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Max, tout simplement

Pour ce dernier compte-rendu de lecture avant les hors-série de l’été, j’ai à nouveau trouvé un roman.

Encore ?, me direz-vous… et je viens de me rendre compte que finalement, c’est le premier roman sur le cinéma sur lequel je fais un compte-rendu depuis début 2019.

Le faux bond de Pascal Thomas

La vérité, c’est que j’ai été un peu perturbée dans mon planning de publication sur Cinéphiledoc. Au mois de juin, j’avais prévu de vous parler des mémoires du réalisateur Pascal Thomas, qui devaient sortir au mois de mars.

J’avais compté large, et donc prévu de publier un article pour le mois de juin, cela me paraissait un délai relativement confortable. Et voilà que la date de publication est repoussée à octobre – c’est du moins la dernière date que j’ai vue.

Branle bas de combat, il faut trouver une nouvelle lecture.

Je consultais donc avidement les nouveautés cinéphiles, en documentaire comme en fiction, et c’est dans la librairie Albin Michel du boulevard Saint Germain que je l’ai trouvé, parmi les dernières parutions en romans.

On peut (parfois) juger un livre d’après sa couverture

Contrairement à ce que dis l’homme livre qui incarne Le Prince, de Machiavel dans Fahrenheit 451 de Truffaut, on peut, parfois (ce n’est pas forcément systématique) juger un livre d’après sa couverture.

En tout cas, en voyant la couverture du livre dont je m’apprête à vous parler, j’ai su exactement de quoi il allait retourner.

Cette couverture, la voici :

J’ai tout de suite su en voyant cette couverture que l’auteur allait me parler de Max Linder. Et j’en ai déduit qu’il allait me parler de cinéma muet, d’une moustache, d’un haut de forme, et que, de toute façon, sans spoiler, ça allait mal finir.

Max, donc, un petit livre de quelques 110 pages, de Stéphane Olivié Bisson, paru en avril 2019 (timing parfait) aux éditions Cambourakis.

Éditeur inconnu au bataillon pour moi, et lorsque je vais sur le site de ce dernier, et que je tape le titre du livre (Max, donc) il ne trouve rien. Idem lorsque je fais une recherche par auteur. Il faut croire que Max, le livre, est poursuivi par la malédiction de Max, l’homme.

L’histoire de Max

Quelle est donc l’histoire de Max ?

J’ai eu l’occasion, il y a assez longtemps (à l’époque faste où je faisais encore 4 hors-série de l’été sur ce blog) de raconter Max. C’était dans cet article :

Hors-série n°5 : Dans l’ombre des parents célèbres

Pour ceux qui ont la flemme de tout relire, une petite biographie express :

Max Linder n’est pas seulement le nom d’une (ou de plusieurs) salle de cinéma.

Max Linder, de son vrai nom Gabriel Leuvielle, c’est, après les frères Lumières et après Méliès, LE Français qui a régné sur le cinéma comique muet des années 1910-1920 et que Chaplin lui-même considérait comme son maître. Il a créé un personnage récurrent – comme plus tard le sera le vagabond Charlot – de dandy élégant coiffé d’un haut-de-forme, que l’on retrouve ici dans un court-métrage : Le chapeau de Max.

Après avoir régné internationalement sur le cinéma muet, après avoir tenté une carrière aux États-Unis (avec des résultats plus aléatoires), l’histoire tourne court.

Les histoires du muet finissent mal… en général

C’est toujours ce qui m’a émue dans les destins du cinéma muet, et c’est pour cette raison que j’ai régulièrement écrit là-dessus : la grandeur d’un art puis sa disparition brutale a fait beaucoup de dégâts.

Les précurseurs du muet ne font pas exception.

Combien d’années Méliès a-t-il passé dans le modeste magasin de jouets de la gare Montparnasse après avoir été l’inventeur de génie de tant d’effets spéciaux et après avoir eu son propre studio ?

Comment a fini Max ? En enlevant une jeune femme pour l’épouser, en la soumettant à sa jalousie maladive, et en finissant par la tuer, puis par se suicider, en laissant derrière lui une petite fille de 16 mois.

Et les autres ? à part Chaplin qui a su tirer son épingle du jeu ?

Roscoe Arbuckle, dont la carrière a été brisée par un scandale de viol et de meurtre.

Buster Keaton, jugé dépassé par les studios hollywoodiens, miné par un divorce, puis par la dépression et l’alcool, et à qui Chaplin et Billy Wilder donneront l’occasion de réapparaître fugitivement (mais glorieusement) à l’écran, dans Les Feux de la rampe et Boulevard du crépuscule.

Max Linder n’aura pas cette chance, même posthume.

Maud Linder, confié par testament à la garde de Maurice, le frère ainé de Max, Maurice, qui, rongé par la syphilis, l’alcool et la haine envers son frère, dilapide une grande partie de l’héritage, enterre les bobines de ses films dans son jardin, les rendant inexploitables.

Quant à ceux qui lui sont redevables…

… ils ne s’exprimeront plus par la suite sur Max Linder, laissant à l’oubli ce nom qu’en 2019 Stéphane Olivié Bisson nous propose de redécouvrir.

Lettre d’un père à sa fille

Si j’ai tenu à parler de ce livre, ce n’est pas seulement parce qu’il évoquait, à nouveau, les affres du cinéma muet.

Ce n’est pas seulement parce qu’il me rappelait l’un des plus beaux romans sur le cinéma que j’ai jamais lu, Le Livre des illusions de Paul Auster. Max Linder, c’est un peu Hector Mann, Hector Mann, c’est un peu Max Linder. Les différences, je vous laisse en faire le catalogue.

C’est aussi parce que j’ai été happée dès la première phrase par un style sobre, et à la triste délicatesse :

Ici j’ai mis du temps à me souvenir que j’avais été célèbre. Adulé, admiré, aimé par des foules d’anonymes parlant toutes les langues, qui s’esclaffaient, se tordaient de rire à en pleurer, à la même minute sur tout le globe et sans se connaître, devant le spectacle de mes acrobaties burlesques.

Quel étrange pantin en noir et blanc sautillait devant eux et qui, si l’on se rapproche, me rappelle bien quelqu’un. Un vivant que j’aurais perdu, un spectre, un proche ou ma propre image dont je ne me souviens plus.

Ici ? ici, où, quand ? Le mystère de ce premier mot, puis tous les suivants.

Et ce qui m’a frappé, c’est une idée qui m’est revenue : je n’avais jamais trouvé (ou jamais suffisamment cherché) de recueil de poésie qui évoque le cinéma.

Si tel avait été le cas, j’en aurais immédiatement fait un article. Alors oui, Max de Stéphane Olivié Bisson, avec sa complainte de clown blanc, est certes rangé dans le rayon des romans, mais je le considère à juste titre comme l’un des textes les plus poétiques qui soit sur le cinéma.

C’est un texte qui bouscule l’écriture et les genres. Monologue intérieur d’un mort depuis longtemps et d’un oublié trop longtemps, Max est aussi le chant d’amour posthume d’un père à sa fille.

D’outre-tombe, le père écrit à sa fille, dit sa tristesse de l’avoir abandonné (et pour quel tuteur !) mais dit sa fierté aussi devant le parcours du combattant qu’a accompli Maud Linder.

Après avoir travaillé comme journaliste de cinéma, réalisatrice de films publicitaires et assistante-réalisateur, Maud Linder s’est essentiellement attachée à retrouver, reconstituer et faire connaître l’œuvre de son père, sur lequel elle a réalisé plusieurs documentaires (En compagnie de Max LinderL’Homme au chapeau de soie, Max Linder, ce père que je n’ai pas connu) et rédigé des biographies.

Stéphane Olivié Bisson reconstitue le parcours du père et de la fille, du père depuis les vignes de Saint-Loublès et jusqu’à son suicide en 1925 dans une chambre d’hôtel, de la fille depuis ce même matin de 1925 et tout au long de son chemin de croix pour arracher son père de l’oubli.

Et si nous avons aujourd’hui le livre de Stéphane Olivié Bisson entre les mains, c’est bien la preuve qu’elle y est parvenue.

Envie d’en savoir plus sur le cinéma muet ?

Voici une petite sélection d’autres articles de Cinéphiledoc :

Bonnes lectures, relectures, découvertes et redécouvertes et à bientôt sur Cinéphiledoc !

Splendeurs et misères du cinéma muet

Voici un deuxième compte-rendu de lecture en l’espace de quelques jours, après l’article sur les incipits cinématographiques.

Le sujet n’en est pas si éloigné, puisque je discutais il y a peu avec un ami qui me demandait s’il y avait tout autant d’excipits cinématographiques que d’incipits.

Parmi les excipits que j’ai pu trouvés durant cette conversation, je me suis souvenue, évidemment du final très suggestif de La Mort aux trousses, de la fuite en robe de mariée et en bus du Lauréat, du «Frankly my dear, I don’t give a damn» d’Autant en emporte le vent (l’excipit qui te casse), du regard de Norman Bates dans Psychose et du discours du Dictateur.

Il y en a un aussi, très marquant, et sur lequel je reviendrai un peu plus loin dans cet article, pas seulement pour des raisons formelles, mais aussi pour des raisons thématiques.

Univers du cinéma muet

Sur Cinephiledoc, j’ai souvent parlé du cinéma muet. D’abord parce que Chaplin fait partie de mon panthéon cinéphile, avec Hitchcock et Truffaut et qu’il suffit qu’un livre sorte sur ces trois-là, pour que je me rue dans une librairie ou sur Internet.

J’ai donc souvent parlé de Chaplin.

Mais ce qui me fascine dans le cinéma muet, c’est sa fragilité. Le fait qu’après avoir été porté aux nues par le public, ce dernier se soit détourné de lui avec tant de violence, de moquerie, de cruauté et d’absolu.

«Adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré»

Des milliers de films détruits ou perdus de manière irrémédiable. Non seulement, cela émeut justement le cinéphile et l’être humain (les histoires d’ascension et de chute sont souvent celles que l’on préfère) mais aussi ceux qui, comme moi, ont une vocation ratée d’archéologue ou d’archiviste.

Plusieurs de mes livres préférés sur le cinéma, et dont j’ai fait la critique sur ce site, portent sur le cinéma muet et cet univers disparu :

Je vous ai également parlé avec abondance des ouvrages de Enrico Giacovelli, qui retracent l’histoire naissante du cinéma, et des comiques muets, puis des comiques parlants, mettant en lumière quelques carrières brisées en pleine gloire : Fatty Arbuckle, Mabel Normand…

Et j’avais fait, il y a déjà quelques années, le compte-rendu de lecture de l’autobiographie de Buster Keaton, La Mécanique du rire.

Toutes ces lectures ont en commun des films perdus et des gloires perdues. Et le livre qui m’intéresse aujourd’hui ne fait pas exception.

Le cinéma, naissance et premières gloires

Lorsque j’ai indiqué à une amie qu’il fallait, après le travail, que j’aille récupérer un livre que j’avais vu en vitrine d’une librairie, et lorsqu’elle a vu le titre du livre en question, elle a juste observé :

« Ça m’aurait étonnée que tu ne l’achètes pas, celui-là. »

Et pourtant, je n’avais pas encore lu, ni la quatrième de couverture, ni les premières lignes.

Hollywood Boulevard est un roman de Melanie Benjamin, publié chez Albin Michel en avril 2018. Parution donc toute récente, ce qui rafraîchit un peu mes articles, consacrés ces derniers temps à des publications de 2017.

Ma seule réticence devant la vitrine concernait le bandeau rouge : « par l’auteur des Cygnes de la Cinquième Avenue » Je n’aimais pas beaucoup cette indication, que je trouvais quelque peu racoleuse et je craignais de me retrouvais devant un Hollywood Babylone transporté dans l’univers de la fiction.

Mes craintes se sont vite dissipées, et d’ailleurs la lecture du résumé des Cygnes de la Cinquième Avenue a achevé de me faire apprécier l’auteur…

Voici la quatrième de couverture de Hollywood Boulevard :

Frances Marion a tout quitté pour suivre sa vocation : écrire des histoires pour un nouvel art, qui consiste à projeter des images en mouvement sur un écran. Mary Pickford est une actrice dont les boucles blondes et la grâce juvénile lui valent déjà le surnom de « La petite fiancée de l’Amérique ». Toutes deux vont nouer une amitié hors norme et participer à cette révolution qu’est la naissance du cinéma. Mais, dans un monde dominé par les hommes, on voit d’un mauvais œil l’ambition et l’indépendance de ces deux femmes…

Ce seul aperçu avait déjà de quoi m’allécher… et les toutes premières lignes ont fini de m’embarquer :

Ces derniers temps, la frontière entre les films et la vraie vie est devenue floue.

Parfois, je suis assaillie par les images du passé – le rétroviseur fêlé de ma première voiture, la danse fantomatique d’un rideau devant une fenêtre ouverte, du temps où j’étais enfant et facilement impressionnable, un jour où j’étais alitée, en proie à la fièvre. (…)

Et plus je fouille dans mes souvenirs, moins je suis sûre de leur origine . Ces souvenirs sont-ils vraiment les miens ? Ou bien sont-ils issus d’un film dont j’aurais écrit le scénario ?

Melanie Benjamin nous prend par la main et nous fait suivre l’itinéraire de deux femmes bien réelles : Frances Marion, journaliste, écrivaine et scénariste américaine, et Mary Pickford, actrice et productrice américano-canadienne.

Cela semble en tout point réel, mais est-ce bien vrai ? L’auteur entretient une savante illusion, comme pour le personnage qui prend la parole au début du roman, entre les souvenirs et la vraie vie, entre le rêve et la réalité, entre les films et l’envers du décor.

Deux femmes, deux parcours

Avec Frances, qui s’exprime à la première personne, et dont la voix ouvre le livre, nous assistons à la naissance du cinéma.

Jeune femme ambitieuse ayant emménagé à Los Angeles, mariée avec un homme qui l’indiffère (et dont elle divorcera au plus vite), elle est d’abord dessinatrice commerciale.

Un jour qu’elle passe dans la rue, elle assiste au tournage d’une scène. Tout semble indiquer dans la description qu’il s’agit d’une scène des Keystone cops, ce cinéma burlesque mettant en scène des policiers.

Frances y croise Chaplin a ses débuts, encore anonyme mais déjà remarquable, mais surtout elle y pressent ce qui va devenir sa vie : faire partie de l’usine à rêves, participer à sa manière – elle est déterminée à ne pas être actrice – à cette industrie naissante, encore méprisée par ses contemporains, mais qui a tout du futur septième art.

Elle trouve alors le moyen de rencontrer Mary Pickford.

Contrairement à Frances, Mary Pickford ne s’exprime pas à la première personne. Déjà parce que Mary Pickford, ce n’est pas elle, c’est le nom qu’on lui a choisi et qu’elle s’est appropriée.

Ensuite parce qu’après une enfance sur les planches, et une première expérience avec Griffith, Mary Pickford est toujours en représentation, c’est l’incarnation de ce que va devenir le star system.

À travers ces deux voix féminines, l’une du côté des coulisses, qui témoigne, qui écrit, et qui invente, l’autre sous le feu des projecteurs, qui incarne, ce sont deux visions du cinéma à ses débuts que Melanie Benjamin nous offre.

Et quelle place elle donne à ces femmes ! Grâce à elle, on se souvient que Alice Guy a été la première femme réalisatrice, et que le cinéma, dès sa naissance, n’a pas été qu’une affaire d’hommes !

Les hommes ne sont d’ailleurs pas à leur avantage dans ce livre : les producteurs ? des hommes d’affaires peu scrupuleux qui aiment seulement gagner de l’argent. Douglas Fairbanks ? un être fat et possessif, obsédé par son image, et sans grande intelligence. Et Chaplin ? un pitre coureur de femmes, jaloux en amitié.

Ces deux femmes veulent révolutionner le cinéma chacune à leur façon : Frances Marion par l’écriture, Mary Pickford en faisant naître la mythologie hollywoodienne : la «petite fiancée de l’Amérique» c’est elle, Pickfair (la première demeure de star) c’est elle, les Artistes associés (première maison de production gérée par des artistes avec Chaplin, Fairbanks et Griffith) c’est elle aussi.

L’auteur alterne les chapitres : Frances prend la parole, puis on suit Mary. On s’attache à leurs pas, on scrute leurs triomphes, leurs angoisses, leur intimité, leur fragilité. On observe le passage du temps, et de l’Histoire, sur leurs vies.

De Hollywood Boulevard à Sunset Boulevard

Au fil des pages, il y a pourtant cette intuition que tout va finir par se dérégler.

Je n’ai jamais vu de films avec Mary Pickford, le seul aperçu que j’avais jusqu’alors de sa vie, c’est le biopic que Richard Attenborough a consacré à Chaplin, et où ce dernier, incarné par Robert Downey Junior, évoque Mary avec beaucoup d’ironie et de mépris.

Dans ses ouvrages, Enrico Giacovelli se concentre sur le cinéma comique, et n’évoque pas la petite fiancée de l’Amérique, qui, à l’instar de John Gilbert et d’autres stars du muet, ne se sont jamais remis du parlant.

D’autres, comme Garbo, ont mis fin à leur carrière et ont vécu en reclus les dernières années de leur vie.

Alors que Frances triomphe et devient, malgré la mort de son mari, l’une des scénaristes les plus en vue de Hollywood, on assiste au déclin de Mary, qui se cloître chez elle et sombre peu à peu dans l’alcoolisme.

Lorsque j’ai refermé Hollywood Boulevard, deux pensées me sont venues : j’ai essayé de démêler, là encore, le rêve de la réalité (aidée en cela par la note finale de l’auteur, qui indique au lecteur la manière dont elle a travaillé pour écrire son livre) et j’ai voulu revoir Sunset Boulevard, puisque, même de manière exagérée, Norma Desmond a tellement en commun avec Mary Pickford.

Du muet au parlant : Chantons sous la pluie et Sunset Boulevard

Si Chantons sous la pluie raconte le passage du muet au parlant sous la forme d’une comédie musicale haute en couleurs, avec drôlerie et une certaine euphorie, comme en témoigne la scène de sonorisation :

Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard) de Billy Wilder, raconte la rencontre entre un jeune scénariste et une star déchue du muet, cloîtrée dans sa villa hollywoodienne, persuadée qu’on ne l’a pas oubliée, et convaincue qu’elle peut faire son retour au cinéma.

Une star, un scénariste.

Et un film fabuleux où tout l’univers du cinéma muet et du Hollywood des années 20 aux années 50 est restitué : on y croise Erich von Stroheim, Cecil B De Mille, ou encore Buster Keaton. On y évoque Chaplin et Garbo. Norma Desmond est incarnée par Gloria Swanson, qui était elle aussi une star du muet, et son rôle avait été proposé, sans succès, à Mary Pickford.

J’ai revu le film il y a quelques jours et j’ai été happée, à la fois par la comparaison avec le livre de Melanie Benjamin, et par ce suspense, cette tension, cette ironie cinglante et cette tristesse qui font toute la beauté de Sunset Boulevard.

Non seulement Hollywood Boulevard est un coup de coeur de cette année, mais je dois à son auteur d’avoir pu revoir l’un des plus beaux films sur le cinéma.

Attention au spoil, je clos donc cet article par son excipit :

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