Disney Film Archives (1921-1968), un bijou qui revient sur la création des premiers Disney jusqu’au Livre de la jungle.

Mais il y a aussi les autres, consacrés au personnage de Mickey, à celui de Donald, aux parcs d’attraction, ainsi qu’un petit dernier qui n’est pour l’instant disponible qu’en anglais : Walt Disney’s Children’s Classics 1937–1953, qui reprend les histoires dérivées des films que certains d’entre nous ont lu étant enfants.

Et pour ceux qui souhaiteraient (comme moi) prolonger l’aventure par autre chose que par la lecture, il y a une très belle réalisation, malheureusement actuellement en réassort, proposée par Lego : la caméra Hommage à Walt Disney, que j’ai toujours à construire, mais j’attends le retour définitif de l’automne et des soirées et week-ends pluvieux.

D’ici là je vous souhaite une belle reprise, bon courage à toutes et tous, et vous dis à très bientôt sur Cinéphiledoc !

Juin 2025 : activités #profdoc au CDI

Pour ce dernier article de l’année scolaire, je reviens sur les activités menées au CDI entre le 26 mai et le 27 juin.

Comme l’an dernier, cette période de l’année est toujours un peu plus calme, d’autant que je n’étais pas convoquée pour les épreuves de grand oral. Par ailleurs, pour des raisons que je détaillerai plus bas, j’ai eu des activités à l’extérieur du lycée, ce qui m’a donné l’impression d’une dernière période en pointillés.

Il s’agissait également d’une fin d’année un peu particulière, puisque je change à nouveau de binôme l’an prochain. En effet, après quatre ans passés au lycée (deux ans en tant que TZR, deux ans en tant que titulaire), mon collègue Roman Clergeaud a obtenu un poste à profil dans l’académie de Nantes.

Depuis mon arrivée au lycée il y a maintenant huit ans (j’entamerai ma neuvième année en septembre), j’ai eu l’occasion de discuter avec des amis profs docs des avantages et inconvénients de travailler en équipe en documentation.

Sur mes huit années à Einstein, les cinq dernières années m’ont fait côtoyer des personnalités très différentes mais auprès desquelles j’ai beaucoup apprécié de travailler et avec lesquelles j’ai également beaucoup appris et grandi en tant que profdoc. Floriane, Lucile et Roman incarnent des profils de profs docs et reflètent bien la richesse et la diversité de notre métier, et cela a été un bonheur d’animer un CDI à leurs côtés.

C’est donc avec une certaine impatience que je vais accueillir mon nouveau binôme, Lénaïg Le Faou, que j’aurai sans doute l’occasion de vous présenter en septembre prochain, lorsque nous aurons pris nos marques et appris à mieux nous connaître.

D’ici là, voici un recensement des différentes tâches menées ce mois-ci, à la fois de façon thématique et chronologique.

Activités de gestion

  • Semaine du 26 mai

J’ai commencé à organiser la fin d’année et la rentrée prochaine en archivant les quotidiens du mois de mai et en préparant de nouveaux cahiers d’inscriptions pour les élèves.

  • Semaine du 9 juin

C’est durant cette semaine que j’ai fait le plus gros de ma partie du récolement, avec également un bon désherbage des fictions. Les rayons sur lesquels j’ai travaillé étaient : les romans, le théâtre, la poésie, les biographies et le rayon 800 (Littérature).

J’ai également interrompu pour l’été les abonnements des 4 quotidiens que nous recevons, ce que je fais habituellement pour avoir à traiter une montagne de courrier au retour des vacances.

  • Semaine du 16 juin

J’ai poursuivi la semaine du 16 juin ce récolement avec les fictions en version originale, le rayon 900 (Histoire-géo), le rayon 400 (Langues) et le rayon 600 (Techniques).

  • Semaine du 23 juin

Nous avons profité d’un moment de calme pour aller repérer de nouveaux jeux pour la ludothèque et pour passer une commande pour enrichir ce rayon. Nous avons également transmis une commande en nous appuyant sur les dernières suggestions des élèves et des collègues.

Préparation de séances pédagogiques, de formations et de cours

L’an dernier, à la même période, j’avais préparé toutes mes séances en SNT. Comme je l’ai indiqué dans mon article du mois de mai, l’enseignement de SNT est réorganisé l’an prochain, je ne sais donc pas encore dans quelle mesure je pourrai poursuivre mes séances avec les classes de seconde, ni avec quels enseignants. J’avais indiqué que je prévoyais d’envoyer un mail aux enseignants de SNT, et du coup faire ça à la rentrée.

De la même manière, comme nous aurons deux classes de seconde de plus à la rentrée prochaine, j’attends de voir comment se passe la rentrée pour organiser de la manière la plus fluide et la plus sereine possible les visites des secondes au CDI.

De ce fait, la préparation de mes supports pédagogiques de l’an prochain s’est concentrée la semaine du 9 juin sur :

  • la dernière formation de formateurs en documentation pour l’académie de Versailles le 10 juin

  • la mise à jour de mes cours de M2 pour le master MEEF documentation de l’université Paul Valéry entre le 11 et le 16 juin

  • la participation au groupe de travail « intelligence artificielle » afin de préparer une formation IA en documentation le 17 juin (je co-animerai cette formation l’an prochain avec Cécile Paoli) et du coup la préparation d’une partie de cette formation entre le 17 et le 27 juin.

Animations / valorisation du fonds

Encore une fois, il s’agit ici de préparation d’actions et de repérages en terme de calendrier.

La semaine du 19 mai, j’ai commencé un pointage des tâches à effectuer en fin d’année, et j’en ai profité pour repérer les actions à mener en septembre.

La semaine du 2 juin, j’ai préparé ces sélections(6 en tout qui s’échelonneront de début septembre à mi octobre) ainsi que des visuels de valorisation pour présenter le coin ZEN. Ces sélections seront, pour certaines à compléter par des articles publiés sur le portail E-SIDOC du CDI.

La semaine du 9 juin, j’ai profité que je mettais à jour un support de cours pour mes M2 pour faire une présentation actualisée des dernières nouveautés du rayon jeux.

J’ai également fait un premier repérage pour anticiper sur les sélections des mois d’octobre, novembre et décembre, pour poursuivre sur mon idée de proposer une sélection par semaine l’an prochain, ainsi qu’une préparation des actions menées en collaboration avec l’infirmière scolaire pour les mois de septembre à novembre.

Enfin le désherbage mené en parallèle du récolement a permis de mieux aérer certains rayons et ainsi de mieux les mettre en valeur.

Communication

J’en termine avec les actions de communication que j’ai pu mener durant cette période.

  • Semaines du 26 mai et du 2 juin : bilan d’activités

J’ai commencé à travailler avec Roman sur ce bilan d’activités le 23 mai, et je l’ai plusieurs fois corrigé et mis à jour.

Vous pouvez cliquer sur le visuel pour découvrir ce bilan dans sa totalité, mais j’en donne également des éléments dans le déroulé de cet article afin de l’illustrer.

  • Semaine du 2 juin : communication

Cette semaine, en particulier le 6 juin, j’ai échangé par téléphone et par mail avec mon futur binôme, avec le personnel de la médiathèque de Sainte-Geneviève-des-bois en vue d’actions de collaboration, et avec la gestionnaire du lycée en vue du renouvellement de certaines licences numériques.

Autres activités

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités de la période. Comme j’ai indiqué dans la partie « Préparation de séances, de formations et de cours » les formations de formateurs et les réunions de GT, j’ai en quelque sorte gardé le meilleur pour la fin.

Le 5 juin, j’ai assisté à la remise de Légion d’honneur de Véronique Gardair au lycée Jacques Ruffié de Limoux par Yael Braun-Pivet : il va sans dire que c’était un immense honneur d’assister à cette remise d’insigne, et que j’étais très fière et émue d’y avoir été conviée.

C’est sur les quelques images de ce moment que je termine cet article, en vous souhaitant un très bel été, de belles vacances et en vous disant à très bientôt sur Cinéphiledoc !

De la sueur et des muscles

Pour ce dernier article cinéphile de la période, avant la pause estivale et mon objectif annoncé d’aller enfin visiter l’exposition Wes Anderson à la Cinémathèque française, j’ai décidé de revenir sur un ouvrage publié en novembre 2024, et qui va me donner un certain nombre de prétextes aux digressions que j’affectionne.

Une fois n’est pas coutume, cependant, avant d’entamer les dites digressions, je présenterai cet ouvrage.

Millésime Lombard 2024, excellent cru

Il s’agit d’un des petits derniers de Philippe Lombard, Stars de l’action : Rois et reines de la castagne à l’écran, aux éditions Hugo Image.

Dans les productions Lombard, on peut distinguer types de réalisations :

  • la série Ça tourne / Ça s’est tourné / Ça retourne publiée chez La Tengo ;
  • les ouvrages consacrés aux acteurs et aux réalisateurs comme Le Paris de François Truffaut, Tarantino Reservoir Films ou Les Grandes gueules du cinéma français ;
  • les florilèges d’anecdotes et de citations comme 600 répliques de films ou Ciné Popcorn 1975-1995

Chacune de ces catégories est poreuse, comme en témoigne parfaitement l’ouvrage qui nous intéresse aujourd’hui.

Dans Stars de l’action, on retrouve aussi bien un panorama soigné depuis les origines du cinéma – de Douglas Fairbanks à Tom Cruise – tel qu’on l’avait dans les différents épisodes de la série Ça tourne, un défilé de trognes sympathiques comme on les côtoie dans les ouvrages dédiés au cinéma français (Les Grandes gueules, Lino Ventura, le livre coup de poing) et une mise en page bluffante et particulièrement addictive comme celle qui nous était proposé avec Tarantino Reservoir Films, l’un de mes préférés !

Mélangez tout ça et vous aurez quoi ? Bibbidi Bobbidi Boo : Stars de l’action, Rois et reines de la castagne à l’écran.

Autrement dit un voyage régressif et récréatif dans l’univers de la sueur et des muscles, mais aussi des épées, des flingues, des cascades et des coups de poings, où chaque étape va vous donner envie de boxer dans le vide ou de revoir tout aussi bien Ben-Hur en train de ramer dans sa galère (filet de bave inclus), Rocky à son entrainement, le déhanché de Robin des Bois en plein duel avec Guy de Gisbourne, John McClane « Yippee-ki-yay, pauvre con ! », ou encore Le Capitan escaladant le château de Val.

Mais revenons-en au sommaire…

Galerie de portraits et boîte à souvenirs

Stars de l’action s’articule en neuf chapitres, chacun faisant la part belle à une catégorie (et cette fois-ci le mot n’est pas usurpé) de combattants.

À chaque partie sa galerie de portraits et son arrêt sur images, avec quelques incontournables. À vous, à nous, à moi d’ajouter à ces incontournables ceux qui constituent notre panthéon personnel de trognes cinématographiques.

Les trois premiers chapitres posent le cadre, historique et hollywoodien, et bien testotéroné, du muscle au cinéma.

C’est parmi les « vétérans » que l’on retrouve, entre autres Douglas Fairbanks, Errol Flynn, John Wayne et Charlton Heston. Autrement dit les mythes fondateurs de l’aventure et du western au cinéma. Et en scènes mythiques, cinq duels à l’épée et la course de chars de Ben Hur.

Comme je l’ai dit plus haut, ce que je retiens de mon côté, c’est le Technicolor des Aventures de Robin des bois, et en particulier la scène de duel entre Robin des Bois et Guy de Gisbourne, et de la même façon que Douglas Fairbanks ouvre la voie à tous les interprètes suivants de Zorro, dès que j’ai en tête le sourire d’Errol Flynn incarnant Robin des Bois, le renard de Walt Disney, Kevin Costner et Russel Crowe ne sont jamais très loin…

Et comme indiqué également plus haut, si la course de chars de Ben Hur reste une scène culte, l’image que je garde en souvenir, c’est celle d’un Charlton Heston barbu et musclé, galérien parmi ses compagnons d’infortune, mais ayant bien meilleure allure qu’eux, et s’apprêtant à être aux premières loges d’une bataille navale.

Le deuxième chapitre (et d’ailleurs le reste de l’ouvrage) fait encore marcher la boîte à souvenirs.

Chocs de titans et palmarès en tout genre

Des vétérans nous passons aux héros, et avec du beau monde, où la frontière entre l’acteur et le personnage qu’il incarne se fait plus floue : James Bond avec Sean Connery et Roger Moore, cowboy sans nom ou flic débordant du cadre avec Clint Eastwood, ou encore Indiana Jones avec Harrison Ford.

C’est d’ailleurs l’occasion de relever l’une des spécificités de l’ouvrage, outre de nous offrir des Top comme celui déjà mentionné des duels à l’épée, et dans cette partie des films de commando, que de nous proposer des chocs de titans mémorables : Burt Lancaster VS Kirk Douglas, Sean Connery VS Roger Moore, ou plus loin Sylvester Stallone VS Arnold Schwarzenegger, et côté français Alain Delon VS Jean-Paul Belmondo.

Si j’ai un peu plus fréquenté les vétérans et les héros du cinéma d’action aux premiers temps de ma cinéphilie, les plus fortes carrures bodybuildées et testostéronées sont arrivées plus tardivement sur mon écran, en compagnie de Jedi et de seigneurs siths, de membres de la communauté de l’anneau et de Nazguls, d’élèves et de profs de Poudlard et autres super-héros Marvel et DC Comics. 

Et encore, cette fréquentation reste limitée à Terminator et à Rocky, même si je me suis délectée de ces découvertes.

Je n’en ai savouré que davantage les vidéos de la chaîne Blow Up Arte, déjà maintes fois mentionnées sur ce site, et qui offrent un panorama sportif assez exhaustif (même si les plus chevronnés trouveront toujours à redire) : évidemment Boxe et cinéma, le très récent Jeux olympiques et cinéma, Le golf au cinéma, Tennis et cinéma, Sports automobiles au cinéma, ou encore Foot au cinéma, la liste est longue. 

Elle permet de croiser à nouveau Sylvester Stallone, mais aussi Steve McQueen pour le sport automobile, ce qui tombe à pic, puisqu’on le retrouve dans une autre partie de notre Stars de l’action, la partie finale consacrée aux “Poids moyens”. 

Autre confrontation de l’ouvrage : les combattants du soleil levant (ma préférence va à Toshiro Mifune, acteur fétiche du réalisateur Akira Kurosawa, et je n’ai pas lu cette partie sans repenser à mes visionnages récents de Karaté Kid et de Cobra Kaï), et les combattants du soleil couchant (pour celle-là je sèche…).

Le terrain était plus familier avec les derniers chapitres : dans les “Durs à cuire”, j’ai retrouvé Bruce Willis dans Piège de cristal – revoir Piège de cristal !!! – et dans “Les Bagarreuses”, la perspective de suivre pour la énième les ballets aériens de Michelle Yeoh dans Tigre et dragons et les combats sanguinolents des films de Tarantino était des plus tentantes. 

De capes et de mots…

Mais c’est avec un lien plus subtil que Philippe Lombard a parachevé pour moi ce panorama virtuose, puisqu’au détour de son Top 10 des “Badass women movies”, j’ai le souvenir de Sophie Marceau en Héloïse d’Artagnan qui est venu titiller ma mémoire, et son voisinage immédiat de la partie consacrée aux “Coqs sportifs” m’a replongé dans une nouvelle délectation : celle des bons mots de La Fille de d’Artagnan, et de tous ces films où la plume virevolte aussi bien que l’épée et que les cascades. 

Jean Marais dans Le Masque de fer, et Jean-Paul Belmondo dans L’As des As.

J’ai encore en tête les répliques de l’un et de l’autre, j’ai dû voir Le Masque de fer autant de fois que la plupart de mes films cultes d’enfance enregistrés sur cassettes vidéos, je revois encore le titre écrit sur l’étiquette, et même si on se souvient peut-être davantage de Jean Marais dans Le Bossu ou Le Capitaine Fracasse, c’est à son D’Artagnan vieillissant (comme Philippe Noiret dans La Fille de D’Artagnan) que va toute ma tendresse… sans parler de sa tirade finale et testamentaire qui me rappelle aussi Cyrano de Bergerac :

Je me bats d’abord parce j’avais promis à ce monsieur de croiser le fer avec lui, je me bats parce que l’aurore est fraîche et que j’ai peur des rhumes, je me bats par habitude parce qu’un soldat est fait pour ça, je me bats parce que je n’ai jamais supporté la vie qu’en la risquant, je me bats contre n’importe quoi, pour la justice souvent, par caprice encore plus souvent, je me bats pour rester jeune, et mériter ainsi de vous plaire, je me bats pour le panache, et le panache ne gagnerait rien à ce que je fasse attendre davantage Mme de Chaumes en vous écrabouillant.

Quant à L’As des as, j’y vois l’un des meilleurs Belmondo mais c’est aussi parce qu’il est illuminé par la présence de brune ténébreuse de Marie-France Pisier, dont les échanges savoureux avec Bébel participent de la voltige du film :

Dans les trains, je lis des journaux écrits avec les pieds, je bavarde avec des inconnus, plus ou moins spirituels. Mais quand j’arrive à destination, je choisis avec un extrême discernement les hommes avec lesquels je mets à table. Et surtout au lit.

Et pour mieux retomber sur nos pattes, quoi de mieux, justement, que la figure avec laquelle on referme l’ouvrage, l’increvable Ethan Hunt de Mission impossible, dont le dernier opus est toujours en salle au moment où j’écris cet article. 

D’une cabriole à l’autre, d’une cavalcade à une course poursuite, du bourre-pif à “la fin de l’envoi je touche”, c’est tout un pan de nos soirées popcorn que nous programme cet ouvrage, puisque c’est au moment où nos héros ont le souffle court que nous prenons une bonne bouffée d’oxygène. 

Mai 2025 : séances et animations du CDI

Pour cet article du mois de mai, je présente les activités menées entre le 28 avril et le 23 mai.

Avec les jours fériés et l’arrivée des beaux jours, la période a été un peu plus calme et il a été parfois (voire souvent) compliqué de retrouver un certain rythme.

Durant cette période, nous avons également accueillie Louison Savary, ancienne élève de terminale et actuellement en première année de B.U.T. Information & Communication, spécialité métiers du livre, pour un stage au CDI. Je profiterai donc de cet article pour présenter certaines activités que nous lui avions confiées. Un grand merci à elle pour sa motivation !

Comme indiqué dans l’article précédent, je profiterai de cet article pour présenter deux projets pédagogiques menés entre début avril et mi mai.

Pour les deux rubriques de mes articles consacrées aux séances et aux animations (et qui donnent d’ailleurs depuis des années leur titre à mes articles profdoc) je continue à proposer un outil qui permette de mieux les repérer et en faire le suivi – comme une transcription numérique de mon bullet journal, ce qui pourra aider en fin d’année pour le bilan d’activités. Comme le mois précédent je propose également ça pour les actions de communication.

Sélections thématiques / valorisation du fonds

Événements recensés

Animations proposées

Date de début

Date de fin

Remplacé par

Sélection Anne Frank

13/03

28/04

Star Wars Day

Sélection sommeil

13/03

28/04

Entre terres et mers

Sélection contes

17/03

28/04

Sélection licorne

2 avril Journée mondiale du livre pour enfants

Sélection « Les livres dont ils sont les héros »

31/03

28/04

Entre terres et mers

5 avril

Journée mondiale de la conscience

Sélection philo

31/03

28/04

Sélection codes et mots de passe

Puzzle 7 BD

07/04

19/05

Puzzle 8

9 avril

Journée mondiale des licornes

Sélection licorne

07/04

déplacée

Sélection montagne

Couv en couleurs : TOUT EN JAUNE

10/04

12/05

Sélection humour

4 mai : Star wars Day

Star Wars Day

28/04

17 mai : Journée internationale de lutte contre l’homophobie

Sélection licorne

28/04

Entre terres et mers

28/04

6 mai : journée mondiale du mot de passe

Sélection codes et mots de passe

28/04

Sélection montagne

29/04

15/05

7 mai : Journée mondiale du rire

Sélection humour

12/05

Puzzle 8

19/05

J’indique dans ce premier tableau également les sélections installées au mois d’avril, afin de montrer le roulement entre la mise en place de chaque exposition.

Cette période de l’année connaît son habituel ralentissement en terme d’installations et de visuels, je n’ai pas pris le temps de faire de nouvelles affiches sur Canva, à part pour deux sélections avant les vacances d’avril : celle sur Star Wars et celle sur les codes et les mots de passe.

  • Pour celle sur Star Wars, j’avais au départ l’intention de recycler un visuel utilisé les années passées, mais j’ai finalement fait rapidement une affiche avec un côté Jedi et un côté Sith.

  • Pour la journée mondiale du mot de passe, j’avais envie de renvoyer vers certaines pages de conseils de la CNIL avec un visuel qui aurait ressemblé à un algorithme.

Pour les autres sélections, j’en donne un aperçu dans la partie communication.

Concernant la sélection humour proposée par Roman, elle faisait partie d’une journée d’action en collaboration avec notre infirmière scolaire sur la bonne humeur.

Séances et actions pédagogiques

Sur le même modèle que pour la rubrique précédente, je vais tenter de synthétiser les actions menées. J’indique ici les séances menées durant les dernières semaines de cette année scolaire, les cours s’arrêtant pour nous le 6 juin au lycée.

J’anticipe sur les deux dernières semaines, qui ne seront pas forcément très actives en terme de séances pédagogiques, et durant lesquelles seront organisés des grands oraux blancs pour les terminales.

Secondes

Premières

Terminales

S1

Latinistes 2h

EMC 1h : 1 demi-groupe

EMC 1h : 1 demi-groupe

/

S2

SNT 1h, 1 classe

EMC 1h : 1 demi-groupe

Spé espagnol 1 groupe (1h)

S3

SNT 1h, 1 classe

EMC 1h : 1 demi-groupe

EMC 1h : 1 demi-groupe

Spé espagnol 1 groupe (2h)

Terminale euro : 1h projet escape game

S4

EMC 1h : 1 classe

SNT 1h, 1 classe

Latinistes : 2h

EMC 1h : 1 demi-groupe

EMC 1h : 1 demi-groupe

/

S5

/

/

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S6

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Première HGGSP : 1h recherche sujet d’actualité

Total

8 heures

8 heures

4 heures

Concernant les séances que j’ai animées ou co-animées, ce sont a priori des dernières séances de SNT (il en restera 2 au retour des vacances, mais avec les jours fériés de mai et la fin des cours, il s’agira uniquement de permettre d’avoir quelques notes de participation pour le trimestre).

SNT : un bilan de l’année

Concernant les séances de SNT, j’ai pu voir au dernier moment une classe supplémentaire pour deux séances en co-animation sur les réseaux sociaux.

Pour les classes que j’ai pu voir, voici un bilan des séances menées :

2nde1

Web : 3 séances

IA 1 séance

Réseaux sociaux 1 séance

2nde3

Web et IA 2 séances

Réseaux sociaux 3 séances

2nde4

Web : 3 séances

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Réseaux sociaux 3 séances

2nde7

Web et IA 2 séances

Réseaux sociaux 3 séances

2nde12

Web : 3 séances

IA 1 séance

Réseaux sociaux 2 séances

2nde13

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Réseaux sociaux 2 séances

La répartition de la SNT étant modifiée l’an prochain (ce seront principalement les enseignants de mathématiques et de NSI qui seront en charge de l’enseignement avec un accent mis sur la programmation), je prévois d’envoyer un mail pour proposer à ces nouveaux collègues les séances que je menais avec mes collègues de physique-chimie, de SVT (et une collègue de maths), pour garder l’aspect du programme « Impact sur les activités humaines ».

Escape games

Sur cette période j’ai pu mener à bien deux projets autour de l’escape game avec les premières euro et avec les terminales euro.

Projet Escape Game, premières euro

Ce projet me permettait de satisfaire une passion personnelle (Agatha Christie et Hercule Poirot) tout en répondant à la demande d’une collègue d’anglais qui souhaitait faire étudier Le Crime de l’Orient-Express en version originale à ses élèves.

J’avais échangé avec elle sur le sujet dès l’été dernier, et j’ai travaillé sur cet escape game environ trois jours consécutifs au début des vacances de la Toussaint. La séance était quasiment prête dès le mois de novembre, mais il m’a fallu ronger mon frein et patienter jusqu’à début avril pour qu’elle ait réellement lieu.

L’échéance approchant, j’ai réalisé la fiche élève de la séance début mars, et j’ai compté les semaines me séparant de cette séance, qui restera un de mes meilleurs souvenirs de l’année.

Je reconstitue ici la trame de cet escape game et les différents éléments de préparation que cela a impliqués.

  1. Scénario : Journey on the Orient-Express. Dans le roman, on retrouve Hercule Poirot à Alep, et il prend le train à Istanbul, afin de rejoindre Paris, puis Londres. Le point de départ des joueurs était de faire le trajet inverse, et de partir de Londres pour rejoindre Hercule Poirot à Alep, en résolvant plusieurs énigmes.

  2. Choisir un personnage et son accessoire. Le jour de la séance, je suis arrivée avec une valise, sur laquelle j’avais collé des étiquettes, et avec la collègue, nous avions constitué ensemble un petit lot d’accessoires censés représenter un personnage du roman : Hercule Poirot et son chapeau melon, le colonel Arbuthnot et sa pipe, la princesse Dragomirov et son mouchoir brodé…

  3. Le déroulé. Les élèves avaient ensuite à résoudre les différentes énigmes de l’escape game. La première d’entre elles : trouver sur la fiche horaires du train à quelle heure celui-ci quitte Paris. Puis, à l’aide de leur livre, trouver des mots et des lettres leur donnant un mot de passe. Par la suite ils devaient aussi, pêle-mêle : répondre à un quizz sur Agatha Christie, reconstituer sa disparition d’après des Unes de presse, trouver la couverture fausse parmi la sélection d’aventures d’Hercule Poirot…

  4. Le code morse. L’énigme finale était un code morse, que les élèves devaient résoudre en s’appuyant sur un marque page que j’avais fabriqué pour l’occasion (chacun d’eux avait le sien et pouvait ensuite le garder en souvenir) : au recto, l’orient-express, au verso, l’alphabet morse.

Je partage ici les fiches élèves et quelques photos prises durant la séance. J’espère pouvoir refaire cette séance à une autre occasion, mais je suis d’ores et déjà très heureuse d’avoir pu réaliser un escape game sur une de mes passions, même si l’heure est passée très vite.

Projet « Réaliser un escape game », terminales euro

Le deuxième défi qui m’a été proposée à peu près à la même période de l’année par une autre collègue d’anglais était de faire réaliser à ses terminales euro un escape game en anglais sur le transhumanisme.

À l’origine, nous avions prévu deux séances d’une heure, il en a fallu une troisième, au bout de laquelle l’escape game n’était pas encore tout à fait finalisé, même si nous touchions au but.

Durant la première séance, je suis revenue avec les élèves sur les objectifs d’un escape game pédagogique et sur ce qu’ils devaient avoir en tête (scénario, énigmes, solutions et imbrication) pour le réaliser, pendant que la collègue d’anglais revenait sur le contenu.

Durant la deuxième séance, nous sommes revenues sur les différentes énigmes, en insistant sur la nécessité de vulgariser des connaissances scientifiques. Finalement, grand oral ou escape game, la problématique reste la même : transmettre un savoir à un public non spécialiste.

La troisième séance a permis de bien avancer sur la trame du genially global en y intégrant le scénario et plusieurs énigmes. Il restait à mettre le tout en forme avec quelques éléments manquants, ce que j’ai finalement réussi à faire, en collaboration avec ma collègue, le 21 mai. Quelques détails sont à peaufiner mais il sera bientôt publié sur le site du lycée.

Je partage ici le support de cours de la première séance et les fiches élèves.

Escape Game Term Euro

Communication

Aux enseignants et personnels

La communication ce mois-ci a elle aussi été un peu plus calme, j’ai mis à jour ma lettre de diffusion seulement à la toute fin de la période.

Le mois dernier, j’ai pris le temps de poursuivre le rapatriement des publications sur le portail E-SIDOC du CDI. Comme je l’avais indiqué dans l’article précédent, je passais jusqu’ici par un blog de l’ENT pour communiquer sur les ressources numériques et d’autres informations pédagogiques.

Le chemin d’accès à l’application « Blog » de l’ENT ayant été modifiée, j’avais déjà transformé le blog du CDI en rubrique dédiée dans l’un des onglets du portail E-SIDOC, j’ai procédé de la même manière pour le blog consacré aux ressources numériques, en l’ajoutant dans l’espace « Équipe éducative » du portail.

C’est donc à ces différentes évolutions que j’ai consacrées le focus de la lettre de diffusion.

Blog du CDI

Le blog du CDI est désormais publié dans l’onglet « CDI connecté » du portail E-SIDOC. Ce mois-ci, j’ai utilisé ce groupe d’articles pour l’article sur les codes et mots de passe, celui sur la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, et pour relayer le ZOOM Actu du CDI.

Ressources numériques

Cette nouvelle rubrique de l’espace « Équipe éducative » me permet de relayer des informations sur certaines actions éducatives, des événements ainsi qu’une communication ciblée sur les ressources numériques du lycée.

Ce mois-ci, j’ai publié une méthode pour synchroniser les mots de passe ENT sur Samba Edu pour pouvoir se connecter aux ordinateurs du lycée et un article sur l’intelligence artificielle en classe, en m’appuyant sur les ressources proposées par Canopé (Clés en main e-sidoc).

E-INSTANT CDI

L’E-INSTANT est la lettre de diffusion à destination des enseignants et des personnels. Elle se compose de 5 pages : la page d’accueil, le focus, et les pages « éducation », « culture » et « numérique ».

J’ai mis à jour cette lettre pour la période mai – juin avec un focus consacré au portail E-SIDOC.

Afin de mieux communiquer cette lettre de diffusion, j’ai réalisé un visuel sur Canva permettant de mieux mettre en valeur les nouveautés :

Aux élèves, enseignants et personnels

Là encore, je vais essayer de synthétiser les choses sous forme de tableau pour plus de lisibilité.

Date

Action

Relai

28 avril

Sélection Star wars

Compte Instagram

28 avril

Sélection Codes et mots de passe

Portail esidoc + compte instagram

2 mai

Sélection polars proposée par Louison

Compte Instagram

6 mai

Club santé sur la contraception

Compte Instagram

9 mai

Revue de presse mise à jour par Louison

Compte Instagram

12 mai

Journée de la bonne humeur

Compte Instagram

13 mai

Info CDI fermé (réunion de bassin)

Compte Instagram

16 mai

Activité CDI : sélection terre et mer proposée par Louison, révisions du bac, et nouvelle signalétique poésie et théâtre

Compte Instagram

16 mai

Info CDI fermé (formation à l’extérieur)

Compte Instagram

Je vais indiquer ci-dessous les actions d’avril (numéros du Zoom Actu, éventail des questions sensibles) et les actions postées directement sur le compte instagram du CDI.

Zoom Actu CDI

Ce mois-ci, j’ai sorti un numéro hors-série culture et loisirs en prévision de l’été.

Accueil de Louison Savary, étudiante en B.U.T.

J’indique ici l’ensemble des activités réalisées par Louison durant son stage :

  • bulletinage, catalogage, archivage

  • sélections de nouveautés et sélections thématiques

  • signalétique poésie et théâtre

  • mise à jour de la revue de presse du CDI

  • statistiques de fréquentation en vue de bilan d’activités

Compte Instagram

Les actions postées directement sont principalement des photos mentionnées plus haut.

Activités de gestion

Ce mois-ci les activités de gestion se sont concentrées sur :

  1. commande de documentaires

  2. réception de commande

  3. gestion des prêts en retard

  4. bilan d’activités

Autres activités

Enfin j’en termine comme à mon habitude par les autres activités professionnelles de la période.

Réunions, stages, déplacements, échanges professionnels
  • 5 mai : visio de préparation du stage « Jouer au CDI : du jeu de société à l’escape game » avec Anne-Cécile Pasquier (1h)

  • 13 mai : réunion de bassin des professeurs documentalistes centre Essonne et sud Essonne

  • 14 mai : Stage Jouer au CDI journée en présentiel co-animé avec Anne-Cécile Pasquier

  • 15 mai : sortie avec un groupe de Premières HGGSP dans les différents lieux de culte de Ris-Orangis (synagogue) et d’Evry (pagode, cathédrale, mosquée)

  • 16 mai : Stage Jouer au CDI demi-journée en distanciel co-animé avec Anne-Cécile Pasquier

  • 20 mai : visio du groupe de travail intelligence artificielle des formateurs EAFC en documentation de l’académie de Versailles (2h)

Les mercredis studieux et les autres activités du mois

Les mercredis de cette période ont été très calmes, et les autres activités se sont principalement concentrées sur :

  • les fiches de l’activité brise-glace, la mise à jour avec Anne-Cécile de la formation « Jouer au CDI : du jeu de société à l’escape game », et la réalisation d’une petite présentation « Les profs docs et le jeu »

  • suivi des travaux de SNT des différentes classes

  • suivi du groupe de travail intelligence artificielle des formateurs EAFC en documentation de l’académie de Versailles

  • échanges avec une collègue professeur des écoles en vue de sa préparation du CAPES interne de documentation

Voilà pour ces activités du mois de mai, je vous souhaite une bonne fin de mois et vous dis à très bientôt sur Cinephiledoc !

Printemps espagnol

Pour ce nouvel article cinéphile, je cède à la facilité (et au manque d’inspiration) dans le choix du titre.

Après avoir consulté les titres de mes derniers articles sur le cinéma, et après être retombé sur celui de septembre 2024, « Étés anglais », je me contente donc d’un sobre « Printemps espagnol », laissant l’exubérance et la profusion au contenu de l’article à défaut de son titre.

Je profite aussi de ce nouveau compte-rendu de lecture pour dresser un panorama subjectif de la culture hispanique, mêlant ici films et lectures, sans forcément m’arrêter aux subtilités géographiques. Ce panorama ressemble d’ailleurs beaucoup à celui que j’avais dressé du cinéma espagnol il y a quelques années…

Mon parcours scolaire m’a conduite à apprendre l’allemand, l’anglais et le latin, et donc à n’avoir qu’une approche très lointaine des problématiques culturelles, identitaires et politiques des pays hispanophones, tout en ayant en parallèle une attirance certaine pour ces cultures.

Très récemment, j’ai commencé à apprendre l’espagnol et je me heurte à la difficulté de la prononciation puisque ma langue maternelle et la langue anglaise viennent parasiter chaque syllabe et transformer l’expression « parler comme une vache espagnole » (pourquoi d’ailleurs ici s’en prendre systématiquement aux bovins ibériques, je n’ai eu l’explication qu’en la cherchant au cours de la rédaction de cet article).

Je ferai donc se succéder ici les références castillanes et catalanes, les expériences de lectures lointaines et récentes, et les images venues tout aussi bien de l’autre côté des Pyrénées que de l’autre côté de l’Atlantique.

L’auberge espagnole

Si je me concentre exclusivement sur la Catalogne et sur sa capitale, c’est un souvenir un peu ancien qui remonte à la surface : celui de L’Auberge espagnole de Cédric Klapisch, sorti en 2002.

Ma mémoire me joue des tours : ai-je vu le film à sa sortie, je ne suis pas sûre, j’étais encore au lycée et les histoires d’étudiants qui partaient passer un an en Erasmus à l’étranger ne retenaient pas encore mon attention.

Et pourtant cette déambulation festive dans Barcelone et les premières subtilités des identités hispaniques (catalan VS castillan) m’avaient marquée et l’énergie de ce film choral m’avait donné envie de poursuivre l’aventure avec Les Poupées russes. Casse-tête chinois m’a laissée plus perplexe, même si j’ai retrouvé l’esprit de l’expérience originelle avec la série Salade grecque en 2023.

Zafón : le deuil impossible

Au-delà de mon expérience cinéphile, sur laquelle je reviendrai un peu plus bas, une figure indétrônable a accompagné et construit depuis une quinzaine d’années ma culture espagnole, c’est celle de Carlos Ruiz Zafón.

C’est donc à nouveau Barcelone que je convoque ici. Lorsque j’ai visité cette ville pour la première fois en 2009, c’était justement à l’invitation d’une amie qui y passait une année en Erasmus. Elle m’avait donné comme consigne de lire, soit avant mon séjour, soit dans l’avion, le livre L’Ombre du vent.

Je n’avais alors jamais entendu parler de l’auteur, je ne connaissais quasiment rien à la littérature espagnole, mais j’avais respecté la consigne, au point de ne plus pouvoir décoller du livre pendant mon séjour.

Par la suite j’ai acheté et dévoré frénétiquement les ouvrages de Carlos Ruiz Zafón, guettant chaque nouvelle publication (en particulier la tétralogie du cimetière des livres oubliés) et me félicitant que l’auteur, relativement jeune, allait accompagner pendant de longues années mon parcours de lectrice… jusqu’en 2020.

Zafón m’a alors laissée orpheline (comme beaucoup de lecteurs), et j’ai cherché depuis à combler ce vide qui m’évoquerait soit sa ville, soit sa culture.

Je me suis plongé dans un polar au titre évocateur, Le Bourreau de Gaudi, d’Aro Sáinz de la Maza, où l’architecture de Barcelone fait là aussi figure de personnage principale. J’ai suivi un temps les pas d’Arturo Pérez Reverte, dont j’avais adoré Deux hommes de bien et le premier volet des aventures du Capitaine Alatriste, dont je dois toujours lire la suite.

Je regrette encore qu’un livre aussi cinématographique que L’Ombre du vent n’ait jamais fait l’objet d’une adaptation, mais simultanément, quelle adaptation pourrait rendre justice à une telle oeuvre ?

Plus récemment, comme élargissement de mon horizon hispanique, ce sont les ouvrages de Catherine Bardon, et sa saga des Déracinés qui m’ont accompagnée et qui ont fait jaillir dans mon cerveau des images, des parfums et des couleurs au dépaysement salutaire.

Le mois dernier, j’avais alors, quatorze ans après ma première visite et cinq ans après le décès de Zafón, un séjour à Barcelone prévu à mon agenda, un autre ouvrage de Catherine Bardon sur ma pile de lecture mais aussi un livre de Pedro Almodóvar, et c’est avec un réalisateur madrilène que j’ai préparé ce retour à l’heure espagnole.

Almodóvar, un peu, beaucoup, passionnément ?

Malgré quelques tentatives infructueuses, et malgré des lectures qui commencent à dater un peu, comme le très beau Le Cinéma espagnol : 250 films incontournables de la cinématographie hispanique et latino-américaine, du cinéma sonore à nos jours (ouvrage publié en 2011), la quasi totalité de ma culture cinématographique hispanique repose sur Almodóvar. 

Pourtant dans ce très bel ouvrage, sur 250 films incontournables, on ne retrouve que cinq films de ce dernier : Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?, La Loi du désir, Femmes au bord de la crise de nerfs, Tout sur ma mère et Volver.

De loin, les deux derniers emportent ma préférence.

Je suis loin d’avoir également une vision exhaustive de la filmographie d’Almodóvar, l’ouvrage qui lui est consacré dans ma bibliothèque a été publié en 2007 et n’a pour l’heure pas fait l’objet d’une réédition plus récente.

J’ai eu une période où j’allais systématiquement voir chaque film de ce réalisateur à sa sortie, et où j’avais aussi essayé de voir ses premières oeuvres. J’ai donc successivement vu : Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?, Femmes au bord de la crise de nerfs, Kika, Attache-moi, Parle avec elle, La Mauvaise éducation, Les Amants passagers. Douleur et gloire attend encore dans ma bibliothèque, et je n’ai pas vu les plus récents.

J’ai laissé volontairement de côté mes préférés, dont l’histoire, les acteurs, l’atmosphère et la musique continuent de m’accompagner : Talons aiguilles, La Fleur de mon secret, Tout sur ma mère et Volver.

Je ferme les yeux et je revois encore Marisa Paredes dans Talons aiguilles ou dans La Fleur de mon secret, j’entends encore Piensa en mi ou la chanson Volver, je revois les femmes de la prison improviser une danse toujours dans Talons aiguilles, le fils dans tout sur ma mère regarder All about Eve ou lire Truman Capote (Musiques pour caméléons) et aller voir Un Tramway nommé désir, et les femmes du village de Volver astiquer les tombes du cimetière.

Autobiographie non officielle

C’est donc avec ces images en tête, et même en n’ayant pas vu les films les plus récents que j’ai croisé dans les rayonnages de ma librairie l’ouvrage suivant :

Le Dernier rêve a été publié aux éditions Flammarion en août 2024, et j’avais prévu de le lire au début de 2025, mais j’ai un peu trainé, et ce n’est qu’en préparant mon séjour à Barcelone que j’ai décidé de me plonger dedans.

L’image de la couverture s’était d’ailleurs quelque peu transformée dans mon esprit, et je voyais un saut de popcorn à la place du pot de fleurs… mais je trouvais que ces deux images superposées, celle de mon esprit et celle réellement imprimée sur le livre, donnaient une bonne idée du réalisateur.

Ce recueil de textes réunis assez modestement donne un aperçu relativement fidèle de l’univers d’Almodóvar, et il le présente comme tel dans sa préface : les écrits assez personnels et indirectement autobiographiques, destinés à être transformés en films si la fantaisie lui en prend, ou qui l’ont déjà été.

Dans La Visite, on retrouve avec appréhension des éléments de La Mauvaise éducation, des réminiscences de Tout sur ma mère se glissent entre les lignes de Trop de changements de genre.

D’autres textes sont plus inattendus : une histoire de vampires avec La Cérémonie du miroir, des échos à L’Étrange histoire de Benjamin Button dans Vie et mort de Miguel, la rencontre du Christ et du voleur Barabas dans La Rédemption, une réécriture de La Belle au bois dormant teintée d’histoire espagnole avec Jeanne, la belle au bois dormant.

Et pour le coup, des récits beaucoup plus personnels avec Le Dernier rêve, Souvenir d’un jour vide ou Un mauvais roman, qui reviennent sur des souvenirs ou sur son rapport à l’écriture. L’avant-dernier, Souvenir d’un jour vide, était peut-être mon préféré.

L’ensemble est à l’image du cinéma d’Almodóvar, protéiforme et foisonnant, et pour quelque chose qui n’est pas une autobiographie, on y retrouve davantage son univers que pour d’autres publications, comme celle de Pascal Thomas, Souvenirs en pagaille, même si là encore, le fond et la forme sont à l’image de celui qui les a façonnés.

Le livre refermé, j’étais d’autant plus prête pour mon escapade espagnole, j’avais envie à nouveau de découvrir d’autres réalisateurs et j’avais surtout envie de revoir les films d’Almodóvar, voire de prolonger le voyage en relisant un livre hommage sous forme de fiction, et publié en 2008, Le Théorème d’Almodóvar, d’Antoni Casas Ros, encore un ouvrage dont le souvenir m’est revenu durant l’écriture de cet article, et qui traduit bien l’inquiétante étrangeté dans laquelle certains des films de l’exubérant madrilène nous plonge.

Et passées ces visions kaléidoscopiques, je suis retournée me débattre avec mon vocabulaire et ma prononciation.

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